LE JOURNAL MENSUEL D’ALÈS AGGLOMÉRATION OCTOBRE 2 O 2 O / N° 81
FORMATION
Le CFA d’Alès est l’un des quatre établissements français ayant reçu
l’agrément pour dispenser une formation diplômante de mécanicien spécialisé en véhicules anciens et historiques.
[page 5]
INDUSTRIE
Dix entreprises d’Alès Agglomération, porteuses de projets industriels, attendent les financements du programme national
“Territoires d’industrie”, avec 300 emplois à la clé.
[page 6]
COVID-19
Un nouveau centre dépistage Covid-19 type “drive” a été aménagé à Alès, sur le parking de la halle des sports de Clavières, pour faire face à la forte demande actuelle.
[page 7]
VITICULTURE
Devenir propriétaire d’un petit bout de vignoble sur Alès Agglomération, c’est possible grâce au projet de financement
participatif lancé au domaine du Mas des Justes.
[page 10]
PHOTOGRAPHIE
Le musée du Colombier, à Alès, retrace l’aventure photographique de Félix Bonfils et de sa famille, entre les Cévennes et le Moyen-Orient, à la fin du XIX
esiècle.
[page 13]
Le 19 septembre, une crue aussi soudaine que violente a provoqué des dégâts importants de Saint-Jean-du-Gard à Anduze. Lire pages 2 et 3
LA VALLÉE
GARDONS
LA VALLÉE
GARDONS
A VU ROUGE
DES
D
epuis dix-huit ans et les triste- ment célèbres inondations du 9 septembre 2002, on n’avait pas vu une telle montée des eaux. Placé en vigilance “orange” samedi 19 sep- tembre en début de matinée, puis“rouge” en début d’après-midi, le dépar- tement du Gard a connu un épisode cé- venol de grande ampleur avec des pluies torrentielles – 719 mm d’eau – bloquées sur l’ouest du département.
« Le Gardon est monté de quatre mètres
D
ès le dimanche 20 septembre, les opérations de nettoyage ont commencé. Alès Aggloméra- tion a prêté main-forte aux communes sinistrées en envoyant du personnel et des engins des Pôles Infrastructures et Environnement urbain pour nettoyer et enlever les déchets. « Nous avons mobilisé une vingtaine d’agents aux premières heures de la journée. Notre objectif était de proposer une présence logistique forte et rapide sur le terrain »,L’eau s’est engouffrée samedi 19 après-midi dans le bas quartier d’Anduze, inondant le plan de Brie.
La furie du Gardon a provoqué de nombreux dégâts sur les infrastructures, comme ici le pont de Falguières, à Saint-Jean-du-Gard.
À Anduze, le torrent a accumulé des tonnes de boue. Le restaurant Les Terrasses du Gardon a été littérale- ment dévasté.
Les commerces et vitrines ont été nettoyés tout le dimanche avec l’aide de nombreux bénévoles venus des communes voisines.
Deux hydrocureuses et les pompiers ont été mobi- lisés pour déboucher les réseaux d’assainissement avant d’autres éventuelles pluies.
Alès Agglomération a mis à la disposition des municipalités plusieurs bennes à déchets sur 9 sites entre Anduze et Saint-Jean-du-Gard, ainsi que ses tractopelles, ses camions d’ordures ménagères et ses agents pour le nettoyage des rues.
Bilan : 580 m3 d’encom- brants et 45 tonnes de
déchets évacués.
en une demi-heure, entre 10h et 10h30 » relate, stupéfait, Michel Ruas, maire de Saint-Jean-du-Gard. Dans l’après-midi, le Gardon affichait la cote de 5,84 mètres, équivalente à celle de 2002. Des habi- tants ont été évacués, ainsi que les véhi- cules et les camions qui stationnaient non loin du Gardon, rallye des Camisards (an- nulé) oblige. Pour autant, un camion et trois voitures sont partis au fil de l’eau…
À Corbès, la maire Monique Crespon- Lhérisson dit avoir vu déferler en cinq décrit Christophe Rivenq, président d’Alès
Agglomération. Ces équipes ont été ren- forcées par la présence de camions plateau et de camions-benne de l’Agglo pour faci- liter la collecte des encombrants et des or- dures ménagères. 580 m3 d’encombrants et 45 tonnes de déchets ont été collectés.
Exceptionnellement, dimanche 20 et lundi 21 septembre, les déchèteries d’Anduze et de Thoiras, ainsi que la pla- teforme à végétaux de Massillargues- Atuech ont été ouvertes toute la journée.
A C T U A L I T É
Une crue de six mètres dans la vallée des Gardons
Les communes de Saint-Jean-du-Gard, par l’épisode cévenol du samedi 19 sept
Une crue « d’une rapidité inouïe »
Une présence logistique
forte et rapide des services
d’Alès Agglo
G
érald Darmanin, ministre de l’In- térieur, et Barbara Pompili, mi- nistre de l’Écologie, sont venus faire un point sur la situation auprès des forces de secours et des autorités locales dimanche 20 septembre à Anduze et à Saint-Jean-du-Gard.Auparavant, ils ont effectué un survol en hélicoptère des zones sinistrées à Saint-Jean-du-Gard, Thoiras, Corbès et Anduze.
Le Gardon est monté de 4 m en une demi-heure à Saint-Jean-du-Gard, ne laissant aux habitants que le temps de se mettre à l’abri.
Au pont de la filature, à Thoiras, l’eau est montée en moins de quinze minutes…
Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, et Barbara Pompili, ministre de l’Écologie, ont atterri au stade d’Anduze dimanche 20 septembre en fin d’après-midi, accueillis par les élus, dont Christophe Rivenq, président d’Alès Agglomération, et Max Roustan, président de l’EPTB Gardons.
Les pieds enfoncés dans une fine couche de boue encore présente, les ministres ont assuré leur soutien à la population, aux commerçants et aux élus : « Des aides seront apportées aux collectivités et aux personnes sinistrées, a déclaré Gérald Darmanin. « Nous allons tout faire pour que la vie normale puisse reprendre le plus vite possible », a conclu Barbara Pompili avant de filer vers Saint-Jean-du- Gard.
Une crue de six mètres dans la vallée des Gardons
Corbès et Anduze ont été durement touchées embre. Le Gardon a égalé sa cote de 2002.
Une crue « d’une rapidité inouïe »
minutes, vers midi, une vague haute de six mètres dans le lit du Gardon qui était quasiment à sec. « C’était d’une violence et d’une rapidité inouïes ». Le moulin s’est retrouvé en partie dans l’eau tandis que le pont submersible disparaissait sous les flots déchaînés.
À Anduze, au fil de l’après-midi, l’eau a envahi les bas quartiers de la ville, noyant les habitations et les commerces du plan de Brie et des rues alentour.
Le Gardon est monté de 6 mètres en à
peine deux heures. Routes coupées, mai- sons et campings inondés, tel était le bilan immédiat. Par miracle, Alès Agglo- mération n’a déploré aucune victime…
Les 400 pompiers mobilisés ont effectué, sur les vallées de l’Hérault et des Gardons, plus de 400 interventions : sur la Vallée Borgne, 24 personnes ont été secourues, dont 6 par hélicoptère, et 220 personnes ont été mises en sécurité.
Les ministres sont venus constater les dégâts
Geneviève Blanc (à g.), maire d’Anduze, a guidé
le cortège ministériel. Les ministres ont rencontré des sinistrés.
