HAL Id: jpa-00246262
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Submitted on 1 Jan 1990
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Caractérisation Raman des contraintes et des défauts d’interface dans GaAs/Si
Adnen Mlayah, Robert Carles, Georges Landa, C. Fontaine, A. Freundlich
To cite this version:
Adnen Mlayah, Robert Carles, Georges Landa, C. Fontaine, A. Freundlich. Caractérisation Raman des
contraintes et des défauts d’interface dans GaAs/Si. Revue de Physique Appliquée, Société française
de physique / EDP, 1990, 25 (9), pp.951-956. �10.1051/rphysap:01990002509095100�. �jpa-00246262�
Caractérisation Raman des contraintes et des défauts d’interface dans
GaAs/Si
A.
Mlayah (1),
R. Carles(1),
G. Landa(1),
C. Fontaine(2)
et A. Freundlich(3)
(1)
Laboratoire dePhysique
des Solides, U.R.A. 74 du C.N.R.S., Université Paul Sabatier, 118 route de Narbonne, 31062 Toulouse Cedex, France(2)
Laboratoired’Automatique
etd’Analyse
desSystèmes,
U.P.R. 8001 du C.N.R.S., 7 avenue du Colonel Roche, 31077 Toulouse Cedex, France(3)
Laboratoire dePhysique
du Solide etd’Energie
Solaire, U.P.R. 10 du C.N.R.S.,Sophia-Antipolis,
rueB.
Grégory,
06560 Valbonne, France(Reçu
le 21 décembre 1989, révisé le 19février
1990,accepté
le 26février 1990)
Résumé. 2014 La
spectroscopie
Raman a été utilisée en condition de résonance dans le cas deplusieurs
hétérostructures
GaAs/Si(100),
pour tester laqualité
cristalline et pour déterminer lesigne,
la valeur, la nature etl’origine
des contraintes dans les couchesépitaxiées.
Lacomparaison
avec le cas d’un échantillon deGaAs/CaF2,
révèle que lesigne
et la valeur de la déformation sont essentiellement liés à la différence des coefficients de dilatationthermique
de la couche et du substrat. Apartir
d’une couche de GaAsbiseautée,
nous avons étudié le
profil
de la densité de dislocations auvoisinage
de l’interface,grâce
à uneanalyse
desformes de raies Raman des modes
longitudinaux
et transversesoptiques. L’épaisseur
de la couchedisloquée
ainsi déterminée est voisine de 7 nm, cette valeur est en bon accord avec celle, obtenue en suivant l’activation du mode TO interdit, de la couche de nucléation
déposée
à bassetempérature
lors dupremier
stade duprocessus de croissance à deux
étapes.
Abstract. 2014 Raman spectroscopy has been
performed
under resonant conditions on severalGaAs/Si(100)
heterostructures to
probe
thecrystalline quality,
thesign,
the value, the nature and theorigine
of the strain present in the GaAslayer.
Thecomparison
with the case of aGaAs/CaF2 sample, clearly
reveals that thesign
and the value of the strain are
mainly
related to the difference between the thermalexpansion
coefficients of thelayer
and the substrate. From a beveledged
GaAslayer,
we have studied the misfit dislocationsdensity profile
in thevicinity
of the interfaceby
means of Ramanlineshapes analysis
of bothlongitudinal
andtransverse
optical
modes. The thickness of the dislocatedlayer
is found to be about 7 nm, a value which is in agreement with the one determined from the forbidden TO mode activation, of the bufferlayer deposited
atlow temperature
during
the two stepgrowth
process.Classification
Physics
Abstracts71.38 - 81.70C
1. Introduction :
principe
de la caractérisation Raman.La
spectrométrie
Raman est unetechnique qui s’appuie
sur un processusoptique
à deuxphotons.
L’analyse
des corrélations entre lesphotons
incidents(énergie E;,
vecteur d’ondeki,
vecteur depolarisa-
tion
ei)
et lesphotons
diffusés(Ed, kd, eà permet
de caractériser les excitations élémentaires créées(pro-
cessus
Stokes)
lors de l’interaction lumière-matériauet à travers elles le matériau lui-même.
Ces corrélations sont traduites par des lois de conservation et des
règles
d’activité.Expérimentale-
ment, une raie Raman livre trois informations : sa
fréquence,
salargeur
de raie(ou plus précisément
saforme)
et sapolarisation.
