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Submitted on 1 Jan 1911
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Aberrations dans le miroir parabolique
Jean Blein
To cite this version:
Jean Blein. Aberrations dans le miroir parabolique. J. Phys. Theor. Appl., 1911, 1 (1), pp.996-1003.
�10.1051/jphystap:01911001012099601�. �jpa-00241637�
996
1X
’Nous terminerons cet exposé en indiquant ce que deviennent, pour
un système thermodynamique en équilibre stable, les deux corollaires établis par lord Rayleigh.
PROPOSITION I.
-Si un système thermodynamique esten équilibre
stable sous l’action de forces généralisées données (par exemple
p, T, AI
-f1 j~, toute altération du système dans le sens d’une
diminution d’énergielibre conduit à un nouvel état d’équilibre inoins
PROPOSITION Il. - Si un système thermodynamique en équilibre
est astreint à des déplacements généralisés donnés (par exemple
At,, AS ou àJ7g), toute altération du système dans le sens d’une diminu- tion d’énergie libre conduit à un nouvel état d"équilibre plus stable.
ABERRATIONS DANS LE MIROIR PARABOLIQUE;
Par M. JEAN BLEIN.
On sait que le miroir parabolique est stig)ît(ttique pour un couple
de points conjugués, le point à l’infini sur l’axe et le foyer F. D’ail-
leurs il n’est pas aplanétique pour ces points ; la condition, d’aplané-
tisme d’Abbe des sinus) est, dans le cas actuel, où l’m
des points stigmatiques est rejeté à l’infini et où la lumière se pro-
page constamment dans l’air :
(e, diamètre apparent petit d’un objet à l’indni voisin de l’axe ; y’,
diamètre de l’image correspondante, fournie par les rayons qui
tombent près du sommet du miroir). On déduit de la J :
ce qui n’est évidemment pas réalisé.
Je me propose d’indiquer la position des focales sur un pinceau, parallèle avant réflexion, dont le rayon principal se propage dans un
9plan méridien; le résultat est particulièrement simple. Je détermi- nerai ensuite la forme de la tache d’aberration dans le plan focal
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01911001012099601
lorsque le faisceau parallèle incident est peu incliné sur l’axe; c’est
dans ces conditions que sont utilisés les miroirs paraboliques dans
les télescopes, instruments à champ très restreint.
Focales et caustiques.
-On sait que, par raison de symétrie,
une focale est normale au plan méridien, l’autre dans ce plan. La première, la focale trccnsverse, perce le plan méridien en un point de l’enveloppe des rayons lumineux situés dans ce plan. Considérons
un tel rayon incident BI faisant l’angle 6 avec l’axe 1); le rayon réfléchi fait l’angle 8 avec IF ; un rayon réfléchi en un point voisin
’
FiG. 4.
l’ du plan méridien fait l’angle 0 avec I’F ; ces deux rayons se ren- contrent en T et, par suite de l’égalité des angles en 1 et l’, le qua- drilatère TFII’ est inscriptible et la position limite de T est sur le cercle tangent à la parabole méridienne en 1 et passant par le foyer.
Lorsque le point à l’infini B (et par suite l’angle 0) varie, le point T
décrit ce cercle.
Le point T qui fixe la position de la focale transverse est le point
de contact du rayon réfléchi et de son enveloppe la caust£que.
Cette caustique est définie par les équations :
J. de Phys., 5, série, t. 1. (Décembre
998
Elle a la forme symétrique (à branches paraboliques) indiquée par la fig. 2. Dans la partie qui correspond à la région du miroir voisine du sommet, seule intéressante, elle ne s’éloigne pas trop d’un cercle dont le centre est au foyer. La première nappe de la surface caus-
tique coupe normalement le plan méridien suivant la courbe précé-
dente.
Fm. 2.
La seconde focale, la focale sagittalé, correspond au deuxième
mode de groupement de rayons concourants; sa position est définie
par le point limite où un rayon peu incliné sur le plan méridien perce
ce plan. Soit 1 N la normale en 1 au miroir, N son point de rencontre
avec l’axe (fis. 1 et 3) ; la normale en un point 1, du parallèle de 1
passe aussi par N et le plan d’incidence d’un rayon Bl~ parallèle à BI
coupe le plan méridien suivant NS, parallèle aussi à BI.
Le rayon réfléchi en 1, rencontre donc le plan méridien sur la droite NS ; le point de rencontre limite se trouve en S à l’intersection dela droite NS et du rayon réfléchi IT. Les triangles SIN, TIN sont iso- cèles, comme on le voit à une simple inspection de la ligure ; par
suite, lorsque le point à l’infini B (et par suite l’angle 0) varie, le point S décrit la perpendiculaire FH abaissée du foyer sur la nor-
male en I au miroir.
