• Aucun résultat trouvé

The DART-Europe E-theses Portal

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "The DART-Europe E-theses Portal"

Copied!
150
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: tel-00772590

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00772590

Submitted on 10 Jan 2013

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Lutz Straßburger

To cite this version:

Lutz Straßburger. Towards a Theory of Proofs of Classical Logic. Logic in Computer Science [cs.LO].

Université Paris-Diderot - Paris VII, 2011. �tel-00772590�

(2)

Towards a Theory of Proofs of Classical Logic

Habilitation ` a diriger des recherches

Universit´e Denis Diderot – Paris 7

Lutz Straßburger

Jury : Richard Blute (rapporteur) Pierre-Louis Curien (rapporteur)

Gilles Dowek

Martin Hyland (rapporteur)

Delia Kesner

Christian Retor´e

Alex Simpson (rapporteur)

Soutenance : 7 janvier 2011

(3)
(4)

Table of Contents

Table of Contents iii

0 Vers une th´eorie des preuves pour la logique classique v

0.1 Cat´egories des preuves . . . vi

0.2 Notations syntaxique pour les preuves . . . xv

0.3 Taille des preuves . . . xx

1 Introduction 1 1.1 Categories of Proofs . . . 1

1.2 Syntactic Denotations for Proofs . . . 3

1.3 Size of Proofs . . . 5

2 On the Algebra of Proofs in Classical Logic 7 2.1 What is a Boolean Category ? . . . 7

2.2 Star-Autonomous Categories . . . 9

2.3 Some remarks on mix . . . 12

2.4 -Monoids and-comonoids . . . 16

2.5 Order enrichment . . . 27

2.6 The medial map and the nullary medial map . . . 29

2.7 Beyond medial . . . 45

3 Some Combinatorial Invariants of Proofs in Classical Logic 51 3.1 Cut free nets for classical propositional logic . . . 51

3.2 Sequentialization . . . 54

3.3 Nets with cuts . . . 57

3.4 Cut Reduction . . . 59

3.5 From Deep Inference Derivations to Prenets . . . 63

3.6 Proof Invariants Through Restricted Cut Elimination . . . 67

3.7 Prenets as Coherence Graphs . . . 70

3.8 Atomic Flows . . . 71

3.9 From Formal Deductions to Atomic Flows . . . 76

3.10 Normalizing Derivations via Atomic Flows . . . 78

4 Towards a Combinatorial Characterization of Proofs in Classical Logic 85 4.1 Rewriting with medial . . . 85

4.2 Relation webs . . . 86

4.3 The Characterization of Medial . . . 88 iii

(5)

4.4 The Characterization of Switch . . . 93

4.5 A Combinatorial Proof of a Decomposition Theorem . . . 94

5 Comparing Mechanisms of Compressing Proofs in Classical Logic 99 5.1 Deep Inference and Frege Systems . . . 99

5.2 Extension . . . 101

5.3 Substitution . . . 104

5.4 Pigeonhole Principle and Balanced Tautologies . . . 108

6 Open Problems 113 6.1 Full Coherence for Boolean Categories . . . 113

6.2 Correctness Criteria for Proof Nets for Classical Logic . . . 114

6.3 The Relative Efficiency of Propositional Proof Systems . . . 114

Bibliography 117

(6)

0

Vers une th´ eorie des preuves pour la logique classique

Die Mathematiker sind eine Art Franzosen: Redet man zu ihnen, so ¨ubersetzen sie es in ihre Sprache, und dann ist es alsbald etwas anderes.

Johann Wolfgang von Goethe, Maximen und Reflexionen

Les questions“Qu’est-ce qu’une preuve ?” et“Quand deux preuves sont-elles identiques ?”

sont fondamentales pour la th´eorie de la preuve. Mais pour la logique classique proposi- tionnelle — la logique la plus r´epandue — nous n’avons pas encore de r´eponse satisfaisante.

C’est embarrassant non seulement pour la th´eorie de la preuve, mais aussi pour l’infor- matique, o`u la logique classique joue un rˆole majeur dans le raisonnement automatique et dans la programmation logique. De mˆeme, l’architecture des processeurs est fond´ee sur la logique classique. Tous les domaines dans lesquels la recherche de preuve est employ´ee peu- vent b´en´eficier d’une meilleure compr´ehension de la notion de preuve en logique classique, et le c´el`ebre probl`eme NP-vs-coNP peut ˆetre r´eduit `a la question de savoir s’il existe une preuve courte (c’est-`a-dire, de taille polynomiale) pour chaque tautologie bool´eenne [CR79].

