HAL Id: tel-00679534
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Submitted on 15 Mar 2012
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Modélisation cyclique des sols et interfaces sol/structure
Yoann Bagagli
To cite this version:
Yoann Bagagli. Modélisation cyclique des sols et interfaces sol/structure. Autre. Ecole Centrale de
Lyon, 2011. Français. �NNT : 2011ECDL0050�. �tel-00679534�
THÈSE
présentée devantl'
ECOLE CENTRALE DE LYON
pour l'obtention du titre de
DOCTEUR
Spé ialité
Génie Civil
par
Yoann BAGAGLI
MODÉLISATION CYCLIQUE DES SOLS ET
INTERFACES SOL/STRUCTURE
Soutenue le14 Dé embre 2011 devant la ommission d'examen omposéede :
MM. I. SHAHROUR Président de jury Professeur LML
M.BOULON Rapporteur Professeur 3S-R, INP Grenoble
P.Y. HICHER Rapporteur Professeur GEM,EC Nantes
C. DI PRISCO Examinateur Professeur Polite ni odi Milano
J.J.FRY Examinateur Ingénieur EDF,CIH Chambéry
A.DANESCU Dire teur de thèse Maître de Conféren e INL, EC Lyon
E.VINCENS Dire teur de thèse Maître de Conféren e LTDS, EC Lyon
B. CAMBOU Invité Professeur LTDS, EC Lyon
Laboratoire de Tribologie et Dynamique des Systèmes
Département de Mé anique des Solides, Génie Mé anique et Génie Civil
E ole Centrale de Lyon
A tous eux qui me sont pro hes
Liste des personnes habilitées àdirigées des re her hes
Ampère BEROUAL Abderrahmane professeur ECL
BURET François professeur ECL
JAFFREZIC-RENAULTNi ole dire teur de re her he ECL/CNRS
KRAHENBUHL Laurent dire teur de re her he ECL/CNRS
NICOLAS Alain professeur ECL
NICOLAS LAURENT dire teur de re her he ECL/CNRS
SCORLETTI Gérard professeur ECL
SIMONET Pas al dire teur de re her he ECL/CNRS
VOLLAIRE Christian professeur ECL
DER EEA HELLOUIN Yves maîtrede onféren es ECL
DER STMS GUIRALDENQ Pierre professeurémérite ECL
VINCENT Léo professeur ECL
ICJ LOHEAC Jean-Pierre maîtrede onféren e ECL
MAITRE Jean-François professeurémérite ECL
MARION Martine professeur ECL
MIRONESCU Elisabeth professeur ECL
MOUSSAOUI Mohand professeur ECL
MUSY François maîtrede onféren e ECL
ZINE Abdel-Malek maîtrede onféren e ECL
ICTT DAVID Bertrand professeur ECL
INL CALLARD Anne-Ségolène professeur ECL
CLOARECJean-Pierre maîtrede onféren e ECL
GAFFIOTFrédéri professeur ECL
GAGNAIRE Alain maîtrede onféren e ECL
GARRIGUES Mi hel dire teur de re her he ECL/CNRS
GENDRY Mi hel dire teur de re her he ECL/CNRS
GRENET Geneviève dire teur de re her he ECL/CNRS
LETERTRE Xavier hargé de re her he ECL/CNRS
O'CONNORR Ian professeur ECL
PHANER-GOUTORBE Magali professeur ECL
ROBACH Yves professeur ECL
SAINT-GIRONSGuillaume hargé de re her he ECL/CNRS
SEASSAL Christian dire teur de re her he ECL/CNRS
SOUTYRAND Eliane dire teur de re her he ECL/CNRS
TARDY Ja ques dire teur de re her he ECL/CNRS
VIKTOROVITCH Pierre dire teur de re her he ECL/CNRS
LIRIS CHEN Liming professeur ECL
LMFA BAILLY Christophe professeur ECL
BERTOGLIO Jean-Pierre dire teur de re her he ECL/CNRS
BLANC-BENON Philippe dire teur de re her he ECL/CNRS
BOGEY Christophe hargé de re her he ECL/CNRS
CAMBON Claude dire teur de re her he ECL/CNRS
CARRIERE Philippe dire teur de re her he ECL/CNRS
CHAMPOUSSIN Jean-Claude professeurémérite ECL
COMPTE-BELLOT Genevièvre professeurémérite ECL
FERRAND Pas al dire teur de re her he ECL/CNRS
GALLAND Marie-Anni k professeur ECL
GODEFERD Fabien dire teur de re her he ECL/CNRS
GOROKHOVSKI Mikhail professeur ECL
HENRY Daniel dire teur de re her he ECL/CNRS
JEANDEL Denis professeur ECL
JUVE Daniel professeur ECL
LE RIBAULT Catherine hargé de re her he ECL/CNRS
LEBOEUF Fran is professeur ECL
PERKINS Ri hard professeur ECL
ROGER Mi hel professeur ECL
SCOTT Julian professeur ECL
SHAOLiang dire teur de re her he ECL/CNRS
SIMOENS Serge hargé de re her he ECL/CNRS
TREBINJAC Isabelle maîtrede onféren e ECL
LTDS BENAYOUN Stéphane professeur ECL
CAMBOU Bernard professeur ECL
COQUILLET Bernard maîtrede onféren e ECL
DANESCU Alexandre maîtrede onféren e ECL
FOUVRY Siegfrid hargé de re her he ECL/CNRS
HERTZ Dominique past ECL
ICHCHOU Mohamed professeur ECL
JEZEQUEL Louis professeur ECL
JUVZ Denyse ingénieur de re her he ECL
KAPSA Philippe dire teur de re her he ECL/CNRS
LE BOT Alain dire teur de re her he ECL/CNRS
LOUBET Jean-Lu dire teur de re her he ECL/CNRS
MARTIN Jean-Mi hel professeur ECL
MATHIA Thomas dire teur de re her he ECL/CNRS
MAZUYER Denis professeur ECL
PERRET-LIAUDET Joël maître de onféren e ECL
SALVIA Mi helle maître de onféren e ECL
SIDOROFFFrançois professeur ECL
SINOU Jean-Ja ques professeur ECL
STREMSDOERFER Guy professeur ECL
THOUVREZ Fabri e professeur ECL
TREHEUX Daniel professeur ECL
Je tenais tout d'abord à remer ier profondément Eri Vin ens pour son suivi
et son guidage quotidien tout au long de ses trois années de thèse et sans qui se
travail n'aurait su voir le jour. Je salue tout parti ulièrement sa passion pour la
ompréhension de la matière et sa apa ité à distiller la bonne humeur (parfois
involontairement)tout autourde lui.
Un grand mer i également à Alexandre Danes u pour avoir soutenu, au moins
de manière administrative, le présent travail et grâ e à qui j'ai dé ouvert que l'on
pouvait entamer une journée de travail à 7 heures et demi du matin en dis utant
de relativité restreinteautour d'unthé. Les kilomètresde footing passés àses tés
laisseront une tra e indélébiledans lebois de Serre.
Une pensée toute parti ulière me vient à l'esprit en e qui on erne messieurs
Bernard Cambouet Jean-Ja ques Fry qui ont suapporter une ertaine synergie au
sein de e travail en parti ulier et l'orientation de la re her he au laboratoire en
général.
Je remer ie également Pierre-Yves Hi her et Mar Boulon pour leurs rapports
trèspré isetlapertinen edeleursremarques d'unepart,ainsiquemonsieurBoulon
pour lerle qu'il ajouéau sien de mathèse en qualité de responsable de groupede
travailpour leprojet SOLCYP.
Il est également né essaire de remer ier haleureusement ha un des a teurs
s ientiques etnan iers duprojetSOLCYP sansqui ettethèsen'auraitsuvoirle
jour.
De manièreplus personnelle jetenaisà saluerHélèneMagoarie pour sa
ompli- itéetses hats rupestresainsi queCé ileNouguierdontl'a entdu sudm'apermis
de survivre trois ans dans ette jungle de lyonnais.
Mes remer iementsvont égalementà Fran es o Froiio, mêmesi mes modèles ne
vérient toujours pas le se ond prin ipe de la thermodynamique, ainsi qu'à Marie
Chazepour lesheures passées à lahotlinede Dell.
