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Solutions de questions proposées dans les Nouvelles annales

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(1)

N

OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

Solutions de questions proposées dans les Nouvelles annales

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 2 (1883), p. 425-431

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1883_3_2__425_0>

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(2)

( 4*5 )

SOLUTIONS DE QUESTIONS

PROPOSÉES DANS LES NOUVELLES ANNALES.

Question 1391

( voir 3* série, t. I, p. 142) ;

PAR M. MAURICE D'OCAGNE.

Soit k la courbe enveloppée par une droite de lon- gueur constante dont les extrémités s'appuient sur deux droites fixes. Démontrer que toute courbe pa- rallèle à k peut être engendrée de la même façon.

(LAGUERRE.)

AB de longueur constante, glissant entre OX et OY, enveloppe /r. C étant le centre instantané de rotation, O, A, C, B sont sur une même circonférence de dia- mètre constant égal à - — ^ - La tangente correspon- dant à la courbe parallèle à £ coupe cette circonfé- rence en A' et B'. La distance de A'B' à AB étant constante , les arcs AA' et BB', et, par suite, les angles AOA' et BOB' sont constants-, les droites O A' et OB' sont donc fixes. D'ailleurs

A'B' AB

• = const.

sinA'OB' sinXOY

Par conséquent A'B'a une longueur constante, et le théorème est démontré.

Note. — La même question a été résolue par M, J. Mister, profes- seur à l'École du Génie civil de Belgique.

(3)

( v o i r 3 ' s é r i e , t . I , p . i«>2);

PAR M. FRANÇOIS BORLETTJ, Ingénieur à Milan.

Intégrer l'équation

d2y dy

(E. FAUQUEMBERGUE. )

L'équation caractéristique

correspondant à l'équation donnée dans laquelle on remplace le second membre par zéro, est satisfaite par

en conséquence, l'équation

, __ r, d\y __ dy 2 v __ o

dx2 " dx '

admettra l'intégrale particulière y = e*.

Alors, si l'on fait (0

l'équation proposée devient

(XX X \\ — X )

L'intégrale générale de l'équation ( 2 ) est

et, par l'équation (1), l'intégrale générale de l'équation

(4)

( 4*7 ) proposée devient

y — Ae*-i- Bx*e-X— ûr(i-t-x) — i,

A et B étant deux constantes arbitraires.

Note. — La même question a été résolue par MM. Lez, Charles Chabanel et Wladimir Habbé, à Odessa.

Question 1417

(voir V série, t. 1, p . 3<U) ; PAR M. CHARLES CHABANEL.

Le nombre p étant supposé premier, et les deux groupes,

7*1, 7 * 2 , . . . . / * p - i

et

formant deux systèmes complets de résidus premiers par rapport au module p, il y a nécessairement deux indices différents i et Â, tels que les produits r(si et r/iS/t sont congrus par rapport au module p.

( A . HURWITZ. )

Chacun des groupes

/*i, /'o? • • • rp-ly Si, S%, . . . .S>_i

est identique, à l'ordre près, au groupe

( i ) i . 2 . 3 . . ./> — i,

qui contient les p— i entiers premiers et inférieurs à /;. Il s'ensuit que les trois produits

P = i . a . 3 . . . ( / > - i ) , P' r^

Ît'f

sont égaux.

(5)

Soit ti le residu de 77$; par rapport au module p, tout produit rs étant premier à p, chacun des p — 1 résidus

( 2 ) tu h,..., tp.^

est égal à un entier du groupe (1). Nous avons main- tenant à comparer ces résidus entre eux.

A cet effet, supposons que les entiers (2) soient distincts les uns des autres; le groupe qu'ils formeront sera alors identique, à l'ordre près, à celui (1), et leur produit sera égal à P . Or les produits

et

t\Si X / V 2 X . . . X rp-xsp^x

sont congrus par rapport au module p, car tout facteur i'iSi du second produit est congru au facteur correspondant ti du premier produit. L'hypothèse que nous avons faite a donc pour conséquence

P === rxsi X 7*2s2 X . . . X rtt -\Sp-i (mod p),

ou

P zz: /*! 7\2. . . / y _ ! x Sis.2...Sp-i ( mod p),

ce qui donne

P.£L-P'P" (mod/?),

ou bien, à cause de P = P' = P",

P2E = P (mod p).

