PIC® 2015
MANUEL DE GESTION DES TRUIES ET
COCHETTES
NEVER STOP IMPROVING
Respectant notre devise, « S’améliorer continuellement », nous sommes heureux de présenter l’édition 2015 du manuel de gestion des truies et cochettes de PIC.
Ce manuel explique les consignes éprouvées partout dans le monde qui ont servi de pierre d’assise aux connaissances progressistes de pointe. Nous vous offrons les outils pour évaluer la production et les procédures d’exploitation uniformisées (PEU) de votre système. Dans ce manuel, l’équipe des services techniques de PIC partage son expérience, ses résultats et sa vision du futur pour permettre d’améliorer le
perfectionnement de vos employés.
Notre équipe de pointe est fière et heureuse d’offrir ce manuel à nos clients. Il partage des pratiques éprouvées pour vous aider à réaliser l’énorme potentiel génétique des animaux PIC dans votre système et dans le monde.
L’équipe des services techniques 2015
Photos gracieuseté de Tosh Farms, Henry, TN, and Thomas Livestock, Broken Bow, NE.
BIENVENUE À L’ÉDITION 2015
DU MANUEL DE GESTION DES
TRUIES ET COCHETTES DE PIC
PARTIE 1 : GESTION DE LA SANTÉ ...1
Isolement ...1
Acclimatation de santé ...2
Vaccinations ...2
Feedback ...2
PARTIE 2 : GESTION DES COCHETTES ...3
Exigences en matière de reproduction de cochettes et rendement ciblé ...3
Production de cochettes ...6
Exposition aux verrats et détection des chaleurs ...7
PARTIE 3 : STRUCTURE DE PARITÉ ET PRODUCTIVITÉ POUR LA DURÉE DE VIE ...9
Réforme ...10
PARTIE 4 : DÉTECTION DES CHALEURS ...11
PARTIE 5 : ÉLEVAGE ...13
Soins de la semence ...14
Service avec IA classique ...14
Service avec IA post-cervicale ...16
Atténuation de l’infertilité saisonnière ...17
PARTIE 6 : GESTION DE LA GESTATION ...19
Début de gestation ...20
Consignes d’alimentation et état de chair ...20
Contrôle de gestation ...21
Vaccins et vaccins sauvages dans la population résidente ...22
Élevage en groupe ...22
Élevage de truies ...24
PARTIE 7 : GESTION DE LA MISE BAS ...25
Avant la mise bas ...25
Initiation de la mise bas ...26
Aide à la mise bas ...26
Prévention du refroidissement ...27
Allaitement fractionné ...28
Gestion de porcelets à faible poids à la naissance ...28
Optimisation de l’utilisation des mamelles de truie et production laitière ...29
Gestion de l’alimentation animale des truies en lactation ...29
Mortalité avant le sevrage ...31
Âge au sevrage ...32
PARTIE 8 : TRUIES SEVRÉES ...33
Gestion des saillies ...34
BIBLIOGRAPHIE ...35
ANNEXE A ...36
ANNEXE B ...37
ANNEXE C ...39
ANNEXE D ...40
ANNEXE E ...41
TABLE DES MATIÈRES
Sans la production et l’élevage à l’interne de cochettes de remplacement, la seule manière de maintenir les inventaires de truies et une structure de parité constante qui optimise la production de porcelets sevrés est d’intégrer de nouveaux animaux. L’introduction de cochettes représente un défi pour un grand nombre de systèmes de production et elle constitue assurément un risque du point de vue de l’introduction de maladies, ainsi que de la santé et la stabilité du troupeau.
ISOLEMENT
Le but de l’isolement des cochettes de remplacement est d’empêcher la propagation de nouveaux pathogènes dans le troupeau d’accueil. Il faut les isoler du troupeau principal pendant au moins 28 jours et elles doivent être gérées par lots distincts.
Collaborez avec votre vétérinaire pour mettre au point un plan de diagnostic propre à votre troupeau pour empêcher l’introduction de maladies. Les services de santé PIC peuvent vous aider à ce faire au besoin.
Outre les tests sanguins, il est important de recourir aux observations quotidiennes et de réaliser des examens post-mortem sur tout animal qui décède en isolement. Les lésions macroscopiques ou les signes de maladie, comme la toux, la diarrhée et la léthargie peuvent justifier d’autres tests.
PARTIE 1 :
GESTION DE LA SANTÉ
ACCLIMATATION DE SANTÉ
L’objectif de l’acclimatation est d’exposer lentement les animaux entrants aux organismes et pathogènes qui existent dans le troupeau d’accueil tout en laissant amplement de temps aux animaux pour qu’ils récupèrent et développent leur immunité. Une bonne acclimatation exige une étroite surveillance clinique. Une exposition insuffisante nuit au développement de l’immunité, mais une trop grande exposition aux pathogènes peut entraîner la maladie, voire la mort. Votre vétérinaire et les services de santé de PIC peuvent vous aider à mettre sur pied un programme d’acclimatation propre au troupeau.
L’acclimatation doit toujours avoir lieu dans le cadre d’une exposition naturelle et d’un programme de vaccination, conformément aux recommandations de votre vétérinaire. On peut obtenir l’exposition par contact direct avec un porteur de la maladie ou par rétroaction. La vaccination sauvage s’effectue au moyen de fumier ou d’homogénats de tissu provenant du troupeau d’accueil afin d’inoculer oralement les animaux. Les animaux plus vieux ne sont pas de bons porteurs. Évitez donc de les utiliser et tournez-vous plutôt vers les cochettes réformées/P1 comme porteurs.
VACCINATIONS
Les programmes de vaccination peuvent changer selon l’état de santé des animaux de la ferme. Donc, un schéma de vaccination de base est présenté au tableau 1.
• Il peut être recommandé d’administrer le vaccin contre la maladie de Glasser dans les troupeaux qui présentent un historique de ce problème.
• Il est fortement recommandé d’administrer le vaccin contre l’iléite (Lawsonia intracellularis).
• Le vaccin contre le Mycoplasma hyopneumoniae est nécessaire si les animaux de remplacement d’une source myconégative sont introduits dans un troupeau mycopositif. Nous recommandons d’administrer deux doses, dont la deuxième sera administrée au moins quatre semaines avant l’exposition naturelle.
VACCIN SAUVAGE
Les cochettes de remplacement ne doivent pas recevoir e vaccin sauvage avant d’être âgées entre 20 et 22 semaines et pas à moins de trois semaines du premier accouplement. Le contenu peut comprendre des matières fécales des femelles en mise bas au cours des 24 dernières heures (des matières fécales P1 sont préférées), des matières fécales de porcelets et des matières fécales du tractus intestinal de porcelets décédés au cours des 24 dernières heures et âgés de moins de 7 jours. On peut utiliser de l’eau comme dilueur.
Il ne faut pas inclure des agents de séchage puisque ces derniers pourraient détruire les pathogènes et réduire la valeur de la rétroaction.
L’exposition au vaccin sauvage doit avoir lieu trois fois par semaine pendant trois semaines. Certains pathogènes qui causent la diarrhée sont présents dans les intestins de porcelets en santé. Donc, utilisez des intestins provenant de porcelets morts qui ne présentaient pas ces symptômes.
La récupération des infections est également très importante. Les animaux entrants ne devraient plus être porteurs de pathogènes lorsqu’ils rejoignent la population résidente. Ce temps de récupération varie en fonction de l’état de santé, des flux et de la gestion. Plus particulièrement, le temps requis à l’acclimatation des individus sans syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SRRP) varie selon l’état de SRRP du troupeau d’accueil. Les remplacements qui arrivent dans un troupeau atteints de SRRP doivent être exposés aux souches du troupeau d’accueil et on doit leur accorder le temps nécessaire à une bonne récupération. Dans le cas du SRRP, le processus complet peut prendre de 4 à 6 mois. Dans le cas d’éclosions aiguës de maladie, la rétroaction peut nuire à la stabilité de la santé du troupeau. Consultez votre vétérinaire pour obtenir des détails propres à votre troupeau.