Un grand mer i à Nadège Reboul pour ses onseils de vieux thésard à jeune
do torant, Jean-Patri k Plassiard pour les parties interminablesde ping-pong ainsi
que Son Nguyen dont je ne saistoujours pas s'ilo upaitun poste de défenseur ou
de défon eur. Mon hemin à leurs tés respe tifs ne fut pas aussi long que e que
je l'auraissouhaité.
Mer i égalementàMaximeBerotetPierre-Ja ques Liotier pour lesmomentsde
fou rire lorsdes repas, MagaliCruel ave qui j'ai passé de très bons momentsainsi
queLauriannepour m'avoirremisausport aprèslaréda tion de e mémoireettous
lesMehdi qui se sont su édés.
Il faut également remer ier Thierry Ho et sa femme Catherine sans qui les
peintures du laboratoire ontinueraient àtomber ou he par ou he.
Enn un grand mer i à Maryline, Stéphane, Bernard et Fouzia sans qui le G8
Le projet ANR SOLCYP dans lequel s'ins rit e travaila pour obje tif premier
l'étudeetlamodélisationdu omportementdes pieux sous solli itations y liques à
grandnombrede y les, typiquementde l'ordredu million.Cetypede solli itations
engendre une forte évolution de l'état interne de l'interfa e pieu/sol et les modèles
de omportement lassiquesne sont alors pas adaptés pour traiter e problème. La
priseen ompteplusnede l'étatinternedanslesmodèlesde omportementsemble
être né essaire pour e genre d'appli ation qui est elui des hamps d'éoliennes,
hydroliennes, fondationsde plateformeoshore.Cettetâ he aétéenvisagée i idans
le adre d'un nombre de y les modéré, plus simple àmanipuler. .
Le problème de l'interfa e est en soi omplexe ar l'interfa e mé anique peut se
disso ier singulièrement de l'interfa e géométrique en étant repoussée vers le
maté-riau sol. Les deux as de omportement extrêmes sont elui des pieux bétons, où
l'interfa e suivra un omportement analogueà elui du solet elui des pieux tubés
en a ier, qui s'apparentera àun omportement du type Coulomb.
Deux variables internes ont pu être identiées : une variable qualiée de
non-orientée dont la mesure est fa ilement a essible et une variable orientée asso iée
à l'anisotropiede omportement du matériau. Classiquement, seule lapremière
va-riableest retenue ommeexpli ativedes propriétés du matériauoude son
ompor-tement.Ils'agitbiensûrd'uneapproximationetlavariableorientéedontl'inuen e
est sous-ja ente en général tout le long du hemin de ontraintes doit apparaître
plusexpli itementdans ertains as.Lesloisd'évolutiondespropriétés dumatériau
aux diérents états repères ont été données tout ommel'évolutiondes paramètres
de modèle en fon tionde es variables internes.
Ce travail a onduit à la mise au point de deux modèles : le premier destiné
à la modélisation des éléments de volume de sol. Il ompte un jeu unique de 20
paramètres identiable sur quatre essais et permet de modéliser onvenablement le
omportement du sol sous des hemins de ontraintes très variés (monotone,
y- lique, drainé, non-drainé) et diérents états internes initiaux (densités, pression
de onnement). Le se ond modèle onsiste en l'adaptation du premier à la
stru -ture des interfa es, il ompte 14 paramètres et permet également de reproduire le
omportement de e type de système pour une large gamme d'étatsinitiaux et
dif-férentes onditionsauxlimites. Cha un de es modèles, validésur quelques dizaines
de y les, pourra ultérieurement servir de base à une formulation du problème à
grands nombres de y les.
Mots lés
This work is in lude inthe nationalproje t SOLCYP. This proje t, supportby
ANR,fo usontheobservationand modelingofbehaviorofpileunder y li loading
with large number of y les (about one million). This type of soli itations leads to
animportant hangeintheinternalstateoftheinterfa esoil/pileand lassi models
aren't adapted to deal with this issue. Here, internal state of materialis taken into
a ount with anumberof y le limited(easier tostudy)
In geomaterial, interfa e issue is pretty di ult, mainly due to the fa t that
me hani alinterfa e anbeshifted fromthegeometri al onta ttothe massofsoil.
Inextreme ways, on rete pilewillhaveabehaviormainlylinked tothebehavior of
soilwhen steel pilebehavior an be assessed with oulombfri tion.
Two internal variables have been identied : the rst one an be regarded as
isotropi and anbeeasilyassessed whenthese ondoneis onsideredasanisotropi
harder to quantify. Generally, just the rst variable is taken into the a ount to
fore astthe evolution ofmaterialpropertiesand behavior.Butthis isnomore than
anapproximation.Infa t,anisotropi variablehas ana tionaswellastheisotropi
one.But,dependingtothe typeofsoli itations,these a tions an bestronglylinked
orreallyun orrelated.Evolutionofparameterssetisgivendependingthesevariables.
Thisworkhasmadepossiblethedesignoftwomodels:therstoneisamasssoil
model. It needs 20parameters, identied from fourtriaxialand isotropi tests, and
is able to reprodu e the soil behavior under numerous loading paths (monotoni ,
y li , drained, undrained) and dierent initial states (density, mean pressure...).
These ondoneisanadaptationofthesoilmodelforroughinterfa eissues.It needs
14 parameters and is also able to fore ast interfa e behavior under dierent initial
state and limit onditions. Both, onrmed for some dozens of y les, will be used
inthe largenumberof y les issues formulation.
Key words
Introdu tion générale 1
I Étude bibliographique 5
1 Comportement des sols 7
1.1 Introdu tion . . . 7
1.2 Comportementdrainé sous solli itationmonotone . . . 7
1.2.1 Dualitédensité/ onnement . . . 8
1.2.2 L'état ritique . . . 11
1.2.3 L'état ara téristique . . . 12
1.2.4 L'état de rupture . . . 13
1.2.5 Comportement sous solli itationisotrope . . . 13
1.3 Comportementdrainé sous solli itation y lique . . . 14
1.3.1 Hystérésis etamortissement . . . 15
1.3.2 Comportement volumique . . . 16
1.3.3 Évolution eteet de l'anisotropie . . . 18
1.3.4 Cas des grands nombres de y les . . . 20
1.3.5 Comportement isotrope y lique . . . 22
1.4 Comportementnon-drainé sous solli itationmonotone . . . 22
1.4.1 Relationde Terzaghi . . . 23
1.4.2 Lestrois types de omportements . . . 24
1.4.3 L'état àgrandes déformations . . . 25
1.4.4 Impa t de l'état initialdu solsur son omportement. . . 26
2 Comportement des interfa es type pieu/sol 29 2.1 Introdu tion . . . 29
2.2 Les diérentstypes d'essais . . . 29
2.2.1 Lesessais sur piles . . . 29
2.2.2 Laboite de isaillement . . . 30
2.2.3 L'essai de isaillementsimple . . . 32
2.2.4 Autres typesd'essais . . . 32
2.3 Dénition des variablesde l'interfa e . . . 33
2.3.1 Lesvariablesrelativesau omportement mé anique . . . 33
2.3.2 Larugosité . . . 33
2.3.3 Épaisseur et densitéde l'interfa e . . . 35
2.4 Le omportementmé anique des interfa es . . . 36
2.4.2 Eets de la ondition auxlimites . . . 37