Sa
fréquence
w, déduite de la loi de conservation :est une
caractéristique
de ladynamique
de réseau dumatériau. Toute modification 039403C9 de cette
fréquence permet
de déduire lesigne
etl’amplitude
d’unecontrainte éventuellement
présente [1].
La mesurecomparée
desdécalages
sur différents modes de vibrationrenseigne
surl’anisotropie
de celle-ci.La
largeur
de raiecorrespondante
rpermet
d’évaluer lalongueur
de corrélation L du mode considéré[2, 3].
Eneffet,
le vecteur de diffusion :Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/rphysap:01990002509095100
952
étant
quasi-nul,
seuls les modes degrande longueur
d’onde sont observables. La
présence
de défauts(dislocations, impuretés) rompt
lasymétrie
detranslation : le mode observé n’est
plus
unphonon (onde plane)
à q = 0 de la zone de Brillouin d’unmonocristal,
mais unpaquet
d’ondes dont les vec- teurs d’onde q sontreprésentatifs
d’un volume de cette zone, dont l’extension croît avec la densité des défauts. Enpremière approximation,
cette extensiondans
l’espace réciproque
est de l’ordre de :L étant directement lié à la distance moyenne entre défauts. Grâce à la connaissance des courbes de
dispersion w (q ),
L est calculable àpartir
del’élargis-
sement
intrinsèque,
del’asymétrie
de la raie Ramancorrespondante [2].
Enfin,
lapolarisation
de cetteraie,
liée à lasymétrie
du mode de vibration et au mécanismed’interaction, peut
être déduite de l’étude desrègles
de sélection. Toute modification de
l’orientation,
due par
exemple
aumaclage [4],
où touteperte
desymétrie
se traduit alors par l’activation de modesqualifiés
d’interdits par référence au cas d’un cristalparfait. Ainsi,
en rétrodiffusion sur une face(100)
d’un cristal de
GaAs,
seul le modelongitudinal optique (LO )
estobservable ; a contrario,
le modetransverse
optique (TO)
est seul observable pourune face
(110).
2. Conditions
expérimentales.
Nous avons mis à
profit
cespossibilités d’analyse spectroscopique
pour étudier laprésence,
la nature,l’origine
et la relaxation des contraintes d’interface dans les hétérostructuresGaAs/Si(100).
Ainsi estprésenté
etinterprété
un ensemble de résultatsexpérimentaux
relatifs à des échantillons dont lescaractéristiques
sont diversesquant
à leurépaisseur
et à leur
technique
d’élaboration :épitaxie
parjets
moléculaires
(EJM)
ou enphase
vapeur(EPVOM).
Le but de cet article est de tester la sensibilité de la
technique
et dedégager
une série d’effets intrinsè-ques liés à la différence des
paramètres physiques
deGaAs et de
Si, indépendamment
de latechnique
etdes conditions de croissance.
L’évolution des coefficients
d’absorption
a 1 et 03B12 de GaAs et deSi,
en fonction del’énergie [5]
estreportée
sur lafigure
1. Dans un processus Ramanune
géométrie
de rétrodiffusion estimposée
par la forteabsorption
de ces matériaux et le volumeexploré
est ainsi limité à uneprofondeur
Raman :Les valeurs de d
reportées
sur lafigure
1 montrentqu’une topographie
enépaisseur,
bien que différen-tielle,
est apriori possible
sur cetype
de matériau.Fig.
1. - Variation des coefficientsd’absorption
enfonction de
l’énergie
pour GaAs et Si. Lesprofondeurs
Raman sont
indiquées
sur lafigure.
[Absorption
coefficients for GaAs and Si versus energy.Raman
depth
are alsoindicated.]
L’originalité
des mesuresprésentées
tient en fait àl’utilisation d’une
énergie
excitatrice de 3 eV(raie 413,1
nm d’un laserKr+) qui présente
dans le cas deGaAs,
un doubleavantage :
d’unepart
de limiter laprofondeur d
à8,5
nm et d’autrepart
de bénéficier de conditions de résonance auvoisinage
de latransition
optique El (2,985
eV à 300K).
L’exalta-tion de la section efficace de diffusion
qui
en résultepermet, malgré
un faible volume dediffusion,
d’éviter un échauffement notable de l’échantillon tout en maintenant une bonne résolution
(2,15 cm-1).
3. Nature et évaluation des contraintes.
3.1 RÈGLES DE SÉLECTION. - Sur la
figure 2,
sontreportés
lesspectres
Raman relatifs à la bandeoptique
de GaAs pour un échantillonépais (e = 4 03BCm)
deGaAs/Si(100)
et obtenus dans des conditions non résonnantes(E;
=2,54 eV ),
en vraierétrodiffusion,
pourquatre configurations
différentes des vecteurs depolarisation.