Mais le produit P est évidemment premier au module \ cette congrueiice ne peut donc subsister sans que Ton ait

P =r= -t- 1 ( mod p ),

congruence impossible quand p ^> 2, car

1 . 2 . 3 . . .{p — l) + 1 OU P -f- I

est divisible par le nombre premier p ( théorème de Wil son), c'est-à-dire que

P =_- -1 (modp).

C e l t e i m p o s s i b i l i t é p r o u v e q u e l e s r é s i d u s ( 2 ) 110

(6)

peuvent pas être tous distincts les uns des autres : en conséquence, il y a nécessairement deux résidus qui sont égaux entre eux. Soient ti et £* ces résidus, on aura

riSi= rksk (moàp).

C. Q. F . D . Note. — La même question a été résolue par M. Moret-Blanc.

Question \ 429

(YOir 3" série, t. I, p. 528);

PAR M. L. B., à Angers.

IL> . . . . (CATALAN.) 120 v 7

On a [Calcul intégral de M. Bertrand, p. 247)

w ( / i + i ) ( / i + 2 ) . . . ( n + (i.)

où jj. est un nombre entier qui augmente indéfiniment.

On tire de là facilement

I \ = <M i . 2 . 3 . . . ^

I !ulîl = 3».7«.ii».i5«...(4p.

r/ 3 \ 12. 5 2 . 9 2 . I - * « . I7« . . . ( 4

Mais évidemmeQt

4.8.12. . . 4 ( ^ -

ou

( , ) , _ ( 5 — ) ( 9 - i ) . . . ( 4 1 ^ - 3 - 1 )

^ ' I - ( ) ) ( 4 H I )

quel que soit le nombre entier JJL.

(7)

— • • • > facteur évidemment égal à l'unité, on a

7 — 1 11 — 1

Si, enfin, je multiplie les équations (1) et (3) membre à membre, j'obtiendrai, en disposant convenablement les facteurs,

[

r

W 3_

2 r

tzil _Zl_ tm

II2—-1

ou bien, en multipliant par - pour la symétrie,

\\/ I = g 9 ^4 49 ?o i2i_ a

/ 3 \ I 8 25 48 8i i2o

C. Q . F . D . Note. — La même question a été résolue par MM. Goffartet Cesaro.

Question !4o9

(voir 2e série, t. II, p . 336);

PAR M. E. FAUQUEMBERGUE.

Le cube d'un nombre entier autre que V unité ne peut être la somme des carrés de deux nombres entiers con- sécutifs.

Soit

(l) ^ = **-+-(*-*-!)*,

où x et y représentent des nombres entiers.

De l'équation (i) on déduit successivement

f* = IX* -\~ 2.27 — 1,

^ ^ 8 = (4^7 -H 2)2-}- 4.

(8)

( 4 3 i ) et e n posant

>xy — X et 4-^ •+- '>- — X, il v i e n t

Y3==X2-f-4.

Mais il est démontré dans la Théorie des nombres de Legendre ( 3e édition, i83o, t. II, p . 12) qu'une équation telle que

Y-3 = x» -f- 4 n'admet que les deux solutions entières

Y = 2 , X = 2 e t Y = 5 , X = I I .

Par suite, les relations iy = Y, \x -H 2 = X deviennent

rty — 2, 4^" •+- 2 = 2,

ou

2jK = 5 , \œ -4- s>. = 1 1 .

Le premier système donne

y = i, x^o\

et le second, les valeurs fractionnaires

5 q y = - , x — 2 .

. 4

Donc l'équation

(1) j * = a ? *

ne peut être vérifiée, en nombres entiers, que par y=

et x = o. c. Q. F. D.

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