mars 25 avril 16
la 6 e printemps des sciences humaines et sociales richesse
Tout le programme sur :
www.meshs.fr conférences tables rondes rencontres
entrée libre 2014
Rarement il aura été aussi souvent question de la richesse que ces
dernières années. Temps de crise oblige, sans doute. Derrière les propos sur l’affichage outrecuidant des biens, sur la place prépondérante de l’argent et sa main mise sur les désirs, sur le caractère ostentatoire du plaisir et du raffinement, on entend surtout le problème social : comment accepter l’abondance déculpabilisée quand les écarts de moyens se creusent, quand une partie croissante de la population se voit privée de biens élémentaires. Les grandes fortunes se porteraient bien, tandis que les classes moyennes souffriraient d’un déclassement lent et permanent sans parler de ceux rejetés sur les marges et n’alimentant même plus les statistiques. Mais étonnamment, ce qui vaudrait pour les individus (une suspicion à l’égard des riches venant briser un pacte social basé sur un certain respect de l’égalité) ne vaudrait pas pour les États. On regarde avec un peu de distance les États du sud de l’Europe s’affaiblir ou sombrer, on souhaiterait à son propre pays une santé toute nordique ! On l’incite au courage industriel et à l’innovation, à la production de richesses. La concurrence, si délétère au plan social et méritant de fermes compensations (social-démocratie), semble être le fatum d’une économie mondialisée. Si le risque social d’une richesse non partagée est la révolution, le risque mondial d’une richesse et d’une productivité comme modèle de fonctionnement est le dérèglement écologique de la planète. Comment peut-on donc être riche ?
En ces temps de durcissement et d’affolement des discours, animés par un légitime sentiment d’urgence, quelques pas de recul et un moment de réflexion sur ce qu’est la richesse nous ont semblé s’imposer. Il ne fallait pas moins d’un Printemps des SHS pour aborder cette question de société, pour dessiner un parcours dans cette réalité économique, politique, dans cette notion d’éthique et de philosophie.
À ce parcours, nécessairement sinueux, il fallait un point de départ.
Nous avons choisi la nature. Non pas seulement parce que la question
environnementale est omniprésente, mais d’abord parce qu’il s’agit là
du « bien commun » par excellence, de ce qui est donné, à tous, sans
partage ni distinction. Nous avons invité Catherine Larrère (25 mars),
philosophe, dont l’œuvre pense et décrit les rapports entre nature,
richesse et économie. Si l’homme peut se dire riche de la nature,
dont il s’est fait maître et possesseur, est-il bien sûr d’en « maîtriser
la maîtrise »
1? Passe-t-on sans risque majeur de la notion de bien commun à celle de richesse, puis à celle de ressource ? C’est donc par une question d’éthique environnementale tournée vers notre lieu de vie que s’ouvrira ce cycle de réflexion.
La plupart des disciplines des sciences humaines et sociales seront invitées. Nous nous demanderons de quoi nous sommes riches, lorsque nous sommes riches. Être riche se mesure-t-il au fait de satisfaire ses désirs (26 mars), existe-t-il une bonne consommation ? La richesse suppose-t-elle le produit ? Peut-on être riche aussi de ce que l’on donne ? Et si la richesse a bien un sens et une mesure, sommes-nous capables de l’évaluer, en avons-nous les outils (8 avril, sur réservation) ? Nous nous aventurerons du côté des représentations de la richesse au cinéma (27 mars, 3 avril), l’histoire – y compris la plus ancienne (1
eravril) – nous informera sur les richesses littéraires (27 mars, 15 avril) et gustatives – goûter la richesse ne sera pas la moindre des expériences de ce Printemps (15 avril, sur réservation). La question de l’envie sera au programme (3 avril), la question artistique également, ce triangle que l’on souhaiterait vertueux entre richesse, art et collectionneurs (7 avril). Le sport (2 avril) ne saurait être oublié tant il cristallise aujourd’hui la question financière et rejoue tous les ans le géant mercato. On s’interrogera sur les effets de la globalisation (10 avril), sur le tournant du capitalisme (financier) et son incidence sur la vie des entreprises (16 avril), sur les rapports de force, d’exclusion et de domination qu’implique le creusement des écarts de richesse (31 mars). On s’arrêtera sur un phénomène de santé publique qui dépasse de loin les frontières des pays : le riche n’est pas celui qui mange le plus, mais le mieux : l’obésité et son évolution témoignent d’une rupture dans les habitudes alimentaires (9 avril).
Nous invitons le public à nous suivre sur la durée de ce cycle conçu pour les publics les plus larges, car la richesse ne saurait se saisir en un seul coup d’œil. C’est en la parcourant, en saisissant toutes les esquisses proposées ici qu’une vision juste, pondérée, informée s’en dégagera.
