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Insémination artificielle et production laitière bovine: répercussions d'une biotechnologie sur une filière de production

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Academic year: 2021

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Insémination artificielle et production laitière bovine:

répercussions d’une biotechnologie sur une filière de production

J. Mallard, J.C. Mocquot

To cite this version:

J. Mallard, J.C. Mocquot. Insémination artificielle et production laitière bovine: répercussions d’une biotechnologie sur une filière de production. Productions animales, Institut National de la Recherche Agronomique, 1998, 11 (1), pp.33-39. �hal-02694752�

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* Institut de lÕElevage, 149, rue de Bercy, 75012 Paris

artificielle

et production laiti•re bovine : rŽpercussions dÕune biotechnologie sur une fili•re

de production

Le mot Ç biotechnologie È est majoritairement dŽclinŽ au futur. LancŽ par les mŽdias avec un rŽel bonheur, il est devenu synonyme de modernisme, dÕefficacitŽ, dÕavenir. Il induit Žgalement un

questionnement sur lÕutilisation de lÕincontestable pouvoir que sa ma”trise procure. Les consŽquences de lÕintroduction dÕune technique nouvelle, surtout si elle est tr•s efficace, ne sont pas faciles ˆ cerner.

Les plus importantes semblent •tre les moins directes, donc les moins faciles ˆ prŽvoir. Il nous a semblŽ intŽressant dÕŽtudier un cas assez ancien pour que les effets aient pu pleinement se dŽvelopper et que lÕon dispose du recul nŽcessaire ˆ leur analyse : lÕirruption, dans lÕimmŽdiat apr•s-guerre, de lÕinsŽmination artificielle dans la production laiti•re bovine. DŽjˆ en 1983, le colloque Ç InsŽmination artificielle et

amŽlioration gŽnŽtique È (Anonyme 1983), organisŽ par lÕINRA les 23 et 24/11/83 ˆ Toulouse permettait dÕen faire un bilan tr•s documentŽ.

RŽsumŽ

LÕinsŽmination artificielle ˆ partir du sperme congelŽ de taureau est une des plus anciennes biotechnologies, apparue dans les annŽes 40. Elle a induit des modifica- tions profondes dans les pratiques et les structures de la fili•re bovine laiti•re.

LÕarticle en fait un recensement, en allant des plus immŽdiates aux plus indi- rectes. Elles vont de la crŽation de marges liŽes ˆ la disparition des taureaux de lÕexploitation jusquÕˆ lÕintŽgration de lÕŽleveur dans un rŽseau de relations profes- sionnelles. Il devient ainsi un acteur et le bŽnŽficiaire dÕune sŽlection collective particuli•rement efficace. Mais ce canal ouvre au-delˆ la voie ˆ la pŽnŽtration du progr•s technique et ˆ la prise en charge des intŽr•ts collectifs. On essaie de dŽmontrer que ce ne sont pas forcŽment les consŽquences les plus directes qui ont ŽtŽ les plus importantes, concluant quÕil est sans doute bien difficile de prŽvoir lÕimpact de biotechnologies rŽcentes.

Un taureau est capable, en cas de besoin, de rŽaliser plusieurs co•ts (entre 3 et 5 raisonna- blement) par jour. Sa gestion ˆ long terme conduit cependant ˆ rŽduire considŽrablement ce rythme. De plus, les venues en chaleur des vaches ne sont pas rŽparties de fa•on uni- forme sur lÕannŽe, surtout si, par exemple

pour bŽnŽficier de cours hivernaux plus ŽlevŽs du lait, certains regroupements des v•lages sont recherchŽs. Le taureau passe de pŽriodes de surmenage sexuel ˆ de longs repos impro- ductifs. On consid•re gŽnŽralement quÕun tau- reau de monte naturelle ne peut satisfaire les besoins que de 30 ˆ 50 vaches.

Le nombre de spermatozo•des libŽrŽs par un Žjaculat de taureau (de lÕordre de 5 milliards) est tr•s largement supŽrieur aux besoins de la fŽcondation. DŽposŽe par voie cervicale, une aliquote de trois millions de spermatozo•des, voire beaucoup moins, suffit. En pratique, par mesure de sŽcuritŽ, une dose dÕinsŽmination congelŽe en contient vingt millions. De sorte que, diluŽ avec un tampon adŽquat et frac- tionnŽ, un seul Žjaculat peut fŽconder quelques centaines de femelles. La congŽla- tion des doses de sperme dŽconnecte la col- lecte de lÕutilisation. Elle autorise un rythme de prŽl•vements planifiŽ et optimal (entre 2 et 6 prŽl•vements hebdomadaires). En dŽfini- tive, un taureau peut, thŽoriquement, engen-

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drer dans sa vie de reproduction plus de 100 000 descendants. En fait, si certains taureaux fameux dŽpassent nettement ces chiffres, la moyenne actuelle est de 6 ˆ 8 000.

