LES FILMS À L AFFICHE

Texte intégral

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LES FILMS

DU 15 JUIN AU 12 JUILLET 2022

PROGRAMME TOUT PUBLIC

À L’AFFICHE

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ÉDITO

Montpellier est une terre de culture, forte d’un héritage incontestable.

Le cinéma municipal Nestor Burma est assurément un équipement de proximité qui contribue au rayonnement culturel de la ville, grâce aux actions menées quotidiennement aux côtés des partenaires associatifs du quartier et alentours, tant à l’intérieur de nos lieux que dans l’espace public.

Lieu d’échange et de rencontre privilégié, auquel vous êtes profondément attaché.e.s, il joue depuis plus de onze ans maintenant un rôle fondamental, au cœur de Celleneuve. Le cinéma Nestor Burma est en effet au service d’un maillage territorial vital pour forger une solide identité culturelle montpelliéraine.

Nous sommes heureux de poursuivre nos rencontres artistiques et humaines, en vous offrant à nouveau dans les semaines à venir, de belles programmations, à l’image de véritables fenêtres ouvertes sur le monde !

Nous vous invitons donc à partager les différents temps forts proposés  : des séances de l’Écran des Enfants, formidable écrin de propositions cinématographiques (un jeudi des tout-petits en partenariat avec l’association Odette Louise, un atelier de pratique du cinéma avec l’association Brand à part, une avant-première dans le cadre d’un festival de cinéma Jeune Public, des ateliers Cinéma & Arts plastiques accompagnés par une artiste conteuse ) aux programmations de la brochure dédiée (séance mensuelle Ciné-Ma différence) ; une programmation exceptionnelle partenariale, à l’occasion de l’exposition Devenir. Peter Lindbergh, présentée au Pavillon Populaire ; une séance plein air au parc Dioscoride avec le concours de la Maison pour tous Marie Curie et de l’association Odette Louise !

Gageons que l’importance de la fréquentation des salles obscures, alors qu’ont émergé ces dernières années de nouveaux supports, de nouvelles pratiques, continue à être essentielle dans nos vies ! Croyons encore et toujours à la relation sans cesse renouvelée et inégalable avec le public, les publics ! Soyons, toutes et tous, nombreuses et nombreux au rendez-vous des artistes, des créatrices et créateurs. Reprenons ensemble l’envie de voir, découvrir et partager. Fréquentons plus que jamais musées, théâtres, festivals et cinémas ! Michaël Delafosse

Maire de la Ville de Montpellier

Président de Montpellier Méditerranée Métropole Agnès Robin

Adjointe Déléguée à la Culture Et Culture Scientifique

Cinéma municipal Nestor Burma

2, rue Marcelin Albert Quartier Celleneuve 34080 Montpellier --- Direction / Programmation Céline Delfour 04 67 61 08 04 celine.delfour@ville-montpellier.fr --- Responsable jeune public / Réservations Claire Legueil 04 67 61 08 52 claire.legueil@ville-montpellier.fr --- Accueil / Projection Caroline Barbarit-Héraud Belkacem Laouazi Margaux Rose-Giraud 04 67 61 00 61 --- Le cinéma municipal Nestor Burma est un établissement du Pôle Culture et Patrimoine de la Ville de Montpellier

Visuel de couverture : programmation LINDBERGH p. 6

C’est magnifique !

Compétition officielle Coupez ! Don Juan Frère et sœur Fuis-moi, je te suis

Jack et la mécanique du cœur

Jean-Michel le Caribou La Cabane aux oiseaux La Chance sourit à Madame Nikuko La ruche La Traversée de Sarah Le Cabinet du docteur Caligari

Le Golem L’État des choses

P12

P24 P20 P21 P19 P18

P13

P16 P26 P25 P19 P5 P10 P11 P9

INDEX

Les Crimes du futur L’Anniversaire de Tommy L’École du bout du monde Linnea dans le jardin de Monet M le maudit

Nosferatu le vampire

Peter Lindbergh, Carnet de route Peter Lindbergh, un portrait Peter Lindbergh, Women stories

Pina

Pompon Ours Petite fleur Suis-moi, je te fuis

Top gun : Maverick U

Utama : la terre oubliée P22

P25 P16 P14 P10 P11 P8 P8 P7

P9

P26 P23 P18

P27 P14 P17

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LES RENDEZ-VOUS

Le cinéma municipal Nestor Burma, lieu privilégié d’échanges, propose au cœur de sa program- mation des rencontres avec des artistes et des professionnels, des soirées débats...

Les temps forts s’appuient sur de nombreux par- tenariats, notamment l’Association Odette Louise, le Comité de quartier de Celleneuve, la Maison pour Tous Marie Curie, l’Association I Dilettanti, l’association OAQADI, l’association Métiss’art, l’association OtempO, l’association Brand à part...

Des temps de partage essentiels à la vie sociale et culturelle montpelliéraine !

#TousAuCinema

CINÉ-RENCONTRE

EN PARTENARIAT AVEC PASSERELLES OCCITANIE

JEU 16/06 À 18H30

ATELIER BRAND À PART

DANS LA PEAU DES CINÉASTES

DÉCOUVERTE ET RÉALISATION D’UN REMAKE 8-11 ans

SAM 25/06 DE 10H À 17H La Traversée de Sarah

De Juliette Chapal France - 2022 - 1h20 Avec : Sarah Kachouri

Musique : Florian Duclaye. Etalonnage : Elise Dona- dille. Mixage : Jules Charpentier. Matériel étalon- nage et mixage : Ecole Travelling. Photos: Cannelle Bravin. Production : Passerelles Occitanie.

Sarah a 31 ans, deux petites filles de 1 et 4 ans, quand elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. C’est en tant que jeune cinéaste mais surtout en tant qu’amie, que je la suis dans le périple de sa lutte contre la mala- die. Une traversée malgré tout menée par une grande joie et envie de vivre...

Séance en présence de la cinéaste et de la protagoniste du film, Sarah Kachouri

Formée à la réalisation et à l’écriture de scénarios à l’université Paris 8 (master pro

«réalisation, création»), Juliette Chapal écrit et réalise des courts-métrages depuis 2009.

Plusieurs de ses films ont étés sélectionnés dans des festivals en France et à l’étranger (le vidéo-clip Latidos et le documentaire Je me sens femme, notamment). Elle a tra- vaillé pendant huit ans comme assistante de production sur des tournages pour le ciné- ma (François Ozon, Tony Gatlif...) et la télé- vision. Elle exerce en parallèle le métier de sophrologue et introduit cette démarche au service de l’écriture au sein des résidences.

Sélection officielle du festival « Santé pour tous » organisé par l’Organisation Mondiale de la Santé

Venez marcher dans les pas d’un·e grand·e cinéaste, appropriez-vous son univers et réalisez votre nouvelle version du film.

HORAIRES de 10h à 17h (1h de pause le midi : repas tiré du sac ) INSCRIPTIONS brandapart.asso@gmail.com / 09 88 08 80 10 TARIF 10 € ATTENTION PLACES LIMITÉES

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PROGRAMMATION PARTENARIALE

DANS LE CADRE DE L’EXPOSITION DEVENIR. PETER LINDBERGH

AU PAVILLON POPULAIRE

DU JEU 23/06 AU DIM 3/07 LE TRAVAIL DE PETER LINDBERGH

Peter Lindbergh, Women stories

De Jean-Michel Vecchiet

Allemagne / France - 2019 - 1h44 - Documentaire - VOSTF

Séance présentée par Simon Brodbeck, directeur de la Fondation Peter Lindbergh, en présence de Gilles Mora, directeur artistique du Pavillon Populaire et Tara Londi, commissaire de l’exposition « Devenir. Peter Lindbergh ».

Peter Lindbergh - histoires de femmes, relate l’histoire extraordinaire de l’un des plus grands photo- graphes du XXe siècle. Ce documentaire livre un portrait aussi émouvant que personnel de l’artiste, et propose une immersion dans son travail quotidien, jalonné de questions fondamentales: comment et pourquoi devient-on artiste? D’où vient cette force créatrice qui défie toute logique et résiste à l’analyse?