Normalement, les preuves sont ´etudi´ees comme des objets syntaxiques au sein de sys- t`emes d´eductifs (par exemple, les tableaux, le calcul des s´equents, la r´esolution, . . . ). Ici, nous prenons le point de vue que ces objets syntaxiques (´egalement connus sous le nom d’arbres de preuve) doivent ˆetre consid´er´es comme des repr´esentations concr`etes des objets abstraits que sont les preuves, et qu’un tel objet abstrait peut ˆetre repr´esent´e par un arbre en r´esolution ou dans le calcul des s´equents.

Le th`eme principal de ce travail est d’am´eliorer notre compr´ehension des objets abstraits que sont les preuves, et cela se fera sous trois angles diff´erents, ´etudi´es dans les trois parties de ce m´emoire : l’alg`ebre abstraite (chapitre 2), la combinatoire (chapitres 3 et 4), et la complexit´e (chapitre 5).

v

(7)

0.1 Cat´ egories des preuves

Lambek [Lam68, Lam69] d´ej`a observait qu’un traitement alg´ebrique des preuves peut ˆetre fourni par la th´eorie des cat´egories. Pour cela, il est n´ecessaire d’accepter les postulats suivants sur les preuves :

• pour chaque preuve f de conclusion B et de pr´emisse A (not´ee f:A → B) et pour chaque preuve g de conclusion C et de pr´emisse B (not´ee g:B → C) il existe une unique preuve g◦f de conclusionC et de pr´emisse A(not´eeg◦f:A→C),

• cette composition des preuves est associative,

• pour chaque formule A il existe une preuve identit´e 1A:A → A telle que pour tout f:A→B on af ◦1A=f = 1B◦f.

Sous ces hypoth`eses, les preuves sont les fl`eches d’une cat´egorie dont les objets sont les formules de la logique. Il ne reste alors plus qu’`a fournir les axiomes ad´equats pour la

“cat´egorie des preuves”.

Il semble que de tels axiomes soient particuli`erement difficiles `a trouver dans le cas de la logique classique [Hyl02, Hyl04, BHRU06]. Pour la logique intuitionniste, Prawitz [Pra71]

a propos´e la notion de normalisation des preuves pour l’identification des preuves. On a vite d´ecouvert que cette notion d’identit´e co¨ıncidait avec la notion d’identit´e determin´ee par les axiomes d’une cat´egorie cart´esienne ferm´ee (voir par exemple [LS86]). En fait, on peut dire que les preuves de la logique intuitionniste sont les fl`eches de la cat´egorie (bi-)cart´esienne ferm´ee libre g´en´er´ee par l’ensemble des variables propositionnelles. Une autre mani`ere de repr´esenter les fl`eches de cette cat´egorie est d’utiliser les termes du λ- calcul simplement typ´e : la composition des fl`eches est la normalisation des termes. Cette observation est bien connue, sous le nom de correspondance de Curry-Howard [How80] (voir aussi [Sta82, Sim95]).

Dans le cas de la logique lin´eaire, on a une telle relation entre les preuves et les fl`eches des cat´egories ´etoile-autonomes [Bar79, Laf88, See89]. Dans le calcul des s´equents pour la logique lin´eaire, deux preuves sont alors identifi´ees lorsque l’on peut transformer l’une en l’autre par des permutations triviales de r`egles [Laf95b]. Pour la logique lin´eaire mul- tiplicative, cela co¨ıncide avec les identifications induites par les axiomes d’une cat´egorie

´etoile-autonome [Blu93, SL04]. Par cons´equent, nous pouvons dire qu’une preuve en logique lin´eaire multiplicative est une fl`eche de la cat´egorie ´etoile-autonome libre g´en´er´ee par les variables propositionnelles [BCST96, LS06, Hug05].

Mais pour la logique classique, il n’existe pas une telle cat´egorie des preuves qui soit bien accept´ee. La raison principale en est que si nous partons d’une cat´egorie cart´esienne ferm´ee et que nous ajoutons une n´egation involutive (soit un isomorphisme naturel entreA et la double n´egation deA), nous obtenons l’effondrement dans une alg`ebre de Boole, c’est-

`

a-dire que toutes les preuves f, g:A→B sont identifi´ees. Pour chaque formule il y aurait donc au plus une preuve (voir par exemple [LS86, p.67] ou l’appendice de [Gir91] pour plus de d´etails). De la mˆeme mani`ere, partant d’une cat´egorie ´etoile-autonome, ajouter des transformations naturelles A → AA et A → t, c’est-`a-dire les preuves des r`egles d’affaiblissement et de contraction, induit l’effondrement.

