Changements sociaux et implications

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(1)

Changements sociaux et implications

environnementales dans la haute vallée

du Choapa, Chili

Lor sdes cinquante dern ièresannées,la haut evallée dufleuve Choapa dans laIVeRégion du Chili a connu de profond estran sform ati o nsdans so n organisation sociale et écon omiqueàlasuite du démantèlementdes grands domain es hérités delapériod e co lo niale(fundos)parlaréforme agraire du gouvernementFrei(ent re 1965 et 1970),puisde la miseen placede petites agricultures par la contre-réf orm edudébut du régime militair e(197 5- 19 76).

Cesbouleverseme ntsont favorisél'émergenc e de nouvelles activités humaine set de nouvellesformesd'usagedesressource s,impliquant des modificationsdel'e nviro nnement. Nousanalyserons ce lien entre chan- gementssociau xet envir onnernen tau x"àpart ird'u n exem ple: le district de Chillepîn, commun ede Salamanca. En relation avec latrame sociale et sesimplicationssur lefoncie r,on distingueratroispériod es :

- 1950-1967:les dernierstempsdufundo Chillepînen tant quegrande expl oit at ion ag ro pastoral e;

- 1967-1975 la période d'or gani sati on coopérat ive, dite des Asentamientos,quicommencedèsl'expro priationdu fundo et s'achève par lamise en placed'une petiteagriculture;

- 1975-199 9:lesvingt-cinq annéesd'évolution dela petite agriculture irriguée.

D'unepériod eà l'autre, desactivitésont perdu de leurimpor tance ou ont même disparuet d'a utre s sesont développée s,ont été identifiée set ét udi ées à parti r d'e nquêtes réalisées auprès des pop ul ations? et de recherche sbibliographiques.Par ailleurs, des relevés de terra inet des analysesd'images satellite ont permi sun diagnosticdel'état act uel dela

Didier Dubroeucq

pédolo lie

Patrick Livenais

demographe

Introduction

,Cetravailfaitpartie du programme

"Transformat iondesespacesruraux etprocessusd'intégration régionale danslarégion de Coquimbo»condu it parl'université du Chili .l'univ ersité delaSerenaet l'IRD.

2EDA1998:enquêt edémogr aphiq ue et agraire.exhaustive (302famille s); EPD 2000:enq uêtequalitative surlespratiques de déboisement ; ECE2000:enquê tesur la consommation énergétiqu e(échan til lon de100familles).

Ces enquêtescouvrent la périodeactuelle comme lepasséproche,bénéficiant du fait queleschefs de famille d'aujourd' hui sontpourlaplupart d'anciens travailleurs dufundoChillepi n.

(2)

3Mesurede ladensité ducouvert végé tal, du phyto volum e, et identificati ondes espèces.

Les derniers temps duJundo Chillepin

(1950-1967)

véqétations.

A

partir decet ensemb led'infor mat ionsnousavonsputrait er et comparer trois couvertures photo aériennes du territoirede Chillepin de mars195 6, janvier1977 et février 1997,et les interpréter par rapport auxtroispériodes d'évolut ion sociale citéesplushaut.

Au début desannées 1950, Chillepinestune grande exploitation privée agropastorale oufundod'unesuperfi cie de 20 300ha, limi té eàl'est, au nordetàl'ouestpard'autr espropriétés privées de dimensioncomparable, etau sud parleRioChoapa.Le territoirecomporte 1377 hairrigués par canau xet 18 923 ha deterrains de montagne culminant à 3 000 m (f ig. 24).La pluviométriemoyenneannuelle est de 250mm maisleRio Choapa ,alimentéparles neigesdela cordillère,ne tarit jamais.

Lefundoest confiéàun gérant(mayordomo)et l'encadrementdestravaux à un contre-maît re,lecapataz.Les paysanstravaillant sur le domaine sont sansterre (p eones). Certains ont droità un lopin deterre contre une part iede la récolte(inquilinos), situationprécairedépendantdu bon vouloirducapataz.En 19 52, oncompte973personnespour150 familles (ta bl VIII) Ils vivent en majorité dansla vallée du Rio Manque.Dansles bâtimentsdel'exploitationne résidentque lemayordomo,lecapataz et les personnel spermanents.

FIG,24 - carte delocal isation.

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J ,

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IveRégion

octAN PACIFI E.

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Nonirrigué:aprox.19000ha

Terrains irrigués ]

_ Village aprox.1 300 ha

(3)

1952' 1960' 1970' 1982' 1992' 1998"

Nb d'habitants 973 967 1004 104 2 1124 1 150

Nb de familles 150 169 183 242 29 7 302

Source:• =INE:••

=

EDA 19 9 8.