TABLEAU 1 : CALENDRIER DE VACCINATION SUGGÉRÉ DES COCHETTES AVANT L’ACCOUPLEMENT
À l’âge de 8 semaines À l’âge de 10 semaines À l’âge de 160 jours À l’âge de 180 jours Érésipèle I
Érésipèle II
Entérite à parvovirus + leptospirose porcine + érésipèle I Entérite à parvovirus + leptospirose porcine + érésipèle II
VACCIN ÂGE
TRAIT
EXIGENCES EN MATIÈRE DE REPRODUCTION DE COCHETTES ET D’OBJECTIFS DE RENDEMENT
Un système commercial doit comprendre le nombre adéquat de cochettes admissibles qui peuvent être accouplées et être productives dans le troupeau jusqu’au niveau de parité 5 et après. Vous devez fournir la bonne taille de multiplication pour alimenter le nombre requis de cochettes admissibles.
Il s’agit habituellement d’une valeur entre 8 et 12 % des inventaires de truies commerciales, ce qui permet à la ferme d’atteindre un taux de remplacement annuel entre 40 et 50 %.
La réduction des normes de sélection de cochettes entraînera une augmentation des cochettes réformées et des pertes par mortalité. Les cochettes admissibles doivent répondre aux exigences indiquées au tableau 2.
PARTIE 2 :
GESTION DES COCHETTES
L’optimisation de la prise alimentaire avant la première saillie est essentielle pour assurer la croissance et le potentiel reproductif selon la taille de la portée. Lorsque l’alimentation est limitée ou interrompue, la taille P1 de la portée peut être compromise. Il est recommandé de fournir aux cochettes une alimentation à volonté dès qu’elles sont placées à la pouponnière jusqu’à l’accouplement. Évitez les restrictions alimentaires pendant la croissance, mais particulièrement lors des 16 jours avant la saillie.
La masse corporelle à la première reproduction est le principal indicateur d’admissibilité. Elle est le reflet de la croissance et de la maturité du corps. Le poids optimal à la première reproduction se situe entre 136 et 145 kg (300 et 320 lb) Lorsqu’on utilise les mesures de flanc à flanc, les cochettes sont prêtes pour la reproduction à un diamètre de 89 à 91,5 cm (35 à 36 po). Cette mesure doit être relevée depuis l’espace où la patte arrière croise le corps d’un côté jusqu’à la même position de l’autre côté (Young and Aherne 2005).
Les cochettes commerciales atteignent habituellement la masse corporelle recommandée autour de leur 200e jour de vie.
Les cochettes de plus de 145 kg (320 lb) augmentent les coûts de production en raison de la moulée supplémentaire, des installations et de l’équipement nécessaires. Les cochettes plus lourdes coûtent
également davantage en alimentation pendant leur durée de vie. Les truies dont la première saillie a lieu à 160 kg (350 lb) exigent habituellement 150 g (0,33 lb) de nourriture supplémentaire par jour de gestation qu’une truie dont la saillie a lieu à 136 kg (300 lb). De plus, les cochettes plus lourdes ont tendance à mener une vie productive moins longue sur la ferme. Elles ont également tendance à éprouver une chute de leur rendement de deuxième parité ou à présenter un intervalle de sevrage au service plus long.
Le gain moyen quotidien (GMQ) pendant la durée de vie entre la naissance et la première reproduction s’est récemment révélé être un nouvel indicateur clé. Il permet de saillir les cochettes au poids et à
l’âge précédemment mentionnés. Le GMQ optimal des cochettes de remplacement est de 682 à 773 g (1,5 à 1,7 lb) par jour. Si possible, évitez de saillir les cochettes dont le GMQ à vie est supérieur à 818 g (1,88 lb) par jour et inférieur à 591 g (1,3 lb) par jour. Consultez le tableau 3 pour une référence rapide sur les relations âge/poids selon les différents scénarios de GMQ à vie.
TABLEAU 2 : ADMISSIBILITÉ DES COCHETTES
Ne limitez pas l’apport alimentaire. Laissez les cochettes manger tant qu’elles veulent et prévoyez au moins 3,6 kg (8 lb) par jour 136 à 145 kg (300 à 320 lb)
0,68 à 0,77 kg/jr (1,5 à 1,7 lb/jr) (naissance à la saillie) Moins de 0,59 kg/jr (1,3 lb/jr) limite le rendement de reproduction. On peut associer une baisse de rendement à vie à un GMQ supérieur à 0,82 kg (1,7 lb) par jour.
90 %, pour éliminer le 10 % inférieur de sujets au rendement potentiel moins élevé
90%, to get rid of the bottom 10% of potential bad performers
200 à 210 jours; 2e chaleur
+++++
+ + + + +
+ + + + +
+ + + + + + + + + + + + + Maximiser l’alimentation
avant la première saillie
Masse corporelle
GMQ
Niveau d’immunité Sélection
Âge
TRAIT OBJECTIF IMPORTANCE RELATIVE
PARTIE 2 : GESTION DES COCHETTES
Lorsque vous utilisez un système d’alimentation électronique des cochettes, il est important de les
entraîner au poste d’alimentation aussitôt que possible. Une fois les cochettes entraînées (habituellement après 2 semaines) et après avoir noté des chaleurs, déplacez-les vers des cages au moins 16 jours avant l’accouplement.
Chaque système de production présente ses propres objectifs de production pour les cochettes entrantes.
Réalisez une évaluation du rendement et des protocoles de gestion pour déterminer les occasions d’amélioration. Consultez le tableau 4 en référence. Voici quelques exemples de bons objectifs :
• Utiliser des procédures de gestion de cochettes pour accroître le nombre de cochettes dans un cycle de chaleur documenté
• Comprendre les cycles de chaleur des cochettes pour atteindre avec précision les objectifs d’accouplement et de mise bas
• Atteindre des pourcentages plus élevés de naissances de porcelets vivants et sevrés/mis en marché pendant la durée de vie
• Améliorer considérablement la rétention de parité
• Prendre des décisions plus rapides concernant les cochettes non productives • Réduire les coûts d’entrée généraux des cochettes
Lorsque les cochettes entrent à la ferme, il faut les gérer de manière à ne pas nuire à leur potentiel de productivité. La gestion de la consommation de nourriture, de l’acclimatation à la cage, du poids corporel lors de l’accouplement, du gain de poids en gestation et de la première lactation déterminent tous le potentiel de productivité de la femelle pendant sa vie.
TABLEAU 4 : RENDEMENT P1 CIBLÉ
>95 %
>93 %
>14,5
>13,5
>12,5
88 %+ de P1 Saillies avant le 7e jr absence de creux P2 75 %+ de rétention jusqu'à P3
% Chaleurs sans service (CSS)
% Taux de mise bas Moyenne de nés-totaux.
Moy. nés vivants Moy. porcs sevrés Constance
Robustesse
TRAIT/IRC OBJECTIFS PIC
POIDS LB (KG) ÂGE
25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36
175 182 189 196 203 210 217 224 231 238 245 252 JRS SEM
GMQ lb/jr (kg/jr) 1,30 (0,59)
228 (103) 237 (107) 246 (112) 255 (116) 264 (120) 273 (124) 282 (128) 291 (132) 300 (136) 309 (140) 319 (145) 328 (149)
1,35 (0,61)
236 (107) 246 (112) 255 (116) 265 (120) 274 (124) 284 (129) 293 (133) 302 (137) 312 (142) 321 (146) 331 (150) 340 (154)
1,40 (0,64)
245 (111) 255 (116) 265 (120) 274 (124) 284 (129) 294 (133) 304 (138) 314 (142) 323 (146) 333 (151) 343 (156) 353 (160)
1,45 (0,66)
254 (115) 264 (120) 274 (124) 284 (129) 294 (133) 305 (138) 315 (143) 325 (147) 335 (152) 345 (156) 355 (161) 365 (166)
1,50 (0,68)
263 (119) 273 (124) 284 (129) 294 (133) 305 (138) 315 (143) 326 (148) 336 (152) 357 (162) 347 (157) 368 (167) 378 (171)
1,55 (0,71)
271 (123) 282 (128) 293 (133) 304 (138) 315 (143) 326 (148) 336 (152) 347 (157) 358 (162) 369 (167) 380 (172) 391 (177)
1,60 (0,73)
280 (127) 291 (132) 302 (137) 314 (142) 325 (147) 336 (152) 347 (157) 358 (162) 370 (168) 381 (173) 392 (178) 403 (183)
1,65 (0,75)
289 (131) 300 (136) 312 (141) 323 (146) 335 (152) 347 (157) 358 (162) 370 (168) 381 (173) 393 (178) 404 (183) 416 (189)
1,70 (0,77)
298 (135) 309 (140) 321 (146) 333 (151) 345 (156) 357 (162) 369 (167) 381 (173) 393 (178) 405 (184) 417 (189) 428 (194)
1,75 (0,80)
306 (139) 319 (145) 331 (150) 343 (156) 355 (161) 368 (167) 380 (172) 392 (178) 404 (183) 417 (189) 429 (195) 441 (200)
1,80 (0,82)
315 (143) 328 (149) 340 (154) 353 (160) 365 (166) 378 (171) 391 (177) 403 (183) 416 (189) 428 (194) 441 (200) 454 (206)
TABLEAU 3 : GMQ À VIE, ÂGE (SEMAINES ET JOURS) ET MASSE CORPORELLE
DÉVELOPPEMENT DES COCHETTES
Les besoins généraux d’élevage des cochettes sont présentés au tableau 5.
