Rapport de mission :
23–28 avril 2017 de évaluation exteRne conjointe des
pRincipales capacités Rsi La RépubLique de Guinée
WHO/WHE/CPI/REP/2017.40
Rapport de mission :
23–28 avril 2017
de
évaluation exteRne conjointe des
pRincipales capacités Rsi
La RépubLique de Guinée
© Organisation mondiale de la Santé 2017
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REMERCIEMENTS
Le Secrétariat de l’OMS pour l’évaluation externe conjointe (EEC) tient à remercier les personnes suivantes, dont le soutien et l’engagement envers les principes du Règlement sanitaire international (2005) ont permis de conduire avec succès cette mission de l’EEC :
• Le gouvernement et les experts nationaux de la République de Guinée pour leur soutien et leur travail dans la préparation de la mission de l’EEC.
• Les gouvernements de la France, la Mauritanie, du Sénégal et des Etats-Unis, pour la mise à disposition d’experts techniques pour le processus d’examen par les pairs.
• L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la Santé Animale (OIE), pour leur contribution d’experts ainsi que leur expertise.
• Les gouvernements de l’Allemagne et de la Finlande pour leur appui financier à cette mission.
• Les entités suivantes de l’OMS : les bureaux pays de Sénégal, Mauritanie, le bureau Afrique et l’équipe d’appui inter-pays (IST) de Ouagadougou.
• Initiative du programme mondial de sécurité sanitaire pour sa collaboration et son soutien.
Table des matières
Liste des abbréviations et signes ---vi
Résumé analytique - Conclusions de l’évaluation externe conjointe --- 1
Scores de la Côte d’Ivoire --- 5
pRéVeniR ———————————————————————— 8
Législation, Politique et financement nationaux --- 8Coordination, communication et promotion du RSI --- 11
Résistance aux antimicrobiens --- 14
Zoonoses --- 19
Sécurité sanitaire des aliments --- 21
Sécurité et sûreté biologiques --- 23
vaccination --- 26
déTeCTeR ——————————————————————— 29
Système national de laboratoires --- 29Surveillance en temps réel --- 33
Notification --- 37
Développement du personnel --- 40
RipOSTeR ——————————————————————— 43
Préparation --- 43Interventions d’urgence --- 45
Lien entre la santé publique et les autorités chargées de la sécurité --- 49
Moyens médicaux et déploiement de personnel --- 51
Communication sur les risques --- 54
auTReS ———————————————————————— 58
Points d’entrée --- 58événements d’origine chimique --- 61
Situations d’urgence radiologique --- 65
Annexe 1 Contexte de l’évaluation externe conjointe --- 68
des principales capacités RSI de la République de Guinée
1
Résumé analytique - Conclusions de l’évaluation externe conjointe
Conclusions de l’évaluation externe conjointe
Le Règlement Sanitaire International (RSI 2005) est un instrument international juridiquement contrai- gnant pour les 194 Etats membres de l’OMS qui l’ont adopté, lors de la 58ème Assemblée Mondiale de la Santé le 23 mai 2005. Entré en vigueur le 15 juin 2007, il a pour objectif de «Prévenir la propagation internationale des maladies, de protéger, de maîtriser et de réagir en temps réel par une action de santé publique proportionnée et limitée aux risques qu’elle présente pour la santé publique, en évitant de créer des entraves inutiles au trafic et au commerce internationaux «. Le RSI définit ainsi les obligations des Etats Parties à développer des capacités de détection et de riposte pour des évènements de nature médicale, biologique, chimique ou radiologiques et à rapporter annuellement à l’assemblée mondiale de la santé leur niveau d’avancement dans sa mise en œuvre.
Depuis 2010, le cadre de suivi des principales capacités requises en vertu du RSI utilise un questionnaire d’auto-évaluation complété par les états Parties pour rendre compte à l’Assemblée de la Santé de l’état et de la mise en place des capacités essentielles minimales en santé publique exigées par le RSI. Plus de sept ans après son entrée en vigueur des progrès ont certes été accomplis mais les pays de la région africaine de l’OMS accusent encore des écarts dans le renforcement des capacités pour l’application adéquate des dispositions du RSI. C’est pourquoi sur recommandation du Comité d’examen du RSI, une nouvelle approche pour l’évaluation de l’acquisition des principales capacités prévues par le RSI, a été développée par l’OMS qui intègre une analyse qualitative et une quantitative dans le cadre d’un processus d’examen objectif des capacités réelles des pays. Cette approche favorise la transparence et la responsabilisation et comporte quatre éléments : (i) les Rapports annuels, (ii) l’évaluation externe conjointe (EEC), (iii) l’Examen a posteriori et (iv) l’Exercice de simulation.
L’évaluation externe conjointe de la Guinée, objet de ce présent rapport, a été réalisée conformément au processus édicté en deux étapes : (1) une auto-évaluation initiale menée par le pays en utilisant l’outil d’évaluation externe conjointe, suivie (2) d’une évaluation, dans le pays, effectuée par une équipe externe constituée d’experts dans les différents domaines du RSI, en étroite collaboration avec les experts natio- naux.
déroulement de la mission d’evaluation externe Conjointe en Guinée
L’EEC a procédé à l’analyse des résultats de l’auto-évaluation menée par l’équipe nationale et des docu- ments de référence mis à leur disposition. Les 19 domaines de l’outil EEC ont été passés en revue, lors de l’atelier organisé du 24 au 28 avril 2017, par des présentations faites par la partie nationale sur le niveau de capacité du pays sur chaque domaine, les forces et les faiblesses identifiées, les domaines à améliorer et les actions prioritaires, suivies de discussions. Les visites de site ont permis d’approfondir et de clarifier les débats sur l’état de chaque domaine technique. De même, les scores des indicateurs par domaine ont pu être affinés et consolidés de manière consensuelle sur la base de discussions, de constatations sur le ter- rain et de documents de référence partagés. Une attention particulière a été portée sur l’identification des interventions prioritaires qui constituent le fondement des étapes ultérieures pour la planification d’actions pour le renforcement des capacités requises dans le cadre de la mise en œuvre du RSI dans le pays.
Le présent rapport présente les résultats issus de l’EEC conformément aux exigences du processus de l’outil d’évaluation externe conjointe que sont la transparence, la responsabilité mutuelle, la construction de la confiance, l’appréciation des avantages pour la santé publique, le dialogue et la pérennité. L’EEC voudrait
évaluation externe conjointe
2
souligner la qualité des travaux présentés par l’équipe nationale qui ont été marqués par une transparence et une crédibilité affirmées tout au long de l’exercice. Par ailleurs, l’EEC a noté que les scores proposés par le pays étaient réalistes, ce qui a beaucoup facilité le consensus sur les rares indicateurs où les avis étaient divergents entre les experts nationaux et les évaluateurs externes.