Frédéric Gendre
MESHS, médiation scientifique
1 Du bon usage de la nature, Catherine et Raphaël Larrère, Paris 2009
Peut-on parler de richesse naturelle ? Conférence inaugurale de
Catherine Larrère 18h | MESHS, espace Baïetto
Une philosophie de la consommation (richesse et sujet moral) Conférence d’Arnaud Berthoud
18h | IEP (amphithéâtre), Lille
> Partenariat MESHS - IEP Lille
La violence des riches Entretien avec Monique Pinçon-
Charlot et Michel Pinçon 18h | MESHS, espace Baïetto
L’accumulation de richesses : admiration, envie et réprobation
Conférences d’Éléonore le Jallé et Philippe Légé
18h | MESHS, espace Baïetto
Globalisation et montée des inégalités de revenus et de richesse Conférences de François Bourguignon,
Nathalie Chusseau et Camille Landais 18h | MESHS, espace Baïetto
Le prix de l’amour Conférence d’Albert Doja 18h | MESHS, espace Baïetto La richesse en art et les collections Projection et table ronde, avec Alain Fleischer, Nathalie Guiot et Sophie Lévy
18h | MESHS, espace Baïetto
> Partenariat MESHS - UTL Patrimoine, mémoire, monuments à
Rome et dans le monde romain Conférences de Stéphane Benoist, Christine Hoët-Van Cauwenberghe et
Anne Daguet-Gagey 18h | MESHS, espace Baïetto
25 mars
31 mars
3 avril
10 avril 14 avril
7 avril 1
eravril 26 mars
Le programme en un coup d’œil
La richesse et les entreprises Table ronde, avec Ève Chiapello, Nicolas Postel et Philippe Vasseur
18h | MESHS, espace Baïetto Plat de riche, plat de pauvre : lire et
goûter l’Antiquité romaine Conférence et atelier, avec Séverine Clément-Tarantino et Marie-Aimée Barelle
18h | MESHS, espace Baïetto
Obésité : une cuisine sociale ? Rencontre avec Catherine Clarisse, Marie Pigeyre, Monique Romon et
Hélène Verkindt 18h | MESHS, espace Baïetto Évaluer les richesses ?
Conférences et table ronde, avec Jean- Marie Harribey, Bernard Friot, Henri Sterdyniak, Bernard Perret et Alain Caillé
14h | MESHS, espace Baïetto
> Partenariat MESHS - Espace culture Lille 1 Le sport, pour une richesse
responsable ?
Table ronde, Franck Béria, Yannick Leborgne, Leonardo Mataruna
18h | MESHS, espace Baïetto
I Love dollar Atelier cinéma, avec Louisette Faréniaux 10h | MESHS, espace Baïetto
> Partenariat MESHS - UTL L’argent de la vieille
Atelier cinéma, avec Louisette Faréniaux 10h | MESHS, espace Baïetto
> Partenariat MESHS - UTL
Argent et littérature : quelques réflexions sur le XIX
esiècle Table ronde, avec Barbara Bohac, Andrea Del Lungo, Dominique Dupart
et Martine Reid 18h | MESHS, espace Baïetto
16 avril 15 avril | sur inscription
9 avril 8 avril | sur inscription
2 avril 3 avril
27 mars 27 mars
Le programme en un coup d’œil
« En toutes les parties de la Nature, il y a des merveilles », remarquait Aristote, et il lançait une invitation : « entrons sans dégoût dans l’étude de chaque espèce animale : en chacune il y a de la nature et de la beauté. » (Les parties des animaux, I, 5, 645, a). De l’Antiquité à nos jours, la curiosité naturaliste a alimenté un inventaire jamais terminé de la diversité naturelle. Mais au fur et à mesure que s’accroissait la pression d’utilisation de cette nature, on a pu s’interroger sur les motifs et les méthodes d’une curiosité qui ne voit dans cette diversité que des ressources pour l’exploitation humaine. Parler de richesse naturelle n’est-ce pas, loin de la célébrer, méconnaître la valeur de la nature ?
C. L.
Catherine Larrère
professeur émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Spécialiste de philosophie morale et politique, elle s’intéresse aux questions éthiques et politiques liées à la crise environnementale et aux nouvelles technologies.
Elle a publié notamment L’Invention de l’économie au XVIIIe siècle. Du droit naturel à la physiocratie (Paris, PUF, collection Léviathan, 1992), Actualité de Montesquieu (Paris, Presses de Sciences-Po, 1999), Les philosophies de l’environnement (Paris, PUF, collection Philosophies, 1997), Du bon usage de la nature. Pour une philosophie de l’environnement, en collaboration avec Raphaël Larrère, (Paris, Aubier, 1997, réed. Paris, Champs Flammarion, 2009), L’éthique de la vie chez Hans Jonas (Publications de la Sorbonne, 2013).
Présentation
Gabrielle Radica
maître de conférences à l’université de Picardie Jules Verne, chercheuse au CURAPP et membre de l’équipe de direction de la MESHS
Conférence inaugurale
Peut-on parler de richesse naturelle ?
Entrée libre
mardi 25 mars
2014
MESHS
Espace
Baïetto
18 h - 20 h
La science s’est laissée absorber par les questions relatives aux conditions de reproduction sociale, elle s’est penchée sur les formes de distribution du produit au travers des échanges marchands quand elle aurait pu s’interroger aussi sur ce qu’est, ou ce que pourrait être une bonne consommation, un bon usage de la richesse.