Il existe plusieurs possibilit´es pour g´erer ce probl`eme. De toute ´evidence, nous de- vons abandonner certaines des ´equations que nous aimerions utiliser sur les preuves de la

(8)

0.1. Cat´egories des preuves vii logique classique. Mais lesquelles faire disparaˆıtre ? Il y a essentiellement trois approches diff´erentes, chacune ayant ses avantages et ses inconv´enients.

(i) La premi`ere dit que les axiomes de la cat´egorie cart´esienne ferm´ee sont indispensables, et sacrifie au lieu de cela la dualit´e entre et. La motivation de cette approche est que le syst`eme de preuve pour la logique classique peut maintenant ˆetre consid´er´e comme une extension du λ-calcul, et que la notion de normalisation ne change pas.

On obtient alors un calcul sur les termes de preuve, nomm´ement leλµ-calcul de Parigot [Par92] et ses variantes (par exemple, [CH00]) ainsi qu’une s´emantique d´enotationnelle [Gir91]. Il y a dans ce cadre une th´eorie des cat´egories [Sel01] et des r´eseaux de preuve [Lau99, Lau03], fond´ee sur celle des r´eseaux pour la logique lin´eaire multiplicative exponentielle (MELL).

(ii) La deuxi`eme approche consid`ere la sym´etrie parfaite entre et comme un aspect essentiel de la logique bool´eenne, qui ne peut pas ˆetre supprim´e. Par cons´equent, les axiomes des cat´egories cart´esiennes ferm´ees et la relation ´etroite avec le λ-calcul doivent ˆetre sacrifi´es. Plus pr´ecis´ement, la conjonctionn’est plus un produit cart´esien, mais un simple produit tensoriel. Ainsi, la structure cart´esienne ferm´ee est remplac´ee par une structure ´etoile-autonome. Toutefois, l’axiomatisation pr´ecise est beaucoup moins claire que dans la premi`ere approche (voir [FP04c, LS05a, McK05a, Str07b, Lam07]).

(iii) La troisi`eme approche maintient la sym´etrie parfaite entre et , ainsi que les pro- pri´et´es du produit cart´esien pour. Ce qui doit ˆetre abandonn´e est alors la propri´et´e de clˆoture, c’est-`a-dire qu’il n’y a plus de bijection entre les des preuves de

A ⊢ BC et AB ⊢ C , Cette approche est ´etudi´ee dans [DP04, CS09].

Dans ce m´emoire, nous nous concentrons sur l’approche (ii), qui sera d´evelopp´ee en d´etail dans le chapitre 2 avec une attention particuli`ere pour la fl`echem´edial

mA,B,C,D: (AB)(CD)→(AC)(BD) (1) qui est inspir´ee par l’inf´erence profonde (le syst`eme SKS[BT01]) pour la logique classique.

Certains des r´esultats de ce chapitre sont maintenant pr´esent´es.

D´efinition 0.1.1. UneB1-cat´egorieest une cat´egorie ´etoile-autonome dans laquelle chaque objet A poss`ede un -mono¨ıde commutatif et un -comono¨ıde cocommutatif, c’est-`a-dire qu’il y a des fl`eches∇A:AA→A,∐A:f →A, ∆A:A→AAet ΠA:A→t telles que

A[AA]

ˇ αA,A,A

AA

AA

A

A

[AA]A

AA AA A

AA

ˇ

σA,A A

A

AA A

Af

AA A

ˇ

̺A

AA A

(2)

(9)

et

AA AA (AA)A

ˆ α−1A,A,A

A

A

AA

A

A(AA)

AA

AA

ˆ σ−1A,A

A

A

AA

A

AA

AΠA

A

A

At

ˆ

̺−1A

(3)

commute.

D´efinition 0.1.2. UneB1-cat´egorie est dite uniquement mix´ee si Πf =∐t.

