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Dualité de Koszul des PROPs

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Dualité de Koszul des PROPs

Bruno Vallette

To cite this version:

Bruno Vallette. Dualité de Koszul des PROPs. Mathématiques [math]. Université Louis Pasteur

-Strasbourg I, 2003. Français. �tel-00004118�

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DUALITE DE KOSZUL DES PROPS

Bruno Vallette 2003

Adresse:BrunoVallette

Institut deRe her heMathematiqueAvan ee UniversiteLouisPasteuretC.N.R.S.(UMR7501) 7,RueReneDes artes

F-67084STRASBOURGCedex Fran e

Adresseele tronique:vallettemath.u-strasbg.fr

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Je pense parti ulierementa mon dire teur, Jean-LouisLoday et aux nombreusesheures qu'il a passeesam'expliquer,ave unepassiontoujoursvive, ette\mathematiquebleue"quenous trou-vonssibelle.Jedoisaussibeau oupauxdi erentsmembresdemonjury, notammentpouravoir lu,reluet ritique ette these.

Deux personnes m'ontsoutenu durant e travail, ommeelles l'ont fait depuissi longtemps. La pudeurm'interditde les nommeri i, mais je saisqu'elles sere onna^trontdans es mots. Cette theseest lav^otre.

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quel'onsaitmaintenantque,

quandonplongeun orps dansunebaignoire, letelephonesonne."

(7)
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Lebutde ettetheseestd'etablirunetheoriededualitedeKoszulpourlesPROPs, 'est-a-direles objetsquimodelisentlesoperationsaplusieursentreesetsortiessurdi erentstypesdestru tures algebriques, ommelesalgebresetlesbigebresparexemple.

LadualitedeKoszuldesalgebresasso iativesest unetheoriequiaetedeveloppeeparS. Priddy [Pr ℄ dans les annees 1970 . Elle asso ie a toute algebrequadratique A une ogebre duale A

!  et un omplexede ha^nes appele omplexede Koszul.Lorsque e dernier est a y lique, on dit quel'algebreAestdeKoszul.Unetellealgebre,ainsiquesesrepresentations,ontdenombreuses proprietes( f.lestravauxdeBeilinson,Ginzburget Soergel,entre autres[BGS ℄).

Danslesannees1990,unetheoriesimilaireaetedeveloppeeparV.GinzburgetM.M.Kapranov [GK℄pourlesoperadesalgebriques.Uneoperadeestunobjetquimodeliselesoperationsd'untype d'algebredonneetles ompositionsde elles- i.LadualitedeKoszuldesoperadesadenombreuses appli ations: onstru tion d'un \petit" omplexe pour le al uldes groupesd'homologie d'une algebre,notiond'algebreahomotopiepres,modeleminimald'uneoperade.

Les operadesne tiennent ompteque desoperationsan entreeset une seulesortie. Or,dans le asdesbigebres,onadesoperationsetaussides ooperations(aplusieurssorties).Ondoitalors enri hirlanotiond'operade, 'est-a-diretravaillerave desPROPs.

Ilestnatureld'essayerd'etendreladualitedeKoszuldesoperadesauxPROPs.Plusieurstravaux existent deja dans ette dire tionpar W. L. Gan [G℄, M. Markl et A. A. Voronov [MV℄mais, danslepremier asparexemple,l'auteurnetraitequ'unesous- ategoriestri tedePROPs.

Pour tout PROP quadratique P, nous de nissons i i un oPROP dual, note P <

, qui est une generalisationdes notions de ogebreduale et de ooperade duale. En outre, nous generalisons auxPROPslesnotionsde baretde obar onstru tions,notees respe tivementB et B

. Rappe-lonsque dansle adre desalgebreset desoperades deKoszul,la obar onstru tionfournitune resolutionquasi-libre de l'algebre(ou de l'operade) de depart. Nous etendons e theoreme aux PROPs.

Leprin ipalresultatde ette theseestletheoremesuivantquidonneun riterepourquela obar onstru tionsurle oPROPdualfournisseune resolutionquasi-libreduPROPdedepart.

Theor

eme (Critere deKoszul desPROPs). SoitP unPROP di erentiel quadratique. Les pro-positionssuivantessontequivalentes:

(1) Le omplexede Koszul P <

P esta y lique.

(2) Lemorphisme naturelde PROPs di erentiels graduespar unpoids  B (P < )!P est un quasi-isomorphisme.

Lorsque 'est le as, ondit que P est unPROPde Koszul et laresolution(2) fournitlemodele minimal deP.

Dans ette these, nous ommen ons par generaliser les notions relatives aux anneaux et aux algebres a toute ategorie monodale. Par exemple, on de nit les notions de module, modules lineaireet multilineairesur unmonode, deproduit relatif,et d'ideald'unmonode.Notons que

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esgeneralisationsne sontpasimmediates,notammentlorsqueleproduitmonodaln'estpas bi-lineaire.

Nous donnons aussi une onstru tion dumonode libre.Dans le as ou le produitmonodalest biadditif(oubilineraire, 'est-a-direlorsqu'ilpreserveles oproduitsagau heetadroite),onsait que lemonodelibresur unobjet V est donne parles motsen V. Le as generalest plus om-pliqueet aetetrespeuetudie.Nousde rivonsi ila onstru tiondumonodelibredansle asou la ategoriemonodalepreserveles oegalisateursre exifs. Notonsque ette hypothese est assez peurestri tive.Nousmontronsquelesfon teursanalytiquess indespreserventles oegalisateurs re exifs.Commetouslesproduitsmonodaux,que nousetudionsdans ette these, induisentdes fon teursanalytiquess indes, etteproprieteestveri eepartousnosexemples.Onpeutdon leur appliquerla onstru tionproposeei i.

Pourdemontrerletheoremeenon epre edemment,onsepla edansla ategoriedesS-bimodules. Un S-bimoduleestune olle tionde(S

m ;S

n

)-bimodules,ou S n

est legroupesymetrique.Les S-bimodulesserventarepresenterlesoperationsanentreesetmsortiessurun ertaintypedegebre (algebre, ogebre, bigebre, et ...): P(m;n)A

n ! A

m

. Dans e adre, nous introduisons un analogue au produit tensoriel

k

des espa es ve toriels sur un orps k et au produit Æ de omposition des operades, que l'on note . Pourdeux S-bimodules Q et P, le produit QP representeles ompositionsd'operationsdeP ave ellesdeQ.Comme eproduitn'apasd'unite, onne onsiderequelapartiede elui- iquis'e rital'aidedegraphes onnexes.Leproduitengendre estunitaireetonlenote

.

Un PROP est de ni omme une \algebre" pour le produit . Comme toute l'information des PROPsquenous onsideronsi is'e rital'aide duproduit onnexe 

, nousde nissonsun ana-logue onnexeauxPROPsquenousappelonslesproperades.Uneproperadeestunmonodedans la ategoriemonodaledesS-bimo dulesmunieduproduit

.Deslors,ontravailleauniveaudes properades. Ce hoixde presentation permet d'obtenir des resultatsun peu plus ns et il n'est pasredu teur.Les ategoriesdesPROPsetdesproperadessontrelieesparunepairedefon teurs adjoints.Apartird'unPROP,onde nituneproperadeenoubliantles ompositionsnon onnexes. Cefon teuradmetunadjointagau heS

basesurleproduitde on atenationdesS-bimodules quiestbien onnu,notammentdupointdevuehomologique.Pouretudierleproduit,ilsuÆtde fairel'etudesurleproduitmonodal

etd'utiliser etadjointagau he.Ainsitouslestheoremes donnesdans ettetheseauniveaudesproperadesontunequivalentauniveaudesPROPs.

LadiÆ ultepourgeneraliserladualitede Koszuldes algebres auxoperadesvientdufaitque le produittensoriel

k

est bilineairealors que leproduit Æn'estlineairequ'agau heet qu'il s'ex-primeave desa tionsdugroupesymetrique.Le produit

(et) introduiti in'estlineaireni 

agau heniadroiteetils'e ritluiaussiave desa tionsdugroupesymetrique.A nde surmon-ter ette diÆ ulte, nousetudions lesproprieteshomologiquesdu produit

, en generalisantla demar he on eptuelle de B. Fresse [Fr℄ des operades auxproperades.Pour mener a bien ette 

etude,onnepeutpasse ontenterdereproduiresimplementlesdemonstrationsdu asoperadique. L'ideeprin ipalequenousajoutonsi ivientdufait queleproduitmonodal

induitdes fon -teursanalytiques.Et 'est pre isementlesgraduationsinduitespar esfon teursanalytiquesqui nouspermettentdede omposerlesdi erents omplexesde ha^nesenjeu,etainside on lureles demonstrations.

Nousetendons leproduit

(et) au adredesS-bimo dulesdi erentielsgraduesparunpoids. Danslem^eme hapitre,nousde nissonslesnotionsdeP-modulequasi-libreetdeproperade quasi-libreet nous enetudionsles proprietes.Nous poursuivonsave la generalisationdes notions de baretde obar onstru tionsauxproperades(etauxPROPs).Lesde nitionsde es onstru tions reposentsur des generalisationsnaturellesdesnotionsd'edge ontra tion et devertex expansion

(10)

donneesparM.Kontsevi hdansla adredela( o)homologiedesgraphes( f.[Ko℄).Nousmontrons unpremierresultatsigni atif:

Theor

eme(A y li itedelabar onstru tionaugmentee). Pourtouteproperadedi erentielleP, lemorphisme d'augmentation P  B(P)!I estunquasi-isomorphisme.

Nousutiliserons eresultathomologiquepour onstruiredesresolutionsauniveaudesproperades. Pour ela,ondemontrelesdeuxlemmesde omparaisonsuivants.

