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Submitted on 1 Jan 1874
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Note sur un nouveau chronographe
E. Marey
To cite this version:
E. Marey. Note sur un nouveau chronographe. J. Phys. Theor. Appl., 1874, 3 (1), pp.137-139.
�10.1051/jphystap:018740030013700�. �jpa-00236925�
I37
NOTE SUR UN NOUVEAU CHRONOGRAPHE;
PAR M. E. MAREY.
(Société de Physique; séance du 23 janvier I874.)
Duhamel,
enimaginant l’eniploi
dudiapason inscriptcur
pourmesurer les intervalles de
temps
de courtedurée,
a ouvert une voienouvelle à la
Physique,
à laPhysiologie,
à laBalistique,
etc. Onpeut,
au moyen de cette admirableméthode,
estimer des duréesqui
n’excèdent pas
1/25000
de seconde.Plus
tard, MM. Lissajous, Helmholtz, Regnault
ont réussi à entre-tenir
électriquement
les vibrations dudiapason
et à recueillir destraces
chronographiqucs
dune duréeillimitée;
tout réeenuncntenfin,
M. Mercadier a réduit à unegrande simplicité
lediapason
Fig. J.
chronographe
entretenu par un courantélectrique.
Il semblait quecette méthode de Duhamel fùt arrivée à son dernier
perfectionne-
ment;
cependant, quand
onemploie
la méthodegraphique
à laArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018740030013700
I38
détermination de
plusieurs
actessimultanés,
on se trouve souventfort embarrassé pour se serv ir du
diapason chronographe,
que son volume considérable rend fort incommodelorsqu’il faut,
dans unenu me
expérience, rassembler,
aussiprès
quepossible
les unes desautres,
plusieurs pointes
écrivantes.Ces raisons m’ont
engagé
à construire unchronographe
aussimaniable que
possible,
etj’ai adopté
ladisposition représentée
dansla fig.
1 .On BoiL dans cette
figure,
leclironographe
tenu à lamain,
tandisque
le ,tN
le vibre et t race sur uncylindre
enfumé. Lapartie
essen-tielle de l’instrument n’a pas
plus
de 6 centimètres delong
sur2 ’,
de
largeur;
le manche dont lafigure perlet
de fixer les dimensionspeut
être réduit autant ducl’exigeraient
les besoinsspéciaux
del’expérimentateur.
Trois
parties
distinctes constituentl’appareil :
unepile,
un dia-pason
interrupteur
et lechronographe.
Cette dernièrepartie
quej’ai
seule à décrire consiste en unstyle cflïlé,
fixé à l’extrémité d’une lame d’acier et muni d’unepetite
masse de fer doux. Si lestyle
estdestiné à inscrire le centième de
seconde,
il faut que la lame d’acierqui
leporte
ait unelongueur
déterminée. A ceteffet,
la lame est saisiedans un étau lnobile
qu’une
vis deréglage permet
dedéplacer
demanière a
changer
lalongueur
de lapartie
vibrante. A côté dustyle
armé d mu petite masse de fer doux est un
petit
électro-aimantqui
en entretient les v ibrations en
produisant
une série d’attractionsrenouv elées cent fois par seconde.
Il faut donc
qu’un
courantélectrique
soitenvoyé
cent fois par seconde dans lepetit
électro-aimantqui agit
sur lestyle;
c’est àcela
qu est employ é
lediapason interrupteur.
Au dernier
plan,
sur lafigure,
on voit unepile
dont l’un des filsse rend à un
diapason
de cent vibrations parseconde,
semblable àceux que M. Mercadier
emploie
directement commechronographes.
Ce
diapason
n’a ici d’autre rôle qued’intcrrolpre
le courant dansle ilwuit dc la
pile. Après
aBoir traversél’interrupteur,
le fil élec-trique
s’accole à l’autre fil de lapile
et tousdeux,
isolés l’un de l’autre, cheminent dans un câbleflexible, pénètrent
dans le manchedu chronographe
(.t se terminent chacun dans l’un des bouts de la bobineélectromagnétique,
dont l’action entretint les vibrations dustyle
écrivant. aI39 Si
l’appareil
estréglé
defaçon
que le style duchronographe
aitdes vibrations propres de même nombre que celles du
diapason.
aussitôt que le circuit de la
pile
estfermé,
on voit le style du cllro-nographe
vibrer àl’unisson;
Inais si le style ducl1ronographc
n estpas
soigneusement
accordé pour le nombre de vibrations que le dia- pasonexécute,
celui-ci vibre seul. Il suflit alors d’unléger
tâton-nement pour amener, au moyen de la vis de
réglage,
le style aunombre voulu de
vibrations;
aussitôt on le voit entrer en mouve-mcnt, et ses vibrations durent tant que la
pile
conserve uneénergie sufrisaiite,
c’est-à-dire indéfiniiiieiit.Un même
chronographe peut
donner à volonté différents nombres de vibrations parseconde;
il faut alorsprendre,
commeinterrup-
teurs, des
diapasons
du nombre que l’oi veutobtenir,
etrégler
lechronograpl1e
à l’unisson del’interrupteur employé.
Enfin on
peut,
avec un mêmeinterrupteur,
donner au chrono-graphe
des nombres de vibrationsqui
varient dusimple
au double.Ainsi,
avec undiapason
de 100, onpeut
faire vibrer le clirollo-graphe
deux cents fois parseconde;
ilsuliit,
pourcela,
d’accordei, lestyle
à l’octaveaiguë
dudiapason.
Le
clironographe
m’apcrlnis
d’exécuter certainesexpériences
oùl’emploi
direct dudiapason
eût étéimpossible.
Grâce à lalongueur
du càble
qui
reliel’appareil
à lapile
et àl’interrupteur.,
onpeut
reléguer
aussi loindu’on
veut ccspièces volumineuses,
tandisque le
style
effilé duclironograplie
trouve aisément à s’insinuer aumilieu dcs différents
appareils qui doivent,
aveclui,
tracer sur lemême
cvlindre. Enfin,
dans certains cas, où ils’agissait
de mesurerdes vitesses, j’ai
puimprimer
auchronographe
des mouv ements ra-pidcs
et le faire tracer sur des surfaces immobiles. Ce genred expé-
rience eût été absolument irréalisable avec
l’emploi
direct du dia-pason.
SUR LA TREMPE DES VERRES;
PAR M. MASCART.
(Société de Physique; seance du 13 mars 1874.)
L’étude de la
trempe
et del’hoogénéité
des verresprésente
un intérêt