Rapport de mission:
12-16 mars 2018
de la
EVALUATION EXTERNE CONJOINTE DES
PRINCIPALES CAPACITÉS RSI
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Rapport de mission:
12-16 mars 2018 de la EVALUATION EXTERNE CONJOINTE DES
PRINCIPALES CAPACITÉS RSI
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
© Organisation mondiale de la Santé 2018
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Citation suggérée. évaluation externe conjointe des principales capacités RSI de la République démocratique du Congo.
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Layout by Genève Design WHO/WHE/CPI.2018.28
des principales capacités RSI de la République démocratique du Congo
iii
Sommaire
Remerciements ---v
Abréviations --- vi
Résumé --- 1
Scores et actions prioritaires pour la République démocratique du Congo --- 2
PREVENIR ———————————————————————— 4
Législation, politique et financement nationaux --- 4Coordination, communication et promotion du RSI --- 6
Résistance aux antimicrobiens --- 8
Zoonoses ---10
Sécurité sanitaire des aliments ---13
Sécurité et sûreté biologiques ---15
Vaccination ---17
DÉTECTER ——————————————————————— 19
Système national de laboratoires ---19Surveillance en temps réel ---22
Notification ---25
Développement du personnel ---27
RIPOSTER ——————————————————————— 29
Préparation ---29Interventions d’urgence ---31
Lien entre la santé publique et les autorités chargées de la sécurité ---33
Moyens médicaux et déploiement de personnel ---35
Communication sur les risques ---37
AUTRES ———————————————————————— 40
Points d'entrée ---40Événements d’origine chimique ---42
Situations d’urgence radiologique ---44
ANNEXE : Contexte de l'évaluation externe conjointe ————— 46
des principales capacités RSI de la République démocratique du Congo
v
REMERCIEMENTS
Le Secrétariat de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l'Evaluation externe conjointe (EEC), tient à remercier les personnes suivantes, dont le soutien et l'engagement envers les principes du Règlement sanitaire international (2005) ont permis de conduire avec succès cette EEC :
• Le gouvernement et les experts nationaux de la République démocratique du Congo pour leur soutien et leur travail dans la préparation de cette mission ;
• Les gouvernements du Bénin, de France, du Maroc, de Mauritanie et du Sénégal pour la mise à disposition d'experts techniques dans ce processus d'examen par les pairs ;
• Le Programme de technologie appropriée en santé (PATH), le Center for Disease Control and Prevention des Etats-Unis (CDC) et « Resolve to Save Lives » pour la participation de leurs experts et leur contribution technique ;
• Le Bureau régional OMS pour l’Afrique, le Bureau OMS Sénégal et le Bureau OMS de Lyon ;
• L’initiative du Programme mondial de sécurité sanitaire pour sa collaboration et son soutien.
Evaluation externe conjointe
vi
Abréviations
AIEA Agence internationale de l’énergie atomique
CDC Centres de prévention et de lutte contre les maladies CGEA Commissariat général à l’énergie atomique
CNC Comité national de coordination CNSN Conseil national de sécurité nucléaire
COUSP Centre d’opérations d’urgence en santé publique CSPS Commission santé phytosanitaire
DHIS2 District Health Information System DLM Direction de lutte contre la maladie EEC Evaluation externe conjointe
FAO Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture FETP Formation en épidémiologie de terrain
GAVI Alliance du vaccin
GHSA Programme d’action mondial pour la sécurité sanitaire GOARN Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie IAS Infections associées aux soins
INFOSAN Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments INRB Institut national de recherche biomédicale
Labovet Laboratoire national vétérinaire de Kinshasa OCC Office congolais de contrôle
OIE Organisation mondiale de la santé animale OMS Organisation mondiale de la Santé
ONG Organisation non gouvernementale ORSEC Organisation des secours
PEV Programme élargi de vaccination
PFN Point focal national
PNDS Plan national de développement sanitaire PNHF Point national de l’hygiène aux frontières POS Procédures opératoires standardisées PPAc Plan pluriannuel complet
RAM Résistance aux antimicrobiens RDC République démocratique du Congo
RECODESSA Renforcement des compétences en diagnostic, épidémiologie et économie de la santé animale
RH Ressources humaines
RSI Règlement sanitaire international SSA Sécurité sanitaire alimentaire SSB Sécurité et sûreté biologiques
SIMR Surveillance intégrée de la Maladie et Riposte UNICEF Fonds des Nations unies pour l’enfance
USAID Agence des Etats-Unis pour le développement international USP Urgence de santé publique
USPPI Urgence de santé publique de portée internationale VIH Virus de l’immunodéficience humaine
des principales capacités RSI de la République démocratique du Congo
1
Résumé
La République démocratique du Congo est confrontée à des épidémies récurrentes de choléra, de rougeole, de fièvres hémorragiques virales, de fièvre jaune, de rage et de variole du singe, à l’origine d’une morbidité et d’une mortalité importantes et de graves perturbations socio-économiques. Ces flambées épidémiques qui constituent une menace pour la sécurité sanitaire nationale et internationale sont à l’interface entre santé humaine, animale et environnementale.
Soucieuse d’élaborer un plan d’action national pour la sécurité sanitaire, la République démocratique du Congo a sollicité l’appui de l’OMS pour réaliser une mission d’évaluation externe conjointe (EEC) de la mise en œuvre des capacités nationales, requises au titre du Règlement sanitaire international (RSI) (2005) et selon l’approche « Une seule santé », pour prévenir, détecter et répondre aux menaces pour la santé publique, qu’elles soient naturelles, délibérées ou accidentelles.
La mission s’est déroulée du 12 au 16 mars, à Kinshasa, selon la méthodologie standard de l’outil EEC consistant à examiner 48 indicateurs couvrant 19 domaines techniques pour identifier les atouts, les difficultés/
volets à renforcer et formuler ensuite des actions prioritaires pour chaque domaine technique, qui permettront de faire progresser de façon réaliste les capacités nationales de mise en œuvre du RSI (2005).
L’équipe internationale d’évaluation externe a réuni onze experts de différents pays et organisations internationales, couvrant l’ensemble des domaines techniques. Cette équipe a travaillé avec plus de soixante-dix experts nationaux et partenaires des différents secteurs impliqués dans la mise en œuvre du RSI (2005), en alternant pour chaque domaine technique, présentation de la partie nationale, discussion des points forts et des points à améliorer, examen de la documentation, priorités et scores retenus. Des visites de terrain ont permis d’approfondir les évaluations.
Les résultats de cette mission indiquent un engagement considérable des autorités de la République démocratique du Congo dans le processus d’amélioration des capacités de mise en œuvre du RSI (2005) à travers la création d’une agence congolaise de prévention et de lutte contre les maladies et l’établissement à court terme d’un plan national intégré et multisectoriel pour le renforcement de la sécurité sanitaire.