Le dispositif du SDIS et de la gendarmerie a été présenté aux ministres.
Aucune victime n’est heureusement à déplorer sur Alès Agglomération.
A C T U A L I T É
Christophe Rivenq est le
nouveau président du Pôle métropolitain Nîmes-Alès
La structure nîmo-alésienne relance sa coopération sur les enjeux majeurs de la mobilité et de la 5G.
Lors du Comité syndical du Pôle métropolitain Nîmes-Alès le 16 septembre, l’Alésien Christophe Rivenq (à d.) a été élu président et le Nîmois Franck Proust (à g.) vice-président. Max Roustan, ancien président, reste un élu du Pôle.
« C’
est un honneur pour moi de succéder à Jean-Paul Fournier et Max Roustan à ce poste, car j’ai participé, depuis 2007, à la création de ce Pôle métropolitain qui a vocation à faire exister davantage nos bassins de vie aux niveaux régional et national ». Christophe Rivenq, président d’Alès Agglomération depuis le 15 juillet, connaît parfaitement le Pôle métropoli- tain Nîmes-Alès (PMNA) dont il a été élu président à l’unanimité ce 16 septembre.En effet, il en a été l’un des concepteurs, aux côtés de Max Roustan, tout comme Franck Proust y a travaillé aux côtés de Jean-Paul Fournier. Franck Proust qui, en tant que nouveau président de Nîmes Métropole, a été élu vice-président du PMNA.
Créé officiellement le 31 décembre 2012 entre les deux principales agglomérations gardoises, le PMNA s’est doté d’un projet de territoire en 2015. Il a principalement œuvré sur le contrat d’axe ferroviaire pour améliorer la ligne Alès-Nîmes, contribuant à l’ouverture du viaduc de Courbessac.
Côté enseignement supérieur, des “Entre- tiens Nîmes-Alès” ont lieu chaque année et un Atlas de l’enseignement supérieur dans le Gard a été édité.
Contourner Nîmes par l’ouest…
Pour autant, il reste énormément à faire pour développer le territoire, comme l’ont relevé conjointement Christophe Rivenq et Franck Proust, d’accord pour travailler ensemble sur la mobilité, notamment ce fameux contournement routier de l’ouest de Nîmes. Sur la ligne ferroviaire entre les deux villes, l’ambition est de créer une gare à Saint-Hilaire-de-Brethmas, une autre à Hoche-Sernam pour desservir la faculté et de faire de la gare de La Cal- mette un pôle multimodal entre Nîmes et Alès. Le déploiement de la 5G sur le Gard et la conservation de l’aéroport de Nîmes sont également des enjeux importants pour le mandat qui s’ouvre.
« Notre Pôle métropolitain a beaucoup d’importance pour le développement de notre territoire », a conclu Christophe Rivenq, profondément convaincu de la nécessité d’être unis pour se faire en- tendre.
À suivre…
www.nimes-ales.fr
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, a pu mesurer les réelles synergies qui animent les différentes collectivités locales au service du territoire d’Alès Agglomération.
Carole Delga a sillonné Alès Agglomération
Après s’être rendue à Massillargues-Atuech, puis sur le chantier de la future école de Rousson, la présidente de la Région Occitanie a inauguré le pont Georges-Frêche à La Grand-Combe.
Q
uels liens existe-t-il entre Mas- sillargues-Atuech, petite com- mune de la plaine viticole céve- nole, Rousson, village de la périphérie alésienne en fort essor démographique, et La Grand-Combe, ancienne villeminière en plein redressement écono- mique ? Outre le fait d’appartenir à un même territoire, celui d’Alès Agglomé- ration, ces communes sont également bénéficiaires des synergies mises en place entre les différentes collectivités pour améliorer le quotidien de leurs habitants et préparer l’avenir.
En se rendant le 3 septembre dans ces trois communes, Carole Delga, prési- dente de la Région Occitanie, a montré que la Région s’intéresse de près à la 5e communauté d’agglomération de son territoire.
Des viticulteurs responsables
Son déplacement a débuté à Massil- largues-Atuech où la présidente a été accueillie par la maire de la commune et vice-présidente d’Alès Agglomération, Aurélie Génolher, ainsi que par le pré- sident d’Alès Agglomération, Christophe Rivenq. Ils y ont inauguré le nouvel espace Services Publics en milieu rural “Cœur du village”, projet auquel la Région a appor- té son soutien.
La présidente Delga a ensuite visité la cave coopérative locale pour mettre en lumière le travail qualitatif de vignerons
respectueux de l’environnement (lire page 10).
Après la ruralité et ses atouts, Carole Delga a pu prendre connaissance, à Rousson, du projet de construction d’un groupe scolaire à énergie positive conçu pour 600 élèves (lire page 9).
Le pont Georges-Frêche se dévoile
L’ultime étape de cette journée mara- thon, menée du sud au nord d’Alès Agglomération, a conduit Carole Delga à inaugurer le pont Georges-Frêche qui permet de désenclaver le parc d’acti- vité Humphrey-Davy à La Grand-Combe (lire page 11).
En matière d’agriculture, de ruralité, d’éducation ou d’économie ces efforts croisés des différentes collectivités « sont le parfait reflet de l’indispensable travail en commun mené par les élus locaux, départementaux ou régionaux, pour pré- parer l’avenir de ce territoire », a affirmé Christophe Rivenq.
A C T U A L I T É
Nouvelle formation: devenez mécano des vieilles autos
Le CFA d’Alès ouvre un cursus de spécialisation dans la réparation des véhicules anciens et historiques. Une formation diplômante, dispensée dans seulement quatre établissements en France.
EN PRATIQUE
Abonnement :
• 24h = 15 €
• 1 mois = 40 €
• 3 mois = 110 €
• 12 mois = 410 € Tout public majeur.
Réservé aux résidents du territoire du SMTBA (85 communes)
Espace location en gare routière d’Alès 15, avenue du Général de Gaulle
Ouvert du lundi au vendredi, de 8h45 à 12h15 et de 13h45 à 17h15
tél. 04 66 52 31 31 www.ntecc.fr
S
i une voiture moderne se dépanne, une voiture ancienne se répare…Au Centre de Formation des Ap- prentis (CFA) des Prés-Rasclaux, à Alès, la mécanique automobile s’apprend par un cursus classique (CAP, Mention Complé- mentaire), mais ne bénéficiait pas d’un parcours de spécialisation diplômant.
À partir de janvier 2021, un Certificat de qualification professionnelle “Mécanicien – réparateur de véhicules anciens et histo- riques” sera ouvert. Seuls quatre établis- sements ont reçu en France l’autorisation de proposer cette formation reconnue par l’État (Argenteuil, Lyon, Arras et Alès).
Un fort besoin de recrutement
« Les professionnels de la restauration automobile ont besoin de recruter, que ce soit pour développer leur activité ou pour transmettre leur savoir-faire qui devient rare1 », assure Nathalie Rivenq, chargée du développement de la formation en alter- nance sur le bassin alésien, qui a dirigé un audit auprès des entreprises d’Occitanie pour recenser leurs besoins. « Des chefs d’entreprise ont un carnet de commandes plein sur douze à vingt-quatre mois… » Un rapport de la Fédération française des Véhicules d’Époque corrobore ces témoignages en soulignant qu’au moins 20000 emplois directs reposeraient sur les 800000 véhicules anciens des Français (1,5 % des voitures en circulation).