Il en résulte que depuis plus de deux siècles, la consommation est plus souvent tenue pour un acte de reproduction de la vie et des forces de chaque être humain. La richesse est, quant à elle, définie à partir du produit. Le bonheur est vu comme un état quantifiable. Pour retrouver une plus juste notion de consommation heureuse, il faut dire au contraire que le don précède la prise, que la consommation est antérieure à la production et que le travail n’est pas d’abord un acte productif, mais une passion où le temps se donne comme temps humain.
A. B.
Arnaud Berthoud
professeur émérite à l’université Lille 1
Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles en histoire de la pensée économique et en philosophie économique – notamment Marx et le travail productif, Aristote et l’argent, ou Essais de philosophie économique. L’ouvrage dont s’inspire cette conférence, Une philosophie de la consommation, est paru aux Presses universitaires du Septentrion (Villeneuve d’Ascq, 2005).
Présentation
Delphine Pouchain
professeur agrégée de sciences économiques, enseignante à l’institut d’études politiques de Lille
Une philosophie de la
consommation (richesse et sujet moral)
Conférence
mercredi 26 mars
2014
IEP, Lille
amphithéâtre
18 h - 20 h Entrée
libre
L’argent de la vieille, de Luigi Comencini, ou l’argent dans tous ses états…
Tous les ans, une vieille milliardaire américaine débarque à Rome où elle habite une villa somptueuse, à proximité d’un bidonville. Elle joue au « scopone scientifico » avec Peppino et Antonia, habitants du bidonville. Mais la vieille gagne toujours… L’argent dans tous ses états : fétiche de papier que caresse Peppino ou capital chéri par la vieille, valeur qui produit de la valeur, invisible à l’écran.
L. F.
Louisette Faréniaux
maître de conférences honoraire en études cinématographiques à l’université Lille 3
L’argent
de la vieille
Atelier cinéma avec l’Université du temps libre
jeudi 27 mars
2014
MESHS Espace Baïetto 10 h - 12 h
Entrée
libre
Le XIXe siècle est volontiers défini comme « le siècle de l’argent » par ses contemporains. Sur ce thème, la littérature n’est pas en reste, loin s’en faut. La plupart des romans, dès Stendhal, sont, entre autres, des romans de l’argent, tandis que les poètes, Baudelaire en tête, n’ont de cesse d’en décliner les figures, ironiques, comiques ou tragiques.
La table ronde aura pour but de faire entendre le thème de la richesse (et son envers, la disette, la pauvreté, la misère) à travers quatre interventions ponctuées de lectures : Balzac, Sand, Lamartine, Mallarmé qui serviront notamment de repères pour en dessiner à grands traits les multiples figures.
M. R.
Avec
Barbara Bohac
maître de conférences en littérature à l’université Lille 3
Andrea Del Lungo
professeur de littérature à l’université Lille 3
Dominique Dupart
maître de conférences en littérature à l’université Lille 3
Martine Reid
professeur de littérature à l’université Lille 3 Présentation
Martine Reid
Argent et littérature :
quelques réflexions sur le XIX e siècle
Table ronde
jeudi 27 mars
2014
MESHS Espace Baïetto 18 h - 20 h
Entrée
libre
Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d’un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d’intensification multiforme de la violence sociale.
Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d’une grande agression sociale, d’un véritable pilonnage des classes populaires : un monde social fracassé, au bord de l’implosion.
Loin d’être l’œuvre d’un « adversaire sans visage », cette violence de classe, qui se marque dans les têtes et dans les corps, a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d’un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp.
À ceux qui taxent indistinctement de « populisme » toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment : il est grand temps de faire la critique du « bourgeoisisme ».
La Violence des riches, 4e de couverture
La Violence des riches et Le Président des riches sont en lecture libre sur internet : http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyber
Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon
sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS
Ils ont notamment publié Sociologie de la bourgeoisie (La Découverte, 2000) ; Les Ghettos du Gotha.
Comment la bourgeoisie défend ses espaces (Seuil, 2007) et Le Président des riches. Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy (Zones, 2010).
Présentation
Grégory Salle
chargé de recherches en sociologie au CNRS, laboratoire CLERSÉ, université Lille 1
La violence des riches
Entretien
lundi 31 mars
2014
MESHS Espace Baïetto 18 h - 20 h
Entrée
libre
Le patrimoine monumental, une richesse pour l’Empire ?
Richesse et patrimoine furent dans l’Antiquité romaine des marqueurs sociaux essentiels. Sous la République, les citoyens étaient répartis entre différents groupes ou classes en fonction de leur degré de fortune ; leur service dans l’armée dépendait de la place qu’ils occupaient au sein de cette classification.
Sous l’Empire, ces deux notions conservent leur rôle identificateur.
À la tête du monde romain, l’empereur est l’homme le plus riche de l’immense territoire qu’il contrôle ; ses possessions, constituées notamment de domaines, s’étendent partout dans l’empire.
Homme le plus riche, ses administrés attendent de lui qu’il fasse preuve de générosité et accomplisse des actes d’évergétisme.
Ceux-ci s’exprimaient de diverses manières, et concrètement notamment, dans la construction de monuments destinés tout à la fois au peuple romain et à garantir la survie du souverain dans la mémoire collective.