Dans uneB1-cat´egorie uniquement mix´ee il y a une unique fl`eche canoniquemixA,B:A B →AB telle que

AB mixA,B AB

ˇ σA,B

BA

ˆ σA,B

BA

mixB,A

(mix-ˆσ)

et

A(BC) AmixB,C A[BC] mixA,B∨C

sA,B,C

A[BC]

ˇ αA,B,C

(AB)C

ˆ αA,B,C

(AB)C

mixA∧B,C [AB]C

mixA,BC

(mix- ˆα)

commute.

La naturalit´e du mix, c’est-`a-dire la commutativit´e de AB mixA,B AB

fg

CD

fg

CD

mixC,D

(4)

pour toutes fl`eches f:A→ C et g:B → D, d´etermine une fl`echef ∨∧g:AB →CD.

Ensuite, pour chaquef, g:A→B on peut d´efinir

f+g=∇B◦(f∨∧g)◦∆A:A→B .

Il r´esulte de la (co)-associativit´e et de la (co)-commutativit´e de ∆ et ∇, avec la naturalit´e de mix, que l’op´eration + sur les fl`eches est associative et commutative. Cela nous donne pour Hom(A, B) une structure de semi-groupe commutatif.

Notez que g´en´eralement (f+g)h n’est pas ´egal `a f h+gh.

D´efinition 0.1.3. SoitC uneB1-cat´egorie uniquement mix´ee. AlorsC est diteidempotente si pour tout A et B, le semi-groupe sur Hom(A, B) est idempotent, c’est-`a-dire que pour chaque f:A→B nous avonsf+f =f.

Dans une B1-cat´egorie idempotente le semi-groupe sur Hom(A, B) est en fait un semi- treillis, d´efini tel quef ≤g si et seulement sif+g=g.

(10)

0.1. Cat´egories des preuves ix

D´efinition 0.1.4. UneB2-cat´egorie est uneB1-cat´egorie qui v´erifie les ´equations

Πt= 1t:t→t (B2a)

et

AB

AB

AABB

AσˆA,BB ABAB

A∧B

(B2c)

pour tous les objetsA etB.

Le th´eor`eme suivant r´esume les propri´et´es desB2-cat´egories.

Th´eor`eme 0.1.1. Dans uneB2-cat´egorie, les fl`eches αˆA,B,C,σˆA,B,̺ˆA,λˆA, ∆A, ΠA, ΠBA8, et ΠA8B, sont toutes des morphismes de -comono¨ıdes, et les morphismes de -comono¨ıdes sont stables par . Dualement, les fl`eches αˇA,B,C, σˇA,B, ̺ˇA, ˇλA, ∇A, ∐A, ∐BA8, et ∐A8B, sont toutes des morphismes de -mono¨ıdes, et les morphismes de -mono¨ıdes sont stables par.

D´efinition 0.1.5. On dit qu’une B2-cat´egorieC estm´edialis´ee si pour tous les objets A, B,C, et Dil existe une fl`eche m´edial mA,B,C,D: (AB)(CD)→[AC][BD] avec les propri´et´es suivantes :

• elle est naturelle en A,B,C etD,

• elle est auto-duale, c’est-`a-dire que

[AC][BD] mA,B,C,D (AB)(CD)

=

( ¯DB)¯ ( ¯CA)¯

=

[ ¯DC]¯ [ ¯BA]¯

mD,¯B,¯C,¯A¯

(5)

commute, o`u les fl`eches verticales sont les isomorphismes canoniques induits par la d´efinition des cat´egories ´etoile-autonomes,

• et elle v´erifie l’´equation

AB

AB

(AA)(BB) m

A,A,B,B [AB][AB]

A∨B

(B3c)

pour tous les objets A etB.

L’´equation suivante est une cons´equence de (B3c) et de l’auto-dualit´e du m´edial.

(AB)(AB) mA,B,A,B [AA][BB]

AB

AB

A∧B

(B3c)

(11)

Th´eor`eme 0.1.2. Soit C une B2-cat´egorie m´edialis´ee. Alors

(i) Les fl`eches qui pr´eservent la -comultiplication sont stables par , et dualement, les fl`eches qui pr´eservent la -multiplication sont stables par .