Le point S qui fixe la position de la focale sagittale est un point
de l’arête de rebroussement de la seconde nappe de la surface caus-
tique ; l’équation de cette arête n’offre pas d’intérêt, sa forme est indiquée par la i, qui représente égal ement la forme de la sur-
face caustique à son voisinage.
Le comct (ecigrette).
-Au point de vue pratique, ce qui importe,
c’est la forme et la grandeur de l’a tache d’aberration dans le plan focal, lorsqu’on utilise des faisceaux plus ou moins ouverts (it assez grand) provenant d’un point à l’infini dont la distance angulaire à
l’axe est très petite 10 petit que u). Dans ce cas, pour
un système centré quelconque, les seules aberrations à considérer sont :
1° slJhériqne, qui est supprimée ici ;
~° Le conta proprement dit ou aigrette.
Prenons les rayons dont les points d’incidence sont sur un, même
parallèle (u constant) ; on dit qu’ils appartiennent à une même zone ;
les rayons réfléchis coupent le plan focal suivant une courbe qui es;t
la courbe d’aberration correspondant à la zone considérée. La th’é0’- rie générale des aberrations (1) montre que, pour le coma, les courbes d’aberration sont des cercles vus du point image fourni par les rayons centraux sous un angle de 60° ; nous allons retrouver direc - tement ce résultat, ce qu’on ne peut pas faire lorsque l’aberratio n
sphérique existe parce qu’elle se superpose alors au coma.
F’ IG. 3,
Dans ce qui suit, nous Considérerons C comme un infiniment petit du premier ordre, et nous négligerons les infiniment petits d’ordre supé-
rieur. Soit 1, le point d’incidence d’un rayon BI, provenant d’un point
à l’infini B du plan méridien ION, situé à une distance angulaire 0
de l’axe. Le point 1, est défini par l’angle
x(fig. 3). La normale en
(1) Voir A. PELLETAN, De l’Eikonal (J. de Phys., il séi°ie, t. YI, p. 782 ; 1907.
1000
1, passe par le point N de l’axe; le segment ON est la sous-normale
et vaut 2f; le segment Iq N vaut u
-u
cons 2
Menons par N la parallèle NO’ au faisceau incident; elle perce le
plan focal en y, le plan du parallèle II, en 0’. Ce point 0’ est, par
hypothèse, à une distance du centre O très petite par rapport au rayon
UI ; l’angle 1, 0’l est égal, à un infiniment petit près, à
«.Le plan d’in-
cidence en I1 n’est autre que le plan 1. NO’; il coupe le plan focal sui-
vant c~M parallèle à O’I, ; l’angle MqJ1I’ est égal à « à un infiniment petit près et, avec la même approximation, l’angle est droit.
Le rayon réfléchi, figuré en 1. SM et dont l’angle avec la normale
est a, fait avec la direction des rayons incidents un angle 2a ; par
suite dans le triangle SCDM, nous avons :
mais
Dans le trièdre de sommet N,
ou, au degré d’approximation admis :
en sorte que :
et finalement :
Le lieu du point 1B1 est donc un cercle de diamètre 91" :
Ce cercle est décrit deux fois par le point M, lorsque 1, parcourt
une fois le parallèle ; le point n’ correspond aux extrémités du dia- mètre méridien IJ, le point ? aux extrémités du diamètre perpendi-
culaire.
Dans la pratique, l’angle u n’est jamais très grand, de sorte que, pour achever le calcul, on peut se borner au premier terme du déve- loppement de chaque ligne trigonométrique ; cela donne :
Quant à l’image fournie par les rayons centraux, on voit facilement
qu’elle est en y, définie par : alors que :
d’où, au degré d’approximation admis :
Le cercle ?y’ est vu du point ?, sous un angle de 60° (fig. 4).
Ainsi le conta présente comme courbes d’aber’rat£on des cercles vus
du point image dû aux rayons centraux sous un angle de 60°.
L’ensemble de ces courbes forme une tache lumineuse en forme
d’aigrette, très intense à la pointe et qui s’estompe assez rapidement.
La longueur maximum de la tache est 3 sa largeur § fOU2.
.
-
Ce résultat, conforme à celui que fournit la théorie des aberra- tions, a été obtenu en faisant les mêmes approximations, à savoir : -.
1° Le point objet B est à une distance angulaire de l’axe e, qui est
très petite ;
1002
2° L’ouverture du faisceau 2n est petite, mais beaucoup plus grande
que 6 ; on ne peut pas, dans le calcul, les considérer comme du même ordre de grandeur.
D’ailleurs, le résultat actuel est un peu plus général, en ce sens
que, même pour des angles u grands, la courbe d’aberration reste un
cercle.
Il reste à fixer par quelques nombres la valeur pratique des consi-
dérations précédentes; je prendrai deux exemples : le télescope de
l’observatoïre de Paris, de im,20 de diamètre et de ’~~,20 de distance
focale, et un télescope de l’observatoire de Meudon, de 1 mètre de
diamètre et de 3 mètres de distance focale.
-1
>