Ploutocrate, évergète, l’empereur était un exemplum, un modèle qui inspirait aux notables des innombrables cités de l’empire des comportements similaires. Evergètes, ces derniers le furent aussi, pareillement habités du désir de survivre dans la mémoire de leurs concitoyens.
A. D.-G.
Stéphane Benoist
professeur d’histoire romaine à l’université Lille 3
Christine Hoët-Van Cauwenberghe
maître de conférences en histoire romaine à l’université Lille 3
Anne Daguet-Gagey
professeur d’histoire romaine à l’université d’Artois Présentation
Anne Daguet-Gagey
Patrimoine, mémoire, monuments à Rome et dans le monde romain
Conférences
mardi 1
eravril
2014
MESHS Espace Baïetto 18 h - 20 h
Entrée
libre
Le sport est un objet social dont les valeurs d’intégration, de fair-play et de self-government ont été largement remises en question par la médiatisation de ses dérives, en premier lieu desquelles on trouve le dopage, l’affairisme ou encore la violence.
Poser la question de la richesse dans le sport n’est-il pas, dans la conjoncture actuelle de défiance vis-à-vis des sportifs, dopés, trop payés, et de la corruption pour l’organisation des grands événements que sont les Jeux olympiques de Sotchi (2014), la Coupe du Monde de football au Brésil (2014) ou au Qatar (2022), une manière d’affaiblir les valeurs du sport et de « braquer » l’opinion publique sur les futurs projets de développement sportif en France et dans ses territoires ?
Le sport, les sportifs, les événements sportifs possèdent des richesses et des fonctions sociales qui sont aujourd’hui à réaffirmer, mieux, à débattre. Sur le plan social, culturel, infrastructurel, mais également pour la santé physique et sociale des personnes ou économique des territoires, les richesses du sport se doivent d’être questionnées afin de leur permettre de répondre au projet des sociétés contemporaines du XXIe siècle tournées vers le développement durable et la responsabilité sociale des acteurs et des actions à mener.
A. W. et F. W.
Avec
Franck Béria
joueur professionnel de football au Lille olympique sporting club (LOSC)
Yannick Leborgne
chef du service « sport » de Lille métropole communauté urbaine (LMCU)
Leonardo Mataruna
docteur en sciences du sport de l’université de Rio de Janeiro (Brésil), titulaire d’une bourse de recherche Marie Curie en partenariat avec l’université de Coventry (Grande-Bretagne)
Présentation
Arnaud Wacquet
maître de conférences en sciences sociales des activités physiques et sportives à l’université Lille 2
Fabien Wille
professeur de sciences sociales des activités physiques et sportives à l’université Lille 2
Le sport, pour une
richesse responsable ?
Table ronde
mercredi 2 avril
2014
MESHS Espace Baïetto 18 h - 20 h
Entrée
libre
I Love dollar : le mythe du roi Dollar vu par le cinéaste hollandais Johann Van der Keuken ou animé par Norman Mac Laren.
« I, je. Love, désire… possède… joue… gagne… perds… jouis. Dollars, sigle d’un mot universellement compris, sans traduction, dans toutes les langues ». Personne n’échappe au mythe du roi Dollar. Van der Keuken filme, versant documentaire, la dynamique boursière qui travaille et structure les âmes de notre temps. Antonioni filme le versant fiction (L’éclipse). Norman Mac Laren l’enchante avec un film d’animation.
L. F.
Louisette Faréniaux
maître de conférences honoraire en études cinématographiques à l’université Lille 3
I Love dollar
Atelier cinéma avec l’Université du temps libre
jeudi 3 avril
2014
MESHS Espace Baïetto 10 h - 12 h
Entrée
libre
Pour interroger le phénomène courant d’admiration pour les riches, nous expliquerons comment le philosophe et économiste Adam Smith l’a expliquée, tout en rendant compte également du phénomène inverse, à savoir l’existence de l’envie à leur égard.
C’est à travers une « sympathie » avec les satisfactions des riches qu’Adam Smith rend compte de l’admiration qu’on leur accorde, tandis que l’envie, cette « aversion à l’égard du bonheur d’autrui » empêche de sympathiser. Adam Smith nous permettra en outre de nous demander si les admirateurs de la richesse, aussi désintéressés soient-ils, ne confondent pas l’admiration des riches avec celle qui devrait plutôt être éprouvée pour la vertu.
E. L. J.
Tandis que ses prédécesseurs recherchaient les moyens d’empêcher la chute du taux de profit conduisant à un épuisement de la croissance économique, John Stuart Mill dresse un véritable éloge de « l’état stationnaire » au sein d’un ouvrage qui servira de manuel d’économie pendant toute la seconde moitié du XIXe siècle. En analysant l’argumentation de Mill, nous mettrons en évidence les racines philosophiques de sa critique de l’accumulation de richesses.
P. L.
Éléonore Le Jallé
maître de conférences en philosophie moderne à l’université Lille 3, chercheuse au laboratoire STL
Philippe Légé
maître de conférences en économie à l’université de Picardie - Jules Verne, chercheur au CRIISEA
L’accumulation de richesses : admiration, envie et réprobation
Conférences
jeudi 3 avril
2014
MESHS Espace Baïetto 18 h - 20 h
Entrée
libre
18 h | Projection
Daniel Cordier, d’Alain Fleischer
Production : Centre Georges Pompidou, La Sept, Les Films du Cyclone, 1990. - Vidéo, couleur et noir et blanc, 55 min.