Theor

eme (Lemme de omparaison des modules quasi-libres analytiques). Dans la ategorie monodale desS-bimodules di erentiels gradues parunpoids, on onsidere : P !P

0

un mor-phisme de properades augmentees et (L;) et (L

0 ;

0

) deux modules quasi-libres analytiques sur P etP 0 de la forme L=MP etL 0 =M 0 P 0 . Soit : L!L 0 unmorphisme de P-modules analytiques, o u lastru turede P-modulesurL

0

est elledonneeparlefon teurderestri tion ! . Onpose   : M !M 0

lemorphisme de dg-S-bimodulesinduitpar.

Si deuxdes trois morphismes suivants 8 < : : P !P 0   : M !M 0  : L!L 0

sont desquasi-isomorphismes, alors le

troisieme estaussi unquasi-isomorphisme. Theor

eme (Lemme de omparaison des properades quasi-libres). Soient M et M 0

deux dg-S-bimodules gradues parunpoids etde degre superieur a1. SoientP et P

0

deuxproperades quasi-libres de la forme P = F(M) et P 0 = F(M 0 ), munies de derivations d  et d  0 provenant de morphismes  : M ! L s2 F (s) (M) et  0 : M 0 ! L s2 F (s) (M 0

) qui preservent la gradua-tion totale venant de elle de M et M

0

. Et soit, un morphisme de dg-S-bimodules : P ! P 0 qui respe tela graduation analytique de F etla graduation totale.Alors,  induitunmorphisme

  : M=F (1) (M)!M 0 = F (1) (M 0 ).

Lemorphisme estunquasi-isomorphismesietseulement si 

estunquasi-isomorphisme. CesdeuxlemmessontdesgeneralisationsauxproperadesdelemmesdonnesparB.Fresse[Fr ℄dans le adredesoperades.CommelesobjetsliesauproduitÆsede rivental'aidedesarbres,l'auteur utiliselesproprietesdes arbrespour onstruiredes suitesspe tralesdontla onvergen epermet dedemontrerlesdeuxlemmes.N'ayantpasdetellesproprietesdansle ontextedesPROPs,nous avonsraÆneleraisonnementenintroduisantunegraduationsupplementairequivientdunombre de sommetsdes graphes onsideresdans le as des properadesquadratiques.Un autre avantage de ette demar heest qu'ellein lutle asdesalgebres.

Le lemme de omparaison des modules quasi-libres analytiques joint a l'a y li ite de la bar onstru tionaugmenteepermetdemontrerletheoremesuivant:

Th  eor



eme(Resolutionbar- obar). Pourtouteproperadedi erentielleaugmenteegradueeparun poidsP, lemorphismenatureld'augmentation

 B (  B(P))!P estunquasi-isomorphisme.

En n, onpeut on lurelademonstrationdu theoremededualitede Koszuldesproperadesave lelemmede omparaisondesproperadesquasi-libres.

Th  eor



eme(DualitedeKoszuldesproperades). SoitP une properade di erentiellequadratique. Lespropositionssuivantessontequivalentes

(1) Le omplexede Koszul P <



P esta y lique.

(2) Le morphisme de properades di erentielles graduees par un poids  B (P < ) ! P est un quasi-isomorphisme.

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Commelefon teurS

quirelielesproperadesauxPROPspreservel'homologieet omme,dans tousles omplexespresentsi i,ladi erentielleagit omposante onnexepar omposante onnexe, ongeneralisetous esresultatsau adredesPROPs.Ce ipermetd'a heverlademonstrationdu theoremede dualitede KoszulpourlesPROPs.En n, onmontrequ'unPROPest de Koszulsi etseulementsilaproperadequiluiestasso ieeparlefon teuroubliestdeKoszul, equijusti e, 

anouveau,lefaitdetravaillerauniveaudesproperades.

Remarquonsquelesalgebresasso iativesetlesoperadessontdesexemplesdeproperades.Ainsi, lestheoremesdemontresi is'appliquenta esdeux as parti uliers.On retrouveexa tementles resultatsdeB.Fresse[Fr ℄pourlesoperades.Par ontre,lesdemonstrationsdeB.Fressen'in luent pasle asdesalgebres,alorsque ellesdonneesi ilesin luent.

Pourpouvoirmonterqu'uneproperadeestdeKoszul,ilresteamontrerquele omplexedeKoszul esta y lique.Ens'inspirantdestravauxdeT.FoxetM.Markl( f.[FM℄),onintroduitunelarge lasse de properades P de nies ommeun \melange"de deux properadesA et B plus simples. Nousdemontronsquelorsque esdeuxproperadesA etB sontdeKoszul,laproperadeP est de Koszul.Ceresultatpermetd'aÆrmerquelaproperadeBiLiedesbigebresdeLie( f.V.Drinfeld [Dr ℄) et la properade "Bi des bigebres de Hopf in nitesimales( f. M. Aguiar[Ag1℄ et [Ag2℄) sont de Koszul.(Elles sont onstruites a partir de deux operadesde Koszul a haque fois). En interpretantla obar onstru tionsurlesdualesdetellesproperades,onpeut al ulerla ohomo-logiede ertainsgraphesausensdeM.Kontsevit h[Ko℄.Dansles asBiLieet"Bi,onretrouve lesresultatsde[MV℄surla ohomologiedesgraphes lassiquesainsiquedesgraphesribbons.

Dans une derniere partie, nous generalisons les de nitions des series de Poin are des algebres et des operades aux properades. Nous etablissons une equation fon tionnelle qui relie la serie de Poin ared'uneproperadedeKoszul a elledesa duale. Ce i nouspermetdegeneraliseraux operadesquadratiquesquel onqueslesresultatsobtenuspar[GK℄auniveaudesoperadesbinaires. Enappliquant etteequationfon tionnelleauneoperadelibreparti uliere,nousredemontronsune formuleverifeeparlaseriegeneratri edespolytopesdeStashe .

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Ontravaillesurun orpsdebasekde ara teristiquenulle(saufau hapitre3).

0.1. Les di erentes ategories en jeu. Lapremiere ategoriepresente dans ette these est elle des modules sur le orps k (espa es ve toriels sur k) que l'on note k-Mod. Munie du produittensoriel

k

,elleformeune ategoriemonodale.(Lorsqu'iln'yapasd'ambigute,onnote eproduit).

SoientV,W et A desmodules sur ket f : V !W unmorphismedek-modules.L'appli ation f k id A : V k A ! W k

A sera souvent note f k

A. Et on fera de m^eme dans toutes les ategoriesmonodalespresentesi i.

Ontravailleraaussidansla ategoriedesk-modulesgradues,noteeg-Mod. Lagraduationest i i positiveet unk-modulegradueV estunmodulesurkquiadmetunede ompositiondelaforme V =

L n2N

V n

.Ondit qu'unmorphismedemodulesgraduesf : V !W est homogenededegre dsif(V

n )W

n+d

pourtoutndansN.

On onsiderela ategoriedes k-modules di erentielsgradues,noteedg-Mod.Un k-moduledi  e-rentielgradueV estunmodulesurk quiadmetunede ompositiondelaformeV =

L n2N

V n

et quiestmunid'unedi erentielleÆ : V

n !V

n 1

, 'est-a-direunmorphismededegre 1quiveri e Æ

2

= 0. La ategorie g-Mod des modules graduesest une sous- ategorie pleinede la ategorie dg-Moddesmodulesdi erentielsgradues.Elle orrespondauxmodulesdi erentielsgraduesdont la di erentielle Æ est nulle. On note H



(V) l'homologie du omplexe de ha^nes de nie par V et jvj = n represente le degre homologique n d'un element v de V. On dit qu'un morphisme de modules di erentielsgraduesf : V ! W est homogenede degre d si f(V

n ) W

n+d pour tout ndansN et s'il ommuteave lesdi erentiellesrespe tives.Onappellequasi-isomorphisme tout morphisme homogenede degre0, f : V ! W, qui induit un isomorphismeen homologie H  (f) : H  (V)!H  (W).

Un point ru ialdans lepresenttravailest l'utilisationd'unegraduationsupplementairedonnee par unpoids . Lesk-modules V quiadmettent une de ompositionen fon tion d'un poids V = L

2N V

()

formentune ategorienoteegr-Mod.Danslem^emeesprit,onappellemoduledi erentiel gradueparunpoidstoutmoduledi erentielV quisede omposeenunesommedire te de sous-modulesdi erentielsnotesV

()

. On note la ategorieasso iee gr-dg-Mod. Ces modules sont bi-graduesparledegrehomologiqued'unepartetparunpoidsd'autrepart.Onnotelagraduation homologiqueparV

n

et elledonnee parlepoidsparV ()

(voire V ()

).Ondit qu'unfon teurest exa tlorsqu'ilpreservel'homologie.

Touteslesin lusionsde ategoriessontresumeesdanslediagramme

k-Mod

//



g-Mod



//

dg-Mod



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Toutes es ategories sont munies d'un produit tensoriel. A partir de V et W deux modules di erentiels, on asso iela produit V

k W , de ni par (V k W) n = L i+j=n V i k W j et la di erentielleÆ d'un tenseur elementaire homogene v

k

w est donnee par Æ(v k w) = Æ(v) k w+( 1) jvj v k

Æ(w).Onutilisedans e adrelesreglesdesignedeKoszul-Quillen:lorsquel'on doit ommuterdeux objets (morphismes,elements,et ...)de degredet e,onintroduitunsigne ( 1)

de .

Adeuxmodules(eventuellementdi erentiels)graduesparunpoidsV etW,onasso ieleproduit V

k

W donneparlaformuleanalogue(V k W) () = L s+t= V (s) k W (t) .

Ces produitsmonodauxtransformentlesin lusionspre edentesen in lusionsde ategories mo-nodales.

