RÉPERCUSSIONS
DESAVITAMINOSES
SUR LEDÉVELOPPEMENT
EMBRYONNAIRECHEZ LE
MAMMIFÈRE
ET L’OISEAUJean ADRIAN
Laboratoire de Biochimie de la nutrition du C. N. R. S., Bellevue, S. ét O.
PLAN DU MÉMOIRE Introduction.
Avitaminoses maternelles et développement embryonnaire chez le Mammi- fère.
Avitaminoses maternelles et développement embryonnaire chez la Poule.
Localisation des mortalités embryonnaires au cours des avitaminoses de la Poule.
Bibliographie.
INTRODUCTION
Un
adage prétend
que la Poulepond
par lebec, soulignant
ainsil’importance
de l’alimentation pour laponte.
Mais cette influence sepoursuit au-delà,
car on a observé maintes fois que la ration de la mère conditionnait l’éclosion des oeufs.Ceci est
particulièrement
vrai en cequi
concerne les vitamines :une ration carencée entraîne inévitablement une diminution
puis
unarrêt de
l’éclosion,
avant de provoquer la cessation de laponte elle-même.
JACQUOT
et ADPIAN( 34 )
ont récemment attiré l’attention sur ce fait.Ce
phénomène s’explique
chez l’oiseau par le fait que l’incubationne permet pas la
synthèse
desvitamines,
àl’exception
de la niacine. Il convient donc quel’oeuf,
au moment de laponte,
contienne lesquantités
de vitamines nécessaires à
l’embryon,
sinon ledéveloppement
de ce der-nier
risquera
de demeurerincomplet.
Bien que les faits soient moins nets, il en est de même chez les mammi- fères pour
lesquels
un certainquantum vitaminique
estindispensable
àl’évolution normale de la
gestation.
Il existe unebibliographie
relative-ment abondante concernant l’influence des avitaminoses sur la repro-
duction des animaux de laboratoire
(Rat)
ou de ferme(Porc,
ovins etbovins).
Ces travaux(G IROUD , JACQUOT, ’U’ ARKANY )
font état de troublesmultiples qui
vont del’avortement
pur etsimple
aux malformationsembryonnaires.
Par contre, les données sont
plus
rares en cequi
concerne les oiseaux et notamment lavolaille ;
c’estpourquoi
nous donneronsplus d’impor-
tance à l’étude de l’oiseau
qu’à
celle dumammifère,
estimant que la liste des anomalies et la courbe de mortalité desembryons
de Poulescarencées en vitamines contribueront à une meilleure connaissance des
phénomènes
dereproduction
chez uneespèce
considéréelongtemps
commesecondaire et devenue
depuis
peu d’uneimportance économique primor-
diale.
En
bref,
pour situer leproblème
dans sonensemble,
nousrappel-
lerons tout d’abord les manifestations des avitaminoses au cours du dé-
veloppement embryonnaire
du mammifère avantd’envisager
le cas del’oiseau.
I. - AVITAMINOSES MATERNELLES
ET
DÉVELOPPEMENT
EMBRYONNAIRE CHEZ LE MAMMIFÈRE Tous les facteursvitaminiques
n’ont pas été étudiéségalement
dupoint
de vuequi
nous intéresse : c’est ainsi que l’on connaît mal lesréper-
cussions sur
l’embryon
d’uneathiaminose,
alors que, par contre, la des-cription
d’unembryon
subissant une carence en vitamine A est faite d’une manière détaillée.Par
ailleurs,
il convient d’avoir àl’esprit quelques
observations d’ordregénéral.
i. -
Etant
donnée l’activité de la microflore du rumen, lespoly- gastriques
sont insensibles aux avitaminoses B.2
. - Certaines avitaminoses
requièrent
des artificesparticuliers ;
dece fait on connaît mal l’influence de la niacine ou de la biotine sur le dé-
veloppement embryonnaire.
3
. - Toute avitaminose
aiguë
entraîne lastérilité,
soit par défaut defécondation,
soit parrésorption
des foetus.L’action
tératogénique
des avitaminoses s’excerce dans une zoneétroite
correspondant
à une chute de 30 p. 100 des réserveshépatiques
de la mère
(GiROUD, 24).
4
. - L’action des vitamines au cours de la
gestation
obéit au fac-teur
chronologique :
une carence établie avant ou au moment de l’accou-plement produit
des accidents et des troublesembryonnaires,
alors que la même carence sera sans influence si elle est instaurée dans la secondepartie
de lagestation (J ACOUOT ).
En
résumé,
si l’on veut obtenir une avitaminosepossédant
un pou- voirtératogène,
il est nécessaire de réunir les 2 conditions suivantes :- la mère doit être carencée dès
l’accouplement ;
- la déficience doit être relativement modérée.
La vitamine A. - La
répercussion
laplus caractéristique
de cettecarence est la mise bas d’animaux
aveugles.