19 h | Table ronde
En novembre 1989, l’exposition de la donation Daniel Cordier au Centre Georges-Pompidou offre à Alain Fleischer l’occasion d’achever le portrait du collectionneur commencé en 1968. Il y retraçait son itinéraire, depuis la révélation de la peinture au musée du Prado, évoquait ses rencontres avec des artistes et expliquait sa passion pour l’art contemporain. D’ingénieuses incrustations placent Daniel Cordier au cœur même de cette collection qu’il peut parcourir dans son ensemble pour la première fois, en même temps qu’il la donne à voir au public et qu’il s’en sépare. Cette collection, constituée pendant quarante-cinq ans et rassemblant, entre autres, des œuvres d’Henri Michaux, Jean Dewasne, Dado, Hans Avec
Alain Fleischer
écrivain, photographe, cinéaste et directeur du Fresnoy, Tourcoing
Nathalie Guiot
commissaire, éditrice et collectionneuse
Sophie Lévy
directrice du LAM, musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut, Villeneuve d’Ascq Présentation et animation
Véronique Goudinoux
maître de conférences en arts à l’université Lille 3, chercheuse au laboratoire CEAC
La richesse en art et les collections
Projection et table ronde,
en partenariat avec l’Université du temps libre
Bellmer, Pierre Bettencourt, Bernard Réquichot, Jean Le Gac, Robert Mapplethorpe, est aussi un rendez-vous avec le passé. C’est avec une émotion non dissimulée que Daniel Cordier, qui abandonna sa galerie d’art en 1964 pour se consacrer pleinement à sa passion d’amateur, la parcourt, se l’approprie et la signe comme l’œuvre de sa vie.
Extrait du catalogue Arts plastiques et Beaux-Arts, Arcanal, 1993.
Que serait notre actuel paysage artistique sans l’action passée des collectionneurs, princes et prélats des Temps modernes, amateurs passionnés de l’Époque contemporaine ? Cette table ronde propose une réflexion sur le lien, complexe et variable, entre l’argent et l’art, à l’heure où les médias s’attachent bien souvent à commenter son seul versant spéculatif. Là où l’histoire du collectionnisme a présenté des formes diverses de ce rapport entre art et argent, notre présent pose devant les feux des projecteurs de nouveaux collectionneurs et différents marchés de l’art concurrentiels et spéculatifs. Il existe plusieurs économies de l’art, dont une économie portée par le triangle constitué par l’artiste, le marchand et le collectionneur.
Quelle est la place du musée et du collectionneur public dans ces économies de l’art ? Quelles sont les nouvelles formes de collectionnisme ? Telles sont les questions que cette table ronde tentera de poser.
V. G.
lundi 7 avril
2014
MESHS Espace Baïetto 18 h - 21 h
Entrée
libre
14h | Introduction
Martine Benoit, professeur d’histoire des idées à l’université Lille 3, directrice de la Maison européenne des sciences de l’homme et de la société et Jean-Philippe Cassar, vice-président culture et patrimoine scientifique de l’université Lille 1
14h15 | Conférence inaugurale
Jean-Marie Harribey, maître de conférences en économie à l’université Bordeaux 4, coprésident des Économistes atterrés Présentation : Rémy Caveng, maître de conférences en sociologie à l’université de Picardie - Jules Verne
Richesse et valeur : retour à la critique de l’économie politique à l’occasion de la crise systémique du capitalisme contemporain Les contradictions sociales et écologiques du capitalisme au début du XXIe siècle peuvent être analysées comme résultant de la difficulté de plus en plus grande, première contradiction, de faire produire de la valeur à une force de travail trop exploitée pour absorber la totalité des marchandises, et, seconde contradiction, lui en faire produire toujours plus sur une base matérielle en voie d’épuisement ou de dégradation. La crise financière ouverte en 2007 est l’éclatement de l’illusion entretenue pendant les dernières décennies, selon laquelle la finance pouvait se dégager de la contrainte sociale et de la contrainte matérielle évoquées à l’instant et devenir une source endogène et autosuffisante de nouvelle richesse pour poursuivre une accumulation infinie. Or ces deux contraintes sont indépassables.
C’est la raison pour laquelle les entreprises multinationales essaient de s’emparer à tout prix des biens communs de l’humanité, les ressources comme les connaissances, tentative qui est devenue le nouvel horizon d’un capitalisme cherchant la sortie de sa crise. Dans cette perspective, deux cibles principales sont visées : la sphère non
Évaluer les richesses ?
Un temps pour débattre
en partenariat avec l’ espace culture de l’université Lille 1
marchande, considérée comme improductive et parasitaire de la sphère marchande, et la nature qu’il s’agit de plier aux impératifs capitalistes. On montrera ici que la matrice conceptuelle de la critique de l’économie politique, d’Aristote à Marx, distinguant richesse et valeur, valeur d’usage et valeur d’échange, permet de comprendre que le travail effectué dans la sphère non marchande est éminemment productif et que la nature est irréductible à du capital. En particulier, l’idéologie entourant le « capital vert » ou
« capital naturel » oscille entre deux formes de fétichisme : ou bien elle considère que la valeur de la nature est d’ordre économique et elle ne peut être intrinsèque, ou bien la valeur de la nature ne relève pas de l’économique et on ne peut pas l’ajouter à la valeur économique.