0.2. n-uplets. Poursimpli erlese ritures,unn-uplet(i 1

;:::;i n

)seranote{.Onauraa aire i iades n-upletsd'entiersstri tementpositifs. Eton representelaquantitei

1

++i n

parj{j. Lorsqu'iln'yapasd'ambigutesurlesnombresdetermes,onnote



1len-uplet(1; :::;1). On se sert de la notation { pour representer des produits d'elements indi es par le n-uplet (i

1 ;:::;i

n

).Parexemple,dansle adredesk-modules,V  { orrespondauproduitV i1 k  k V in . 0.3. Groupe symetrique. On note S

n

le groupedes permutations de f1;:::;ng. On re-presente une permutation  de S

n

par la n-uplet ((1);:::;(n)). On prolonge la remarque pre edente,pourtoutn-uplet(i

1 ; :::;i n ),onnoteS  { lesous-groupeS i1 S in deS j{j .Apartir detoute permutation deS n et detout n-uplet{=(i 1 ;:::;i n

),onasso ieune permutationde S

j{j

ditepermutationparblo sde niepar  { = i 1 ;:::;i n = (i 1 ++i  1 (1) 1 +1;:::;i 1 ++i  1 (1) ;:::; i 1 ++i  1 (n) 1 +1;:::;i 1 ++i  1 (n) ):

0.4. Suites spe tralesasso ieesa un bi omplexe. Soit(V;Æ h

; Æ v

)unbi omplexe.A e bi omplexe,on asso iedeux suitesspe trales qui onvergentversl'homologiedu omplexetotal Æ=Æ h +Æ v . I r (V))H  (V;Æ) et II r (V))H  (V;Æ): Pluspre isement,ona (I 0 s;t ;d 0 )=(V s;t ;Æ v ); (I 1 s;t ;d 1 )=(H t (V s; ;Æ v );Æ h )etI 2 s;t =H s (H t (V ; ;Æ v );Æ h ): Etpourlase ondesuitespe trale,ona

(II 0 s;t ;d 0 )=(V s;t ;Æ h ); (II 1 s;t ;d 1 )=(H s (V ;t ; Æ h );Æ v )et II 2 s;t =H t (H s (V ; ;Æ h );Æ v ): 0.5. Gebre. Onregroupesousletermegeneriquedegebre toutslesdi erentstypesd'alg e-bres,de ogebres,debigebres,et ... CetteterminologieaeteproposeeparJean-PierreSerre ( f. [S℄).

(14)

Notions Monodales

Lebutde e hapitreestd'abordde xerlesnotionsquel'onren ontredansdi erentes ategories monodales.Laplusutiliseeestprobablement elledemonode.Lanotiondemonodein lut elles d'anneau, d'algebre et d'operade. L'utilisation de la notion de ategorie monodale permet de generaliserlesraisonnementse e tuesdans le adredes anneauxet desalgebres.Ondonne par exemplelesde nitionsdemodulesurunmonode,deproduitsrelatifs,demonodelibreetd'ideal d'unmonode.

Ilfaut ependantfaireattentionlorsquel'ongeneralise esnotions.Ellesviennenttoutesd'un adre tresparti ulierouleproduitmonodalest biadditif.Plusieursgeneralisationsd'unem^emenotion sontpossibles,et ertainesreposentsur equenousappelonslespartieslineairesetmultilineaires duproduitmonodal.Lade nitiond'idealquenous proposonsi ientredans e asde gure.La generalisationstri to sensu de la notion d'ideal ne permetpas de onserverla propriete que le quotient d'unmonode parunidealest munid'unestru ture naturelledemonode. Pourpallier ette diÆ ulte,nousde nissonslesideauxapartirdelanotionplus nedepartiemultilineaire. Ilenvadem^emepourla onstru tiondumonodelibre.Le asbiadditifest onnudepuislongtemps ( f.[Ma L1 ℄). Pouravoirlemonodelibresurun objet V,ilsuÆt alorsde prendrelesmots en V.Le asgeneralaetetrespeutraite.Nousdonnonsalase tion6,une onstru tiondansle as ouleproduitmonodalpreserveles oegalisateursre exifs. Cettehypothese estveri eepartous lesproduitsren ontresdans ette these.

1. Categorie monodale

Onrappellei irapidementlesde nitionsusuellesdes ategoriesmonodales.Pourplusdedetails, onrenvoielele teuraulivredeS. Ma Lane[Ma L1 ℄( hapitreVII).Lade nitionde ategorie monodaleest inspireeparla ategoriedeskmodulesmunieduproduittensorielsurk.

1.1. Categoriemonodalestri te. D

efinition (Categoriemonodalestri te). Onappelle ategoriemonodalestri tetoute ategorie Amunied'unbifon teur2:AA!Aasso iatif, 'est-a-direveri antl'identite

2(2id A

)=2(id A

2) : AAA!A;

et d'un objet I, unite a gau he et a droite pour le produit monodal 2, 'est-a-dire veri ant l'identite 2(I id A )=2(id A I)=id A : Onlanote(A;2;I).

Exemple: La ategoriedes endofon teurs d'une ategorieC muniede la ompositiondes fon -teurset dufon teuridentite(C

C ;Æ;id

C

)estune ategoriemonodalestri te(a ausedelastri te asso iativitedela omposition).

1.2. Categoriemonodale. Commenousvenonsdelevoir,lade nitionpre edenteesttrop rigidepourin luretous les asque nousaimerionstraiter.Pourpouvoirengloberplusde as,il fautrela herleshypotheseset onsidererl'asso iativiteet lesunitesaisomorphismepres. D

efinition (Categoriemonodale). Une ategoriemonodale estune ategorieAmunie { d'unbifon teur2 : AA!Aetd'unefamilled'isomorphismes

a;b; : (a2b)2  = a2(b2 )

(15)

CHAPITRE1. NOTIONS MONOIDALES

naturelsena;bet ,telsquelepentagonesuivant ommutepourtouta;b; ;ddansA:

(a2(b2 ))2d a;b2 ;d

//

a2((b2 )2d) a2 b; ;d

''P

P

P

P

P

P

P

P

P

P

((a2b)2 )2d a;b; 2d

o

77o

o

o

o

o

o

o

o

o

a2b; ;d

++

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

a2((b2( 2d)) (a2b)2( 2d) a;b; 2d

33

g

g

g

g

g

g

g

g

g

g

g

g

g

g

g

g

g

g

{ etd'unobjetI ainsiquedeuxisomorphismes a : I2a  =aet  a : a2I  =anaturelsen atelsquelediagrammetriangulairesuivant ommutepourtouta; dansA:

(a2I)2 a;I;

//

 a 2

%%J

J

J

J

J

J

J

J

J

a2(I2 ) a2

yytt

tt

tt

tt

t

a2 ettelsque  I = I : I2I!I: Onlanote(A;2;I; ;;) voire(A;2; I).

D

efinition (Fon teursmonodaux). Toutfon teurentredeux ategoriesmonodalesquipreserve lastru turemonodaleestappelefon teurmonodal.

1.3. Exemples.

(1) La ategoriedesensembles muniedu produit artesien et d'un ensemblea unelement pouruniteformeune ategoriemonodalenotee(Ens;;fg).

(2) Surlem^ememodele,la ategoriedesespa estopologiquesformeune ategoriemonodale pourleproduitetunensemblereduitaunpointpourunite(Top;;fg).

(3) Lesgroupesabeliensave leproduittensorielsurZetlegroupeZlui-m^emeformentune ategoriemonodalenotee(Ab ;

Z ;Z).

(4) Vientensuitelafamilled'exemplesformeeparles ategoriesdek-modules.Leplussimple est eluidela ategoriedesmodulessurkmunieduproduittensoriel lassique

k ave k pourunite.Onlanote(k-Mod;

k

;k).Puis,enaÆnantlade nitionduproduittensoriel ( f. Conventions), on fournit a la ategorie des k-modules gradues et a elle des k-modulesdi erentielsgraduesunestru turede ategoriemonodalenoteesrespe tivement (g-Mod;

k

;k) et (dg-Mod; k

;k). On peut aussi iter l'exempledes representations ve torielssurdi erentesstru turesalgebriques( f.D.CalaqueetP. Etingof[EC℄). (5) Unexempleplus omplique,inspireparlatheoriedesoperades( f.V.GinzburgetM.M.

Kapranov [GK℄ et J.-L. Loday [L3℄) , est donne par la ategorie des S-mo dules. Un S-mo duleestune olle tion(P(n))

n2N

 demodulessurS n

.Onmunit ette ategoriedu produitÆde nipar

PÆQ(n)= M 16k 6n i 1 ++i k =n P(k) S k Q(i 1 ) k  k Q(i k )

et de l'unite I = (k;0;:::). Elle est notee (S-Mod;Æ;I). Remarquons que dans tous lesexemplespre edentsleproduitmonodalpreserveles oproduitsagau he ommea droite,alorsque etexemple- ineveri e etteproprietequ'agau he.

Remarque:Danslatheoriedesgroupesquantiques,onsesertdelanotionde ategorietensorielle qui est une ategoriemonodale dont les morphismes (Homs) sont munis d'une stru ture de k-modules dedimension nie. I i,ilnous suÆra de onsidererseulement une ategoriemonodale abelienne.

(16)

1. CATEGORIEMONOIDALE

D

efinition (Categoriemonodale symetrique). Une ategoriemonodale est dite symetrique si ellepossededesisomorphismes

a;b

: a2b ! b2anaturelsena;b telsque  a;b Æ b;a =id b2a ;  b = b Æ b;I ; ettelsquelediagrammesuivant ommute:

(a2b)2 a;b;

//

 a;b 2



a2(b2 ) a;b2

//

(b2 )2a b; ;a



(b2a)2 b;a;

//

b2(a2 ) b2 a;

//

b2( 2a):

Lesexemplesde(1)a(4)sontdesexemplesde ategoriesmonodalessymetriques.