TABLEAU 5 : EXIGENCES DE LOGEMENT ET D’ÉLEVAGE DES COCHETTES
Planchers à lattes : Ouverture d’au plus 2,5 cm (1 po) avec rebords droits.
Planchers pleins : en pente pour éviter l’accumulation de purin et de liquides.
Fournir de l’eau fraîche et propre. Une source d’eau par 10 cochettes. Débit supérieur à 1 l/min (32 oz/min). Lorsque cela est possible, surveillez la consommation d’eau
et assurez-vous que la disponibilité correspond à > 9,5 l/jour/tête (2,5 gal)
Suivre les recommandations de PIC en matière d’élevage de porcs basé sur l’âge et le poids
Alimentation à volonté en évitant de limiter l’ingestion de nourriture. Toujours suivre les recommandations de PIC en matière de nutrition. En général, il est recommandé d’utiliser
de la nourriture sèche. Les mangeoires doivent être dotées de trous de 35,5 cm (14 po) avec 8 cochettes par espace à partir de 37 kg (60 lb). Après avoir placer les cochettes en cage,
fournir au moins 1,8 kg (4 lb) de nourriture deux fois par jour. Plus si cela est possible.
Parcs
Jusqu’à 23 kg (45 lb) : 0,33 m² (3,5 pi²) Jusqu’à 110 kg (240 lb) : 0,70 m² (7,5 pi²)
Aucun contact avec les verrats
Loger dans des Parcs jusqu’à 3 semaines de la premierèresaillie.
Elles doivent ensuite être placées dans des cages individuelles
Fournir au moins 1,11 m² (12 pi²)
L’exposition quotidienne au verrat commence dès la 24e semaine de vie. En général, on parle d’une exposition de 30 secondes par cochette par jour.
Logement
Plancher
Espace
Eau
Humidité et température
Engraissement/
nutrition
Contact avec les verrats
ÉLÉMENT JUSQU’À 20 SEMAINES 21 SEMAINES AVANT L’ACCOUPLEMENT
PARTIE 2 : GESTION DES COCHETTES
EXPOSITION AUX VERRATS ET DÉTECTION DES CHALEURS
Pour obtenir des effets optimaux, l’exposition au verrat devrait être une expérience contrôlée et positive.
L’exposition quotidienne à un verrat mature et actif constitue le moyen le plus efficace de stimuler la puberté d’un groupe de cochettes.
L’apparition de premières chaleurs précoces peut mener à de plus grosses portées et à une productivité accrue pendant la durée de vie.
N’exposez pas des cochettes de moins de 20 semaines puisqu’elles ne répondront pas au stimulus du verrat. Attendez que les cochettes soient âgées de 24 à 26 semaines avant de les exposer au verrat.
De cette manière, plus de 70 % des cochettes auront une chaleur sans service (CSS) après 3 semaines et plus de 95 % des cochettes auront au moins une CSS après 6 semaines. Il faut mettre l’accent sur les 6 semaines qui précèdent l’accouplement.
Il peut être difficile de trouver la main-d’oeuvre requise pour effectuer ce processus la fin de semaine.
Toutefois, les fermes les plus productives effectuent ce processus 7 jours par semaine. L’exposition au verrat le long de la clôture peut s’avérer une solution de rechange puisqu’elle assure l’exposition, mais pas la détection de chaleurs.
Vous obtiendrez de meilleurs résultats lorsque les verrats d’essai sont âgés de plus de 12 mois et que leur libido est élevée. Les verrats salivent et dégagent une odeur intense lorsqu’ils agissent comme verrat d’essai. Les verrats Meishan croisés sont « adultes » à 6 mois. Ils s’avèrent donc de bons choix pour agir comme verrat d’essai. Ces verrats seront plus actifs si leur semence est prélevée une fois par semaine ou s’ils ont l’occasion de s’accoupler avec une truie réformée.
Ne faites pas travailler un verrat pendant plus d’une heure en continu. Après une heure, le verrat perd de son intérêt et devient moins efficace. Échangez les verrats souvent et changez-les de côté de bâtiment si possible. Cela est particulièrement important par temps plus chaud lorsque les verrats se fatiguent plus rapidement. Lorsqu’ils ne sont pas utilisés, gardez les verrats le plus loin possibles
des cochettes.
Règle générale, les fermes de truies doivent avoir au moins un verrat adulte pour chaque 250 femelles en stock. Pour calculer le stock, ajoutez les cochettes dès l’âge de 24 semaines au stock des femelles accouplées. Ainsi, un troupeau de 2 500 truies avec un taux de remplacement annuel de 50 % possède un inventaire moyen de 2 700 têtes, ce qui nécessite au moins 11 verrats adultes.
Effectuez soigneusement l’exposition au verrat afin d’éviter la reproduction accidentelle ainsi que les blessures aux employés et aux cochettes. Songez à utiliser des verrats vasectomisés.
Soyez actif dans les enclos d’induction. Utilisez la stimulation arrière et des flancs avec l’exposition au verrat. Le contact humain est extrêmement important au développement des cochettes et à leur comportement futur.
IMAGE 2 : EXPOSITION AUX VERRATS IMAGE 1 : EXPOSITION AUX VERRATS
Idéalement, le verrat se trouve dans l’enclos avec les cochettes et l’exposition doit durer de 10 à 15 minutes par enclos de 25 à 30 cochettes. Les phérormones provenant de la salive des contacts nez à nez correspondent au plus important mécanisme de stimulation des chaleurs. S’il est impossible de laisser le verrat dans l’enclos, laissez-le à l’extérieur pour qu’il puisse y avoir des contacts nez à nez.
Lorsque vous avez recours à plus d’un verrat, ils doivent être élevés ensemble comme compagnons d’enclos pour éviter les comportements agressifs.
Si les enclos sont mouillés ou glissants, utilisez de la chaux d’étable pour donner de l’adhérence à la surface.
Marquez chaque cochette en chaleur, puis consignez l’état « chaleur sans service » (CSS) sur la carte d’identité de groupe. Regroupez les cochettes CSS ensemble dans un enclos et évitez d’ajouter des cochettes sur une période de plusieurs jours.
Celles sans chaleurs marquées, mais dont les vulves sont enflées sont inscrites comme « possiblement en chaleur » et elles sont vérifiées le jour suivant. Ne forcez pas les cochettes à accepter le chevauchement.
L’indicateur clé des chaleurs est l’immobilisme ou la rigidité lorsqu’elle se fait monter par le verrat ou d’autres cochettes, ou lorsque le travailleur applique une pression sur son dos. Les autres indicateurs comprennent le comportement d’accouplement, humer les flancs, l’érection des oreilles, des liquides dans la vulve et aucune prise de nourriture.
Si les facteurs tels que la santé, l’alimentation, l’espace, la température, la stimulation au verrat et les interactions entre humains et animal ne sont pas contraignants, de 4 à 6 % des cochettes de plus de 26 semaines présenteront des chaleurs chaque jour. Dit autrement, le tiers du groupe présentera des signes de chaleur en une semaine.
Le bassin de cochettes admissibles doit être limité à 3 % des inventaires de truies totales (maximum de 5 %). Vous devriez effectuer une vérification du système pour comprendre pourquoi ce nombre se situe à 5 % ou plus et instaurer des mesures d’intervention pour le réduire sans nuire à la constance de l’élevage cible.