2.4.3 Eets de la densitéet du onnement . . . 40
2.4.4 Eets de la rugosité. . . 41
3 Les modèles 43 3.1 Introdu tion . . . 43
3.2 Le modèle CJS . . . 43
3.2.1 Mé anisme élastique . . . 44
3.2.2 Mé anisme plastique isotrope . . . 45
3.2.3 Mé anisme plastique déviatoire . . . 47
3.2.4 Une modélisation hiérar hisée et un nombre de paramètres adaptable . . . 53
3.3 Lesautres modèles . . . 56
3.3.1 Les autres modèlesélastoplastiques . . . 56
3.3.2 Les modèles empiriques. . . 57
3.3.3 Les modèles d'interfa es . . . 59
II Modélisation 63 4 Amélioration du modèle CJS 65 4.1 Introdu tion . . . 65
4.2 Essais expérimentauxretenus pour lavalidation du modèle . . . 65
4.2.1 Essais isotropes . . . 65
4.2.2 Essais triaxiaux sur sable d'Hostun . . . 66
4.2.3 Essais triaxiaux sur sable de Toyoura . . . 67
4.3 Améliorationdu mé anisme isotrope . . . 67
4.3.1 Le module de ompressibilitééquivalent . . . 67
4.3.2 Domaine normalement onsolidé . . . 68
4.3.3 Domaine sur onsolidé etdé harge . . . 69
4.3.4 Expression des modules et nombre de paramètres . . . 71
4.4 Prise en omptedes états repères . . . 73
4.4.1 État ritique. . . 73
4.4.2 État de rupture . . . 75
4.4.3 Analyse de l'état ara téristique . . . 76
4.4.4 Simulationsmonotones drainées . . . 76
4.5 Améliorationde l'é rouissage inématique . . . 77
4.5.1 Prise en omptede l'étatinterne isotrope . . . 77
4.5.2 Simulationsmonotones drainés . . . 79
4.6 Améliorationde la loide dilatan e . . . 81
4.6.1 Prise en omptede l'étatinterne . . . 81
4.6.2 Simulations y liques alternées drainées . . . 82
4.6.3 Simulationsmonotones non-drainés . . . 82
4.7 Prise en omptede l'anisotropie . . . 84
4.8 Appli ationaux essais y liques non drainés . . . 86
4.9 Bilan paramétrique, alage etanalyse ritique des résultats . . . 90
4.9.1 Bilan paramétrique . . . 90
4.9.3 Analyse des résultats etlimites du modèle . . . 92
5 Adaptation aux interfa es 95 5.1 Introdu tion . . . 95
5.2 Essais expérimentaux retenus pour la validationdu modèle . . . 95
5.2.1 Choix des essais et ara téristiquesdu matériaugranulaire . . 95
5.2.2 Rugositéet densitédes interfa es . . . 96
5.2.3 Détailsdes essais . . . 96
5.3 Équations du modèle d'interfa e . . . 97
5.3.1 Pro édés d'adaptation d'un modèle de sol à un modèle d'in-terfa e . . . 97
5.3.2 In rément de dépla ement relatif . . . 98
5.3.3 Mé anisme élastique . . . 99
5.3.4 Mé anisme plastique tangentiel . . . 99
5.4 Prise en ompte de l'état interne. . . 103
5.4.1 Évolution de l'état interne du matériau auniveau de l'interfa e103 5.4.2 Mé anisme élastique . . . 106
5.4.3 États repères . . . 107
5.4.4 É rouissage inématique . . . 111
5.4.5 Loide dilatan e . . . 114
5.5 Bilan paramétrique etanalyse ritique des résultats . . . 117
5.5.1 Bilanparamétrique . . . 117
5.5.2 Calagedes paramètres . . . 117
5.5.3 Analyse des résultats . . . 118
Con lusions et perspe tives 121 Bibliographie 125 III Annexes 131 A Détermination de l'in rément d'indi e des vides
˙e
133 A.1 Pour un sol . . . 133A.2 Pour une interfa e . . . 134
B Simpli ation des équations du CJS pour un essai triaxial 137 B.1 Tenseur de ontraintes etde déformations etleurs invariants . . . 137
B.2 Fa teurde forme . . . 137
B.3 Contraintes lo ales . . . 138
B.4 Dérivées . . . 138
C Démonstration de ertaines équations du CJS 139 C.1 L'expression de
Q
. . . 139 C.2 L'expression deφ
0
. . . 141 C.3 Justi ation de l'expression den
ij
. . . 143 C.3.1 Norme den
. . . 143 C.3.2 Orthogonalitéden
et˙ε
dp
. . . 144C.4 Cal ul des dérivées de larelation de onsistan e . . . 146
C.4.1 Cal ul de la dérivée par rapport à
R
. . . 146C.4.2 Cal ul de la dérivée par rapportà
X
. . . 146C.4.3 Cal ul de la dérivée par rapportà
σ
. . . 147D Calage des paramètres du modèle de volume de sol CJS 149 D.1 Paramètres physiques :
e
min
ete
max
. . . 149D.2 Paramètres des mé anismes isotropes:
K
eq
0
,n
etΓ
e/p
. . . 149D.3 Module de isaillementélastique
G
e
0
. . . 150D.4 Courbe d'état ritique dans lerepère
(e, ln p
′
)
. . . 150D.5 Fa teur de forme . . . 151
D.6 Paramètresd'états ritique, ara téristiqueetderuptureen ontrainte:
R
crit
,R
car
etR
rupt
. . . 151D.7 Rayonélastique maximal :
R
m
. . . 152D.8 Le paramètre de dilatan e
β
. . . 152D.9 Paramètre d'é rouissage inématique :
a
. . . 153D.10Paramètre d'é rouissageisotrope:
A
. . . 155D.11Paramètres variationnelsisotropes:
α
car
,α
rupt
,α
a
etα
β
. . . 157D.12Paramètres variationnelsanisotropes :
κ
A
etκ
a
. . . 157E Simulations d'essais triaxiaux 159 E.1 Essais sur sable de Hostun . . . 159
E.1.1 Essai isotrope y lique . . . 160
E.1.2 Essais monotones drainés. . . 161
E.1.3 Essais monotones non-drainés . . . 165
E.1.4 Essais y liques alternés . . . 169
E.1.5 Essai y lique répété . . . 171
E.2 Essais sur sable de Toyoura . . . 172
E.2.1 Essai y lique isotrope . . . 173
E.2.2 Essais monotones drainés. . . 174
E.2.3 Essais monotones non-drainés . . . 176
F Calage des paramètres du modèle CJS d'interfa e 179 F.1 Paramètres physiques . . . 179
F.1.1 Indi es des videslimites :
e
min
ete
max
. . . 179F.1.2 Épaisseur d'interfa e :
e
p
. . . 179F.2 Paramètres élastiques . . . 179
F.2.1 Raideur normale:
k
n0
etn
. . . 179F.2.2 Raideur tangentielle :
k
s0
. . . 180F.3 Paramètres d'état ritique . . . 180
F.3.1 Droited'état ritique :
e
0crit
etc
crit
. . . 180F.3.2 Angle de frottement ritique:
tan φ
crit
. . . 180F.4 Identi ationdes anglesde frottement . . . 180
F.4.1 Angle de frottement ara téristiqueetde rupture :
tan φ
car
ettan φ
rupt
. . . 180F.4.2 Angle de frottement élastiquemaximal :
tan φ
m
. . . 181F.5 Paramètre de dilatan e :
β
. . . 181F.6.1 Paramètre d'é rouissage inématique :
a
. . . 181F.6.2 Paramètre d'é rouissage isotrope :
A
. . . 183F.7 Paramètres variationnels :
α
car
,α
rupt
,α
a
etα
β
. . . 184G Simulations d'essais d'interfa e 185 G.1 Essais monotones . . . 185
G.1.1 Interfa es lisses-lâ hes . . . 185
G.1.2 Interfa es rugueuses-denses. . . 193
Alphabet latin
a
Variable d'é rouissage inématique (CJS etCJSi)
a
0
Paramètred'é rouissage inématique(CJSetCJSi)
A
Paramètre d'é rouissage isotrope (CJS etCJSi)
A
Déviateur du tenseur d'ordre4 de texturesenormaleau onta t
A
= H −
1
3
tr(H)
c
crit
Paramètre d'état ritique (CJS et CJSi)C
1
Paramètre de laloi de ByrneC
2
Paramètre de laloi de Byrned
Taux de dilatan ed = ε
v
/ε
d
d
0
Paramètre de dilatan e [LD00℄D
10
Dimension du tamis ne laissant passer que10% de la masse d'un matériaugranulaire
D
50
Dimension du tamis ne laissant passer que50% de la masse d'un matériaugranulaire
D
60
Dimension du tamis ne laissant passer que60% de la masse d'un matériaugranulaire
D
r
Densité relativeD
r
=
e
max
−e
e
max
−e
min
e
Indi e des videse = V
vide
/V
solide
e
Déviateur du tenseur des déformationse
