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Corse du Sud, entre terre et mer

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Academic year: 2022

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Le 19/10/2017 Claire König

Corse du Sud, entre terre et mer

La Corse n’est plus à présenter comme destination touristique, mais elle est une île avec des particularités naturelles et, dans ce dossier, nous nous attacherons à faire un « petit inventaire » d’une des réserves naturelles de cette terre : la réserve de Scandola, à la fois réserve maritime et terrestre, un endroit superbe de rochers, de mer, de flore et de faune...

Page 1 / 7 - Corse du Sud, entre terre et mer

La Corse du Sud n'est plus à présenter comme destination touristique, mais elle est une île avec bien des particularités naturelles, dont un certain nombre d'espèces endémiques.

Les îles Lavezzi. © Bertomic, Pixabay, DP

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Dans ce dossier, nous nous attacherons à faire un « petit inventaire » d'une des réserves naturelles de cette terre : la réserve de Scandola, à la fois réserve maritime et terrestre, un endroit superbe de rochers, de mer, de flore et de faune...

Ce dossier sera peut-être un peu scientifique pour un dossier Explo'régions, mais le jeu en vaut la chandelle et les amoureux de la nature y trouveront certaines informations que je souhaite utiles à une visite respectueuse de la nature dans un environnement aussi particulier : bonne promenade !

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Tour génoise de Torghio au sommet du Capo Rosso en Corse du Sud © Licence de documentation libre GNU

Régalez vous de ce cocktail nature !

Page 2 / 7 - La réserve naturelle de Scandola

La Réserve naturelle de la presqu'île de Scandola se trouve située à l'ouest de la Corse, au coeur de la façade littorale du Parc naturel régional de Corse, elle est en partie classée en site Natura 2000 pour la richesse de son patrimoine et la présence d'espèces et d'habitats d'intérêt européen.

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Vue de Piana. © Jean-Pol GRANDMONT, Wikimedia commons, CC by-sa 3.0

C'est une des Réserves naturelles (à la fois marines et terrestres) de France, classée « Patrimoine mondial de l'Unesco », elle fait partie des aires marines protégées de la France. Elle est gérée par le Parc naturel régional de Corse.

La presqu'île dite « de Scandola » est constitutée de structures rocheuses en (caldeira). Peu accessibles, elles abritent de nombreux oiseaux marins et des plantes endémiques et protégées. La partie sous-marine de la réserve naturelle est classée parce qu'abritant, de l'étage médiolittoral à l'étage circalittoral, une biodiversité remarquable. Elle a été jugée représentative des écosystèmes et biocénoses de la façade maritime du Parc naturel régional de Corse.

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Parmi les autres réserves naturelles en Corse :

Réserve naturelle de Scandola (1976)

Réserve naturelle des îles Cerbicale (1981-82) Réserve naturelle des îles Finocchiarola (1987) Réserve naturelle de l'Étang de Biguglia(1994)

Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio(1999) incluant : Réserve naturelle des îles Lavezzi (1982)

Réserve naturelle des Tre Padule de Suartone (2000)

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Scandola est la perle de la Corse. Créée en 1975, cette réserve naturelle protège 900 hectares terrestres et 1000 hectares marins. Son origine volcanique, le travail de l'eau et du vent offrent des paysages magnifiques : falaises, rochers rouges et criques vierges. Le littoral est parfois impossible à rejoindre à pied : à 3 km à l'intérieur des terres, les montagnes atteignent 1000 m d'altitude ! Il reste le bateau : il y a des navettes depuis Calvi, Galéria et Porto. Mais l'endroit est à la fois très touristique en été mais aussi très réglementé : vitesse réduite, plongée et pêche, mouillage, cueillette ou camping interdits fort heureusement.

A l'extrémité de la presqu'île de Girolata

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La réserve naturelle de Scandola se situe sur la façade maritime du Parc naturel régional de Corse, s'étendant de Capo Rosso (commune de Piana) jusqu'à Galéria soit environ 80 km. Scandola fut aussi la première réserve de France dont la vocation était à la fois terrestre et marine. Au Nord du Golfe de Porto et des chaos de Piana, s'étend le golfe de Girolata et la réserve de la Scandola, sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco.

La réserve naturelle de la Scandola offre des richesses naturelles rares. Des espèces menacées y ont trouvé refuge comme le balbuzard, des poissons, les algues, les coraux.