CÕest au lendemain de la derni•re guerre quÕa vŽritablement dŽmarrŽ lÕinsŽmination artificielle bovine, avec la crŽation en 1945 des premi•res coopŽratives. Le nombre dÕactes approchait les 5 millions en 1960 pour plafonner ˆ 7,8 en 1969 (Bougler 1983).

Il a subi depuis un dŽclin rŽgulier, parall•le ˆ la rŽduction du nombre de vaches, rŽcem- ment accŽlŽrŽe par la politique des quotas laitiers.

D•s 1968 la quasi totalitŽ (96 %) des insŽ- minations artificielles (IA) Žtait rŽalisŽe en semence congelŽe. Le taux de rŽussite (non retour en chaleur apr•s trois mois) pour une insŽmination Žtait de 65 % en 1965. En cas dÕŽchec de cette Ç IA premi•re È, une ou plu- sieurs rŽpŽtitions gratuites de la m•me insŽ- mination sont assurŽes. Le taux de rŽussite devient alors comparable, voire un peu supŽ- rieur ˆ celui de la monte naturelle. Excel- lentes dŽjˆ ˆ cette Žpoque, les performances de la technique ont peu progressŽ depuis.

1 / ConsŽquences

de lÕinsŽmination artificielle au niveau dÕun Žlevage

Un m‰le exploitŽ via lÕinsŽmination artifi- cielle est Žvidemment beaucoup plus cožteux que le taureau Ç vaquant librement ˆ ses occupations È dans un troupeau. Son Žlevage tr•s surveillŽ en station, le prŽl•vement et le conditionnement des doses de semence, le

dŽplacement dÕun technicien de lÕinsŽmination alourdissent considŽrablement la facture.

Mais la rŽpartition sur un nombre bien supŽ- rieur dÕactes facturŽs en diminue le cožt uni- taire.

Un taureau de monte naturelle constitue en premi•re approximation un cožt fixe (alimen- tation, amortissements, travail). Le prix dÕune saillie de monte naturelle dŽcro”t donc selon une fonction inverse de lÕeffectif de femelles du troupeau (figure 1).

La paritŽ avec le prix de lÕIA est atteinte pour un troupeau dÕenviron 30 vaches. Tous les Žleveurs, et ils Žtaient lÕimmense majoritŽ apr•s-guerre, dont lÕeffectif de troupeau est infŽrieur ont donc un intŽr•t financier direct ˆ supprimer un taureau dont ils nÕutilisent que tr•s partiellement les possibilitŽs. Les faits ont confirmŽ ces calculs thŽoriques (Barillet et al 1984). D•s 1970, le recours ˆ lÕIA Žtait deux fois plus frŽquent pour un Žlevage de 10 vaches que de 40 (80 % contre 35 %). Depuis cette date, la taille des troupeaux a beaucoup augmentŽ jusquÕˆ lÕinstauration des quotas laitiers. Mais ces conclusions restent valables.

On voit que, d•s ses dŽbuts, lÕinsŽmination artificielle sÕest imposŽe comme un facteur direct dÕamŽlioration de la marge financi•re dans les exploitations petites et moyennes.

Les sommes mises en jeu ne sont pas nŽgli- geables : de lÕordre de 2 % de la recette pour un troupeau de 20 vaches en 1996, ce qui peut reprŽsenter 10 % de la marge brute dÕexploi- tation.

CÕest une situation tr•s particuli•re : les biotechnologies plus rŽcentes (transferts dÕembryon, fŽcondation in vitro...), beaucoup plus sophistiquŽes et cožteuses, ne peuvent prŽtendre concurrencer directement la repro- duction naturelle. DÕautre part, en Žlevage laitier, la traite biquotidienne, si prenante par ailleurs, fournit lÕoccasion de dŽtecter les chaleurs et donc de dŽcider de lÕinsŽmination.

En Žlevage de bovins ˆ viande, cette observa- tion rŽguli•re effectuŽe sur parcours est une surcharge de travail quÕun taureau de monte naturelle Ç se fait un plaisir È dÕassumer. Il faut sans doute y voir lÕune des nombreuses raisons du relatif dŽsintŽr•t pour lÕinsŽmina- tion artificielle dans cette spŽculation.