14 mois de formation
Le Certificat de qualification profession- nelle (CQP) “Mécanicien – réparateur de véhicules anciens et historiques” est ouvert aux mécaniciens (CAP “Mainte- nance des véhicules automobiles” mini- mum), mais sans limite d’âge. « C’est un vrai parcours de spécialisation, en contrat de professionnalisation, décrit José Bran- co, responsable de Programmes au CFA d’Alès. Durant 14 mois (681 heures de formation), les apprenants alterneront
Cinq bonnes raisons de louer un vélo à assistance électrique
53 Grand-Alésiens utilisent déjà le nouveau service de location lancé par Alès Agglomération. Une façon de se déplacer quotidiennement tout en respectant l’environnement. Pourquoi pas vous ?
NE PAS ARRIVER EN SUEUR AU TRAVAIL
POUR DES SORTIES FACILITÉES EN FAMILLE
DES AIDES
FINANCIÈRES :
• 200 €
DE LA RÉGION OCCITANIE
• 200 € DE L’ÉTAT MONTER UNE COTE
SANS EFFORT OU PRESQUE...
ESSAYER AVANT D’ACHETER
l’immersion en entreprise et les cours dans les ateliers du CFA des Prés-Ras- claux. « Nous avons recruté quatre for- mateurs spécialisés et nous avons com- plété l’équipement des ateliers avec le soutien des professionnels », précise José Branco. Car ces derniers, pour la plupart, sont impatients de voir arriver les appre- nants qui n’auront donc pas de mal à trouver un employeur : « Nous facilitons les mises en relation et nous travaillons notamment avec l’Agence de développe- ment Alès Myriapolis qui a structuré une filière “véhicules historiques” sur le Pôle Mécanique », explique Nathalie Rivenq.
Assurément porteuse en termes d’emploi et de savoir-faire, cette filière d’excellence
“véhicules anciens et historiques” pour- rait bientôt être complétée au CFA d’Alès par un cursus “carrosseries anciennes”.
« Nous sommes déjà positionnés pour remplir les critères d’éligibilité à cet ensei- gnement… », confie José Branco. Le CCI du Gard démontre ainsi sa forte volonté de poursuivre le développement du CFA d’Alès.
1 – En 2025, plus de la moitié des professionnels du secteur de la voiture ancienne auront dépassé l’âge de la retraite.
CCI Sud Formation – CFA Occitanie 270, quai des Prés-Rasclaux, Alès Inscriptions ouvertes
Journée portes ouvertes le 14 novembre, de 10h à 16h tél. 04 66 91 21 21 - [email protected] Le CFA d’Alès est l’un des quatre établissements-
pilote en France à proposer une formation reconnue par l’État pour l’entretien de véhicules anciens et historiques.
© DR
É C O N O M I E
Territoires d’industrie :
l’Agglo “dans le cœur de cible”
Plusieurs projets industriels d’entreprises locales pourraient être subventionnés par l’État d’ici la fin de l’année.
« O
n sent ici une envie d’indus- trie, une envie d’aller de l’avant. » Guillaume Basset, directeur du programme national “Ter- ritoires d’industrie”, s’est montré im- pressionné par l’énergie des entreprises industrielles du bassin alésien et par la synergie de tous les acteurs économiques lors de sa visite sur Alès Agglomération le 21 septembre.Labellisé “Territoire d’industrie” en 2018 parmi 147 villes en France, Alès Agglo- mération a signé en décembre 2019 un contrat avec l’État et la Région recensant dix projets industriels (nouveaux bâti- ments, nouveau process, formation du
personnel, etc.) de nature à être aidés financièrement par l’État, avec des sub- ventions allant jusqu’à 80 %. Un impor- tant travail conduit par Jalil Benabdillah, vice-président d’Alès Agglo délégué à l’Économie.
Faire partie des 100 projets financés en 2020
Parmi ces entreprises, Capelle, SD Tech et Ergosanté, visitées le 21 septembre, ont montré à Guillaume Basset que leur pro- jet était « mature », condition indispen- sable pour entrer dans les 100 projets na- tionaux qui seront financés d’ici fin 2020.
Les dirigeants n’ont pas caché qu’ils attendaient impatiemment d’entrer dans le concret avec ces aides promises depuis dix mois… « On compte sur vous, a re- layé Christophe Rivenq, président d’Alès Agglomération. Il faut débloquer les pro- jets à l’arrêt faute de financement ».
En retour, Guillaume Basset a salué la qualité « des très beaux projets alésiens, très divers et concrets ». Et de rassurer :
« Vous êtes dans le cœur de cible ».
Il a rappelé que le Gouvernement avait inclus les territoires d’industrie dans le cadre du Plan de relance post-Covid.
400ME seront ainsi dédiés à l’industrie.
300 emplois à la clé
La décision quant aux heureux élus sera prise d’ici le mois de novembre et d’autres vagues de lauréats seront ensuite annon- cées en 2021 et 2022. Ce qui permet- tra aux dix projets alésiens d’avoir leur chance. « Il y a 30 emplois nouveaux à la clé par projet, dévoile Christophe Rivenq.
Soit 300 emplois sur le territoire, ce qui représente un véritable enjeu ».
« Ne les décevez pas ! abonde Fabrice Verdier, conseiller régional. Ici, l’éco-sys- tème économique fonctionne à mer- veille, tout le monde travaille ensemble, il faut les encourager ».
Pour les projets élus, il faudra 15 à 25 jours pour instruire le dossier selon le montant de la subvention. « 330 projets sont déjà en instruction en France, a pré- cisé Guillaume Basset. Je suis venu voir ici comment accélérer les projets alésiens ».
Guillaume Basset (2e en partant de la droite, au 1er plan), directeur du programme national “Territoires d’industrie”, est venu dans les entreprises de l’Agglo pour voir comment accélérer les projets.
Au lycée J.-B.D., le FabLab “booste”
les échanges technologiques
Encadré par des enseignants, le FabLab met à disposition de ses adhérents des machines de dernière génération et des compétences partagées.
A
vec un découpeur laser, deux imprimantes 3D, de multiples modèles informatiques de proto- typage ou encore une machine à coudre industrielle, le FabLab du lycée Jean- Baptiste-Dumas, à Alès, qui a ouvert ses portes en début d’année 2020, dispose« d’un matériel de pointe que d’autres FabLab ont mis plusieurs années à obte- nir », reconnaît Alexandre Hanot, profes- seur en enseignements technologiques transversaux.
Un FabLab, c’est un lieu dans lequel étudiants, enseignants, entrepreneurs et porteurs de projet s’adonnent à leur passion de la technologie, aidés par du matériel de pointe mis à leur disposition.
Via ce FabLab, qui répond à un cahier des charges très strict, la communauté éducative du lycée souhaite susciter la créativité et les échanges dans le do- maine technique. « Les enseignants, qui encadrent le FabLab de façon totalement bénévole, peuvent y confronter leurs expériences, mais également apprendre des élèves dans un dialogue permanent, ajoute Alexandre Hanot. La technologie court à une telle vitesse que cet esprit d’échanges doit être l’essence même d’un FabLab ».