Le Capo Rosso, limite sud de la réserve, est l'une des plus hautes falaises maritimes de France (300 mètres). Il tire son nom du granit rouge de la roche. Témoins d'une éruption volcanique, les orgues de rhyolite sont visibles sur les rochers.

Dominé par un fort génois, Girolata, au fond du golfe, n'est aussi accessible que par mer, ou à pied par un sentier muletier. Hors saison, il n'y a pas plus d'une dizaine d'habitants. En été, de nombreux touristes viennent, ce qui fait perdre cette sensation d'isolement.

Pour aller plus loin :

Mer et littoral No 7 Escale en Corse, vous propose :

• La lépidochronologie, ou comment établir des courbes rétroactives de pollution des eaux

• Espaces protégés marins : interdictions sans contreparties ?

• Etrange et fascinant hippocampe

• Crustacés et mollusques en danger

• J'accuse !

• Nos réserves naturelles : les îles Lavezzi

• Nettoyage : la beauté retrouvée des plages corses

• Un parc marin pour les Bouches de Bonifacio

• Un POS digne de ce nom pour Calvi

• Avec Marc Linski, "Calvi station nautique 2005"

• Lumio s'attaque aux rejets de la mer

• Saint-Florent protège son littoral

• Porto-Vecchio : poursuivre l'effort

• Stareso : les scientifiques se jettent à l'eau

Spécial Corse No 17 lui, vous propose :

• Crénilabres ? Vous avez dit crénilabres ?

• Lorsque passent les cétacés

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• L'A.CO.MO.SO.MA. dynamise la plongée en Corse

• Qualité de l'eau : Un Réel cas d'espèce

• U-Marinu fait accéder à la Grande Bleue

• Campu Mare : un laboratoire marin grandeur nature

• Patrimoine historique : du comptoir grec aux fortins génois

• Patrimoine gastronomique : une histoire de châtaigniers, d'oliviers et de bergers

• Villes de beauté, on vous aime !

• Parc naturel de la Corse : la pureté accessible à tous Scandola, réserve modèle

• Pourquoi plonger en Corse ?

• Corse : en plongée avec un corailleur

• Georges Antoni : quand on aime la mer de toutes ses force

• La Réserve de Biguglia réussite exemplaire en matière de gestion du patrimoine naturel

• Tourisme : tourisme et environnement, une dynamique commune forte

• Tourisme : liaisons Corse/Continent : les portes sont grandes ouvertes

Terre de Corse, Textes G.X. Culioli / Photos E. Sailler, La Marge Edition

Page 3 / 7 - Merveilles sous-marines

On recense plus de 450 espèces d'algues dans le parc de Scandola. Côté vertébrés, 125 espèces ont été inventoriées dont l'abondance est remarquable pour celles devenues rares :

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Epinephelus marginatus. © Albert Kok, Wikimedia commons, DP

-- le mérou (Epinephelus gaza ou Epinephelus marginatus)

-- la badêche (Epinephelus alexandrinus)

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Epinephelus marginatus © Albert Kok

-- le denti (Dentex dentex)

Dentex dentex © Sarabel y Chino

-- le corb (Sciaena umbra, appelé aussi Corvina nigra)

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Sciaena umbra © Sarabel y Chino -- les langoustes (Palinurus elephas) -- le barbier (Anthias anthias)

Anthias

A l'étage infralittoral, les variations de température et de salinité sont modérées. La vie s'y développe harmonieusement et rien n'entrave la photosynthèse, on y trouve :

-- l'oursin comestible (Paracentrotus lividus)

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Paracentrotus lividus © MarLin -- l'oursin noir (Arbacia lixula)

Arbacia lixula © Académie de Nice

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-- la patelle bleue (Patella caerulea)

-- des bancs de saupes (Sarpa salpa ou Boops salpa)

Sarpa salpa

-- des sars (Diplodus vulgaris, sargus ou cervinus)

Diplodus vulgaris © Anders Finn Jorgensen

-- des rougets (Mullus surmuletus)

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Mullus surmuletus © Hans Hillewaert

-- des oblades (Oblada melunera)

Plus bas, vers les quarante mètres, c'est le paradis des plongeurs. S'y déploie le coralligène, et les draperies minérales se couvrent de gorgones (Eunicella singularis et Paramuricea clavata) de corail rouge (Corallium rubrum)

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La rutilance des colonies de corail rouge au plafond d'une cavité explose sous la lumière du projecteur. Cassis, 15 m, © Jo Harmelin, COM-Dimar - Reproduction et utilisation interdites.

d'éponges, d'ascidies et d'une algue verte : Halimeda tuna.