Tabl. VIII- Chillepin,1952-1998:

évolution de la populationdu district.

Le réseau d' irr igat io n est dense,formé par quat re niveaux de canauxen bordu re du Rio Choapa,et pardeux niveaux decanauxdanslavalléedu Rio Manque. Il est très ancien puisque certains canaux dat ent de la périodeprécoloniale (LIVENAISet SANTANDER, 1998).Lelon g duRio Choapa, l'espaceirriguéest diviséenvastes parcelles.Lescultures dominantessont les céréale s4et les luzerni ères pourl' élevage.On trouvesecondairem ent des fruitie rs- abricotiersetnoyers-,un peu de vigneetdes terresmises enjachère oudes prairiesnaturelles.Dansla vallée du RioManque on trouve par cont rede pet itesparcelles groupées.Ce sont deslopinsde terre irrig uée allouésaux

inquilino5

pour leur product ion de céréaleset de culturesvivrières.

Dans l' espacenonirrigué, onconstateque les basde versantdela valléedu RioManque(fi g.25, fenêt re1, cahiercouleur hors-text e)sont dépourvus de végétation et gardent des traces de cultures pluviale s.On observeen amontduRioManq ue, proche d'une ancienne mine(fi g.25,fenêtre 2), un champ de céréalesbordé parun ancien canal et entouré de collines dépou rvues de végétation,àl'except ionde quelquesarbresisolés(points noirs).Par co nt re dans la valléeGualtatas(fi g. 25, fenêtre 3),on observe unevégétatio ndense en fond de valléeet des arbressur lesversants.

Enrésumé,il existed' unepart une zone irriguée, organisée sur lemodèle d' une grande exploit at ion agropast orale et, d'autrepart,unvaste espace mont agneux qui mont reen plusieurs endroit s une dégradat ion import ant e de la cou vertu revégétale,Ledéboiseme ntest particu lièreme nt évidentà proximitéd'anciennescultures pluviales et des lieuxd'activité min ièreet autourd'anciens foursàcharbon de bois.Ilest de moindreimportance ou même inexistant dans les vallées plus reculées comme la vallée Gualtatas.Ce déboisementa donc troiscauses:la création dechamps pour des culturespluviale s, l'explo itat ion min ière et la production de charbon de bois.Ilestencore effect ifpeuavant1956,S'ilavaitcesséàla finduXIXe siècle,nous aur ion sobservé en 19 56 une reprise part iellede lavéq état ion>.Defait. les mines de plo mb de lahaute vallée du Rio

Changements sociaux et implications environnementales.., 153

Lefundo Chillepîn en 1956

4La produ ct ioncéréalière duChili, de CopiapoàConcep cion, a unelonguehistoire.Ontrouvera chez GAY(1862,rééd iti onde1973) et dansl'ouvrage de DAVID(1993) desprécision ssur sondéveloppemen t lié, àl'origine,autremblementde terre du Péro u en1687qui adét ruit lessystèmes d' irrigatio n, aux maladiesdu blé dans ce pays etàl'approvisio nnement des villes, en particulierSantiago,

L'impor tan ce de cette production est observéeàChillepin parE.CHOUTEAUen1887.

5DanslaIveRégion,leXIX'siècle a été une périodede déboisementconsidérable, en raison surto ut del'exploitation cuprifère (SANTANDE R,199 3),maisaussi des distil lerie sàeaudevie deraisin et du cheminde fer,

Cependa nt ,la hautevallée du Choapa sembleàcett eépo queavoiré relativement épargnée.Le chemin de fer n'y apaspénétré,la prem ièredistillerie s'estinstalléeàSalamancaen 1985 etl'importantgisementde cuivre de«LosPelarnbres»est entré en exploitationen1999,

ces deuxdernièresactivitésn'utilis ant plus le bois commesource d'énergie.

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L'activité économique dufundo Chillepin de 1956à 1967

Manque n'ont cesséleur activité que vers 1940 ainsi que l'extraction de bois,en particulierProsopis chi/ensis, pour la fonte sur place du minera i ; et dans lefundovoisin de San Agust in, on cite l'existence en 1928 d'une machineàcouperles arbres (EPD, 2000).

