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TD DU 11/10/2010 ET DU 18/10/2010

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Texte intégral

(1)

TD DU 11/10/2010 ET DU 18/10/2010

Exercice 1 .

Soit (a

n

) une suite de r´ eels d´ ecroissante, de limite nulle et telle que P

a

n2

C.

(1) Si a

n

= 1

n alors montrer que P

(−1)

[n]

a

n

C.

(2) Cas g´ en´ eral : on pose c

n

= a

n2

et b

n

=

2n

P

k=0

a

n2+k

. a) Montrer que nc

n

→ 0.

b) Prouver les in´ egalit´ es 0 6 b

2n

− b

2n+1

+ 2c

2n+1

6 (4n + 3)(c

2n

− c

2n+2

).

c) Conclure ` a la convergence de P

(−1)

[n]

a

n

.

Exercice 2 . Oral ENS 1999

Soit f

n

(x) = |x(x − 1)(. . .)(x − n)| sur [0, n].

Montrer qu’un maximum de f

n

est atteint en un point s

n

de [0, 1/2].

Donner un ´ equivalent de s

n

puis de f

n

(s

n

).

1

(2)

2 TD DU 11/10/2010 ET DU 18/10/2010

(3)

TD DU 11/10/2010 ET DU 18/10/2010 3

Solution 1

(1) En prenant b

n

=

2n

P

k=0

a

n2+k

alors on a l’encadrement Z

(n+1)2

n2

dx

x 6 b

n

6

Z

(n+1)2

n2−1

dx x

soit 2 ln

n+1n

6 b

n

6 ln

n+1n−1

d’o` u b

n

− b

n+1

> 2 ln

n+1n

− ln

n+2n

> 0 donc la suite (b

n

) d´ ecroˆıt vers 0, la s´ erie P

(−1)

n

b

n

converge, de mˆ eme pour P

(−1)

[n]

a

n

. En effet, si on pose s

N

=

N

P

n=1

(−1)

[n]

a

n

et σ

P

=

P

P

n=1

(−1)

n

b

n

alors |s

N

− σ

[N]−1

| 6 b

[N]

→ 0 donc (s

N

) converge.

(2) a) La suite (c

n

) d´ ecroˆıt et

2n−1

P

k=n

c

k

> nc

2n

→ 0 donc nc

n

→ 0.

b) On a (2n + 1)c

n+1

6 b

n

6 (2n + 1)c

n

d’o` u (4n + 1)c

2n+1

− (4n + 1)c

2n+1

| {z }

=−2c2n+1

6 b

2n

− b

2n+1

6 (4n + 1)c

2n

− (4n + 3)c

2n+2

| {z }

=(4n+3)(c2n−c2n+2)−2c2n

d’o` u, en additionnant 2c

2n+1

, on obtient l’in´ egalit´ e demand´ ee en remarquant que 2c

2n+1

− 2c

2n

6 0.

c) On a

N

X

n=0

(4n + 3)[c

2n

− c

2n+2

| {z }

>0

] =

N

X

n=0

(4n + 3)c

2n

N

X

n=0

(4n + 3)c

2n+2

| {z }

=PN+1

n=1(4n−1)c2n

= 3c

0

+ 4

N

X

n=1

c

2n

− (4N + 3)c

2N+2

6 4

+∞

X

n=0

c

2n

donc P

(4n + 3)(c

2n

− c

2n+2

) converge d’o` u la convergence de P

b

2n

− b

2n+1

, de P (−1)

n

b

n

car b

n

→ 0 et celle de P

(−1)

[n]

a

n

comme au (1).

Voici un programme Maple qui permet d’estimer la convergence de la s´ erie P

(−1)

[n]

/n.

> S:=proc(N)

> local n,s,P,J;

> s[0]:=0.;

> for n from 1 to N do s[n]:=s[n-1]+evalf((-1)^(floor(sqrt(n)))/n) od;

> J:=[[P,s[P]] $P=1..N]: plot(J,x=1..N,style=point);

> end;

Solution 2

On a f

n

(1/2) = 1 4 × 3

2 × · · · × 2n − 1

2 et f

n

(x) = f

n

(n − x), on peut prendre x ou n − x qui joueront des rˆ oles sym´ etriques.

Soit k ∈ [[1, n − 1]] alors on sait d´ ej` a que |(x − k)(x − k − 1)| 6 1 4

• Si k 6 x 6 k + 1/2 alors x

|{z}

6k+1/2

( x − 1

| {z }

6k−1/2

)(. . .)(x − k + 1

| {z }

63/2

) 6 3

2 × · · · × 2k + 1 2 puis

(k + 2 − x

| {z }

62

)(. . .)(n − x

| {z }

6n−k

) 6 (k + 3/2)(. . .)(n − 1/2)

en exprimant que 2 6 k + 3/2, 3 6 k + 5/2, . . . , n − k 6 n − 1/2 car k > 1.

En combinant ces deux in´ egalit´ es, on obtient f

n

(x) 6 f

n

(1/2).

(4)

4 TD DU 11/10/2010 ET DU 18/10/2010

• Si k + 1/2 6 x 6 k + 1 on peut refaire le mˆ eme raisonnement avec n − x.

On a donc f

n

(1/2) > f

n

(x) pour x ∈ [1, n − 1].

Or, pour x ∈ [0, 1/2], on a f

n

(x) > f

n

(1 − x), en effet si 0 6 x 6 1/2 alors k − x > k + x − 1 d’o` u

f

n

(x) = x(1 − x)

n

Y

k=2

(k − x) > (1 − x)x

n

Y

k=2

(k + x − 1) = f

n

(1 − x).

Le maximum de f

n

est atteint sur l’intervalle [0, 1/2] (et aussi sur l’intervalle [n −1/2, n] compte tenu de la sym´ etrie.

Si on ´ ecrit f

n

(x) = |P

n

(x)| alors le maximum de f est atteint en un point o` u P

n0

(x) = 0 et, en d´ erivant logarithmiquement, on obtient la relation

1

s

n

+ 1

s

n

− 1 + · · · + 1

s

n

− n = 0 soit 1

s

n

= 1

1 − s

n

+ · · · + 1 n − s

n

| {z }

=Sn

. Comme 0 < s

n

< 1

2 alors on a l’encadrement suivant

1 + 1

2 + · · · + 1 n

| {z }

∼lnn

< S

n

< 1 2 + 3

2 + · · · + 1 n − 1/2

| {z }

∼lnn

donc s

n

∼ 1 ln n .

Ensuite, on ´ ecrit que f

n

(s

n

) n!s

n

=

n

Y

k=1

1 − s

n

k

= a

n

. a

n

> 0, on ´ etudie ln a

n

.

Tout d’abord, une ´ etude simple de fonction nous montre que x 6 − ln(1 − x) 6 x + x

2

pour x ∈ [0, 1/2] d’o` u

n

X

k=1

s

n

k 6

n

X

k=1

− ln

1 − s

n

k

6

n

X

k=1

s

n

k + s

2n

k

2

. Or

n

P

k=1

1

k ∼ ln n donc

n

P

k=1

s

n

k → 1 et s

2n

n

P

k=1

1

k

2

→ 0 car s

2n

→ 0 et P

1

k2

converge.

Conclusion : a

n

→ 1

e d’o` u f

n

(s

n

) ∼ n!

e ln n .

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