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Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous pays, y compris la Russie.

@ 1960, Librairie Gallimard.

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Pendant l'été 1958, attirés par l'Exposition uni- verselle de Bruxelles, des centaines de milliers de Français et, peut-être, des millions sont venus en Belgique. Pour beaucoup d'entre eux, issus de régions éloignées, ce voyage n'était pas familier, même s'il avait eu des précédents. Ce qu'ils savaient du pays les attirait pourtant des régions liées à notre histoire dont les habitants parlent surtout (ou comprennent, du moins, presque tous) le f rançais; un climat que l'immédiate proximité rend tout à f ait comparable à celui de notre Nord-Est; une manière de penser et de vivre qui ne se distingue guère de la nôtre; le souvenir récent de deux guerres successives faites en commun et marquées par des épreuves semblables;

rien, en somme, qui, à première vue, comportât de l'inattendu ou un vrai dépaysement. A Bruxelles, on peut presque se croire en France. Et ceux-là même qui profitaient de leur séjour pour pousser une pointe

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à Anvers ou en pays flamand, s'ils étaient d'abord gênés par les propos qu'on leur tenait dans une langue ignorée, ne jugeaient pas leur cas très dissemblable de celui qu'entraînent parfois les expériences bre- tonne ou basquaise. A l'aller comme 'au retour, la simplicité du passage des frontières lignes idéales que rien ne marquait hors les postes de douane, sans visa ni passeport même, sous l'œil débonnaire des préposés contribuait à l'illusion qu'on était tou- jours à peu près chez soi.

Et cependant Pour proche qu'il soit, quel pays peu connu que la Belgique Parmi tous ces Français qui y sont venus f rontaliers ou non en hommes d'affaires, en touristes, voire en combattants, combien ont essayé de le définir, de préciser les caractères qui lui sont propres et qui, en dépit des ressemblances, le distinguent si profondément du nôtre ? C'est plus sans doute les analogies apparentes (réelles aussi, en partie) que la rareté relative des visites qui ont fait de cet Etat tout proche, dont la capitale est moins éloignée de Paris que beaucoup de nos plus grandes villes, l'un de ceux que, parmi nos voisins, on peut dé finir le moins bien.

Nous allons essayer ici de le décrire. Pour l'infor- mation des Français. Et afin qu'on puisse se rendre compte de ce que représente dans le monde d'aujour- d'hui, de ce que pourra être aussi pour l'avenir, ce pays petit par la surface, de population moyenne, mais qui a eu l'audace de servir à nouveau d'organi- sateur et d'hôte à une Exposition universelle réussie et qui prétend jouer en Europe un rôle presque égal à celui des plus grands; rôle qui, tel qu'il est, lui

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AVANT-PROPOS

donne en tout cas des titres à proposer sa capitale

comme siège des nouvelles supra-nationalités.

La tâche entreprise ainsi n'est pas si simple. Un

pays, c'est une histoire et c'est un présent; c'est un sol, souvent un sous-sol, parfois (et c'est le cas) des prolongements outre-mer; ce sont des hommes et des lemmes tantôt semblables à nous et tantôt différents, avec des croyances et des aptitudes, des mœurs, des goûts, des espoirs; c'est un climat, des températures

et des hygrométries; c'est un régime politique et social particulier; c'est une économie, fixée ou qui se trans-

f orme; c'est un avenir pressenti ou non de ceux qui peuvent contribuer à le former ou qui, au contraire, se satis f ont à l'observation des jours qui passent. Et c'est tout cela à la fois. En sorte qu'à décrire succes- sivement chaque élément, on risque un échantillon- nage, une juxtaposition de couleurs qu'il f audrait pou- voir réunir, au contraire, pour une symphonie, en une tonalité unique bien appropriée à l'objet.

Le présent livre s'y efforcerai cependant. Son auteur a, du moins, le privilège de connaître assez bien ce dont il traite. Fils d'une mère lilloise, la frontière qui sépare les deux Flandres, la française et la belge, n'a jamais été une barrière pour lui et ses vacances d'en- tant le virent bien souvent la franchir. Un peu plus tard, la région de Charleroi qu'habitaient sa sœur et son beau-frère lui devint familière. Puis ce furent les obligations professionnelles qui l'amenèrent sou- vent à Bruxelles, Anvers, Malines. La guerre termi- née, et mises à part les visites officielles, c'est l'Expo- sition qui lui donna pour la première fois l'occasion de passer un long moment sur le sol belge. Il a retrouvé

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dans plusieurs églises, à Bruxelles ou ailleurs, des tombes qui portent son nom. A une certaine époque, en effet, l'histoire d'une partie de sa f amille paternelle lut liée à celle des Provinces. Peut-il dire, de ce fait, qu'ici, il se trouve un peu chez lui ?