DÕautres raisons, notamment dÕordre gŽnŽ- tique que nous allons dŽvelopper maintenant, sont venues se surajouter, conduisant ˆ la gŽnŽralisation de lÕIA dans des Žlevages de taille tr•s supŽrieure.

2 / La participation

aux actions collectives dÕamŽlioration gŽnŽtique

2.1 / LÕimportance du m‰le

En Žlevage laitier, on renouvelle quasiment une vache sur trois tous les ans. La prolificitŽ des femelles est faible (un veau femelle tous

INRA Productions Animales, janvier 1998

34 / J. MALLARD, J.-C. MOCQUOT

LÕinsŽmination artificielle a ŽtŽ adoptŽe tr•s rapidement dans les Žlevages laitiers de taille moyenne car son cožt Žtait tr•s faible en regard

de lÕentretien dÕun taureau.

100 200 300 400

Coût d'une saillie (F)

20 40 60

Effectif de vaches Prix moyen d'une insémination artificielle Taureau de

monte naturelle

Figure 1. Coût d’une saillie de monte naturelle en fonction de l’effectif du troupeau.

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les deux ans en thŽorie), laissant peu de possi- bilitŽs de sŽlectionner parmi les gŽnisses de remplacement. Le gain gŽnŽtique dŽpend donc essentiellement de la valeur gŽnŽtique des taureaux utilisŽs. Par ailleurs, la faible taille des troupeaux conduit ˆ rechercher ces reproducteurs ˆ lÕextŽrieur de lÕŽlevage pour Žviter les effets dŽfavorables de la dŽrive gŽnŽtique (perte alŽatoire des mutations naturelles dont lÕapparition incessante permet lÕŽvolution des populations) et de la consan- guinitŽ.

Il est donc capital de pouvoir comparer tr•s prŽcisŽment les niveaux gŽnŽtiques de tau- reaux issus dÕŽlevages diffŽrents. Or, les Žcarts de performances entre Žlevages ou entre individus sont tr•s majoritairement dus aux diffŽrences de milieu dÕŽlevage (alimenta- tion, pathologies, techniques dÕŽlevage...) : de 70 ˆ 80 % dans le cas des caract•res laitiers dÕintŽr•t Žconomique. Le choix dÕun reproduc- teur sur la base de ses seules performances ˆ lÕintŽrieur de son Žlevage prŽsente donc un risque important dÕattribuer ˆ la gŽnŽtique une supŽrioritŽ due en fait au seul milieu, alors que le gam•te ne vŽhicule que des g•nes.

CÕest la situation pratique qui prŽvalait avant lÕIA, o• le commerce des taureaux de monte naturelle Žtait le fait dÕŽlevages rŽputŽs tout autant sinon davantage pour leur qualitŽ technique et leur savoir-faire commercial que pour leur niveau gŽnŽtique rŽel.

2.2 / Les connexions gŽnŽtiques entre troupeaux

Pour lever cette confusion entre effets de la gŽnŽtique et du milieu, lÕun des moyens consiste ˆ crŽer des Ç connexions gŽnŽtiques È.

Concr•tement cela signifie que certains ani- maux, ou leurs gam•tes, sont utilisŽs simulta- nŽment dans les diffŽrents Žlevages. Plus ces Žchanges sont nombreux et meilleure est la qualitŽ de la comparaison gŽnŽtique des ani- maux.

La dilution du sperme autorise la diffusion simultanŽe dans un tr•s grand nombre dÕŽle- vages dÕun nombre rŽduit de taureaux. La congŽlation permet de les utiliser longtemps, au-delˆ m•me de leur disparition (cÕest la dŽgradation du plastique des Ç paillettes È qui les contiennent plut™t que celle des gam•tes qui g•ne lÕutilisation des doses les plus anciennement stockŽes). Quasiment gŽnŽrali- sŽe d•s les annŽes 70 dans les troupeaux lai- tiers, lÕIA constitue de ce fait un puissant outil de connexion entre les Žlevages. Le recours ˆ 30 % dÕinsŽminations artificielles judicieusement planifiŽes permet aux mŽthodes modernes dÕindexation dÕŽtablir des comparaisons fiables entre animaux dÕŽle- vages diffŽrents.

La connexion permet donc ˆ un Žleveur de rechercher le meilleur m‰le, non plus dans son propre troupeau, mais dans lÕensemble de la race. Les chances de trouver un taureau gŽnŽtiquement tr•s supŽrieur sont ainsi considŽrablement augmentŽes.

