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Correction de l’exercice 1 du sujet d’oral blanc n˚1

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Academic year: 2022

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(1)

Lyc´ee Benjamin Franklin PT−2013-2014

D. Blotti`ere Math´ematiques

Correction de l’exercice 1 du sujet d’oral blanc n˚1

1. D´emontrons tout d’abord la lin´earit´e def. Soit (x1, x2)∈E2 et soit (λ1, λ2)∈R2. f(λ1x12x2) = λ1x12x2+k < λ1x12x2, a > a

= λ1x12x2+k(λ1< x1, a >+λ2< x2, a >)a (lin´earit´e `a gauche de<·,·>)

= λ1(x1+k < x1, a > a

| {z }

f(x1)

) +λ2(x2+k < x2, a > a

| {z }

f(x2)

)

Doncf est une application lin´eaire.

D´emontrons `a pr´esent quef est sym´etrique. Soit (x1, x2)∈E2.

< f(x1), x2> = < x1+k < x1, a > a, x2>

= < x1, x2>+k < x1, a > < a, x2> (lin´earit´e `a gauche de<·,·>)

< x1, f(x2)> = < x1, x2+k < x2, a > a >

= < x1, x2>+k < x2, a > < x1, a > (lin´earit´e `a droite de<·,·>)

= < x1, x2>+k < a, x2> < x1, a > (sym´etrie de<·,·>) En comparant les expressions obtenues pour< f(x1), x2>et< x1, f(x2)>, on observe que :

< f(x1), x2>=< x1, f(x2)> . L’application lin´eairef est donc sym´etrique.

2. E´etant unR-espace vectoriel de dimension finie, l’endomorphismef deE est bijectif si et seulement s’il est injectif.

On ´etudie le noyau def. On a bien sˆur{0E} ⊂Ker(f), puisquef(0E) = 0E. Il reste `a ´etablir Ker(f)⊂ {0E}pour obtenir l’injectivit´e def.

Soitx∈Ker(f). Alorsf(x) = 0E. Par suitex+k < x, a > a= 0E et donc (⋆) x=−k < x, a > a.

On a donc :

0E = f(x) (x∈Ker(f))

= f(−k < x, a > a) (cf. (⋆))

= −k < x, a > f(a) (f est lin´eaire)

= −k < x, a > (1 +k)a (f(a) = (1 +k)a)

Le vecteura´etant non nul (puisqu’unitaire), on en d´eduit que−k < x, a > (1 +k) = 0 puis que : (⋆⋆) −k < x, a >= 0

car 1 +k6= 0 (cf. hypoth`ese surk). De (⋆) et (⋆⋆), on d´eduit quex= 0E.

3. L’endomorphismef ´etant sym´etrique (cf. question 1), il est diagonalisable (dans une base orthonorm´ee deE) d’apr`es le th´eor`eme spectral.

— On a d´ej`a calcul´ef(a) et on a remarqu´e quef(a) = (k+ 1)a. Le vecteura´etant non nul, on en d´eduit que (k+ 1) est valeur propre de f et que Vect(a)⊂Ek+1.

— On observe que pour toutx∈a, qui est un sous-espace vectoriel de E de dimensionn−1≥1, on a f(x) =x. On en d´eduit que 1 est valeur propre def.

A ce stade, on est contraint de scinder l’´etude en deux parties, suivant que` k+ 1 = 1 (i.e.k= 0) ou pas.

Cas o`uk= 0

Si k= 0 alorsf =idE.f poss`ede donc 1 pour unique valeur propre etE1=E.

(2)

Cas o`uk6= 0

D’apr`es les deux observations pr´ec´edentes :

— f poss`ede deux valeurs propres distinctes : 1 et (k+ 1) ;

— a⊂E1et donc dim(E1)≥n−1 ;

— Vect(a)⊂Ek+1 et (´evidemment) dim(Ek+1)≥1.

E1 etEk+1 sont en somme directe, car 1 et (k+ 1) sont deux valeurs propres distinctes def. Donc : dim(E1⊕Ek+1) = dim(E1) + dim(Ek+1)≥n−1 + 1 =n.

CommeE1⊕Ek+1 est un sous-espace vectoriel deE, qui est un R-espace vectoriel de dimension n, on en d´eduit que :

— dim(E1⊕Ek+1) =n;

— dim(E1) =n−1 ;

— dim(Ek+1) = 1.

De dim(E1⊕Ek+1) =n, on d´eduit queE1⊕Ek+1=E et donc que 1 etk+ 1 sont les seules valeurs propres de f. D’autre part comme :

a

|{z}

dimn−1

⊂ E1

|{z}

dimn−1

et Vect(a)

| {z }

dim 1

⊂Ek+1

| {z }

dim 1

on a :

E1=a et Ek+1 = Vect(a).

Remarque : Nous observons `a la fin que les deux sous-espaces propres sont orthogonaux, comme nous le savons d’apr`es le cours. Nous aurions pu utiliser cette propri´et´e pour donner une autre preuve du r´esultat.

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