Revue des principaux points forts
La Guinée dispose d’une expérience solide bâtie sur le vécu de la gestion de l’épidémie de la Maladie à virus Ebola (MvE) pour prévenir, détecter, notifier et répondre aux menaces en santé publique. Beaucoup d’efforts ont été réalisés et devraient être maintenus pour renforcer et pérenniser les capacités requises par le pays dans la mise en œuvre du RSI.
Sur le plan réglementaire, la Guinée dispose de textes législatifs aptes à faciliter l’application de certaines dispositions du RSI 2005. Dans ce sens, un examen de la législation a été conduit lors de l’évaluation des capacités minimales requises en novembre 2011 et à l’occasion du rapport annuel de la mise en œuvre du RSI en 2015 pour identifier les lacunes à combler.
Sur le plan institutionnel, le Point Focal National RSI (PFNSRI) est nommé et localisé à l’Agence nationale de la Sécurité sanitaire (ANSS). Il existe un cadre pour faciliter la coordination et la communication du PFNRSI avec les autres secteurs à savoir la cellule de coordination de la riposte contre Ebola mis en place par Décret N°196/PRG/SGG du 05 septembre 2014.
En Guinée, une politique de prévention et de lutte contre l’infection dans tous les établissements de santé avec des lignes directrices pour la protection des agents de santé contre les infections associées aux soins de santé, est appliquée, et il existe des laboratoires capables de détecter et de notifier les agents patho- gènes résistants aux antimicrobiens. Les laboratoires de santé publique répartis sur les trois niveaux de la pyramide sanitaire, sont capables de réaliser les principaux tests pour détecter le vIH, la tuberculose, le paludisme, le choléra ; de même que les techniques modernes pour détecter la rougeole/rubéole, la mala- die à virus Ebola, la fièvre jaune, la fièvre Lassa, la Dengue, le Crimée Congo, la méningite, la shigellose et la tuberculose.
Le système des laboratoires comporte les laboratoires des secteurs de la santé, de l’élevage, de l’Université et des laboratoires privés.
La Guinée a identifié et suit les zoonoses les plus menaçantes pour la santé publique. Elle dispose pour la grippe aviaire hautement pathogène et la MvE, de comités interministériels officiellement établis et dotés d’attributions qui leur permettent de faire intervenir en commun les services de santé animale et de santé humaine.
La vaccination fait partie de l’offre de services disponible à la population dans la totalité des centres et postes de santé intégrés aux soins de santé primaires avec des prévisions et des approvisionnements opti- maux qui permettent d’obtenir d’assez bonnes couvertures vaccinales.
La riche expérience acquise au cours de la crise sanitaire lors de l’épidémie de la MvE, ou plus récemment lors de l’épidémie de rougeole, a permis de structurer la capacité de réponse nationale aux urgences sanitaires par la création de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire. Au sein de cette agence est logée le Centre Opérationnel d’Urgence de Santé publique (COU-SP) qui coordonne les activités de collecte, d’analyse des données de surveillance et de riposte aux épidémies. Les sept régions administratives et la collectivité de Conakry disposent chacune d’une direction régionale sanitaire et d’une équipe d’Alerte et de Riposte aux Epidémies (ERARE) bien entraînée avec une expérience acquise lors de la gestion de la MvE.
La Guinée a une forte expérience en termes de collaboration internationale et régionale avec des parte- naires, pour l’envoi, la réception de moyens médicaux et le déploiement du personnel de santé.
des principales capacités RSI de la République de Guinée
3
Les défis majeurs
Parmi les principaux défis que la Guinée devrait relever, se trouve l’évaluation, l’adaptation voire l’écriture des textes législatifs et de procédures opératoires normalisées pour couvrir tous les domaines d’application du RSI 2005. La dernière crise liée à la gestion de la MvE a mis à nu les insuffisances dans la coordination entre les secteurs et la célérité dans la détection et la riposte. Une coordination au sein des ministères concernés lors d’événements susceptibles de constituer un risque ou une urgence de santé publique de portée nationale ou internationale est à renforcer au travers de la mise en œuvre du concept « une seule santé ». Des insuffisances sont aussi notées dans la coordination et le partage des informations entre le PFNRSI et les autres secteurs du fait de l’absence de procédures opérationnelles.
Les capacités de la Guinée pour la gestion de la résistance aux antimicrobiens souffre d’une absence de cadre réglementaire opérationnel, de lignes directrices nationales sur le bon usage des antibiotiques et de plan national pour la surveillance des infections causées par des agents pathogènes prioritaires résistants aux antimicrobiens.
Actuellement, la Guinée ne dispose pas de cadres législatif et réglementaire sur la biosécurité, la biosûreté et la gestion des agents pathogènes, même si le pays a initié un processus visant à faire un inventaire à jour des agents pathogènes au sein des structures qui stockent ou manipulent des agents pathogènes et toxines dangereux. La mise en place d’une autorité nationale de biosécurité permettrait de faire avancer les choses dans ce domaine.
Dans le domaine de la lutte contre les zoonoses, les capacités de diagnostic des zoonoses prioritaires par les laboratoires de santé animale sont insuffisantes et les mécanismes de collaboration, entre les secteurs de la santé humaine et animale, ne sont pas encore établis pour riposter face aux zoonoses infectieuses et aux zoonoses potentielles. Pour améliorer les capacités nationales de détection et de prévention des flam- bées épidémiques en santé humaine et animale, une coordination entre les laboratoires des deux secteurs devrait être renforcée.
Concernant la collaboration entre le secteur de la santé et celui de la sécurité nationale il faut noter l’insuf- fisance de cadre légal, de relations, de protocoles de mémorandum d’accord ou autre entente entre les secteurs de la santé publique, de la santé animale et les autorités chargées de la sécurité pour la coordina- tion d’une action conjointe en cas de situation d’urgence de santé publique ou autres.
Concernant la préparation face aux évènements majeurs de santé publique, force est de constater qu’en Guinée, il n’existe pas de politiques, de stratégies ou de plans nationaux pour la détection, l’évaluation et la riposte aux situations d’urgence radiologique et chimique.
Les prochaines étapes
A l’issue de cinq jours d’évaluation externe conjointe avec les experts nationaux, les membres de l’évalua- tion externe ont formulé à l’endroit de la République de Guinée, les recommandations suivantes pour la mise en œuvre des interventions prioritaires par domaine :
1. Renforcer la coordination et la collaboration multisectorielle entre les acteurs dans une approche
« une seule santé » pour améliorer la sécurité sanitaire tout en renforçant le leadership du Ministère de la santé dans la coordination opérationnelle.
2. Accélérer la mise à jour des textes législatifs pour la mise en œuvre optimale des capacités et l’appli- cation de toutes les dispositions du RSI 2005.
3. Faire le plaidoyer pour la mobilisation de la contribution financière de l’Etat pour la pérennisation des capacités pour la mise en œuvre RSI.
4. Maintenir le dynamisme et la collaboration multisectorielle établis lors de l’exercice d’évaluation ex- terne conjointe du RSI pour élaborer le plan d’action national qui prendra en compte les résultats de cette évaluation.