C'est donc en familier et presque en enfant du pays

que je vais essayer de décrire la Belgique. Non certes pour la détailler aux intentions de ceux qui l'ignorent et pour lesquels il existe des manuels et des guides.

Mais pour en noter surtout les principaux aspects en m'attachant au présent beaucoup plus qu'aux souve.

nirs d'hier. Je le f erai avec la tendresse qui me lie à ces provinces mais aussi avec la rigueur exacte d'un

libre et sincère ami.

C'est dans des chapitres successifsconsacrés à cha- cune de mes expériences personnelles de la Belgique, depuis mon en f ance jusqu'aujourd'hui, que j'aurai à évoquer, au fur et à mesure qu'ils se sont en fait présentés à moi, les principaux caractères du pays.

Que le lecteur m'excuse s'il résulte de ce plan quelques répétitions. Elles seront souvent volontaires et servi- ront à souligner plus f ortement ce qu'il faut, à mon sens, retenir davantage.

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PREMIÈRE PARTIE

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ORIGINES DU CARACTÈRE FAMILIER DES RAPPORTS

FRANCO-BELGES. LE PASSÉ DE LA BELGIQUE FAISCEAU DE PASSÉS PARALLÈLES. LE LONG DES CÔTES IMMENSES. SOLIDARITÉ ANGLO-BELGE.

DE NOTRE PENCHANT A NOUS CROIRE AIMÉS POUR NOUS-MÊMES.

A Lille, chez ma grand-mère maternelle, en été sur les plages du Nord et du Pas-de-Calais, telles Malo- les-Bains et, surtout, Wimereux, j'ai passé des frac- tions importantes de mes vacances d'enfant. C'était bien avant que se généralisât la circulation automobile et, de ce fait, la frontière était plus lointaine qu'au- jourd'hui. Les trains, au surplus, ne la franchissaient pas sans que les voyageurs fussent descendus et passés personnellement dans les salles d'examen où les atten- daient les douaniers; et l'on avait moins qu'aujour- d'hui l'impression d'une formalité. Cependant, sans être frontaliers, c'est bien souvent que les excursions nous menaient en pays belge, mes frères, sœur, cou- sins et cousines sans compter parfois les groupes

de nos amis.

Entre Tournai et Lille, entre Ostende et Dunkerque, la différence est peu sensible, en dépit des sépara- tions politiques des deux derniers siècles. Sans doute voisine-t-on moins qu'autrefois et même entre Fla-

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mands des deux nationalités. Mais que de familles

demeurent mélangées qui, pour quelque solennité

mariage, enterrement, première communion se

rassemblent sur l'un ou sur l'autre des territoires nationaux

Ce n'est pas pour rien que, pendant une longue période du passé, ces pays se confondaient. La Flandre belge a, très longtemps, relevé de la couronne de France ou même été française, tout simplement. Et quant à ce Hainaut qui borde nos frontières, sa natio- nalité d'autrefois était encore plus marquée.

Après l'armistice de 1918, la batterie d'artillerie à laquelle j'appartenais comme aspirant cantonna quelques semaines dans la petite ville de Marien- bourg. Ce n'est pas ici le lieu de décrire les souvenirs charmants que j'ai conservés de cette période, de cette localité et de ses habitants dans la grâce d'une paix qu'on venait de retrouver. A la famille de quin- cailliers chez qui je logeais appartenait un jeune garçon qui ne manquait pas l'école et en rapportait chaque jour livres et cahiers. C'est ainsi que j'eus l'occasion de feuilleter une « Histoire de la Belgique » qu'utilisait ce bambin. Tout comme notre Histoire de France, elle commençait en évoquant les Gaulois. Et ma jeune rigueur s'en étonnait puisque, officiellement, la Belgique proprement dite ne date que de 1830. Il va sans dire que ma surprise était absurde et qu'il suffit, en Belgique comme en France, de regarder autour de soi pour constater combien, malgré les mélanges, le type celtique domine nos populations, affirmant aussi nettement que possible notre commune ascendance; celle-ci n'explique-t-elle pas, d'ailleurs,

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mieux que tout, le caractère familier de nos rapports ? Dès lors, pourquoi la Belgique, comme la France, ne ferait-elle pas remonter son histoire aux tribus gau- loises installées avant la conquête romaine et bien

avant celle des Francs ?

Pourtant, il y a là un point qu'il faut souligner en raison des conséquences profondes qu'il a sur le pré- sent l'histoire de Belgique et l'histoire de France ne sont pas comparables. Autant la seconde éveille l'idée d'une progression continue et presque rigoureuse vers l'unité nationale, autant la première doit se borner au récit de destins divers de villes ou, à la rigueur, de régions, parfois confondus mais plus souvent accolés, et qui ne se réunissent que depuis peu dans

la vie commune d'un nouvel Etat.