1.4. Theoremede oheren edeMa Lane. Gr^a eautheoremesuivant,onpeutsouvent sepasser desisomorphismes ,et  pourne onsidererquedes ategoriesmonodalesstri tes. C'estpourquoi,onometsouventenpratiqued'e rire estroisisomorphismes.

Theor

eme1(Theoremede oheren edeMa Lane, f.[Ma L1 ℄). Toute ategoriemonodaleest 

equivalente a une ategorie monodale stri te. (La relation d'equivalen e est elle des ategories monodales).

Corollaire 2. Toutdiagramme onstruit ave lesisomorphismes , et , les identites et les produits monodauxest ommutatif.

1.5. Categories monodales abeliennes. Soit (A;2;I) une ategorie monodale ab eli-enne.Dans l'etuded'unetelle ategorie,undesenjeux fondamentauxest de omprendrele om-portementduproduitmonodalvis-a-visdu oproduit.Pour ela,onintroduitlesdeuxfon teurs suivants:

D 

efinition (Fon teurs de multipli ation). Dans une ategoriemonodale(A, 2, I), pour tout objetA,onappellefon teurdemultipli ation(oude omposition)agau heparA(respe tivement 

adroite),lefon teurde niparL A

: N 7!A2N (respe tivement,R A

: N 7!N2A). D

efinition (Categorie biadditive). On appelle ategorie biadditive toute ategorie monodale abelienne telle que les fon teurs de multipli ationL

A etR

A

soient additifs pour tout objet A, 'est-a-direqu'ilspreserventle oproduit.

Dansune ategoriebiadditiveA,onsait onstruire ertainsobjetsimportants ommelemonode libreparexemple( f. se tion6). Par ontre, le as general est plus ompliqueet ilfaut souvent faireladistin tionentredeuxtypesdenotions.Pour ela,onde nitl'objetsuivant:

D 

efinition (Partiemultilineaire). SoientA; B;X et Y desobjetsdeA.Onappellepartie mul-tilineaireen X le onoyaudel'appli ation

A2Y2B A2i

Y 2B

!A2(XY)2B; quel'onnoteA2(XY)2B.

Exemples:

{ Dans le as d'une ategorie monodale biadditive, on a toujours A2(X Y)2B = A2X2B.

{ Dansle asdesS-mo dules,AÆ(XY) orrespondauxelementsdelaformeA(n) S n Z(i 1 ) k  k Z(i n

)ave Z =X ouY mais ave globalementaumoinsunX,d'ou la notation.

Remarque: Lapartie multilineaireen X del'expression A2(XY) montre ledefaut pour le fon teurR

A

: Z!A2Zapreserverles onoyaux.Ene et,si efon teurpreserveles onoyaux, alorsla partiemultilineaireA2(XY)sereduit aA2X.On voitpar exemple,quele fon teur Z!AÆZ lieauxS-mo dulesnepreseveengeneralpasles onoyaux.

(17)

CHAPITRE1. NOTIONS MONOIDALES

Lemme3. SoientAetB deuxobjetsd'une ategorieabelienneA.Soient etideuxmorphismes

B i

//

A 

oo

tels que i soit une se tion de , 'est-a-dire Æi =id A

. Alors le noyau de  est naturellement isomorphe au onoyau de i.

D

emonstration. Comme i est une se tion de , l'objet B se de ompose sous la forme B ' imAker.Ce quimontreque okeri'ker.  Gr^a ea elemme,on peute rirelapartiemultilineaireenX ommeunsous-objetdeA2(X  Y)2B.

Corollaire4. Lapartie multilineaire enX orrespond aussiaunoyau del'appli ation

A2(XY)2B A2Y2B !A2Y2B; o u Y est laproje tion XY !Y.

Nousauronsbesoinplusloindulemmete hniquesuivant.

Lemme 5. On se pla e dans une ategorie monodale abelienne (A;2;I). Soit C = AB un objetdeA. Alors,le onoyau dei

A 2i

A

: A2A,!C2C estdonneparC2(AB)+(AB)2C. D

emonstration. Onalediagramme ommutatifsuivant:

A2(AB)

 

//

C2(AB)

//

(C2C)=(A2A) A2C

 

i A 2C

//

OOOO

C2C

OOOO

m

m

m

66 66m

m

m

m

m

m

m

m

m

m

// //

(AB)2C

OO

ll

A2A i A 2i A

77o

o

o

o

o

o

o

o

o

o

o

o

o

?

A2iA

OO

 

iA2A

//

C2A

?

C2iA

OO

// //

(AB)2A

?

OO

ll

D'ou, C2C = C 2AC2(AB)

= A2A(AB)2AC2(AB)

| {z } oker(i A 2i A ): Delam^ememaniere,

C2C =A2AA2(AB)(AB)2C | {z } oker(i A 2i A ) :

Ainsi,C2(AB)+(AB)2C,!(C2C)=(A2A)etl'egalitevientdelapre edente ombineea

A2(AB),!C2(AB). 

Remarque: Le orollairepre edentmontre que le onoyau de i A

2i A

peut ^etre vu omme un sous-objetdeC2C.Pluspre isement,lelemme3montrequele onoyaudei

A 2i A orrespondau noyaude A 2 A

( 'est-a-direaC2(AB)+(AB)2C).

2. Monode

(18)

2. MONOIDE

2.1. De nition. D

efinition (Monode). Dans une ategorie monodale(A;2; I), un monode est un objet M munidedeuxmorphismes:

{ une omposition(oumultipli ation)  : M2M!M, { uneunite  : I !M

telsquelesdeuxdiagrammessuivantssoient ommutatifs

(M2M)2M 2M

xxrr

rr

rr

rr

M;M;M

//

M2(M2M) M2

&&L

L

L

L

L

L

L

L

M2M 

**

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

M2M 

ttiiii

iiii

iii

iiii

ii

M I2M 2M

//

 M

%%J

J

J

J

J

J

J

J

J

J

M2M 



M2I M2

oo

 M

yytt

tt

tt

tt

tt

M Onlenotesouvent(M; ;).

2.2. Exemples. Dansle asstri t,unmonodedansla ategorie(C C

;Æ;id C

))des endofon -teursd'une ategorieC n'estautrequ'unemonade.

Dans lesexemplesde ategoriesmonodalesdonnespre edemment,lanotionde monode orres-pondauxde nitionssuivantes:

(1) Dansla ategoriedesensembles,onretrouvelanotion lassiquedemonode. (2) Dansle asdesespa estopologiques,onparledemonodetopologique.

(3) Lade nitiond'un anneauest exa tement elled'unmonodedansla ategorie(Ab , Z ,Z).

(4) Pourles ategories onstruitesapartirde k-modules,lade nitiondemonodeest elle dek-algebre(k-algebregradueeetk-algebredi erentiellegraduee).

(5) Ladonneed'unmonodedansla ategoriedesS-mo dulesest elled'uneoperade. D

efinition (Morphismesdemonodes). Unmorphismede monodes estunmorphismequi om-muteave les ompositionsetlesunitesdesmonodessour eet but.

Ainsi,lesmonodesdeAmunisdeleursmorphismesformentune ategorienoteeMon A

.

Dualement,onalanotionde omonode. D

efinition(Comonode).Onappelle omonode(C;;")dela ategorie(A;2;I),toutmonode dansla ategorieopposee(A

op ;2

op ;I).

Demanieree quivalenteun omonodeCest ladonnee

{ d'unmorphisme : C!C2C appele omultipli ation, { etd'unmorphisme" : C!I appele ounite.

La omultipli ationest oasso iative, equiserepresente(enomettantlesisomorphismesnaturels) parlediagramme ommutatif

C 

//





C2C C2



C2C 2C

//

C2C2C:

(19)

CHAPITRE1. NOTIONS MONOIDALES

Etlarelationde ounites'e rit

C2I C

//

C 



I2C C

oo

C2C: C2"

ccHHH

HHH

HHH

"2C

;;v

v

v

v

v

v

v

v

v

2.3. Monodeaugmente. En n,dansdenombreux as,nousauronsa aireadesmonodes munisd'une ounite.

D 

efinition (Monodeaugmente). Un monode(M;;)est dit augmente s'ilpossedeun mor-phismedemonodes" : M!I.Celasigni equelediagrammesuivant ommute:

M2M "2"

//





I2I I=I



M "

//

I etque I 

//

M "

//

I =id I :

Si,deplus,Aestune ategorieabelienne,onposeM=ker",quel'onappelleideald'augmentation deM.

Proposition6. Dans une ategoriemonodale abelienne, toutmonode augmenteestisomorphe 

aMI. D

emonstration. Lemorphisme estunrelevementdelasuiteexa te

M

 

k er"

//

M "

//

I: 

oo



3. Modulessur unmonode

Plusieurs generalisationsde la notion de module sur une algebresont proposees i i. Elles sont toutesequivalentesdansle asd'une ategoriebiadditive.

3.1. De nition de module. D

efinition (Modulesur unmonode). Un module agau he R surunmonode(M; ;)est la donneed'un objetR deA ave unmorphismer : M2R !R telsquelesdiagrammessuivants ommutent (M2M)2R 2R

yyss

ss

ss

ss

M;M;R

//

M2(M2R ) M2r

%%K

K

K

K

K

K

K

K

M2R r

**

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

M2R r

ttiiii

iii

iii

iii

iii

i

R I2R 2R

//

R

$$I

I

I

I

I

I

I

I

I

M2R r



R : Onnotela ategoriedesmodulesagau hesurM parM-Mod.