évaluation externe conjointe
4
Scores de la Guinée
Capacités Indicateurs
Législation, Politique et financement nationaux
P.1.1 La législation, les lois, la réglementation, les prescriptions administratives, les poli- tiques ou autres instruments du gouvernement en place sont suffisants pour pouvoir
appliquer le RSI.
2
P.1.2 L’État peut démontrer qu’il a adapté et harmonisé la législation, les politiques et les dispositions administratives au niveau national pour permettre l’application du RSI
(2005).
2
Coordination, communication et promotion du RSI
P.2.1 Un mécanisme fonctionnel est en place pour la coordination et l’intégration des sec-
teurs concernés dans la mise en œuvre du RSI.
2
Résistance aux antimicrobiens
P.3.1 Détection de la résistance aux antimicrobiens.
1
P.3.2 Surveillance des infections causées par des agents pathogènes résistants aux anti-
microbiens.
1
P.3.3 Programme de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins de
santé.
2
P.3.4 Activités de gestion des antimicrobiens.
1
Zoonoses
P.4.1 Système de surveillance en place pour les zoonoses/agents pathogènes prioritaires.
2
P.4.2 Personnels vétérinaires et de santé animale.
2
P.4.3 Mécanismes établis et fonctionnels pour riposter aux zoonoses infectieuses et aux
zoonoses potentielles.
2
Sécurité sanitaire des aliments
P.5.1 Mécanismes existants et fonctionnels de détection et de riposte aux maladies d’ori-
gine alimentaire et à la contamination des aliments.
1
Sécurité et sûreté biologiques
P.6.1 Existence d’un système de sécurité et de sûreté biologiques impliquant l’ensemble du gouvernement pour les structures humaines, animales et agricoles.
2
P.6.2 Formation et pratiques dans le domaine de la sécurité et de la sûreté biologiques.
2
Vaccination P.7.1 La couverture vaccinale (rougeole) fait partie intégrante d’un programme national.
3
P.7.2 Accès et délivrance de vaccins au niveau national.
4
Système national de laboratoires
D.1.1 Analyses en laboratoire pour la détection des maladies prioritaires.
3
D.1.2 Système pour le transfert et le transport d’échantillons.
3
D.1.3 Tests diagnostiques modernes et efficaces sur les lieux de soins et en laboratoire.
2
D.1.4 Système de qualité des laboratoires.
2
Surveillance en temps réel
D.2.1 Systèmes de surveillance basée sur des indicateurs et de surveillance des événe-
ments.
3
D.2.2 Système de notification électronique en temps réel interopérable et interconnecté.
2
D.2.3 Analyse des données de surveillance.
3
D.2.4 Systèmes de surveillance syndromique.
3
Notification D.3.1 Système efficace de notification à l’OMS, à la FAO et à l’OIE.
3
D.3.2 Réseau et protocoles de notification dans le pays.
2
des principales capacités RSI de la République de Guinée
5
Développement du personnel
D.4.1 Des ressources humaines sont disponibles pour assurer les principales capacités
requises au titre du RSI.
3
D.4.2 Un programme de formation en épidémiologie appliquée est en place (type FETP).
3
D.4.3 Stratégie pour les personnels.
2
Préparation
R.1.1 Un plan national multidangers de préparation et d’action en cas d’urgence de santé
publique existe et est appliqué.
1
R.1.2 Les risques et les ressources de santé publique prioritaires sont cartographiés et
exploités.
1
Interventions d’urgence
R.2.1 Capacité à activer des interventions d’urgence.
2
R.2.2 Procédures et plans opérationnels du centre d’opérations d’urgence.
1
R.2.3 Programme d’interventions d’urgence.
2
R.2.4 Procédures de prise en charge des cas, appliqués pour les dangers relevant du RSI.
2
Lien entre la santé publique et les autorités chargées de la sécurité
R.3.1 La santé publique et les autorités chargées de la sécurité (par exemple, les services chargés de faire appliquer la loi, le contrôle aux frontières et les douanes) sont en liaison
lors d’un événement biologique suspecté ou confirmé.
1
Moyens médicaux et déploiement de personnel
R.4.1 Système en place pour l’envoi et la réception de moyens médicaux lors d’une ur-
gence de santé publique.
1
R.4.2 Système en place pour l’envoi et la réception de personnels de santé lors d’une
urgence de santé publique.
1
Communication sur les risques
R.5.1 Systèmes de communication sur les risques (plans, mécanismes, etc.).
1
R.5.2 Communication et coordination internes et avec les partenaires.
2
R.5.3 Communication publique.
1
R.5.4 Communication pour faire participer les communautés touchées.
2
R.5.5 Écoute dynamique et gestion des rumeurs.
2
Points d’entrée PoE.1 Capacités, de routine présentes aux points d’entrée.
1
PoE.2 Action de santé publique efficace aux points d’entrée.
1
Événements d’origine chimique
CE.1 Mécanismes fonctionnels en place pour la détection et la riposte à des événements/
urgences d’origine chimique.
1
CE.2 Environnement favorable à la gestion d’événements d’origine chimique.
1
Situations d’urgence radiologique
RE.1 Mécanismes fonctionnels en place pour la détection et la riposte aux situations
d’urgence radiologique et nucléaire.
1
RE.2 Environnement favorable à la gestion des situations d’urgence radiologique
1 note sur le système de notation des domaines techniques de l’outil d’éva- luation externe conjointe
Le processus d’évaluation externe conjointe est un examen par les pairs. Il s’agit donc, à ce titre, d’un exercice impliquant une collaboration entre les experts du pays hôte et les membres de l’équipe d’évalua- tion externe. L’autoévaluation est le prélude à une évaluation externe et constitue la première étape du processus d’évaluation externe conjointe ; ainsi en procédant à cette autoévaluation, les pays hôtes sont invités à fournir des renseignements sur leurs capacités en se fondant sur les indicateurs et les questions techniques figurant dans l’outil d’évaluation externe conjointe.
évaluation externe conjointe
6
Le pays hôte peut attribuer un score à son autoévaluation ou proposer un score lors de la visite sur place de l’équipe externe. L’ensemble de l’évaluation externe, y compris les discussions autour des scores, des points forts/bonnes pratiques, des volets à renforcer/défis et des mesures prioritaires se fait dans un esprit de collaboration, et dans le but de trouver un terrain d’entente entre les membres de l’équipe d’évaluation externe et les experts du pays hôte.