Lors du peuplement d’une nouvelle ferme, prévoyez six semaines de cochettes au début du projet d’élevage pour atteindre l’objectif de la saillie. Cela vous permet de tenir compte des variations normales des chaleurs dans la population de cochettes. Par exemple, si la cible d’élevage est de
140 accouplements par semaine, prévoyez avoir plus de 420 cochettes admissibles pendant la première semaine d’accouplement.
L’utilisation de mesures pharmacologiques pour déclencher la puberté ne devrait s’effectuer qu’en dernier recours. Il est biologiquement acceptable d’avoir 2 à 3 % de cochettes à traiter (maximum de 5 %). On peut utiliser certains autres produits pharmacologiques pour synchroniser les cycles des cochettes, particulièrement lors de la mise bas en lots.
IMAGE 3 : DÉTECTION DES CHALEURS IMAGE 4 : DÉTECTION DES CHALEURS
Un flux constant de cochettes est requis pour atteindre la cible d’élevage tout en éliminant les animaux plus vieux et non
productifs ainsi que les mortalités du troupeau. Le graphique 1 représente une composition type des groupes d’élevage dans une ferme dont le taux de remplacement annuel s’élève à 45 % avec un taux d’élimination moyen de 6 à 8 % par
parité jusqu’à P3.
Pour une ferme qui commence ses activités, les taux de remplacement devraient se situer à 25 % la première année et à 35 % la deuxième.
Le taux de sélection des cochettes et la capacité du troupeau de conserver ces cochettes permettront de
déterminer la taille de la multiplication requise pour répondre aux besoins hebdomadaires du système.
PARTIE 3 :
STRUCTURE DE PARITÉ ET PRODUCTIVITÉ POUR LA DURÉE DE VIE
GRAPHIQUE 1 STRUCTURE DE GROUPE D’ACCOUPLEMENT CIBLÉ
Remarque : le total peut ne pas être égal à 100 % en raison de l’arrondissement.
Lorsqu’une ferme a de la difficulté à conserver les femelles de basse parité, un plus grand nombre de cochettes doit être introduit pour remplacer les pertes. Cela fait en sorte de réduire l’âge moyen du troupeau, ce qui peut entraîner les problèmes suivants :
• Poids de naissance plus faibles et moins bonne protection de colostrum dans les portées P1.
Les cochettes ont tendance à avoir des portées de moindre poids, ce qui favorise un poids de sevrage moins élevé.
• Coûts de remplacement supplémentaires. Une ferme ne récupère habituellement pas l’argent dépensé sur une femelle jusqu’à ce que sa deuxième ou troisième portée soit sevrée, bien que cela dépend des coûts de la cochette, de la nourriture, ainsi que de la productivité et du prix d’achat du porcelet.
• Coût accru des porcelets sevrés. Les taux de naissances plus faibles et de mort-né plus élevés, les taux de mortalité plus élevés avant le sevrage et les coûts de remplacements accrus font accroître le coût des porcs sevrés avec un âge moyen moins élevé.
• Moins grand nombre de porcs de pleine valeur mis en marché par truie. Les porcs qui naissent dans une portée de cochettes ont moins de chance de devenir un porc de pleine valeur sur le marché qu’un porc provenant d’une femelle plus âgée.
Le tableau 6 montre les taux de rétention ciblés provenant d’un premier accouplement. Ces taux de rétention supposent que les cochettes sont présélectionnées au sevrage pour éliminer toute femelle de moindre poids ou celles qui montrent des signes évidents de défectuosités ou de blessures. L’état de santé, la densité d’entassement et les installations influent tous sur les taux de sélection. Au final, le taux de sélection est propulsé par les besoins des cochettes.
RÉFORME
La réforme stratégique constitue également un outil de gestion efficace vers lequel il ne faut pas hésiter à se tourner au besoin.
Le développement adéquat des cochettes constitue la première étape pour créer une population efficace et productive au sein d’un troupeau de truies. Réformer ou retirer les animaux indésirables ou dont la productivité est faible est la deuxième partie de cette équation. Il faut effectuer un suivi serré de ces deux parties.
L’âge moyen de retrait d’une ferme doit être supérieur à P5. Il est donc essentiel de retenir au moins 75 % des cochettes accouplées jusqu’à P3.
Les consignes de réforme sont résumées ci-dessous. Certaines des raisons de reproduction menant à la réforme peuvent être saisonnières.
• P7+.
• Des avortements après 10 semaines de gestation (pas nécessairement face à une éclosion de SRRP).
• Porcelets à sevrage tardif : plus de 4 semaines pour P1 et P2; plus d’une semaine pour P3+. Étudiez et corrigez le problème lorsque les porcelets à sevrage tardif composent plus de 1 % des inventaires de truies.
• Boiterie sévère.
• Mauvais état de chair.
• Maladie généralisée.
• Les cochettes sans CSS 6 semaines avant l’exposition au verrat, comme cela est décrit plus tôt dans ce manuel.
• Mastite sévère.
• Faible nombre de mamelles fonctionnelles.
• Nombre moyen de porcs sevrés faible après trois mises bas. Ce nombre est par définition arbitraire, mais un bon point de départ pour commencer la réforme pourrait être les truies dont la production s’établit à un porc sous la moyenne des porcs sevrés.
TABLEAU 6 : CIBLES DE RÉTENTION DES FEMELLES (DEPUIS 100 COCHETTES ACCOUPLÉES)
ÂGE/ÉTAPE RETENU % DE L’ÉTAPE
PRÉCÉDENTE 100 %
92 % 92 % 88 % 100
>92
>85
>75 Premier accouplement Première mise bas Deuxième mise bas Troisième mise bas
Le moment et la fréquence de la détection des chaleurs
dépendent de la disponibilité de personnel qualifié. Si elle est effectuée correctement, la détection des chaleurs une fois par jour suffit dans la plupart des situations et des environnements.
Une bonne détection des chaleurs devrait permettre d’identifier toutes les femelles en chaleur (cochettes, truies sevrées et recyclées) tôt dans leurs chaleurs. La détection de plus de 80 % des truies avant 4 semaines de gestation et 95 % avant 8 semaines permet de mieux coordonner le moment de l’accouplement et ainsi minimiser les journées non productives.
Voici un bon ordre de détection des chaleurs :
• Il faut vérifier les cochettes en premier en raison de leur période de chaleur plus courte.
• Les truies sevrées devraient passer en deuxième.
• Le groupe accouplé de 21 jours devrait suivre.
• Les truies traineuses, comme celles à sevrage tardif, celles sans portée et celles dont la grossesse a avorté devraient être vérifiées en dernier.
Ne sous-estimez jamais le nombre de retours potentiels. Vérifiez chaque jour les chaleurs du groupe 18-23 jours après accouplement. Un indicateur de retour potentiel est le fait qu’une truie demeure debout plus longtemps que les truies enceintes et qu’elle a tendance à ne pas manger toute sa nourriture.
Lorsqu’un verrat stimule une cochette ou une truie avec ses phéromones et un contact nez à nez, et que la femelle demeure debout lorsqu’on applique une pression dans son dos (chaleurs en cours), elle est prête pour l’insémination. Marquez-la selon le protocole de la ferme, puis passez à la prochaine femelle. Vous pouvez conserver les truies dans le même enclos pour un accouplement immédiat ou en PARTIE 4 :
DÉTECTION DES CHALEURS
cours de journée, ou vous pouvez les déplacer vers la zone d’accouplement pour l’insémination. Pour un accouplement plus tard en journée, attendez au moins deux heures entre la détection des chaleurs ou le mouvement pour éviter l’accouplement pendant une période réfractaire.
Si vous vérifiez les chaleurs dans l’enclos, il faut faire entrer le verrat dans celui-ci et non pas le laisser le long de la clôture. Cela est particulièrement vrai pour le post-accouplement de 18-23 jours. Cela est très important dans les enclos de plus de 10 têtes.
Demeurez aux aguets, car les animaux pourraient montrer des signes de chaleurs avant ou après
l’exposition au verrat. Si vous utilisez Boar-Bot ou Contact-O-Max, prenez le verrat le plus vieux et le plus odorant possible.