J.-M. H.
Échanges avec le public
15h30 | Table ronde : Définition et évaluation de la richesse : controverses
Avec : Bernard Friot, professeur émérite à Paris-Ouest Nanterre - La Défense, IDHE ; Henri Sterdyniak, directeur du département
« économie de la mondialisation » de l’Observatoire français des conjonctures économiques, Paris ; Bernard Perret, ingénieur et socio-économiste, membre du conseil général de l’environnement et du développement durable
Présentation et animation : Laurent Cordonnier, maître de conférences en économie à l’université Lille 1
Le CNR a-t-il changé le partage ou la production de la valeur économique ?
Le programme du CNR (Conseil national de la résistance), mis en œuvre en 1944-47 avec le statut de la fonction publique, la sécurité sociale, la création d’EDF-GDF et la nationalisation des banques et assurances, n’a pas seulement modifié le partage de la valeur économique. Il a commencé à subvertir ses institutions capitalistes en remplaçant la propriété lucrative par la propriété d’usage, le marché du travail par le salaire à vie, le crédit par la cotisation, le temps de travail par la qualification du producteur.
B. F.
La croissance nécessaire ? Lafargue, Thorez et nos petits-enfants…
La pensée marxiste comme la pensée keynésienne a soutenu deux thèses contradictoires : d’une part, le travail libère, c’est le creuset même de la classe ouvrière, le moteur de l’histoire, l’évolution de
l’humanité suppose le plein développement des forces productives.
D’une part, le travail aliène, le capitalisme crée de faux besoins pour asservir les travailleurs. La fin du capitalisme permettra la fin de la croissance effrénée et inégalitaire indispensable à sa survie. Après la crise de 2008, le débat s’aggrave : faut-il prôner une forte relance appuyée sur l’innovation et la créativité des entrepreneurs (mais est- elle compatible avec les caractéristiques actuelles du capitalisme financier ? Faut-il la payer par une forte hausse de l’instabilité économique des inégalités de revenu ?) ou chercher une autre croissance (mais sous quelles conditions en termes de répartition des revenus et des pouvoirs, selon quels critères de choix en matière de production et de mode de vie) ?
H. S.
La définition de la richesse n’est pas qu’une question de théorie économique. Elle renvoie aux questions : 1) de ce qui est socialement/
politiquement reconnu comme rare, utile et échangeable dans un contexte historique donné et 2) de ce qui peut être explicitement pris en compte pour équilibrer un échange entre deux agents. Dans cette perspective, on ne peut dissocier la réflexion sur les indicateurs de richesse de la crise écologique, des limites rencontrées dans le processus de monétarisation de l’échange social et de l’émergence de nouvelles formes de dé-monétarisation. À des titres divers, ces évolutions imposent de considérer distinctement la rareté et l’utilité, dimensions de la richesse que la valeur économique était censée subsumer. En terme d’action politique, il est pertinent de relier l’élaboration collective des indicateurs de bien-être et la mise en œuvre de mesures axées sur la dé-monétarisation des besoins.
B. P.
Échanges avec le public Pause : 18h-18h30
18h30 | Conférence de clôture
Alain Caillé, professeur émérite de sociologie à l’université Paris 10 et coordinateur du « Manifeste convivialiste »
Animateur : Richard Sobel, maître de conférences en économie à l’université Lille 1, chercheur au CLERSÉ
Au-delà des richesses
Échanges avec le public
20h15 | Conclusion
mardi 8 avril
2014
MESHS
Espace
Baïetto
14 h - 21 h
Entrée sur
inscription
Les études internationales les plus récentes montrent à quel point l’obésité se développe rapidement, le rythme est si soutenu que les observateurs n’hésitent pas à parler de phénomène épidémique.
On apprenait très récemment qu’un adulte sur 3 est obèse ou en surpoids dans le monde. Le Nord - Pas-de-Calais est la région la plus touchée en France puisque plus de 20% des adultes souffrent de cette maladie. L’obésité sévère frappe surtout les personnes les plus défavorisées sur le plan social, et elle contribue à les singulariser et marginaliser encore davantage.
Si les conditions sociales et économiques sont déterminantes, elles ne sont pas les seuls facteurs, l’environnement construit joue aussi un rôle majeur. C’est ce que l’équipe du projet « chercheurs-citoyens » OSCAH s’emploie à montrer par une étude et des méthodes nouvelles.
F. G.
Avec
Catherine Clarisse
architecte DPLG, chercheuse au laboratoire conception, territoire, histoire (ENSAP Lille)
Marie Pigeyre
docteur au CHRU de Lille, médecin nutritionniste, praticien hospitalier
Monique Romon
professeur au CHRU de Lille, médecin nutritionniste, chef de service
Hélène Verkindt
docteur au CHRU de Lille, médecin nutritionniste, praticien hospitalier Présentation
Jérôme Foncel
professeur de sciences économiques à l’université Lille 3
Obésité :
une cuisine sociale ?