En cas de désaccord important et irrémédiable intervenant entre les membres de l’équipe externe et les experts du pays hôte, entre les experts externes ou entre ceux du pays hôte, le chef d’équipe d’évaluation externe décide du score final et le point de désaccord est consigné dans le rapport final, ainsi que les argu- ments justifiant la position de chaque partie.
des principales capacités RSI de la République de Guinée
7
PR ÉVENIR
PRÉVENIR
Législation, Politique et financement nationaux
introduction
Le RSI (2005) s’accompagne de droits et obligations pour les états parties. Dans certains états Parties, la mise en œuvre du RSI (2005) peut nécessiter une nouvelle législation ou une modification de la législation existante. Même si une législation nouvelle ou révisée n’est pas spécifiquement requise d’un état Partie, celui-ci peut choisir de réviser une partie de la réglementation ou d’autres instruments afin de faciliter l’application du RSI et son maintien de manière plus efficace. L’application des lois peut servir à institutionnaliser et à renforcer le rôle du RSI (2005) ainsi que les opérations au sein de l’état Partie. Elle est également propre à faciliter la coordination entre les différentes entités intervenant pour leur application.
voir les conseils détaillés sur l’application du RSI (2005) dans la législation nationale à (Http ://www.
who.int/ihr/legal_issues/legislation/en/index.html). En outre, les politiques définissant les structures et les responsabilités nationales ainsi que l’affectation de ressources financières suffisantes revêtent également la plus haute importance.
Cible
Les états Parties doivent disposer d’un cadre juridique adéquat pour les soutenir, leur permettre de s’acquitter de leurs obligations et faire valoir leurs droits, afin de respecter et d’appliquer le RSI (2005).
Dans certains états Parties, la mise en œuvre du RSI (2005) peut nécessiter une nouvelle législation ou une modification de la législation existante. Même lorsqu’une législation nouvelle ou révisée n’est pas spécifiquement requise en vertu du système juridique d’un état Partie, celui-ci peut choisir de réviser une partie de la législation, de la réglementation ou d’autres instruments afin de faciliter l’application du RSI et son maintien de manière plus efficiente, efficace et bénéfique.
Les états Parties doivent garantir la mise à disposition de financements suffisants pour mettre en œuvre le RSI, qu’ils proviennent du budget national ou d’un autre mécanisme.
niveau de capacités de la Guinée
En République de Guinée, les textes législatifs et réglementaires existants couvrent quelques domaines relatifs à la mise en œuvre du Règlement Sanitaire International. Il s’agit notamment du code de la santé publique, du code de déontologie médicale, du code de l’environnement et du code de l’assainissement pour ne citer que ceux-là. Le plan national de développement sanitaire (PNDS 2015-2024) intègre des dispositions du RSI notamment avec l’objectif stratégique N°1 portant sur la réduction de la mortalité et de la morbidité liées aux maladies transmissibles, non transmissibles et aux situations d’urgences. Le pays a procédé à l’examen de sa législation lors de l’atelier d’évaluation des capacités minimales requises en novembre 2011, lors des suivis annuels de la mise en œuvre du RSI dont le dernier est celui de 2015 pour identifier les manques à combler en matière de législation.
A l’issue de ces ateliers, des recommandations avaient été formulées pour améliorer les textes existants de même que l’élaboration d’un projet d’arrêté ministériel en vue de renforcer le fonctionnement du Point Focal National du RSI (PFNRSI) dans une approche multisectorielle et multidisciplinaire.
La Guinée collabore avec les pays voisins de façon ponctuelle, non institutionnalisée, ni systématisée.
Pendant l’épidémie de la MvE des réunions transfrontalières entre les 3 pays (Guinée, Libéria et Sierra
évaluation externe conjointe
8
PR ÉVENIR
Léone) ont pu être mises en œuvre. L’approche une seule santé n’est pas encore bien acquise dans le pays, même si ce concept fédère l’ensemble des secteurs concernés. Après avoir endigué l’épidémie d’Ebola avec l’appui de la communauté internationale, la Guinée a mis en place en 2016 une Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) dépendant du Ministère de la Santé, dont les missions sont en accord avec les standards fixés par le RSI.
Mesures prioritaires recommandées
• Renforcer les capacités du pays en termes de législation pour la mise en œuvre du RSI, par l’établissement d’un groupe de travail de juristes des ministères et partenaires concernés pour l’élaboration ou l’adoption de textes à vulgariser.
• Mettre en place une stratégie pour une ligne budgétaire nationale pour le financement de la mise en œuvre de RSI.
• Formaliser les rencontres transfrontalières régulières mensuelles ou trimestrielles ou ad hoc (même en temps d’accalmie) avec toutes les parties prenantes et pays avoisinants.
indicateurs et scores
p.1.1 La législation, les lois, la réglementation, les prescriptions administratives, les politiques ou autres instruments du gouvernement en place sont suffisants pour pouvoir appliquer le RSi - Score 2
atouts/pratiques exemplaires
• Evaluation de la législation vétérinaire, mais pas l’évaluation de la législation relative à la santé.
• Existence des textes de base nécessitant une adaptation aux dispositions du RSI en vue de faciliter son application.
• Une liste de codes existant en Guinée a été faite, ce qui devait être également pris en compte dans l’état des lieux des différents instruments légaux et politiques existants.
• Elaboration annuelle d’un recueil des textes relatifs à la santé, ainsi qu’un atelier de cartographie.
• Existence de modes opératoires normalisés d’accord transfrontaliers en matière d’urgence de santé publique avec les pays voisins.
Volets à renforcer/défis
• Approfondir l’examen des textes légaux existants dans le cadre de l’application du RSI.
• Renforcer les connaissances du PFNRSI de tous les documents légaux liés à l’application du RSI.
p.1.2 L’état peut démontrer qu’il a adapté et aligné la législation, les politiques et les dispositions administratives au niveau national pour permettre l’application du RSi (2005) - Score 2
atouts/pratiques exemplaires
• Une expertise est disponible pour travailler sur la révision des textes de base en vue de leur alignement sur les dispositions du RSI.
• Au niveau du Ministère des Affaires étrangères il existe un organe chargé du suivi et de l’application des conventions ratifiées.
• Un recueil des textes relatifs à la santé est élaboré de manière annuelle.
des principales capacités RSI de la République de Guinée
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PR ÉVENIR
Volets à renforcer/défis
• Adapter la législation nationale notamment le code de l’hygiène, le code de l’assainissement, le code de santé publique en vue de les conformer aux prescriptions du RSI.
• Accélérer le processus d’adoption du code pastoral et du code de l’aquaculture.
• Mobiliser les ressources financières pour la vulgarisation et l’application des textes adaptés.
évaluation externe conjointe
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PR ÉVENIR
Coordination, communication et promotion du RSI
introduction
Pour que les systèmes d’alerte et d’action soient efficaces, l’application réelle du RSI (2005) nécessite des approches multisectorielles/pluridisciplinaires à travers des partenariats nationaux. La coordination des ressources dans tout le pays, y compris le fonctionnement pérenne d’un point focal national (PFN) RSI, qui est un centre national de communication pour le RSI (2005), est une exigence clé de l’application du RSI (2005).