Peter Lindbergh est parvenu à montrer des femmes telles que Naomi Campbell, Linda Evangelista ou encore Cindy Crawford sous un jour nouveau et à les hisser parmi les plus grands top-modèles de la planète. Peter Lindbergh - histoires de femmes esquisse un portrait sensible de Peter Lindbergh, depuis son enfance marquée par les stigmates de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à sa consécration en tant qu’artiste et photographe de mode aujourd’hui sollicité par les plus grandes griffes…

Devenir. Peter Lindbergh rend hommage à la vision révolutionnaire d’un des photographes les plus importants de notre temps… Cette exposition, qui célèbre l’homme derrière l’appareil photo, explore la pensée derrière l’esthé- tique. On retrouve également les collaborations de Lindbergh avec des artistes telles que Pina Bausch et Holly Fisher, ou encore son travail sur les sculptures d’Alberto Giacometti. Et enfin, une sélection de quelques-unes des nombreuses interviews de Lindbergh pour établir, dans ses propres mots, l’héritage d’un artiste dont la vision, honnête par essence, a révolutionné les règles de la mode et redéfini la beauté dans notre imaginaire collectif.

Extrait texte d’intention de Tara Londi, commissaire de l’exposition

JEU

23/06

19H30

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L’État des choses

De Wim Wenders

Allemagne - 1982 , restauration 2018 - 1h57 - VOSTF Avec Patrick Bauchau, Viva Auder, Samuel Fuller, Paul Getty Jr, Isabelle Weingarten…

Au Portugal, dans un hôtel dévasté par une tempête, une équipe de cinéma tourne le remake d’un film de science-fiction des années 1950. Mais le producteur disparaît soudain, et le tournage doit être arrêté par manque d’argent et de pellicule. La consternation fait place au désoeuvrement, puis à l’attente…

Après les succès d’Au fil du temps et de L’Ami américain, Wim Wenders s’est vu ouvrir les portes d’Hollywood : Francis Ford Coppola l’a engagé en 1978 pour adapter Hammett. Le projet est chao- tique, sa production durera quatre ans. Pendant les interruptions du tournage, le cinéaste réalise deux autres films : Nick’s Movie et L’État des choses, qui interrogent tous deux l’acte de création cinémato- graphique. Début 1981, Raoul Ruiz est confronté à des problèmes de financement, qui compro- mettent l’issue du tournage de O Territorio  (Le Territoire) à Lisbonne. Wim Wenders lui apporte de la pellicule, et découvre, lors de cette visite, un

hôtel abandonné sur la côte portugaise qui servira de décor insolite. Il propose à l’équipe de Ruiz de prolonger son séjour. Ainsi débute, de manière improvisée, la production de L’État des choses. Le film est écrit au jour le jour, par le cinéaste et son scénariste Robert Kramer. Patrick Bauchau, que Wenders avait trouvé formidable dans La Collec- tionneuse de Rohmer, interprète Friedrich Murno, le réalisateur, aux côtés d’Isabelle Weingarten, qui a tourné pour Bresson, Eustache, Jacquot et Ruiz ; et du cinéaste Samuel Fuller, qui joue le rôle du ca- méraman. Henri Alekan signe la photographie ma- gnifique de ce film en noir et blanc, en trois parties.

Inspiré par la mésaventure de Ruiz, et exaspéré par sa propre expérience, Wim Wenders réalise une œuvre réflexive, chargée de références artis- tiques... cinematheque.fr

LES AMITIÉS ET INFLUENCES Pina

De Wim Wenders

Allemagne - 2011 - 1h43 - Documentaire - VOSTF

Pina est un film dansé en 3D, porté par l’En- semble du Tanztheater Wuppertal et l’art sin- gulier de sa chorégraphe disparue à l’été 2009.

Ses images nous convient à un voyage au cœur d’une nouvelle dimension, d’abord sur la scène de ce légendaire Ensemble, puis hors du théâtre, avec les danseurs, dans la ville de Wuppertal et ses environs - cet endroit dont Pina Bausch a fait son port d’attache durant 35 ans et où elle a puisé sa force créatrice.

Cet hommage à l’art de Pina Bausch est peut- être la meilleure réalisation du cinéaste depuis Les Ailes du désir. Les Inrockuptibles

Wim Wenders filme avec grâce et vigueur, une énergie intelligente, intelligible. Marianne

Pina n’est pas un spectacle de Pina Bausch, c’est un film, à la loupe, un hommage à celle dont Wenders se sent si loin, si proche. À celle qui n’avait pas son pareil pour magnifier les faux mouvements.

Celle avec laquelle il partageait l’obsession du temps, l’obsession d’égrener les cérémonies qui perdurent au fil du temps. Le Monde

Lion d’Or à la Mostra de Venise, 1982 / Prix du Film Allemand : Meilleur Film et Meilleure photographie, 1983

MAR 28/06 20H30

DIM 26/06 14H

Peter Lindbergh, Carnet de route

De Jean-Michel Vecchiet

Allemagne / France - 2001 - 58 min - Documentaire - VOSTF

Des studios d’Hollywood, pour le calendrier Pirelli, au tournage du dernier film de Pedro Almodovar à Madrid, Jean-Michel Vecchiet a suivi Peter Lindbergh pendant plus de deux ans pour ce Carnet de route, deuxième documentaire qu’il consacre au photographe de mode. C’est l’occasion de voir à l’œuvre cet Allemand, né à Duisbourg en 1944, qui s’est imposé dans les années 1980 comme l’une des figures incon- tournables de la photo de mode, avec ses noir et blanc dépouillés sublimant des modèles sans fard et ses mises en scène empruntées parfois à l’imagerie expressionniste. « Il cherche à rendre le corps très présent et très vivant «, commente Isabelle Huppert, le temps d’une prise de vue… Glamour et complaisant au possible, évasif sur le parcours et les intentions de Lindbergh, ce documentaire évoque surtout la relation privilégiée entre le photographe et son modèle. Celui qui a encouragé la starisation des mannequins à la fin des années 1980 partage ainsi son emploi du temps entre la capricieuse Naomi Campbell, rechignant pour quelques prises de vues dans une piscine, Nastassja Kinski, Milla Jovovich, Géraldine Chaplin, ou Chiara Mastroianni posant sur les plages noires de Stromboli. A côté de portraits intimistes, le film donne aussi à voir la construction d’une image. Très influencé par le cinéma, Lindbergh scénarise à l’extrême cer- taines séries, à grand renfort de décors et d’assistants. Comme ce travail réalisé dans le désert californien de Mojave, parmi les débris fumants d’un vaisseau. lemonde.fr

Peter Lindbergh, un portrait

De Jean-Michel Vecchiet

France / Belgique / Espagne - 1997 - 55 min - Documentaire - VOSTF

SAM

25/06

14H15

VEN

24/06

18H30

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Le Cabinet du Dr Caligari

De Robert Wiene

Allemagne - 1919 - 1h18 - Noir & Blanc - Muet Avec Werner Krauss, Conrad Veidt, Friedrich Feher, Lil Dagover…

Au cours d’une fête foraine, Alan, un étudiant, s’entend prédire un avenir funeste par le mystérieux docteur Caligari. Le lendemain, à l’aube, il est assassiné dans son lit. Les soup- çons se portent immédiatement sur Caligari…

Véritable coup d’éclat du cinéma expres- sionniste, premier film d’horreur, le chef d’œuvre de Robert Wiene – et son seul succès – est une fenêtre sur une Allemagne délabrée, fraîchement sortie de la Grande Guerre. De façon spectacu- laire, le cinéma s’affranchit ici de tous les codes

de représentation pour s’orienter vers un sym- bolisme puissant, propre aux artistes expres- sionnistes. Le Cabinet du Docteur Caligari cris- tallise à l’écran les angoisses et fantasmes du peuple germanique à travers un personnage typique du cinéma muet allemand : le criminel diabolique qui exerce sur la population une impression mêlée d’horreur et de fascination…

Cette allégorie invite à réfléchir sur une idée ter- rifiante : plonger une population entière dans un état d’hypnose collectif et la voir s’offrir à la main- mise du fascisme. « Devenez Caligari », affiché sur les murs des villes, prend alors une dimension politique : pour ne pas se laisser prédire son avenir, mieux vaut devenir maître de son présent. L’acte est révolutionnaire, à l’image de l’esthétique du film, mais le message est clair : un sombre présage est à l’œuvre. DVD Classik

LES SOURCES D’INSPIRATION : L’EXPRESSIONNISME ALLEMAND M le maudit

De Fritz Lang

Allemagne - 1931 - 1h57 - Noir & Blanc - VOSTF Avec Peter Lorre, Otto Wernicke, Ellen Widmann…

Dans une métropole allemande, un assassin, qui s’en prend aux petites filles, est traqué à la fois par la police et par la pègre…

On a coutume de réduire M le maudit à son anecdote, c’est-à-dire de n’y voir que le cas patho- logique offert par un assassin d’enfants, cas admi- rablement exposé et incarné par Peter Lorre avec une science de comédien qui tient du génie. Cette manière d’envisager une œuvre en diminue sin- gulièrement la portée. Car M Le Maudit dépasse de loin la simple description d’une névrose indivi- duelle pour cristalliser, avec une violence expres- sive exceptionnelle, à la fois l’esprit d’une époque et celui d’une société définie : en 1931, il possédait des accents prophétiques.