(ii) Pour tous les fl`echesA→f C, A→g D, B →h C, etB →k D, on a [hf, gi,hh, ki] =h[f, h],[g, k]i:AB →CD . (iii) Pour tous les objetsA, B, C, etD,

mA,B,C,D = ∐CA8◦ΠBA8,∐DB8◦ΠA8B

,

A8C◦ΠDC8,∐B8D◦ΠC8D

= ∐CA8◦ΠBA8,∐A8C◦ΠDC8

,

DB8◦ΠA8B,∐B8D◦ΠC8D

(iv) Pour tous les objetsA, B, C, etD, le diagramme suivant commute : [(AB)(CD)][(AB)(CD)]

B

A8ΠD

C8]A8

BΠC8

D]

(AB)(CD)

(A∧B)∨(C∧D)

[AC][BD]

[A∨C]∧[B∨D]

([AC][BD])([AC][BD])

(∐C

A8D

B8)(∐A8

CB8

D)

(6)

(v) La diagonale horizontale de (6) est ´egale `a mA,B,C,D.

D´efinition 0.1.6. Une B2-cat´egorie C est nullairement m´edialis´ee s’il existe une fl`eche ˇ

nm:tt→t (appel´eem´edial nullaire) telle que pour tous les objetsA,B : AB

ΠAΠB

tt

ˇ

nm t

ΠA∨B

(B3b)

D´efinition 0.1.7. UneB4-cat´egorieest uneB2-cat´egorie m´edialis´ee et nullairement m´edia- lis´ee, telle que

Πtt= ˇnm=∇t:tt→t (B3a) et

(AB)(CD)

mA,B,C,D

(BA)(DC)

ˆ

σA,BˆσC,D

[AC][BD]

ˆ

σA∨C,B∨D [BD][AC]

mB,A,D,C (m-ˆσ)

(A(BC))(D(EF))

mA,B∧C,D,E∧F

((AB)C)((DE)F)

ˆ

αA,B,CαˆD,E,F

[AD][(BC)(EF)]

[AD]mB,C,E,F

[(AB)(DE)][CF]

mA∧B,C,D∧E,F

[AD]([BE][CF])

ˆ

αA∨D,B∨E,C∨F

([AD][BE])[CF]

mA,B,D,E[CF]

(m- ˆα)

(12)

0.1. Cat´egories des preuves xi

[(AB)(CD)]E

mA,B,C,DE

(AB)(CDE)

sA∧B,C∧D,E

[AC][BD]E

[AC]sB,D,E[AC][B(DE)]

mA,B,C,D∧E (m-s)

commutent.

Th´eor`eme 0.1.3. Toute B4-cat´egorie est uniquement mix´ee, et dans toute B4-cat´egorie les morphismes de -mono¨ıdes ainsi que les morphismes de -comono¨ıdes cocommutatifs sont stables par et . En outre, les fl`eches mA,B,C,D et nmˇ et nm, ainsi que les fl`echesˆ ˆ

αA,B,C, σˆA,B, ̺ˆA, ˆλA et αˇA,B,C, σˇA,B, ̺ˇA, λˇA, ainsi que sA,B,C et mixA,B sont toutes des morphismes de -mono¨ıdes et de -comono¨ıdes.

Corollaire 0.1.8. Dans uneB4-cat´egorie, le diagramme

ABCD A

σˆB,CD

ACBD

mixA,CmixB,D

(AB)(CD)

mixA∧B,C∧D

[AC][BD]

mA,B,C,D

(m-mix)

commute.

Evidemment, il est possible de se donner de nouveaux diagrammes, tels que (m-mix),´ et de se demander s’ils commutent, comme par exemple le suivant, propos´e par [McK05b] :

(Af)(BC) mA,f,B,C [AB][f C]

[AB]ˇλC

(At)(BC)

(AΠf)(BC)

[AB]C

sA,B,C

A(BC)

ˆ

̺A(BC)

(7)

On peut montrer que (7) est ´equivalent `a : (AB)(CD)

mA,B,C,D AB(CD)

mixA,B(CD)

[AC][BD]

ˆtA,C,B,D

(mix-m-ˆt)

(13)

Voici deux autres exemples qui ne contiennent pas les unit´es :

[(AB)(CD)][EF]

sA∧B,C∧D,E∧F

[AC][BD][EF]

mA,B,C,D(EF)

(AB)(CD[EF])

(AB)ˇtC,D,E,F

([AC]F)(E[BD])

ˇtA∨C,B∨D,E,F

(AB)(CF)(ED)

ˇ

m2A,B,C,F,E,D

[ACE][FBD]

mA∨C,F,E,B∨D

(m-ˇt-s)

[A′ ∨A][B′ ∨B][C′ ∨C][D′ ∨D]

p

([A′ ∨B][C′ ∨D])(DC)(BA)