Cible
Le PFN doit être accessible à tout moment pour communiquer avec les points de contact régionaux RSI de l’OMS et avec tous les secteurs et autres parties prenantes concernés dans le pays. Les états Parties doivent fournir à l’OMS les coordonnées des PFN qu’ils doivent mettre à jour continuellement et confirmer tous les ans.
niveau de capacités de la Guinée
La Guinée dispose d’un cadre pour faciliter la coordination et la communication du PFNRSI avec les autres secteurs : la cellule de coordination de la riposte contre Ebola (Décret portant N°196/PRG/SGG du 05 septembre 2014), et les comités régionaux et départementaux de crise. Les réunions de comité sont un mécanisme récent permettant la coordination entre les ministères concernés.
Une coordination au sein des ministères concernés lors d’événements susceptibles de constituer un risque ou une urgence de santé publique de portée nationale ou internationale est à renforcer au travers de la mise en œuvre du concept « une seule santé » et de l’existence d’une plateforme multisectorielle.
Des évaluations nationales de la mise en œuvre du RSI dans un cadre multidisciplinaire et multisectoriel ont été réalisées en décembre 2014 et en 2016 au niveau des Points d’entrée lors de l’épidémie d’Ebola.
L’ANSS (Décret D/2016/205/PRG/SGG) rattachée au Ministère de la Santé est la structure où se trouve le PFNRSI.
Les points focaux sectoriels ont été identifiés et ont collaboré dans le cadre de l’autoévaluation de la mise en œuvre du RSI.
Mesures prioritaires recommandées
• Accélérer la formalisation et la validation des MON (Modes Opératoires Normalisés) et procédures de collaboration multisectorielles existantes pour la coordination du PFNRSI avec les autres secteurs.
• Mobiliser et garantir les ressources nécessaires (dont financières) pour le bon fonctionnement du PFNRSI, afin de garantir un partage d’information en temps utile entre les différents secteurs.
• Procéder à la signature du projet d’arrêté « une seule santé » et mettre en application le projet au travers de la formation d’un comité multisectoriel et pluridisciplinaire répondant aux exigences du RSI
• Préparer et former le comité multisectoriel et pluridisciplinaire sur la surveillance et la riposte aux urgences de santé publique.
des principales capacités RSI de la République de Guinée
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PR ÉVENIR
indicateurs et scores
p.2.1 un mécanisme fonctionnel est en place pour la coordination et l’intégration des secteurs concernés dans la mise en œuvre du RSi - Score 2
atouts/pratiques exemplaires
• Lors de la réponse à la MvE, les informations étaient partagées avec les autres secteurs et particulièrement avec l’élevage.
• Coordination entre le ministère de la santé et le ministère de l’élevage est en place sur la surveillance sentinelle de la grippe. L’épidémie de charbon récente a également impliqué plusieurs secteurs.
• Au niveau institutionnel, l’existence d’une unité RSI au sein de l’ANSS se veut assurer les mécanismes de collaboration et communication du PFNRSI.
Volets à renforcer/défis
• ll n’existe pas de MON ou de lignes directrices pour la coordination entre le PFNRSI et les autres secteurs concernés.
• Pour la mise en place du RSI, il n’existe pas de financement au niveau du gouvernement, il est assuré par les différents partenaires OIM, OMS, CDC etc.
• Le pays nécessite la mise en place d’un cadre et des mécanismes fonctionnels de coordination multisectorielle pour faciliter la communication entre le PFNRSI et les autres secteurs concernés par le RSI.
• Il est nécessaire de tester régulièrement et d’évaluer le fonctionnement de l’unité de coordination opérationnelle intersectorielle.
évaluation externe conjointe
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PR ÉVENIR
Résistance aux antimicrobiens
introduction
Les bactéries et autres microbes évoluent en réaction à leur environnement et conçoivent inévitablement des mécanismes pour se défendre et éviter d’être éliminés par les agents antimicrobiens. Pendant de nombreuses décennies, le problème était gérable car la croissance de la résistance était lente et l’industrie pharmaceutique n’a cessé de créer de nouveaux antibiotiques.
Toutefois, ce problème s’est mué en crise au cours de la décennie écoulée. La résistance aux antimicrobiens (RAM) croît à un rythme alarmant au point de surpasser la mise au point de nouveaux moyens de lutte capables de contrer les infections chez les humains. Cette situation menace les soins aux patients, la croissance économique, la santé publique, l’agriculture, la sécurité économique et la sécurité nationale.
Cible
Appuyer le travail coordonné par l’OMS, la FAO et l’OIE pour préparer un ensemble intégré d’activités à l’échelle mondiale pour combattre la résistance aux antimicrobiens, couvrant les domaines de l’humain, de l’animal, de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement (approche « Un monde, une santé « ), notamment : a) mise en œuvre, dans chaque pays, d’un plan national global pour combattre la résistance aux antimicrobiens ; b) renforcement de la surveillance et des capacités des laboratoires aux niveaux national et international en suivant les normes internationales convenues, élaborées dans le cadre du plan d’action mondial et en tenant compte des normes existantes ; et c) amélioration de la conservation des traitements existants et de la collaboration pour soutenir le développement durable de nouveaux antibiotiques, de traitements alternatifs, de mesures préventives, de tests diagnostiques rapides sur le lieu des soins, y compris de systèmes pour conserver les nouveaux antibiotiques.
niveau de capacités de la Guinée
En Guinée, l’utilisation irrationnelle des antibiotiques (mauvaise prescription, automédication, marché illicite et contrefaçon) est largement répandue présageant un fort potentiel de développement de la résistance aux antimicrobiens. Les agents pathogènes résistants aux antimicrobiens listés sont E. coli, Salmonella spp, Klebsiella, Staphylococcus aureus, Streptococcus pneumoniae, Shigella, Neisseria meningitidis. Malheureusement, il n’existe pas de plan national opérationnel de détection et de notification des résistances, et encore moins de dispositif national de surveillance des infections causées par des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens.
Au total, quatre laboratoires sont capables de détecter et de notifier les agents pathogènes résistants aux antimicrobiens, à savoir les centres hospitaliers universitaires de Donka, Ignace Deen et Amitié Sino- guinéenne de Kipé, et le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) qui sert de référence nationale pour ces agents pathogènes. Dans ce cadre, le CHU de Donka et le LNSP participent depuis 2002 à un renforcement en assurance qualité des tests de laboratoire pour les maladies entériques et méningées par le laboratoire NICD accrédité par l’OMS et basé à Johannesburg en Afrique du Sud.
Dans le domaine de la prévention et de la lutte contre les infections associées aux soins de santé, un plan national existe, mais devrait être mis à jour pour s’adapter au contexte actuel de risque accru. Dans ce cadre, une politique de prévention et de lutte contre l’infection avec un plan opérationnel et des modes opératoires normalisés est en vigueur dans tous les établissements de santé avec des lignes directrices pour la protection des agents de santé contre les infections associées aux soins de santé. Enfin, la gestion
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PR ÉVENIR
des antimicrobiens souffre d’une absence de cadre réglementaire opérationnel, et de lignes directrices nationales sur le bon usage des antibiotiques.