En 1956, lefundo estacquis par son dernier propriétaire privé. Peu de changements intervienn ent surles terres irri guées où les culturescéréa- lières etl'élevage bovinsontles principa lesproductions(tabl. IXetX), la plus grande partieétant expédiée par chemin de fer et commercialiséeà Santiago. Dansle secteurno n irrigué enrevanche, plusieurs modifica- tions sont àsignaler.La production minièrea cessé mais l'exploitation foresti ère ne disparaît paspour autan t car la dema ndeextérieur e est croissante. Celle-cine provient pas de Chillepi nou desautr es districts ruraux de la commune dont les populations restent stables entre 1952 et 1970 mais de Salamanca, principal centre urbain distant de 40 km de Chillep in, dont la population cro ît à un taux moyen annuel de 3,5% pendantcette période (t abl.XI).La coupes'effectuedansla valléedu Rio Manque et surtout dans la vallée Gualtatas. Elle estpratiquéemanuellement.

Recensementagricol e

1964 1975 1997

Groupe (Finépoqu e (Fin (Époqu e

decu ltu re% fundos) asentam iento s) contemporaine)

Céréales 53,7 59 ,3 14,2

Légu mes primeurs 7,1 4,5 11,5

Plantesfourragéres 34,5 Il,7 13,8

Fruits 3,2 12,2 16,1

Vignes 0,2 3,5 34,6

Autres cultures 1,3 8,8 9,8

TOTAL 100,0 100,0 100,0

Surfaces cultivées(ha) 8256 6374 3436

Sou rce:INE.

Tabl.l.X -

Sa la ma nca,1964-19 9 7 : évolution des su pe rficies selon le grou pe de cu ltu res.

(5)

Tabl.X- Salamanca,1964-1997: évolution du nombre de têtes de bétail selon l'espèce.

Recensement agricole

1964 1975 1997

(Fin époque (Fin (Époque

fun dos) asentamientos) contemporaine)

Espèce Nombre Nombre Nombre

Bovins 17 439 17092 10274

Ovins 10446 8622 2788

Porcins 4388 143 2 320

Ca prins 2478 7 35248 1550 7

Chevaux 4821 4839 4038

Source:INE.

Tabl.XJ- salamanca,1952-1992: évolution de la population de la commune.

1952 1970 1992

Districtde Chillepin 973 100 4 1 124

Autresdistr ictsrurau x 12 258 12533 12 950 Dist rictde Salamanca 2858 5230 9052 Total commune de Salamanca 16 089 18 76 7 23126 Source:INE.

Ilse vend chaq uesemaine lacharge d'un camionencharbo n de bois, soit 750 kg (EPD, 2000 ),ce qui correspo ndà 150t de bois sec paran . Lesespèces à boi sdense sont lesplus exploitées: Prosopis chi lensis, Acacia caven, Kage neckia oblonga. Par ailleurs, la coupe du boisde chauff age,àraisonde 24tian, est égalementunesource de prof it pour le propriéta ire.Il existait aussi unepet ite scieriesur lapropr iétéetàcett e époque, les peupliers sit ués en bordure des canaux ont été exploités pourles besoins locaux(EPD, 2000).

En conclusio n,laprod uct ion reste basée surles céréales etlegros bétail et aussi sur le charb on de boi squi dem eur e une act ivité impo rt ant e durant la période 1956-1967. La coupe du bo is sedéplace alo rsvers des zo nes plus reculées et jusqu'alors épargnées, comme la vallée Gualtat as.

Changements sociaux et implications environnementales... 155

(6)

Les changements fonciers

(1967-1976)

La réforme agraire et la période dite des Asentamientos

(1967-1974)

6La décisiond'acquisiti onparlaCora (Co rpo raci6n de la ReformaAgraria, organedu ministère del'Agricul ture) del'ensemb ledes fundos deta commune de Salamanca,viaexpropriat ion deleurs propriétairesmoyennant Indemnisatio n,est prise dès1965 . Elle esteffect iveàChillepln , sousla formed'un débutd'organisation collectivepaysanne,en1967.

La contre-réforme et la mise en place de la petite agriculture (1975-1976)

1Lespopulat ionsdo ntl'habitat étaitdispersé du tempsdu fundo, enparticulierdansl'esteraManque , n'étaient pas favorablesàce regroupement.

La création duvillage futimposée par la Corapourlesfacilités qu'ilrepr ésentaitpo urledèvelopp ement d'infrastructures.L'eau potable etl'élect ricité furentinstallées au déb ut des années1980 .

8Pour postuler,ilfallait être untravailleur delongue datedu fundo Chillepin, ensuitelecritèredéterminantpour cette att rib utio n fut lataill e delafamille, ou plusprécisémentlenombre d'enfants de moinsde 15 ans.

9Cesconsidérations figurent sur lestitu/osdedomin io (tit res depropriété),

lesq uelssontenregistrésau Registro

de Propriedadesde 8ienes yRaices d'Illapeien1976(n°393à461).