ˇ

m2A′ ∨B,C′ ∨D,D,C,B,A

([A′ ∨A][B′ ∨C])(BD)(DC)

q

[A′ ∨B′ ∨BD][D′ ∨C′ ∨CA]

ˆtA′ ∨B,B∨D,D′ ∨C,C∨A

[A′ ∨ABD][D′ ∨C′ ∨B′ ∨C]

ˇ

m2A′ ∨A,B′ ∨C,B,D,D,C

A′ ∨B′ ∨([BD][D′ ∨C])CA

ˆtA′ ∨A,B∨D,D′ ∨C,B′ ∨C

( ˇm2-s- ˇm2) o`u p et q sont les fl`eches canoniques d´etermin´ees par la structure des cat´egories ´etoile- autonomes. On peut facilement d´emontrer la proposition suivante.

Proposition 0.1.9. Dans toute B4-cat´egorie l’´equation (7) est vraie si et seulement si l’´equation (mix-m-ˆt) est vraie.

D´efinition 0.1.10. UneB5-cat´egorie est uneB4-cat´egorie qui v´erifie les ´equations (mix-m-ˆt), (m-ˇt-s), et ( ˇm2-s- ˇm2) pour tous les objets.

Lemme 0.1.11. Dans une B5-cat´egorie l’´equation suivante est vraie pour tous les objets

(14)

0.1. Cat´egories des preuves xiii A, A, B, B,C, C, D, et D :

[A′ ∨A][B′ ∨B][C′ ∨C][D′ ∨D]

ˆtA,A,B,BˆtC,C,D,D

[A′ ∨A][B′ ∨(BC)C][D′ ∨D]

(AA)ˆtB,B,C,C(DD)

[A′ ∨B′ ∨(AB)][C′ ∨D′ ∨(CD)]

ˆtA′ ∨B,A∧B,C′ ∨D,C∧D

[A′ ∨B′ ∨(BC)CA][D′ ∨D]

mixA′ ∨A,B′ ∨(BC)∨C[DD]

([A′ ∨B][C′ ∨D])(DC)(BA)

([AB][CD])mD,C,B,A

A′ ∨B′ ∨(B[D′ ∨D]C)CA

sA′ ∨B′ ∨C∨A,B∧C,D′ ∨D

([A′ ∨B][C′ ∨D])([DB][CA])

mA′ ∨B,C′ ∨D,D∨B,C∨A

A′ ∨B′ ∨(BD)(DC)CA

ABˇtB,D,D,C′ ∨CA

[A′ ∨B′ ∨BD][D′ ∨C′ ∨CA]

ˆtA′ ∨B,B∨D,D′ ∨C,C∨A

A′ ∨B′ ∨([BD][D′ ∨C])CA

ABmB,D,D,C′ ∨CA

D´efinition 0.1.12. On dit qu’une B1-cat´egorie est plate si pour tout objet A, les fl`eches ΠA,∐A, ∆A et∇Asont toutes des morphismes de -mono¨ıdes et de -comono¨ıdes.

D´efinition 0.1.13. UneB1-cat´egorie estcontractilesi le diagramme suivant commute pour tous les objetsA.

t ˇıAA

A∨A¯

( ¯AA)( ¯AA)

ˆt

A

ˇıA

(AA)¯ A

A¯ˆıAA

(8)

Th´eor`eme 0.1.4. Dans une B5-cat´egorie plate et contractile, on a

1A+ 1A= 1A

pour tous les objets A.

(15)

La d´emonstration utilise la commutativit´e des deux diagrammes suivants t ˇıAˇıAˇıAˇıA

ˇıAˇıAˇıA

ˇıAˇıA

[ ¯AA][ ¯AA][ ¯AA][ ¯AA]

ˆtA,A,¯ A,A¯

[ ¯AA][ ¯AA][ ¯AA]