Mesures prioritaires recommandées
• Elaborer et valider un plan national multisectoriel intégré de prévention, de surveillance et de riposte contre les résistances aux antimicrobiens et les infections associées aux soins de santé.
• Renforcer les capacités de diagnostic de laboratoire des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens
• Renforcer les capacités des acteurs de la santé dans la lutte contre les Infection nosocomiales.
indicateurs et scores
p.3.1 détection de la résistance aux antimicrobiens - Score 1 atouts/pratiques exemplaires
• L’existence d’un projet de plan national pour la détection et la notification des agents pathogènes prioritaires résistants aux antimicrobiens.
Volets à renforcer/défis
• valider le plan national de lutte contre la RAM et renforcer la coordination entre les secteurs humain, animal et alimentaire.
• Etablir les liens entre la surveillance et l’utilisation des antimicrobiens.
• Renforcer les capacités des techniciens de laboratoires de détection.
• Renforcer la vigilance sur la vente des antibiotiques.
• Evaluer le niveau d’exposition des animaux.
• Renforcer le LNSP en souches de référence, le matériel et les réactifs.
p.3.2 Surveillance des infections causées par des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens - Score 1
atouts/pratiques exemplaires
• Le LNSP dispose d’un équipement et d’un personnel qualifié pour la mise en place de la surveillance de l’antibio-résistance dans le secteur humain.
• La surveillance de la résistance aux antituberculeux, est faite par le Programme national de lutte contre la tuberculose.
Volets à renforcer/défis
• Mettre en place un plan de surveillance national multisectoriel pour la lutte contre la résistance anti microbienne.
• Renforcer les capacités techniques des acteurs intervenant dans la surveillance et la lutte contre la RAM.
• Créer un système de partage des données entre secteurs.
p.3.3 programme de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins de santé - Score 2
atouts/pratiques exemplaires
• L’existence de directives de protection des agents de santé contre les infections associées aux soins.
évaluation externe conjointe
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PR ÉVENIR
• Les supervisions formatives régulières et l‘évaluation annuelle de la performance des structures sanitaires en hygiène hospitalière.
• La mise en place du Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales et du Comité d’Hygiène de Sécurité des Conditions de Travail.
• Le personnel de santé formé en prévention et contrôle des infections (PCI).
Volets à renforcer/défis
• Redynamiser les comités d’hygiène dans les structures sanitaires.
• Systématiser les enquêtes de prévalence des infections nosocomiales.
• Elaborer d’un plan national de lutte contre les infections associées aux soins.
• Renforcer les capacités des acteurs de la santé dans la lutte contre les Infection nosocomiales.
• Assurer un meilleur suivi des recommandations issues des supervisions.
p.3.4 activités de gestion des antimicrobiens - Score 1 atouts/pratiques exemplaires
• Existence d’une réglementation autour des prescriptions pour l’utilisation de tous les antibiotiques.
Volets à renforcer/défis
• Développer un plan national pour la gestion des antimicrobiens et de lignes directrices nationales sur le bon usage des antibiotiques dans les principaux secteurs (humain, animal et alimentaire).
• Interdire la vente des médicaments dans la rue.
• Renforcer le respect systématique des règles d’utilisation des antibiotiques.
• veiller à l’application de la réglementation sur la délivrance des antimicrobiens.
• Assurer un meilleur suivi de la qualité et la pharmacovigilance des antimicrobiens.
• Renforcer la lutte contre le marché illicite de médicaments.
• Réaliser des enquêtes sur l’usage des antibiotiques.
• Elaborer et mettre en œuvre le plan de gestion des antimicrobiens.
• Evaluer les quantités d’antibiotiques importées et utilisées en médecine vétérinaire.
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PR ÉVENIR
Zoonoses
introduction
Les zoonoses sont des maladies et des microbes transmissibles qui se propagent aux populations animales et humaines. Ces maladies sont causées par des bactéries, des virus, des parasites et des champignons véhiculés par des animaux et des insectes, ou par le biais de vecteurs inanimés nécessaires à la transmission du microbe. Environ 75 % des maladies infectieuses apparues récemment et affectant les humains sont d’origine animale ; environ 60 % de l’ensemble des agents pathogènes humains sont d’origine zoonotique.
Cible
Comportements mesurés adoptés, politiques et / ou pratiques qui minimisent la transmission des maladies zoonotiques des animaux aux populations humaines.
niveau de capacités de la Guinée
La Guinée ne dispose pas encore de politique officielle pour l’approche « une seule santé » mais a identifié les zoonoses les plus menaçantes pour la santé publique, notamment le charbon bactéridien, la rage, la grippe aviaire hautement pathogène, la fièvre hémorragique à virus Ebola, la fièvre de la vallée du Rift, et la brucellose. Parmi ces zoonoses, seules la grippe aviaire hautement pathogène et la maladie à virus Ebola disposent de comités interministériels officiellement établis et dotés d’attributions qui leur permettent de faire intervenir en commun les services de santé animale et de santé humaine.
Cependant, les systèmes de surveillance des maladies y compris des zoonoses sont conduits séparément.
A ce niveau, la surveillance des maladies animales, mise en œuvre dans le cadre du REMAGUI bénéficie d’un personnel vétérinaire insuffisant mais largement déployé sur l’ensemble du territoire national. Elle demeure passive et peu fonctionnelle en raison du manque de moyens d’intervention sur le terrain et des capacités de diagnostic de laboratoire très limitées. Les relations entre les laboratoires de santé publique et de santé animale restent très limitées car n’échangent ni des échantillons de prélèvements, ni de comptes rendus d’analyses. Sur le plan de la riposte contre les zoonoses, le pays n’a pas de stratégie conjointe officielle en place entre les secteurs de la santé animale, de la santé humaine et de la faune sauvage.
Mesures prioritaires recommandées
• Adapter la réglementation pour une meilleure prise en charge de la surveillance et de la riposte contre les zoonoses dans le cadre de l’approche « une seule santé ».
• Renforcer la coordination et la collaboration multisectorielles des acteurs de la santé animale, de la santé humaine et de la faune sauvage.
• Renforcer les capacités des acteurs dans la mise en œuvre de l’approche « une seule santé ».
indicateurs et scores
p.4.1 Système de surveillance en place pour les zoonoses/agents pathogènes prioritaires - Score 2
atouts/pratiques exemplaires
• Existence d’un arsenal législatif et règlementaire assez fourni mais qui reste à être amélioré.
évaluation externe conjointe
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PR ÉVENIR
• Collaboration entre les services du système sanitaire.
Volets à renforcer/défis
• Renforcer l’équipement et le matériel de terrain de laboratoire.
• Maintenir les infrastructures et les équipements.
• Renforcer les frontières.
• Renforcer le respect de la règlementation par les éleveurs.
p.4.2 personnels vétérinaires et de santé animale - Score 2 atouts/pratiques exemplaires
• Compétence technique avéré des agents de terrain.
• Coordination des interventions.