Lephonon
LO desymétrie 039315 n’apparaît
commeprévu
que dans les deuxconfigurations
où cettecomposante
est autori- sée[4].
D’autrepart,
aucunsignal correspondant
aumode TO de nombre d’onde voisin de 269
cm-1
n’est
enregistré.
Cette stricte obéissance auxrègles
Fig.
2. -Règles
de sélection pour différentesconfigura-
tions des vecteurs
polarisation.
Lepic
de diffusionRay- leigh
montre la résolution del’appareil.
[Selection
rules for differentpolarisation
vectorsconfigur-
ations. The resolution of the apparatus is showned
by
theRayleigh peak.]
Fig.
3. -Comparaison
de la diffusion par lepremier
etsecond ordre
optique
entrel’homoépitaxie (figure
dubas)
et
l’hétéroépitaxie (figure
duhaut).
[First
and second orderoptical scattering comparison
between
homoepitaxy (lower part)
andheteroepitaxy (upper part).]
de sélection prouve la bonne
qualité
cristalline de la couche de GaAsqui,
dans la limite de la sensibilitéRaman,
estcomparable
à celle d’unehomoépitaxie.
3.2 VALEURS DES CONTRAINTES. - Les effets de désordre s’avérant
négligeables
pour la diffusionRaman par des couches suffisamment
épaisses (supé-
rieures à 1
JLm),
la manifestation des contraintes résiduellespeut
être directement déduite des décala- ges de raies. Lafigure
3 montre que ceux-ci étant trèsfaibles,
ils sont évalués parcomparaison
avec lespectre
relatif à unehomoépitaxie enregistré
dansles mêmes conditions
expérimentales (T
= 77K, E;
= 3eV).
Lesspectres
ont été obtenus dans le casd’une incidence
oblique, quasi-brewstérienne, qui permet
ainsi d’activer le modeTO,
le vecteur de diffusionayant
unecomposante
selon[O11].
D’autrepart,
l’excitation en condition de résonancepermet
l’observation de la diffusion au second ordre sousforme
d’harmoniques
de modes LO.Les
décalages
vers les bassesfréquences
des troisraies Raman révèlent la
présence
d’une contrainte extensive dans la couchehétéroépitaxiée. L’ampli-
tude de cette contrainte peut être évaluée
quantitati-
vement selon
[1] :
La levée de la
dégénérescence cubique
due à lacontrainte
permet
d’associer à un modeoptique donné,
un mode dit doublet(D)
et un modesingulet (S). L’analyse
desrègles
de sélection[1] prédit
dansle cas d’une déformation uniaxiale selon la direction de croissance que le mode LO est de
type singulet
alors que le mode TO est de
type
doublet. Cettehypothèse
est confirméeexpérimentalement
par l’observation d’undécalage plus faible,
selon lesformules
ci-dessus,
pour le mode TO. Apartir
desvaleurs
expérimentales :
et
954
on déduit
[1] ]
les valeurs de la déformation dans leplan,
auvoisinage
de lasurface,
et la contrainte Xassociée,
soit :et
L’analyse
duspectre
du secondordre, originale
dans une
expérience
decaractérisation,
vientétayer
les résultats
précédents.
Eneffet,
le mode 2 LOenregistré
dans des conditions derésonance,
corres-pond
en fait à desharmoniques
de modes 1 LO(0393),
le mécanisme d’interaction étant du
type
Frôhlich intrabande[6].
Une estimation dudécalage
enfréquence peut
être menée en tenantcompte
de laprésence
combinée des deuxtypes
de modes(D
etS)
et de leurs
dégénérescences respectives.
La diffé-rence entre 039403C9
(LOs)
et aw(LO D)
étant très faible devant lalargeur
de raie liée aux effetsthermiques
età la
présence
dedéfauts,
seul ledécalage
dubarycentre
de la raie 2 LO est mesurable. Sa valeur est calculée selon :Le
décalage
mesuré de(1,0
±0,2 ) cm- conduit
àune valeur
de ell
=(1,4 ± 0,3 ) .10- 3
en bon accordavec l’estimation
précédente.
L’amplitude
de la contraintedépend
des condi-tions de croissance et de
l’épaisseur
descouches,
mais il convient d’en
préciser l’origine.