2.3 / Le testage sur descendance

Dans ce contexte de comparaison Žlargie ˆ la race, les taureaux qui appara”tront comme les meilleurs seront tr•s recherchŽs et large- ment utilisŽs. Le cožt dÕune erreur dÕŽvalua- tion de la qualitŽ gŽnŽtique dÕun m‰le est considŽrable. Il justifie lÕinvestissement de moyens importants pour parvenir ˆ une esti- mation (on dit un Ç index de sŽlection È) aussi fiable que possible.

LÕIA fournit une solution ˆ cette exigence quÕelle a gŽnŽrŽe : le testage ou sŽlection sur descendance. Il consiste ˆ crŽer par insŽmi- nation pour chaque taureau candidat un Žchantillon de descendants judicieusement rŽpartis dans un Žchantillon des Žlevages.

Leurs performances pour les caract•res dont lÕamŽlioration est souhaitŽe sont observŽes.

Elles renseignent sur la qualitŽ des g•nes transmis par le taureau. La connexion per- met dÕŽliminer dans le calcul des index les effets non gŽnŽtiques. La prŽcision obtenue est remarquable : ˆ partir des productions laiti•res contr™lŽes dÕune quarantaine de filles elle atteint dŽjˆ 70 % (coefficient de dŽtermination CD = 0,70).

Ce nÕest quÕˆ lÕissue de ce processus, qui dure 6 ˆ 8 ans, que les meilleurs des taureaux testŽs sont mis en service intensif par insŽmi- nation. Leur tr•s large diffusion, permet dÕamortir sur un grand nombre dÕunitŽs les dŽpenses consenties pour le testage.

3 / Organisation et rŽsultats dÕune sŽlection collective

3.1 / La loi sur lÕElevage

LÕessentiel de lÕamŽlioration gŽnŽtique est ainsi devenu sous lÕeffet de lÕinsŽmination artificielle une opŽration collective conduite ˆ lÕŽchelle dÕune race. LÕimportance des enjeux a conduit d•s 1966 le lŽgislateur ˆ tracer un cadre rigoureux ˆ sa mise en Ïuvre (Bougler 1992). LÕobjectif Žtait dÕorganiser collective- ment lÕamŽlioration gŽnŽtique des esp•ces de gros animaux domestiques et de garantir ˆ lÕŽleveur individuel la qualitŽ gŽnŽtique et sanitaire des reproducteurs auxquels chacun devait avoir un libre acc•s.

Pour cela, la loi distingue dÕun c™tŽ les Ç centres de production de semence È qui ont chacun la responsabilitŽ de conduire des pro- grammes de testage de taureaux dÕIA amŽlio- rateurs. Ils proposent sur un marchŽ concur- rentiel des doses dÕIA. Par ailleurs, des Ç centres de mise en place de la semence È doi- vent, en contrepartie dÕune exclusivitŽ territo- riale, garantir un approvisionnement rŽgulier des Žleveurs en semences de taureaux amŽlio- rateurs quelle que soit leur origine. Les insŽ- minations nŽcessaires au testage par les centres de production sont rŽalisŽes sous contrat par les centres de mise en place, sous la forme dÕunions de coopŽratives dÕIA.

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Le minist•re de lÕAgriculture agrŽe les centres dÕinsŽmination, agrŽe les programmes de testage et de sŽlection, agrŽe les taureaux mis ˆ lÕŽpreuve puis les taureaux utilisŽs sur la base dÕune valeur gŽnŽtique prouvŽe et suf- fisamment prŽcise (CD > 0,70), et enfin dŽlivre les licences de chef de centre ou dÕinsŽ- minateur.

La loi de 1966 compl•te ce dispositif par la mise en place des contr™les de performances et de lÕenregistrement de lÕŽtat-civil. Elle prŽ- voit surtout une centralisation de la gestion et de lÕanalyse des donnŽes correspondantes.

Les calculs des index de sŽlection ont ŽtŽ confiŽs ˆ lÕINRA, chargŽ dÕassurer une moder- nisation constante des mŽthodes dÕŽvaluation et garant aupr•s des utilisateurs de lÕobjecti- vitŽ des rŽsultats. Elle comportait enfin un ensemble de dispositions financi•res dÕaccom- pagnement qui sont Žgalement ˆ lÕorigine de son efficacitŽ.

