Universit´e Pierre et Marie Curie – Paris 6 Corrig´e seconde session
LM216 Juin 2010
1. La fonction u 7→ulnu a le mˆeme signe que u7→lnu sur ]0,+∞[ : elle est n´egative sur ]0,1[ et positive sur ]1 +∞[ et nulle en 1. De plus sa limite en +∞vaut +∞et sa limite en 0 vaut 0. Elle d´ecroˆıt strictement entre 0 et 1e et croˆıt strictement entre 1e et +∞.
2. L’int´erieur de E est l’ouvert {(x, y) ; x >0, y >0, x+y <2a}, l’adh´erence est le ferm´e {(x, y) ; x ≥ 0, y ≥ 0, x+y ≤ 2a}. L’ensemble E est un triangle de sommets (0,0), (0,2a) et (2a,0). Il est born´e puisque contenu dans la boule B(0,2a).
3. La fonction u 7→ lnu est C∞ sur ]0,+∞[. Par produit avec u qui est aussi C∞, et par addition, on trouve que f est C∞ sur {(x, y) ; x > 0, y > 0} et donc en particulier sur E.
4. (a) Comme u 7→ ulnu se prolonge continˆument par la valeur 0 en u = 0, on peut prolonger f par continuit´e sur ¯E en posant f(x,0) = xlnx, f(0, y) = ylny et f(0,0) = 0.
(b) C’est un r´esultat du cours : comme ¯E est compact, son image parf est compacte, ce qui montre quef est born´ee et qu’elle admet un maximum et un minimum global sur ¯E.
5. (a) Le gradient de f est donn´e par ∇f(x, y) = (lnx+ 1,lny+ 1) et s’annule donc uniquement au point 1e,1e
. Ce point appartient `aE si et seulement sia > 1e, donc f admet un point critique dans E si et seulement si a > 1e.
(b) La hessienne de f est une matrice diagonale de valeurs propres 1x et 1y. Au point
1 e,1e
ces valeurs propres sont strictement postives, il s’agit donc d’un minimum local. D’apr`es l’´etude de la fonction u7→ulnu, on voit d’autre part que f(x, y)≥ f 1e,1e
quels que soientx, y ≥0, il s’agit donc d’un minimum global.
(c) Sia≤ 1e,f n’a pas de point critique dansE. Si le minimum global def sur ¯E ´etait atteint en un point de ˚E, ce serait un point critique. Par cons´equent, le minimum global est atteint sur la fronti`ere de E.
6. (a) Si le maximum global de f sur ¯E ´etait atteint sur ˚E, f aurait un point critique, or on a vu qu’un tel point, s’il existe, r´ealise toujours un minimum local et pas un maximum local. Par cons´equent, le maximum est atteint sur la fronti`ere deE.
(b) Si a < 12, on remarque que 0 ≤ x < 1 et 0 ≤ y < 1 pour tout x, y ∈ E. Par¯ cons´equent f(x, y) ≤ 0 sur ¯E. On voit aussi que si 0 ≤ x < 1 et 0 ≤ y < 1 on ne peut avoir f(x, y) = 0 qu’aux points (0,0). Par cons´equent le seul point o`u le maximum est atteint est (0,0).
7. La fonctionf est continue sur le ferm´e ¯Eet par cons´equent elle est int´egrable. On calcule par Fubini
Z Z
E
xlnx dx dy = Z 1
0
Z 2a−x
0
xlnx dy
dx
= Z 1
0
(2axlnx−x2lnx) dx
=
ax2lnx− ax2 2 − x3
3 lnx+ x3 9
1
0
= 1 9 − a
2.
Par sym´etrie, on obtient I = 2 9 −a.
8. (a) Sur le segment horizontal H, la quantit´e γy0(t) = 0 est nulle quel que soit le choix du param´etrage puisque γy(t) = 0 ety2logy− y22 = 0. Par cons´equent
Z
H
x2lnx−x2 2
dy=
Z
H
y2lny− y2 2
dx= 0.
On a de mˆeme le r´esultat pour le segment vertical V.
(b) Si on oriente Γ =∂Edans le sens direct, la formule de Green-Riemann nous indique que
Z
Γ
x2lnx− x2 2
dy−
Z
Γ
y2lny−y2 2
dx=
Z Z
E¯
2f(x, y) dx dy= 2I.
Comme les int´egrales sont nulles surH etV, les int´egrales sur Γ sont ´egales `a celles surS orient´e de (2a,0) vers (0,2a) et on a donc
Z
S
x2lnx− x2 2
dy−
Z
S
y2lny− y2 2
dx= 2I.
9. Par Fubini, on peut ´ecrire Z Z Z
G
(xlnx+ylny) dx dy dz = Z 1
0
Z
Ez
(xlnx+ylny) dx dy
dz,
avec Ez := {(x, y) ∈ R2 | x ≥ 0, y ≥ 0, x+y ≤ 1−z}. En utilisant le r´esultat de la question 7 pour 2a= 1−z, on trouve ainsi
Z Z Z
G
(xlnx+ylny) dx dy dz = Z 1
0
2
9 −(1−z)
dz =− 5 18.