Par ailleurs, il convient de noter que le pays dispose d’expertises et d’expériences régionales en matière de gestion des fièvres hémorragiques virales. Il possède également des atouts avec notamment la mise à l’échelle nationale de la Surveillance intégrée des maladies et la riposte, l’existence d’un réseau de laboratoires et la mise en place d’un programme de formation en épidémiologie d'intervention. Concernant la coordination des interventions d’urgence, le pays s’est récemment doté d’un centre d’opérations d'urgence déjà opérationnel. Il dispose également de laboratoires mobiles pour la riposte à la maladie à virus Ebola et autres fièvres hémorragiques. On note enfin l’opérationnalisation du Centre régional d’études nucléaire de Kinshasa et des progrès considérables en matière de communication sur les risques dans la quasi-totalité des districts.
Pour disposer de capacités fonctionnelles et pérennes, le pays devra renforcer l’ensemble des 19 domaines techniques en mettant en œuvre les recommandations identifiées lors de cette EEC, avec un accent tout particulier sur : i) l’élaboration ou l’adaptation des documents législatifs ou officiels pour une meilleure application du RSI (2005) selon l’approche « Une seule santé » ; ii) le renforcement du cadre multisectoriel de coordination, de coopération et de collaboration pour prévenir, détecter, se préparer et riposter en tenant compte de l’ensemble des menaces ; iii) la rédaction, l’actualisation et l’application de procédures opératoires standardisées pour chaque domaine technique, afin d’harmoniser la gestion des interventions d’urgence ; iv) l’établissement et la mise en œuvre de plans opérationnels pour acquérir les capacités minimales requises au titre du RSI (2005), en insistant tout particulièrement sur la formation adéquate des personnels de tous les secteurs clés, notamment au niveau inférieur de la pyramide sanitaire nationale afin de couvrir l’ensemble du pays ; et v) l’allocation de ressources nationales, doublée d’un plaidoyer auprès des partenaires pour la mobilisation de ressources supplémentaires, dédiées à la mise en œuvre des plans nationaux et au suivi-évaluation des progrès accomplis.
Evaluation externe conjointe
2
Scores et actions prioritaires pour la République démocratique du Congo
Capacités Indicateurs Score
Législation, Politique et financement nationaux
P.1.1 La législation, les lois, la réglementation, les prescriptions administratives, les politiques ou autres instruments du gouvernement en place sont suffisants pour pou-
voir appliquer le RSI (2005).
2
P.1.2 L’État peut démontrer qu’il a adapté et harmonisé la législation, les politiques et les dispositions administratives au niveau national pour permettre l’application du RSI
(2005).
2
Coordination, communication et promotion du RSI
P.2.1 Un mécanisme fonctionnel est en place pour la coordination et l’intégration des
secteurs concernés dans la mise en œuvre du RSI (2005).
2
Résistance aux antimicrobiens
P.3.1 Détection de la résistance aux antimicrobiens.
1
P.3.2 Surveillance des infections causées par des agents pathogènes résistants aux
antimicrobiens.
1
P.3.3 Programme de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins de
santé.
1
P.3.4 Activités de gestion des antimicrobiens.
1
Zoonoses
P.4.1 Système de surveillance en place pour les zoonoses/agents pathogènes priori-
taires.
3
P.4.2 Personnels vétérinaires et de santé animale.
3
P.4.3 Mécanismes établis et fonctionnels pour riposter aux zoonoses infectieuses et
aux zoonoses potentielles.
1
Sécurité sanitaire des
aliments P.5.1 Mécanismes existants et fonctionnels de détection et de riposte aux maladies
d’origine alimentaire et à la contamination des aliments.
1
Sécurité et sûreté biologiques
P.6.1 Existence d’un système de sécurité et de sûreté biologiques impliquant
l’ensemble du gouvernement pour les structures humaines, animales et agricoles.
2
P.6.2 Formation et pratiques dans le domaine de la sécurité et de la sûreté biologiques.
1
Vaccination
P.7.1 La couverture vaccinale (rougeole) fait partie intégrante d’un programme na-
tional.
3
P.7.2 Accès et délivrance de vaccins au niveau national.
3
Système national de laboratoires
D.1.1 Analyses en laboratoire pour la détection des maladies prioritaires.
3
D.1.2 Système pour le transfert et le transport d’échantillons.
2
D.1.3 Tests diagnostiques modernes et efficaces sur les lieux de soins et en laboratoire.
3
D.1.4 Système de qualité des laboratoires.
1
Surveillance en temps réel
D.2.1 Systèmes de surveillance basée sur des indicateurs et de surveillance des événe-
ments.
3
D.2.2 Système de notification électronique en temps réel interopérable et intercon-
necté.
1
D.2.3 Analyse des données de surveillance.
3
D.2.3 Systèmes de surveillance syndromique.
4
des principales capacités RSI de la République démocratique du Congo
3
Capacités Indicateurs Score
Notification D.3.1 Système efficace de notification à l’OMS, à la FAO et à l’OIE.
3
D.3.2 Réseau et protocoles de notification dans le pays.
2
Développement du personnel
D.4.1 Des ressources humaines sont disponibles pour assurer les principales capacités
requises au titre du RSI.
2
D.4.2 Un programme de formation en épidémiologie appliquée est en place (type
FETP).
4
D.4.3 Stratégie pour les personnels.
3
Préparation
R.1.1 Un plan national multirisques de préparation et d’action en cas d’urgence de
santé publique existe et est appliqué.
1
R.1.2 Les risques et les ressources de santé publique prioritaires sont cartographiés et
exploités.
1
Interventions d’urgence
R.2.1 Capacité à activer des interventions d’urgence.
1
R.2.2 Procédures et plans opérationnels du centre d’opérations d’urgence.
1
R.2.3 Programme d’interventions d’urgence.
3
R.2.4 Procédures de prise en charge des cas appliquées pour les dangers relevant du
RSI.
1
Lien entre la santé publique et les
autorités chargées de la sécurité
R.3.1 La santé publique et les autorités chargées de la sécurité (par exemple, les ser- vices chargés de faire appliquer la loi, le contrôle aux frontières et les douanes) sont en liaison lors d’un événement biologique suspecté ou confirmé.
1
Moyens médicaux et déploiement de personnel
R.4.1 Système en place pour l’envoi et la réception de moyens médicaux lors d’une
urgence de santé publique.
1
R.4.2 Système en place pour l’envoi et la réception de personnels de santé lors d’une
urgence de santé publique.
1
Communication sur les risques
R.5.1 Systèmes de communication sur les risques (plans, mécanismes, etc.).
1
R.5.2 Communication et coordination internes et avec les partenaires.
2
R.5.3 Communication publique.
2
R.5.4 Communication pour faire participer les communautés touchées.
2
R.5.5 Écoute dynamique et gestion des rumeurs.
2
Points d'entrée PoE.1 Capacités de routine présentes aux points d’entrée.
1
PoE.2 Action de santé publique efficace aux points d’entrée.
1
Événements d’origine chimique
CE.1 Mécanismes fonctionnels en place pour la détection et la riposte à des événe-
ments/urgences d’origine chimique.
1
CE.2 Environnement favorable à la gestion d’événements d’origine chimique.
1
Situations d’urgence radiologique
RE.1 Mécanismes fonctionnels en place pour la détection et la riposte aux situations
d’urgence radiologique et nucléaire.