3.2 / Des rŽsultats probants

Cette organisation collective de la crŽation et de la diffusion du progr•s gŽnŽtique par lÕIA, sÕest avŽrŽe efficace. La figure 2 montre lÕŽvolution de la quantitŽ de lait par lactation

dans trois races. Frisonne Pie Noire et Mont- bŽliarde ont ŽtŽ sŽlectionnŽes pour ce carac- t•re selon le schŽma mis en place par la loi de 1966. Race spŽcialisŽe pour la production de viande et sŽlectionnŽe selon dÕautres crit•res, la Salers nous sert ici de tŽmoin. M•me sÕil est certain que le progr•s gŽnŽtique et lÕIA nÕen sont pas seuls responsables, ils sont nŽanmoins largement ˆ lÕorigine de la rup- ture de pente observŽe ˆ partir de 1975 (le dŽcalage entre la promulgation de la loi et le dŽcollage du progr•s gŽnŽtique correspond exactement ˆ la durŽe du processus de tes- tage). Les bilans Žtablis par lÕINRA et lÕInsti- tut de lÕElevage (Anonyme 1996) Žvaluent ˆ 112 kg de lait par vache et par an le progr•s gŽnŽtique annuel moyen rŽalisŽ sur les quinze derni•res annŽes pour les vaches de race PrimÕHolstein (nouveau nom de la Fri- sonne Pie Noire). Une simulation thŽorique montre que, rŽalisŽe sans recours ˆ lÕIA, la sŽlection ne permettrait gu•re de dŽpasser le quart de cette valeur.

De fa•on assez gŽnŽrale dans diverses spŽ- culations, tant dans le r•gne animal que vŽgŽ- tal, ˆ long terme le progr•s gŽnŽtique est res- ponsable de la moitiŽ du progr•s technique global. Ce ratio atteint 2/3 dans les annŽes les plus rŽcentes pour la production du lait en France.

3.3 / Des rŽsultats Žconomiques accessibles ˆ tous

Ces gains gŽnŽtiques ont ŽtŽ acquis gr‰ce ˆ la participation du plus grand nombre dÕŽle- veurs (50 % des Žleveurs possŽdant 70 % du cheptel) constituant Ç la base de sŽlection È, au prix dÕinvestissements importants de la part des coopŽratives et des centres de pro- duction de semence. Le cožt moyen dÕun tau- reau laitier indexŽ est de lÕordre de 300 000 F et seulement un taureau sur dix est ensuite utilisŽ intensivement pour produire en moyenne 100 000 descendants.

Le bŽnŽfice de ces rŽsultats est en revanche accessible ˆ tous les Žleveurs par lÕacc•s par lÕIA ˆ lÕensemble de la gamme des taureaux.

Ainsi on utilise chaque annŽe en France de lÕordre de 6 000 taureaux pour rŽaliser 5 mil- lions dÕIA, mais la moitiŽ de celles-ci sont le fait des 100 meilleurs. Ainsi rŽparti sur un nombre important dÕactes, le cožt unitaire des opŽrations de sŽlection des m‰les ne reprŽsente que 80 F sur un prix moyen de lÕIA premi•re de 230 F. CÕest sans commune mesure avec les progr•s attendus qui se chif- frent par centaines de litres de lait par lacta- tion.

Ces progr•s annuels se cumulant sans cesse, lÕimpact de la sŽlection sur une dŽcen- nie se compte en milliards de francs. Ils conduisent dans un premier temps ˆ une amŽlioration des marges des exploitations agricoles. Mais en fin de compte, cÕest le consommateur qui en bŽnŽficie : depuis 20 ans, le prix du lait payŽ ˆ lÕagriculteur est restŽ stable, au voisinage de 2 F par litre.

INRA Productions Animales, janvier 1998

36 / J. MALLARD, J.-C. MOCQUOT

LÕinsŽmination artificielle a permis dÕorganiser lÕamŽlioration gŽnŽtique ˆ lÕŽchelle de la race et de diffuser tr•s largement les gains gŽnŽtiques obtenus.

Salers

(race productrice de viande)

Frisonne Pie Noire

Montbéliarde

1960 1970 1980 1990 Année

5000

4000

3000

Production (kg lait)

Figure 2. Evolution de la production laitière en races spécialisées.

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3.4 / La mondialisation du marchŽ

des reproducteurs

Les doses congelŽes garantissent une dispo- nibilitŽ absolue dans le temps (recours le jour voulu ˆ un taureau, m•me sÕil est dŽjˆ dŽcŽdŽ) et lÕespace (doses importŽes par avion de tout point du monde).