Pour alimenter ces croisements d’expé- riences, le FabLab est accessible à d’autres publics que celui des élèves et des ensei-
Le FabLab du lycée J-.B.D.
est un concentré de technologies ouvert aux entrepreneurs et porteurs de projet.
gnants : « Nous sommes ouverts aux acteurs économiques du bassin d’Alès », confirme David Coulougnon, président de l’association FabLab du lycée J.-B.D.
Les entreprises bienvenues
Adeline Constance, créatrice de la marque de cosmétiques bio “L’Accent”, connaît bien le FabLab ; elle y a notam- ment réalisé des prototypes de présen- toirs pour ses produits. « J’avais besoin de défonceuses et de découpes laser afin de réaliser le prototype qui servirait à évaluer les coûts de fabrication. Sans le FabLab d’Alès, mon entreprise n’aurait pas pu mener ce projet à bien », témoigne la jeune femme.
Au cours de l’année scolaire, le FabLab de J.-B.D. proposera une amplitude horaire plus large à ses adhérents.
FabLab du lycée Jean-Baptiste Dumas Place de Belgique, Alès
tél. 04 66 78 23 47 / 06 71 42 78 26 [email protected] Cotisation annuelle : 15 €
LES 10 PROJETS EN LICE
Sur les 1500 projets retenus au ni- veau national, Alès Agglomération porte 10 projets industriels :
• “Think et make”, de l’IMT Mines Alès (accompagnement des TPE dans la transition numérique).
• Projets mobility, campus numé- rique Digit’Alès et extension du Pôle Mécanique pour Alès Agglomération.
• Projet Slab, de SGroup.
• Pôle industriel, pour Capelle.
• Centre de sécurité micro et nano particules, pour SD Tech Nano.
• Outil post-Brexit, pour Alès Myria- polis.
• Solution de production de froid, pour Schneider Electric.
• Centre de recherche et dévelop- pement, pour ErgoSanté.
S A N T É
Un nouveau site pour le dépistage Covid-19 à Alès
Un “drive” a été aménagé sur le parking de la halle des sports de Clavières afin de répondre à la forte demande actuelle.
C
e nouveau site de dépistage du Covid-19, aménagé dans le quar- tier alésien de Clavières par Alès Agglomération, est dimensionné pour réaliser jusqu’à 200 prélèvements par jour. « Avec ces installations et les autres laboratoires d’Alès Agglomération1, nous pouvons réaliser jusqu’à 400 testspar jour sur le territoire », a indiqué Christophe Rivenq, président d’Alès Ag- glomération, présent lors de l’ouverture le 15 septembre.
Le nouveau centre de dépistage pour le Covid-19, géré par Labosud et les infir- miers libéraux du bassin alésien, devait réaliser des prélèvements à toutes les personnes qui souhaitaient se faire dépis- ter par test PCR (prélèvement par le nez).
Au vu de l’affluence dès son premier jour d’ouverture, le 15 septembre, l’Agence régionale de santé (ARS) a changé les règles : « Dorénavant, nous devons prio- riser les cas symptomatiques, avec ordon- nances, puis les cas “contacts avérés”, qui se présentent avec un message (sou- vent un SMS) de l’ARS ou de la Caisse pri- maire d’assurance maladie, ainsi que les patients ayant besoin d’un bilan pré-opé- ratoire (hospitalisation, chirurgie, …) », a indiqué Christel Barral, responsable- adjointe Qualité chez Labosud.
Dépister, tracer, isoler
Sur Alès Agglomération, Labosud assure l’administration, la logistique, la sécurité et les analyses des prélèvements réali- sés par les infirmières et infirmiers libé- raux de l’association Ailba. « L’objectif des tests, selon la politique actuelle du
Gouvernement, est de “dépister, tracer, isoler”, explique Thierry Cubedo, respon- sable du service Santé de l’Agglo. Si une personne est déclarée positive au test, l’ARS est prévenue et prend le relais pour la gestion de la procédure ».
En cas de test positif, un travail d’identifi- cation est engagé et tous ceux qui ont eu un contact rapproché avec la personne positive sont testés et invités à s’isoler, compte tenu de la durée d’incubation du virus (environ sept jours). Avec un million de prélèvements réalisés chaque semaine en France, l’enjeu du déploiement massif des tests est de casser la chaîne de trans- mission du virus.
1 – Le laboratoire Bioaxome, situé Grand rue Jean Moulin, accueille également le public pour des tests Covid-19 dans les mêmes conditions que Labosud.
Centre de dépistage Covid-19 Halle des sports de Clavières, avenue Vincent d’Indy, Alès Ouverture du lundi au vendredi, de 8h à 15h, avec et sans rendez-vous Samedi, dimanche et jours feriés de 8h à 12h uniquement sans rendez-vous www.labosud.fr/rdvcovid19
Le “drive” installé sur le parking de la halle des sports de Clavières réalise jusqu’à 200 prélèvements PCR par jour.
La téléconsultation médicale sur Alès Agglomération, un acte cadré et sécurisé
Face à la désertification médicale sur le territoire grand-combien, la maison de santé Simone-Veil et ses partenaires ont mis en place un système de télémédecine performant.
L
a téléconsultation est un acte médical qui permet à un profes- sionnel de santé de donner une consultation à distance par l’intermé- diaire d’un écran. La maison de santé Simone-Veil, à La Grand-Combe, en par- tenariat avec la pharmacie Bouzige, aux Salles-du-Gardon, a mis en place depuis le mois d’août un projet de téléconsul- tations validé par l’Agence régionale de santé (ARS) et la Sécurité sociale.« L’objectif est d’offrir aux personnes n’ayant pas de médecin traitant ou de rendez-vous rapide à la maison de santé la possibilité de consulter pour des actes de médecine généraliste, des maladies chroniques ou des renouvellements de traitement, explique Émilie Maurin, coordinatrice de la maison de santé grand-combienne. Nous souhaitions surtout que l’opération soit très cadrée, afin que les données des patients soient sécurisées ». Et c’est le cas !
Les patients sont accompagnés
La téléconsultation a lieu à la pharmacie Bouzige. Le dossier de chaque patient reste à la maison de santé. Il est uni- quement partagé avec le médecin en téléconsultation, en l’occurrence, pour
l’heure, un médecin de la maison de santé de Vauvert. « Nous recevons à la pharmacie cinq à six patients le vendredi après-midi. Le dispositif se met en place doucement, ça fonctionne bien. Nous accompagnons les patients pendant la consultation, mais ils peuvent égale- ment être seuls en ligne avec le méde- cin », indique Brigitte Bouzige, directrice de la pharmacie.
Le système choisi pour ce projet permet
La maison de santé de La Grand-Combe a fait le choix d’un système de télémédecine sécurisé, validé par l’ARS et la Sécurité sociale.
SAINT-MARTIN-DE-VALGALGUES
LE PROJET DE MAISON DE SANTÉ EST LANCÉ
L’Agence régionale de santé a validé en juin le projet de santé à Saint- Martin-de-Valgalgues, soutenu par l’Association des professionnels de santé de Saint-Martin et Saint-Julien, et donc le projet de création d’un bâtiment pour une maison de santé, porté par la municipalité.
La crise sanitaire a engendré quelques retards dans l’aboutisse- ment de ce projet perçu comme cru- cial par la population. Le permis de construire a pu être déposé en juillet pour une instruction. Le projet sera financé grâce à des subventions de la Région Occitanie et de l’État, dans le cadre du plan de relance post- Covid. Le Conseil départemental devrait se positionner définitivement sur ce dossier après les échéances électorales prévues en mars 2021.