Rencontre organisée autour du projet chercheurs- citoyens OSCAH , collaboration MESHS / CHRU de Lille
mercredi 9 avril
2014
MESHS Espace Baïetto 18 h - 20 h
Entrée
libre
Richesse et inégalité
On ne peut traiter de la richesse et de sa répartition sans aborder la problématique de l’inégalité. L’inégalité est au cœur du débat public, et de nombreuses questions émergent. Quel est l’impact de la mondialisation sur les inégalités ? Comment les inégalités de revenus ont-elles évolué au niveau mondial et au niveau national ? Les riches sont-ils toujours plus riches ? Les rentiers sont-ils de retour ? Peut-on combattre les inégalités nationales et obtenir plus de justice sociale ? Avec quels instruments : une fiscalité adaptée ? Un impôt mondial sur le capital ? Des politiques d’éducation ?
Cette rencontre propose d’éclairer le débat en abordant ces différents points.
N. C.
François Bourgignon
directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), professeur émérite à Paris School of Economics (PSE)
Nathalie Chusseau
maître de conférences en sciences économiques à l’université Lille 1, chercheuse au laboratoire EQUIPPE
Camille Landais
économiste, professeur à la London School of Economics Présentation
Nathalie Chusseau
Globalisation et montée des
inégalités de revenus et de richesse
Conférences
jeudi 10 avril
2014
MESHS Espace Baïetto 18 h - 20 h
Entrée
libre
Une immersion dans les structures anthropologiques de la circulation des richesses
Considérant que l’amour n’a pas de prix, mais si on est disposé à en avoir peu, il faudra payer, oui parfaitement « payer », comme dit la chanson, avec tout l’amour qu’on a ! Cette vérité éternelle, ce savoir commun très familier aux anthropologues semble malheureusement être oublié par les économistes et les décideurs obsédés par les choix d’agent rationnel. En ces temps de contraintes économiques et sociales, sur fond de crises qui n’appellent qu’à des plans d’austérité, la circulation de toute cette richesse qu’on a n’est pourtant pas si simple, car au plus profond des structures anthropologiques de l’échange, le vœu sentimental rejoint le choix rationnel dans une stratégie aussi inéluctable que toute autre austérité.
A. D.
Albert Doja
professeur d’anthropologie à l’université Lille 1 et chercheur au CLERSÉ Présentation
Paul Cary
maître de conférences en sociologie à l’université Lille 3
Le prix
de l’amour
Conférence
lundi 14 avril
2014
MESHS Espace Baïetto 18 h - 20 h
Entrée
libre
Quand on pense à la cuisine romaine antique, les notions de démesure, d’exubérance, de dépravation même, se présentent assez rapidement à l’esprit. C’est l’image du Festin qui occupe une si grande place dans ce qu’il nous reste du Satiricon, le roman de Pétrone. Mais les mets exhibés, mis en scène par le « nouveau riche » qu’est Trimalcion sont-ils réellement riches ? Le montage, l’apparence - et, certes, l’abondance de ces mets - comptent en réalité bien plus que l’origine ou la qualité intrinsèque des aliments qui les composent. Dans cette représentation extrême, la richesse, en tout cas, ne se mesure pas au goût. De manière plus générale, toutefois, les aliments sont bien dotés, à Rome, d’une valeur propre, et la cuisine a la capacité de les transformer en mets plus ou moins précieux.
La littérature de la Rome antique contient en fait de nombreux témoignages et de nombreuses représentations sur le thème de l’alimentation : il ne s’agit pas seulement du livre de recettes sophistiquées transmises sous le nom d’Apicius, et il n’est pas seulement question de la nourriture des plus fortunés. Les plats de pauvres ont aussi su se faire une place dans cette littérature, des comédies d’un Plaute, le « fils du mangeur de bouillie » au poème de l’Appendice virgilienne centré sur la confection d’un moretum (une préparation de fromage avec de l’ail et des herbes), en passant par les repas modestes prônés par l’épicurien Horace.
La rencontre que nous vous proposons vous permettra de mesurer la diversité non seulement de ces représentations, mais aussi des mets eux-mêmes : la lecture de textes comme ceux qui ont été mentionnés servira de prélude à une démonstration-dégustation proposée par Marie-Aimée Barelle, de l’association « Les mangeurs d’histoire ». Vingt-cinq ans d’expériences passionnées ont fait de Marie-Aimée Barelle un « chef » dans le domaine de la cuisine romaine antique, qu’elle s’attache moins à reconstituer de manière fidèle qu’à rendre plaisante et signifiante pour nos palais. Ne manquez donc pas cette occasion de venir goûter un peu de l’ancienne Rome avec vos oreilles, vos yeux… mais aussi vos papilles !
S. T.
Avec
Séverine Clément-Tarantino
maître de conférences en langue et littérature latine à l’université Lille 3, chercheuse au laboratoire Halma-Ipel
Marie-Aimée Barelle
spécialiste de cuisine antique, membre de l’association « Mangeurs d’histoire »
Plat de riche, plat de pauvre :
lire et goûter l’Antiquité romaine
Conférence et atelier
Entrée limitée à 30 personnes, sur inscription
uniquement !
mardi 15 avril
2014
MESHS
Espace
Baïetto
18 h - 20 h
L’entreprise est, dans notre représentation spontanée, considérée comme l’unique acteur économique créateur de richesse, et comme un acteur uniquement dédié à la création de richesse économique.