Cette cécité a étél’objet
denombreuses études et son
étiologie
est maintenant élucidée. Deux causespeuvent
la provoquer :- soit que la déficience en vitamine A entraîne un
épaississement
de la boîte crânienne ayant pour
conséquence
unecompression
du chiosmaoptique
et une cécité concomitante(M OORE ,
Hu!!M.!rr et DUNCAN,45 ),
- soit que la différenciation de l’oeil demeure
incomplète :
lachambre
antérieure,
l’iris et les corps ciliaires sontabsents,
le corps vi- treux estremplacé
par du tissuconjonctif ;
la rétine elle-même sepré-
sente sous forme de cortex cérébral et on y observe des colobomes. Ces
images
traduisent l’absence de différenciation dans lespremiers
stadesdu
développement embryonnaire (W ARKANY
etSC HR AFFE NB E R GE R , 59)!
Ces malfomations oculaires sont visibles chez le Rat dès le 16e
jour
dela
gestation.
En dehors de ces
troubles,
l’avitaminose Aproduit
chez lejeune
Rat issu de mère carencée un retard de dentition affectant
spécialement
les incisives et les molaires
(M ELL ANBY, 44) !
De même, W’msorr et WARKANY
(6 0 )
constatent chez lesembryons
de Rat des reins en « fer à
cheval »,
c’est-à-direjoints
sur laligne médiane,
des malformations nombreuses del’appareil génito-urinaire portant
sur-tout sur le sexe mâle
(les
testicules restentremontés,
lagouttière
uré-thale demeure
ouverte).
HALE
( 25 , 2 6) précise
lesrépercussions
d’une avitaminose A chezl’embryon
de la Truie : lessymptômes
lesplus importants
sont ceuxqui
serapportent
àl’appareil
oculaire etqui provoquent
unemicrophtalmie
ou même une
anaphtalmie.
Enplus,
lesembryons portent
des fentespalatales
avec malformations de lapartie
antérieure du museau(bec
delièvre)
ainsi que des anomalies auriculaires.Enfin,
comme nous l’avonssouligné,
à desdegrés plus
graves decarence, les avitaminoses
provoquent
une stérilité des femelles. Ce fait s’observe notamment dans les avitaminoses A où l’on obtientfréquem-
ment la mise bas d’animaux morts nés ou
non-viables,
ou bien encore desrésorptions
de foetus. Bien que cecidépasse
le cadre de notre propos il était utile designaler
lafréquence
de cephénomène,
observée aussi biensur mouton
(HART
etcoll., 2 8),
que chez le Porc(H U G HES , 3 z)
ou leRat
(M A SON, 42).
La vitamine D. - I,a déficience des mères en ce facteur entraîne
l’apparition
du rachitisme chez lesembryons.
Ce trouble est suffisammentconnu pour que nous soyons
dispensé
de le décrire minutieusement. Si-gnalons
seulement les conclusions d’un travail de WARKANY( 55 ) qui
observe chez
l’embryon
de Rat une courbure accentuée des oslongs
comme le radius et le
cubitus,
le tibia et lepéroné,
ainsi quel’aspect
an-guleux
des côtes.La nature elle-même de l’os est
atteinte,
la zonecartilagineuse
étantplus
étendue et la limite de l’ossificationirrégulière ; néanmoins,
les os touchés neprésentent
pas lescaractéristiques
exactes des tissus osseuxrachitiques
de l’adulte.La vitamine B2. - BOLOGNA et coll.
( 5 ),
GiROLIn et coll.( 21 )
etW
ARKANY et coll.
( 5 6)
décrivent les malformations subies parl’embryon
de Rat à la suite d’ariboflavinose
maternelle ;
ces troubles sontmultiples.
Le
squelette
est atteint : on constate un raccourcissement de certainsos et notamment de la mâchoire
inférieure,
du radius etcubitus,
du ti- bia et dupéroné.
Parfois on note même l’absence d’un de ces os. On re-lève,
parailleurs,
dusyndactylisme,
des fentes dupalais
dans l’axe lon-gitudinal.
L’étude
histologique
des os montre une altération desparties
carti-lagineuses
et du tissu osseux lui-même. I,abrachymélie
toucheprinci- palement
lessegments
distaux. Ilapparaît
aussi que lesparties
carti-lagineuses
sontresponsables
dusyndactylisme.
W
ARKANY et coll.
(5 7 )
ont montré que ces malformations surve-naient le 13e-I4e
jour
de lagestation ;
lescartilages
étant atteints aumoment de la chondrification
(!8).
C’est à ce stade que la déficience enriboflavine est
critique, puisqu’une
administration de vitamine B2peut
encore
empêcher l’apparition
desymptômes (5 7 ).
L’acide pantothénique. - Les
répercussions
de la carence en ce fac- teur ont étéparticulièrement
étudiées par 1,EFEBVRES( 23 , 39 ) qui
anoté 2 anomalies
principales
chez le Rat :l’exencéphalie
etl’anophtal-
mie.