Informations extraites de Mer et Littoral Ph. Lombard.

Nous parlerons des posidonies dans le chapitre sur la végétation. Mais la Méditerranée est en grand danger... Il faut mettre en place sans attendre un réseau de réserves marines en mer Méditerranée et ce que vous voyez en Corse est si petit, c'est un début c'est vrai, mais très insuffisant pour sauver cette mer.

Les informations de Greenpeace qui suivent vous donnent quelques réflexions à ce sujet :

"Il est vital de mettre en place un réseau de réserves marines couvrant 40% de la Méditerranée, sans quoi les espèces marines de la région risquent de disparaître. Cette conclusion d'un nouveau rapport de Greenpeace, intitulé 'Des réserves marines pour la Méditerranée', est sans appel. Le rapport insiste sur les menaces auxquelles la Méditerranée doit faire face et propose, carte à l'appui, un réseau de réserves marines à mettre en place d'ici 2012. La Méditerranée est un endroit unique, qui représente 1% des mers de la planète et abrite 9% de toute la vie marine. C'est la région touristique la plus populaire au monde et 30% du trafic maritime mondial y transite", a déclaré Alessandro Gianni, de Greenpeace Italie.

"Il s'agit également d'un endroit victime d'insupportables abus, comme la surpêche ou la pêche illégale. Si nous n'agissons pas immédiatement pour protéger la beauté et la richesse de cette mer, la qualité de vie des millions de personnes qui vivent dans la région s'en ressentira profondément", a déclaré Gianni.

Les conclusions du rapport "Des réserves marines pour la Méditerranée" sont les suivantes :

La surpêche des espèces comme le thon rouge est une réalité qui a déjà décimé les stocks existants à hauteur de 80% ;

La pollution due au tourisme, au surdéveloppement et au commerce représente une très sérieuse menace pour la Méditerranée ;

Les techniques de pêche interdites, comme la pêche aux filets dérivants, sont encore pratiquées à grande échelle.

Conséquences : les stocks de poissons s'effondrent et des milliers de baleines et dauphins sont tués chaque année.

"L'instauration d'un réseau global de réserves marines est absolument nécessaire à la régénération de nos océans ainsi qu'à la survie de la faune et la flore marines qui les peuplent", a déclaré Callum Roberts, Professeur de biologie marine à l'Université de York (Royaume-Uni). "La proposition de réserves marines en Méditerranée faite par Greenpeace aiderait les écosystèmes dégradés ou détruits à se régénérer. Cette proposition vient compléter notre proposition d'un réseau global de réserves marines en haute mer", a ajouté Roberts.

Les pirates de la Méditerranée

C'est un bien mauvais sort qui attend le thon rouge méditerranéen... Au fil des 20 dernières années, la population (biomasse) de thons rouges adultes a chuté de 80%. Aujourd'hui, les prises des pêcheurs dépassent allègrement les quotas légaux de plus de 12.000 tonnes (37%) et n'épargnent pas les jeunes thons n'ayant pas encore atteint l'âge de se reproduire, tués en masse chaque année. La majorité des thons rouges attrapés sont mis en cage, où ils sont nourris de poissons plus petits. Jusqu'à 20 kilos de nourriture sont nécessaires pour produire un kilo de thon... et les aliments non consommés ainsi que les déjections représentent un risque de pollution des eaux des alentours. Au terme de quelques mois en cage, les poissons sont repêchés, puis exportés vers le Japon.

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Cette méthode d'élevage du thon en ferme est relativement nouvelle en Méditerranée. Mais elle connaît une expansion rapide, en raison des investissements étrangers et des subventions gouvernementales dont elle bénéficie. Les fonds européens en faveur de l'industrie du thon ont atteint la modique somme de 34 millions de dollars au cours des dix dernières années. La capacité totale des fermes à thon rouge méditerranéennes est aujourd'hui de 51.012 tonnes ; un chiffre supérieur de 60% au volume total des prises autorisées fixé par les organismes de régulation. Ceci encourage la pêche illégale, et provoque une véritable course au pillage de réserves qui s'amenuisent peu à peu. Il est urgent de mettre en place un réseau mondial de réserves marines, couvrant les régions critiques telles que les zones de reproduction du thon rouge en Méditerranée. Ceci favoriserait la stabilité de cette espèce à long terme, ainsi que la protection de la biodiversité en milieu marin.