(20)

3. MODULESSUR UNMONOIDE

La de nition de module a droite (L;l)est symetriqueet on note la ategorieasso ieeMod-M. En n,onappellerabimodule tout objetB quiestalafoisunmoduleagau heet adroiteettels quelesdeux a tions ommutent.Onnote ette ategorieM-biMod.

Exemple: Un monode (M;;) agit sur lui-m^eme par multipli ation . On parle alors de representationreguliere.

Remarque:Commelesde nitionsentrelesmodulesagau heet lesmodulesadroitesont simi-laires,onse ontenteradanslasuitedenedetaillerqu'undesdeux as.

En dualisant la de nition de module sur un monode, on aboutit a elle de omodule sur un omonode.

D

efinition (Comodulesurun omonode). Soit(C ;;")un omonode.UnobjetRdeAmuni d'un morphisme r : R ! C2R est appele omodule sur C a gau he si (R ;r) est unmodulea gau hedansla ategorieopposee(A

op ;2

op ;I).

3.2. Modulelibre. L'oublidelastru turedemodulede nitunfon teurdela ategoriedes modules(agau he)surunmonodeM versla ategorieA.

U : (R ; r)7!R :

Cefon teuradmetunadjointagau hequiestdonnedanslapropositionsuivante. Proposition7. PourtoutobjetA de A, l'objetM2Aave lemorphisme

M2(M2A) 1 M;M;A

//

(M2M)2A 2A

//

M2A

formentlemodule agau helibre surA. Delam^ememaniere,ona:

Proposition8. PourtoutobjetA de A, l'objetC2A ave lemorphisme C2A 2A

//

(C2C)2A C;C;A

//

C2(C2A)

formentle omodule agau he olibre surA.

3.3. Modules multilineaire et lineaire. Dans le adre d'une ategoriemonodale ab eli-enne,onpeutproposerdeuxautresgeneralisationsdelanotion lassiquedemodulesurunanneau, ellesdemodulemultilineaireetdemodulelineaire.

D

efinition (Modulemultilineaire). Un objetRest unmodule multilineaireagau he s'iladmet unmorphismer : M2(MR)!Rveri antlesdiagrammes ommutatifssuivants:

(M2M)2(M R ) 2(MR)

uukkk

kkk

kkk

kkk

M;M;(MR)

//

M2(M2(M R)M2M) M2(r+)

))

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

M2(MR ) r

,,

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

M2R r

rreeeeee

eeeeee

eeeeee

eeeeee

eeeeee

eeeee

R I2R 2R

//

R

**

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

U

M2R

//

M2(M R ) r



R :

Onaalorslem^emetypedepropopositionpourlemodulemultilineairelibre.

Proposition9. Pour tout objetA de A, l'objet M2(M A) munidu morphisme de ni par la omposition

(21)

CHAPITRE1. NOTIONS MONOIDALES M2(MM2(MA) ) 1 M;M;MA ÆM2(M2+M2(MA)) !(M2M)2(MA) 2(MA) !M2(MA) forme lemodule lineaireagau he libre surA.

Laterminologiede\modulesmultilineaires"vientdufaitquel'onfaitagirM surdeselementsde M et deR maisave aumoinsunelementdeR .

Une autre notion, elle de module lineaire, aete introduite dans le adre de la ohomologiede Quillen des monodes par H. J. Baues, M. Jibladze et A. Tonks dans [BJT ℄. La de nition de modulelineaireseresumeendisantqueM agitsurdeselementsdeM et deR maisave unseul 

elementdeR .

Pourpouvoirde nirlapartiedeM2(M R ) quis'e ritave unseulelementdeR adroite,on lineariselefon teurR : X!M2(MX).

D 

efinition (E et roise). Soit : A!A un endofon teur dela ategorieabelienneA. Pour deuxobjetsX et Y deA,onde nitl'e et roise (XjY)parlenoyaudel'appli ation

(XjY)=ker  (XY) (X) (Y) ! (X) (Y)  :

L'imagedel'e et roise (XjX)vial'appli ation (XjX),! (XX)

(+) ! (X);

orrespondalapartienonadditivedufon teur .IlsuÆtdon dequotienter (X)par etobjet pourobtenirunfon teuradditif.

Proposition10. Lefon teur add de ni par add (X)= oker  (XjX),! (XX) (+) ! (X) 

estunfon teuradditif.

De plus,la transformationde fon teurs add : ! add

fa torise de maniereunique toute trans-formationnaturelle !,o u estunfon teuradditif.

Lorsquel'on linearisele fon teurR : X !M2(M X), onobtientlapartielineaireenX de l'expressionM2(M X).

D

efinition(Partielineaire). LapartiemultilineaireenXdel'expressionM2(MX) orrespond 

al'imageR add

(X).

Onde nitlanotiondemodulelineairegr^a ea etobjetdeA. D



efinition (Modulelineaire).Onappellemodulelineaireagau he,toutobjetRdeAmunid'un morphismer : R

add

(R )!Rquiveri elem^emetypedediagrammes ommutatifsque euxdes deuxde nitionsdemodulespre edentes.

Corollaire11. Lorsquela ategorie Aestbiadditive, lesnotionsde module,module lineaire et module multilineairese onfondent.

D

emonstration. Lorsquela ategorieA est biadditive,la partielineaireet multilineaireen R deM2(M R ) orrespondaM2R . 

4. Produits monodaux relatifs

La de nition du produitmonodalrelatif est la generalisation naturellede lanotion de produit tensorielrelatifsur unealgebre.

A partir de maintenant, nous nous pla erons toujours dans une ategorie monodale abelienne (A;2;I).Soit(M;;)unmonodedeA.

(22)

4. PRODUITSMONOIDAUX RELATIFS

4.1. De nition etpremieresproprietes. D



efinition (Produit monodal relatif). Soient (L;l) un M-module a droite et (R ;r) un M -moduleagau he.Onde nitleproduitmonodal relatif L2

M R parle onoyaude L2M2R l2R

//

L2r

//

L2R oker

// //

L2 M R :

Onalespremieresproprietessuivantes.

Proposition12. Pour RunM-module agau he,on aM2 M

R=R . Et pour unM-module libre adroiteA2M, ona(A2M)2

M

R=A2R . D



emonstration. Onmontrequer orrespondau onoyauvoulu.Deja,la omposition

M2M2R 2R

//

M2r

//

M2R r

// //

R

estnulleparde nitiondel'a tionr.Ensuite, onsideronsf : M2R!A telleque

M2M2R 2R M2r

//

M2R f

//

A

soit nulle. L'appli ation (2R )Æ(2M2R ) est un isomorphisme de I2M2R vers M2R . On regardealorsla omposition

fÆ(2R )Æ(2M2R ) = fÆ(M2r)Æ(2M2R ) = fÆ(2R )Æ(I2r): Posons



f =fÆ(2R ).Alors,auxisomorphismesliesaI pres,f sefa toriseenf = 

fÆr.Comme restunepimorphisme(rÆ=),onen on lutqu'unetelleappli ation



f est unique.  4.2. Fon teursderestri tionetd'extension. Soitunmorphismedemonodes : M ! M

0

. On onstruit apartirdedeuxfon teursentrelesmodulessurM et euxsurM 0

. D

efinition (Fon teurderestri tion). Onappellefon teurderestri tion induitpar,lefon teur 

! : M

0

-Mod!M-Modde nipar

M2R 0 2R 0

//

M 0 2R 0 r 0

//

R 0 : LemorphismeinduitsurM

0

unea tionadroiteparM.Onpeutde nirunfon teurre iproque 

a !

. D

efinition (Fon teur d'extension). Le fon teur d'extension issu de  est le fon teur  !

: M-Mod!M

0

-Moddonneparleproduitde ompositionrelatif  ! (R )=M 0 2 M R : Proposition13. Lesdeuxfon teurs 

! : M-Mod

/

M 0 -Mod :  !

o

sont adjoints. D 

emonstration. Commen onsparde nirlesdeuxtransformationssuivantes: { L'united'adjon tionu : id M-Mod ) ! Æ !

est donneepar u R : R=M2 M R7!M 0 2 M R =2 M R : { Quantala ounite :  ! Æ ! )id M 0 -Mod

,elle orrespondaupassageauquotient,pour leproduitrelatifsurM,du onoyaude nissantleproduitrelatifsur M

0 deM 0 2R 0 .Ce

(23)

CHAPITRE1. NOTIONS MONOIDALES

quiseresumeainsi: M 0 2 M  ! (R 0 ) R 0

//

M 0 2 M 0 R 0 =R 0 M 0 2R 0 oker

ggggNNNN

NNNN

NNN

oker

77 77o

o

o

o

o

o

o

o

o

o

o

o

M 0 2M 0 2R 0  0 2R 0

o

77o

o

o

o

o

o

o

o

o

o

M 0 2r 0

77o

o

o

o

o

o

o

o

o

o

o

M 0 2M2R 0 : ( 0 2R 0 )Æ (M 0 22R 0 )

ggPPPP

PPPP

PPPP

(M 0 2r 0 )Æ (M 0 22R 0 )

ggPPPP

PPPP

PPPP

M 0 22R 0

ll

Onveri eensuitelesrelationsvoulues: (1) La omposition  ! (R )  ! (u)

//

 ! Æ ! Æ ! (R )  ! (R)

//

 ! (R ) orrespondaumorphismeidentiteid

!(R) .