Moins Žvidents mais tout aussi rŽels sont les avantages sanitaires. Le co•t est potentiel- lement vecteur de nombreuses maladies qui ont justifiŽ une floraison de rŽglementations, pas totalement efficaces, sur la monte natu- relle publique. LÕinsŽmination artificielle rŽduit considŽrablement les risques de trans- mission dÕagents pathog•nes. M•me si lÕon ne peut attribuer ˆ la seule IA ce phŽnom•ne, on a par exemple constatŽ que la prŽvalence de la Trichomonose avait chutŽ de 8,0 ˆ 2,8 % entre 1957 et 1975. Les limitations internatio- nales au commerce dÕanimaux vivants sÕap- puient souvent sur des argument sanitaires, m•me sÕil sÕagit parfois dÕalibis commodes pour contourner les r•gles du libre Žchange.

Les doses de semence sont moins exposŽes ˆ ces fermetures de fronti•re.

CumulŽs, ces divers atouts ont conduit ˆ la mondialisation du marchŽ des semences. Le commerce des embryons congelŽs est venu concurrencer depuis le dŽbut des annŽes 1980 cette fonction de lÕIA : ils vŽhiculent un gŽnome diplo•de complet, alors que les sper- matozo•des sont des gam•tes, et donc nÕam•- nent que la moitiŽ du gŽnome dÕorigine. Mais lÕavantage comparatif en termes de cožts est considŽrable et lÕIA reste un vecteur privilŽgiŽ du commerce de la gŽnŽtique.

3.5 / Les Ç risques È

de lÕinsŽmination artificielle

On temp•re parfois ce bilan en Žvoquant les risques inhŽrents ˆ cette diffusion massive des g•nes dÕun petit nombre de reproducteurs tr•s performants. Effectivement, chacun des taureaux du Ç Top 20 È mondial de grandes races comme la Holstein, fournit entre 300 000 et 500 000 doses. Cela ne suffit dÕailleurs m•me pas ˆ couvrir la demande : des solu- tions fort cožteuses (insŽmination en semence fra”che qui autorise des dilutions supŽ- rieures), voire encore prospectives (clonage), sont envisagŽes tant les enjeux financiers sont importants.

Une erreur dans les choix prend tr•s vite des proportions considŽrables. Prenons lÕexemple du BLAD. Il sÕagit dÕune anomalie gŽnŽtique monofactorielle rŽcessive induisant une immunodŽficience lŽtale. Elle a effective- ment ŽtŽ dissŽminŽe en deux dŽcennies ˆ partir dÕun taureau (Ivanhoe) nŽ aux USA (figure 3).

Mais cÕest lˆ un proc•s que lÕon peut faire ˆ toute augmentation des possibilitŽs dÕaction de lÕhomme sur la nature. En rŽalitŽ, on abou- tit, ˆ lÕinverse, ˆ une sŽcurisation accrue. Tous les m‰les dÕinsŽmination font lÕobjet de tests nombreux et sophistiquŽs, hors de portŽe du

budget dÕun Žlevage. On peut ainsi garantir une qualitŽ technique et sanitaire, et une rŽgularitŽ de rŽsultats auxquelles on sÕest bien vite accoutumŽs.

Bien sur, le risque zŽro nÕexiste pas. Mais les nouvelles technologies fournissent des outils efficaces pour effectuer les corrections nŽcessaires. Dans le cas du BLAD, cÕest lÕŽten- due rapide (ˆ lÕŽchelle de lÕintervalle de gŽnŽ- ration de cette esp•ce) du probl•me qui a per- mis sa caractŽrisation molŽculaire et la mise en place dÕun test de dŽpistage. Sa progres- sion a ainsi pu •tre immŽdiatement stoppŽe et sa disparition amorcŽe (figure 3). Le plateau actuellement observŽ est un effet retard liŽ ˆ la vitesse de rotation du cheptel femelle. LÕŽli- mination de lÕanomalie gŽnŽtique est annon- cŽe pour 2006.

Parmi les proc•s faits de fa•on rŽcurrente ˆ cette technique figure Žgalement la dispari- tion dÕun tr•s grand nombre de races. Indiscu- tablement, lÕIA a contribuŽ ˆ creuser lÕŽcart technique entre ceux qui sŽlectionnaient effi- cacement vers un objectif pertinent (Colleau 1992) et les autres. Fluidifiant les Žchanges de reproducteurs, elle accŽl•re les substitu- tions de races. Mais cÕest avant tout lÕhomogŽ- nŽisation, des techniques dÕŽlevage comme des produits demandŽs, qui permet ˆ une seule race de rŽpondre ˆ la majoritŽ de la demande. Le maintien de la diversitŽ gŽnŽ- tique est une question dÕactualitŽ ˆ laquelle lÕIA apporte bien au contraire des solutions efficaces : la conservation de semences conge- lŽes est lÕun des moyens les plus sžrs et les moins cožteux de sauvetage des races en pŽril, largement utilisŽ dans la pratique.