ˆtA,A,¯ A,A¯

ˇıA

[ ¯AA][ ¯A(AA)¯ A][ ¯AA]

mixA¯A,A¯∨(AA)∨¯ A

[ ¯AA][ ¯A(AA)¯ A]

mix

ˇıA

ˆıA

[ ¯AA¯(AA)¯ AA][ ¯AA]

sA∨¯ A∨A∨A,A∧¯ A,¯A∨A¯

[ ¯AA][ ¯AA]

mixA∨A,¯ A∨A¯

A¯A¯(AA)¯ AA

ˇıA

ˇıA

ˆıA

A¯A¯(A[ ¯AA]A)¯ AA

ˇtA,A,A,¯ A¯

A¯A¯AA

A¯A

A¯A¯(AA)¯ AA

A¯A

ˆıA

A¯A¯(AA)¯ (AA)¯ AA

mA,A,A,¯ A¯

A∧A¯

A¯A ˆ A¯(AA)¯ A ıA

A¯A¯([AA][ ¯AA])¯ AA

A¯(∇AA¯)A

AA¯

et

t ˇıAˇıAˇıAˇıA

ˇıA

ˇı(A∧A)∨(A∧A)

[ ¯AA][ ¯AA][ ¯AA][ ¯AA]

ˆtA,A,¯ A,A¯ ˆtA,A,¯ A,A¯

[ ¯A(AA)][ ¯A(AA)]

ˆtA∨¯ A,A∧A,¯ A∨¯ A,A∧A¯

A

A¯A

([ ¯AA]¯ [ ¯AA])¯ (AA)(AA)

mA,A,A,A

(∇A¯A¯)A∧A

( ¯AA)¯ (AA)

mA,¯A,A,A¯

([ ¯AA]¯ [ ¯AA])¯ ([AA][AA])

mA∧¯ A,¯A∨¯ A,A∨A,A∨A¯

(∇A¯A¯)(∇AA)

[ ¯AA][ ¯AA]

ˆtA,A,¯ A,A¯

[ ¯AAA][ ¯AAA]

ˆtA∧¯ A,A∨A,¯ A∨¯ A,A∨A¯

[∇A¯A][∇A¯A]

A

ˇıA

(AA)¯ A

ˆıA

([AA][ ¯AA])¯ AA

A¯(∇AA¯)A

ainsi que le Lemme 0.1.11. L’id´ee de cette preuve est illustr´ee dans la figure 1.

Corollaire 0.1.14. SoitA un ensemble de variables propositionnelles etC laB5-cat´egorie plate et contractile libre g´en´er´ee par A. Alors C est idempotente.

(16)

0.2. Notations syntaxique pour les preuves xv

A¯ A

=

A¯ A

=

• • • • • •

• • • •

A¯ A

=

• • • • • • • •

• • • • • • • •

A¯ A

k

A¯ A

=

A¯ A

=

A¯ A

=

• • • • • • • •

• • • • • • • •

A¯ A

Figure 1: Id´ee de la d´emonstration du th´eor`eme 0.1.4

0.2 Notations syntaxique pour les preuves

Voyons maintenant ce qui arrive lorsque l’on aborde le probl`eme de l’identit´e des preuves par l’autre bout, celui de la syntaxe. Pour expliquer le probl`eme nous utilisons ici le calcul des s´equents, mais ce qui suit s’applique aussi bien `a la d´eduction naturelle. Il est bien connu que les probl`emes commencent lorsqu’une preuve contient des coupures et doit donc ˆetre normalis´ee. On repr´esente cette situation de la mani`ere suivante :

π1

⊢Γ, A

π2

⊢A,¯ ∆ cut−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−

⊢Γ,∆

On emploie ici la notation monolat`ere pour les s´equents, o`u une expression comme A pourrait ˆetre une formule annot´ee par des informations de polarit´e, au lieu d’une simple formule. Les noms π1 et π2 repr´esentent les preuves qui ont conduit `a ces s´equents : ils pourraient ˆetre des arbres de preuve du calcul des s´equents, des termes de preuve ou encore des r´eseaux de preuve. De mˆeme, l’expression ¯A est la n´egation formelle de A; cette notation pourrait ˆetre utilis´ee par exemple dans un contexte de d´eduction naturelle comme leλµ-calcul [Par92], o`u la “coupure” ci-dessus ne serait qu’une substitution d’un terme dans

(17)

un autre. La n´egation ¯Aindique qu’il s’agit d’une entr´ee, d’uneλ-variable. En tout cas, les propositions suivantes devraient ˆetre consid´er´ees comme des caract´eristiques souhaitables :

1. ¯A est la n´egationlogique deA,

2. ¯A¯ eststructurellement ´equivalente (isomorphe) `a A.