Cette double limitation est en réalité problématique. Certes, dans un monde dominé par la rente financière, rappeler que seule l’activité crée de la richesse n’est jamais inutile. Mais il est essentiel de bien considérer que d’autres activités participent à l’enrichissement (au sens large) de la société... et que l’activité de l’entreprise entraîne avec elle bien d’autres choses que la stricte création de richesse, qu’elle est une institution sociale et politique (une conception du temps, du rapport aux autres, une contribution parfois décisive à l’évolution des lignes politiques et des règles collectives).
R. S.
Avec
Ève Chiapello
directrice d’études à l’EHESS
Nicolas Postel
maître de conférences en économie à l’université Lille 1, chercheur au CLERSÉ, président du RIODD
Philippe Vasseur
président de la Chambre de commerce et d’industrie de région Nord de France, ancien ministre de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation
Présentation
Richard Sobel
maître de conférences en économie à l’université Lille 1, chercheur au CLERSÉ
La richesse
et les entreprises
Table ronde
mercredi 16 avril
2014
MESHS Espace Baïetto 18 h - 20 h
Entrée
libre
Toutes les rencontres de ce Printemps des sciences humaines et sociales sont gratuites.
L’entrée y est libre, dans la limite des places disponibles, à l’exception des deux séances suivantes, qui exigent une réservation préalable :
> Mardi 8 avril 2014 | Évaluer les richesses ?
Inscription au 03 20 12 58 30 ou à l’adresse [email protected]
> Mardi 15 avril 2014 | Plat de riche, plat de pauvre : lire et goûter l’Antiquité romaine
Cette séance comprenant une expérience gustative, elle est limitée à 30 personnes.
Inscription au 03 20 12 58 30 ou à l’adresse [email protected]
Informations complémentaires : 03 20 12 58 30 | www.meshs.fr Contacts :
Médiation scientifique : Frédéric Gendre [email protected] | 03 20 12 28 33 Communication : Amandine Briffaut
[email protected] | 03 20 12 58 34
Retrouvez l’ensemble des enregistrements du Printemps des SHS et des conférences de la MESHS sur Publi.MESHS
http://publi.meshs.fr
INFORMATIONS PRATIQUES
Maison européenne des sciences de l’homme et de la société (espace Baïetto) 2 rue des Canonniers - Lille
Tél. 03 20 12 58 30 l www.meshs.fr Accès :
Par l’autoroute : boulevard périphérique, sortie Lille centre / gares Par le train : gare Lille Flandres ou Lille Europe
Métro / autobus / tramway : toutes lignes, arrêt gare Lille Flandres
Autre lieu :
Institut d’études politiques de Lille Amphithéâtre
84, rue de Trévise - Lille
Métro ligne 2, arrêt Porte de Valenciennes
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La Maison européenne des sciences de l’homme et de la société – Lille Nord de France (MESHS) est une unité mixte de service et de recherche (USR 3185), placée sous la tutelle du CNRS et des différents établissements d’enseignement supérieur des régions Nord - Pas- de-Calais et Picardie. Elle fait partie du « réseau national des maisons des sciences de l’homme » et favorise, par sa position géographique privilégiée, les collaborations européennes et internationales.
Sa directrice est Martine Benoit, professeur d’histoire des idées à l’université Lille 3.
La MESHS travaille en partenariat étroit avec, à ce jour, 31 laboratoires — soit un potentiel d’environ 1000 chercheurs et enseignants chercheurs — et avec les 3 écoles doctorales relevant des sciences de l’homme et de la société. Grâce à ses laboratoires associés, la MESHS a la capacité de structurer la recherche régionale dans la plupart des disciplines relevant des SHS : sociologie, économie, géographie, aménagement du territoire, environnement, sciences de gestion, sciences juridiques, sciences politiques, sciences de l’éducation, information et communication, psychologie, langues, linguistique, histoire, archéologie, philosophie, philologie, littérature, études artistiques et architecturales.
C’est dans ce cadre qu’elle aide à la préparation et au montage de projets interdisciplinaires qui s’inscrivent dans les appels d’offres nationaux et internationaux. La MESHS lance aussi ses propres appels à projets, et soutient des séminaires ouverts aux doctorants, afin de les initier à l’interdisciplinarité.
Il appartient aussi à ses missions de diffuser un savoir en sciences humaines et sociales auprès des publics les plus larges. C’est dans cet esprit qu’elle organise des manifestations comme le Printemps des SHS, les conférences mensuelles, ou des rencontres avec celles et ceux qui font la recherche dans les domaines de la science, de la création ou de la culture.
La MESHS contribue ainsi, avec ses partenaires, à l’élaboration d’une culture scientifique.
La plupart de ces rencontres sont accessibles à tous sur le site Publi.MESHS (http://publi.meshs.fr).
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Conception graphique, maquettage : service communication MESHS