La maison de santé regroupera quatre médecins généralistes, les services de Filieris, ainsi que des professionnels de santé libéraux.
au télémédecin de consulter en direct le dossier du patient de manière totale- ment sécurisée. L’objectif, à terme, n’est pas pour autant de pérenniser le sys- tème : les professionnels de santé pré- féreraient de loin avoir un ou plusieurs nouveaux médecins sur le territoire…
Maison de santé Simone-Veil 18, rue de la Clède, La Grand-Combe tél. 04 48 21 57 08
H A B I T A T
Logis Cévenols construit 39 villas à Alès
Le projet du “Parc du Mas Pérusse”, dans le quartier
du Hameau de Pérusse, est composé de logements individuels.
La concertation, outil indispensable aux bonnes relations avec les locataires
Lors de réunions au pied des immeubles ou à travers les représentants élus, Logis Cévenols multiplie les possibilités de contact avec les locataires.
Le Mas Pérusse comportera 39 villas, de type 3 et 4, munies d’un jardin et d’un garage.
Une à deux fois par an,
les locataires sont conviés au pied de leur habitation pour échanger avec les représentants de Logis Cévenols.
P
oursuivant sa politique d’investis- sement malgré un contexte régle- mentaire qui contraint fortement ses ressources, Logis Cévenols vient de lancer un nouveau chantier de construc- tion dans la rue Jean-Philippe Rameau, à Alès (rocade Est).Cette opération, qui porte le nom de
“Parc du Mas Pérusse”, comptera 39 lo- gements individuels. Les villas seront situées face au Zéphyre, mis en service en 2012 au sein d’un ensemble de rési- dences où sont présents différents bail- leurs sociaux (SFHE, FDI Habitat et Logis Cévenols). La construction est en cours sur l’espace auparavant occupé par l’en- treprise Richard-Satem.
Répondre à la demande croissante des familles
Cette nouvelle opération est menée sous la forme d’une “Vente en état futur d’achèvement” (VEFA) consistant à ache- ter les logements sur plan, auprès d’un promoteur.
L’opération sera constituée de 12 villas de Type 3 et de 27 logements de Type 4, dis- posant d’un jardin et d’un garage. « Ce type d’habitat répond à une demande croissante des familles qui aspirent à bénéficier d’un espace privatif extérieur, encore plus depuis le confinement », confirme par ailleurs Philippe Curtil, di- recteur de Logis Cévenols.
Les loyers prévisionnels, hors charges, se situeront entre 430 € et 550 € en fonc- tion du type de logement. La mise en ser- vice est prévue au printemps 2022.
Le premier projet du NPNRU
Cette construction sera la première opé- ration de reconstitution de l’offre de loge- ments prévue dans le cadre du Nouveau plan national de renouvellement urbain
(NPNRU) pour compenser les démolitions de logements à Alès. Le NPNRU est le second programme de renouvellement urbain mené à Alès après l’ANRU qui avait permis d’intervenir fortement sur les quartiers des Prés-Saint-Jean et des Cévennes.
« À l’issue du NPNRU, 250 nouveaux lo- gements auront été construits », confirme le directeur de Logis Cévenols.
R
égulièrement, au moins une fois par an, Logis Cévenols invite les locataires à participer à des réu- nions, souvent tenues au pied des habi- tations. Elles sont menées par le gestion-FAITES DES ÉCONO- MIES DE CHAUFFAGE
L’hiver approche. Chaque locataire peut faire un bon geste pour l’envi- ronnement en appliquant quelques règles simples.
• Maintenez une température entre 16 °C et 18 °C dans les chambres pour une meilleure qualité de som- meil.
• Installez des thermomètres pour ne pas surchauffer les pièces à vivre où la température ambiante idéale ne doit pas dépasser les 19° C à 20° C.
• Dépoussiérez les convecteurs des radiateurs pour augmenter leur per- formance et ne les couvrez surtout pas.
• Posez des doubles rideaux pour isoler les fenêtres. La nuit, fermez les rideaux et les volets pour conser- ver la chaleur des pièces.
• Baisser la température d’une pièce de 1° C permet de diminuer de 7%
sa facture de chauffage.
• Utilisez exclusivement le système de chauffage prévu dans votre appartement. Pas de poêle à gaz ou à pétrole : ils polluent l’air de votre logement et sont fréquem- ment responsables de problèmes de condensation.
• Ne bouchez pas les ventilations : vous risquez de provoquer des
moisissures. naire de patrimoine, accompagné du
chargé de clientèle et du gardien de la résidence. « Ces rencontres sont fonda- mentales pour entretenir les liens entre nous et nos résidents », insiste Philippe Curtil, directeur de Logis Cévenols.
Au cours de ces rencontres, les locataires peuvent exprimer leurs souhaits ou leurs remarques.
De son côté, Logis Cévenols en profite pour échanger avec les habitants autour de ses projets, pour rappeler les bonnes règles d’usage des habitations et des par- ties communes, ou tout simplement pour transmettre des informations.
D’autres réunions peuvent être organi- sées à l’initiative du maître d’ouvrage (direction en charge des travaux neufs et d’investissement sur le patrimoine) avant le démarrage de gros travaux, notam- ment. C’est alors l’occasion d’expliquer directement aux habitants le déroule- ment du chantier, sa durée estimée et les conséquences temporaires sur la vie de la résidence.
Des représentants élus par les locataires
Ces réunions annuelles ne sont pas le seul moyen de maintenir une concertation permanente avec les résidents. En effet, les représentants des locataires, élus par l’ensemble des locataires pour un man- dat de quatre ans, sont également partie prenante de la vie de Logis Cévenols.
Ils sont membres du Conseil de concer- tation locative (CCL) qui se réunit deux à trois fois par an. Au cours de ces réu- nions, sont principalement abordés les sujets généraux comme la régularisation des charges ou encore le programme des travaux. Mais les membres peuvent éga- lement évoquer des problèmes ponctuels particuliers.
Par ailleurs, ces élus représentants des locataires sont aussi membres du Conseil d’administration. Ils votent donc les grandes orientations de l’organisme et participent aux décisions qui concernent sa gestion.
En parallèle à ces dispositifs collectifs, les locataires ont, au quotidien, la possibi- lité de se tourner vers leur gestionnaire de patrimoine toujours prêt à répondre à leurs sollicitations.
É C O L E S
Une nouvelle école est en construction à Rousson
D’ici 2022, l’école accueillera 600 élèves dans un bâtiment écologique, financé en partie par Alès Agglomération.
I
l y a tout juste un an, les premiers coups de pelle ont été donnés sur le chantier du futur groupe scolaire de Rousson. Douze mois après, les hauts murs clairs s’élèvent à proximité de la mairie. Les ouvriers s’activent actuelle- ment à achever la couverture du bâti- ment avant de commencer le long travail d’aménagement intérieur.La première tranche de travaux permet- tra d’ouvrir l’école élémentaire en sep- tembre 2021. L’école maternelle, elle, ou- vrira à la rentrée suivante. À terme, cette école sera capable d’accueillir 600 élèves répartis sur 20 classes. D’un montant de 15 M€, ce chantier a été cofinancé
par l’État, la Région, le Département et Alès Agglomération. Le 3 septembre, il a reçu la visite de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, accompagnée de Christophe Rivenq, président d’Alès Agglomération (lire page 2).