= ε −
tr(ε)/3 I
e
0crit
Paramètre d'état ritique (CJSi)e
crit
Indi e des vides àl'état ritiquee
max
Indi e des vides maximale
min
Indi e des vides minimale
p
Épaisseur d'une interfa ef
car
Surfa e ara téristique(CJS)f
car
= s
car
II
h(θ
q
) − R
car
I
1
f
crit
Surfa e ritique (CJS)f
crit
= s
II
h(θ
q
) − R
crit
I
1
f
rupt
Surfa e de rupture (CJS)f
rupt
= s
II
h(θ
q
) − R
rupt
I
1
f
d
Surfa e de harge déviatoire (CJS)
f
i
= q
II
h(θ
q
) − RI
1
f
i
Surfa e de harge isotrope(CJS)
f
f
tp
Surfa e de harge tangentiel(CJSi)
g
d
Potentiel plastique du mé anisme déviatoire
(CJS)
g
i
Potentiel plastique du mé anisme isotrope
(CJS)
g
tp
Potentiel plastique du mé anisme tangentiel
(CJSi)
G
Dérivée de la fon tion potentielle dumé a-nisme déviatoire (CJS)
G
e
Module de isaillementélastique
G
e
0
Modulede isaillementélastiqueàlapressionp
a
h(θ)
Fa teur de forme (CJS)h(θ) = (1 − γ cos(3θ))
1/6
H
Tenseur d'ordre 4 de texture de normale auonta t
H
d
Module plastique déviatoire(CJS)
H
tp
Module plastique tangentiel(CJSi)
I
Tenseur de Krone kerI
1
Premier invariantI
1
(σ) = tr(σ)
I
2
Deuxième invariantI
3
Troisième invariantI
3
(σ) = det(σ)
k
n
Raideur normale(CJSi)k
n0
Paramètre de raideur normale(CJSi)k
s
Raideur tangentielle (CJSi)k
s0
Paramètre de raideur tangentielle (CJSi)K
e
Matri e de raideurélastique (CJSi)
K
e
Module de ompressibilitéélastique
K
e
0
Modulede ompressibilitéélastiqueàlapres-sion
p
a
(modèle CJS)K
p
Module de ompressibilitéplastique
K
0
p
Module de ompressibilité plastique à lapression
p
a
L
m
Longueur ara téristiqued'interfa em
Paramètre de dilatan edans lemodèle de Li[LD00 ℄
m
Variable de la loi de Ramberg-Osgoodper-mettantladistin tionentre unpremier y le
de solli itationetlesautres
M
cr
Coe ient dire teur de la droite d'étatri-tique dans lerepère
(q, p
′
)
M
cr
=
3−sin φ
6 sin φ
cr
cr
M
Module ÷dométriquen
Paramètre élastique (CJS etCJSi)n
Ve teur normale à la surfa e potentielle dup
Pressionisotropep = (σ
1
+ σ
2
+ σ
3
)/3
p
′
Contrainte isotropeee tive
p = (σ
′
1
+ σ
′
2
+ σ
3
′
)/3
p
Variablethermodynamiquereliéeàl'é rouis-sage isotropedu mé anisme déviatoire (CJS
etCJSi)
p
a
Pressionde référen e(CJS)p
cr
Proje tion horizontale de l'état ourant surla droite d'état ritique dans le repère
(e, ln(p
′
))
p
c0
Paramètre dénissant la droite d'étatri-tiquedans le repère
(e, ln(p
′
))
q
Contrainte déviatoire( as général)q =
√
(σ
′
1
−σ2
′
)
2
+(σ2
′
−σ
′
3
)
2
+(σ3
′
−σ
′
1
)
2
√
2
q
Contrainte déviatoire(essai triaxial)q = σ
′
1
− σ
′
3
q
max
Déviateur de ontrainte maximal soussolli- itationrépétée
q
Variablethermodynamiquereliéeàl'é rouis-sage du mé anisme isotrope (CJS)
q
Tenseur des ontraintes déviatoires lo ales(CJS)
q
Contrainte tangentielle lo ale (CJSi)Q
Variable d'é rouissage du mé anismeiso-trope (CJS)
Q
Tenseurdéviateurdeladérivéedelafon tionde harge déviatoire par rapport au tenseur
des ontraintes
Q
=
dev(∂f
d
/∂σ)
Q
Orientation de la surfa e de harge(CJSi)r
Paramètre de laloi de Ramberg-OsgoodR
Rayonélastique(CJS)R
car
Rayon ara téristique (CJS)R
crit
Rayon ritique (CJS)R
rupt
Rayonde rupture (CJS)R
m
Valeur limite du rayon élastique(CJS)R
n
Rugositénormalisée d'interfa eR
sol
Rugositéd'un sol [KP79℄R
surf ace
Rugositéd'une surfa e rigide [KP79℄R
t
Rugositéabsolue d'une surfa e rigides
Tenseur des ontraintes déviatoiress
= σ −
tr(σ)/3 I
u
PressioninterstitielleU
Ve teur dépla ement d'une interfa eU
n
Dépla ementnormalU
s
Dépla ementtangentielV
Volume totalV
vide
Volume des vides dans un matériauV
solide
Volume solide au sein d'un matériau granu-laireX
Centre de la surfa e de harge déviatoire(CJS)
Alphabet gre
α
Tenseur thermodynamique relié àl'é rouis-sage inématique du mé anisme déviatoire
α
Paramètre de laloi de Ramberg-Osgoodα
a
Paramètred'é rouissage inématique(CJSetCJSi)
α
β
Paramètre de dilatan e (CJS etCJSi)α
car
Paramètre d'état ara téristique (CJS etCJSi)
α
rupt
Paramètre d'état de rupture (CJS etCJSi)β
Amplitude de la loi de dilatan e (CJS etCJSi)
β
′
Taux de dilatan e (CJS)
β
0
Paramètre de dilatan e (CJS etCJSi)γ
Paramètre de forme(CJS)γ
Amplitude d'un demi- y le de déformationsen isaillement
γ
max
Déformationdéviatoiremaximalesoussoli i-tationalternée
δ
ij
Symbole de Krone kerε
Tenseur des déformationsε
e
Partie élastiquedu tenseur des déformationsε
dp
tenseur desdéformations généréespar lemé- anismedéviatoire (CJS)
ε
ip
tenseur desdéformations généréespar lemé- anismeisotrope(CJS)
ε
p
Partieplastique dutenseur des déformations
ε
= ε
e
+ ε
p
ε
tot
Tenseur des déformations totalesε
v
Déformationsvolumiques totaleε
v
= tr(ε)
ε
vd
Déformationsvolumiquesdéterminéespar la
loide Byrne
η
Rapportde ontrainte ourantη = q/p
η
car
Rapportde ontrainteàl'état ara téristiqueη
crit
= (q/p
′
)
crit
η
crit
Rapportde ontrainteà l'état ritiqueη
crit
= (q/p
′
)
crit
η
rupt
Rapport de ontrainte à l'état de résistan emaximale
η
rupt
= (q/p
′
)
rupt
θ
q
Anglede Lodedans lerepèredes ontraintesθ
s
Angle de Lode danslerepère des ontraintes totalesλ
d
Multipli ateur plastique déviatoire(CJS)
λ
i
Multipli ateur plastique isotrope (CJS)
λ
tp
Multipli ateur plastique tangentiel(CJSi)µ
Inuen e du rayon de rupture vis-à-vis del'état interne
σ
Tenseur des ontraintes totalesσ
′
Tenseur des ontraintes ee tivesσ
′
= σ − uI
σ
Ve teur de ontraintede l'interfa eσ
0
Contraintede référen e(CJSi)σ
0crit
Contraintede référen e(CJSi)σ
a
Contraintede référen e(CJSi)σ
n
Contraintenormaleσ
s
Contraintetangentielleτ
Contraintede isaillementτ
c
Amplituded'undemi- y lede ontraintes deisaillement
τ
y
Contraintede isaillementmaximalepour lematériau
φ
Fon tion limitant l'é rouissage inématique(CJS et CJSi)
φ
0
Amplitude de lafon tionφ
φ
car
Angle de frottement à l'état ara téristique(CJS et CJSi)
φ
crit
Angle de frottementàl'état ritique(CJS etCJSi)
φ
e
Angle de frottement élastique(CJSi)φ
m
Limited'angledefrottementélastique(CJSi)φ
rupt
Angle de frottement au pi de résistan e(CJS et CJSi)
φ
X
Centre de la surfa e de harge tangentielle(CJSi)
ψ
Angle de dilatan e (CJSi)ψ
Variable d'étatinterne de Been[BJH91℄ψ = e − e
crit
A ronymes
CJS Cambou, Jafaries, Sidoro
CNL Constant Normal Load (essai de isaillementsous onnement onstant)
CNS Constant Normal stiness (essai de isaillementsous raideur onstante)
Opérateurs
˙a
In rément de lavariablea
a
⊗ b
Produit tensoriel(a ⊗ b)
ijkl
= a
ij
b
kl
(a.b)
Produit s alaireentre tenseur(a.b) = a
ij
b
ij
Lesmatériauxgranulairesontlaspé i itédeportereneuxtouteslespropriétés
propres aux matériaux dits solides. Cependant, sous ertaines onditions eux- i
peuvent présenter un omportement les rappro hant des uides. Par ailleurs, leur
stru ture interne qui peut être très orientée rend leur omportement sensible au
hemin de solli itation.