Ces actesfontaussimention desprix des parcellesacquittéspar lespaysans pourcette attrib ut io n, et ducalendrier desonrèg lement (unepériodede vingt-cinq ans).

L'expr opriation du fundo Chillep fn par la Corporation de la réforme agr aire (Co ra) prend eff et en 19676 .

A

partir decette date et jusqu' en 1973àla fin dela présidence d'A llende, s'i nstal le une organisationcol- lect ive de la prod uct io n ag rico le, avec un encad rement assuré parla Co ra, et une capitalisati o n assumée par les paysans via des prêt s contr actés auprès de l'État ou du sect eur privé com mercial de Salamanca.Les paysans sedéplacentdelavalléedu Rio Manqueversles espacesirriguésancienne me nt occu péspar le fundo et install ent des cult ures vivrières de premièr e nécessité com me les haricots , maïs, pomm esde terre.D'ancienne s parcell esdecultu re pluvialesont alors utilisées comme pât urage car l' élevage est important durant cette période (tabl lX etX).

Dansl'arrière-p ays,sousl'égi de dela Cora,la product io nde charbo nde boi s s'intensif ieà 57 tian,équivale nt à 285tian de bois co upé durant cette période(EPD, 2000).

La contre-réfo rme du début du régime militairesig nifie un retou rà la propriét é privée de la terre. En 1975, le « Proj et de parcellisat ion de Chille pin»est appliquéet comporte:

- leregroupeme nt despopulationsdansunvillaqe":Toutes lesfamilles, ancienne ment attachéesaufundo,bénéficient ainsid'une habitati o n sur un lopin d'env iro n0,5ha;

- l' attri bu t ion depetite sparcellesde cultureavec«droitsd'eau»co rres- pon dan ts. Elle ne co ncern e que 69 des 150 familles post ulantesêet com porte pourles paysansl'obligationd'unemiseen valeurpersonn elle des parcelles,et l'inte rdic ti o n deleurdivisioncomme d'u ne cession sous forme de location ou de métayage, sans autor isat ion préalable de la Cora",La taille desparcellesvariede 6à 28 ha, en fonctio ndesdiffé- rentesaptit udesdes sols;

- l'attributio n desterresde l'arrière-paysmontagneux,Pour desraisons fin anci ères,la possibilit éd'acq uér ir col lectivement l'arrière-pays n'e st pas saisie parlespaysansde Chillepfn.En conséquence, ces terres so nt vendues en 1976 àunpart iculier,puisrevend uesen 1980 àla société Anacond aSA Cett edécision a entraînéladisparitio ndesdispo nibilit és en terre de parcou rs, cequi a limit éledévelo ppe men t de l'élevag e à Chillep fn.

Après lesattrib utio nsde 1975-1 976, le territoiredeChillepfnestcom- posédedeux grands ensembles:1)unepetiteagricu lt ure irriguéepour un totalde872 ha;2) unegrande propriété privée deterres non irriguées

(7)

Tab!.XII- Chillepin, 1975 : résumé des attributions de la contre-réforme.

Situation foncière Situation foncière

avant1967 après attributions de 1975-1976 Différences (FundoChillepin) Superficie (ha)

Riego:1377 Riego: 1 155 - 222

Totaln'egoattribué aux paysans: 887 - Parcelles (69) àusage agricole: 795 - Sitios(150) àusage résidentiel: 77 - Biens communs: 15

Totalriegoconservé par la Cora: 268

Secano :18 923 Secanoattribuéàun privé: 19145 +222

Total: 20 300 Total: 20 300 0

Source:Proyecto de parcelacion de Chillepin, 1975.

d'un total de 19145ha. On note que 268 ha, soit 25%du domaine irrigué initial, ne sont pas distribués et demeurent du domaine de l'État ou comme terrain boisé sans usage agricole (tabl. XII). De plus, 222 ha de la vallée du Rio Manque, soit 16%du domaine irrigué initial, sont attribués avec la grande propriété de terres non irriguées. On enregistre donc une désaffection de 490 ha de terres irriguées.

L'espace irrigué de la vallée du Rio Manque, non entretenu depuis 1967, s'est rapidement endommagéàl'exception du dernier canal aval en rive droite qui a été réaménagé en se captant sur un affluent. Les cultures pluviales de cette vallée ont disparuàpartir de 1967, et de manière défi- nitive en 1975 lorsque les paysans n'ont plus eu accèsàces terres. Dans l'espace irrigué de la vallée du Rio Choapa, la taille des champs a consi- dérablement diminué, mais on ne distingue pas encore le découpage définitif selon le plan de parcellisation car de nombreux champs ne sont pas encore cultivés et gardent leur aspect de la période du fundo.