Tenez compte des points suivants lorsque vous planifiez l’accouplement : • Ayez un verrat adulte pour 250 truies.
• Un verrat est adulte à l’âge de 11 ou 12 mois. Les races Meishan croisées atteignent leur maturité sexuelle à 5 ou 6 mois.
• Renouvelez vos verrats chaque 6 à 12 mois avec des lignées de l’Ouest et chaque 18 à 24 mois avec des lignées Meishan ou ses croisements.
• Les verrats qui détectent les chaleurs ont plus de succès lorsqu’ils peuvent accoupler une truie réformée une fois par semaine ou lorsque le prélèvement s’effectue manuellement.
Gardez les cochettes dans un enclos individuel plus de 16 jours avant l’accouplement et assurez-vous qu’elles ont toujours de la nourriture à volonté.
Si les signes de chaleur ne sont pas très prononcés, frottez la partie arrière du pis et de la vulve et vérifiez s’il y a présence de liquide dans la vulve. Répétez cette procédure au besoin. Sans le réflexe de se tenir debout, la femelle n’est pas en chaleurs. Marquez-la d’un petit signe et surveillez-la le jour suivant.
Faites réaliser la détection des chaleurs par des employés formés. Parfois, des facteurs environnementaux (chaleur, enclos surpeuplés, planchers glissants, mouvement, vaccination ou tatouage) empêchent les cochettes de se tenir solidement, rendant plus difficile la détection des chaleurs chez certains individus.
Sachez reconnaître les signes de chaleurs suivantes :
• Demeure rigide en réponse à une pression dorsale ou à la présence d’un verrat.
• Oreilles des femelles Large White dressées.
• Elles peuvent agiter la queue de haut en bas.
• Vulve rouge et enflée.
• Excrétion de liquide transparent de la vulve.
• Morsure sur les barreaux des enclos.
• Perte d’appétit.
• Grognements, vocalisation.
Les bonnes techniques d’accouplement permettent de placer la semence de grande qualité au bon endroit et au bon moment pour produire une proportion de mises bas supérieure à 92 % avec une moyenne de naissances de plus de 14,5 porcelets.
Le rendement est lié au pourcentage de nombreux accouplements, qui eux sont liés à la vérification des chaleurs et aux protocoles d’élevage. L’objectif pour les accouplements multiples est supérieure à 95 % avec un nombre moyen d’accouplements par truie en chaleur de 1,9 à 2,1.
PARTIE 5 :
ACCOUPLEMENT
SOINS DE LA SEMENCE
Les variations soudaines de température peuvent nuire à la viabilité de la semence. Conservez les doses de semence à des températures entre 16 et 18 °C (61 et 64 °F). Assurez-vous également de la présence d’une libre circulation d’air autour du réfrigérateur/contenant, en ne laissant pas moins de 5 cm (2 po) d’espace entre l’unité et les murs. Vérifiez l’intégrité du câble et de la prise électrique et assurez-vous de la présence d’électricité.
De plus, vous devriez réaliser un entretien annuel du réfrigérateur avant l’été pour éviter les problèmes pendant la saison chaude. Effectuez le suivi des températures internes du réfrigérateur/contenant de semence en notant la température d’un échantillon liquide gardé dans l’unité.
Consultez l’annexe 1.
Maintenez le réfrigérateur propre.
N’oubliez pas de retirer la semence des sacs dans lesquels elle a été livrée.
N’ouvrez pas la porte du réfrigérateur inutilement, car cela entraîne des fluctuations de la température.
La semence fraîche donne de meilleurs résultats. Lorsque la semence vieillit, le nombre de spermatozoïdes viable diminue et la croissance des bactéries peut constituer un risque. Même si vous utilisez un dilueur de semence de longue durée, le vieillissement de la semence peut réduire la fertilité. Prévoyez vos commandes de semence pour vous assurer de les utiliser dans les 5 jours qui suivent la date de leur prélèvement pour les exploitations commerciales et 4 jours pour les accouplements homospermiques. La fréquence accrue des livraisons de semence est habituellement associée à un meilleur rendement de production.
Retournez chaque dose de semence deux fois par jour pour remettre les spermatozoïdes en suspension. Retournez également la dose de semence avant de l’utiliser.
Règle générale, ne placez pas plus de doses dans la glacière portative que ce qui est requis pour inséminer les animaux pendant l’heure suivante.
SERVICE AVEC IA CLASSIQUE
Traitez la détection des chaleurs comme une tâche distincte de l’accouplement. Identifiez les femelles en chaleur et disponibles pour l’accouplement, puis déplacez-les vers une rangée d’accouplement. Il est important de ne pas placer les cochettes entre des truies plus vieilles ou agressives.
Accordez deux heures aux femelles pour qu’elles puissent se calmer avant l’accouplement. Si vous les inséminez avant cette période, un grand nombre d’entre elles seront inséminées pendant une période réfractaire. Pendant cette période, la réponse au stimulus est moins prononcée et nuit donc au transport de la semence.
IMAGE 5 : TEMPÉRATURE DE LA SEMENCE
IMAGE 6 : ESSUYAGE
IMAGE 7 : ACCOUPLEMENT
PARTIE 5 : ACCOUPLEMENT
Regroupez toutes les fournitures avant de placer les verrats devant les femelles. Ne placez jamais un verrat devant des femelles si leurs chaleurs ne sont pas vérifiées ou si elles ne sont pas accouplées dans les 5 minutes suivantes.
Utilisez au moins deux verrats dans la ligne pour stimuler les femelles pendant l’insémination. Un verrat peut s’occuper de 3 (5 maximum) truies alignées. Donc, gardez le verrat devant les 3 à 5 truies pendant l’insémination.
Lorsque les tubes/sacs de semence sont vides, déplacez le verrat devant le prochain groupe de 3 à 5 truies pendant que le deuxième verrat maintient la stimulation du premier groupe. N’utilisez pas les mêmes verrats pour la détection des chaleurs et l’accouplement.
Protégez les doses de sperme de la lumière et ne placez pas plus de doses que nécessaires pour une heure d’insémination dans la glacière. Placez les sacs de gel réfrigérés entreposés à la même température que la semence sous et sur les doses de semence et fermez le couvercle lorsque vous retirez des doses.
N’inséminez pas une cochette ou une truie si elle ne montre pas de signes évidents de chaleurs en cours.
Évitez d’inséminer les femelles pendant leur période réfractaire. Il est important de comprendre qu’une bonne insémination donne de meilleurs résultats que 2 ou 3 inséminations de mauvaise qualité.
Pour éviter l’excrétion vaginale ou de métrite, maintenez les rangées de sevrage et d’accouplement aussi sèches que possible. Évitez de laver les cages eet les planchers de ces secteurs, à moins qu’ils soient vides et qu’ils seront secs avant le retour des animaux.
N’utilisez pas d’eau ni de désinfectant pour laver la truie avant l’insémination, car cela pourrait contaminer les voies de reproduction ou tuer les spermatozoïdes. Essuyez plutôt les lèvres de la vulve avec un chiffon jetable propre afin d’éliminer la saleté. Utilisez un chiffon par truie. L’essuyage peut également agir de stimulus pour la femelle.
Utilisez un cathéter jetable propre pour chaque accouplement. Jetez le cathéter s’il semble sale ou s’il touche au plancher, à la truie ou à l’enclos.
Enduisez l’extrémité du cathéter de gel d’obstétrique non spermicide, mais n’obstruez pas l’ouverture du cathéter avec le gel.
Séparez délicatement les lèvres de la vulve avec le pouce et l’index, puis insérez le cathéter à un angle de 45° vers le haut dans le vagin, jusqu’au col de l’utérus.
Lorsque vous utilisez un cathéter avec pointe en spirale, tournez-le dans le sens antihoraire jusqu’à ce que vous ressentiez une résistance ferme. Le cathéter à bouchon n’a pas à être inséré par rotation.
Poussez-le fermement vers le col de l’utérus, puis tirez-le délicatement. S’il n’est pas placé correctement, il n’offrira pas de résistance. Vous devez alors essayer de nouveau.
Retirez la semence de la glacière. Suspendez la semence dans la dose en la tournant à la main. Ouvrez la dose de semence, puis branchez-la au cathéter. Laissez s’écouler la semence du contenant à l’animal.