Pour plus d'informations, voir le rapport : " Where has all the tuna gone ?" et :

Méditerranée : des espèces à protéger a été réalisée par le GIS Posidonie, le Parc National de Port-Cros, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et a été illustré par Natacha Müller. Il présente

les espèces protégées par la loi ainsi que certaines espèces qui, bien que ne bénéficiant pas encore d’une protection légale méritent notre plus grande attention. Référence : ’Méditerranée

: des espèces à protéger’. Région PACA, Parc national de Port Cros & GIS Posidonie edit., GIS Posidonie publ., Fr., 2 livrets +17 fiches détachées.

Page 4 / 7 - Les herbiers de posidonie

La Posidonie était une plante terrestre il y a 120 millions d'années , elle est « retournée » dans l'eau et a du s'y adapter. Elle continue à faire des fleurs et des fruits en forme d'olive et de couleur verte qui remontent à la surface quand ils sont mûrs, sont transportés par les courants, finissent par pourrir en laissant retomber les graines.

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Posidonia oceanica. © Albert Kok, Wikimedia commons, GFDL

Mais la reproduction par graines reste rare (ce n'est pas facile dans l'eau !) et le mode principal de dissémination reste le mode végétatif. Des morceaux de rhizomes avec des feuilles vont se bouturer un peu plus loin, d'où les herbiers dont on parle à leur propos. Elle perd une partie des feuilles en hiver, qui se retrouvent sur la plage et forment des épaisseurs importantes qui protègent la plage de l'érosion pendant les tempêtes. Les communes maintiennent ces épaisseurs le plus longtemps possible avant la saison estivale.

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Posidonies

Elles assurent la production d'oxygène par la photosynthèse mais constituent aussi un abri et une zone de reproduction pour de nombreuses espèces. Ces herbiers sont assez denses et constituent un milieu difficile à traverser pour bien des espèces.

Les fonds de posidonies sont intéressants lorsqu'ils alternent avec un autre substrat comme le sable ou avec de la roche.

Dans ce cas, le milieu est hétérogène et cette hétérogénéité favorise la diversité. Les posidonies s'étendent de 0 à 40 m.

Ces posidonies courent actuellement un grand danger à cause de la prolifération de Caulerpa taxifolia, une algue tropicale qui envahit les herbiers.

Lire à ce sujet le dossier de Futura-Sciences qui parlent de la Caulerpa.

Voir aussi à propos des posidonies :

- http://www.com.univ-mrs.fr/gisposi/

Un site sur l'environnement marin avec un programme européen sur le suivi des posidonies. Le programme INTERREG IIIB

"Posidonia" a pour objectifs la mise en cohérence, le développement, l'harmonisation et la validation de méthodes d'évaluation de la qualité du milieu littoral par le suivi de l'herbier à Posidonia oceanica. Le GIS Posidonie intervient dans ce programme, notamment sur l'aspect cartographie, aux cotés de l'IFREMER et de plusieurs partenaires espagnols et italiens.

Page 5 / 7 - Faune : espèces endémiques à la Corse

Comme la plupart des îles, la Corse présente un fort taux d'endémisme. La préservation d'un grand nombre de ces taxons passe par la mise en place d'espaces naturels protégés, tels que le Parc naturel régional de Corse et diverses réserves de biosphère. Voici une liste (forcément incomplète) des espèces endémiques de la Corse et concernant la faune.

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Cteniza sauvagesi, la Cténize corse est une espèce d'araignées mygalomorphes. © Bernard DUPONT, Wikimedia commons, CC by-sa 2.0

De nombreuses espèces endémiques corses se sont éteintes après la colonisation de l'île par l'homme :

-- Mollusques

Tyrrhenaria ceratina - Escargot de Corse.

-- Arthropodes

Cteniza sauvagesi - Mygale noire de Corse (Corse, Sardaigne).

Papilio hospiton - Papillon Porte-queue de Corse.