2
RE.2 Environnement favorable à la gestion des situations d’urgence radiologique
2
Scores: 1=capacité inexistante; 2=capacité limitée; 3=capacité développée; 4=capacité démontrée; 5=capacité pérenne.
Evaluation externe conjointe
4
PRE VENIR
PREVENIR
Législation, politique et financement nationaux
Introduction
Le RSI (2005) s'accompagne de droits et d’obligations pour les États Parties. Dans certains États Parties, la mise en œuvre du RSI (2005) nécessite parfois une nouvelle législation ou une modification de la législation existante. Même si ce n’est pas nécessaire, un État Partie peut choisir de réviser une partie de la réglementation ou d’autres instruments afin de faciliter l’application du RSI (2005) et son maintien de manière plus efficace. L'application des lois permet d’institutionnaliser et de renforcer le rôle du RSI (2005) ainsi que les opérations au sein de l’État Partie. Elle est également propre à faciliter la coordination entre les différentes entités intervenant pour leur application. Voir conseils détaillés relatifs à l'application du RSI (2005) dans la législation nationale à (Http ://www.who.int/ihr/legal_issues/legislation/en/index.html). En outre, les politiques définissant les structures et les responsabilités nationales, ainsi que l'affectation de ressources financières suffisantes, sont essentielles.
Cible
Les États Parties doivent disposer d’un cadre juridique adéquat pour les soutenir, leur permettre de s’acquitter de leurs obligations et faire valoir leurs droits, afin de respecter et d’appliquer le RSI (2005).
Dans certains États Parties, la mise en œuvre du RSI (2005) nécessite parfois une nouvelle législation ou une modification de la législation existante. Même si ce n’est pas nécessaire, un État Partie, peut choisir de réviser une partie de la législation, de la réglementation ou d’autres instruments, afin de faciliter l’application du RSI (2005) et son maintien de manière plus efficiente, efficace et bénéfique.
Les États Parties doivent garantir la mise à disposition de financements suffisants pour mettre en œuvre le RSI (2005), qu’ils proviennent du budget national ou d’un autre mécanisme.
Niveau de capacités de la République démocratique du Congo
La République démocratique du Congo dispose de textes législatifs et réglementaires qui couvrent certains domaines relatifs à la mise en œuvre du Règlement Sanitaire International (RSI 2005). Ainsi, la Constitution dans son article 47 garantit le droit à la santé et à la sécurité alimentaire ; elle fixe les principes fondamentaux et les règles d’organisation de la santé publique et de la sécurité alimentaire. Par ailleurs, le Plan national de développement sanitaire (PNDS) 2016-2020 et le Guide de la surveillance intégrée de la maladie et la riposte (SIMR) révisé en 2011 intègrent des dispositions pour la mise en œuvre adéquate du RSI (2005).
Dans la plupart des secteurs, il existe une législation, une réglementation, des prescriptions administratives et autres instruments gouvernementaux pertinents pour l’application du RSI (2005).
Amorcé en 2009, avec l’appui d’experts et de juristes nationaux, l’examen seulement partiel des textes disponibles a abouti à la formulation de recommandations à l’adresse du gouvernement pour permettre les adaptations nécessaires à l’application optimale du RSI (2005).
La République démocratique du Congo a également établi des protocoles d’accord avec des pays voisins pour la gestion des urgences de santé publique (USP) : accord de coopération sanitaire avec l’Ouganda, convention d’exploitation du Pool Malebo avec la République du Congo et mémorandum de collaboration sanitaire avec l’Angola.
des principales capacités RSI de la RD Congo
5
PRE VENIR
Sur le plan institutionnel, le Point focal national (PFN) RSI est nommé au sein du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF) rattaché au ministère de la Santé publique.. Le pays dispose également d’un Comité national de coordination (CNC) au sein du ministère de la Santé en cas d’épidémie ; d’une Commission des mesures phytosanitaires (CSPS) au sein du ministère du Commerce pour les USP liées à la sécurité sanitaire des aliments et d’un Conseil national de sécurité nucléaire (CNSN) pour les situations d’urgence radiologique (décret du 29 mars 2005).
Mesures prioritaires recommandées
• Mettre en œuvre les recommandations issues de l’examen partiel de la législation.
• Conduire une évaluation complémentaire des textes législatifs et réglementaires et les adapter au RSI (2005).
• Elaborer et mettre en œuvre un plan de mobilisation des ressources domestiques et extérieures pour mettre en place les capacités minimales requises au titre du RSI (2005).
• Formaliser la désignation des points d’entrée du pays.
Indicateurs et scores
P.1.1 La législation, les lois, la réglementation, les prescriptions administratives, les politiques ou autres instruments du gouvernement en place sont suffisants pour pouvoir appliquer le RSI - Score 2
Atouts/pratiques exemplaires
• Existence de protocoles d’accord avec les pays frontaliers pour la gestion des USP
• Existence de textes règlementaires organisant la surveillance épidémiologique
• Existence de guide/manuels de procédures/directives à tous les niveaux de la pyramide sanitaire Volets à renforcer/défis
• Mise à jour et diffusion insuffisantes des textes législatifs, réglementaires et des décrets d’application
• Manque d’implication effective et de responsabilisation des services juridiques de tous les ministères concernés par le RSI (2005) pour mener à bien l’examen et l’adaptation des textes
P.1.2 L’État peut démontrer qu’il a adapté et aligné la législation, les politiques et les dispositions administratives au niveau national pour permettre l’application du RSI (2005) - Score 2 Atouts/pratiques exemplaires
• Avancées notables lors de la dernière décennie avec la révision des textes législatifs et de la politique sectorielle (avant-projet de Loi-cadre sur la santé publique d'août 2010, Loi-cadre sur l'Environnement en cours d'examen au Parlement, réforme de l'administration publique touchant les ministères des secteurs concernés, etc.)
• Evaluations de certains programmes du ministère de la Santé, notamment du PNHF (en 2012), réalisées avec l'appui de consultants externes nationaux et internationaux ayant formulé des recommandations relatives à la révision de l'arsenal juridique pour une meilleure efficacité et adaptation aux défis de la mondialisation
Volets à renforcer/défis
• Absence de formalisation de la coordination entre le PFNRSI et les autres secteurs concernés par le RSI (2005)
• Budget national insuffisant alloué aux activités du RSI (2005) en dehors des situations d’urgences
Evaluation externe conjointe
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PRE VENIR
Coordination, communication et promotion du RSI
Introduction
Pour que les systèmes d’alerte et d’action soient efficaces, l’application réelle du RSI (2005) nécessite des approches multisectorielles/pluridisciplinaires à travers des partenariats nationaux. La coordination des ressources dans tout le pays, y compris le fonctionnement pérenne d’un point focal national RSI (PFN), faisant office de centre national de communication pour le RSI (2005), est une exigence clé de l’application du RSI (2005).
Cible
Le PFN doit être accessible à tout moment pour communiquer avec les points de contact régionaux RSI de l’OMS et avec tous les secteurs et autres parties prenantes concernés dans le pays. Les États Parties doivent fournir à l’OMS les coordonnées des PFN qu’ils doivent mettre à jour continuellement et confirmer tous les ans.