Cet homme, rongé par la solitude et le désœu- vrement, qui rôde autour des préaux et qui offre aux enfants des sucreries ou des ballonnets, est un homme qui souffre d’abord d’un mal social. En lui, les contradictions d’un régime économique et politique atteignent un stade de virulence dange- reuse et sa maladie psychique n’est en définitive que celle, personnalisée, de la république de Wei- mar agonisante le long de ces rues sans joie, de ses files de chômeurs, tandis que sous le couvert du socialisme, le nationalisme revanchard plante les premiers jalons de “l’ordre nouveau”.

Freddy Buache - cinematheque.fr

JEU 30/06 20H30

VEN 1

er

/07 20H30

Nosferatu le vampire

De Friedrich Wilhelm Murnau

Allemagne - 1921 - 1h34 - Noir & Blanc - Muet D’après le roman Dracula de Bram Stoker.

Avec Max Schreck, Alexander Granach, Gustav von Wangenheim……

Thomas Hutter, un jeune clerc de notaire, part pour la Transylvanie pour vendre une propriété au comte Orlok. Accueilli dans le sinistre châ- teau de son hôte, il ne tarde pas à découvrir sa véritable nature…

Nosferatu le vampire est le film muet par excellence. Il engloutit en nous l’esprit critique, fait surgir l’inconnu, cet univers démoniaque fait d’autosuggestion et de peur panique que provoquèrent la sorcellerie et la prière. Il nous sensibilise à nouveau à la mentalité pri-

mitive, au monde des esprits, aux vertus mys- tiques des présages, à l’action des forces nuisibles et inaccessibles aux sens, propres à la mentalité prélogique. Il ressuscite en nous la croyance en la puissance effective du désir.

Henri Langlois - cinematheque.fr

Le Golem

De Carl Boese et Paul Wegener Allemagne - 1920 - 1h04 - Noir & Blanc - Muet D’après le roman Le Golem de Gustav Meyrink.

Restauré en 2018 en 4K par la Friedrich-Wil- helm-Murnau-Stiftung, à partir notamment du négatif A conservé par la Cinémathèque Royale de Belgique.

Avec P. Wegener, L. Salmonova, A. Steinrück.

Prague, au XVIe siècle, un rabbin crée avec de l’argile une gigantesque créature : le Golem.

Usant de sorcellerie, il lui donne vie et pour mission de protéger les Juifs de la ville des per- sécutions…

En 1915, le Golem, une antique légende juive, revient au goût du jour grâce au récit éponyme de l’Autrichien Gustav Meyrink. Paul Wegener, l’au- teur de L’Étudiant de Prague, longtemps acteur de théâtre chez Max Reinhardt, adapte le texte par trois fois au cinéma. Les deux premières versions restent aujourd’hui quasiment invisibles ; l’une est fragmentaire et l’autre perdue. Aussi est-ce la troi- sième, celle de 1920, coréalisée avec Carl Boese,

qui est passée à la postérité. Paul Wegener : « C’est avec ce film que j’ai pénétré dans le domaine du cinéma pur. Tout y dépend de l’image, d’un certain flou où le monde fantastique du passé rejoint le monde du présent. »

Certains films, bien plus que d’autres, sont amenés à laisser des empreintes profondes dans l’imaginaire et dans les mémoires. La version de 1920 du Golem est bien de ceux-là. Avant tout pour l’allure de son héros, le Golem, une imposante créature d’argile à la marche lente et lourde. Mais aussi pour son ambivalence, puisque de protecteur de la com- munauté juive à Prague, le Golem devient son assaillant et une menace quand il échappe à son créateur, Rabbi Loew. Bientôt il sème le feu et la mort derrière lui. Il fascine aussi parce qu’il est tour à tour figé (statue d’argile) et en mouvement (interprété par Paul Wegener lui-même). Le cinéma expressionniste croyait en la force des objets et des décors pour dire les déséquilibres et les tourments du monde. Avec Le Golem, Wegener et Bœse croient en une figure qui synthétise l’humain et l’objet de façon inquiétante. Le film eut une longue postérité au cinéma. Et donna naissance à bien d’autres figures prométhéennes et attachantes, et notamment à un monstre : la créature du docteur Frankenstein. Pauline De Raymond - cinematheque.fr

SAM 2/07 14H

DIM

3/07

17H45

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Le cinéma Nestor Burma, en partenariat avec l’association Les enfants d’Hélène, propose une séance labellisée CINÉ-MA DIFFÉRENCE : une séance ouverte à tous, notamment aux familles touchées par le handicap, qui ne vont habituellement pas au cinéma, parce que leur enfant se lève, crie, a besoin de bouger ou de commenter le film : grâce à la présence de bénévoles et à quelques aménagements techniques, la séance est chaleureuse, vivante et accessible à tous.

DIM 26/06 À 16H30 CINÉ-MA DIFFÉRENCE

C’est magnifique !

De Clovis Cornillac France - 2022 - 1h 37

Avec Clovis Cornillac,  Alice Pol,  Manon Lemoine, Myriam Boyer, Gilles Privat, Alexandra Roth, Lilou Fogli, Laurent Bateau…

Également programmé du 22 juin au 12 juillet Pierre, la quarantaine, a toujours vécu loin des désordres du monde, entre ses abeilles et ses hibiscus. Lorsque ses parents disparaissent, c’est tout son univers qui bascule : il découvre qu’il a été adopté et doit apprendre à survivre dans une société moderne qu’il n’a jamais connue.

Déterminé à élucider le mystère de ses origines, il croise la route d’Anna qui, touchée par la bien- veillance de cet homme pas comme les autres, accepte de l’aider. Mais à mesure qu’il progresse dans son enquête, Pierre se décolore comme par enchantement.

L’acteur metteur en scène Clovis Cornillac ose le poétique et le fantastique dans cette fable acidulée et mélancolique. Avec modestie et sincérité, il accom- pagne son personnage miroir dans une histoire pleine de charme. Dont celui des comédiennes, l’enjouée Alice Pol et l’incomparable Myriam Boyer. L’Obs

C’est magnifique est un film sur la quête d’iden- tité, c’est peut-être pour cela  que le réalisateur a souhaité le tourner à l’endroit de ses racines.  Ce n’est pas conscient,  je l’ai «réalisé» après. Ce qui était formidable, c’était tout ce qui était repérage, emmener mes équipes qui ne connaissaient pas Lyon. Originaire de Bron, Clovis Cornillac invite les spectateurs à découvrir la capitale des Gaules à tra- vers le regard de son personnage principal. Douce naïveté, couleurs saturées, l’univers onirique de Clovis Cornillac s’appuie sur un Lyon bien réel…

«La presqu’île, le vieux Lyon, la Croix-Rousse, c’est des endroits où j’aime me poser. Je pose le vélo, je prends un petit café ou un canon quand c’est l’heure de l’apéro...  Ce sont des endroits emblématiques de la ville. J’ai des origines italiennes, il y a quelque chose dans l’architecture, dans les couleurs qui me font penser à l’Italie, on se sent bien… Cette ville, c’est comme un personnage, tu vas vouloir la filmer sous différents angles. Chaque quartier a une his- toire singulière, il faut prendre le temps car il y a plein de trucs à voir. Lyon est culturellement riche, tout n’est pas univoque, c’est rare les villes qui ont deux fleuves… Je voulais filmer ma ville, c’était un besoin impérieux. J’avais envie de raconter une histoire qui s’y passerait. À travers le prisme d’un personnage qui regarde les choses et qui ne voit que du beau...» 