Le
premier
de cessymptômes
se traduit par l’absence de la voîite crânienne : le cerveau est en contact direct avecl’épiderme.
I,etissu cervical est altéré et il existe alors une sorte
d’anencéphalie.
Par
ailleurs,
l’oeil estplus
ou moins atteint : tantôt il subsiste une ébauche de trèspetite
taille et de constitutionanarchique,
tantôt l’oeil est tota-lement
absent ; cependant,
même dans ce cas, on trouve les annexesde
l’appareil
oculaire(paupières, glandes lacrymales).
D’autres
symptômes
secondairespeuvent
se rencontrer, tels desoedèmes,
deshémorragies
aux extrémités desmembres, qui
provoquent à leur tour des déformations dusquelette
desdoigts.
L’acide folique. - THiERSCH et coll.
(5 3 ),
enajoutant
à unrégime
un
antagoniste
de l’acidefolique,
arrivent à obtenir desembryons
nonviables et
présentant
une altération dumésenchyme.
H
OGAN et coll.
( 29 )
ont mis en évidencequ’une
carence en acidefolique
des mères entraînaitl’apparition
depetits hydrocéphales ;
cerésultat étant obtenu aussi bien par
régime
carencé que paradjonction
d’anti-acide
ptéroylglutamique.
Reprenant
cetteétude,
GiRouD et LEFEVBRES( 22 )
notent par ordred’importance :
des troublesoculaires,
des malformations du museau et des anomalies du tronc.L’œil se
développe
d’une manièreanarchique,
et ses différentes par- tiesapparaissent
trèsplissées ;
la fente choroïdienne demeure ouverte.I,e cristallin
existe,
mais très déformé. Onrelève,
parailleurs,
des becs de lièvre et uneatrophie
des fosses nasales.Enfin,
les organes du tronc(coeur, foie, intestin)
se trouvent souventdéplacés
par suite d’un manque de fermeture de laparoi
du corps. Cesymptôme
semblecaractéristique
de la carencefolique,
nous le retrou-verons chez la Volaille.
Ces anomalies ne sont
cependant
pas les seules observables dans lesembryons
déficients en acidefolique.
Dans la deuxième moitié de lagestation
de la Rate, si la ration renferme un anti-acidefolique
les em-bryons
offrent lessymptômes
del’anémie,
un retard dedéveloppement
de certains organes et des anomalies touchant le
squelette (fente
du pa-lais, syndactylisme) (NE LSON
etcoll., i95a).
Discussion. - I,es organes de
l’embryon
de mammifèreparticuliè-
rement sensibles aux carences
vitaminiques
sont l’oeil d’unepart,
lesquelette
d’autrepart.
Il est assez difficile de rattacher cette localisation aux
signes
cli-niques classiques
que déterminent les avitaminoses chez les animaux à l’état adulte. Chez ces dernierschaque
avitaminose a sa manifestation propre ; il n’en est pas de même à l’endroit del’embryon.
C’est ainsi que le bec de lièvre et lesyndactylisme
sont laconséquence
aussibien de l’avitaminose A que des carences en riboflavine ou en acide
folique.
Par
ailleurs,
la manifestation des avitaminoses maternelles sur l’em-bryon
n’a pas un caractèreunivoque
etspécifique.
Ils’agit
leplus
souventde
réponse
« enéventail », qui peut
atteindre tantôtl’une,
tantôt l’autre des ébauches del’embryon.
C’est
pourquoi
les manifestations des avitaminoses varient selon’optique
de l’auteurqui
les étudie. Parexemple,
lors de la carence enacide
folique
GIROUD s’estpréoccupé principalement
des lésions anato-miques
alors que NELSONenvisage
les troubles del’hématopoièse.
Nous nous bornerons à ce court tableau de la sensibilité
embryon-
naire aux avitaminoses maternelles des mammifères avant d’examiner
plus longuement
cequi
se passe dans le cas del’embryon
de Poule.II. - AVITAMINOSES MATERNELLES
ET
DÉVELOPPEMENT
EMBRYONNAIRE CHEZ LA POULE Les déficiencesvitaminiques
chezl’embryon
de Poulepeuvent
être obtenues par carence directe de la Pouleelle-même, qui,
ainsi ne transmetà l’ceuf que des
quantités sous-optimales
devitamines,
insuffisantes pourun
développement
et une éclosabilité normales. Onpeut
arriver au même résultat par une voie détournée eninjectant
dans l’oeuf des antivitamines.Comme nous l’avons
déjà dit,
les avitaminoses se traduisent essen-tiellement par une diminution de la
ponte
et une chute du taux d’éclo- sion. Ces faits sonttrop
connus pourqu’on
doive lesrappeler.
Nous nouslimiterons donc à
l’aspect plus particulier qui
serapporte
aux troubles dudéveloppement embryonnaire,
soit del’embryon,
soit dupoussin
au moment de l’éclosion.