4 / Les retombŽes sur les structures professionnelles

LÕIA a donc transformŽ une sŽlection rŽali- sŽe essentiellement ˆ lÕintŽrieur de lÕŽlevage et dans son voisinage gŽographique en une activitŽ conduite ˆ lÕŽchelle de la race et au plan international. Trop indirectes pour •tre chiffrables, mais sans doute beaucoup plus importantes pour la modernisation de lÕagri- Figure 3. Fréquence du gène BLAD en race Prim’Holstein.

10

5

0

1984 1988 1992 1996 Année

Fréquence du gène (%)

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culture nationale, sont les incidences sur les structures et la rŽpartition des pouvoirs.

LÕŽmergence de cette activitŽ collective a crŽŽ un assemblage complexe et cohŽrent de structures associant lÕEtat aux organisations professionnelles (UPRA, CNAG, coopŽratives de production et de mise en place, EDE, ARSOE, Contr™le Laitier, etc. : on trouvera une bonne description de cet ensemble dans lÕarticle de Bougler 1992). Le commerce des reproducteurs a quittŽ de plus en plus les cir- cuits traditionnels du nŽgoce et les concours locaux dÕanimaux au profit dÕorganisations coopŽratives rŽgionales et nationales (coopŽ- ratives de mise en place de la semence, de tes- tage). Une grande partie des organisations qui ont structurŽ le monde de lÕŽlevage sont directement issues de la mise en place de ces schŽmas collectifs dÕamŽlioration gŽnŽtique.

DÕautre part, lÕŽlevage individuel sÕest ouvert ˆ des prŽoccupations extŽrieures et col- lectives. La venue rŽguli•re de techniciens (insŽminateurs, contr™leurs laitiers, poin- teurs...) a non seulement vŽhiculŽ le progr•s technique, mais a dŽmontrŽ lÕintŽr•t de conseils extŽrieurs, transmis des idŽes, ouvert les mentalitŽs ˆ lÕidŽe dÕun intŽr•t commun.

Conclusion et perspectives

LÕinsŽmination artificielle chez les races bovines spŽcialisŽes dans la production lai- ti•re constitue un cas un peu ˆ part dans la gamme des biotechnologies. Son cožt et les structures de production dÕalors rendaient dÕemblŽe rentable son utilisation dans les Žle- vages. Ce nÕest pas le cas de la grande majo- ritŽ des biotechnologies plus rŽcentes dont lÕusage ne peut se justifier que pour des opŽ- rations ˆ haute valeur ajoutŽe comme le com- merce, ˆ des prix spŽculatifs, dÕembryons congelŽs dÕanimaux dÕŽlite. Cela explique lar- gement sa prŽvalence exceptionnelle.

Elle a fourni les moyens de crŽer, par sŽlec- tion collective des m‰les, un progr•s gŽnŽ- tique important et de le diffuser efficacement ˆ lÕensemble dÕune fili•re ŽmiettŽe en une multitude dÕexploitations individuelles. M•me sÕil en est peu conscient, le bŽnŽficiaire final en est le consommateur, qui a vu, en termes de pouvoir dÕachat, le prix du litre de lait rŽgresser de fa•on spectaculaire depuis la der- ni•re guerre.

LÕIA a fait de la sŽlection une activitŽ dÕem- blŽe collective. Sa mise en place a obligŽ ˆ fŽdŽrer, ˆ crŽer les conditions psychologiques et techniques dÕune action collective. Elle a conduit ˆ installer des structures profession- nelles qui ont ensuite diversifiŽ leurs champs dÕaction.

Le lecteur peut lŽgitimement se demander si, emportŽs par notre th•se, nous nÕattribuons pas indžment ˆ lÕIA une trop large responsabi- litŽ dans ces Žvolutions. Aussi, pour terminer, nous mentionnerons la menace que lÕŽmer- gence dÕune autre biotechnologie, la transplan- tation embryonnaire, a semblŽ faire peser sur toute cette organisation de la sŽlection.