Niveau de capacités de la République démocratique du Congo
La République démocratique du Congo dispose de mécanismes de coordination entre les secteurs concernés par la mise en œuvre du RSI (2005) uniquement en cas d’urgence de santé publique (USP). Sur le plan institutionnel, le Point focal national (PFN) RSI est officiellement nommé par décret gouvernemental au sein du Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF) rattaché au ministère de la Santé publique.
Certains ministères désignent également des points focaux pour le RSI (2005). Toutefois, il est crucial d’avoir une nomination officielle de tous les membres des ministères concernés.
La République démocratique du Congo dispose d’un Comité national de gestion des crises. Toutefois, il n’existe pas de procédures opératoires standardisées (POS) facilitant la coordination, la communication et la promotion du RSI (2005). On note en effet l’absence de lignes directrices pour la coordination entre le PFNRSI et les autres secteurs concernés, l’absence d’évaluation des fonctions du PFNRSI et le manque de ressources financières et logistiques pour la coordination, la communication et la promotion du RSI (2005).
Mesures prioritaires recommandées
• Formaliser la nomination du Point focal national RSI (2005) qui sera composé des membres des ministères concernés.
• Mettre en place un cadre formel de coordination multisectorielle selon l’approche «Une seule santé » entre le Point focal national RSI et les secteurs concernés par l’application du RSI (2005) et élaborer des procédures opératoires standardisées pour son fonctionnement.
• Renforcer le plaidoyer, la diffusion et la promotion du RSI (2005) auprès des autorités et de tous les secteurs concernés, afin de mobiliser des ressources suffisantes pour sa mise en œuvre effective.
des principales capacités RSI de la RD Congo
7
PRE VENIR
Indicateurs et scores
P.2.1 Un mécanisme fonctionnel est en place pour la coordination et l’intégration des secteurs concernés dans la mise en œuvre du RSI - Score 2
Atouts/pratiques exemplaires
• Existence des mécanismes de coordination intersectorielle pour la mise en œuvre du RSI (2005) en période de crise
• Mise en place d’une coordination au sein des ministères concernés lors d’événements susceptibles de constituer un risque ou une USP de portée nationale ou internationale
• Mécanismes fonctionnels de collaboration intersectorielle incluant les laboratoires et les unités de surveillance de santé animale et humaine, lors des USP
• Echange d’information systématique et en temps utile entre les unités de surveillance de santé animale et humaine, les laboratoires et autres secteurs concernés par les risques zoonotiques
Volets à renforcer/défis
• Finalisation du processus de nomination officielle du PFNRSI
• Elaboration de POS ou de directives pour la coordination entre le PFNRSI et les autres secteurs concernés, afin de faciliter la coordination, la communication et la promotion du RSI (2005) en dehors des situations d’urgence
• Renforcement des capacités de coordination et de fonctionnement du PFNRSI (soutien financier et matériel) en identifiant des ressources précises et pérennes pour le fonctionnement du PFNRSI2005
Evaluation externe conjointe
8
PRE VENIR
Résistance aux antimicrobiens
Introduction
Les bactéries et autres agents microbiens évoluent en réaction à leur environnement et conçoivent inévitablement des mécanismes pour se défendre et éviter d'être éliminés par les antimicrobiens. Pendant de nombreuses décennies, le problème est resté gérable car la résistance augmentait lentement et l'industrie pharmaceutique n'a cessé de créer de nouveaux antibiotiques.
Toutefois, ce problème s'est mué en crise au cours de la dernière décennie. La résistance aux antimicrobiens (RAM) croît en effet à un rythme alarmant au point de surpasser la mise au point de nouveaux moyens de lutte contre les infections. Cette situation menace les soins aux patients, la croissance économique, la santé publique, l'agriculture, la sécurité économique et la sécurité nationale.
Cible
Appuyer le travail coordonné par l’OMS, la FAO et l’OIE visant à préparer un ensemble intégré d’activités à l’échelle mondiale pour combattre la résistance aux antimicrobiens, couvrant à la fois la santé humaine et animale, l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (approche « Une seule santé ») avec notamment : a) la mise en œuvre, dans chaque pays, d’un plan national global pour combattre la résistance aux antimicrobiens ; b) le renforcement de la surveillance et des capacités des laboratoires aux niveaux national et international en suivant les normes internationales convenues, élaborées dans le cadre du plan d’action mondial et en tenant compte des normes existantes ; et c) l’amélioration de la conservation des traitements existants et de la collaboration pour soutenir le développement durable de nouveaux antibiotiques, de traitements alternatifs, de mesures préventives, de tests diagnostiques rapides sur le lieu des soins, y compris de systèmes pour conserver les nouveaux antibiotiques.
Niveau de capacités de la République démocratique du Congo
La République démocratique du Congo dispose de laboratoires en santé humaine et animale, capables d’assurer la détection et la notification de certains agents pathogènes prioritaires, résistants aux antimicrobiens (RAM). Par ailleurs, l’université et les instituts de recherche nationaux conduisent des recherches sur la RAM, mais il n’existe pas d’actions coordonnées permettant de prendre en compte les RAM observées et de mettre en œuvre des mesures de lutte.
Il n’existe pas non plus de plan national de gestion globale et de lutte contre la RAM et les infections associées aux soins (IAS). On note cependant des efforts dans le cadre de la lutte contre la tuberculose avec la mise en œuvre du plan de gestion de la résistance aux antituberculeux et la mise en place à tous les niveaux d’un système de surveillance de la sensibilité des bactéries aux antituberculeux pour détecter les phénomènes de résistance et les prendre en charge. Ce système gagnerait à être étendu à d’autres germes.
En santé animale, les capacités de laboratoire restent à développer au niveau périphérique pour prendre en charge la surveillance de la RAM.
Enfin, l’utilisation non contrôlée des antimicrobiens, notamment des antibiotiques (mauvaise prescription, automédication, marché illicite et contrefaçon), reste un problème en République démocratique du Congo.
Mesures prioritaires recommandées
• Concevoir et mettre en œuvre un plan d’action national multisectoriel pour la détection et la notification des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens, et pour la gestion des antimicrobiens.
des principales capacités RSI de la RD Congo
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PRE VENIR
• Elaborer et mettre en œuvre un plan d’action national pour la surveillance et la prévention des infections associées aux soins.
• Etablir et mettre en œuvre un plan d’action national pour la surveillance des infections causées par des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens.
• Renforcer les capacités des personnels et des structures en matière de lutte contre la résistance aux antimicrobiens.