Clovis Cornillac - france3-regions.francetvinfo.fr/

Jack et la mécanique du cœur

De Mathias Malzieu et Stéphane Berla France - 2014 - 1h34 - Animation

Avec les voix de Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade

Pour tous à partir de 8 ans

Édimbourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défec- tueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter 3 lois: premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles.

Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le

mènera des lochs écossais, à Paris jusqu’aux portes de l’Andalousie.

Les images sont si belles que souvent on vou- drait les arrêter pour regarder plus longuement Édimbourg sous la neige, le fascinant pic rocheux sur lequel repose en équilibre la demeure de Madeleine ou l’expression subtile d’un regard. La Croix

Mathias Malzieu signe une adaptation réussie de son roman qui avait déjà été un succès en librairie.

Le film est à l’image de son univers si particulier et si personnel : à la fois sombre, drôle, poétique, décalé et envoûtant. Le spectateur se laisse entraîner avec plaisir dans ce voyage tout en musique à travers l’Europe à la recherche d’une petite chanteuse à lunettes. Les chansons sont admirablement mises en scène et les décors (remplis de clins d’oeil aux uni- vers de Tim Burton et Georges Méliès entre autres) sont magnifiques. Une vraie curiosité pour tous à partir de 8 ans. C.L.

AU PARC DIOSCORIDE - ENTRÉE LIBRE EN PARTENARIAT AVEC

L’ASSOCIATION ODETTE LOUISE ET LA MAISON POUR TOUS MARIE CURIE

SAM 2/07 À PARTIR DE 20H SOIRÉE VOYAGE EN MUSIQUE

22H PROJECTION

20H CONCERT

de la fanfare CALLE CARIBE

Avec Calle Caribe, venez vibrer aux sons des Musiques des Caraïbes, grâce à l’énergie communicative des 8 musiciens composant cet orchestre entièrement dédié aux musiques latines.

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CINÉMA & ARTS PLASTIQUES

Parce que le cinéma a toujours été lié aux autres arts. Parce que le cinéma est aussi une source d’inspiration. Nous avons choisi deux films comme point de départ d’ateliers liant le cinéma et les arts plastiques.

Avec l’artiste conteuse et plasticienne Katia Belalimat, passons une journée à explorer le cinéma, à nous amuser avec les couleurs, la peinture… Créons, rêvons, tout est permis !

Inscriptions : claire.legueil@ville-montpellier.fr / 04 67 61 08 52 Tarif : prévoir 3€ pour la séance du film

Attention places limitées

LUN 11/07 ET MARDI 12/07

LUN 11/07 DE 10H À 17H Créons autour du film U

7-11 ans

Prévoir le pique-nique !

MAR 12/07 DE 10H À 16H Créons autour du film

Linnea dans le jardin de Monet

6-9 ans

Prévoir le pique-nique !

U

De Serge Elissalde et Grégoire Solotareff France - 2006 - 1h15

Une licorne prénommée U vient au secours de Mona, une petite fille désespérée par la cruauté de ses parents adoptifs. Le temps passe, Mona grandit et se transforme en une jolie adolescente rêveuse et très préoccupée par son aspect physique. Un jour débarquent dans ce pays imaginaire les membres d’une famille de bruyants et loufoques musiciens et, parmi eux, le charmeur Kulka...

U est avant tout une histoire de rencontres  : d’abord celle entre un auteur-illustrateur, Grégoire Solotareff, et un réalisateur-animateur, Serge Elissalde.

De ce duo génial est né un film d’une rare finesse, un savant mélange d’intelligence, de sensibilité et d’humour […] Si ce conte paraît tant inspiré, c’est aussi parce qu’il foisonne de références cinématogra- phiques - magnifique clin d’oeil au Mépris de Jean- Luc Godard au début du film - et picturales - Gaugin, Monet, Magritte, Rembrandt... Chaque plan est un tableau coloré qui nous transporte dans un univers sin- gulier. Bien plus qu’un dessin animé, U est un film peint à l’aquarelle, d’une merveilleuse facture artisanale… » Benshi.fr

Linnea dans le jardin de Monet

De Christina Björk et Grégoire Solotareff Suède - 1992 - animation - 30 min

Linnea, petite fille vivant en Suède, aime rendre visite à son voisin, Monsieur Bloom, pour regar- der un livre de sa bibliothèque qu’elle aime tout particulièrement : celui sur Claude Monet, un cé- lèbre peintre français. Ils décident alors de partir en France à la découverte du peintre et de son oeuvre mais également de marcher dans ses pas en visitant sa maison et son jardin à Giverny.

Le film a une véritable portée initiatique et une volon- té de sensibiliser les enfants aux tableaux de Monet, mais aussi à la peinture et à l’Art en général. à travers l’expé- rience vécue par Linnea, le spectateur apprend à regarder, est amené à être curieux et encouragé à écouter sa propre sensibilité, son émotion, face à une œuvre. […]

Au-delà de son aspect initiatique, le film, l’air de rien, fait aussi tomber quelques barrières en montrant que l’Art et la Culture, loin d’être réservés aux adeptes, sont à la por- tée de tous, même des plus petits, dès l’instant où l’on y est sensible. Enfin, le film nous dévoile la richesse qui peut se cacher derrière un simple tableau : voyager, aller à la découverte d’un autre pays, d’une autre culture, aller vers l’autre, se créer des souvenirs, s’ouvrir au monde... » Benshi.fr

Quatre nouvelles semaines cinématographiques s’offrent à vous, une véritable invitation au voyage au cœur du 7

e

art. La programmation du cinéma Nestor Burma fait la part belle aux œuvres Art & Essai, en version originale sous-titrée, à l’image de films de fiction, de documentaires, de longs métrages d’animation... De nombreux films primés lors de festivals internationaux sont à l’affiche, source d’idées, d’émotions et de plaisir ! La programmation que nous vous proposons porte de véritables valeurs artistiques, culturelles et sociales à l’attention de chaque public.

LES FILMS

#TousAuCinema

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L’École du bout du monde

De Pawo Choyning Dorji Bhoutan - 2022 - 1h49 - VF et VOSTF

À partir de 10 ans Du 15 au 28 juin

Ugyen, jeune instituteur citadin loin d’être motivé par son métier, rêvant d’être chanteur en Australie, est muté bien malgré lui à Lunana, l’un des villages les plus reculés du monde. Après les six jours de marche pour atteindre le village puis la décou- verte de la vie sans chauffage ou eau courante et quasiment sans électricité, mais au contact de per- sonnes au coeur pur, commence pour lui un long apprentissage qui bousculera ses repères et chan- gera peut-être sa vie…

Quel dépaysement que ce rare film arrivé jusqu’à nous du Bhoutan, pays du Bonheur national brut ! Le scénario de cette fiction est simple donc tout à fait accessible en VOSTF dès 10 ans. Avec ses paysages intacts à couper le souffle, son humour distillé au fur et à mesure de l’histoire et le charme des vrais enfants et habitants de Lunana, L’École du bout du monde est un très beau voyage initiatique.

Mais c’est aussi un bon feel good movie qui a, en plus, l’immense qualité de nous faire découvrir le monde et une autre façon de vivre. Essentiel. C.L.

ADULTES ÉCRAN DES

ENFANTS ADOS

Jean-Michel le Caribou

et les histoires d’amour interdites

De Mathieu Auvray

D’après les albums de la collection Jean-Michel le Caribou, de Magali Le Huche, publiés par les éditions Actes Sud Junior.