On omprendalorsqu'unemodélisationnedu omportementdessolsestdi ile
à obtenirà partir d'un modèle simple.Les modèles existants ont essayé néanmoins
de prendre en ompte les éléments majeurs propres à reéter l'évolution de l'état
interne du matériau, on pense à la prise en ompte de l'évolution de l'anisotropie
induite ou des déformations volumiques irréversibles qui reètent un dur issement
généralde omportement.
Pour mieux omprendre omment l'état interne inuen e le omportement du
matériau, la ommunautés ientiques'est intéressée àl'é hellemi ros opique à
sa-voir elle du grain ou mésos opique, é helle à laquelle transitent des eorts autour
d'un pore. Le but avoué de es études était de mieux erner les variables internes
sus eptibles d'expliquer le omportement pour en retirer une modélisation, ertes
plus ne, mais aussi plus simple.Ce but n'est pas en ore atteint maison apu ainsi
omprendrequele omportementrésultedel'inuen ededeuxtypesdephénomènes
prin ipaux : des phénomènes non orientés liés à l'en hevêtrement des grains
(tra-duisibles par la valeur du nombre de oordinations moyen ou la valeur de l'indi e
des vides)etdes phénomènesorientés(l'orientationdesnormalesaux onta tsmais
aussil'orientationdes eortsnormauxettangentiels).On pourraitrajouteraussi sa
apa ité à mobiliserlefrottementsans variationde l'anisotropie.
Le retour de ette analyse vers la modélisation est onfronté au problème de
la dénition de variables moyennées a essibles et don mesurables à l'é helle de
l'é hantillon.Certaines orrélationsontpuêtre dégagées, ommelaforte orrélation
entre anisotropie induite et tenseur d'anisotropie des orientations de normales au
onta t, mais leproblème reste en ore largementouvert.
Cette prise en ompte de l'état interne d'un matériaugranulaire dans la
modé-lisation de son omportement onstitue sans nul doute la lé de la maîtrise de e
omportement sur des hemins de solli itations plus omplexes. Parmi es derniers,
on ompte notamment les solli itations sismiques (durant lesquelles il est possible
d'avoirrotationdesdire tionsprin ipales)etlesa tions y liques,ànombrede y les
plus élevé, auxquelles sont soumis les ouvrages et leurs fondations. Cette
préo u-pation, largement introduite par la bran he oshore du génie ivil (prin ipalement
en raison de l'a tion de lahoule sur les ouvrages maritimes)est également
aujour-d'hui prise en ompte par le génie ivil terrestre où les solli itations répétées sont
Lesenjeux d'une telle maîtrisesont susamment importantspour qu'un projet
national, le projet SOLCYP, soit mis en pla e et soutenu par l'ANR. Ce projet a
pour obje tif la ompréhension expérimentale et la simulation numérique des
phé-nomènes régissant le omportementdes solsetdes interfa essol/stru ture sous
sol-li itations y liques à grand nombre de y les ainsi que la réda tion de do uments
réglementaires on ernant ledimensionnement des stru tures soumisesà e typede
hargement. Il faut alors distinguer deux types de solli itations y liques. Eneet,
il n'est généralement pas possible de traiter de la même manière les solli itations
de grandes amplitudes à nombre de y les modéré (type hargement sismique) et
lessolli itationsprésentant uneamplitudeplus faiblemaisrépétéedes milliersvoire
des millionsde fois.
Letravailprésentédans e mémoires'ins ritdans le projetSOLCYP au seinde
la partiemodélisationdu omportementdes solset des interfa es. Cette simulation
s'appuie surlemodèlede solsCJSdéveloppéauseinduLaboratoirede Tribologieet
de Dynamique des Système à l'É ole Centrale de Lyon. Il s'agit, plus pré isément,
d'unmodèleélastoplastiqueàdeuxmé anismesplastiquesetàé rouissagesmultiples
permettant de rendre ompte du ara tère extrêmement irréversible des milieux
granulairesmêmelorsdedéformationsminimes.Cemodèleest,dansl'état,pertinent
pour dé rire le omportement des sols lors d'une solli itation monotone ou à très
faiblenombre de y les. Cependant, son in apa itéà prendre en omptel'évolution
de etétatinternegelaréponsedumodèlesurle omportementinitialdumatériau.
Le CJS rendalors di ilement omptedu omportement du solsous un nombrede
y les de solli itationplus élevé.
L'obje tif de e travail est don double. Dans un premier lieu, il sera question
d'introduire la prise en ompte de l'évolution de l'état interne du matériauau sein
du modèle an de lerendre opérant pour un nombre de y les plus élevé (quelques
dizainesvoire entaines).Et dansun deuxièmetemps,l'adaptationde e modèle au
omportementdesinterfa es (justiéeparune similitudepronon éeave le
ompor-tement des sols sous ertaines onditions) sera étudiée. L'obje tif n'est pas i i de
proposerun modèle utilisableàtrès grandsnombres de y les ar l'emploid'un
mo-dèle élastoplastiquedé rivant pasà pasle omportementdu matériaurequerraitun
temps etune puissan e de al ulsprohibitifs.Ce type de problématique, également
étudiée dans le adre du projet SOLCYP, est généralement traitée à partir de
mo-dèles pseudo-vis oplastiques(baséssur une équivalen etemps-nombre de y les) ou
par une méthode de saut de y les. Ces modèles né essitent néanmoins de prendre
en ompte ertaines variables liées à l'état interne. Le travail présenté i i pourra
alors servir de adre à leur alibration.
Andeprésenterletravailréalisédansle adrede ettethèse,leprésentmémoire
se dé ompose en deux parties.
La première partie onstitue un tour d'horizon ritique en termes de résultats
expérimentaux et de te hniques de modélisation déjà existants. Dans un premier
temps,l'étudedu omportementde l'élémentdevolumedesolsoussolli itation
mo-notoneet y liquesera traitéeave uneattention parti ulièreportéesur l'impa tde
l'état internedu matériausur son omportement.Au oursd'undeuxième hapitre,
lore ette partie, leséquations du modèle CJS seront présentées et repla ées dans
le ontexte de modélisationa tuel.
Lase ondepartiede etravail onsisteraàadapterdemanière ritiqueles
onsta-tationsobservéeslorsdelapremièrepartieàlamodélisationdesgéomatériaux.Dans
un premier temps,l'état interne du matériausera introduit au sein du modèle CJS
destiné aux sols sous la forme de lois d'évolution des paramètres. Le modèle sera
alors alépuisvalidésurunelargebatteried'essaisave unjeudeparamètrespropre
au matériauet don indépendant de son état initial. Enn, le modèle de sols CJS,
prenanten omptel'évolutionde l'étatinternedu matériau,seraadaptéàla
simula-tiondes interfa es. Cemodèleseraégalement alé etvalidé surune batteried'essais
Comportement des sols
1.1 Introdu tion
Le omportement d'un sol omporte des notions omplexes propres aux
maté-riaux poreux. Ainsi, avant de se lan er dans la modélisation du omportement du
sol, il est né essaire de résumer brièvement les prin ipaux éléments mé aniques à
prendre en ompte. Ce hapitre ambitionneainsi de rassembler de manière ritique
les résultats expérimentaux présents dans la littérature an de mieux appréhender
les exigen es qui seront par la suite demandées à un modèle de omportement de
sol.