Indicateurs et scores
P.3.1 Détection de la résistance aux antimicrobiens - Score 1 Atouts/pratiques exemplaires
• Surveillance de la RAM par le Programme national de lutte contre la tuberculose
• Existence d’un réseau national de laboratoires
• Existence de capacités techniques dans certains laboratoires (culture, biologie moléculaire) Volets à renforcer/défis
• Formation des personnels de laboratoire à la détection des RAM en santé humaine et animale
• Intégration de la surveillance de la RAM dans le système de laboratoire
P.3.2 Surveillance des infections causées par des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens - Score 1
Atouts/pratiques exemplaires
• Désignation de 26 hôpitaux de province (1/province) en qualité de sites sentinelles pour la surveillance de la RAM
Volets à renforcer/défis
• Intégration des activités des secteurs de la santé humaine et animale
• Mise en place d’un plan de surveillance national multisectoriel pour la lutte contre la RAM
P.3.3 Programme de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins - Score 1 Atouts/pratiques exemplaires
• Existence de plans de lutte contre les IAS dans certains hôpitaux secondaires et tertiaires
• Existence de plans de formation et de directives pour la protection du personnel dans certaines structures hospitalières
Volets à renforcer/défis
• Elaboration d’un programme national de lutte contre les IAS
• Elaboration d’un plan standard de formation à la prévention et à la lutte contre les IAS dans les structures de soins
• Mise en place de comités de lutte contre les IAS dans tous les hôpitaux P.3.4 Activités de gestion des antimicrobiens - Score 1
Atouts/pratiques exemplaires
• Existence d’un plan national de gestion des antituberculeux Volets à renforcer/défis
• Renforcement de la promotion pour l'usage rationnel des antimicrobiens
• Renforcement de la lutte contre le marché illicite des médicaments
• Enquêtes sur l’usage des antibiotiques en santé humaine et animale
Evaluation externe conjointe
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PRE VENIR
Zoonoses
Introduction
Les zoonoses sont des maladies ou des infections transmissibles qui se propagent aux populations animales et humaines. Ces maladies sont causées par des bactéries, des virus, des parasites et des champignons, véhiculés par des animaux et des insectes, ou par le biais de vecteurs inanimés nécessaires à la transmission du microbe. Environ 75 % des maladies infectieuses émergentes affectant l‘homme sont d’origine animale ; environ 60 % de l'ensemble des agents pathogènes chez l’homme ont une origine zoonotique.
Cible
Adoption de comportements, de politiques et/ou de pratiques mesurables susceptibles de minimiser la transmission des maladies zoonotiques des animaux aux populations humaines.
Niveau de capacités de la République démocratique du Congo
La République démocratique du Congo a identifié en 2016, à l’aide de l’outil du CDC, les maladies zoonotiques prioritaires sous surveillance dans tous les secteurs (santé humaine, animale et environnementale) : rage, fièvres hémorragiques (Ebola, Marburg), grippe, salmonelloses, variole du singe et arboviroses (dengue, fièvre jaune, Zika, West Nile, etc.).
En santé humaine, les zoonoses sont incluses dans le plan de Surveillance intégrée de la maladie et la riposte (SIMR) qui est bien structuré et bien développé.
En ce qui concerne la santé animale, la surveillance demeure passive et peu fonctionnelle en raison du manque de moyens d’intervention sur le terrain et de capacités de diagnostic en laboratoire très limitées au niveau périphérique.
Il n'existe pas de coordination formelle de la surveillance des zoonoses entre la santé animale et la santé humaine. Toutefois, lors d’épidémies zoonotiques, les ministères en charge de la santé, de la faune, de la pêche et de l’élevage collaborent avec la mise en place d’équipes d’investigation sur le terrain, composées d'épidémiologistes, de vétérinaires, de techniciens de laboratoires, de biologistes et de cliniciens.
On note une coordination aux niveaux central et périphérique uniquement lors de la gestion des épidémies.
De façon générale, les relations sont limitées entre les laboratoires de santé publique et les laboratoires vétérinaires en matière d’échange d’échantillons, de comptes rendus d’analyses et d’informations en général. L’échange n’est effectif qu’en cas de suspicion ou de découverte de zoonose.
Le pays propose des formations postuniversitaires aux personnels vétérinaires et de santé publique, notamment en épidémiologie de terrain (FETP), ainsi qu’un programme de renforcement des compétences en diagnostic, épidémiologie et économie de la santé animale (RECODESSA) s’inscrivant dans l’approche
« Une seule santé ».
Enfin, il faut souligner qu’en fonction des secteurs, le pays ne dispose pas des capacités logistiques, humaines et financières permettant de répondre à plus de 80% des zoonoses en temps utile.
des principales capacités RSI de la RD Congo
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PRE VENIR
Mesures prioritaires recommandées
• Renforcer le système national de surveillance des zoonoses selon l’approche « Une seule santé ».
• Elaborer et diffuser des procédures de collaboration, de partage d’informations/d’échantillons et de transfert des compétences entre les laboratoires de santé publique et les laboratoires vétérinaires.
• Développer les capacités des laboratoires vétérinaires pour le diagnostic des zoonoses prioritaires.
• Améliorer la formation et le maillage territorial en personnels vétérinaire et para-vétérinaire, y compris pour la faune sauvage.
• Réactualiser la législation relative à la circulation des animaux domestiques et sauvages, ainsi que sur leurs produits et produits dérivés.
Indicateurs et scores
P.4.1 Système de surveillance en place pour les zoonoses/agents pathogènes prioritaires - Score 3
Atouts/pratiques exemplaires
• Identification conjointe des maladies prioritaires zoonotiques pour la santé humaine, animale et environnementale
• Evaluation du système de surveillance des maladies zoonotiques impliquant les ministères de la Santé , de l’Environnement et du Développement durable (faune sauvage dans les aires non protégées), de la Pêche et de l’Elevage (animaux domestiques), et l'Institut congolais pour la conservation de la nature (faune sauvage dans les aires protégées)
• Existence d'une politique nationale de développement de l’élevage Volets à renforcer/défis
• Système national de surveillance de la population animale moins performant (ministère de la Pêche), non fonctionnel (ministère de l'Environnement et du Développement durable) ou inexistant (Institut congolais pour la conservation de la nature)
• Coordination insuffisante entre les ministères de la Santé, de la Pêche et de l’Elevage et les spécialistes de la faune sauvage impliqués dans la surveillance des zoonoses
• Liens insuffisants entre les laboratoires de santé publique et les laboratoires vétérinaires
• Législation en matière de police sanitaire vétérinaire inadaptée/caduque P.4.2 Personnels vétérinaires et de santé animale - Score 3
Atouts/pratiques exemplaires
• Formation en épidémiologie de terrain pour les personnels de santé humaine et animale
• Démarrage du programme de formation postuniversitaire RECODESSA
• Existence de 8 facultés de médecine vétérinaire, notamment celles de Lubumbashi et de Kinshasa
• Bonne couverture géographique du pays en personnel de santé humaine
• Existence de modules de formation sur la riposte d'urgence destinée aux administrateurs territoriaux du niveau périphérique (formation développée par le ministère de l'Intérieur, l'École de santé publique de l’Université de Kinshasa et l'Université de Lubumbashi)
Evaluation externe conjointe
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PRE VENIR
Volets à renforcer/défis
• Faible couverture géographique du pays en personnel vétérinaire qualifié
• Absence de formation sur la faune sauvage et en santé publique vétérinaire
• Formation continue insuffisante pour les personnels vétérinaires et para vétérinaires
• Effectif insuffisant de vétérinaires participant chaque année au Programme FETP depuis 2013 (2 à 3 pour 15-20 vétérinaires)
P.4.3 Mécanismes établis et fonctionnels pour riposter aux zoonoses infectieuses et aux zoonoses potentielles - Score 1
Atouts/pratiques exemplaires
• Existence de plans de lutte contre certaines zoonoses (grippe aviaire hautement pathogène, maladie à virus Ebola, peste des petits ruminants)
• Bonne coordination entre les secteurs en cas de crise Volets à renforcer/défis
• Faible capacité du pays à riposter en temps utile à plus de 80 % des zoonoses
• Absence de mécanisme et de cadre formel pour la gestion et la riposte aux zoonoses infectieuses
• Absence de plans de lutte contre des zoonoses majeures émergentes et/ou négligées, identifiées prioritaires en santé humaine et animale
des principales capacités RSI de la RD Congo
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PRE VENIR
Sécurité sanitaire des aliments
Introduction
Les maladies diarrhéiques d'origine hydrique et alimentaire représentent l’une des principales causes de morbidité et de mortalité, en particulier dans les pays moins développés. La rapide mondialisation de la production et du commerce alimentaires a multiplié les probabilités de risque d'incidents internationaux dus aux aliments contaminés. L'identification de l'origine d'une flambée de toxi-infections alimentaires et son confinement sont donc essentiels. La capacité de gestion de ces risques tout au long de la chaîne alimentaire doit être développée pour mettre en place des mesures adéquates de gestion des risques afin de prévenir les cas chez l’homme.