France / Belgique - 2022 - 42 min À partir de 4 ans

Du 15 au 28 juin

Marcel, le maire, décide d’interdire les histoires d’amour : ça n’engendre que des problèmes et ça rend tout le monde malheureux ! Interdire les his- toires d’amour ? Jean-Michel n’est pas trop pour et sa petite amie Gisèle encore moins... Hélas, la répression commence. Nos héros décident d’en- trer en résistance pour que l’amour soit à nouveau autorisé dans le village.

Les histoires d’amour finissent mal en général...

C’est en partant de ce postulat que Marcel, le maire de la petite bourgade de Vlalbonvent décide de les interdire. Mais cela n’est pas du goût de certains de ses concitoyens. Jean-Michel et son amie Gisèle vont ainsi s’opposer à l’application de ce décret. Surtout

que Jean-Michel est un superhéros qui a les moyens de résister. Mais il a également ses faiblesses, ce qui rend son personnage plus humain... enfin, plus cari- bou, car le sentiment amoureux ne s’exprime pas si facilement ! Cette très belle histoire d’amour est avant tout un plaidoyer pour la liberté et contre la censure.

Le film se dresse contre ceux qui pensent savoir mieux que les autres ce qui va les rendre heureux. Le bon- heur n’est pas forcément un monde lisse et sans aspé- rité. Au contraire, celui-ci se cultive dans une existence où le bouillonnement des sentiments peut s’exprimer.

Laurent Schérer pour le site chacuncherchesonfilm.fr

Utama : la terre oubliée

D’Alejandro Loayza Grisi

Uruguay / Bolivie - 2022 - 1h28 - VOSTF Avec José Calcina, Luisa Quisle, Santos Choque...

Du 15 au 21 juin

Dans l’immensité des hauts plateaux boliviens, Virginio et Sisa veillent sur leur troupeau de lamas. Jusqu’ici, rien n’a pu les détourner de cette vie âpre, héritée des traditions : ni leur âge avancé, ni le départ des habitants de la région, chassés par la sécheresse. Aussi accueillent-ils avec méfiance la visite de Clever, leur petit-fils de 19 ans, venu les convaincre de s’installer en ville avec le reste de la famille. Réticent à l’idée de quitter sa terre, Virginio se montre inflexible.

À tel point que le jour où il tombe gravement malade, il décide de le cacher à Sisa et Clever…

Un drame du bout du monde, beau comme une cantate de Bach. L’Obs

Premier film bolivien, Utama d’Alejandro Loayza Grisi nous conduit très loin, sur les hauts plateaux des Andes, et fait partie de ces projets entièrement dictés par la force du paysage. Un témoignage splendide de la fin d’un mode de vie. Les Échos

Utama : La Terre oubliée ne raconte pas seule- ment la tragédie du réchauffement de la planète et de l’avancée des déserts. Il décrit avec brio les conflits intergénérationnels et interculturels au cœur d’une Bolivie au bord de l’asphyxie. aVoir-aLire.com

La beauté des images nous transporte dans une terre oubliée par les humains mais célébrée par un soleil dont les variations d’intensité révèlent toute la picturalité. Culturopoing.com/

Primé à Sundance pour sa splendeur visuelle, Utama : la terre oubliée s’élève au-dessus du simple film de belles images ... Les personnages existent, le drame de leur incommunicabilité nous touche. Magni- fique ! Positif

Grand Prix du Jury International, Sundance 2021

(10)

Fuis-moi je te suis

De Kôji Fukada Japon - 2022 - 2h04 - VOSTF

Avec Win Morisaki, Kaho Tsuchimura, Shosei Uno, Kei Ishibashi, Akari Fukunaga, Shugo Oshinari, Yu- kiya Kitamura...

Du 15 juin au 12 juillet

Tsuji a décidé d’oublier définitivement Ukiyo et de se fiancer avec sa collègue de bureau. Ukiyo, quant à elle, ne se défait pas du souvenir de Tsuji… mais cette fois, c’est lui qui a disparu.

La seconde partie de ce diptyque est à envisa- ger comme le miroir de la première, avec laquelle elle s’imbrique parfaitement, en faisant ressortir les points communs des protagonistes. Les deux œuvres forment un tout indissociable, à la construction remar- quable. Les Fiches du cinéma

Ce qui rend le processus prenant et accroche le spectateur est que non seulement les personnages sont en perpétuel mouvement, faisant des allers et retours chez les uns ou chez les autres, mais qu’ils se perdent et se retrouvent sans cesse. L’Humanité

Entre l’indécision chronique du garçon et le mariage raté de la jeune femme, le cinéaste ouvre quelques hypothèses, mais choisit de tenir à distance toute explication, préférant montrer le mécanisme de la dépendance et de la soumission affective. Quelque part entre Rohmer et Bergman. L’Obs

Toute la beauté du film réside dans la formidable tapisserie de détours et de contournements qui retardent indéfiniment l’acceptation des deux amants.

Entre-temps, Fukada cartographie une société japo- naise et un monde du travail qui fonctionnent comme une grande machine à refouler les sentiments, selon une forme de schizophrénie institutionnalisée entre vie professionnelle et vie privée. Le Monde

Dans ce diptyque, tiré de la série qu’il a réalisée au Japon, le cinéaste compose un tableau amoureux intense et langoureux. Et campe de captivants per- sonnages de femmes, de l’inconnue insaisissable au flirt régulier. Libération

Suis-moi je te fuis

De Kôji Fukada Japon - 2022 - 1h49 - VOSTF

Avec Win Morisaki, Kaho Tsuchimura, Shosei Uno, Kei Ishibashi, Akari Fukunaga, Shugo Oshinari, Yu- kiya Kitamura…

Du 15 juin au 12 juillet

Entre ses deux collègues de bureau, le cœur de Tsuji balance. Jusqu’à cette nuit où il rencontre Ukiyo, à qui il sauve la vie sur un passage à niveau. Malgré les mises en garde de son entou- rage, il est irrémédiablement attiré par la jeune femme… qui n’a de cesse de disparaître.

Evoquant le cinéma français de la Nouvelle vague - un Godard, ou encore un Rohmer - le diptyque Suis- moi je te fuis, Fuis-moi, je te suis est un enchante- ment. Franceinfo Culture

La mise en scène sans effusion de Kôji Fukada, figure de la jeune scène indépendante nippone, tra- vaille ici dans un cadre plus classique qu’à l’accoutu- mée. D’un volet à l’autre, le récit opère un magnifique renversement de point de vue, qui fonctionne aussi comme une inversion des pôles masculin et féminin.

Le Monde

Le film, riche de péripéties, est adapté d’un man- ga. Fukada en a tiré d’abord une série en dix épisodes.

Le succès aidant, il a décidé de la réduire, pour le cinéma, en diptyque. Suis-moi je te fuis est le premier volet... On s’en réjouit. Télérama

Frère et sœur

D’Arnaud Desplechin France - 2022 - 1h48

Avec Marion Cotillard,  Golshifteh Farahani,  Mel- vil Poupaud, Cosmina Stratan, Max Baissette de Malglaive, Patrick Timsit, Benjamin Siksou, Joël Cudennec, Francis Leplay, Nicolette Picheral…

Du 15 juin au 12 juillet

Un frère et une sœur à l’orée de la cinquan- taine… Alice est actrice, Louis fut professeur et poète. Alice hait son frère depuis plus de vingt ans. Ils ne se sont pas vus depuis tout ce temps – quand Louis croisait la sœur par hasard dans la rue, celle-ci ne le saluait pas et fuyait… Le frère et la sœur vont pourtant être amenés à se revoir…

Arnaud Desplechin renoue avec la veine familiale dans ce drame flamboyant et infiniment humain qui voit un frère et une sœur, séparés depuis vingt ans par une haine tenace, se retrouver au chevet de leurs parents. La Croix

Surprenant et touchant. Le Point

Rarement un film aura exprimé avec autant de clarté qu’il n’existe aucune raison valable pour haïr quelqu’un au-delà de soi-même. Bande à part

Une chronique intense et lumineuse. Télérama Un an après Tromperie, Arnaud Desplechin revient sur un terrain familier et les décors de Roubaix. Entre mélodrame et western, le cinéaste éclaire encore un puits de sentiments enfouis. Histoire d’une haine inexpliquée, Frère et sœur est l’un de ses plus beaux films. Les Échos

Le film dévale au fil de ce suspense torrentueux.