La vitamine A. - Un seul travail concerne directement l’influence de la carence en vitamine A sur
l’embryon
depoule.
Ils’agit
des obser-vations de Po!,x et SW
( 4 8)
sur lesmalpositions
del’embryon.
Cesauteurs relèvent les
positions
anormales del’embryon
dans 2 lotsd’oeufs ;
le
premier
provenant depoules
alimentées normalement et le second depondeuses
déficientes en vitamine A. Les 2 lots étaientrespectivement
de3
15 6
et de 2 341 œufs.Voici les
pourcentages
de chacune desmalpositions
observées :Rappelons
que laposition
normale veut que le bec soit sous l’aile droite.Il ressort de ces
quelques
chiffres que la vitamine A double à peuprès
lafréquence
desmalpositions.
Ceci aura desrépercussions
au mo-ment de
l’éclosion,
car il est évident que certaines despositions
notéessont
incompatibles
avec lapossibilité
pour lepoussin
de déchirer la co-quille
au 21ejour
de l’incubation.D’autres travaux
portent
non surl’embryon lui-même,
mais sur lejeune poussin
carencé en vitamineA ;
nous les citons à titre de com-plément
d’informations et pour faire ressortir la similitude des symp- tômes de carence entre la volaille et les autresespèces
animales.C’est ainsi que CHAPMAN
(6)
relève les troubles suivants chez despoussins
de 4 semaines :- sécrétion
lacrymale excessive ;
- faiblesse grave des
pattes ;
- retard de
croissance ;
- calculs rénaux et
urinaires ;
- kératinisation des
épithéliums
du bec et del’oesophage.
M A T
ZKO et coll.
( 43 )
confirment l’existence de cessymptômes
etaj outent :
- une résistance aux infections
amoindries ;
- une
conjonctivite
et d’autres troublesoculaires;
- des lésions
buccales, rénales, pulmonaires, nasales,
etc.Enfin,
onpeut
citer les conclusions de FELL et M!!,r,AMBy( 15 ),
démontrant que des
greffes
d’ectodermed’embryon
de Pouletransposées
sur un milieu
hypervitaminé (r o0o
à 300o U1/ 100 cc) fabriquent
unépithélium
sécréteur du mucus, à la manière de la muqueusenasale,
etne
peuvent plus
former de cellules kératinisées. Cephénomène
est réver-sible en ce sens que si la
greffe
passe du milieu enrichi à un milieu normal(
250
à 300 UI/ 100 cc)
il se forme unépithélium
squameux et kéra- tinisé sous le tissuproducteur
du mucus,qui
a lui-même tendance àdisparaître.
La vitamine E. - Les
répercussions
surl’embryon
de Poule d’une déficience en vitamine E ont étéanalysées
par AnaMSTOrr!( 1 , 2 )
d’unepart,
et par F!RGUSOrr et coll.(r6)
d’autrepart.
Le
premier
a révélé l’existence d’un étathémorragique particulier
au
4 e jour.
Il observeprincipalement
deshémorragies,
à l’extérieur commeà
l’intérieur,
ducoelome,
unedésintégration
des vaisseauxsanguins
du blastoderme.
En même
temps,
c’est-à-diretoujours
vers le 4ejour,
ilpeut
se for-mer dans le blastoderme une sorte d’anneau
qui interrompt
ou inhibela circulation vitelline et provoque aussi la mort de
l’embryon.
Si ce stade du 4e
jour
estpassé,
d’autresrisques apparaissent
etnotamment des
ruptures spontanées
de canauxvasculaires,
avec uneparticularité qui
semble propre à la carence en vitamine E : à l’endroit del’hémorragie
on reconnaît uneagrégation
de cellules d’untype parti-
culier : le noyau est uniformément sombre
(pycnose)
et lecytoplasme
demeure clair.
!ERGUSON,
de soncôté,
s’estpréoccupé
des malformations oculaires del’embryon
deDindon ;
elles sont nombreuses et entraînent nécessai- rement la cécité des animaux survivants.On rencontre tout d’abord un renflement de la
cornée, qui peut
allerjusqu’à
faire croire à une saillie de l’oeil dans les cas extrêmes. Associé à cephénomène,
on note une formeirrégulière
de l’iris. Parfois les vais-seaux
sanguins
de laconjonctive
sont dilatés et onpeut
déceler des oedèmes auxpaupières.
A l’intérieur de l’oeil les
perturbations
sontmultiples :
l’humeur vi- treuse est souventhémorragique.
La lentille estparticulièrement
tou-chée : on constate une
dégénérescence
de sapartie
centrale etpostérieure ;
en la
disséquant
on détache une seconde lentille minuscule et deplus
il s’écoule un
liquide
aqueux.Enfin,
dans les derniers stades dudéveloppement,
il sedépose
unlouche
jaune-verdâtre
entre la cornée et la lentille.Si les oeufs
proviennent
d’une rationéquilibrée
en vitamineE,
aucunde ces troubles
n’apparaît.