N’essayez pas d’accélérer l’insémination en serrant la dose de semence et ne percez pas le contenant de semence, car cela pourrait entraîner un refoulement. En cas de refoulement, consignez-le sur la carte de la truie.
Essayez de maintenir la dose de semence à la hauteur du dos de la truie. En cas de refoulement, vérifiez la vitesse d’absorption de semence et l’exposition au verrat. De plus, assurez-vous que les animaux ne sont pas dans leur période réfractaire.
Pendant l’insémination, maximisez les contractions utérines en gardant les verrats devant les femelles inséminées. Un verrat peut stimuler un maximum de 5 truies. Stimulez la femelle en appuyant sur son dos, en frottant ses épaules et son bas ventre. « Soyez le verrat » et imitez le processus d’un accouplement naturel.
Si la truie se couche pendant l’insémination, continuez la procédure alors qu’elle est couchée. Ne tentez pas de la relever, car cela pourrait nuire aux contractions utérines.
Après l’insémination, pliez le cathéter pour empêcher le refoulement, puis laissez-le dans la truie
pendant 5 à 7 minutes pour encourager les contractions utérines qui assurent le transport de la semence.
Cette stimulation doit s’accompagner de pressions dorsales et par la présence d’un verrat devant la femelle.
Lorsque l’équipe a terminé les inséminations pour la journée, vous pouvez laisser un ou deux verrats dans l’allée pour stimuler davantage les femelles. Cela facilite le processus de transport de la semence.
Le verrat doit rester deux heures avec les femelles nouvellement accouplées (lorsque vous utilisez plus d’un verrat, il doit s’agir de compagnons d’enclos).
Les spermatozoïdes vivent jusqu’à 24 heures dans les voies reproductives de la truie et ils doivent passer 8 heures dans la femelle pour être aptes à la fertilisation. L’ovulation se produit aux deux tiers ou trois quarts des chaleurs. Lorsque les ovules apparaissent, leur durée de vie se situe entre 2 et 6 heures.
Il est difficile de prévoir l’ovulation sur le terrain. Donc, de nombreux accouplements sont utilisés pour s’assurer que la semence soit déposée et que le sperme soit prêt pour la fertilisation au bon moment.
Choisissez le calendrier d’insémination le plus simple et le plus efficace en fonction du personnel, des qualifications et de l’expérience du personnel. Peu importe le calendrier, il est important de répéter les inséminations aussi longtemps que la femelle est en chaleurs.
Accouplez les femelles dès la journée où apparaissent les chaleurs, puis répétez cette procédure jusqu’à ce qu’elle ne se tienne plus debout. Après avoir détecté les chaleurs, n’attendez pas au lendemain avant de commencer l’accouplement. Cette manière de procéder s’explique facilement. Elle est facile à mettre en oeuvre, efficace et elle donne d’excellents résultats.
SERVICE AVEC IA INTRA-UTÉRINE
Avec l’IA intra-utérine, effectuez la détection des chaleurs de manière normale. Marquez les truies en chaleur et déplacez-les vers la rangée d’accouplement.
Retirez le verrat et attendez au moins 30 minutes.
Insérez le cathéter IIU dans la truie, exactement comme l’IA classique. Puis, placez la tige interne dans le cathéter, mais ne le poussez pas jusqu’au col de l’utérus. Après une minute, poussez délicatement la tige interne dans les anneaux du col.
Si la tige interne ne passe pas après une légère pression, attendez. Passez à la truie suivante avant de revenir à celle-ci.
Essayez de pousser de nouveau la tige interne en sentant les anneaux du col lors de son passage.
Lorsque la tige interne se trouve dans l’utérus, fixez le contenant de semence.
Serrez doucement le sac/tube pour amorcer l’écoulement de la semence dans la truie. Habituellement, la semence s’écoule d’elle-même, mais vous pouvez utiliser une légère pression.
S’il y a refoulement, cela signifie que la semence est alimentée trop rapidement dans la truie.
Lorsque la semence est déposée, ramenez la tige interne dans le cathéter.
Retirez le cathéter avec la tige interne d’un trait vers le bas. S’il y a présence de sang sur le cathéter, vous devriez modifier la technique. Dans la plupart des cas, un peu de patience et de douceur en manipulant la tige interne permet de régler ce problème.
Placez les verrats devant les truies pour les stimuler après l’IIU. Laissez-les libres dans les allées pendant une heure ou deux après l’accouplement.
ATTÉNUATION DE L’INFERTILITÉ SAISONNIÈRE
Pour réduire l’infertilité saisonnière, vous devriez tenir compte d’un certain nombre de facteurs, dont le contrôle de la température et de l’alimentation, ainsi que la gestion du flux des cochettes, comme cela est traité ci-dessous.
Assurez-vous que les contrôles environnementaux pour temps chauds (ventilateurs, brumisateurs, égoutteurs ou cellules froides) sont bien en place et fonctionnels bien avant l’arrivée des périodes chaudes.
• Nettoyez les pales de ventilateur chaque semaine, au besoin.
• Effectuez l’entretien des pièces mobiles chaque année avant le début de l’été.
• La température de mise bas souhaitée est de 18 °C (65 °F) 3 à 5 jours après la mise bas pour optimiser le confort de la truie.
- Nettoyez les ventilateurs, les volets et les entrées chaque semaine.
- Vérifiez les courroies de ventilateur chaque semaine.
Assurez-vous que toutes les femelles ont accès à de l’eau fraîche dans chaque bâtiment de la ferme : bloc sailli et gestation, mise bas et l’acclimatation.
Pensez à planifier le travail très tôt afin que les femelles soient nourries, vérifiées (chaleurs) et accouplées pendant la période la plus fraîche de la journée.
Optimisez l’ingestion de nourriture entre la mise bas et l’accouplement en utilisant les techniques suivantes :
• Minimisez le nombre de truies trop grasses à l’arrivée à la mise bas en gérant activement l’état de chair pendant la gestation.
• Détectez les truies qui ne mangent pas et traitez-les aussitôt que possible. Utilisez un thermomètre pour évaluer la température corporelle le lendemain de la mise bas. Un animal est fiévreux lorsque la température rectale est supérieure à 40 °C (104 °F). Lorsque cela se produit, il faut traiter l’animal selon les recommandations du vétérinaire.
• Utilisez des mangeoires à volonté pendant la mise bas ou fournissez une nourriture complète au moins jusqu’à la mise bas. Si vous alimentez les animaux à la main, nourrissez les truies en mise bas plusieurs fois par jour.
• La nourriture mouillée peut s’avérer une option dans certains cas, mais celle-ci doit être correctement gérée. Les mangeoires à volonté peuvent se boucher avec la nourriture mouillée, pouvant créer de la moisissure si elles ne sont pas gérées adéquatement.
• Logez les femelles P1 ensemble dans les salles de mise bas et au moment du sevrage afin de pouvoir les surveiller de près.
PARTIE 5 : ACCOUPLEMENT
• Le jour du sevrage, les truies doivent avoir accès à la nourriture dans la salle de mise bas. Fournissez également de la nourriture le jour du sevrage.
• Nourrissez les truies sevrées au moins deux fois par jour, mais prenez garde de ne pas gaspiller de nourriture. Si vous voulez en savoir plus sur la nutrition des truies sevrées, demandez à votre représentant PIC de vous fournir de la documentation à ce sujet.
Assurez-vous que l’exposition au verrat et la détection des chaleurs s’effectuent 7 jours par semaine dès le premier jour de sevrage. Les truies de CSS devraient entrer en chaleur dans les deux jours qui suivent le sevrage et entre les jours 7 et 14 après le sevrage si cette pratique ne nuit pas à l’atteinte des objectifs d’élevage.
Pour obtenir des résultats optimaux, vous devriez suivre les étapes suivantes :
• Vérifiez les chaleurs des truies sevrées, des cochettes et du groupe d’accouplement 18-23 jours deux fois par jour, si possible. Vérifiez les chaleurs des truies libres ou d’occasion une fois par jour.
• Laissez les verrats devant les truies sevrées pendant une ou deux heures après l’accouplement.
• Utilisez deux verrats pendant l’accouplement.