Ene et,onalediagramme ommutatifsuivant:

M 0 2 M R  ! (u)

//

M 0 2 M (M 0 2 M R )  ! (R)

//

M 0 2 M R M 0 2R=M 0 2(M2 M R ) oker

OOOO

//

oker

11

M 0 2(M 0 2 M R ) oker

OOOO

oker

// //

M 0 2 M 0 (M 0 2 M R )=M 0 2 M R M 0 2M2R M 0 2 oker

OO

M 0 22R

//

M 0 2M 0 2R oker2R

//

M 0 2 oker

OO

M 0 2R : oker

OOOO

(2) D'autrepart,ona  ! (R 0 ) u( ! )

//

 ! Æ ! Æ ! (R 0 )  ! ( R 0)

//

 ! (R 0 ) = R 0

//

M 0 2 M R 0

//

R 0 = id R 0 :  4.3. Quotientinde omposable. Lorsque(M;;I;")estunmonodeaugmente( f. sous-se tion2.3),lao unite"induit unfon teur"

!

: I-Mod=A!M-Modquifournitunestru ture deM-moduleatout objet deA.Onparlealorsd'a tion triviale oud'a tion s alaire . Enoutre, onaunfon teur"

!

: M-Mod!I-Mod=Atelque" !

(R )=I2 M

R . D

efinition (Quotientinde omposable). LeproduitrelatifR=I2 M

Rest appelequotient ind e- omposable deR .

Labije tionnaturelled'adjon tions'e ritalors Hom A (R ; A)  = Hom M-Mod (R ;" ! (A)): Et,l'united'adjon tiondevient

R=M2 M R u R ="2 M R

// //

I2 M R=R :

Remarque:Le nom (quotientinde omposable)vientdufaitque, dans un adreensembliste,il represente leselementsdumodulequine peuvent^etre obtenus omme imaged'autreselements parl'a tiondeM.

Rappelonsquelorsqu'unmonodeestaugmente,alorsona

A=A2I A2

//

A2M A2"

//

A =id A :

(24)

5. COEGALISATEURSREFLEXIFS

Ce idonnelapropositionsuivante.

Proposition14. Lorsquelemonode M estaugmente, onpeutidenti er lequotientind e ompo-sable de larepresentation reguliere ave I et eluidu modulelibreM2A ave Alui-m^eme.

5. Coegalisateursre exifs

Nousavonsvuque,dansl'etuded'une ategoriemonodaleabelienne,on her haita omprendrele omportementduproduitmonodalvis-a-visdu oproduit.Plusforten ore,onpeutaussi her her 

asavoirsile produitmonodalpreserveles onoyaux.Dans le asdu produittensoriel lassique

k

, ommelesfon teursdemultipli ationR A

etL A

sontdesadjointsagau hed'autresfon teurs, ilssontexa tsadroite.Et ommeilssontadditifs,ilspreserventles onoyaux.Plusgeneralement, un fon teurpreserveles onoyaux si et seulement si ilpreserveles oproduits et qu'il est exa t 

a droite. On voit don que, dans une ategorie monodale qui n'est pas biadditive, le produit monodaln'aau une han edepreserverles onoyaux.C'est pour elaquenous avonsintroduit lanotiondepartiemultilineairequisertamesurerledefautpourlesfon teursde multipli ation 

apreserverles onoyaux( f.se tion1).

Onsaitquedansun ategorieabelienne,lanotionde oegalisateur orresponda ellede onoyau. Par ontre, il existe une notion plus ne, elle de oegalisateur re exif. Cette notion est plus fa ilementpreserveeparlesfon teurs,notammentlesfon teursdemultipli ations.Pourpreuve,le produitmonodalÆpreserveles oegalisateursre exifs( f.[GH℄).Nousverronsalase tion8que tout fon teur analytiques indepreserveles oegalisateursre exifs et que produits monodaux, quenous onsideronsdans ettethese,induisenttousdesfon teursanalytiquess indes.

5.1. De nition etpremieresproprietes.

D

efinition (Pairere exive). Unepairedemorphismes X 1 d 0

//

d 1

//

X 0

estditere exives'ilexiste unmorphismes 0 : X 0 !X 1 telqued 0 Æs 0 =d 1 Æs 0 =id X 0 . D 

efinition (Coegalisateurre exif). On appelle oegalisateur re exif tout oegalisateur prove-nantd'unepairere exive.

Proposition 15. Soit : A!A unendofon teur d'une ategorie abelienne A. Si preserve les oegalisateursre exifs alors preservelesepimorphismes.

D  emonstration. Soit B 

//

C

unepimorphisme.Commeons'est pla edans une ategorie abelienne,onsaitque orrespondau onoyaudesonnoyau(quel'onnotei)

A

 

i

//

B 

// //

C :

Le onoyau peuts'e rire ommele oegalisateurre exifdelapairesuivante

AB d0

//

d1

//

B s0

zz



// //

C ; oud 0 =i+id B ,d 1 =id B ets 0 =i B .

Comme preserveles oegalisateursre exifs, onobtientque ()est le oegalisateurde( (d 0

), (d

1

)).Entantque oegalisateur, ()estunepimorphisme.  5.2. Lienave leproduitmonodal. Nousallonsetudier ertainesproprietesveri eespar unproduitmonodallorsque edernierpreserveles oegalisateursre exifs.

D 

efinition. On dit d'un produit monodal (A;2; I) qu'il preserve les oegalisateurs re exifs si pour tout objet A deA, lesfon teursde multipli ationsR

A et L

A

preserveles oegalisateurs re exifs.

(25)

CHAPITRE1. NOTIONS MONOIDALES

Proposition 16. Soit A est une ategorie monodale abelienne dont le produit preserve les oegalisateursre exifs. Soient

M 1 d0

//

d1

//

M 0 s0

zz

M

// //

M et N 1 d0

//

d1

//

N 0 s0

zz

N

// //

N

deux oegalisateurs re exifs. Alors M2N estle oegalisateur de

M 1 2N 1 d02d0

//

d12d1

//

M 0 2N 0 s02s0

zz

 M 2 N

// //

M2N : D emonstration. Soit : M 0 2N 0

!Aunmorphismetelque(d 0 2d 0 )=(d 1 2d 1 ). L'hypothesequeleproduitmonodal2preserveles oegalisateursre exifsdonnequeM

0 2 N est le oegalisateurde(M 0 2d 0 ; M 0 2d 1 ).Comme (M 0 2d 0 ) = (d 0 2d 0 )Æ(s 0 2N 1 ) = (d 1 2d 1 )Æ(s 0 2N 1 ) = (M 0 2d 1 ); onaquesefa torisedemaniereuniquesouslaforme=

1 Æ(M 0 2 N ),ou 1 : M 0 2N !A. On veut montrer que 

1 (d 0 2N) = 1 (d 1

2N).Pour ela, ilsuÆt de montrer que 1 (d 0 2 N ) =  1 (d 1 2 N )par equeM 1 2 N

estun oegalisateur(re exif)et don unepimorphisme.Ona  1 (d 0 2 N ) = (d 0 2N 0 ) = (d 0 2d 0 )Æ(M 1 2s 0 ) = (d 1 2d 1 )Æ(M 1 2s 0 ) = (d 1 2N 0 ) =  1 (d 1 2 N ): Comme  M

2N est le oegalisateurde (d 0

2N;d 1

2N), on peut fa toriserde maniere unique 1 en  1 = e Æ( M 2N) ave e

 : M2N ! A. Ainsi, on a pu fa toriser  par  M 2 N , puisque = e Æ( M 2 N ). Soit= e Æ( M 2 N

)uneautrefa torisation,onaalorsque( e e  )Æ( M 2 N )=0.D'apresla proposition15,  M 2 N

apparait ommeune ompositionde deuxepimorphismes,ils'agit don d'unepimorphisme,d'ou

e =

e

. 

6. Monode libre

Dans une ategorie monodale abelienne (A;2; I), pour tout objet A, on peut onsiderer les deux fon teursdemultipli ation( omposition)a gau he et adroiteparA(L

A

: N 7!A2N et R

A

: N7!N2A).Lorsque esfon teurspreserventles oproduits, 'est-a-direqu'ilssontadditifs, alorslades riptiondumonodelibresurV estassezsimpleet estdonneeparlesmotsenV ( f. [Ma L1 ℄VII.3).

Dans le as ou seul un de es deux fon teursest additif,la onstru tion dumonode librepeut s'e rire a l'aide d'une olimite astu ieusement hoisie. ( f. [BJT ℄ Appendix B). L'exemple des operades entre dans e adre. Ainsi, l'operade libre, deja expli itee en terme d'arbres par V. GinzburgetM.M.Kapranovdans[GK℄ orresponda ette olimite.

Par ontre,le as generalaetetrespeu traite.SeulE.Dubu proposeune solutiondans ([D ℄)a l'aided'un raÆnementtrans ni dela onstru tionusuelle.Nousproposonsi i, une onstru tion di erenteetplus on retequis'appliqueauxexemplesquenousetudieronsparlasuite.

(26)

6. MONOIDELIBRE

6.1. Constru tiondumonodelibre. Onsepla edansune ategoriemonodaleabelienne (A;2;I)telleque,pourtoutobjetA deA,lesfon teursdemultipli ationsL

A et R

A

preservent les olimitessequentiellesainsiqueles oegalisateursre exifs.

SoitV unobjetdeA.On onsiderel'objetaugmenteV + =IV,etonpose : I ,!V + l'inje tion de I dans V + et " : V + I la proje tion deV + sur I. On note V n =(V + ) 2n (par onvention V 0 =(V + ) 20

=I)et onappelleFS(V)l'objetde nipar L

n>0 V

n .

Remarque:Cetteobjetestmunidedegeneres en es

 i : V n =(V + ) 2i 2I2(V + ) 2(n i) V i 22V n i

//

(V + ) 2i 2V + 2(V + ) 2(n i) =V n+1 : Et,lorsqueV estunmonodeaugmente,FS(



V)estmunidefa espourdonnerlabar onstru tion simpli ialesurV ( f. hapitre6).