Les yeux sont normaux : lapupille
estronde,
l’humeur vitreuse
claire,
la lentille est cristalline et solide.En ce
qui
concerne lesembryons carencés,
onpeut
noter( 1 6)
uneréduction de la
longueur
du corps, despattes
et des ailes. Au moment del’éclosion,
lespoussins piquent
lacoquille,
mais nepeuvent cependant
pas éclore.
Parmi 71
embryons
mortspendant
lesquelques jours qui précèdent l’éclosion,
F’!RGUSOrr relève lespourcentages
suivants de malformations :La vitamine Bl. - NABER et coll.
( 4 6)
ont inhibé ledéveloppement
normal de
l’embryon
eninjectant
dans l’oeuf des anti-thiamines(néopy-
rithiamine ou
oxythiamine).
Cesinjections
sontparticulièrement
efficacessi elles sont
pratiquées
au début de l’incubation.I,’oxythiamine
provoque des cedèmes sur lesrégions proches
dupoint d’injection,
et une accumulation d’acidepyrivique ;
par contre, cette antivitamine ne déclenche pas de troublesneurologiques.
En
présence
denéopyrithiamine,
aucontraire, l’embryon développe
les
symptômes
nerveuxclassiques
de lapolynévrite.
Si
l’injection
a lieu dans la seconde moitié del’incubation, l’embryon
arrive au terme de son
développement,
mais lepoussin présente
de lapolynévrite : ataxie,
rétraction de la tête,perte d’équilibre
etparalysie.
Dans les
embryons
morts avantl’éclosion,
on relève desoedèmes,
des hernies abdominales et deshémorragies
engrande
abondance.Nous n’avons pas
d’exemples
des effets d’une carence directe enthiamine chez
l’embryon
dePoule,
mais ceci semble maintenant super-flu,
en ce sens que ladescription
dessignes cliniques
obtenus parinjec-
tion d’antithiamines
correspond
au tableauclassique
de la déficience envitamine Bi. Il
peut
être curieux de noter que les 2 antivitamines sem-blent se
partager
laproduction
dessignes d’avitaminose,
l’une touchant le tissu nerveux tandis que l’autre provoque les autres troubles(oedèmes, etc.)
de la carence.La vitamine B2. - 1/effet de la carence en riboflavine sur
l’embryon
de Poule a été observé à 2
reprises.
ENGEL et coll.
(1 4 ),
en 1940, ont d’abord déterminé laquantité
minimum de vitamine B2
compatible
avec une éclosion normale : on nepeut
descendre au-dessous de 2,5 à 3,o vg par g d’albumen. Ce chiffrecorrespond approximativement
à une chute d’environ 20 à 30 p. 100de la teneur normale de l’albumen en
riboflavine,
et confirme les résultats de I,E!!BVR!s( 24 )
sur le Rat.Dans y
embryons
déficients en vitamine B2, ErrG!!, et coll. ob- servent les troublessuivants, exprimés
enpourcentage :
En
plus
de ces altérations du tissu nerveux, les auteurs relèvent uneatrophie
duthymus
dans la moitié desembryons déficients ;
par contre, le cerveau neprésente
pas delésions,
et les reins semblent normaux.RoMArro!! et BauERrrxErrrD
( 49 )
montrent que la déficience enriboflavine provoque 3
pointes
de mortalitépendant
l’incubation(voir graphiques
I etII),
et observent l’état desembryons
à chacune de cespériodes,
c’est-à-dire les 4e, i4e et zrejour.
ASPECT DES EMBRYONS Au qe
JouR :
la taille del’embryon
carencéest nettement
plus petite ;
le blastoderme révèle un début dedésorgani-
sation du
système
circulatoire et l’amorce d’un anneauprovoquant
lamort de
l’embryon,
ainsiqu’!rrG!!,
l’avait noté.ASPECT DES EMBRYONS AU 14
Joup :
A ce moment,l’embryon
carencé
pèse
6 g contre 9 g pour l’oeuf normal.I,a déficience en vitamine B2 se traduit par :
- une micromélie
généralisée :
les membres sont extrêmement courts ;- un
prognatisme supérieur :
le bec inférieur estraccourci ;
- un état oedémateux dans la
région
du cou ;- un retard dans le
développement
du duvet.En
plus,
le foieprésente
unaspect pathologique,
notamment lelobe
gauche.
Au lieu dejaune clair,
sa couleurpeut
aller de brun à vertfoncé,
et il estcoupé
de bandes blanchesétroites, marquant
uneatrophie
du tissu
hépatique.
ASPECT DES EMBRYONS AU aze
jour
Il semblequ’à
cetteépoque
ladéficience provoque 2
types d’embryons :
les uns ont un retard de crois-sance de 40 p. ioo par
rapport
auxembryons
normaux, tandis que d’autresprésentent
uneatrophie insignifiante ( 10
p.ioo).