An de re ouvrir un maximum de types d'essais, ilest primordialde faire deux
distin tions dans les onditions expérimentales :
Drainé/Non-drainé :Uné hantillondesolestprin ipalement omposéd'un
sque-lette granulaire dont les vides interstitiels peuvent se remplir totalement ou
partiellement d'eau. Une déformation volumique irréversible du matériau à
l'é hellema ros opique onduitalors àlané essité d'éva uer leuide ontenu
entrelesgrainsdusol.Dans e as de gure,la apa ité d'unsolàpouvoir,ou
non,éva uerl'eauqu'il ontientsansaugmentationde lapressioninterstitielle
modieprofondémentson omportementmé anique. Auseind'un ouvrage,le
distinguoentre es deux as est donné par la omparaison entre lavitesse de
solli itationet laperméabilitédu sol.
Monotone/Cy lique : Bien qu'une partie du omportement y lique d'un sol
puisseêtre extrapolée de son omportement monotone,l'importan ede
l'évo-lutionde l'étatinterne(resserrementdes grains,anisotropie) du matériaulors
de e type de solli itation onduit souvent à l'apparitionde phénomènes
spé- iques qu'ilest essentiel de modéliser orre tement.
1.2 Comportement drainé sous solli itatio n
mono-tone
La ondition de drainaged'un solassurela onstan ede lapressioninterstitielle
ainsiquel'indépendan edu omportementmé aniquedu matériauvis-à-visde l'eau
qu'il ontient. Ce dernier est en ontrepartie soumis à des variations volumiques et
1.2.1 Dualité densité/ onnement
Bien que la plupart des phénomènes régissant le omportement mé anique des
solsseproduisentàl'é helle du onta t oud'unamas de quelques grains,ladensité
et le onnement sont des variables ma ros opiques a essibles et quantiables. Ils
permettent, de fait, l'homogénéisationdu matériauet leur intérêt dans ette étude
réside dans l'impa t dire tqu'ils ontsur son omportement.
Dans un premier temps, la densité renseigne sur la quantité de vide présent au
sein du matériauetlapla equelesgrainsontàleurdispositionpour semouvoirles
unsparrapportauxautreslorsd'unedéformation.Elleest ommunémentquantiée
par lavariable
D
r
(densité relative)déniepar l'équation1.1. Lagure1.1extraitede [LD00℄ illustre, pour des assemblages de billes de même diamètre, l'eet de la
densité sur un squelettegranulaire.
D
r
=
e
max
− e
e
max
− e
min
(1.1)
Où :
e
est l'indi edesvides, déni ommelerapportentrelevolumedesvidesdansun squelettegranulaire etle volume du matériau solide:
e = V
vide
/V
solide
,
e
max
est la valeur théoriquemaximaleatteignable par l'indi ede videse
pourun sol donné.Cette valeur est en pratique obtenue par un pla ement humide
de hauteur de hute nulle (JSSMFE,ASTM D4254-00),
e
min
est lavaleur théoriqueminimaleatteignable parl'indi e des videse
pourun sol donné. Cette valeur est obtenue en pratique après une densi ation
jusqu'à un onnement de 5 MPa(JSSMFE, ASTM D698-00).
(a) (b)
Figure 1.1 Stru turegranulairepour unassemblage debilles lâ he (a)dense
(b)[LD00 ℄
Con ernant le onnement, il est plus adéquat de parler de pression isotrope
p
dénie ommele premierinvariant du tenseur des ontraintes par l'équation 1.2.
p =
I
1
(σ)
3
=
tr(σ)
3
=
σ
1
+ σ
2
+ σ
3
3
(1.2)La gure 1.2, issue de [BCC
+
06℄ représente s hématiquement les évolutions du
omportement mé anique en ontrainte eten volume lorsd'une solli itation
dévia-toireperçuelorsd'essaistriaxiauxoude isaillementenfon tiondeladensitédesol.
En termes de ontraintes, bien que tous les sols présentent un omportement
non-linéaire lié à une dégradation progressive du module de isaillement du matériau,
le omportement d'un sol dense diverge essentiellement de elui d'un sol lâ he par
une raideur initialeplus importanteet laprésen e d'un pi de résistan e. Ces deux
observations seront d'autant plus marquées quela densité du solsera importante.
En termes de déformations volumiques, on trouve également une divergen e de
omportement entre un sol lâ he et un sol dense. Le matériau de faible densité
présenteun omportementuniquement ontra tantalorsquepour unmatériauplus
dense, la phase de ontra tan e est moins importante et est suivie par une phase
de dilatan e plus ou moins marquée en fon tion de sa densité. Cependant, pour de
plus grandes déformations, le omportement volumique se stabilise quelle que soit
la densité initiale du matériau. Ainsi il est à remarquer que les matériaux denses
passent par un maximum de dilatan e quasiment on omitantà l'apparitiondu pi
de ontrainte. PSfrag repla ements Déformationaxiale (
ε
1
) Con train te déviatoire (q
) Sollâ he Soldense (a) PSfrag repla ements Déformationaxiale (ε
1
) Déformation v olumique (ε
v
) Sollâ he Soldense (b)Figure 1.2 Alluregénéraledes ourbesen ontraintesetendéformations
volu-miqueslorsd'unessaitriaxialdrainépourdeuxdensitésdistin tes
[BCC
+
A grandes déformations, la résistan e résiduelle apparaît omme indépendante
de la densité initiale du matériau et la déformationse fait à volume onstant. Cet
état ultime est plus ouramment désignépar le termed'état ritique.
Au mêmetitre quela densité relative,le onnement (ou la ontrainte ee tive
moyenne) joue un rle sur le type de omportement du sol. En eet, la gure 1.3
(extraitede[YL04℄) illustreladualitéentre esdeux variableslorsd'essaistriaxiaux
réalisés sur un sable de Toyoura. De fait, un sol lâ he peut présenter un ara tère
dilatantet a user un pi en ontrainte déviatoire s'il est soumis à un onnement
susamment faible.A ontrario, un sol dense pourra être uniquement ontra tant
si le onnementest susamment élevé pour ela.
Bienque es ourbessoientissues d'essaistriaxiaux,des résultatssimilairessont
à onstater sur tout hemin déviatoireen ontraintes ([BM94℄).
PSfrag repla ements Déformationaxiale
ε
1
(%) Rapp ort de on train tesq/
p
′
0 5 10 15 20 25 30 0 0.4 0.8 1.2 1.6 1.6Dr = 50%
p
′
= 50
kPap
′
= 500
kPap
′
= 2000
kPa (a) PSfrag repla ements Déformationaxialeε
1
(%) Rapp ort de on train tesq/
p
′
0 5 10 15 20 25 30 0 0.4 0.8 1.2 1.6 1.6 2.0p
′
= 100
kPa10%
50%
90%
(b)Figure 1.3 Comparaison de l'impa t de la densité et du onnement sur le
omportement desmatériaux granulaires[YL04 ℄
L'eet de l'imbri ation des grains sur le omportement général du sol ne peut
don pas être déterminé sans se référer à la valeur de la pression de onnement
réorganiser son squelette granulaire en omblant les vides interstitiels, un sol plus
dense se devra de réer un ertain espa e pour permettre aux grains de rouler les
uns parrapportauxautres.Cependant,la réationde et espa esera d'autantplus
oûteuse en énergie que la pression isotrope sera importante. De e fait, pour une
densité donnée, plus le onnement est faible, plus le matériau est sus eptible de
présenter une phase de dilatan e importante. Dès lors, il n'est plus pertinent de
parler de solslâ hes oudenses mais uniquementde sols ontra tants oudilatants.
Le onnementetladensitéformentdon un oupleindisso iable dansla
prévi-sion du omportement du sol, 'est ette dualitéqui devra être prise en ompte au
sein du modèle.
1.2.2 L'état ritique
L'état ritique orrespondàl'étatàgrandesdéformationsd'unsol.Pourunsable,
il onstitueladernière phased'évolutiondu matériaugranulaireetaété dénipour
lapremièrefoispar Ros oe&al.([RSW58℄) ommeétantunedéformationàvolume
onstant et à rapport de ontrainte
q/p
′
onstant. Par ailleurs, il est ouramment
admis dans la littérature que et état est intrinsèque au matériau et s'aran hit
de toutes onditions initiales (densité, onnement, mise en pla e de l'é hantillon,
hemin de ontraintes...) en ne dépendant que de la granulométrie et l'angularité
du sol.Ainsi,l'atteintede et état sembles'ee tuer dans un profond remaniement
du matériaumenant à l'ea ementde son histoire.