Priorité aux matériaux durables
C’était pour Ghislain Chassary, maire de Rousson, l’occasion de rappeler les grands principes qui ont guidé la réflexion des architectes du cabinet Teissier-Portal au moment de concevoir le projet : cette école, située en plein cœur du village, est
appelée à devenir un élément majeur du futur écoquartier. Elle est donc entière- ment fabriquée en matériaux durables, utilisant notamment des pierres de Vers-Pont-du-Gard et du bois du Massif central. Par ailleurs, son système de végé- talisation et de sur-ventilation nocturne pourra, au printemps, réguler la tempé- rature intérieure. En hiver, les matériaux utilisés, combinés à une chaudière fonc- tionnant au bois, combattront le froid.
« Cette école a été labellisée “bâtiment à énergie positive”, rappelle le maire.
Les panneaux solaires lui permettront de fonctionner en autoconsommation et le surplus de production, surtout l’été, sera reversé vers la mairie ».
Une école ouverte sur le village
L’école sera ouverte sur le village. Elle disposera d’une salle d’arts plastiques, d’une salle de sport et d’un auditorium de 200 places assises « qui seront acces- sibles aux associations locales en dehors du temps scolaire », s’empresse de préci- ser Ghislain Chassary.
Cette nouvelle école, conçue en pleine concertation avec ses futurs utilisateurs et conformément à la volonté des en- fants, disposera également d’un jardin potager alors que des arbres fruitiers agrémenteront la cour de récréation.
Les élèves des classes élémentaires feront leur rentrée en septembre 2021 dans la nouvelle école de Rousson.
Le toit de l’école de Brouzet-lès-Alès a été réparé en urgence
La municipalité a constaté qu’une partie de la charpente s’était affaissée.
Avec l’aide de l’Agglo, tout a pu être réparé avant la rentrée scolaire.
L
e toit de l’école menaçant de s’effondrer alors que le village sortait à peine du confinement, le nouveau maire de Brouzet-lès-Alès, Matthieu Testard, et son équipe munici- pale ont eu fort à faire pour commencer leur mandat. L’événement s’est dérouléle 28 mai : « Nous avons été prévenus par la directrice qui avait constaté un affaissement d’une partie du plafond de l’école. Il s’est avéré que les fixations de la charpente venaient de céder. Heu- reusement, la charpente est venue s’ap- puyer sur un pan de mur plutôt que de s’effondrer ! » relate Hélène Bon, élue municipale déléguée à l’Enfance.
L’effroi rétrospectif passé, il fallait éva- luer et réparer les dégâts avant la ren- trée scolaire. Mais au moment de parler finances, la garantie décennale cou- vrant les bâtiments ne fonctionnait plus (l’école date de 2005) et l’assurance re- fusait de couvrir les dommages, évalués alors à 100 000 €.
Une solidarité intercom- munale sans faille
L’emprunt contracté pour la construc- tion de l’école courant toujours, le bud- get de la commune ne pouvait faire face. Matthieu Testard a donc évoqué son problème au nouveau président d’Alès Agglomération, Christophe Rivenq, et aux élus de l’Assemblée com-
Matthieu Testard, maire de Brouzet, et Hélène Bon, élue déléguée à l’Enfance, ont œuvré tout l’été pour permettre aux enfants de faire normalement leur rentrée le 1er septembre.
munautaire. « Tous ont été très réactifs et unanimes pour nous aider ! Avec le soutien supplémentaire de la Région, obtenu grâce à l’intervention d’Aurélie Génolher, maire de Massillargues-Atuech, et celui de l’État, par l’appui du sous- préfet d’Alès, nous avons pu réunir 80 % du montant des travaux et lancer le chantier », explique Matthieu Testard.
L’école était prête pour la rentrée
Les travaux ont été engagés sans tarder, en plein cœur du mois d’août : « L’en- treprise Eko Charpente de Mons a été exemplaire, elle a pu réaliser le chantier en une semaine. Le lundi, nous passions un dernier coup de balai et les soixante- dix enfants du regroupement scolaire pouvaient retrouver leur école dès le len- demain, comme prévu ».
Pour Muriel Blancher, conseillère munici- pale, l’appui d’Alès Agglomération a été primordial dans ce dossier. « Beaucoup accusent l’intercommunalité d’étouffer les communes, mais c’est grâce à sa soli- darité que nous avons pu nous tirer de ce mauvais pas… »
Labellisation
UNE ÉCOLE
“NO WATT”
La Région Occitanie a récompensé le projet de construction de la nou- velle école de Rousson en lui a at- tribuant la labellisation “No Watt”
qui est assortie d’une subvention exceptionnelle de 1,4 M€.
Cette aide est venue accompagner l’effort engagé par la municipa- lité pour faire de cet établissement scolaire un bâtiment à énergie po- sitive. Avec sa chaufferie au bois, ses vitrages à contrôle solaire et ses 232 m2 de panneaux photovol- taïques couvrant entièrement sa consommation électrique, l’école de Rousson réduira au minimum son empreinte carbone.
V I T I C U L T U R E
Les viticulteurs de l’Agglo sont “amis des abeilles”
Avec la labellisation “Bee friendly”, les producteurs de l’IGP Cévennes misent sur une approche bio de la viticulture.
Devenez propriétaire de vos propres vignes
À Saint-Just-et-Vacquières, un projet ambitieux permet aux habitants de l’Agglo et d’ailleurs d’acheter des parts dans un domaine viticole.
La plantation de nouvelles haies a déjà commencé pour les vignerons
de l’IGP Cévennes “Bee friendly”.
« A
u fil du temps, nous nous sommes rendu compte que nous sommes allés trop loin dans le recours à la chimie », ré- sume Christian Vigne, viticulteur à Massillargues-Atuech et président de l’appellation IGP Cévennes. C’est ce qui explique en partie le basculement de plusen plus fréquent des vignerons cévenols vers la viticulture bio.
Aujourd’hui, l’appellation IGP Cévennes, comptant vingt caves coopératives et soixante caves particulières pour une production annuelle de 90 000 hecto- litres, veut franchir un nouveau palier en développant, en plus du bio, la labellisa- tion “Bee friendly”, signifiant en anglais
“Ami des abeilles”.
Des vignes refuges pour les abeilles
« Nous souhaitons créer un Groupement économique à intérêt environnemen- tal dénommé “Abeille Arbre Ruisseau en Cévennes” (AARC) afin de préserver la biodiversité et les ressources en eau dans les terroirs cévenols », explique Romain Rigon, vice-président de la cave de Saint-Maurice-de-Cazevieille. Déjà, quarante-six vignerons de quatre caves coopératives au sud d’Alès1 ont adhéré à ce projet “AARC en Vigne” et les autres viticulteurs bio de l’IGP Cévennes sont approchés pour rallier le mouvement.
Deux actions prioritaires ont démarré à l’issue des vendanges 2020. La pre- mière concerne la plantation de haies qui sont autant de refuges de biodi- versité. À terme, ces haies modifieront notablement le paysage viticole cévenol.
« Nous allons travailler en collaboration
avec les apiculteurs, mais aussi avec la Scop Agroof à Anduze qui viendra nous conseiller sur les essences mellifères les plus adaptées à nos parcelles », précise Romain Rigon.