D 

efinition (Les ategoriessimpli iales et fa e

). La ategorie  fa e

estunesous- ategoriede la ategoriesimpli iale .Danslesdeux as,lesobjets orrespondentauxensembles nisordonnes [n℄=f0<1<<ng,pourn2N. LesensemblesdemorphismesHom



([n℄;[m℄)sontformes desappli ations roissantesde[n℄ vers[m℄.Pouri=0;:::;n,onde nitlesappli ationsfa es "

i par " i (j)=  j si j <i; j+1 si j i: Les ensemblesde morphismesde 

fa e

sont formes des seules ompositionsd'appli ationsfa es (etdesidentitesid

[n℄ ). Remarque:La ategorie

fa e

estparfoisnotee +

danslalitterature.

Dansle asouleproduitmonodalpreserveles oproduitsagau he ommeadroite,la olimitede FS(V)surlapetite ategorie

fa e

orrespondauxmotsenV etfournitainsilemonodelibresur V noteF(V).C'estle asdanslesexemplesnumerotesde(1)a(4)pre edemment( f.se tion1). Ce i expliquepourquoila onstru tiondu monode lassiquelibre( ategorieEns,exemple (1)), del'anneaulibre( ategorieAb,exemple(3))etdel'algebrelibre( ategoriek-Mod,exemple(4)) sefaitselonlem^emes hema.

Dansle as ontraire,la olimiteColim fa e

FS(V)est unobjettropgrospour^etreunbon an-didataumonodelibre.Ditautrement,lemorphismede on atenationV

n 2V m !V n+m nepasse pasala olimite.Onquotientedon lesV

n

avantdepasserala olimitesur fa e

.

Posons : V !V 2

lemorphismede niparla omposition

V  1 V  1 V

//

I2V V2I iI2iV iV2iI

//

(IV)2(IV)=V 2 : Pour A;B deux objets de A, A2V

2

2B s'inje te dans A2(V 2

V)2B via le monomorphisme A2i

V 2

2B. En onsiderantlapartiemultilineaireenV del'objetA2(V 2 V)2B,ona A2(V V 2 )2B=A2V 2 2B A2(V 2 V)2B: Onde nit R A;B =im  A2(V 2 V)2B,!A2(V V 2 )2B A2(+idV 2 )2B !A2V 2 2B  : D  efinition ( e V n ). Onde nit e V n par e V n = oker n 2 M i=0 R Vi;Vn i 2 !V n ! : OnlenoteaussiV n =( P n 2 i=0 R i;n i 2 ) .

(27)

CHAPITRE1. NOTIONS MONOIDALES

Remarque:Dans le asdes operades, leS-mo duleV n

orrespondaux arbresan niveaux dont les sommets sont indi espar des elementsde V. Alors que

L n

e V n

orrespond aux arbres sans niveaux. En e et, quotienter par le S-module

P n 2 i=0

R i;n i 2

revient a identi er un arbre ave

poursous-arbre

A

A

}}

V I

aum^emearbre ave lesous-arbre I

@

@

I

~~

V  alapla e. Lemme 17. (1) Lesmorphismes  i entreV n etV n+1

passent auquotient pourdonner desappli ations e i de e V n vers e V n+1 .

(2) Pourtout ouple i;j, lesappli ations e i ete j sontegales. D  emonstration.

(1) IlsuÆt devoirquel'ona 8 < :  i (R j;n j 2 )R j;n j 1 si ji 2;  i (R j;n j 2 )R j+1;n j 2 si ji;  i (R i 1;n i 1 )R i 1;n i +R i;n i 1 lorsque i=1;:::;n 1: (2) Comme(e i e  i+1 )(V n )R i;n i 1 ,onae i =e i+1 .  Onpose alors, D

efinition (F(V)). Onde nitl'objetF(V)parla olimitesequentiellesuivante:

I e 

//

j0

%%K

K

K

K

K

K

K

K

K

K

K

K

e V 1 =V 1 =V + e 

//

j 1



e V 2 e 

//

j2

yyss

ss

ss

ss

ss

ss

e V 3 e 

//

j 3

uukkk

kkk

kkk

kkk

kkk

kkk

k

e V 4  j4

sshhhh

hhhh

hhhh

hhhh

hhhh

hhhh

hhhh

F(V)=Colim N e V n :

Lefaitd'avoirquotientelesV n

en e V n

apermisdetransformerune olimitesurla ategorie fa e enune olimitesequentielle.L'hypothesequeleproduitmonodal2preserve etypede olimite donnei ilaproprietesuivante:

Lemme 18. Pour tout objet A de A, les fon teursde multipli ation agau he et a droite par A, L

A etR

A

,preserve la olimite pre edenteF(V). De maniereexpli ite, on a A2Colim N e V n  = Colim N (A2 e V n ) et Colim N e V n 2A  = Colim N ( e V n 2A): Onvamaintenant her heramunirl'objetF(V)d'unestru turedemonode. L'unite,notee orrespondaumorphismej

0

: I !F(V).Quantauproduit,onlede nitapartir dela on atenationV n 2V m !V n+m .Posons  n;m : V n 2V m 

//

V n+m

// //

e V n+m jn+m

//

F(V): PosonsR n = P n 2 i=0 R i;n i 2

,onaalorslasuiteexa te ourte

0

//

R n

 

i n

//

V n  n

// //

e V n

//

0:

Proposition19. Ilexiste uneuniqueappli atione n;m : e V n 2 e V m !F(V)qui fa torise n;m de la manieresuivante

V n 2V m n2m

// //

 n;m

%%J

J

J

J

J

J

J

J

J

J

e V n 2 e V m e n;m



F(V):

(28)

6. MONOIDELIBRE

D

emonstration. One ritles onoyaux e V n

ommedes oegalisateursre exifssouslaforme

R n V n d0

//

d1

//

V n s0

xx

n

// //

e V n ; ave d 0 =i n +id V n , d 1 =id V n et s 0 =i V n

. L'hypothese quele produitmonodal2 preserveles oegalisateursre exifspermetd'aÆrmer,gr^a ealaproposition16,que

n 2

m

estle oegalisateur (re exif) de (d 0 2d 0 ;d 1 2d 1

). La proposition de oule de la propriete universelle veri ee par les oegalisateurs.IlsuÆtpour elademontrerque

n;m (d 0 2d 0 )= n;m (d 1 2d 1

).Cetteegalitevient dudiagrammesuivant (R n V n )2(R m V m ) id2id



(in+id)2(im+id)

//

V n 2V m

//

V n+m  n+m



V n 2V m

//

V n+m n+m

//

e V n+m ; quiest ommutatifenvertudesin lusions(R

n V n )2V m ,!R n;m etV n 2(R m V m ),!R n;m . Lemme 20. Ilexiste ununique morphismee

n;

rendantlediagramme suivant ommutatif

e V n 2I e Vn2e

//

e  n;0



W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

++

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

W

e V n 2 e V 1 e Vn2e

//

e n; 1

zztt

tt

tt

tt

tt

S

S

S

S

S

S

S

))

S

S

S

S

S

S

S

S

S

S

S

e V n 2 e V 2  e n;2

ssggggg

gggg

gggg

gggg

gggg

gggg

gggg

gggg



F(V) e V n 2F(V)=Colim N ( e V n 2 e V m ): 9!en; 

oo

D

emonstration. Deja,lesappli ationse n;m

ommutentave les e V n 2e e V n 2 e V m e Vn2e

//

e n; m



e V n 2 e V m+1 e  n;m+1

xxqq

qq

qq

qq

qq

F(V):

Parde nitiondela olimite,ellesengendrentdon uneuniqueappli ation e  n; : Colim N ( e V n 2 e V m )!F(V)

rendantlediagrammedel'enon e ommutatif.On on luten utilisantlelemme18pourjusti er queColim N ( e V n 2 e V m )= e V n 2F(V): 

Delam^ememaniere,onalelemmesuivant.

Lemme 21. Ilexiste ununique morphisme rendantlediagramme suivant ommutatif

I2F(V) e 2F(V)

//

e 0; 



X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

,,

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

X

e V 1 2F(V) e 2F(V)

//

e  1;

xxqq

qq

qq

qq

qq

q

T

T

T

T

T

T

T

**

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

e V 2 2F(V)  e 2; 

rrfffff

fffff

fffff

fffff

fffff

fffff

fffff

fff



F(V) F(V)2F(V)=Colim N ( e V n 2F(V)): 9!

oo

D

emonstration. Lesargumentssontlesm^emes.  Remarque:La onstru tiondeen ommen antapasserala olimitepar lagau hepuispar ladroitedonneraitlem^ememorphisme.

Proposition 22. L'objet F(V) muni de la multipli ation  et de l'unite forme un monode dansla ategorie(A;2;I).

(29)

CHAPITRE1. NOTIONS MONOIDALES

D

emonstration. La relation veri ee par l'identite est evidente. L'asso iativitede  vient de elledes

n;m .

Onde nitla ouniteparpassageala olimitedesappli ations

R n = P n 2 i=0 R i;n 2 i

 

//

V n =(V I) 2n oker

// //

" 2n



e V n 9! g " 2n

wwo o

o

o

o

o

o

I 2n =I:

qui,aprespassageala olimite,donnela ounite"voulue.  Th

 eor



eme23 (Monodelibre). Dans une ategoriemonodale abelienne quiadmet des olimites sequentiellesettellequeleproduitmonodalpreserve etypede olimiteainsiqueles oegalisateurs re exifs, lemonode(F(V);; ) est libre surV.