• Organisation et politique de l’exercice vétérinaire.
• Implication des vétérinaires privés par délégation officielle.
• Manuel de qualité régissant les attributions des agents de terrain.
Volets à renforcer/défis
• Renforcer les projets contre le vieillissement et l’insuffisance du personnel.
• Améliorer les conditions de travail.
p.4.3 Mécanismes établis et fonctionnels pour riposter aux zoonoses infectieuses et aux zoonoses potentielles - Score 1
atouts/pratiques exemplaires
• Existence du document de Politique de santé publique vétérinaire.
Volets à renforcer/défis
• Mettre en place un plan de riposte conjoint.
• Adapter la législation au règlement sanitaire international.
• Renforcer la collaboration entre les services du système de la santé et les services vétérinaires.
• Appliquer et assurer le respect des textes législatifs et réglementaires.
• Arrêté n°A/2003/1409/MAE/CAB/2003 portant création, organisation et fonctionnement du réseau de surveillance des maladies animales.
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PR ÉVENIR
Sécurité sanitaire des aliments
introduction
Les maladies diarrhéiques d’origine hydrique et alimentaire arrivent en tête des causes de morbidité et de mortalité, en particulier dans les pays moins développés. La rapide mondialisation de la production et du commerce alimentaires a multiplié les probabilités de risque d’incidents internationaux dus à des aliments contaminés. L’identification de l’origine d’une flambée et son confinement sont essentiels à son contrôle.
La capacité de gestion du risque en ce qui concerne le contrôle tout au long du continuum de la chaîne alimentaire doit être développée. Si l’analyse épidémiologique indique que des aliments sont à l’origine d’un événement, il convient, en se fondant sur une évaluation des risques, de mettre en place des formules de gestion des risques idoines afin de se prémunir contre tout cas humains (ou d’autres cas).
Cible
Les états Parties doivent avoir la capacité de surveiller et de riposter aux événements/risques de maladies d’origine hydrique ou alimentaire. Cela nécessite une communication et une collaboration efficaces entre les secteurs chargés de la sécurité sanitaire des aliments, de la sécurité de l’eau et de l’assainissement.
niveau de capacités de la Guinée
A l’image des pays de l’Afrique de l’Ouest, la Guinée dispose d’un certain nombre de textes de lois qui permettent à divers ministères d’intervenir dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments. Il s’agit notamment des ministères du commerce, de l’élevage, de l’agriculture, des pêches, de la santé et de l’environnement. Les quatre premiers interviennent aussi bien au niveau des marchés et structures intérieurs qu’aux points d’entrée (port, aéroport…) à cause de l’importance des produits importés dans l’alimentation de la population. La surveillance est assurée par un personnel ayant différents niveaux de formation, cadres ou non. Chaque intervenant fonde son activité sur l’existence de lois relatives à la protection des consommateurs, contrôle des denrées, marchandises et services et la répression des fraudes.
Ces textes datent pour la plupart des années 1990 et gagneraient à être revisités pour être en phase avec les nouvelles exigences de la sécurité sanitaire mondiale. La Guinée participe aux activités du Codex Alimentarus.
Il est aussi constaté une insuffisance de coordination entre les structures impliquées dans la sécurité sanitaire des aliments.
Mesures prioritaires recommandées
• Mettre en place un mécanisme de détection et de riposte aux maladies d’origine alimentaires et à la contamination des aliments.
• Organiser un système de surveillance pour la sécurité sanitaire des aliments.
indicateurs et scores
p.5.1 Mécanismes existants et fonctionnels de détection et de riposte aux maladies d’origine alimentaire et à la contamination des aliments - Score 1
atouts/pratiques exemplaires
• Existence de la loi relative à la protection des consommateurs, contrôle des denrées, marchandises et services et la répression des fraudes.
évaluation externe conjointe
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PR ÉVENIR
• Politique qualité en cours de validation.
• Démarche qualité des services.
• Décret créant le conseil national de la consommation.
• Existence de règlements de la CEDEAO.
• Existence d’un laboratoire d’hygiène alimentaire.
• Participation aux rencontres du Codex Alimentarius et de l’OIE.
Volets à renforcer/défis
• Mettre en place un cadre juridique pour garantir la sécurité sanitaire des aliments.
• Renforcer des capacités et élaborer des protocoles et procédures d’assurance qualité.
• Etablir et promouvoir une coordination entre les services chargés de la gestion et de l’évaluation des risques alimentaires.
• Mettre en place un mécanisme de communication efficace entre les parties prenantes impliquées dans la sécurité sanitaire des aliments.
• Améliorer la prise en charge du consommateur par l’information, l’éducation et la communication.
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PR ÉVENIR
Sécurité et sûreté biologiques
introduction
La manipulation d’agents pathogènes en laboratoire est vitale pour veiller à ce que la communauté mondiale dispose d’un ensemble robuste d’outils, tels que les médicaments, les produits diagnostics, et les vaccins - pour contrer la menace en perpétuelle évolution que représentent les maladies infectieuses.
La recherche impliquant des agents infectieux est cruciale pour la mise au point et à disposition d’outils médicaux et de santé publique indispensables pour détecter, diagnostiquer, reconnaître et riposter aux flambées de maladies infectieuses d’origine naturelle ou intentionnelle. Dans le même temps, la multiplication des infrastructures et des ressources dédiées à la manipulation des agents infectieux suscite des inquiétudes liées à la nécessité de garantir une bonne sécurité biologique afin de protéger les chercheurs et les populations. La sécurité biologique est importante afin de mettre les agents infectieux à l’abri d’individus susceptibles d’en faire un mauvais usage délibéré pour nuire aux personnes, aux animaux, aux végétaux ou à l’environnement.
Cible
Mise en place d’un système national de sécurité et sûreté biologiques impliquant l’ensemble du gouvernement, qui soit en mesure d’identifier, de stocker, de sécuriser et de surveiller les agents pathogènes particulièrement dangereux dans un nombre réduit de structures conformément aux pratiques exemplaires;
offre de formations et campagnes de sensibilisation par la pédagogie à la gestion des risques biologiques afin de promouvoir une culture partagée de la responsabilité, de réduire les risques de double usage, de limiter la prolifération biologique et les menaces liées à un usage délibéré, et d’assurer le transfert des agents biologiques en toute sécurité ; mise en place d’une législation sur la sécurité et la sûreté biologiques propre à chaque pays, de l’homologation des laboratoires, et de mesures de lutte contre les agents pathogènes.
niveau de capacités de la Guinée
En Guinée, la sécurité et la sûreté biologiques sont assurées par l’existence de personnels formés dans le domaine de la biosécurité et de la biosûreté au niveau de différents secteurs (santé, élevage, environnement et enseignement). Plusieurs sessions de formation en biosécurité et biosûreté pour le personnel des laboratoires, et en PCI pour les personnels des structures hospitalières ont été particulièrement développées au cours de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux (CDC, JHPIEGO, INSP) et un renforcement des capacités des hôpitaux nationaux, régionaux et préfectoraux en matériels de prévention et contrôle des infections (PCI).