Quantitativement, dans le repère des ontraintes
(q, p
′
)
l'état ritique peut être
représenté par une droite immuablepassantpar l'origine (voir gure1.4). La pente
η
de ette droite peut être reliée à l'angle de frottement ritique du matériau parl'équation1.3.
η
crit
=
q
crit
p
crit
=
6 sin φ
crit
3 − sin φ
crit
(1.3) PSfrag repla ements -0.5 0 0.5 1 0.5 1p
(MPa)q
(MPa) État ritique État ara téristique Compression ExtensionFigure 1.4 États ritiqueet ara téristique danslerepère
(q, p
′
)
1 Comportement des sols 0.70 0.75 0.80 0.85 0.90 0.95
10
10
2
10
3
10
4
p
′
(Pa)e
ligne d'état ritique lignesde onsolidationFigure 1.5 Ligned'état ritiqueet ourbes de onsolidationisotroped'après
[BJH91 ℄
De plus, la déformation à volume onstant impose au matériau de garder un
indi edesvides onstantàl'atteintede etétat.Ilestalorsadmisparla ommunauté
s ientiqueque ettedensité ritiquenedépendquedelapressionisotrope
p
′
etque
l'état ritique peut être représenté par une ourbedans le repère
(e, p
′
)
.L'équation
phénoménologiquede etteligneren ontretoutefoisquelquesdivergen esenfon tion
des sour eset des domaines de ontraintes pris en ompte.
Been & al. dans [BJH91℄ on luent sur la possibilité de onsidérer ette ourbe
omme linéairedans le repère
(e, log(p
′
))
et parallèleaux droitesde ompressibilité
isotrope pour des valeurs de
p
′
restant inférieures à 1 MPa (gure 1.5). Au delà de
ette valeur ritique, une augmentation signi ative de la pente, liéeà l'apparition
de nombreuses ruptures de grains dans le matériau, est onstatable. Been & al.
utilisentalors une formulationbilinéaire.
Li&al.proposentde mettreenéquation etteligne d'état ritique souslaforme
d'une fon tion puissan e omme déniepar l'équation 1.4.
e
crit
= e
0
− c
crit
p
′
p
crit
ξ
(1.4) Où :
e
0
,ζ
etc
crit
sont des paramètres
p
crit
est une pressionde référen e dont dépende
0
1.2.3 L'état ara téristique
L'état ara téristiqueest un étattransitoiredéni omme lepassagede laphase
de ontra tan e vers la phase de dilatan e. De fait, il n'a de sens que pour un
matériauprésentant un ara tère dilatant.
Luong fut le premier à mettre en éviden e et état (dans [Luo80℄). Il proposa
d'ailleurs un rapport de ontrainte
η
car
qui permet de représenter et état par unedroitedanslerepère
(q, p
′
)
omme 'estle asdanslagure1.4.Cependant,bienque
Luong proposait un état ara téristique intrinsèque aumatériau(ave
η
car
≤ η
crit
),la valeur de
η
car
reste inférieure ou égale àη
crit
, mais sembledépendre à la fois deladensité du matériauet de la pressionisotrope.
Quantitativement, plus un sol sera dense et sous faible onnement, plus son
ara tèredilatantsera marquéetpluslavaleurde
η
car
seradistin tede elledeη
crit
.Àl'inverse,ladiminutiondesadensitéetl'augmentationde son onnementauront
tendan e à diminuer la phase de dilatan e en rappro hant l'état ara téristique de
l'état ritiquejusqu'àles onfondrelorsquelesolneprésenteplusdedilatan e.Dans
tous les as, l'état ara téristique, s'ilexiste, est marqué par la relation:
˙ε
v
˙ε
d
car
= 0
(1.5)Il est également possible de dénir un angle ara téristique de la même façon
quel'angle de frottement ritique par l'équation 1.6.
η
car
=
q
car
p
car
=
6 sin φ
car
3 − sin φ
car
(1.6) 1.2.4 L'état de ruptureBienquelaruptured'unmatériaugranulairepuisseêtredéniedediérentes
ma-nières,l'étatde rupture serai i onsidéré ommel'état transitoireoùlesolprésente
son maximum de résistan e avant l'apparition d'un radou issement à plus grandes
déformations.Àl'instardesétats ritiqueet ara téristique, etétatpeutégalement
être représenté par une droite dans le repère
(q, p
′
)
dont la pente
η
rupt
dénie unangle de frottement maximal (ou angle de frottement interne) :
η
rupt
=
q
rupt
p
rupt
=
6 sin φ
rupt
3 − sin φ
rupt
(1.7)L'étatderupture n'estpasintrinsèqueaumatériauetdépend,tout ommel'état
ara téristique,deladualitédensité/pressionisotrope.Defait,plusunsolprésentera
un ara tèredilatantpronon é,plus l'état derupture sera distin tde l'état ritique
ave
η
rupt
≥ η
crit
.Entermesde déformationsvolumiques,ilest égalementànoter
qu'expérimenta-lement,lepi de ontrainte orrespond approximativementàl'atteintedumaximum
dedilatan e.Physiquement, elas'expliquepar lesurplusd'énergieàfournirau
sys-tème pour permettre e gain de volume.Ce surplus d'énergie seréper utealors par
une apa ité de reprisede harge supplémentaire.
1.2.5 Comportement sous solli itation isotrope
La ompression purement isotrope est une solli itation qui est peu fréquente
in situ (le hemin ÷dométrique est ertes plus fréquent mais présente une faible
omposante déviatoire). Cependant, les hemins de ontraintes appliqués à un sol
a usent généralement des variations de pression isotrope
p
′
. Unemodélisationne
du omportementdusolrequiertdon une analysedu omportementd'unmatériau
PSfrag repla ements 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1.0 0.01 0.1 1 10 100
p
′
(MPa) Indi e des videse
Figure 1.6 Compression isotrope sur un sable de la rivière de Sa ramento
pour quatredensités initiales diérentes[LS67℄
Il existe un ertain nombre de référen es dans la littérature traitant de e type
d'essais pour diérentssables (sablede larivière de Sa ramento: [LS67℄,sable
ar-bonaté:[CA94℄,sable du ambrien:[LB05℄).Demanièregénérale,ilestpossiblede
dis erner deuxtypesde omportements,àsavoir:normalement onsolidé et
sur on-solidé(voirgure1.6).Cesdeuxdomainessedistinguentexpérimentalementparune
diéren edepentedanslerepère
(e, ln(p
′
))
etsontséparésparunrégimetransitoire
progressif.Con rètement,labornedélimitant es deuxdomaines est déterminéepar
la plus fortepression isotrope que lesol aitsubi dans son histoire.
De fait, il est possible, dans une première approximation, de onsidérer une
ompression isotrope omme bilinéaire dont la partie normalement onsolidée est
parallèle àla ourbe d'état ritique.
1.3 Comportementdrainé sous solli itatio n y lique
Il est possible de distinguerplusieurs sortes de solli itations y liques :
Alternée :Unesolli itation y liqueestdite'alternée'siau oursde ettedernière,
une inversionde ladire tionde hargeest onstatée.Ainsi,au oursd'une
sol-li itation triaxiale, le matériaugranulaire subit su essivement une a tion de
ompression et d'extension. Généralement, il s'agit d'essais pilotés en
défor-mationsjusqu'àun déviateurmaximal
γ
max
quiadmettent ommesymétrielaposition initiale aurepos.
Répétée : Une solli itation y lique répétée onsiste en une su ession de harges
etdé hargestotales.Au oursd'unesolli itationtriaxiale,lematériaunesubit
alors quedes ompressionsouquedesextensions. Généralement,ils'agit
d'es-saispilotésen ontraintesentreunepositiond'origineetundéviateurmaximal
q
max
.généra-PSfrag repla ements -1.2 0 2 -2.5 2.5 Déformation déviatoire
ε
1
(%)η
=
q/
p
Essai triaxial (a) PSfrag repla ements -1 0 1 -2.5 2.5 Déformationdéviatoireγ
(%)η
=
τ
/p
Essaide isaillement (b)Figure 1.7 Comparaisondes ourbesde hargement pourdesessaistriaxiaux
(a) et de isaillement simple (b) alternés à amplitude roissante
[PTS89℄
lement pas aussi bien alibrée que les essais réalisés en laboratoire mais elle
reste lanalité du travail de modélisation.