D 

emonstration. L'united'adjon tionest de niepar

u V : V

 

//

V I j 1

//

F(V): Quantala ounite M

: F(M)!M,pourunmonode(M; ;)deA,onlade nitparpassage 

ala olimitedesappli ations f  n suivantes: R n = P n 2 i=0 R i;n 2 i

 

//

M n =(M I) 2n oker

// //

 n Æ(M+) 2n



f M n 9! f  n

wwn n

n n

n n

n n

M; oulesmorphismes n

represententn 1 ompositionsde:M 2n  n !M.Les f  n

sontbiende nis par eque n Æ(M+) 2n (R i;n 2 i )=0,pourtout i. Onaalorsimmediatementlesdeuxrelationsd'adjon tion

F(V) F(u V )

//

F(F(V)) F(V)

//

F(V) = id F(V) et M uM

//

F(M) F(M)

//

M = id M :  Remarque:Dansle asdesS-modules,l'objetF(V) orrespondalasommedire tesurlesarbres des S-modulesobtenus en indi antles sommetsdes arbres par des elementsde V. On retrouve l'operade libredonnee par [GK℄ en termes d'arbres (sans niveau) ainsi que la onstru tion de [BJT ℄.

6.2. Comonode olibre. Onauneautrede nitionequivalentedumonodelibre.Lorsqu'il existe, le monode libre sur V est l'unique objet (a isomorphismepres) quiveri e la propriete suivante:pourtoutmorphismef : V !M ouM estunmonode,ilexisteununiquemorphisme demonodes

e

f : F(V)!M telquelediagrammesuivantsoit ommutatif

V e 

//

f

""D

D

D

D

D

D

D

D

D

F(V) e f



M:

Onpeutdualiser ette de nitionpourobtenir ellede omonode olibre. D

efinition (Comonode olibre). SoitV unobjetdeA.Lorsqu'ilexiste,le omonode olibreest l'uniqueobjetF

(30)

7. IDEAL

ununiquemorphismede omonodes e

f : C!F

(V)rendantlediagrammesuivant ommutatif

V F (V) e "

oo

C : e f

OO

f

bbEE

EEE

EEE

E

7. Ideal

Rappelons qu'un ideal d'une algebre A est un sous-module de J de A tel que AJ  ! J et JA



!J. LorsqueJ est unideald'unealgebreA, lemodulequotientA=J est naturellement munid'unestru ture d'algebre.

Nous avons vu pre edemment ( f. se tion 3) que le as biadditifne permettait pas de faire la di eren eentrelesdi erentesnotionsdemodules.Delam^ememanierelorsquel'onveutgeneraliser lanotiond'idealdans une ategoriemonodalequel onque,sionveut onserverlaproprieteque l'objet quotientest naturellementmunid'unestru ture demonode, ilne fautpas prendrepour de nition d'ideallageneralisationstri tosensu A2J



!J et J2A 

!J. Lade nitionquenous proposonsi inereposepassurleproduitA2J mais surlapartiemultilineaireA2(AJ).

7.1. De nitionetmonodequotient. PourJ,!M unsous-objetdeM dansA,onnote M=J le onoyau(quotient)deM parJ,soit

J

 

i

//

M = okeri

// //

M=J: D 

efinition (Ideal). Unsous-objetJ d'unmonode(M; ;)estappeleideal deM sila ompo-sitionÆÆker(2)estnulle

K J

 

ker2

//

M2M 

//

M 

// //

M=J :

Lade nitiond'idealest faitepouravoirlapropositionsuivante.

Proposition24. Dansune ategoriemonodaleabelienne(A;2;I)tellequeleproduitmonodal preservelesepimorphismes, lequotientM=J est munid'une stru turenaturellede monode.

D

emonstration. D'apresla onditiondel'enon esurlesepimorphismes,2estun epimorphi-sme. CommeAest une ategorieabelienne,2 = oker(ker(2)).Par de nition du onoyau, ilexisteununiquemorphismerendantlediagrammesuivant ommutatif

M=J2M=J  

//

_

_

_

M=J M2M 

//

2

OOOO

M 

OOOO

K J

?

ker(2)

OO

J:

?

i

OO

(31)

CHAPITRE1. NOTIONS MONOIDALES

Onde nitl'unitepar=Æ : I



//

M 

//

M=J:Onpeutmontrerl'asso iativitedea partirde ellede: M2M2M M2

//

22

** **T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

T

2M



M2M 2

vvmmm

mmm

mmm

mmm

m





M=J2M=J2M=J M=J2

//

 2M=J



M=J2M=J  



M=J2M=J  

//

M=J M2M 2

55

j

j

j

j

j

j

j

j

j

j

j

j

j

j

j

j



//

M; 

hhQQQQ

QQQQ

QQQQ

QQQ

par eque22estunepimorphisme.Onpro ededelam^ememanierepourmontrerlarelation

veri eeparl'unite. 

Remarque:Gra^ ealaproposition15, onaque ette propositionestvraiedanstoute ategorie monodaleabeliennequipreserveles onoyauxre exifs.

Onjusti elaterminologieutiliseepourlesmonodesaugmentesparlapropositionsuivante. Proposition 25. Soit (M;;;") un monode augmente. Alors l'ideal d'augmentation M est bienunideal ausenspre edent.

D

emonstration. Parde nitionde"morphismedemonodes,ona"ÆÆker("2")= I

Æ"2"Æ

ker("2")=0. 

Maintenant,le probleme est de savoira quoi ressemblele noyauK J

= ker(2) pour pouvoir bien omprendrel'hypotheseaveri er.

Proposition26. Dans une ategorie monodale abelienne(A;2;I), soit J unsous-objetde M tel que le onoyau M=J possede une se tion. Alors, le noyau ker(2) orrespond a l'image de M2(MJ)(MJ)2M dansM2M via l'appli ation M2(M+i

J )+(M +i J )2M quenous noterons K J =M2(MJ)+(MJ)2M D 

emonstration. Cette proposition est une onsequen e dire te de la remarque qui suit le

lemme5. 

Tout e i permet de donner une autre de nition, equivalente dans le as s inde, de la notion d'ideal.

Corollaire27. Unsous-objet J

 

i

//

M

d'unmonodeM,telqu'ilexisteunobjetNveri ant JN =M, estunidealde M sietseulement si

8 > < > : M2(MJ) M2(M+i)

//

M2M 

//

J (MJ)2M (M+i)2M

//

M2M 

//

J:

Remarque:Il estequivalentdedire queJ est unbimodulemultilineairesur M pourlarepr e-sentationreguliere.

Ce iressembleplusalade nition lassiqued'unideal.Ene et,dansle asd'unproduitmonodal biadditif, elarevientaexigerque

8 < : M2J 

//

J J2M 

//

J:

(32)

Onre onnaitbienlanotiond'idealpourunanneauouunealgebre.

Dansle asdesoperades( ategoriedesS-mo dulesmunieduproduitÆ),lade nitiondevient 8 > > < > > : M S n M(i 1 )J(i k )M(i n ) | {z } aumoinsunJ 

//

J JÆM 

//

J:

Onretrouvelade nitiondonneedans[GK℄etparM.Markldans[Ma1℄.

7.2. Idealengendre. Supposonsmaintenantquela ategorieAsoitpetiteet omplete,pour pouvoirde nirl'interse tiond'un ertainensembled'objets( f.[Ma L1℄).

D

efinition (Idealengendre). SoitRunsous-objetd'unmonodeM.Onappelleideal engendre parR ,lepluspetitidealdeM ontenantR .Cedernierexisteetestdonneparl'interse tion

T J

J pourJ idealde M ontenantR (R ,!J ,! M).On lenote (R )

M

voire (R ) lorsqu'iln'y apas d'amibigute.

PourRunsous-objetdeM,on onsiderelapartiemultilineaireenR deM2(MR )2M 'est-

a-dire

M2(MR )2M = oker(M 2M2M !M2(MR )2M):

Ledes riptiondel'idealengendresurRal'aided'uneinterse tionn'etantpastresexpli ite,onen donne uneautre forme. Commelade nition d'idealrepose surlanotionde partiemultilineaire, l'ideallibrese onstruitaussiave ette notion.

Proposition28. SoitR unsous-objetd'unmonodeM.Alorsl'ideal engendreparR orrespond  al'image dumorphisme M2(MR )2M  2 Æ(M2(M+i)2M)

//

M

quel'on notera(R ). D

emonstration. Al'aidede ladeuxieme ara terisationd'unideal( orollaire27),onvoitque (R )estunidealdeM.Puis,pourtoutidealJ deM ontenantR ,onaque

M2(MR)2M 

2

//

J:

Don ,(R) estin lusdanstout J et ainsi(R )= T

J

J. 

Remarque:L'ideallibre(R ) orrespondaubimodulemultilineairelibreengendreparR .

Onretrouvele asdesanneauxetdesalgebres (R )=

2

(ARA);

ainsi que elui desoperades.Par exemple, V. Ginburg et M. M.Kapranov dans[GK℄ de rivent l'idealengendreparunS-mo duleRave lesarbresdontlessommetssontindi espardeselements deM,enimposantqu'aumoinsunsommetsoitindi eparunelementdeR .

8. Fon teurs polynomiauxet analytiques

La notionde fon teuranalytique,qui est une olimitede fon teurspolynomiaux, est essentielle danslerestede etravail.

Danslasuitede ette these,nous introduironsunnouveauproduitmonodal

quenous etudi-eronsendetails.Uneproprietefondamentalede eproduitestquelesfon teursdemultipli ation induitssontdesfon teursanalytiquess indes.Commelesfon teursanalytiquess indespreservent les oegalisateursre exifs,onpourraappliquerla onstru tiondumonodelibrea ette ategorie. Enoutre,lefaitdere onnaitresurlesproduitsA

B unestru tureanalytiquepermet d'intro-duire unegraduationsupplementaire(voireune bigraduation)sur detelsobjets. C'est ette idee

Figure

Fig. 1. Exemple de graphe onnexe  a deux niveaux.
Fig. 2. Image via de (4123)  q
Fig. 3. Composition horizontale de deux op erations.

Références

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