A

l'inverse, on observe de nouvelles surfaces plantées en fruitiers et en vigne. La majorité des cultures revient cependant aux vivriers et aux céréales.

Dans le secteur non irrigué, on constate la présence d'une végétation arbustive en bas de versant au lieu d'anciennes cultures pluviales (fig. 26, fenêtre 1, cahier couleur, hors texte) On observe également

Changementssociaux et implications environnementales... 157

Vingt-cinq années de petite agriculture

• • r

irriguee

Le territoire

de Chillepin en

1977

(8)

L'évolution des activités de 1975 à nos jours

10«Los Pelam bres»est unprojet d'extractionde cuivreàcielouvert d'uneenvergureconsidérableestimée à1 320 millionsde US$

(M OGUll LANSKY,1998).

La mine, quiestentrée enservice àla fin de 1999, occupe pour ses installationslesterrains montagneux

privésacquisparelleàCuncunmen etChillepinpar l'int ermédiaire de la sociétéAnaconda.

11Lepiscoestuneeaudeviederaisin desrégi on sde Coq uimbo etCopiapo.

L'in stallati onàSalamanca dedeuxdistiller ies indust rielles (" Capel»en1985,et«Control»en1990) estàl'originede la spécialisatio n de la vallée dans la product io n de raisin. AChillepln,le nombrede product eurs de raisin passe de16 en 1990 à29 en 1992 puis 51 en1996.

Ilest stabledepuis(EDA, 1998).

l' exist ence de végétati on dans l'ancien champ cultivéenblé en 1956 et utilisé ensuite commepâtu rage (fig.26, fenêtr e2). Par contr e, dansla vallée Gualtatas (fig. 26, fenêtre 3), la densit é d'arb res a nett em ent diminué encompa raisonde19 56.

Sur le territoireirrigué, cette périodede vingt-cinq ansestcelle d'un premier cyclede la petite agriculture aucours duquel on enregistre unestabilité de la propriété foncière ainsi que le maintien du clivage social crééen 1975 au moment del' att ribut ion des terres (LIVENAIS et sl.,2000). La situationfoncièreest figée car l'espaceirriguéestinextensible et le marché de la terre est restreint du fait d'un profond attachement des paysansà leurterre. Malgré un doublemen t du nombre desfamille s, le clivage social reste marqué car la proportio n des chefs de familledu secteur agricole changepeu (49 % en 1998 contre 46 % en 1975).Cesect eur reste occupé, dans sa très grande majorité, par les mêmes fami lles et leurs descendantscar lesfilstravaillentavec leur père.Lesecte ur non agricole concerne lesfamillesnon propriétaireset leursdescendantset occupe des emplois dans le projet minier « Los Pelambre s»10 et les petits commerces du villagede Chillepfn (EDA, 1998).

Lesdébu t s dela petit eagricult ure sonthésitant s.

A

partirde198 5,l' en- semb ledelahaut e valléeduChoap aet Chillepinse spécialisentdans la product ion de raisinà

piscov.

Cette spécialisati on est unélément de sécurité pour les paysanspuisquel' achat desrécolte sest garant i etsa valeur mensualisée sur l'année.Maiselle a aussi desinconvénient scar le processusde culture et lesprixsont totalement contrôléspar lesentreprises. De ce fait, la plupartdespaysanscontinuent de diversifierles productions malgrélesdifficult és de commercialisation .Parcontre, l'élevagediminue, quel que soit letype (tabl.IXetX)

Le territ oire non irrigué est,de 1975à1980, aux mainsd'unpropriét aire privé qui pratique l'élevagebovin etarrêt e la producti on de charbo n de bois.Lacoupe clandest ine pour le boisde chauffage subsistenéanmoins, estiméealorsà18 tian.

A

partir de 1980 et jusqu 'en 1994, sous la gestion de la sociét é Anaconda, l'extr act ion de charbon de bois reprend pour lecompte de l'adm inistrateurde cettesociété,àraison de 250kg de charbon d'acaciapar semaine,soitenviron 50 tian de bois.D'autrepart, environ 10 personnes venaient égalementextr aireduboispour la consommat iondomestique de Chillep inàraison de 450 kg parsemaine, soit 18 tian.Surla période 1980- 1994, on auraitdonc une extract ionde 68 tian de bois (EPD, 2000).

(9)

Tabl. XIII- Chillepin, 2000 : sources d'énergie selon plusieurs usages domestiques.