Tanguant, menaçant de tomber à l’eau, de disparaître dans un tourbillon, jamais sûr de ce qu’il ose raconter ni certain des moyens romanesques qu’il s’autorise. Une zone d’incertitudes permanentes, riche en fictions.

Les Inrockuptibles Sélection Officielle - En Compétition, Cannes 2022

La Ruche

De Blerta Basholli

Albanie / Macédoine / Kosovo - 2022 -1h23 - VOSTF Avec  Yllka Gashi,  Cun Lajci,  Aurita Agushi, Kumrije Hoxha, Adriana Matoshi, Astrit Kabashi, Molike Max- huni, Blerta Ismaili, Kaona Sylejmani, Mal Noah Safqiu.

Du 15 juin au 5 juillet

Le mari de Fahrije est porté disparu depuis la guerre du Kosovo. Outre ce deuil, sa famille est également confrontée à d’importantes difficultés financières. Pour pouvoir subvenir à leurs besoins, Fahrije a lancé une petite entreprise agricole.

Mais, dans le village traditionnel patriarcal où elle habite, son ambition et ses initiatives pour évoluer

avec d’autres femmes ne sont pas vues d’un bon œil. Fahrije lutte non seulement pour faire vivre sa famille mais également contre une communauté hostile, qui cherche à la faire échouer…

La retenue de la réalisation (plans-séquences à juste distance, caméra portée sans affectation, cou- leurs nuancées) est au diapason tamisé de la remar- quable Yllka Gashi. Positif

Le miel et la guerre, l’émotion et l’Histoire, la souf- france et l’espoir, tout se conjugue pour une œuvre d’une force rare. L’Obs

Dans le repli d’une tragédie de l’histoire, c’est le récit d’une dignité retrouvée filmée avec sobriété et un réel sens du cadre. La Croix

Une actrice impressionnante : Yllka Gashi. Les Échos Même si l’histoire est grave, elle parle aussi de commencements, de changements et de moments drôles ou joyeux qui se nichent dans les instants les plus difficiles de la vie. Blerta Basholli

Ce film nous a particulièrement émus par le cou- rage de son propos, l’interprétation poignante de sa comédienne qui incarne avec une solidité boulever- sante la ténacité d’une femme qui refuse de reculer face à l’intimidation .

Asia Argento, Présidente du jury de l’Antigone d’or Prix du Public, prix du Jury et prix de la meilleure réalisation - Sundance 2021 / Antigone d’Or - Cinemed 2021

(11)

Coupez !

De Michel Hazanavicius France - 2022 -1h50

Avec Romain Duris, Bérénice Bejo, Grégory Gadebois, Finnegan Oldfield , Matilda Lutz, Sébastien Chassagne, Raphaël Quenard , Lyes Salem, Simone Hazanavicius, Agnès Hurstel, Charlie Dupont, Jean-Pascal Zadi, Luàna Bajrami, Raïka Hazanavicius, Yoshiko Takehara…

Du 15 juin au 12 juillet

Un tournage de film de zombies dans un bâti- ment désaffecté. Entre techniciens blasés et acteurs pas vraiment concernés, seul le réalisa- teur semble investi de l’énergie nécessaire pour donner vie à un énième film d’horreur à petit budget. L’irruption d’authentiques morts-vivants va perturber le tournage...

Remake d’un film d’étudiant japonais, ce film à tiroirs, en trois parties dont deux plans-séquences d’une demi-heure, est un magnifique hommage à l’artisanat du cinéma. La Croix

Coupez ! rassemble le meilleur du cinéaste, son élégance, sa folie douce, son aisance à manier plu- sieurs niveaux de comédie, et enfin et surtout, une de ses plus belles qualités, et pas des moindres, sa discrétion. La Septième Obsession

Après The Artist et Le Redoutable, Michel Haza- navicius ne se lasse pas d’évoquer l’univers du cinéma et s’amuse à dépeindre le tournage improbable d’un film de zombies dans Coupez!. Grâce à son scénario

habile et à ses dialogues percutants, il entraîne le spectateur ravi dans une mise en abyme absurde et cocasse. Une comédie infiniment personnelle qui rend hommage aux artisans du métier. Les Echos

Ode aux artisans d’un cinéma fauché qui vivent leur travail comme une mission sans se soucier de fabriquer un chef-d’œuvre ou un navet, Coupez ! est une Nuit américaine zombie. Il s’en dégage la même joie collective, le même élan jusqu’au-boutiste.

Télérama

Michel Hazanavicius s’en donne ici à cœur joie avec une mise en abyme, voire plusieurs, et un hom- mage à la série Z fauchée. Bande à part

Un divertissement plutôt enlevé qui séduit par sa proposition de scénario revisité, son montage judi- cieux et sa lecture à plusieurs niveaux. aVoir-aLire.com

Coupez ! aurait pu être opportuniste et méca- nique, il s’avère généreux et atypique. Quand un remake piège son spectateur pour mieux lui rappeler combien le cinéma est un art de la catastrophe, un éclat de rire irrépressible. Ecran large

Coupez ! est un modèle d’orfèvrerie et aussi un hommage à tous les artisans du cinéma.

Franceinfo Culture

Mieux caractérisé et mis en scène que son modèle, avec quelques ajouts (le musicien, joué par Jean-Pascal Zadi) et ajustements bienvenus (les per- sonnages féminins plus affirmés, un petit côté méta), ce faux making of catastrophe célèbre la joie collective de faire du cinéma. L’Obs

Sélection Officielle - Hors Compétition – Ouverture Cannes 2022

Don Juan

De Serge Bozon France - 2022 - 1h 40

Avec Virginie Efira, Tahar Rahim, Alain Chamfort, Da- mien Chapelle, Jehnny Beth, Louise Ribiere, Colline Libon, Elsa Esnoult…

Du 22 juin au 12 juillet

En 2022, Don Juan n’est plus l’homme qui séduit toutes les femmes, mais un homme obsédé par une seule femme : celle qui l’a abandonné…

La belle idée de ce film « musical » est de trans- poser Don Juan et son amante éconduite dans une contemporaine inversion des rapports de force (elle l’a abandonné, il n’a jamais pu se résoudre à l’oublier). Et d’inventer une nouvelle figure du Commandeur ven- geur, magnifiquement interprété par Alain Chamfort.

La Septième Obsession

Surprenant et touchant. Le Point

Une variation subtile et charmante autour du mythe de Don Juan. Le ton décalé et l’ambiance musi- cale ne sont pas pour rien dans l’attrait exercé par le film. aVoir-aLire.com

À rebrousse-poil, Don Juan est en quelque sorte une non-comédie du non-remariage, dont la mélan- colie se déploie à travers les courants contradictoires de sa singulière poétique, à la fois sèche et sentimen- tale. Cahiers du cinéma

Le cinéaste imagine un joli jeu de miroirs entre le séducteur de Molière et un comédien de théâtre hanté par la femme qui vient de le quitter. Le Monde

Le cinéaste français allège et déplace son excentri- cité habituelle vers des rôles secondaires et la contient dans d’infimes gestes chorégraphiés qui donnent à l’ensemble un mouvement de danse élégiaque d’une beauté sincère. Les Inrockuptibles

Un drame musical, beau à l’œil et à l’oreille.

Télérama

Si Don Juan est le film le plus austère de Serge Bozon, sa mise en scène millimétrée lui permet tout de même de trouver un chemin vers la grâce. Critikat.com

Sélection Officielle - Cannes Première 2022

(12)

Les Crimes du futur

De David Cronenberg Canada - 2022 - 1h 47 - VF & VOSTF

Avec Viggo Mortensen,  Léa Seydoux,  Kristen Stewart, Scott Speedman, Welket Bungué, Don McKellar, Tanaya Beatty, Nadia Litz, Lihi Kornowski…

Du 22 juin au 12 juillet

Alors que l’espèce humaine s’adapte à un envi- ronnement de synthèse, le corps humain est l’ob- jet de transformations et de mutations nouvelles.