Adapter les vignes au manque d’eau
Le second axe de travail concernera l’adaptation des cultures au réchauffe- ment climatique, dans le but d’écono- miser la ressource en eau : « Des pistes existent, comme les couverts végétaux ou la mise en place d’un autre encépa- gement », énumère Christian Vigne. Une étude menée cet été dans les vignes cé- venoles a montré une différence de 6° C au sol entre les vignes enherbées et les vignes désherbées. Garder les parcelles enherbées est donc une méthode effi- cace pour réduire la chaleur au pied des ceps de vigne.
L’ensemble de ce travail sur la biodiver- sité est mené par un comité de pilotage regroupant des représentants de l’en- semble de la filière viticole. Un logo “Bee friendly” apparaîtra, à terme, sur les éti- quettes des bouteilles. Une indication, précieuse pour les consommateurs, sur la qualité du processus agricole à l’origine du vin qu’ils auront choisi.
1 - Saint-Maurice-de-Cazevieille, Souvignargues, Massillar- gues-Atuech et Durfort.
N
ombreux sont ceux qui ont déjà rêvé de posséder un jour des vignes et de boire leur propre vin… Une idée associée à l’image du luxe, mais qui est démocrati- sée sur Alès Agglomération.Une souscription est lancée pour deve- nir sociétaire du Mas des Justes, un vignoble né à la fin du XIXe siècle aux portes de Saint-Just-et-Vacquières.
320 parts sociales sont en vente et per- mettront aux amateurs de terroir de participer à ce projet collectif porté par la SCIC “Sur le Chemin des Cévennes”
(société coopérative d’intérêt collectif).
Un écrin viticole en agriculture bio
En 2017, face au possible abandon de ce qui consti- tuait les dernières parcelles de vignes de ce petit terroir aux pieds des Cévennes, Les Vignerons de St Maurice (à St-Maurice-de-Cazevieille, principal acteur des filières
viticole et vinicole locales) ont décidé d’initier ce projet à la fois ambitieux et innovant. Voire militant, puisqu’il s’at- tache aussi à préserver l’authenticité et la biodiversité du territoire d’Alès Agglo- mération : le Mas des Justes, domaine viticole classé en IGP Cévennes, s’étend sur 15 hectares, dont 13,5 hectares de vignes certifiés “Agriculture Biologique”
et, d’ici 2021, biodynamiques. Dans les quatre ans à venir, 6 hectares seront re- plantés pour optimiser la production et repenser l’encépagement.
Le laboratoire d’une agriculture nouvelle
« Nous souhaitons partager avec le plus grand nombre une aventure viticole, humaine et responsable, au bénéfice des générations futures », résume Romain Rigon, président de la SCIC. Avec l’ap- pui du bureau d’études Agroof, le projet du Mas des Justes soutient en effet un modèle d’agriculture éthique, respon- sable et durable, par la mise en place de pratiques expérimentales au vignoble (plantations de haies, cultures intra-par-
cellaires, ruchers et surfaces mellifères pour les abeilles, etc.).
Les élus d’Alès Agglo- mération, qui ont la vo- lonté de consolider et développer la filière agri- cole – agroalimentaire du territoire, ont été séduits par cette idée de labo- ratoire d’une agriculture nouvelle et ont permis à la collectivité de devenir socié- taire.
Du vin, du plaisir et du bon sens… les moteurs de votre investissement !
Le Mas des Justes est un domaine de 15 hectares à Saint-Just-et-Vacquières, dont vous pouvez devenir sociétaire.
COMMENT DEVENIR SOCIÉTAIRE ?
Pour entrer au capital de la SCIC/
SAS “Sur le Chemin des Cé- vennes”, il faut souscrire au moins une part sociale :
1. Demandez un bulletin d’inten- tion : [email protected].
2. Remplissez-le et renvoyez-le par mail.
3. Le Conseil Coopératif valide votre candidature et vous envoie la liste des documents à fournir.
4. Renvoyez le tout et votre paie- ment (virement ou chèque).
5. Vous recevez vos titres de sous- cription.
En échange de votre participation au capital, vous recevrez une grati- fication symbolique sous forme de vin chaque année et serez associé au grandes décisions et événe- ments.
T R A V A U X
Le pont Georges-Frêche est ouvert à La Grand-Combe
Inauguré le 3 septembre, l’ouvrage était capital pour offrir un accès à la zone économique Humphrey-Davy.
C’
était un réel soulagement pour Patrick Malavieille, maire de La Grand-Combe et vice- président d’Alès Agglomération, que de couper le 3 septembre le tradition-nel ruban tricolore inaugural sur le pont Georges-Frêche. Il était accompagné de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, de Denis Bouad, président du Conseil départemental, de Christophe Rivenq, président d’Alès Agglomération, et du sous-préfet d’Alès, Jean Rampon.
115 m au-dessus du Gardon
Avec ses 115 mètres de long enjambant le Gardon, l’ouvrage est imposant. Il est équipé d’un large bassin de rétention permettant d’écrêter les débits impor- tants de la rivière en cas d’épisode céve- nol, mais aussi de stocker d’éventuelles pollutions accidentelles.
Parallèlement aux deux voies de circula- tion, le pont est longé par une voie dé- diée aux modes de déplacements doux.
Ce pont a nécessité la construction d’un giratoire à quatre branches qui dessert également un itinéraire alternatif pour rejoindre La Grand-Combe, sans traver-
ser les zones les plus habitées des Salles- du-Gardon.
Enfin le désenclavement de la zone économique
Mais la construction de cet ouvrage de 7 M€ (financement à parts égales par la Région et le Département) était sur- tout une condition indispensable pour permettre d’accéder directement, par la RN 106, au parc d’activité Humprey- Davy. D’une superficie de 115 000 m², scindé en une vingtaine de lots, le parc dispose d’une offre immobilière capable d’accueillir de 18 à 25 entreprises pour un équivalent de 300 emplois.
À peine le pont Georges-Frêche a-t-il été ouvert que, déjà, des projets ont été lan- cés : l’entreprise de travaux publics Jou- vert a manifesté son désir d’y construire un bâtiment dédié à différentes activités.
De son côté, SNCF Réseau envisage d’y créer une base pour les travaux d’entre- tien dédiée aux lignes Alès-Génolhac et Alès-Bessèges.
Le pont Georges-Frêche a été inauguré le 3 septembre, après 24 mois de travaux.
Deux résidences pour les seniors sont construites à Alès
L
e projet de résidence pour seniors baptisé L’Ostal vient d’entrer dans sa phase de commercialisation. Une bonne nouvelle pour les candidats à l’acquisition d’un logement dans cet ensemble qui sera bâti sur le site de l’ancien parc muni- cipal, dans le quartier des Prés-Rasclaux, à Alès. D’une superficie de plus de 9600 m², cet espace localisé au 39, avenue Marcel Cachin, accueillera une résidence composée de 124 logements, allant du studio au trois pièces. Ce projet immobilier, outre le fait qu’il est dédié aux seniors, se distingue par les services adaptés qui seront proposés aux occupants.Dans cette résidence, totalement sécurisée par la présence permanente d’un gardien, les habitants pourront profiter d’un restaurant accessible à tous, y compris aux visi- teurs, mais aussi d’un bar, d’une salle de gym et d’une piscine. Les résidents bénéficie- ront aussi de propositions de sorties régulières et de la mise à disposition de véhicules électriques ou de navettes pour se rendre dans le centre-ville tout proche.