• Gardez un deuxième verrat à 1,5 m (5 pi) derrière le premier afin d’accroître la stimulation après l’insémination.
• Inséminez seulement 5 truies simultanément, car un verrat peut stimuler de 3 à 5 truies à la fois.
Envisagez de réformer les truies P5+ ou celles dont l’état de chair laisse à désirer.
Accroître le flux de cochettes pendant l’été constitue une stratégie pour maintenir la production. Vous devez élaborer un plan stratégique, car les cochettes requises pendant l’été naissent en novembre et décembre de l’année précédente. Une ferme ne retirera aucun avantage si ces cochettes supplémentaires sont élevées dans des enclos surpeuplés ou si les critères de sélection sont réduits.
L’été, préparez-vous à aider plus de truies pendant le processus de mise bas que pendant les mois plus frais.
Sevrez rapidement les jeunes truies (P1 et P2) qui perdent trop de poids après la mise bas.
En dernier recours, vous pouvez utiliser des PMSG/HCG pour stimuler les chaleurs pendant l’anoestrus des femelles. Suivez les directives de l’étiquette. Si les animaux n’effectuent pas de cycle de chaleurs après l’injection, leurs ovaires fonctionnent normalement.
PARTIE 6 :
GESTION DE LA GESTATION
La gestion pendant la gestation comprend l’alimentation et l’acces à l’eau des truies pour établir un état corporel adéquat, la vérification de la gestation , la vaccination des truies avec les vaccins utilisés par la ferme et le suivi des protocoles de vaccin sauvage.
Les truies trop grasses ont tendance à produire des porcelets sevrés à coût plus élevé, présentent une lactation réduite, une performance de mise bas moindre, un taux de mort-nés plus élevé, un taux de mortalité plus élevé des truies et un taux de rétention plus faible. Faites de la gestion de l’état de chair une priorité afin que les truies ne prennent pas trop de poids. Cela devrait comprendre une bonne gestion de l’état corporel des cochettes pour éviter de les accoupler à un poids trop élevé.
Une moyenne de 726 kg (1 600 lb) de nourriture de gestation par truie par année permet d’obtenir une production élevée et une bonne longévité. Les cochettes ne doivent pas prendre plus de 45 kg (100 lb) pendant leur première gestation, arrivant à la mise bas entre 180 et 190 kg (400 et 420 lb). La moyenne de gain de poids des gestations subséquentes devrait se limiter à 20-23 kg (45-50 lb) par femelle.
Assurez-vous de fournir un débit d’eau minimal de 2 l/min (1/2 gal/min) pour une ingestion d’au moins 17 l (4,5 gal) par jour.
DÉBUT DE GESTATION
Le début de la gestation se définit comme la période entre l’accouplement et le premier contrôle de la gravidité, habituellement réalisé pendant la semaine 4 après l’accouplement. Nous ne pouvons pas souligner suffisamment l’importance de cette période, alors que les truies sont souvent déplacées, manipulées avec moins de soin et alimentées insuffisamment pour regarnir leurs réserves.
Après l’insémination, les embryons flottent librement pendant 10 à 18 jours avant de s’attacher à la paroi utérine. Tout stress pendant les 3 premières semaines de gestation pourrait entraîner une fausse couche ou une portée réduite.
C’est au début de la gestation qu’il faut évaluer l’état de la femelle et fournir de la nourriture supplémentaire à celles qui sont en mauvais état.
Pendant cette période, lorsque vous déplacez les femelles, évitez de le faire entre les jours 5 et 28 après l’accouplement et n’utilisez jamais de bâtons électriques. Déplacez les en groupes de 5 ou 6 truies tôt le matin pour éviter le stress lié à la chaleur pendant les mois d’été.
Ne vaccinez pas les femelles pendant cette période.
Au début de la gestation, il faut viser à obtenir au moins 85 % des femelles avec un état de chair adéquat avant la semaine 5 (voir la photo 1).
• Pendant les 28 premiers jours, donnez 2 kg (4 lb) de nourriture quotidiennement aux cochettes enceintes et 0,5 kg (1 lb) de plus que l’apport quotidien normal aux truies adultes. Les truies minces doivent recevoir le plus de nourriture possible (2,7 à 3,2 kg/6 à 7 lb) par jour. Les grosses truies adultes doivent recevoir 1,5 kg (3,5 lb) de nourriture par jour.
GUIDE D’ALIMENTATION ET ÉTAT DE CHAIR
Chez les fermes qui effectuent une bonne gestion de l’état corporel, 725 kg (1 600 lb) de nourriture est consommé par truie en gestation, en supposant qu’une truie ne recevra pas de nourriture de gestation lorsqu’elle est dans la salle de mise bas et qu’un pourcentage variable de femelles n’est pas accouplé.
L’augmentation de la quantité de nourriture en fin de gestation est pratique courante partout dans le monde. Nous comprenons que cette pratique est conçue pour éviter une perte de poids massive chez les jeunes femelles, pour préparer la production de colostrum et de lait dans les glandes mammaires et pour accroître les chances de survie des porcelets après leur naissance. Toutefois, vous devriez tenir compte des recommandations suivantes :
IMAGE 8 :
ÉTAT DE CHAIR MINCE IMAGE 9 :
BON ÉTAT DE CHAIR IMAGE 10 :
ÉTAT DE CHAIR GRAS
PARTIE 6 : GESTION DE LA GESTATION
• Les cochettes trop grosses ou surconditionnées ne devraient pas recevoir un surplus de nourriture en fin de gestation.
• Règle générale, les femelles qui ont moins de 25 porcs/truies/année (pta) ne devraient pas avoir plus de nourriture en fin de gestation. De 25 à 28 pta, la décision devrait être analysée au cas par cas.
Pour 28 pta ou plus, nous recommandons de seulement augmenter la quantité de nourriture pour les femelles dont l’état corporel est normal ou mince.
• Assurez-vous que le rendement sur le coût de la nourriture supplémentaire s’effectue au moyen des améliorations incrémentielles de la productivité. Règle générale, il faut réduire la mortalité avant le sevrage de 1 à 4 %, en fonction de la nourriture, du prix de porcelet sevré et de la nourriture fournie au quotidien pour obtenir un rendement de 3 pour 1.
• Lorsque vous décidez d’augmenter l’apport en nourriture, nous vous recommandons d’augmenter la nourriture offerte par truie de 0,9 kg (2 lb) quotidiennement entre le 90e et le 100e jour de gestation. Des études récentes (Soto et al. 2011) démontrent que les femelles à leur première gestation qui reçoivent plus de nourriture à partir du 100e jour avant la mise bas donnent naissance à des porcelets d’un poids amélioré. Toutefois, la nourriture supplémentaire n’améliore pas les poids des porcelets nés de truies multipares. Il n’y a aucune différence statistique lorsque la nourriture supplémentaire s’élève à 0,9 kg (2 lb) ou 1,8 kg (4 lb). Allez à l’annexe 2 pour consulter l’analyse économique de la rentabilité d’une augmentation de la nourriture en fin de gestation.
CONTRÔLE DE GESTATION
L’objectif de tout programme de contrôle de la gestation est de trouver des femelles libres aussitôt que possible durant les 35 premiers jours de gestation. Les truies libres en gestation augmentent les journées non productives, réduisent la productivité du troupeau et augmentent le coût des porcelets sevrés.
Il faut inspecter les truies chaque jour dans le cadre de la routine quotidienne de gestion de la gestation.
Vous devez adopter une approche systématique pour vérifier la gestation au moyen d’un verrat mature.
Un employé formé et compétent doit effectuer une vérification de la gestation par ultrasons chaque semaine entre les 24e et 35e jours de gestation.
Le tableau 7 montre un schéma de base du contrôle de la gravidité, mais vous pouvez utiliser des appareils à ultrasons pour vérifier la gestation aussi tôt que le jour 24. Vous pouvez aussi effectuer un 2e contrôle avec un verrat à la 6e semaine de gestation.