Lorsde etypedesolli itations,le omportementdumatériaugranulairedé oule
du omportementmonotone.Ilestainsipossibled'observerunétat ara téristiqueet
une raideur présentant une dépendan e similairevis-à-vis de l'état interne isotrope
du sol. Mais les phases de dé harge dues au ara tère y lique de la solli itation
vont permettre de mettre en éviden e à la fois le ara tère fortement plastique du
sol, mais également l'évolution et l'eet de l'anisotropie. En eet, alors que ette
dernièreos illefaiblementautourd'unevaleurmoyennenullelorsd'unesolli itation
alternée, elleprésentera une évolution progressive lorsd'une solli itationrépétée.
1.3.1 Hystérésis et amortissement
Bien quelemodule de isaillementd'un solsoumisà une solli itationdéviatoire
semble se dégrader au ours du hargement du matériau, il retrouve une valeur
pro he de elle d'origine dès le début de la dé harge ([Yos96℄). Ce omportement
est onnu depuis déjà bien longtemps et Masing fut le premier à proposer deux
lois qui permettent de dé rire le omportement d'un matériau granulaire sous une
solli itation alternée régulière dans [Mas26℄. Pyke rajoutera bien plus tard (dans
[Pyk79 ℄)deux autreslois quis'appliquent lorsde solli itationsmoins régulières.
Ce phénomènequi traduit le omportement extrêmement plastique du solest à
l'origine de la formation de bou les d'hystérésis lorsque des y les de solli itation
sont omplètementexé utés.Cesdernièrespermettentunefortedissipationd'énergie
souslaformed'unamortissement roissantave l'amplitudede lasolli itation.Ilest
ourantde onsidérerle omportementdusol ommelinéairepourdes déformations
déviatoires inférieures à
10
−5
. Cette frontière semble alors marquer la limite du
omportement élastique du matériaumême si ela reste théorique.
De plus, laforme des bou les d'hystérésis réées par une solli itationdéviatoire
PSfrag repla ements 0.0 0.1 0.2 0.3 0.0 0.1 0.2 0.3 0.4 0 1 2 3
ε
1
(%)q
(MPa)ε
v
(%)α
1
α
2
α
3
Figure 1.8 Essais triaxial répété, évolution du omportement du matériau
dans le repère
(ε
v
, ε
d
)
ave l'augmentation du déviateur maxial(
|α
1
| > |α
2
| > |α
3
|
)1.7 (issue de [PTS89 ℄) présente lesdiérentes bou les d'hystérésis qu'ilest possible
d'observer en fon tion de la solli itation. Ainsi, lors d'un essai y lique alterné en
isaillement,le heminde ontraintesapparaît ommesymétrique ontrairementaux
ourbesissuesdesessais triaxiaux.Cettediéren es'expliquepar la onstan e dela
pression moyenne isotropelorsde l'essai en isaillementqui n'est pas respe tée lors
d'essais triaxiaux. Cette pression impa tant dire tement la raideur du matériau et
la dimension du domaine élastique rend ainsi le omportementdu matériaulorsde
la dé harge omplètementdiérentde elui de la harge.
Lagure 1.8montre le omportement du matériau granulaire soumis à une
sol-li itationtriaxialerépétée.Des diéren es notablesave lesgures pré édentes sont
onstatées. On notera notamment l'évolution progressive de la déformation
dévia-toire moyennequi tendà diminuer ausein d'unesérie de y les. Celase traduitpar
uneaugmentationdu domaineélastiquequitendversl'a ommodationdu matériau
([Moh83℄, [Yun08℄).
1.3.2 Comportement volumique
Au oursd'unesolli itation y lique, haquerenversementdusensdesolli itation
onduitàunenouvellephasede ontra tan edu matériau.Cettedernière,àl'instar
du omportement volumique sous solli itationmonotone, est éventuellement suivie
d'une phase de dilatan e en fon tion de l'état interne du matériau(voirgure 1.9).
pertinente dans une première appro he, il ne faut pas oublier qu'à haque
renver-sement du sens de solli itationdu matériau, elui- i est sus eptible de présenter un
état interne diérent de elui onstaté au y le pré édent ( ette évolution est due
auxdéformationsvolumiques umuléeslorsde e y leouàl'augmentationde
l'ani-sotropie moyenne). Cela apour prin ipal eet de modier sensiblement la position
de l'état ara téristique et l'importan e de ha une des phases de ontra tan e et
de dilatan e.
De fait,si,lorsd'un y le, une de es deux phasesgénéraitplus de déformations
quel'autre,l'évolutionvolumiquedumatériau,endéplaçantl'état ara téristiqueen
faveur del'autrephase,tendraitvers l'équilibrevolumiquedumatériauau y le
sui-vant.Cela setraduitpar unediminutionde laquantité de déformationsvolumiques
générées par haque y le et onduit à une stabilisation progressive du matériau
autour d'une densité moyenne orrespondant à la densité maximale du matériau
(gure1.10). PSfrag repla ements 1.0 2.0 3.0 4.0 -0.8 -0.6 -0.4 -0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8
Contrainte déviatoire
q
(MPa)ε
v
(%)Figure 1.9 Détail de l'évolution du omportement volumique y lepar y le
lors d'unessaialterné
PSfrag repla ements 0.0 1.0 2.0 3.0 4.0 5.0 0 20 40 60 80 Nombrede y les
ε
cu
m
u
l
v
(%) 0.044% 0.115% 0.221%γ
cyc
=0.338%Figure 1.10 Évolution globale des déformations volumiques lors d'essais
y- liquealternés
Cependant, si la position de l'état ara téristique est importante dans
1 Comportement des sols -0.2 -0.2 0.0 0.0 0.2 0.2 0.4 0.4 0.6 0.6 0.8 0.8 0.5 1 1.5 2 2.5 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
ε
d
(%)ε
v
(%) Con train te déviatoireq
(Mpa) 1 1 2 2 3 3 4 4 5 5 6 6 7 7 8 8 Comp. Comp. Comp. Comp. Comp. Dil. Dil. Dil.η = 1.28
η = −0.75
Figure 1.11 Évolution du omportement volumique lors d'essais répétés en
fon tion de la position du hemin de ontrainte par rapport à
l'état ritique[Luo80℄
ontraintes qui lui est appliqué l'est tout autant. En eet, lors d'un essai alterné,
plus la solli itation sera importante, plus la quantité de déformations volumiques
umulées pour les premiers y les sera importante. En ontrepartie, plus la
solli i-tation sera élevée, plus rapidement l'état ara téristique rentrera dans le domaine
de solli itation.Ainsi,lematériauprésentera unephase dedilatan e de plusen plus
importante e qui permettra sa stabilisation pour un nombre de y les plus élevé
(gure 1.10).
En e qui on erne les essais répétés, la quantité de déformations déviatoires
umulée à haque y le augmente plus vite ave l'amplitude de solli itationque le
taux de dilatan e. Cela onduit, dans le repère
(ε
v
, ε
d
)
, à une diminutionde l'angled'évolution moyenne du matériau(voirgure 1.8).
Mais l'eet du hemin de ontrainte sur le omportement du matériau n'est
pas observable uniquement lors d'essais répétés et alternés. La gure 1.11 (issue
de [Luo80℄) présente plusieurs séries de vingt y les de hargement présentant une
même variationde ontraintedéviatoire
∆q
mais positionnés de manière diérentepar rapport à l'état ara téristique. Ainsi, ertaines séries de y les présentent un
omportementplusoumoins ontra tantetd'autresun omportementplusoumoins
dilatant suivant la position par rapport aux domaines de ontra tan e et de
dila-tan e.
1.3.3 Évolution et eet de l'anisotropie
L'anisotropie au sein d'un matériaugranulaire omme un sol peut se dénirde
nombreuses manières(orientationdes grains,orientationdesnormalesaux onta ts,