Ces sym´etries permettraient par exemple d’obtenir la dualit´e structurelle de De Morgan. Le deuxi`eme point n’est pas valide, par exemple, lorsque la n´egation est un symbole introduit, comme dans le cas du calcul des s´equents bilat`ere ou le λµ-calcul (pour lequel le premier point n’est pas valide non plus).

Le probl`eme de l’´elimination des coupures (ou normalisation) est contenu dans deux cas, appel´es affaiblissement-affaiblissement et contraction-contraction dans [Gir91], qui ici sera nomm´eweak-weak etcont-cont:

π1

⊢Γ weak−−−−−−−

⊢Γ, A

π2

⊢∆ weak−−−−−−−−−

⊢A,¯ ∆

cut−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−− and

⊢Γ,∆

π1 Γ, A, A cont−−−−−−−

⊢Γ, A

π2

⊢A,¯ A,¯ ∆ cont−−−−−−−−−−−−

⊢A,¯ ∆ cut−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−− .

⊢Γ,∆

Il est bien connu [GLT89, Gir91] que les deux r´eductions ne peuvent ˆetre atteintes sans choisir entre les deux cˆot´es, et que le r´esultat est tr`es d´ependant de ce choix.

La fa¸con la plus standard de r´esoudre ce dilemme consiste `a introduire une asym´etrie dans le syst`eme (si elle n’est pas d´ej`a l`a), `a l’aide d’informations de polarit´e sur les formules, et en les utilisant lors du choix. Historiquement, les premi`eres approches par polarisation ont ´et´e ´etroitement li´ees `a la dualit´e pr´emisse-conclusion dont nous avons parl´e. Une rai- son pour cela est qu’elles sont issues de traductions par double n´egation de la logique classique dans la logique intuitionniste. Si une preuve classique peut ˆetre transform´ee en une preuve intuitionniste, alors il y aura dans chaque s´equent de cette preuve une formule sp´eciale : la conclusion du s´equent intuitionniste correspondant. Cette approche corre- spond au point (i) mentionn´e ci-dessus, comme cela se fait, par exemple, dans leλµ-calcul.

L’asym´etrie gauche-droite est ´egalement le fondement de la s´emantique des jeux de Co- quand [Coq95], o`u elle se traduit par la pr´esence de deux joueurs. Dans [Gir91] Girard pr´esente le syst`eme LC, o`u les s´equents ont au plus une formule sp´eciale. Non seulement y a-t-il autant de formules positives que n´egatives — en nombre arbitraire — mais en plus il y a un b´enitier, qui est vide ou contient une seule formule, qui doit ˆetre positive. Puis, lorsqu’un choix doit ˆetre fait pendant la normalisation, la pr´esence ou l’absence de formule positive dans le b´enitier est utilis´ee en compl´ement de l’information de polarit´e.

Cette direction de recherche a ´et´e extrˆemement fructueuse. Elle a engendr´e une ana- lyse syst´ematique des traductions de la logique classique dans la logique lin´eaire [DJS97].

En outre, l’approche de LC aux polarit´es a ´et´e ´etendu `a la formulation de la logique po- laris´ee LLP [Lau02]. Celle-ci a l’avantage d’offrir une th´eorie des r´eseaux plus simple (par exemple, en ce qui concerne les boˆıtes) et de produire des traductions particuli`erement claires de logiques plus traditionnelles. Cette nouvelle syntaxe de r´eseaux de preuve a ´et´e utilis´ee pour repr´esenter les preuves deLC [Lau02] et le λµ-calcul [Lau03].

Références

Documents relatifs

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des

Local dynamic map and Positioning are implemented as two independent Android services, while System management entity, Communication profile handler and Generic message

Pour Frege, l’existence de la référence n'est pas contenue dans la proposition, elle n’est pas impliquée, mais seulement présupposée (ce que montre l’épreuve de

Sequent Rule Ideology: A proof net is a graph in which every vertex rep- resents an inference rule application in the corresponding sequent calculus proof, and every edge of the

We have presented LMF X ∗ as a general framework for emulating the behavior of several known modal proof systems based on ordinary sequents and on nested sequents. This condition is

The kind of encoding that we propose here is useful for the ProofCert project [3, 11], where a general proof checker for focused first-order classical (and intuitionistic) logic is

In the Kripke semantics defined for dual-intuitionistic logic (see [Gor00]), the dual of intuitionistic implication is interpreted as being valid in a possible world if it is valid

We have illustrated this principle by showing how linear logic focusing and logical equivalences can account for object-level proof systems based on sequent calculus, natural