OLIVIER CASTÉRA
Table des matières
1 Théorème de divergence 1
2 Théorème de Gauss 3
3 Loi de Gauss pour la gravitation 4
1 Théorème de divergence
Théorème 1. Théorème de divergence
Soit A un champ de vecteurs. Pour tout volume de surface fermée S et de normale sortante n :
"
S
A·ndS =
˚
V
divAdV
Démonstration. Soit S une surface fermée telle que toute droite parallèle aux axes de coor- données rectangulaires, coupe S en au plus deux points1 (par exemple un balon de baudruche suffisamment gonflé) :
"
S
A·ndS =
"
S
(Axi+Ayj +Azk)·ndS
=
"
S
Axi·ndS+
"
S
Ayj·ndS+
"
S
Azk·ndS
Date: 26 juillet 2021.
1. Cf. Murray R. Spiegel,Analyse vectorielle, Schaum (1973)
x
y z
R S1 S2
n1 n2
k j i
Fig 1. Volume de surface S
Calculons par exemple le dernier terme du membre de droite. Imaginons un plan horizontal coupant la surface fermée S en deux, de sorte que la ligne d’intersection soit la plus longue possible. Nous intégrons maintenant sur les deux surfaces S1 et S2 non fermées, de normales sortantes respectives n1 etn2 (voir la figure 1) :
"
S
Azk·ndS =
¨
S1
Azk·n1dS1+
¨
S2
Azk·n2dS2 Les surfaces S1 et S2 ont pour équation respective :
S1 : z =z1(x, y) S2 : z =z2(x, y) Supposons S1 en bas et S2 en haut :
k·n1dS1 =−dxdy k·n2dS2 =dxdy Soit R le domaine d’intégration en x, y :
"
S
Azk·ndS =
¨
R
Az(x, y, z2)dxdy−
¨
R
Az(x, y, z1)dxdy
=
¨
R
[Az(x, y, z2)−Az(x, y, z1)]dxdy
=
¨
R
ˆ z2
z1
∂Az
∂z dz
!
dxdy
=
˚
V
∂Az
∂z dV
Nous obtenons un résultat similaire pour les coordonnées x ety :
"
S
A·ndS=
˚
V
∂Ax
∂x dV +
˚
V
∂Ay
∂y dV +
˚
V
∂Az
∂z dV
=
˚
V
∂Ax
∂x +∂Ay
∂y +∂Az
∂z
!
dV
Définition 1. On appelle div, l’opérateur différentiel divergence, tel qu’appliqué à tout vecteur A on ait :
divA= ∂Ax
∂x + ∂Ay
∂y + ∂Az
∂z et par conséquent :
"
S
A·ndS =
˚
V
divAdV
Le théorème peut s’étendre aux surfaces qui ne satisfont pas la condition que des droites paral- lèles aux axes de coordonnées rectangulaires les coupent en au plus deux points. Pour établir cette généralisation, subdiviser le domaine S en sous-domaines dont les surfaces satisfont la
condition.
2 Théorème de Gauss
Théorème 2. Théorème de Gauss
Soit r =rer le vecteur position d’un point quelconque, mesuré à partir d’une origine O : O est extérieur à S,
"
S
er·n
r2 dS = 0 O est intérieur à S,
"
S
er·n
r2 dS = 4π Démonstration. A partir du théorème de divergence, posonsA= err2 :
"
S
er·n r2 dS =
˚
V
div
er r2
dV
Dans le membre de droite,r parcourt tout le volume. Supposons r6= 0, c’est à dire O extérieur à S :
div
er r2
=div
r r3
=div
x
r3 i+ y
r3 j+ z r3 k
= ∂
∂x
x r3
+ ∂
∂y
y r3
+ ∂
∂z
z r3
avec :
∂
∂x
x r3
= ∂
∂x
"
x
(x2+y2+z2)3/2
#
= 1 r6
r3−x×2x× 32r
= 1 r6
r3−3x2r donc :
div
er r2
= 1 r6
3r3−3(x2+y2+z2)r= 0
Supposons maintenant O intérieur à S. Entourons O d’une petite sphère s de rayon a et de volume v. Soit V le volume intérieur à S et extérieur à s, et soient nS et ns les normales
sortantes respectives des surfaces S et s :
"
S
er·nS r2 dS−
"
s
er·ns r2 ds =
˚
V
div
er r2
dV −
˚
v
div
er r2
dv
=
˚
V
div
er r2
dV
= 0 car O est extérieur à V. Nous avons alors :
"
S
er·nS r2 dS =
"
s
er·ns r2 ds
= 1 a2
"
s
ds
= 4πa2 a2
= 4π
3 Loi de Gauss pour la gravitation
Soient deux corps de masse M et m, le modèle de force F pour la force de gravitation s’exerçant entre ces deux corps s’écrit :
F =−GM m r2 er
Le modèle du champ de gravitation créé par le corps de masse M s’écrit alors : g =−GM
r2 er Théorème 3. Loi de Gauss, forme intégrale
Soit g un champ de gravitation, par exemple celui de la Terre. Soit M la masse de la Terre :
"
S
g·ndS =−4πGM
Démonstration. En appliquant le théorème de Gauss :
"
S
g·ndS =
"
S
−GM
r2 er·ndS
=−GM
"
S
er·n r2 dS
=−4πGM
Théorème 4. Loi de Gauss, forme différentielle
Soit g un champ de gravitation, par exemple celui de la Terre. Soit ρ la masse volumique de la Terre :
divg=−4πρG
Démonstration. A partir du théorème de divergence et de la forme intégrale du théorème de Gauss appliqué au champ de gravitation :
˚
V
divgdV =
"
S
g·ndS
=−4πGM
=
˚
V
−4πGρ dV divg=−4πρG
Théorème 5. Equation de Poisson
Soit φ le potentiel du champ de gravitation terrestre :
∆φ= 4πρG
Démonstration. Le champ de gravitation est conservatif, il dérive d’un potentiel φ tel que g=−gradφ :
divg=−4πρG
−divgradφ=−4πρG
∆φ= 4πρG
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