L'histoire de la Belgique, c'est celle des Pays-Bas.

Mais ceux-ci étaient encore récemment à la fois beau-

coup plus et un peu moins que la Belgique actuelle.

Pendant tout le Moyen Age et une partie des temps modernes, ils comprenaient non seulement la Flandre française, indistincte alors de l'autre, mais l'Artois et même un peu de la Picardie; ils englobaient surtout les provinces qui depuis devaient former le royaume de Hollande. Par contre, si l'on pouvait y associer le Hainaut et, naturellement, le Brabant wallon, il paraît difficile de considérer les villes du bord de la Meuse

et, avant tout, Liège, comme en ayant fait partie, sauf

par moments.

Il faut retenir de ce passé qu'il est d'abord un fais- ceau de passés parallèles ceux de pays plus ou moins indépendants suivant les époques et de villes (notam-

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ment en Flandre) vivant une vie propre et souvent

rivales entre elles.

Rien de tout cela, sans doute, n'empêche la Belgique d'aujourd'hui d'être, après un siècle et demi de souve- raineté et grâce à tant de souvenirs communs plus anciens, un pays assez bien soudé. Mais le sentiment qu'ils forment une nation ne saurait être gravé dans le cœur des Belges aussi profondément qu'il l'est dans le nôtre. Et cela entraîne, dans la politique des Etats, des différences de conception et parfois de comporte- ment, qui ne doivent pas nous surprendre. J'aurai l'occasion d'en reparler à propos des positions prises par la Belgique dans les premiers essais de création de ce que, dans le langage des diplomates, on appelle l'« Europe ».

Ceci étant dit de l'histoire et des notions nationales

assez dissemblables auxquelles elle a conduit, rete- nons aussi qu'en Belgique, même aujourd'hui, la vie locale au niveau des cités, puis des provinces, enfin des régions est beaucoup plus complète et, partant, plus différenciée que ne l'est la nôtre, en France.

On a dit et c'est vrai que, du cap Blanc-Nez

jusqu'à l'embouchure de l'Escaut, la côte est telle- ment pareille qu'il n'y a qu'une plage immense, lar- gement découverte à marée basse et où l'abondance

du sable a provoqué tout du long la création de dunes assez mal fixées. Ce n'est pas à pied et en suivant le bord de l'eau que l'enfant que j'étais alors est allé de Malo-les-Bains vers Ostende et au-delà mais il

aurait pu le faire, du moins jusqu'à ce que le barrage

de l'Yser l'ait forcé à remonter jusqu'à Nieuport.

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C'est moins simplement, en plusieurs voyages diffé- rents par le train et, parfois,'en voiture, que je fis alors la connaissance du littoral belge, tout au moins dans sa partie la plus proche.

Sur toutes ces plages, dont la plus connue est encore

La Panne, rendue célèbre par le choix qu'en fit le

roi des Belges, Albert I", pour y installer son poste de commandement et sa résidence pendant la guerre de 1914, nos compatriotes du Nord ont toujours, été fort nombreux, bien que leur fréquentation varie avec les années selon les avantages que le change ou le prix des hôtels leur réserve. Ici comme dans nos stations de la mer du Nord et même de

la Manche orientale il faut, pour se plaire, savoir supporter l'embrun et le vent piquant. Mais, en échange, que de compensations, surtout pour les enfants, dans une insolation plus efficace qu'aux plages de soleil et dans la tonicité d'un air plus vif.

J'y ai acquis personnellement l'horreur instinctive des bains de mer dont j'ai pourtant pris ma large ration quand les jeunes bandes dont je faisais partie m'entraînaient dans l'eau; mais la plupart de ceux qui se baignaient avec moi, grâce sans doute à des réactions meilleures à la sortie, n'éprouvaient pas la même répulsion.

A en juger par le développement des stations tout au long de la côte, depuis quelques années surtout, les Belges apprécient leurs plages. Il est vrai que la distance (Ostende n'est, par l'autoroute, qu'à un peu plus de cent kilomètres de Bruxelles) les rend beau- coup plus faciles d'accès que les nôtres, et, par consé-

quent, plus utilisables aux week-ends et pendant les

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courts congés. En été, on va plus volontiers vers le soleil et c'est une vaste migration des « vacanciers » belges vers le sud, en particulier vers la France où ils fournissent depuis quelques années le plus fort contingent parmi les touristes étrangers.

Pour ne pas parler d'Anvers qui est un tout autre sujet et n'est d'ailleurs pas une ville côtière les deux points qui revêtent une importance tradi-

tionnelle sur le littoral de la mer du Nord sont

Zeebrugge et, surtout, Ostende. Le premier, port qui sert de débouché maritime à la zone brugeoise, est connu du grand public par sa transformation en base navale allemande pendant les deux guerres et les bombardements impitoyables qu'il a subis de ce fait de la part de l'aviation et de la marine des Alliés.