0 à 28 jours
Cochettes saillies à plus de 154 kg (340 lb)
Cochettes saillies à un poids normal et truies grasses Truies normales
Truies minces 29 à 90 jours
Truies et cochettes normales Truies minces
Truies grasses, cochettes accouplées à plus de 154 kg et truies grasses 90 jours-Sortie vers la mise bas
Cochettes, truies normales et minces Truies et cochettes grasses
1,6 kg/jr (3,5 lb) 1,8 kg/jr (4 lb) 2,3 kg/jr (5 lb) 2,7 kg/jr (6 lb)
1,8 kg/jr (4 lb) 2,7 kg/jr (6 lb) 1,6 kg/jr (3,5 lb)
2,7 kg/jr (6 lb) 1,6 kg/jr (3,5 lb)
ÉTAPE QUANTITÉ
TABLEAU 7 : GUIDES D’ALIMENTATION EN GESTATION*
* Suppose un régime de gestation à la grange d’accouplement et de gestation, avec un contenu énergétique de 1 465 kcal NRC ME/lb.
VACCINS ET VACCINATION SAUVAGE DANS LA POPULATION RÉSIDENTE
Au début de la vie reproductive d’une femelle, il est important d’immuniser l’animal contre la leptospirose porcine, l’entérite à parvovirus, l’érésipèle et d’autres maladies sur la ferme. Alors que l’animal mature pendant la grossesse, l’immunité à la leptospirose porcine et à l’entérite à parvovirus est habituellement suffisant pour soutenir la femelle pendant sa vie reproductive. Il est important de renforcer l’immunité à l’érésipèle avant ou pendant chaque cycle de gestation. Il peut être nécessaire d’administrer des vaccins contre les maladies respiratoires et entériques. Consultez votre vétérinaire pour connaître le programme de vaccination convenant à votre troupeau.
Les programmes de vaccination sauvage peuvent être très efficaces pour contrôler les diarrhées néonatales, la mortalité avant le sevrage et la variation des poids au sevrage. Fournissez le matériel de vaccination sauvage trois fois par semaine pendant 3 semaines entre les semaines 10 et 12. Une bonne ingestion de colostrum contribue grandement au succès de la vaccination sauvage. De plus, la vaccination sauvage des cochettes avant le premier accouplement est plus efficace. Pendant les périodes de signes cliniques aigus
de certaines maladies (p. ex.
coccidiose, SRRP, dysenterie porcine), la vaccination sauvage en gestation peut être contre- productive. Consultez votre vétérinaire pour connaître le programme convenant à votre troupeau.
Vous pouvez étudier les éléments d’un programme de vaccination sauvage adéquat à la Partie 1, Acclimatation santé, de ce manuel.
ÉLEVAGE EN GROUPE Divers systèmes de logement et d’alimentation sont offerts dans l’industrie aujourd’hui.
Chacun comprend ses avantages et désavantages. Peu importe l’option que vous choisissez, l’élevage en groupe nécessite une surveillance accrue pour assurer le confort et le bien-être des animaux. De plus, il est important de séparer les cochettes des truies de parités plus vieilles. Consultez les tableaux 9 et 10 pour avoir un aperçu des renseignements sur l’élevage en groupe.
TABLEAU 8 : CONTRÔLE DE GESTATION
Cages Attachée Cages avec système d’alimentation individuel Libre accès SAE (statique) SAE (dynamique)
++++
+++
+++
+++
++
++
++++
+++
+++
+++
++++
+++
X XX XX X XXX XXX
++++
++
+++
++++
++
++
SYSTÈME COÛT
D’EXPLOITATION
FACILITÉ DE GESTION
FORMATION DE GESTION
PROTECTION CONTRE L’AGRESSION Les enclos dynamiques requièrent-ils une plus grande superficie que les enclos statiques puisque les animaux sont ajoutés et retirés, veillant ainsi aux répercussions?
TABLEAU 9 : RECOMMANDATIONS RELATIVES AU LOGEMENT
+ Mauvais, ++ Acceptable, +++ Bon, ++++ Très bon, x Modéré, xx Élevé, xxx Intensif. Réf. : Uwe Weddige, Futterkamp Research Station
TABLEAU 10 : COMPARAISON DES SYSTÈMES
3
5
8-10
18-24
30-40
56-70
Exposition au verrat et vérification des chaleurs
Ultrasons
Visuel
80 %
15 %
5 %
Retours réguliers
Retours réguliers manqués à la sem. 3 Retours non réguliers
Avortements précoces
Retours réguliers manqués à la sem. 3 et 6 Retours non réguliers
Avortements Non dans les truies SEMAINE DE
GESTATION
JOURS DE
GESTATION MÉTHODE % FEMELLES
NON-GESTANTES RAISON
Cages Attachée
Cages avec système d’alimentation individuel Libre accès
SAE (statique) SAE (dynamique)
1 12 15 20 70 140
1,3 m² (14 pi²) 1,8 m² (19 pi²) 1,8 m² (19 pi²) 2,0 m² (22 pi²) 1,7 m² (18 pi²) 1,9 m² (20 pi²)
SYSTÈME SPÉCIFICATIONS
TRUIES/PARC SUPERFICIE/TRUIE
La qualité des lattes est essentielle pour l’élevage en groupe. Lattes de 6:1 po jusqu’à l’aire ouverte avec une proportion minimale de 4:1 po.
Le temps passé dans les stalles avant la mise en parquet est essentiel pour recouvrer un bon état de chair et pour confirmer la gestation.
Le personnel doit pouvoir élaborer un plan d’action qui traite des répercussions sur reproduction de la mise en parquet. Environ 5 % des femelles regroupées perdent leur grossesse.
Vous pouvez déplacer les femelles vers les cages une semaine avant la mise bas pour leur laisser le temps de s’habituer à celle-ci et au système d’alimentation. Toutefois, vous pouvez aussi attendre jusqu’à 2 ou 3 jours avant la mise bas.
CONSIGNES DE MISE EN PARC
Lors de la mise en parc, vous devez tenir compte de ces consignes :
• Évitez de combiner des cochettes et des truies adultes dans le même enclos et évitez de mélanger les lignées génétiques. Si vous devez jumeler les cochettes avec des truies de plus vieille parité, assurez-vous d’utiliser des petites P1.
• Vous pouvez créer des enclos avant (24 à 72 heures après l’accouplement) ou après l’implantation (à la détection de la gestation).
• Vous devez fournir un endroit sécuritaire afin que les truies puissent échapper aux femelles agressives.
• Nourrissez les truies avant de construire les enclos.
• Placez de la nourriture à volonté dans les enclos réguliers pendant les 2 à 3 premiers jours après leur arrivée pour minimiser leur comportement agressif.
• Vérifiez les truies régulièrement et ajustez la quantité de nourriture ou la courbe d’alimentation au besoin.
MÉTHODES D’ALIMENTATION AVEC ÉLEVAGE EN GROUPE
Voici quelques méthodes d’alimentation ainsi que des recommandations sur l’utilisation de chacune.
• Alimentation par gravité (Drop)
- Convient aux enclos avec au moins 6 animaux.
- Convient aux groupes statiques.
- Regroupez les truies par taille et par parité.
- Difficile de nourrir les truies individuellement. Vous devez nourrir la truie la plus mince.
- Placez de la nourriture sur le plancher lorsque vous faites les enclos.
• Trémies/alimentation graduelle
- Convient aux enclos avec au moins 5 animaux, bien qu’un enclos contenant entre 10 et 12 animaux convient le mieux.
- Convient aux groupes statiques.
- Regroupez les truies par taille et par parité.
- Fournissez la nourriture lorsque vous faites les enclos.
• Alimentation électronique des truies
- L’entraînement des cochettes donne de meilleurs résultats lorsqu’il commence à l’âge de 180 jours.
- Il faut entraîner les cochettes à utiliser les postes d’engraissement électroniques de 3 à 4 semaines avant l’accouplement. Il s’agit d’un effort quotidien qui nécessite de la patience.
- À la semaine 2, plus de 90 % des cochettes doivent avoir été entraînées. Probablement de 3 à 5 % des individus ne peuvent pas être entraînés. N’accouplez jamais une cochette qui n’est pas entraînée.
- Permet l’alimentation individuelle des truies.
OPTIONS DE MISE EN PARQUET POUR LES GROUPES • Dynamique
- Vous pouvez ajouter des animaux à plusieurs reprises pendant la période de gestation.
- Les enclos peuvent contenir 55 animaux ou plus, selon la taille de la ferme et le nombre de postes d’alimentation par enclos.
PARTIE 6 : GESTION DE LA GESTATION