Cible
Les États Parties doivent disposer des capacités de surveillance et de riposte aux événements/risques de maladies d’origine hydrique ou alimentaire. Ceci exige une communication et une collaboration efficaces entre les secteurs chargés de la sécurité sanitaire des aliments, de la sécurité de l’eau et de l’assainissement.
Niveau de capacités de la République démocratique du Congo
La République démocratique du Congo dispose de textes législatifs et réglementaires relatifs à la sécurité sanitaire des aliments (SSA). L’Office congolais de contrôle (OCC) est un établissement public à caractère technique et scientifique, doté d’un statut juridique, sous tutelle du ministère du Commerce. Entre autres missions, il est chargé du contrôle de la qualité et de la conformité des denrées alimentaires à l’importation comme à l’exportation, sur l’ensemble du territoire national.
Les secteurs de la santé humaine, de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage sont également chargés de contrôler la salubrité des produits alimentaires et de l’eau potable.
Membre du réseau INFOSAN, le pays dispose de normes nationales et de laboratoires de contrôle de la qualité des denrées alimentaires. Cependant, les mécanismes de collaboration et d’échange d’information entre les différents points focaux au cours d‘événements liés à la SSA restent limités.
Pour y remédier, le pays gagnerait à mettre en place un cadre multisectoriel de concertation et de partage d’information et à élaborer un plan national de réponse aux événements liés à la SSA.
Mesures prioritaires recommandées
• Désigner les points focaux des différents secteurs chargés de la sécurité sanitaire des aliments.
• Formaliser le cadre de collaboration et améliorer les mécanismes de coordination et de partage d’information entre les différents secteurs concernés par la sécurité sanitaire des aliments.
• Elaborer et mettre en œuvre un plan d’action pour la prévention, la préparation et la réponse aux événements liés à la sécurité sanitaire des aliments.
Evaluation externe conjointe
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PRE VENIR
Indicateurs et scores
P.5.1 Mécanismes existants et fonctionnels de détection et de riposte aux maladies d’origine alimentaire et à la contamination des aliments - Score 1
Atouts/pratiques exemplaires
• Existence de l’OCC et de structures sectorielles (santé, agriculture et élevage) chargés du contrôle de la SSA
• Pays membre du réseau INFOSAN
• Existence de normes nationales pour la SSA
• Existence de laboratoires de contrôle des aliments (OCC, Laboratoire vétérinaire, etc. ) Volets à renforcer/défis
• Mise à jour de la législation et de la réglementation relatives à la SSA selon l’approche « Une seule santé »
• Désignation de points focaux sectoriels
• Amélioration du cadre d’échange d’information entre les différents secteurs concernés
• Elaboration d’un plan d’action national pour la gestion de la SSA
des principales capacités RSI de la RD Congo
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PRE VENIR
Sécurité et sûreté biologiques
Introduction
La manipulation d'agents pathogènes en laboratoire est vitale pour veiller à ce que la communauté mondiale dispose d'un ensemble robuste d'outils (médicaments, produits diagnostics et vaccins) pour contrer la menace en perpétuelle évolution que représentent les maladies infectieuses.
La recherche sur les agents infectieux est cruciale pour développer et mettre à disposition les outils médicaux et de santé publique indispensables à la détection, au diagnostic, à l’identification et à la riposte aux flambées de maladies infectieuses d'origine naturelle, accidentelle ou intentionnelle. Dans le même temps, afin de protéger les chercheurs et la population, la multiplication des infrastructures et des ressources dédiées au stockage et à la manipulation des agents infectieux ne doit pas rendre plus aisé leur accès à des personnes non habilitées à le faire ou éventuellement mal intentionnées.
Cible
Mise en place d’un système national de sécurité et sûreté biologiques impliquant l’ensemble du gouvernement, qui soit en mesure d’identifier, de stocker, de sécuriser et de surveiller les agents pathogènes particulièrement dangereux dans un nombre réduit de structures conformément aux pratiques exemplaires
; offre de formations et campagnes de sensibilisation par la pédagogie à la gestion des risques biologiques afin de promouvoir une culture partagée de la responsabilité, de réduire les risques de double usage, de limiter la prolifération biologique et les menaces liées à un usage délibéré, et d’assurer le transfert des agents biologiques en toute sécurité ; mise en place d’une législation sur la sécurité et la sûreté biologiques propre à chaque pays, de l’homologation des laboratoires, et de mesures de lutte contre les agents pathogènes
Niveau de capacités de la République démocratique du Congo
En République démocratique du Congo, certaines composantes d’un système global de sécurité et de sûreté biologiques (SSB) sont en place, notamment les conditions d’accès, la tenue d’un registre et d’un inventaire à jour des agents pathogènes au sein des laboratoires de référence [Institut national de la recherche biomédicale (INRB) et laboratoire national vétérinaire de Kinshasa (Labovet)] qui stockent ou manipulent des agents pathogènes et toxines dangereux. Au niveau de l’INRB, un point focal est chargé de la SSB et les personnels sont formés dans ce domaine. Des initiatives sont en place pour renforcer la maintenance des équipements de SSB et former le personnel des laboratoires de référence au transport sécurisé des échantillons conformément aux normes internationales. Le pays dispose également d’un plan de gestion des déchets biomédicaux.
Dans le cadre du programme d’éradication de la poliomyélite, la République démocratique du Congo s’est dotée d’un Comité national de certification et d’un groupe technique chargé du confinement du poliovirus.