’La carence entraîne un
plumage
très réduit et une déformation despattes caractéristique
de l’ariboflavinose(curled toe) :
lespieds
sonttournés l’un vers
l’autre,
et les animauxs’appuient
sur leurs tarses etmétatarses pour marcher.
La vitamine PP. - Ce facteur étant
synthétisé
au cours de l’incu-bation,
on nepeut
mesurer les effets d’une déficience en niacine chezl’embryon
de Poule. Il faudraitinjecter
des anti-vitamines dans ladeuxième moitié de l’incubation pour obtenir une carence artificielle
en cette vitamine. Par
ailleurs,
HANSBOROUGH( 27 )
apratiqué
des in-jections
de niacine dansl’oeuf,
mais à des dosesbeaucoup trop
fortespour que les résultats obtenus
puissent
êtrepris
en considération : dans les conditions del’expérience
il était inévitable deperturber l’embryon.
La vitamine B6. - Des travaux relatent l’influence néfaste
d’injec-
tions d’antivitamines B6 sur l’éclosabilité des
oeufs ; néanmoins,
le rôle de ces substances sur ledéveloppement proprement
dit del’embryon
aété
quelque
peunégligé.
K AR rroFSx
y et coll.
( 3 8),
en ig5o, ont effleuré lesujet,
et concluentque la
méthoxypyridoxine
et ladesoxypyridoxine peuvent
provoquer la mort del’embryon
sans en modifier lepoids,
ni sans faireapparaître
desmalformations
anatomiques.
Il fautcependant souligner
que ces auteurs n’ont pas cherchéprincipalement
à découvrir d’éventuelles altérations tissulaires ou des modificationsmicroscopiques.
Ilsconcluent,
en outre, que le mécanisme de toxicité desanti-pyridoxines
n’est pas élucidé.L’acide folique. - Un
premier travail,
de WaG!,!y et MORGAN(54) rapporte
l’action d’unantagoniste
de l’acidefolique
au cours du déve-loppement embryonnaire.
Le 7ejour
de l’incubation onpratique
des in-jections
d’acideamino- 4 - ptéroylglutamique,
et les auteurs en observentle retentissement dans le domaine
hématopoïétique.
Ils constatent des modificationsqualitatives
etquantitatives :
dans lespremières
serangent
des altérations du noyau des celluleshématopoïétiques :
pycnose, caryo-lyse
etcaryorexie.
Deplus,
les îlotssanguins
du sac vitellin diminuenten nombre et en taille.
Enfin,
à la dose de o,oo5 mg l’acideamino- 4 - ptéroylglutamique
entraîne une chute du nombre des hématies(z, 3
mil-lion par ce contre
1 ,8 million)
et de laquantité d’hémoglobine ( 5 , 1
g pour 100ce contre6,5 g).
K AR rroFSh
y et coll.
( 3 6)
ontrepris
cette étude en utilisant des in-jections
d’acideamino- 4 - diméthyl
9-ioptéroylglutamique
ou acideamino-
4
-méthyl
Nioptéroylglutamique.
Leur action sur lepoids
desembryons
est très nette :A 12
jours,
lesembryons
offrent les anomalies snivantes :- la tête est
aplatie ;
- les yeux
petits,
bienqu’on
observe une dilatationfréquente
dela chambre
antérieure ;
- la
partie
inférieure du bec est souvent trèsréduite
etparfois
onen constate une absence
totale ;
ERRATA
Deux modifications sont à
apporter
au mémoire de M. MERAT inti- tulé :Génétique factovielle
etproduction
chez les volailles - I -Plumage
a Hermine » ou «
Sauvage
» relation avec La croissance enpoids
- paru dans les Annales deZootechnie,
n°2, 19 5 8 :
W page
13 8, ligne
2,après
a ... attribuer les différences moyennes de croissance observées à l’action des allèles e ou e -f-,ajouter :
« ou degènes
liés ».2
° page 140,
ligne 6,
au lieu de «qui
assurent la croissance laplus
régulière »,
écrire :« qui s’accom!agnent
de la croissance laplus régulière
».- le cou est
long
et tordu surlui-même ;
- les viscères sont
parfois éparses
à l’extérieur del’embryon ;
- le coeur est entouré d’une
poche
d’eau ou defluide ;
- les
pattes
sont anormales et souvent les membrespostérieurs
sont
pratiquement absents ;
-
enfin,
lesembryons présentent
des oedèmesplus
ou moinsgéné-
ralisés.
SurrD! et coll.
( 52 )
se sontpenchés
sur les modificationsanatomiques engendrées
au cours de la carence en acidefolique.
On note dusyndac- tylisme,
et une déformation de lapartie supérieure
du becqui
confère àl’animal une sorte de « bec de
perroquet ».