Usages domestiques

Sources d'énergie Cuisine Chauffage chauffage

(% ) de l'eau (%) maison (%)

Bois - 22 45

Charbon de bois - - 5

Gaz 35 52 6

Parafine - - Il

Bois+autre (s) 4 2 5

Charbon de bois+autre(s) - - 3

Gaz+autrets) 61 19 1

Parafine+autre(s) - - 2

Usage non mobilisé - 5 22

Total 100 100 100

Source: ECE, 2000.

De 1994 ànos jours, avec le projet d'exploitation de la mine de cuivre

«Los Pe/ambres»,l'accès au territoire privé n'est plus possible et la pro- duction du charbon de bois prend fin. En 1996, la vallée de Rio Manque est surveillée et l'évacuation des troupeaux de chèvres vers la vallée Gualtatas est organisée Aujourd'hui les troupeaux ont été déplacés dans la cordillère de Cuncumen, plus au sud. Ces dispositions vont avoir des conséquences directes sur le prélèvement du bois de chauffage En 1994, on comptait 5 bûcherons pour environ 755 kg de bois extrait par semaine, soit 30,2 tian En 1996, ils ne sont plus que 3 et coupent de manière plus clandestine environ 410 kg par semaine, soit 16,4 tian de bois (EPD, 2000)

Ces chiffres correspondent àla tendance qui s'observe pour la consom- mation énergétique des familles: le bois est actuellement fortement compensé par le gaz (tabl. XIII) alors que l'effectif de population reste stable (tabl VIII)

Le réseau d'irrigation a légèrement diminué depuis 1977. Le canal supérieur le plus en amont du Rio Choapa est interrompu àla moitié de son parcours, le canal qui lui est immédiatement inférieur est lui aussi interrompu, mais en fin de parcours

A

l'exception de quelques jachères, toutes les surfaces sont cultivées de manière intensive en 1999. La vigne

Changements sociaux et implications environnementales...

159

Le district

de Chillepin en 1999

(10)

Interprétations

et les arbres fruit iers- essentielleme ntpêches et abricots - couvrentplus des 2/3 des surfaces. Les surfaces bâties ont elles aussiaugmenté, non seulemen t dans levillagemais encoredansles parcellesde cultures.

Dans le secteurnon irrigué on note une reprisede lavégétat io n sur les bas de versant (fig.27,fenêtre 1, cahiercouleur, hors-texte)où il existe maintenantdes arbres(Litreacaustica)espacés de 3à 6 m environ, soit un volume végétalde5 000 m3/ha.Dans le secteur où existaituncham p de blé en 1956 puis un pâturage en 1977 (fig. 27, fenêt re2) pousse maintenant une savane denseà acacias (A cacia caven)pour un volume végétal de 3 600 m3/ha.Onobserve égalementdans lemême secteur une formation arbustive à Colliguaja odorifera et Treb oa quinquinervia sur les versant s qui étaient débo isés en 1956. Enfin, dans la vallée Gualtatas (fig. 27,fenêt re3), onnote unereprise de la végétat ionarborée, qui n'atteinttoutefois pas son niveau de 1956.

Lors des cinquantedernièresannées,les activités humainess'exerçantsur lesdifférentsterrit oires de Chillepfnont conn uune profonde redéfinition, avecdes implications notables surl' envi ronnement. Ces modif ications sont inte rvenuessanspressio n démo g raphique part iculièrecar,même si le no mb re des famillesa doublé, l'effect if de la populat io n est resté sensiblement constant.

Le réseau d'irrigat io n a subi des réductions successivesde 19 56à 1999 (fig.28).Celle quis'observeen 1977 est liée auxatt rib utions de 1975 quiabandonnent 222hairrig ués dela valléedu RioManque.Cellequi s'observe en 1999 concerne une portiondes deuxcanauxsupérieursde Chillepi nqui irriguaient desterresdela vallée du Rio Choapa mises en réserve en 1975et non distribuéespar la suite.

FIG.28-

Évolution du circuit d'irrigation.

(11)
(12)
(13)
(14)

2 - Dans les zones de l'arrière-pays qui n'ont subi qu'un déboisement partiel, on observe actuellement une reprise de la végétation arborée, principalement des espèces

çuillqia saponaria et Acacia caven.

(vignes, fruitiers, luzerne).

(15)
(16)
(17)
(18)

par l'activité agropastorale.

2 - Le renouveau de la transhumance ovine permet de maintenir des paysages«ouverts», La reconquête d'estives et la réouverture des drailles contribuent à l'activité d'élevage, à la biodiversité et aux paysages.