3.3 ORIGINE DES CONTRAINTES. - La nature exten- sive de la contrainte ne
peut provenir
dans sonensemble du désaccord de maille de 4 % entre GaAs et
Si,
celui-ci conduisant à unecompression
dans lesplans parallèles
à l’interface. Laspectrométrie
Raman
parmi
d’autrestechniques (photolumines-
cence, diffraction
X)
apermis
de montrer que lacontrainte était très
dépendante
de latempérature,
et que cette
dépendance
étaitimputable
à la diffé-rence des coefficients
d’expansion thermique
entreles deux matériaux. Cette contribution dominante à
température
ambiante[1]
est mise en évidence de manièreoriginale
sur lafigure
4 où sontcomparés
les
spectres
de couches de GaAsdéposés
sur diffé-rents substrats. En
particulier,
bien que le désaccord de maille dans les deuxsystèmes GaAs/Si
etGaAs/CaF2
soientcomparables
ensigne
etampli-
tude
(4
% et3,8 %, respectivement),
lesdécalages
des raies et donc les déformations sont de
signe
etd’amplitude
différents(1,5
x10-3
et -5,6
x10-3, respectivement).
Ces résultats sont en revancheconformes aux différences de leurs coefficients
d’expansion thermique (3,4 10-6
et- 13 x
10-6 K-1, respectivement).
Fig.
4. - Influence de la différence des coefficientsd’expansion thermique
sur la diffusion aupremier
ordrepour diverses
hétéroépitaxies.
[Influence
of the difference of thermalexpansion
coef-ficients on the first order
scattering
for variousheteroepi- taxies.]
4. Relaxation des contraintes et défauts associés.
4.1 ACTIVATION RAMAN PAR LES DÉFAUTS CRIS- TALLINS. - La
présence
d’une bande DATO(TO
Activé par leDésordre)
enrétrodiffusion, l’élargissement
des raies et leurasymétrie,
l’atténua-tion des structures du second ordre par
rapport
à celle dupremier
ordre sont autant de manifestations de larupture
de lasymétrie
de translation dans le cristal. Dans le cas deGaAs/Si,
cesparamètres
ontété
largement
utilisés pour un suivi de l’amélioration des conditions de croissance[7-9].
Un nouvel exem-ple
est donné pour une série d’échantillonsqui
nediffèrent que par
l’épaisseur
de la couche de nucléa- tiondéposée
dans lapremière étape
de croissance[7].
La corrélation entre l’activation Raman du mode DATO parrapport
à celle du mode LD et le taux de dislocations révéléeschimiquement [7]
esttrès nette, comme en
témoignent
les résultats repor- tés dans le tableau I.Ainsi,
la sonde Ramanpermet
de
préciser
quel’épaisseur optimale
de la couche initialepermettant
dans ce processus de croissance(EPVOM)
une minimisation du taux de dislocationsse situe aux environs de 8 nm.
Tableau 1. - Taux de
dislocations,
rapports des intensitésTO/LO
etdécalages
du mode LO enfonction
del’épaisseur
de la couche de nucléation.[Dislocation densities, TO/LO
intensities ratio and LO shifts versus nucleationlayer thickness.]
4.2 EVOLUTION DU NOMBRE DE DÉFAUTS AVEC
L’ÉPAISSEUR. - Selon une
procédure déjà
utilisée[10]
pour cetype
d’hétérostructure mais dont nous avons amélioré la résolutionspatiale
etspectrale,
une série de mesures Raman a été réalisée à
partir
d’un échantillon
(1
03BCm,EJM,
surface vicinale déso- rientée de 2° parrapport
à100>
vers( 110 ) )
biseauté
(03B2
=10-3)
parattaque chimique (cf.
Fig. 5).
Auvoisinage
del’interface,
lessignaux
dusubstrat de Si et de la couche de GaAs sont simultanément
présents ;
l’évolution de leurs intensi- tés relatives estreportée
sur lafigure
5.Moyennant
une modélisation
[11] qui prend
encompte
lespropriétés physiques
des matériaux et toutes lescaractéristiques expérimentales,
onpeut
rendrecompte
de cesévolutions,
comme entémoignent
lescourbes
théoriques reportées
sur cette mêmefigure.
Ce
premier
testpermettant
de contrôler les caracté-ristiques
de l’échantillon(position
del’interface, épaisseur, absorption,
section efficace dediffusion),
l’évolution de la densité de défauts en fonction de la distance z à l’interface
peut
alors être abordée.Celle-ci se déduit de l’évolution des formes de raies.