Dans le
squelette,
il estfréquent
d’observer une courbure accentuée dutibiotarsus,
mais le tarsometatarsus n’est pas atteint.La biotine. - CRAVENS et coll.
( 10 )
ontanalysé
lessymptômes
decarence en biotine chez des
embryons
au 8ejour
de l’incubation. Par ordred’importance
ils classent d’abord lachondrodystrophie
et lesyndacty- lisme,
et ensuite viennent leshémorragies,
les anomalies duplumage,
les oedèmes et le retard de taille.
Voici les
pourcentages
de troubles observés au 8ejour :
I,e terme de
chondrodystrophie
est réservé auxembryons présen-
tant un « bec de
perroquet
» accusé. Les auteurs estiment que ce symp- tôme estcaractéristique
de la carence en biotine.I,e duvet « clubbed » se rencontre
principalement
sur le cou et l’ab-domen.
Cette étude a été
reprise
par CoucH et coll( 9 ) qui
mettent l’accentsur les déformations osseuses des
embryons :
- les os
subissent,
engénéral,
unraccourcissement,
comme celase voit pour le
tibiotarse,
lecrâne,
lespattes
et les ailes. Deplus,
les ossont souvent
marqués
en leur milieu par unépaississement
ou un renfle-ment, c’est le cas pour
l’humérus,
leradius,
unepartie
dumétacarpe,
etc ;- on observe
parfois
une rétraction de la tête ;- le
symptôme
leplus frappant
concerne lespattes :
on note dupérosis
engrande
abondance : les articulations dujarret
sont distendueset déformées ce
qui
se traduit par uneposition
anormale des pattes.Les
pattes
sontraides, courbées,
et tendues versl’arrière ;
en con-séquence,
l’animal nepeut
tenir debout à l’éclosion.La vitamine B12. - Ce facteur récent a fait
l’objet
de nombreux travaux, lesrépercussions
de sa déficience dans l’oeuf ont été étudiées abon- damment.Les
premières
observations sont celles de OLCESE et coll.( 47 ), qui peuvent
se résumer ainsi :-
myoatrophie
de lapatte (longueur normale,
mais minceurextrême);
- état
hémorragique répandu
sur tout le corps. Leshémorragies
se voient dans les muscles et les
parties cartilagineuses
des os. Ceci escause de la couleur rouge sombre rencontrée dans les
articulations,
etprin- cipalement
aujoint
tibiotarsal-tarsométatarsal. Cesymptôme peut
être
rapproché
duscorbut ;
- on rencontre
également
deshémorragies
dansl’allantoïde ;
-
enfin,
les2/3
desembryons
ont uneposition
anormale : la tête entre les cuisses.FE
RGUSON et CoucH
( 17 ,
18,ig)
ontrepris
cette étude et ont con-firmé les observations de OLCESE ; en
plus,
ils notent :- des oedèmes à des
degrés divers,
et souventgénéralisés ;
- un
plumage
déficient(ce signe
estcaractéristique
de lacarence) ;
- le coeur est
pâle, dilaté,
de formeirrégulière,
avec des hémor-ragies
dans4 6
p. ioo desembryons ;
les auricules sontengorgés
de sang ;- le foie est aussi
hémorragique
dans 41 p. 100 des cas. On y re- lève des infiltrationsgraisseuses ;
- le rein est atteint dans les mêmes conditions : il est très hémor-
ragique ;
- les
parois
du tubedigestif
sont extrêmementminces ;
l’iléon estparfois
dilaté etrempli
d’unliquide
verdâtre. I,à aussi deshémorragies
se
produisent :
dans lejabot,
legésier,
leduodénum, l’iléon,
et larégion péritonéale ;
- la
thyroïde
esthyperplasique,
et cette anomalie survient surtoutà la fin de l’incubation
( I7 e
au 21ejour) ;
- les muscles sont
plus petits
et semblent « tendinous ».Toujours
FERGUSON et coll.( 20 ) analysent
139embryons
etexpriment quantitativement
les diverses anomalies de la carence en B12. I,eurs résultats sont donnés en p. 100 ci-dessous :Dans cette
déficience,
il existe unsigne qu’il
est difficile de chiffrer etqui, néanmoins,
offre un intérêtparticulier :
c’est l’étatgraisseux
denombreux organes de
l’embryon.
I,es fibres musculaires sont distendues par des oedèmes et les
glo-
bules de
graisse qu’on
décèle sontplus
gros que la normale.Néanmoins,
les muscles des carencés sont
plus petits
que chez lesembryons
normaux.Le retard de croissance de
l’embryon
atteint du resteprès
de 50 p. 100. Contrairement à cequ’on
aurait puattendre,
le foien’apparaît
pas extrêmement gras, néanmoins les vacuoles de
graisse
sontplus
nom-breuses. Cet organe est
cependant
atteint par la carence en vitamine BI2 :on note des
régions hémorragiques
et delarges
lésionsnécrotiques
loca-lisées surtout vers la tranche des lobes du foie. Ces lésions ne
provoquent
pas de réactions inflammatoires.