(19)

a:déta ilde lafenêtre1 FIG. 29-

Évolut ioncomparée de troissecteurs non Irrigués .

1956 19 77 1997

b:détaildela fenêtre 2

1956 1977 1997

c: détaildela fenêtre 3

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1956 19 77 1997

Lorsqu'on observel'évolut iondela végétation d'un secte ur de cult ures pluvialesidentifié en1956mais quia sans doute existéjusque 1967,on constate qu'il fauttrenteanspour obtenirdenouveaudes arbres (fig. 29 a), mais d'un couvert bien inférieuràcelui d'une forêt sclérophylle.Cette pratiquecultura leentraînedoncune dégradation durabl eetirréversible de la couverturevégétale.Lorsqu'onobservel'évolutionde la végétation àpartir d'un champ cultivéidentif ié en 1956, abandonné peu de temps après et utilisé depuis commepât urage(f ig.29 b),on constate au bout de trent e-cinq ans la présence d'une formation arborée spécifique constituée d'acacias.Ceciconfirme le rôledu bétail sur laform at ion de certa inspeuplements à Acaciacaven etSchinuspolygamu s.Dansles

Changements sociaux et implications environnementales... 161

(20)

secteurs où le déboisement estintervenu après et non avant 1956,on obtie nt une évolu tio n dif férente avec un minimum de la couvert ure végétaleen1977(fig.29 cl.Ces trois exemples montr ent quelesvariations de l'ét at de la végétation lign eusesont avant tout liées aux périodes d' interventi on humaine et nonauxvariat ionsclim at ique s.

Lesprélèvementsde bois sur le territoirede Chillepin depuiscinquante ans sont importants. Ils sont forts lors des derniers temps du fundo (17 5 tian), culminentà285 tian ent re196 7 et 1975 durant la période ditedesAsentamientos, période oùen outre le prixdu charbon debois était élevéen raison d'une loi int erdisant l'exploitation desacacias.Ils décroissentà18tian àpartir de 197 5, passant ensuit eà68 tian en 1980 puisà30,2 tian en 1994.Ce n'est qu'e n 1996, lorsque le projet minier

«Los Pe/am b res» inst aure la surveillance du territ oire non irrigué de Chillepin,quel'extraction de boistombe à 16,4 tian.L'import ance du prélèvement s'élève à 5 373 t de boissec sur toute la période .Si l'on prend en compt e une biomasse de lacouverture végétale entre 2 et 5 tlha (SANTANDER, 1993),le déboisement a doncdétruit entre 1 000 et 2 700 ha de forêt. Ceci expl iqueque la reprise de la végétation arborée soit lente,que les espècesà boisdur tellesqueProsopis chi/ensisaient disparu et qu'ilexistemaintenantunevégétationsecondaireessentiellement arbust iveàColligua ya odo rifera.

Conclusion

Nous avo nsmontré quele distr ict de Chillepinaco nnu une évolution notable de son environnement au coursdes cinquante dernièresannées, en rapport avec des changements sociaux.Les deuxpremières périodes identi fi ées, fin du fundo et Asentamiento, se sont distinguées par le caract ère prédateuretsanssouci de durabilitéde l'activité de déboisement dans l' arrière-pa ys montagneux.En1975, lamise en place de la petite agricult ure a entraîné, dansle secteurirrigué, une réductiondes superficies cultivables. Malgré laspécialisat ion dans laproduct ion de raisinàPisco, la petite agriculture asu conserver l'intégrité du patrimo ineà partir du réseau d'irrigatio nexistant en n' ut ilisant que peu de fertilisantset en conservant la polyculture.Elle a ainsientretenu la biodiversitédu terroir.

Elle a donc eu un impactpositifsur l'environnement.

Dansl'arrière-pay smontagneu x,qui aété dissociédesterres irriguées en tantque propriété,le

couvert

végéta lparaîtgloba lementorienté

ver s

une lente récupération Quels sontlesfaits qui ont favorisé cette récupération?

En prem ier lieu, la disparition descultures pluviales ; en secon d lieu , l'abandon dela prod uct ioncomme rciale de charbo nde bois ;en troisième

(21)

lieu,la diminutiondel'élevage caprin ;enquatri ème lieu,la diffu siondu gaz dom esti qu e ; en cin quièm elieu, depuispeu, laclôture et lasurveill ance dupérimèt re.

Parailleurs,au coursde ces cinq uanteannées,leschangem en ts environ- nementa ux, qu'i ls'ag issede dégr adation ou derécupér atio n, seson t produitsalorsque la populationrestaitquasi stable.On vérif ieainsique ce n'estpas le nombre des hommes sur un territoire mais plutôt les act ivit és qu'il sy développent qui induisent des changement s.