-- Autres Insectes endémiques de Corse : une liste non exhaustive ! Entomobryidés

• Pseudosinella tyrrhena Blattellidés

• Ectobius corsorum Miridés

• Orthocephalus championi Cicadidés (cigales)

• Cicadetta fangolana Axiidés

• Timie corse (Axia napoleana) Geometridae

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• Cidarie de Wehrli (Colostygia cyrnea)

• Mélanippe corse (Epirrhoe timozzaria)

• Pareulype casearia

• Ortholite retranchée (Scotopteryx obvallaria)

• Triphosa petronata Bradyporidés

• Ephippiger provincialis

• Uromerus (Steropleurus) chopardi Rhaphidophoridés

• Dolichopoda bormansi Tettigoniidés (sauterelles)

• Antaxius (Cyrnantaxius) bouvieri

• Decticelle de Bonfils (Rhacocleis bonfilsi) Hydropsychidés

• Hydropsyche cyrnotica Polycentropidés

• Polycentropus corsicus

- Poissons

Salmo trutta macrostigma - Truite macrostigma.

- Amphibiens

Discoglossus montalentii - Discoglosse corse.

Euproctus montanus - Euprocte corse.

Salamandra corsica - Salamandre de Corse - Reptiles

Archaeolacerta bedriagae - Lézard de Bédriaga - Oiseaux

Bubo insularis - Hibou nain corso-sarde (éteint au Pléistocène).

Sitta whiteheadi - Sittelle corse.

Mouflon de Corse

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- Mammifères

Cervus elaphus corsicanus - Cerf élaphe de Corse

Episoriculus corsicanus - Musaraigne géante (éteinte au Moyen Âge).

Megaloceros cazioti - Cerf de Caziot (éteint au Pléistocène).

Mustela nivalis boccamela - Belette corse Ovis gmelini musimon - Mouflon corse.

Prolagus sardus - Pika corso-sarde (éteint à l'époque romaine).

Rhagamys orthodon - Mulot géant (éteint à l'Âge du Fer).

Tyrrhenicola henseli - Campagnol géant (éteint à l'Âge du Fer).

Page 6 / 7 - Flore : espèces endémiques

A propos de la Corse, nous vous renvoyons, pour ce qui concerne la Posidonie aux dossiers :

Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum). © Jean-Pol GRANDMONT, Wikimedia commons, CC by- sa 3.0

Jean-Georges Harmelin : L'or rouge, un objet de fascination Eric Charbonnel : Les récifs articifiels au secours des poissons

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-- Angiospermes endémiques (pas forcément endémiques que de la Corse, mais aussi, pour certaines, Sardaigne ou Baléares)

Alnus cordata - Aulne cordé, piralzu Aquilegia bernardii - Ancolie de Bernard.

Cymbalaria hepaticifolia - Cymbalaire, ou linaire, à feuilles d'Hépatique.

Morisia monanthos - Morisie.

Naufraga balearica

Ophrys conradiae - Ophrys de Marcelle Conrad Pinguicula corsica - Grassette de Corse.

Polygala nicaeensis corsica - Polygala corse.

Serapias nurrica - Orchidée de Nurra.

Eléments concernant la flore de Corse : L'île de beauté est le point de rencontre de deux grands ensembles floristiques, "méditerranéo- corse" pour 39.5% des taxons, et "oro-corse" pour 37.8% des taxons. Dominantes près de la mer, les espèces végétales de l'ensemble méditerranéen se raréfient avec l'augmentation de l'altitude. Dans les conditions fraîches ou en ubac, la flore eurosibérienne s'exprime pour constituer l'essentiel des formations végétales.

L'endémisme corse en chiffres

Les 2978 taxons insulaires se répartissent en 2524 indigènes (85%) et 455 introduits (15%), le premier groupe se composant de 2090 espèces, 264 sous-espèces, 87 variétés, 2 formes et 80 hybrides naturels.

L’endémisme représente 12.2 % de la flore, soit 296 taxons répartis comme suit

- 131 endémiques stricts de Corse (44.3%), - 75 endémiques cyrno-sardes (25.3%),

- 14 endémiques cyrno-sardes/archipel toscan (4.7%), - 11 endémiques baléaro-cyrno-sardes (3.7%), - 65 endémiques divers (22%).

C'est dans les conditions extrêmes d'ensoleillement (adrets des hautes montagnes de Corse), ou d'enneigement (ubacs de ces montagnes) que se concentrent les communautés les plus riches en endémiques. Ainsi, au-dessus de 2100 mètres d'altitude près de la moitié des taxons est endémique.

Le livre rouge de la flore menacée de France mentionne 102 taxons en Corse du Sud et 90 en Haute-Corse, sur les 486 signalés pour le territoire national. Parmi les taxons corses, 117 sont protégés au niveau national. (Informations tirées d'un article de Jacques GAMISANS Maître de Conférence à l'Université Paul Sabatier).