Avec la complicité de sa partenaire Caprice, Saul Tenser, célèbre artiste performer, met en scène la métamorphose de ses organes dans des spec- tacles d’avant-garde. Timlin, une enquêtrice du Bureau du Registre National des Organes, suit de près leurs pratiques. C’est alors qu’un groupe mystérieux se manifeste : ils veulent profiter de la notoriété de Saul pour révéler au monde la pro- chaine étape de l’évolution humaine…

Avec Crimes of the Future, qui n’est pas sans rap- peler de façon lointaine cet autre magistral autopor- trait perclus de souffrance qu’est Douleur et gloire de Pedro Almodóvar, David Cronenberg semble marcher vers sa propre fin dans une démarche qui, pourtant, prouve toute sa vigueur artistique. On appelle cela une œuvre crépusculaire, et c’est bouleversant.

Culturopoing.com

Complexe, maitrisé et servi par une interprétation sans faille, ce 22e opus respire l’esprit de son auteur jusqu’à la moëlle, pour le plus grand plaisir de tous les cinéphiles. Incontournable. L’Ecran Fantastique

Cette œuvre à la cinématographie éblouissante exhibe encore des corps mutants, dont les organes proliférants, beautés intérieures, deviennent objets d’art. Bande à part

Pourquoi la chirurgie du docteur Cronenberg opère-t-elle toujours ? Parce que sa science-fiction n’a jamais cédé aux rêveries futuristes ni joué au jeu des prophéties. Elle est restée arrimée à la seule chose qui l’intéresse vraiment, le corps humain et son devenir, le corps comme principal terrain de l’esprit et seul lieu possible d’une transcendance. Cahiers du Cinéma

David Cronenberg dissèque sa carrière, l’indus- trie dans laquelle il évolue depuis des décennies et la puissance de l’avant-garde artistique. L’exercice est forcément fascinant, encore plus pour les connais- seurs de son oeuvre. Ecran Large

Les Crimes du futur peut être envisagé comme l’aboutissement des obsessions cinématographiques du réalisateur canadien. Franceinfo Culture

Sélection Officielle - en compétition, Cannes 2022

-12 Petite fleur

De Santiago Mitre

France / Argentine - 2022 - 1h 38

Avec Melvil Poupaud, Daniel Hendler, Vimala Pons, Ser- gi López, Françoise Lebrun, Hervé Vilard, Nathalie Boyer Du 22 juin au 12 juillet

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs Le couple, l’amour et la vie de famille sont de bien belles aventures que vivent José et Lucie.

Jusqu’au jour où l’ennui s’installe. Lucie consulte alors un psy pour sauver leur couple. De son côté, José vient me voir, moi, Jean-Claude, leur voisin. Ensemble, nous lançons une nouvelle thé- rapie. Trinquer, danser et jouer au meurtrier tous les jeudis : la nouvelle recette du bonheur !

Écrit par Santiago Mitre [ son 4e long métrage - son premier en langue française -, après El Estudiante (prix spécial du Jury - Locarno 2011), Paulina (Grand Prix de la Semaine de la Critique - Cannes 2015) et El Presi- dente (Un Certain Regard, Cannes 2017)] et Mariano Llinas (La Flor), le scénario est une adaptation du roman Petite Fleur (Jamais ne meurt) de l’Argen- tin Iosi Havilio, que le réalisateur aime beaucoup.

cineuropa.org/fr/

L’histoire suggère que le personnage principal vit dans un lieu éloigné de sa ville d’origine. José accueille son premier enfant avec sa compagne dans un endroit où il ne se sent pas tout à fait à l’aise.

Le récit nous montre son déracinement : il doit se débrouiller dans une langue qu’il parle à peine, alors qu’il ne se consacre plus qu’aux tâches ménagères et à l’éducation de sa fille. Un jour, José assassine son nouveau voisin, Jean-Claude, et deux jours plus tard,

celui-ci est à nouveau bien vivant, comme s’il ne lui était jamais rien arrivé. La situation se répète chaque semaine… En travaillant l’adaptation du roman, j’ai trouvé que le ton et l’histoire, notamment les éléments fantastiques du récit, rappelaient l’étrangeté des films que certains cinéastes sud-américains, comme Raúl Ruiz ou Hugo Santiago, ont tournés en France. J’ai donc écrit en pensant à la France. Il va sans dire que le cinéma français a tenu une place importante dans mon parcours de cinéaste… Les plus grands auteurs argentins – Borges, Cortázar, Saer, ou encore Bioy Casares, celui dont je me sens peut-être le plus proche – ont travaillé sur des variations autour du genre. C’est presque devenu une étiquette littéraire. Dans leurs écrits, le fantastique n’est jamais allégorique, ni méta- phorique, mais réaliste et essentiel à l’histoire et aux personnages. C’est une façon d’aborder l’étrangeté de la vie quotidienne, en partant de la subjectivité de la perception du personnage, mais sans en abandon- ner les éléments concrets. Santiago Mitre

(13)

L’anniversaire de Tommy

De Michael Ekblad

D’après la collection d’albums jeunesse

«Tommy » de Rotraut Susanne Berner Allemagne / Pays Bas / Suède - 2022 - 1h14 - VF

À partir de 3/4 ans Du 29 juin au 19 juillet

Tommy, un jeune lapin, vit paisiblement avec sa famille dans une jolie maison, entouré de nombreux amis. Mais la naissance de sa petite sœur bouscule les habitudes et à cause d’elle, la fête d’anniversaire de ses 5 ans risque bien d’être compromise. Une drôle d’aventure commence alors pour rejoindre la maison de sa chère grand-mère…

Adapté du livre jeunesse éponyme, cette aventure à hauteur d’enfant plaira à n’en pas dou- ter aux jeunes spectateurs qui se reconnaîtront

dans ce petit Tommy et son panel d’émotions entre joie, tristesse, frustration, petite frayeur et courage. Confronté aux épreuves de son voyage initiatique, Tommy grandira toujours un peu plus pour enfin devenir un grand frère (presque) parfait, prêt à partager ses parents. Un petit bonbon tout doux, tout coloré et adapté aux pluspetits. C.L.

La chance sourit à Madame Nikuko

De Ayumu Watanabe Japon - 2022 - 1h37 - VF

À partir de 10 ans Du 29 juin au 12 juillet

Nikuko est une mère célibataire bien en chair et fière de l’être, tout en désir et joie de vivre un véritable outrage à la culture patriarcale japo- naise ! Elle aime bien manger, plaisanter, et a un faible pour des hommes qui n’en valent pas tou- jours la peine. Après avoir ballotté sa fille Kikurin la moitié de sa vie, elle s’installe dans un petit village de pêcheurs et trouve un travail dans un restaurant traditionnel. Kikurin ne veut pas res-

sembler à sa mère et ses relations avec Nikuko ne sont pas toujours simples. Jusqu’au jour où ressurgit un secret du passé.

Malgré ce que peut faire penser le titre, le per- sonnage principal du film est bien Kikurin et non son extravagante mère. On suit effectivement les ques- tionnements de la jeune fille encore dans l’enfance mais qui met un pied dans l’adolescence, avec tout ce que cela implique : se positionner par rapport aux autres, commencer à ouvrir son cœur, se questionner sur ses origines, avoir un regard sévère sur cette mère si peu conventionnelle, etc…

Cette adaptation du roman de Kanako Nishi par Ayumu Watanabe (qui avait adapté à l’écran Les enfants de la mer) est aussi pleine de tendresse, très drôle - parfois même déjanté -, très riche dans les sujets qu’elle aborde et tellement dans l’esprit japonais ! C.L

des

Compétition officielle

De Mariano Cohn et Gastón Duprat Espagne - 2022 - 1h54 - VOSTF

Avec Penélope Cruz, Antonio Banderas, Oscar Mar- tinez, José Luis Gómez, Manolo Solo, Nagore Aram- buru, Irene Escolar, Pilar Castro, Koldo Olabarri, Juan Grandinetti, Melina Matthews

Du 22 juin au 12 juillet

Un homme d’affaires milliardaire décide de faire un film pour laisser une empreinte dans l’Histoire.

Il engage alors les meilleurs : la célèbre cinéaste Lola Cuevas, la star hollywoodienne Félix Rivero et le comédien de théâtre radical Iván Torres. Mais si leur talent est grand… leur ego l’est encore plus !..