Toutefois, le pays gagnerait à mettre en place une législation et une réglementation relative à la SSB, ainsi qu’un cadre de coordination multisectorielle, un plan de surveillance des agents pathogènes et l’intégration d’un programme de formation à la SSB aux cursus d’enseignement initial.
Mesures prioritaires recommandées
• Mettre en place un cadre multisectoriel de concertation des structures impliquées dans le domaine de la sécurité et de la sûreté biologiques.
Evaluation externe conjointe
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PRE VENIR
• Elaborer et mettre en œuvre une législation ou une réglementation globale relative à la sécurité et la sureté biologiques.
• Elaborer et mettre en œuvre un programme de surveillance active incluant notamment la tenue d’un registre et d’un inventaire à jour des agents pathogènes et toxines dangereux au sein des structures qui les stockent ou les manipulent, ainsi qu’un système de notification des incidents de confinement.
• Elaborer un programme de formation à la sécurité et à la sûreté biologiques, intégré aux cursus d’enseignement (universités, écoles professionnelles, établissements de santé).
• Elaborer et mettre en œuvre des procédures opératoires standardisées pour l’utilisation, le stockage, l’élimination et le confinement sécurisés et sans danger des agents pathogènes.
Indicateurs et scores
P.6.1 Existence d’un système de sécurité et de sûreté biologiques impliquant l’ensemble du gouvernement pour les structures humaines, animales et agricoles – Score 2
Atouts/pratiques exemplaires
• Conditions de SSB assurées dans certains laboratoires (INRB, Labovet)
• Existence d’un groupe technique chargé du confinement du virus de la polio
• Organisation du transport sécurisé des échantillons (triple emballage, notamment pour les échantillons contenant M. tuberculosis et le virus de la polio)
Volets à renforcer/défis
• Absence de législation et de réglementation spécifiques à la SSB
• Conditions de SSB limitées aux structures de référence
• Identification de ressources humaines et financières pour assurer la maintenance des enceintes de sécurité biologique
• Coordination des activités de SSB et mise en place d’une collaboration multisectorielle
P.6.2 Formation et pratiques dans le domaine de la sécurité et de la sûreté biologiques - Score 1
Atouts/pratiques exemplaires
• Existence de formations à la SSB dans le cadre d’initiatives pour le renforcement des laboratoires (par exemple, RESAOLAB)
• Participation des laboratoires de référence de l’INRB aux programmes d’évaluation externe de la qualité et engagement dans le processus d’accréditation de l’OMS pour certaines pathologies
• Existence d’un plan de gestion des déchets médicaux Volets à renforcer/défis
• Mise en place d’un plan de formation continue du personnel à la SSB et extension de cette formation à tous les secteurs et à tous les niveaux de la pyramide sanitaire
• Révision des cursus de formation initiale pour mieux intégrer la formation à la SSB
• Renforcement des conditions de SSB dans les laboratoires à tous les niveaux
• Mise en œuvre du plan de gestion des déchets médicaux
des principales capacités RSI de la RD Congo
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PRE VENIR
Vaccination
Introduction
La vaccination est l'une des interventions de santé les plus performantes dans le monde et l'un des moyens les plus économiques pour sauver des vies et prévenir les maladies. D'après les estimations, la vaccination permet de prévenir plus de deux millions de décès par an dans le monde.
Cible
Un système national performant de délivrance de vaccins – envergure nationale, distribution efficace, accès des populations marginalisées, chaîne du froid adaptée et contrôle systématique de la qualité – en mesure de répondre aux nouvelles menaces de maladies.
Niveau de capacités de la République démocratique du Congo
En République démocratique du Congo, la vaccination est gratuite. Elle fait partie des services offerts à la population dans les structures sanitaires. Aligné sur le Plan d’action mondial pour les vaccins de l’OMS, le Plan pluri annuel complet 2015-2019 s’appuie sur l'OMS, l'UNICEF, le Rotary et l'USAID pour la planification et le suivi de la vaccination.
Le pays a mis en place une loi qui rend la vaccination des enfants obligatoire tout en respectant le droit individuel, ce qui explique la couverture vaccinale élevée. Il dispose par ailleurs d’un système de monitorage mensuel, semestriel et annuel de la couverture vaccinale s’appuyant sur des réunions techniques. Une équipe technique analyse et valide mensuellement les données relatives à la couverture vaccinale et à la gestion des vaccins.
Les vaccins qui arrivent au pays sont conservés dans les chambres froides du Programme élargi de vaccination (PEV) à Kinshasa. Chaque chambre froide est équipée d’un enregistreur de température, de même que les glacières utilisées pour leur transport. Au niveau des provinces et des zones de santé, les vaccins sont stockés dans des chambres froides ou des réfrigérateurs, là aussi équipés d’enregistreurs de température. Le transfert des vaccins, du bureau central de la zone de santé à l’aire de santé ou aux points de vaccination, s’effectue dans des porte-vaccins équipés d’accumulateurs à eau refroidie. Tous les bureaux centraux des zones de santé disposent au minimum d’un réfrigérateur et d’un congélateur.
Pour assurer une disponibilité permanente des vaccins, le pays a mis en place une chaîne d'approvisionnement grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers. Le PEV acquiert les vaccins via l’Unicef avec le financement du gouvernement pour les vaccins traditionnels et les fonds de GAVI pour les nouveaux vaccins et les vaccins sous-utilisés. En début d’année, le PEV et l’UNICEF estiment les besoins en vaccins pour l’année à venir.
Dans chaque province, la gestion des vaccins est assurée par des personnels formés en logistique de santé au Bénin. Des contrats de transport des vaccins vers les provinces ont également été signés avec différentes compagnies aériennes. De la même façon, des contrats d’entretien des équipements de la chaîne du froid ont été passés avec des entreprises. Des ingénieurs sont formés pour assurer la maintenance de ces équipements dans chaque province.
Certains facteurs, à savoir l‘inaccessibilité géographique, des stocks de vaccins insuffisants à certains points de vaccination et une mauvaise perception de la vaccination, constituent un frein à la vaccination systématique dans certaines zones. Il convient de noter également dans les zones reculées l’existence de disfonctionnements des réfrigérateurs à pétrole ou équipés de générateurs.
Evaluation externe conjointe
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PRE VENIR
Mesures prioritaires recommandées
• Mettre en place un cadre de concertation multisectorielle pour améliorer les couvertures vaccinales en santé humaine et animale.
• Elaborer et mettre en œuvre un plan de maintenance des équipements de la chaîne du froid pour garantir leur disponibilité aux points de vaccination et en assurer l’entretien.
• Renforcer le mécanisme national de délivrance des vaccins pour assurer l’approvisionnement permanent en vaccins de qualité dans plus de 80 % des districts.
• Renforcer la mise en œuvre de l’approche « Atteindre chaque district (chaque zone)/chaque enfant » pour atteindre au moins 90% de la population cible dans les trois prochaines années.