Les ultimes opérations administratives arrivent à leur terme. Le chantier devrait démar- rer début 2021 pour une livraison prévue fin 2022. Au moment de son ouverture, la résidence L’Ostal créera une vingtaine d’emplois pérennes.
Renseignement : Domitys - tél. 02 47 51 80 00 - www.domitys.fr
DOLCE VITA EN CENTRE-VILLE
Livraison en avril 2021
L
es travaux redoublent d’intensité sur la place des Martyrs-de-la-Résistance, à Alès, où une résidence pour seniors ouvrira ses portes en avril 2021.Ce bâtiment comprendra 22 logements, dont deux Type 2, mais aussi deux colo- cations et une salle commune.
Les appartements, gérés par le Centre communal d’action sociale (CCAS) d’Alès, viennent répondre à la volonté de nombreux seniors de pouvoir vieillir chez eux.
Construite en cœur-ville, disposant d’un accès privatif et sécurisé, mais aussi d’une offre d’animations orchestrées par une maîtresse de maison, la résidence Dolce Vita répond parfaitement aux souhaits actuels de nombreux seniors.
Renseignement : CCAS 5, rue Baronnie, Alès tél. 04 66 54 23 23
L’OSTAL AUX PRÉS-RASCLAUX
124 logements en commercialisation
124 logements dans la résidence “L’Ostal”.
22 logements dans la résidence Dolce Vita.
S O L I D A R I T É
Le Secours catholique aide les personnes isolées
Les 90 bénévoles alésiens ont tissé un réseau d’accompagne- ment et ont créé des ateliers.
L’équipe des bénévoles se relaie chaque jour de la semaine pour animer les locaux
de la rue Baronnie.
E
n 1946, à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, le Secours ca- tholique tout juste créé devait répondre à l’urgence en matière alimen- taire ou vestimentaire au profit des plus démunis. Au fil du temps, son action a évolué vers un accompagnement plus large des populations.Aujourd’hui, à Alès, l’association fonc- tionne avec le concours de quatre-vingt- dix bénévoles partagés entre les locaux du 1, rue Baronnie (près du centre-ville) et ceux situés à proximité du stade Saint- Paul, à Tamaris, où est installé le maga- sin de mobilier. Le Secours catholique a
développé tout un panel d’ateliers ouverts à tous, sans distinction. « Nous retirons davantage de satisfaction en accompa- gnant une personne qu’en apportant une simple aide ponctuelle », résume Anne- Marie Reboul, responsable de l’équipe alésienne du Secours catholique.
De l’accompagnement scolaire à l’épicerie solidaire
Dans l’atelier “accompagnement sco- laire”, ouvert les mercredis et jeudis, de 17h à 18h, rue Baronnie, « nous encou- rageons les parents afin qu’ils retrouvent leur rôle dans l’encadrement des devoirs de leurs enfants », éclaire Dominique, chargée de cet accompagnement. « Cha- cun des autres ateliers fonctionne en sui- vant le même dessein, celui de redonner confiance aux participants afin qu’ils me- surent leurs réelles compétences ». Ainsi, un atelier “cuisine”, un atelier “couture”
et un atelier “Voix d’hommes” sont ouverts, toujours rue Baronnie, en com- plément d’une boutique de jouets et de vêtements.
De plus, une épicerie solidaire cogérée avec trois autres associations (Entraide Protestante, Saint-Vincent-de-Paul, l’Ar- mée du Salut) est accessible au 53 bis, Grand-rue Jean Moulin. « Nous y avons la même approche valorisante. Les produits sont vendus à très bas prix et, par cette action, nous permettons aux familles me- nacées par le surendettement de réap- prendre à gérer leur budget », explique
Antoine, l’un des intervenants. À ce jour, le Secours catholique d’Alès vient au sou- tien financier de 86 familles.
Visites auprès
des personnes isolées
Des bénévoles se partagent également les visites au domicile de personnes iso- lées ou dans les EHPAD. « Nous tentons de tisser des liens avec des personnes, pas forcément dans le dénuement maté- riel, mais qui souffrent de la solitude en- gendrée par l’âge ou la maladie », relève Marie-Martine.
D’autres actions, comme le “bain de langage”, en direction des populations étrangères, participent à ce mouvement de solidarité et de lien social.
L’association, qui ne vit que de dons, n’a pas pour autant renoncé à la distribu- tion de nourriture pour ceux qui en ont besoin. Après la crise sanitaire du prin- temps, dans laquelle le Secours catho- lique a engagé toutes ses forces auprès des plus démunis, notamment avec la distribution de chèques-services, l’activité a repris normalement. Ses responsables souhaitent cependant que le public prenne d’abord rendez-vous dans ses locaux de la rue Baronnie, avant que de pouvoir accéder aux activités.
Secours Catholique 1, rue Baronnie, Alès
Ouvert du lundi au samedi de 9h à 11h30 tél. 04 66 52 72 62
htttp://gard.secours-catholique.org/
Facebook : SecoursCatholiqueduGard
Le nouveau CAMSP, encore en construction dans le quartier de Clavières, sera opérationnel au début de l’été 2021.
Une nouvelle ère s’ouvre pour le Centre d’action médico-sociale précoce
Cette structure d’aide à la petite-enfance, gérée par le CCAS, déménagera à l’été 2021 dans de nouveaux locaux en cours de construction à Alès.
A
vec 80 places et 250 enfants en “file active”, c’est-à-dire utilisateurs de ses services, le Centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) d’Alès est le plus important du Gard, devant ses homologues de Nîmeset de Bagnols-sur-Cèze. Installée dans une ancienne magnanerie dans le quar- tier alésien de Cauvel, cette structure, indispensable pour ses patients comme pour leurs parents, connaît actuellement une profonde évolution.
Un nouveau directeur, Henri Bataille, neuro-pédiatre, a pris la direction de l’établissement. Il pilote une équipe d’in- tervenants constituée notamment d’édu- catrices pour jeunes enfants, de psycho- logues, d’une kinésithérapeute, d’une ergothérapeute, de psychomotriciens et d’une assistante sociale.
Un CAMSP plus fonctionnel
D’ici fin juin 2021, le CAMSP intégrera ses nouveaux locaux, en cours de construc- tion dans le quartier de Clavières, à Alès.
Ceux-ci sont situés à proximité d’Innov Santé qui, outre des professionnels de santé, abrite déjà les locaux de l’Associa- tion des Paralysés de France.
Plus fonctionnel et répondant mieux aux besoins d’aujourd’hui, ce nouvel équipe- ment sera plus lumineux et plus confor- table. De plus, la structure disposera d’un parking dédié qui facilitera les mouve- ments des familles.
tél. 04 66 56 76 99 [email protected]
MALADIES PROFESSIONNELLES
UN RECOURS POUR LES VICTIMES DES PESTICIDES
À la suite de nombreuses démarches, la Fédération nationale des acci- dentés du travail et des handica- pés (FNATH) a obtenu de l’État une reconnaissance des maladies liées à l’utilisation professionnelle des pes- ticides.
Une loi, adoptée le 3 décembre 2019, a conduit à la création d’un fonds d’indemnisation.
L’association est à la disposition des personnes qui souhaiteraient davan- tage d’informations ou solliciteraient une assistance pour défendre leurs droits dans ce contexte.
FNATH 1, rue Balore, Alès tél. 04 66 52 21 25 [email protected]