Page 7 / 7 - Pour aller plus loin Bibliographie

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Papillon Nymphalidae. © Amada44, Wikimedia commons, CC by 3.0

- La Flore endémique de la Corse. J. Gamisans et J.-F. Marzocchi, éd. Edisud (1996).

- Les Mammifères en Corse, espèces éteintes et actuelles. Parc Naturel Régional de la Corse (1986).

- Sept promenades en forêt - Ce petit guide est le compagnon indispensable de toutes vos promenades dans les forêts de Corse. Il propose une sélection de sept sentiers conçus pour tous les membres de la famille à travers sept prestigieuses forêts.

- La flore endémique de la Corse Jacques GAMISANS et Jean-François MARZOCCHI Edisud, 1996

- Le riche patrimoine végétal de la Corse est détaillé dans ce livre. Vous trouverez 197 espèces illustrées, leur nom en français, corse et latin, leur taille, la période floraison ainsi qu'un grand nombre de précisions.

- La végétation de la Corse Jacques GAMISANS, Edisud, 1999.

Découvrez un ouvrage très complet mais accessible sur le paysage végétal de la Corse. Ce livre est un outil de terrain finement illustré par des dessins au trait et des photographies.

- De la nature à l'Histoire : les forêts de Corse Maria-Pia ROTA et Jean-André CANCELLIERI, Ed.Piazzola, 2001 - L'ouvrage étudie, depuis les temps pré-néolithiques jusqu'en 2 000, les rapports riches et complexes de l'Homme et de la Forêt en Corse.

- Et pour des amateurs plus avertis (infos telabotanica)

"Flora Corsica", de Jacques Gamisans et Daniel Jeanmonod - Edisud (2007)

« Malgré sa très grande et très belle diversité végétale, ainsi que l'originalité de sa flore, la Corse n'avait, jusqu'à aujourd'hui, jamais eu le privilège de posséder une flore portative complète permettant la détermination de toutes les

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plantes vasculaires. Tel est le but de cet ouvrage, fruit de trente années d'efforts - d'explorations, de recherches dans les herbiers, dans la littérature et sur le terrain... - et surtout de collaborations entre botanistes corses et non corses, français et non français, tous passionnés par l'extraordinaire diversité de cette île.

La Corse est une entité suffisamment distincte et suffisamment riche et intéressante en biodiversité végétale pour mériter une flore de poche. La nécessité d'un tel ouvrage d'utilisation sur le terrain tant par les botanistes professionnels que par les amateurs ou professionnels en lien avec la nature, se fait cruellement sentir depuis de nombreuses années.

L'accumulation des données récentes ainsi que le traitement des familles du Prodrome permettent actuellement de répondre à cette nécessité.

Cette " petite flore de Corse " ou flore de poche se veut une flore de terrain, en format de poche, permettant la reconnaissance de toutes les espèces présentes en Corse. Elle est destinée aux botanistes professionnels, mais également aux étudiants, aux forestiers, à tous les professionnels en lien avec la nature, aux gestionnaires, etc.

Cet ouvrage traite de l'ensemble des plantes à fleurs (phanérogames), des conifères (gymnospermes) et des fougères (ptéridophytes) de la flore sauvage corse. Sont donc inclus toutes les espèces indigènes, mais aussi les espèces introduites et s'échappant, à savoir les plantes naturalisées, les plantes adventices et les plantes subspontanées. De surcroît, un certain nombre de plantes largement cultivées, non subspontanées, mais marquant grandement le paysage, sont prises en considération. »

Auteurs : Jacques Gamisans - ex universitaire à Marseille puis à Toulouse, président du Comité scientifique "Flore Corse"

(Conservatoire botanique de Genève). Auteur ou co-auteur de quelque 153 publications scientifiques, dont un grand nombre consacré à la flore et à la végétation de la Corse. Daniel Jeanmonod - conservateur principal chargé de la direction scientifique aux Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève, et chargé de cours à l'Université de Genève.

Auteur et co-auteur de quelque 115 publications scientifiques, dont un grand nombre consacré à la flore et à l'étude taxonomique de la Corse, et éditeur de la série des « Compléments au Prodrome de la flore corse ». Informations complémentaires : Isbn : 978-2-7449-0662-6 , 1008 p. , Prix : 50 euros. , Ed. Edisud

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