A titre
d’exemple,
estreportée
sur lafigure
6 cellede la
largeur intrinsèque
r(après
déconvolution de la fonctiond’appareil)
des raies LO et TO : unemême décroissance de
type exponentiel
rendcompte
pour les deux modes du recouvrement
rapide
de lasymétrie
detranslation,
liée à la diminution de la densité dedéfauts,
selon :avec
La valeur
caractéristique 5
déduite de cetype d’ajustement
est voisine de 7 nm ; elle donne un bon ordre degrandeur
de la distance minimale nécessaire pour absorber lamajorité
des dislocations créées à l’interface par le désaccordparamétrique.
Onpeut
remarquer que cette valeur est trèsproche
deFig.
5. -a) Coupe longitudinale
de l’échantillon biseauté montrant lagéométrie
de diffusion.b)
Variation des intensités Raman normées associées au Si et au GaAs en fonction dudéplacement
sur le biseau.L’épaisseur
de lacouche de GaAs est aussi
indiquée.
[a) Longitudinal
cross-section of the beveledsample
show-ing
thescattering
geometry.b)
Variation of the normalized Raman intensities for the Si and GaAspeaks
versus theposition
on the bevel. The thickness of the GaAslayer
isalso
indicated.]
l’épaisseur optimale (8 nm)
de la couche de nucléa- tion nécessaire pour obtenir une bonnequalité
cristalline loin de l’interface.
Enfin, l’analyse
desformes de raie par un modèle de corrélation
spatiale
que nous avons
adapté
au casprésent [11] permet
de déterminer les distances dans leplan
de l’interfacesur
lesquelles
les mouvements des atomes restentcorrélés. A
partir
de résultatsdéjà publiés
concer-nant des
problèmes d’implantation [2],
une valeur de0393LO(0)
=3,7 cm -
1 permet d’estimer cette distance à environ 10 nm, valeur en bon accord avec la distance inter-dislocations nécessaire pourrattraper
le désaccord de maille.Conclusion.
L’ensemble des résultats de
spectrométrie
Ramanobtenus sur de nombreux échantillons de
GaAs/Si(100)
confirme la bonneadaptation
de cettetechnique
à une caractérisation cristalline de cetype
d’hétérostructures. Nous avons montré l’intérêt de travailler en condition de résonance(faible
échauffe-956
Fig.
6. - Variation de lalargeur
des ,modes transversesoptiques (0)
etlongitudinaux optiques (0)
en fonction de la distance à l’interface.[Variation
of transverse(0)
andlongitudinal (2022) optical
mode widths versus the distance from the
interface.]
ment, forte efficacité de
diffusion,
Raman du secondordre),
avec uneprofondeur d’analyse
réduite(topo- graphie
enépaisseur),
en lumièrepolarisée puis analysée (activation
de structures interdites par lesdéfauts)
et en variantl’angle
d’incidence(analyse comparée
surplusieurs modes).
Il convient de noter que la sonde Raman n’est sensiblequ’à
des taux dedéfauts relativement élevés. Au-delà d’une distance inter-défauts
supérieure
àquelques
dizaines de nm, l’effet sur leslargeurs
de raie devientnégligeable.
Son efficacité est limitée à l’étude de matériaux fortement
perturbés,
comme c’est le cas auvoisinage
immédiat d’interfaces à fort désaccord
paramétrique.
Ainsi un certain nombre de
caractéristiques
ont pu être confirmées voire démontrées : la contrainte extensiveprésente
un caractère biaxial dans leplan
de
croissance,
dont la valeur est essentiellementliée,
à
température ambiante,
à la différence entre les coefficientsd’expansion thermique.
Le désaccordparamétrique
se traduit par un taux très élevé de dislocations d’interfacequi
décroît trèsrapidement
avec la
distance,
comme entémoigne
la décroissanceexponentielle
deslargeurs
de raie avec unparamètre caractéristique
inférieur à 10 nm. Bien que les couches conservent une contrainte de l’ordre de0,15 GPa,
une bonnequalité
cristalline(comparable
du
point
de vue de laspectrométrie
Raman à celle d’unehomoépitaxie)
est obtenue avec desépaisseurs
de couches de l’ordre de 1 03BCm, c’est-à-dire
compati-
bles avec de nombreuses
applications.
Remerciements.
Les auteurs remercient A.
Munoz-Yagüe
et A.Rocher pour les nombreuses discussions sur ce
travail.
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