Indicateurs et scores
P.7.1 La couverture vaccinale (rougeole) fait partie intégrante d’un programme national – Score 3
Atouts/pratiques exemplaires
• Couverture vaccinale pour la plupart des antigènes au-delà des 77%
• Système de monitorage mensuel, semestriel et annuel de la couverture vaccinale
• Existence de financements et de personnel formé pour collecter et communiquer les données de la vaccination
• Existence d’une équipe technique pour analyser et valider mensuellement les données relatives à la couverture vaccinale et à la gestion des vaccins
• Suivi régulier au sein de la population du taux de couverture vaccinale contre la rougeole et contre la diphtérie-tétanos-coqueluche
Volets à renforcer/défis
• Augmentation des stocks de vaccins à certains points de vaccination
• Sensibilisation de la communauté pour limiter la mauvaise perception de la vaccination
• Accessibilité géographique des points de vaccination
• Renforcement de la qualité des données de la couverture vaccinale
• Intégration des zoonoses de portée nationale dans le plan national de vaccination P.7.2 Accès et délivrance de vaccins au niveau national - Score 3
Atouts/pratiques exemplaires
• Financement GAVI en cours pour permettre au pays de passer d’une couverture en équipements pour la chaîne du froid de 52% à 99% d’ici 2019
• Mise en place d’un système pour la gestion de vaccins de qualité
• Estimation des besoins annuels du pays en vaccins
• Gestion des vaccins dans les différentes provinces assurée par des logisticiens
• Signature de contrats de transport des vaccins vers les provinces avec différentes compagnies aériennes
• Signature de contrats de maintenance des équipements de la chaine du froid Volets à renforcer/défis
• Renforcement des équipements de la chaîne du froid des aires de santé
• Approvisionnement en sources d’énergie (générateurs) des zones de santé rurales
des principales capacités RSI de la République démocratique du Congo
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DÉTEC TER
DÉTECTER
Système national de laboratoires
Introduction
Les laboratoires de santé publique offrent des services essentiels englobant la détection des maladies et des épidémies, les interventions d'urgence, la surveillance des maladies et la surveillance de l'environnement.
Au niveau local ou national, les laboratoires de santé publique peuvent faire office de point focal d'un système national de laboratoires pour assurer la sécurité humaine, vétérinaire et sanitaire des aliments, à travers leurs principales fonctions incluant la prévention, le contrôle et la surveillance des maladies ; la gestion des données intégrées ; les analyses spécialisées et de référence ; la supervision des laboratoires ; les interventions d'urgence ; la recherche en santé publique; la formation et l'éducation;
les partenariats et la communication.
Cible
Surveillance biologique en temps réel avec un système national de laboratoires et des tests diagnostiques modernes et efficaces sur les lieux de soins et en laboratoire.
Niveau de capacités de la République démocratique du Congo
La République démocratique du Congo dispose d’un système de laboratoires en santé humaine et animale.
Concernant la santé humaine, l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) remplit les fonctions de laboratoire de santé publique au niveau central. Au niveau intermédiaire, les 26 laboratoires provinciaux sont sous la supervision des laboratoires nationaux. Quant aux 516 laboratoires des zones de santé du niveau périphérique, ils sont sous la supervision du niveau intermédiaire.
Concernant la santé animale, le pays dispose de trois laboratoires situés à Kinshasa (Labovet), Lubumbashi et Goma.
Les laboratoires du niveau central sont capables d’effectuer des tests diagnostiques performants (culture, sérologie, PCR) et de détecter les agents pathogènes des maladies à tendance épidémique et émergentes (maladie à virus Ebola, choléra, méningite à méningocoques, fièvre jaune, fièvre de la vallée de Rift, Monkeypox, peste, shigelloses, etc.). Les laboratoires de référence participent aux programmes d’évaluation externe de la qualité.
Toutefois, l’approvisionnement irrégulier en réactifs/consommables de laboratoire et la mauvaise maintenance des équipements entravent leurs activités.
En dépit de nombreux atouts, il convient de noter un certain nombre de défis majeurs que le pays devra relever en matière de transport sécurisé des échantillons, de développement des capacités de laboratoire et de coordination/collaboration multisectorielle pour renforcer son système national de laboratoires.
Evaluation externe conjointe
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DÉTEC TER
Mesures prioritaires recommandées
• Mettre en place un cadre multisectoriel de coordination et de collaboration des laboratoires (santé humaine, animale et environnementale).
• Mettre en place des mécanismes d’approvisionnement régulier en réactifs et consommables de laboratoire.
• Renforcer le système de contrôle de la qualité dans les laboratoires des différents secteurs.
• Renforcer et harmoniser le système de transport sécurisé des échantillons à l’intérieur et l’extérieur du pays.
• Renforcer les capacités des laboratoires des niveaux intermédiaire (provincial) et périphérique.
Indicateurs et scores
D.1.1 Analyses en laboratoire pour la détection des maladies prioritaires -Score 3 Atouts/pratiques exemplaires
• Existence de laboratoires de référence (INRB et Labovet) dotés de capacités diagnostiques
• Existence d’un réseau national de laboratoires de santé publique
• Existence de cinq laboratoires mobiles pour le diagnostic des maladies prioritaires
• Existence d’algorithmes de diagnostic
• Contrats d’entretien de certains équipements pris en charge par les partenaires financiers et techniques Volets à renforcer/défis
• Renforcement de la collaboration intersectorielle des laboratoires (santé humaine, santé animale et secteur environnemental)
• Harmonisation et maintenance des équipements de laboratoire
• Renforcement des capacités de laboratoire en santé humaine et animale sur tout le territoire
• Approvisionnement régulier des laboratoires en réactifs et consommables D.1.2 Système pour le transfert et le transport d’échantillons - Score 2 Atouts/pratiques exemplaires
• Existence d’un système de transport des échantillons à travers le circuit établi pour la polio Volets à renforcer/défis
• Amélioration du système de transport sécurisé des échantillons (procédures, traçabilité, matériels de prélèvements et de transport, formation, supervision, etc.)
D.1.3 Tests diagnostiques modernes et efficaces sur les lieux de soins et en laboratoire - Score 3
Atouts/pratiques exemplaires
• Disponibilité de tests diagnostiques de pointe pour certaines maladies prioritaires, principalement au niveau central
• Disponibilité de tests diagnostiques sur les lieux de soins pour le VIH, le paludisme et la tuberculose
des principales capacités RSI de la République démocratique du Congo
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DÉTEC TER
Volets à renforcer/défis
• Approvisionnement régulier en tests diagnostiques au niveau de toutes les structures de soin
• Renforcement des capacités diagnostiques des laboratoires aux niveaux provincial et périphérique D.1.4 Système de qualité des laboratoires - Score 1
Atouts/pratiques exemplaires
• Affiliation des laboratoires de référence à des programmes extérieurs d’évaluation de la qualité
• Existence d’un programme de contrôle qualité national (essais d'aptitude ou de ré-vérification) pour le VIH, la tuberculose et le paludisme
Volets à renforcer/défis
• Mise en place un organe de contrôle de la qualité pour réaliser un audit de qualité obligatoire et régulier
• Organisation d’un programme national d’évaluation de la qualité des analyses de laboratoire
• Renforcement des capacités des laboratoires de référence pour leur accréditation