Actuellement, la Guinée ne dispose pas d’un cadre législatif et réglementaire sur la biosécurité/biosûreté et de la gestion des agents pathogènes. Cependant, le pays a initié un processus visant à faire un inventaire à jour des agents pathogènes au sein des structures qui stockent ou manipulent des agents pathogènes et toxines dangereux, en collaboration avec le CDC USA.
Mesures prioritaires recommandées
• Elaborer et mettre en œuvre les textes législatifs et règlementaires, les normes et directives pour renforcer les capacités nationales dans la sécurité et la biosûreté biologique.
• Mettre en place des cursus de formation commune en biosûreté et biosécurité.
évaluation externe conjointe
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PR ÉVENIR
indicateurs et scores
p.6.1 existence d’un système de sécurité et de sûreté biologiques impliquant l’ensemble du gouvernement pour les structures humaines, animales et agricoles - Score 2
atouts/pratiques exemplaires
• Existence de personnels formés au niveau de certaines institutions (Santé humaine, animale, environnementale et d’enseignement).
• Renforcement des capacités des hôpitaux nationaux, régionaux et préfectoraux en matériels de PCI.
• Formation et certification des professionnels de santé sur l’envoi sécurisé des échantillons biologiques potentiellement infectieux.
• Existence d’un plan national de Gestion des Déchets Biomédicaux.
Volets à renforcer/défis
• Créer l’association guinéenne de la biosécurité.
• Mettre en place une autorité nationale de biosécurité.
• Elaborer des textes législatifs de biosûreté et de biosécurité.
• Mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation de la biosûreté et de la biosécurité.
• Approvisionner régulièrement en matériels et consommables de biosûreté et de biosécurité.
p.6.2 Formation et pratiques dans le domaine de la sécurité et de la sûreté biologiques - Score 2
atouts/pratiques exemplaires
• Formation régulière des agents de santé en PCI.
• Participation et implication des partenaires dans les différents domaines de formations.
• Formation du personnel de laboratoire nécessaire sur la biosûreté et biosécurité à travers l’Institut National de Santé Publique.
Volets à renforcer/défis
• Mettre en place des cursus de formation commune en biosûreté et biosécurité au sein des universités et centres d’enseignement professionnel.
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PR ÉVENIR
Vaccination
introduction
La vaccination est l’une des interventions de santé les plus performantes dans le monde en plus d’être l’un des moyens les plus économiques de sauver des vies et de prévenir les maladies. D’après les estimations, la vaccination permet de prévenir plus de deux millions de décès par an dans le monde.
Cible
Un système national performant de délivrance de vaccins – envergure nationale, distribution efficace, accès des populations marginalisées, chaîne du froid adaptée et contrôle systématique de la qualité – en mesure de répondre aux nouvelles menaces de maladies.
niveau de capacités de la Guinée
En Guinée, la vaccination fait partie des paquets de services intégrés offerts à la population dans la totalité des centres et postes de santé intégrés aux soins primaires avec les prévisions et approvisionnements systématique en vaccins. Le pays dispose de chambres froides fonctionnelles à tous les niveaux : au niveau national, des chefs lieu de région, des districts sanitaires et centre de santé pour la conservation des vaccins.
D’après les dernières estimations, entre 70 % et 89 % de la population pédiatrique a reçu au moins une dose de vaccin à valence rougeole. Mais le pays prévoit une amélioration de cette couverture avec les recrutements de 3000 agents de santé et de 100 prestataires équipé de motos pour réaliser la vaccination en stratégies avancées. Mais pour atteindre ces objectifs dans l’amélioration de la couverture, le pays aura à remonter les défis liés à l’insuffisance en ressources humaine, à la faible accessibilité géographique des populations aux points de vaccination, et à la gestion des vaccins.
Mesures prioritaires recommandées
• Renforcer la collaboration intersectorielle (Ministres de la santé, Elevage et Agriculture) dans le domaine de la vaccination humaine, animale à travers la mutualisation des interventions à tous les niveaux.
• Renforcer la mise en œuvre de l‘approche ACD/ACE (atteindre chaque district/atteindre chaque enfant) pour la relance de la vaccination systématique.
• Promouvoir des initiatives de plaidoyer pour la mobilisation des ressources internes/locales en faveur de la vaccination.
indicateurs et scores
p.7.1 La couverture vaccinale (rougeole) fait partie intégrante d’un programme national - Score 3
atouts/pratiques exemplaires
• Recrutement de plus de 3000 agents de santé dont le déploiement est en cours dans les différentes préfectures.
• Recrutement de 100 prestataires à travers le programme élargi de la vaccination (PEv) pour le soutien à la vaccination systématique.
• Mise en œuvre d’un projet de règlementation visant à rendre la vaccination obligatoire donnant la responsabilité aux chefs de ménages de respecter le calendrier vaccinal de leurs enfants.
évaluation externe conjointe
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PR ÉVENIR
• Existence d’un frigo solaire fonctionnel dans les 410 centres de santé du pays et approvisionnement en équipement dans les centres de santé et formation sanitaires.
• Paiement assuré par l’état de la totalité des vaccins de base pour 2017.
• Existence d’un plan pluri annuel complet (PPAC) qui prend en compte l’introduction de la seconde dose de vAR dans le PEv systématique.
Volets à renforcer/défis
• Continuer le recrutement des agents de la santé et prestataires au niveau des points de vaccination et des équipes cadres de district sanitaire.
• Assurer l’accessibilité géographique des populations les plus lointaines à des points de vaccination.
• Renforcer la mobilisation sociale et communication en faveur du PEv.
• Discuter avec l’état pour assurer le financement des couts opérationnels de la vaccination.
p.7.2 accès et délivrance de vaccins au niveau national - Score 4 atouts/pratiques exemplaires
• Chambres froides fonctionnelles pour la conservation des vaccins au niveau central, régional et des districts, ainsi que dans les centres de santé.
• Pour assurer le bon fonctionnement des chaines du froid, le PEv dispose d’un pool de techniciens qui installe et assure la maintenance curative des équipements de la chaine du froid.
• Elaboration du « forecast » avec Unicef pour prédire les besoins en vaccins pour assurer une disponibilité permanente des vaccins à tous les niveaux, ainsi que mettre en place un plan d’approvisionnement trimestriel des districts sanitaires en vaccins et matériels de vaccination.
• Elaboration d’un plan d’amélioration de la GEv, de réhabilitation, de déploiement et de maintenance des équipements de la chaine de froid.
Volets à renforcer/défis
• Améliorer la gestion des vaccins, la décentralisation de la maintenance des équipements de la chaine de froid, et l’application systématique du système d’approvisionnement.
• Renforcer l’utilisation des outils de planification et suivi des vaccins comme le SMT (Stock Management Tool) et DvD MT (District vaccine Data Management Tool).