Enfin,
ces foiesapparaissent
riches englobules
rouges.On observe des
gouttelettes
degraisse, plus
grosses que lanormale,
dans les tissus du tubedigestif,
les alvéolespulmonaires
etl’épithélium
de la trachée et dans celui du rein.
Ces accumulations
graisseuses
dufoie,
desreins,
du coeur et du tubedigestif
observées au cours de la carence Bi2disparaissent
parinjection
de BI2 dans l’oeuf
(F ERGUSON
etCouC H , 17 ).
Au
sujet
de cesinfiltrations,
il fautsouligner
quel’aspect patholo- gique
des cellulescardiaques,
rénales ethépatiques
ne sont pas propor- tionnelles à laquantité
delipides qu’elles
renferment(i8).
Enfin,
dans les casd’hémorragies cérébrales,
on retrouve du sang dans les espaces subarachnidoïdiens et dans le tissu cervical. On a cons-taté
quelques
lésionsdégénérescentes
du cerveau et du cordonspinal,
avec
présence
simultanée d’hématies dans ces organes.Par
ailleurs,
d’autres effets de la déficience B 12 ont encore été observés.Hsu et coll.
( 30 )
ont mesuré lesquantités d’érythrocytes
et d’hémo-globine
dans le sangd’embryons
carencés ousupplémentés
par 2 ug de B12 :
Ces taux différents sont
responsables
d’uneproduction
deCO 2
moinsélevée dans la carence en vitamine BIZ, telle est la conclusion deMARIAKU-
I,
ANDAI et McGINNIS
(41).
En
résumé,
la déficience en vitamine B12 se traduit defaçon
trèscomplexe
au niveau del’embryon,
et on peut ainsi résumer les symp- tômes de carences :-
augmentation
du tauxlipidique
des tissusparenchymateux ;
-
hémorragies ;
-
oedèmes ;
- nécrose du
foie,
desreins,
du cordonspinal ;
- diminution des
érythrocytes
et du tauxd’hémoglobine ;
- diminution de la taille et des muscles de
l’embryon.
Discussion. - Nous dressons dans le tableau 1 la liste des organes de
l’embryon
de Poule atteints par les avitaminoses ainsi que lesquelques
anomalies
provoquées
par ces carences. Bienqu’un
même organepuisse
être touché par diverses carences, les troubles
qui
en résultentpeuvent
être
caractéristiques
dans certains cas : parexemple,
leshémorragies
survenant dans les
premiers
stades dedéveloppement
au cours de l’avi-taminose
E,
etqui s’accompagnent
d’un groupe de cellulesprofondé-
ment altérées. De même la carence
folique
provoque des troubles carac-téristiques
del’hématopoièse.
Cependant,
pour identifier une avitaminose à l’aide de l’examen des troublesengendrés
chezl’embryon,
il est nécessaire deprocéder
àdes tests assez fins
(histologie,
parexemple)
car l’examensuperficiel (dissection)
estincapable
de résoudre ceproblème.
Eneffet,
si on se re-porte au
tableau,
on constate que 4 avitaminoses entraînentl’apparition
d’oedèmes chez
l’embryon (E,
Bi, B2,B 12 )
et que 5carencesvitaminiques
diminuent la taille de
l’embryon (E,
B2, acidefolique,
biotine etB
I2 ) .
De
plus,
des causes variées etétrangères
à lavitaminologie peuvent
causer à
l’embryon
desdommages
voisins de ceux résultant des avita- minoses.Tout d’abord une
simple
causephysique exogène peut
provoquer au 4e
jour
des troubles circulatoires mortels commel’ariboflavinose,
c’estune
température
d’incubationtrop
élevée(A LSOP ,
3, et KoMArro!! etcoll., 5 0 ).
De même, unesurcharge
en thallium del’embryon
au 4ejour
provoque des troubles dont une
partie
estanalogue
à ceuxproduits
parune carence
folique :
bec deperroquet,
têtepetite,
yeuxpetits,
extré-mités raccourcies
(K ARNOFSKY
et coll.37 ).
Ces anomalies ne sont pascorrigées
par les vitamines B suivantes :niacine,
biotine ou riboflavine.Des
injections
d’insuline entraînentégalement
des troubles que nousavons décrits à
plusieurs reprises
en détaillant lesrépercussions
des avita-minoses :
syndactylisme,
troublesoculaires, perosis,
raccourcissement et torsion dusquelette (fémur, tibiotarsus, humerus,
radius et cubitus, CouCH et
coll., 8).
Une carence en
manganèse
provoqueégalement
chezl’embryon
des malformations observées lors de carences
vitaminiques :
chondro-dystrophie, oedèmes, plumage
peudéveloppé ( 40 ).
En