Le choix du schŽma de sŽlection par testage dans le cas des bovins laitiers est largement liŽ ˆ la faible prolificitŽ de lÕesp•ce. En avicul- ture par exemple, o• une poule peut avoit plus dÕune centaine de descendants dÕun sexe dans lÕannŽe, la sŽlection est essentiellement faite par utilisation des mesures des individus et de leurs collatŽraux. Or la transplantation embryonnaire permet de multiplier le nombre de descendants dÕune femelle particuli•re (une donneuse multi-ovulŽe).

Des chercheurs ont imaginŽ alors des schŽ- mas radicalement diffŽrents, les MOET (Mul- tiple ovulation and egg transfer, Colleau 1985) dont les formes les plus extr•mes sont proches des schŽmas avicoles. Les simulations thŽoriques montrent que, en se basant sur les nombres de descendants obtenus par femelle en laboratoire, les MOET induisent des vitesses de gain gŽnŽtique jusquÕˆ 20 % supŽ- rieures. Les cožts de ces schŽmas sont tr•s ŽlevŽs, mais pas insupportables au regard du prix des reproducteurs dÕŽlite.

En fait, les performances de la mŽthode transposŽe sur le terrain sont infŽrieures et surtout tr•s variables. La supŽrioritŽ atten- due est sans doute beaucoup plus nŽgligeable (Colleau 1985). Des MOET ont ŽtŽ crŽŽs en Hollande et aux USA notamment. En France, des mises en place tr•s partielles, venant en complŽment du schŽma classique, sont ˆ lÕessai.

La rŽvolution nÕaura donc sans doute pas lieu. Mais il est intŽressant dÕimaginer le choc culturel que cela aurait reprŽsentŽ. La tr•s longue opŽration du testage conduit ˆ propo- ser aux utilisateurs des reproducteurs m‰les connus tr•s prŽcisŽment (CD > 0,70). A lÕop- posŽ, le MOET se caractŽrise par une rotation rapide de jeunes animaux tout juste pub•res dont les index sont tr•s imprŽcis. Mais la rŽduction de lÕintervalle de gŽnŽration et la meilleure efficacitŽ de la sŽlection des femelles compensent le baisse de fiabilitŽ.

Pour peu que les performances de la trans- plantation embryonnaire soient un peu supŽ- rieures, lÕusage de taureaux dÕinsŽmination issus de ces schŽmas MOET conduirait ˆ un progr•s gŽnŽtique supŽrieur au niveau de la moyenne raciale. Cependant, pour lÕŽleveur, la situation serait tr•s diffŽrente : les index dŽcrivant le potentiel de ces taureaux sont tr•s imprŽcis, la dŽcision de les utiliser sÕap- parente donc davantage ˆ un Ç pari È. Cer- tains Žleveurs auraient, par malchance statis- tique, utilisŽ un reproducteur apparemment bon mais gŽnŽtiquement mauvais dans la rŽa- litŽ. Il aurait ŽtŽ nŽcessaire de les Ç consoler È en leur expliquant que, certains de leurs voi- sins ayant eu la chance, eux, dÕen trouver de tr•s largement supŽrieurs ˆ ce que lÕon sus- pectait, en moyenne ils Žtaient collectivement gagnants. De toutes fa•ons, pour lÕheure, la loi de 1966 proscrit en France la commercialisa- tion de tels taureaux aux index insuffisam- ment fiables. CÕežt ŽtŽ un exemple intŽres- sant de destruction par une biotechnologie des r•gles induites par la prŽcŽdente.

INRA Productions Animales, janvier 1998

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INRA, Paris.

Abstract

Artificial insemination and dairy cow produc- tion : repercussions of biotechnology in this production sector.

One of the oldest examples of the use of biotech- nology is artificial insemination with frozen sperm from bulls. It began in the 1940Õs. Use of this technique has resulted in major structural changes in dairy cow production systems. This article summarizes these some of developments ranging from the most immediate to the most indirect and extending from the creation of mar- gins relating to the disappearance of bulls from farms to the integration of the farmer into profes- sional networks. Farmers have become both

players and beneficiaries of particularly effective collective selection programs. The changes, howe- ver, go beyond the integration of further techno- logical innovations and collective interest consi- derations. We will try to demonstrate that it is not always the most direct consequences of the intro- duction of a new technology that have been the most important, and conclude that it is difficult to predict the potential impact of recent biotechno- logy developments.

Mallard J., Mocquot J.-C., 1998. InsŽmination artifi- cielle et production laiti•re bovine : rŽpercussions dÕune biotechnologie sur une fili•re de production.

INRA Prod. Anim., 11, 33-39.

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