Mais on sait moins qu'il est, après Anvers, le plus grand port maritime de la Belgique. Au contraire de lui, Ostende est une ville et même une assez grande ville (52 000 habitants). C'est une belle station bal- néaire, fort bien équipée pour la distraction et le confort des estivants et où, en particulier, les deux Kursaals, l'ancien et son remplaçant, ont fait cons- tamment honneur à la Belgique par leurs dimensions et leur luxe. Mais c'est aussi un grand port de pêche,

« le » port de pêche de cette côte qui, sans rivaliser avec Boulogne-sur-Mer (fournisseur, à lui seul, de près des deux tiers du poisson consommé en France), approvisionne cependant assez largement les marchés

nationaux ou voisins.

C'est à Ostende qu'aboutit la « malle » de Douvres qui, deux fois par jour, relie cette côte à la côte anglaise. Dans mes visites à la ville, avant et après

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les graves destructions de la guerre et le désastre de l'invasion des eaux en 1952, je me suis amusé souvent à observer les opérations de l'atterrissage. Du bateau débarquent toujours de grandes quantités de citoyens britanniques, au moins autant qu'à Calais ou à Bou- logne. Mais ceux-là paraissent généralement plus préoccupés et plus graves que ceux qui descendent chez nous. J'ai toujours pensé que ceci vient d'une différence dans l'objet du voyage. En Belgique, les Anglais sont d'abord des hommes d'affaires; plus exceptionnellement, des touristes.

Les relations entre la Belgique et l'Angleterre ou plutôt entre la Flandre et l'Angleterre ont été,

de tous temps, fort étroites. Ce sont les tissages de

Bruges et de Gand qui servirent de maîtres à l'in- dustrie anglaise et furent concurrencés puis pratique- ment détruits par elle quand, dans la création des draps et des étoffes, le courant des échanges se ren- versa. Aujourd'hui encore, la Grande-Bretagne est, tant pour l'importation que pour l'exportation, le quatrième des pays avec qui commerce la Belgique;

elle n'est précédée que par les voisins les plus immé- diats Pays-Bas, France et Allemagne. Mais ces rap- ports d'affaires sont très loin d'être les seuls qui unissent les deux pays par-dessus la mer du Nord. Je me souviens toujours non sans quelque amusement du ton supérieur avec lequel un des plus éminents hommes politiques de la Belgique d'aujourd'hui me dit assez récemment que, si son pays était associé à la France dans le domaine intellectuel et culturel, il était, pour les affinités politiques et pour quelques autres, beaucoup plus proche de l'Angleterre. Ignorer

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cela aurait été méconnaître l'histoire, la plus ancienne comme la plus récente. Qui ne se souvient, en parti-

culier, de l'émotion qui secoua nos voisins d'outre-

Manche quand, en 1914, ils apprirent l'invasion de

la Belgique par les Allemands ? Sans doute était-ce d'abord un réflexe d'autodéfense contre l'accès d'un rival menaçant aux rivages continentaux les plus proches. Mais il y avait là aussi l'effet du vieil accord traditionnel qu'a presque toujours créé, dans la guerre comme dans la paix, la solidarité des Belges et des Britanniques.

Combien de Français, aujourd'hui encore, mécon-

naissent ce point et, parce qu'ils sont accueillis en amis au pays du roi Baudouin par des gens qui parlent leur langue, s'étonnent de se voir préférer en beau- coup d'occasions les sujets de Sa Majesté Britannique ? Nous avons toujours la manie de nous croire aimés pour nous-mêmes sans réfléchir à toutes les raisons d'hier ou d'aujourd'hui qu'ont nos voisins d'entretenir des préventions contre nous.

Disons seulement ici pour y revenir sans doute ultérieurement avec plus de détails, quand, après ces récits un peu décousus de mes visites aux pays belges, j'essaierai de dégager une impression générale et une conclusion disons ici qu'au moment même où j'écris, si la France compte en Belgique beaucoup d'amis, elle a aussi dans ce pays un certain nombre d'adversaires, sans compter une masse très considé- rable de gens à qui elle est sentimentalement indif- férente. Les proportions, naturellement, varient sui- vant les régions et l'on ne saurait s'étonner que la Flandre nous soit moins propice que la Wallonie.

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Mais partout existent des uns et des autres. Ceci doit être toujours présent à l'esprit des Français, pour éclairer l'attitude des hôtes à l'égard de leurs visi- teurs et, davantage encore, déterminer notre politique envers un Etat voisin et ami mais qui peut n'être pas toujours d'accord sur ce que nous lui proposons.

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