Enfin, l'approche parlefo ncier s'estrévélée déterminante.Le foncierest l'élément qui qualifie le mieux lesyst ème agraire et dont dépendent lar- gement les autres critères comme la définition des activités,l'utilisation ou non de techniques modernes,le maintien de la biodiversité et donc, en définitive, les modesd'usagedes ressources. Autrement dit, l'approche par le foncier facilite le recensement des activitéshumaine set permet de mieux les situer dansleurconte xtetemporelet spatial.

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:1601-1900.Miméo,

148p.

Changements sociaux et implications environnementales... 163

(22)
(23)

Sommaire

Préface Int roduct ion

... .9

... .... ...11

POPULATIONS RURALES ET ENVIRONNEMENT:

THÉORIES, CONCEPTS ET MÉTHODOLOGIES

Lerenouvellement des théoriespopulation-envi ronneme nt 17 Michel PICOUET, Stanislas BOISSAU, BernardBRUN,BrunoROMAGNY, Georges ROSSI,Mongi SGHAIERetJacquesWEBER

Dynamique des populat ionsetévolutiondes milieux naturelsenTunisie...45 MongiSGHAIERet MichelPICOUET

Modesdereprésentat ion desstratégiesfam iliales enmilieu rural.

Une approcheméth odo logique.. . 63

DidierGENlN,Mohamed ELLOUMI et Michel PICOUET

L'appo rt desindicat eurs dansl'étudedesrelations population-environnementen Tunisie .

FrédéricSANDRON et Mongi SGHAIER

....79

La spatialisation dans l'étu dedesrelationspopul ation -environnement

enTunisie. . 89

Vincent SIMONNEAUX

Les bio-indicateursdu fonctionnementet duchangementdu milieurural....101 Roger PONTANIER

ESPACES AGRAIRES ET SOCIÉTÉS RURALES EN MOUVEMENT:

DES RÉFLEXIVITÉS INTERROMPUES?

Lesrelations ent re environn em ent etsociét és rurales auniveaulocal.

Dépasser l'incomplét udedessens . . 121

Didier GENINet MohamedELLOUMI

Changementssociauxet implicationsenvironnementalesdanslahaut e vallée

du Choapa,Chili . 151

DidierDUBROEUCQ et PatrickLlVENAIS

Le parcnati onaldes Cévennes.Lapopulatio nruraleàl'épreuve dela gestio n

desmilieuxouverts . 165

Capucine CROSNIERet Christelle GRANGER

Dynamique etgestionpaysannedes parcs agr o for est iers dans le bassin

arachidier(Sénégal). 185

AstouSÈNE

Sommaire 7

(24)

Les oasis du Jérid, des ressourcesnaturelleset idéelles 201 Vincent BATTESTI

Stratégies paysannes et syst èmes«exploita t ion-f amille»

dans leNord-Ouest tunisien . . 215

Laurent AUCLAIR,MohamedELLOUMI,DidierGENIN et Michel PICOUET Stratégies d'adaptationet reproductiondes systèmes agraires en région

semi-ar idedu Chili . 235

Philippe HAMELIN et Nicolasd'ANDRÉA

Agriculture et émigration dans lesstratégiesproductives desjbalia

du Sud-Est tunisien 247

NoureddineNASR

ENJEUX SUR LES RESSOURCES ET POLITIQUES DE DÉVELOPPEMENT RURAL

Entre localet global. Pluralité d'acteurs, complexitéd'intervention

dansla gestiondes ressourcesetle développementru ral .... . 261 Ali ABAAB et Henri GUILLAUME

La gestion d'un milieu forestier.Ent re intervention publique etstratégies

paysannes(la Kroumirie,Tunisie) ... . 291

LaurentAUCLAIRetJean GARDIN

Société locale etËtat face aux limites de la ressou rceeau

(Nefzaoua, Sud-Ouesttunisien) .. 307

JoëlleBROCHIER-PUIG

Enjeu xde reconversionruraledanslaBéqaa(Liban).

Politiquespublique set culturesillicites 323

Salem DARWICH

Politiquesde développementagropastora lau Maghreb.

Enseig nements pour de nouvellesproblématiqu es

derecherche-dév elop pement7 . 341

Ali ABAABetDidierGENIN

Problématiquescientifique, gestion environnementaleet politiques

de développement rural 359

PierreCAMPAGNE

Conclusion 383

Sigles . Résumé . 5ummary...

... ...388

. 389

. 391

Figure

Updating...

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