À peine le Festival de Cannes s’achève-t-il qu’une fiction décapante sur le star-système arrive en salle, la bien nommée Compétition officielle, de Mariano Cohn et de Gastón Duprat. Le Monde

Une comédie loufoque autour des affres de la création servie par un trio d’acteurs éblouissants.

L’Humanité

Compétition officielle démolit littéralement les symboles suprêmes de notre bien-aimé 7e art, les Palmes, les Lions, les Concha, ou les trophées sculptés par de petits admirateurs enthousiastes. Positif

Un film grinçant et stimulant, porté par une Pené- lope Cruz des grands jours. Marianne

Une comédie époustouflante par son humour irré- sistible, l’élégance de sa mise en scène et l’originalité du traitement. La Croix

Le duo Cohn/Duprat vise juste avec cette satire enlevée et réjouissante du milieu du cinéma.

Les Fiches du Cinéma

Ce cinéma qui se doit d’être compétitif et d’as- surer tous les honneurs, les deux réalisateurs l’ob- servent non sans inquiétude. Mais leur humour est un excellent remède contre la vanité. Et la précision de leur regard a l’effet d’une frappe revigorante. Télérama

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Pompon Ours

De Matthieu Gaillard France - 2020 - 36 min

À partir de 4 ans Du 29 juin au 19 juillet

Une nouvelle journée se lève sur la forêt et Pompon s’interroge : que va-t-il bien pouvoir faire aujourd’hui ? La truffe au vent et la tête pleine d’idées, Pompon est prêt à vivre des aventures pleines de joie et de poésie avec tous ses amis !

Après avoir conquis les enfants grâce aux livres de Benjamin Chaud puis les jeunes téléspectateurs avec la série, Pompon Ours arrive sur les écrans de cinéma.

Âgé de 6 ans, il a un talent rare : rendre le quotidien et l’ordinaire extraordinaires ! C.L.

DIM 10/07 À 16H

DANS LE CADRE DU LITTLE FILMS FESTIVAL

ATELIER « UN FILM – UNE ŒUVRE

Suite à la séance, partons tous ensemble à la découverte d’une œuvre artistique qui entre en résonance avec le film et amusons-nous à la transformer !

des

La Cabane aux oiseaux

De Célia Rivière France - 2019 - 45min

À partir de 3 ans Du 29 juin au 19 juillet

Un petit oiseau blanc se promène dans une cabane. De-ci de-là, des livres sont éparpillés. Il les ouvre les uns après les autres. Tout à coup la magie opère : les illustrations se mettent à bou- ger et les livres à raconter leur histoire…

Neuf très beaux albums sont mis à l’honneur dans ce programme : Les oiseaux - Le popotin de l’Hippopo - Tu te crois le lion ? - Poucette - Papa à grands pas - Sur ma tête - Le Pingouin qui avait froid - Les cinq Malfoutus - L’Oiseau qui avait avalé une étoile

JEU 30/06 À 10H

DANS LE CADRE DU LITTLE FILMS FESTIVAL

JEUDI DES TOUT-PETITS

Le cinéma Nestor Burma et l’association Odette Louise vous proposent cette séance spécialement amé- nagée pour les plus petits (20 mois – 3 ans). La matinée débutera avec la projection d’une partie des films du programme et sera suivie d’une animation à partager tous ensemble autour des livres et de la Boîte à lire de l’association. Tarif unique : 4,70 €

des

Top Gun : Maverick

De Joseph Kosinski

États-Unis - 2022 - 2h11 - VF & VOSTF

Avec Tom Cruise, Miles Teller, Jennifer Connelly…

Du 29 juin au 12 juillet

Après avoir été l’un des meilleurs pilotes de chasse de la Marine américaine pendant plus de trente ans, Pete “Maverick» Mitchell continue à repousser ses limites en tant que pilote d’essai.

Il refuse de monter en grade, car cela l’oblige- rait à renoncer à voler. Il est chargé de former un détachement de jeunes diplômés de l’école Top Gun pour une mission spéciale qu’aucun pilote n’aurait jamais imaginée. Lors de cette mission, Maverick rencontre le lieutenant Bradley “Roos- ter” Bradshaw, le fils de son défunt ami, le navi- gateur Nick “Goose” Bradshaw. Face à un avenir incertain, hanté par ses fantômes, Maverick va devoir affronter ses pires cauchemars au cours d’une mission qui exigera les plus grands des sacrifices.

De cet hommage au cinéma rétro des années 1980 émane une certaine jubilation. Les scènes d’entraîne- ment et la mission dans le canyon, à très basse alti- tude, rappellent l’attaque de l’Étoile de la mort dans Star Wars et sont à couper le souffle. Télérama

Top Gun : Maverick permet à Tom Cruise d’inter- roger sa propre légende pour mieux affirmer qu’il est

le meilleur. Un blockbuster d’artisans honnête, géné- reux, et bourré de classe. Écran Large

Deux ou trois grandes scènes, une belle idée, cela suffit parfois à faire un grand blockbuster, et c’est ici le cas, tant Top Gun : Maverick parvient à sublimer ses moments clés malgré un liant plutôt convenu.

Les Inrockuptibles

Sélection Officielle - Hors Compétition – Cannes 2022

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À L’AFFICHE À PARTIR DE LA SEMAINE DU 13/07

CINÉ-P’TIT DÉJ EN MUSIQUE VEN 22/07 À 10H

Incroyable mais vrai

De Quentin Dupieux France - 2022 - 1h14

Avec Alain Chabat, Léa Drucker, Benoît Magi- mel, Anaïs Demoustier…

Elvis

DeBaz Luhrmann

Australie - 2022 - 2h39 - VF et VOSTF Avec Austin Butler, Tom Hanks, Olivia DeJonge, Helen Thomson…

Detective Conan : la fiancée de Shibuya

De Susumu Mitsunaka

Japon - 2022 - 1h50 - Animation - VF et VOSTF

Swing

De Tony Gatlif

France / Roumanie - 2001, ressortie 2022 - 1h27 Avec Tchavolo Schmitt, Lou Rech, Mandino Rein- hardt, Abdellatif Chaarani, Fabiène Mai, Ben Zimet

Perdu ? Retrouvé !

De Philippe Hunt d’après le livre jeunesse d’Oliver Jeffers

Suisse / France / Grande-Bretagne - 2010 - 41min - Animation - vf

En avant programme : Pink Nanuq – Le silence sous l’écorce

À partir de 3/4 ans Programmé du 20 au 24 juillet

Par un beau matin d’automne dans une petite ville du bord de mer, la sonnette retentit chez un jeune garçon : derrière la porte se trouve un pingouin ! Après de multiples tentatives pour se débarrasser de ce visiteur inattendu, le garçon décide finalement de le ramener chez lui… Nous voilà partis dans l’histoire émou- vante et loufoque de l’amitié qui naît entre un petit garçon et un pingouin.

Perdu ? Retrouvé ! est sans conteste l’un des plus beaux programmes sortis en salle ces dix dernières années. Précédé de deux courts métrages tout aussi magnifiques, Perdu? Retrouvé! est l’adaptation poi- gnante et soignée du livre Lost and Found de l’anglo- saxon Oliver Jeffers, paru en 2005 et devenu un best- seller dans le monde entier. La réalisation du film est

à l’image des illustrations du livre : épurée, servie par de très belles couleurs et pleine de douceur. Un petit bijou de la littérature enfantine, devenu un petit bijou du cinéma. C.L.

DANS LE CADRE DE LA JOURNÉE

« PARTIR EN LIVRE »

Accueil petit déjeuner à partir de 9h30, début de projection 10h.

Cette nouvelle édition de « Partir en livre » met l’amitié à l’honneur. Dans ce cadre, nous sommes heureux de vous proposer de (re)découvrir ce très beau programme mais également de vous accueil- lir autour d’un petit déjeuner convivial en musique avant la projection. Suite à la séance, nous vous emmènerons au parc Dioscoride où vous attendront toutes les animations proposées par la Médiathèque W. Shakespeare, l’association Odette Louise, la Mai- son pour tous Marie Curie et leurs partenaires dans le cadre de cette journée festive

(Tout le programme sur : www.odette-louise.fr)

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Références

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