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Diode à plasma permettant la conversion thermoionique
E. Dieulesaint, Ph. Defranould
To cite this version:
173 A.
DIODE A PLASMA PERMETTANT LA CONVERSION
THERMOIONIQUE
Par E. DIEULESAINT et Ph.
DEFRANOULD,
Laboratoire de Recherches Générales de la Compagnie Française Thomson-Houston, Bagneux.
Résumé. 2014
Après avoir rappelé le principe de fonctionnement de la diode à plasma, on décrit quelques réalisations récentes qui ont conduit à des résultats intéressants du point de vue
conver-sion de l’énergie. Elles sont susceptibles d’applications soit dans le domaine nucléaire, soit dans le domaine spatial.
Abstract. 2014 After a brief review of the fundamentals of the
plasma-diode, some recent
designs are described. They have led to interesting results from the point of view of
energy-conversion. They can be applied in the nuclear energy field or in power generation for space-crafts.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE SUPPLÉMENT AU N° 10.
PHYSIQUE APPLIQUÉE TOME 24, OCTOBRE 1963,
1.
Principe
de f onctionnement du convertisseur. -Disposons,
dans levide,
deuxplaques
A et Bfaites de matériaux différents
1).
Considéronsun électron «a » se trouvant à l’intérieur du métal A
près
de la surface. Ilpossède
uneénergie
propre WFA
correspondant
au niveau de Fermi.Fi G. 1.
Pour extraire cet électron « a » du métal
A,
ilfaut lui fournir une
énergie
WSA
telle que :WTA est la barrière
d’énergie
du métal A. Il luicorrespond
la barrière depotentiel
CPTAoL’équa-tion
(1)
peut,
enefiet,
s’écrire açA est le
potentiel
de sortie oupotentiel
d’extrac-tion du métal
A,
e est lacharge
de l’électron. Si on accroîtl’énergie
de l’électron « a », parexemple
en chauffant le métalA,
l’électron sort du métal et s’enéloigne.
Supposons
que l’électron « a » ainsi libérépuisse
franchir la distance d
qui sépare
A de B enconser-vant son
énergie ;
ilpénètre
dans le métal B encédant une
énergie
e.,pi3, où
cpB est lepotentiel
d’extraction du métal
B,
supposé
inférieur à YA.L’électron « a », dans le métal
B,
possède
encorel’énergie :
Onpeut
l’astreindre àrevenir dans le métal A en le faisant
parcourir
uncircuit de
charge
extérieur R reliant B àA,
danslequel
ildissipe l’énergie :
e. çA -e. cpB. Revenu en
A,
ilpeut
à nouveauparcourir
lecycle.
Tout sepasse comme si
l’électron,
étant uneparticule
d’unfluide,
circulait entre une source chaude A et unesource froide B en fournissant un travail dans la canalisation extérieure R. Le
diagramme d’énergie,
dans ce cas
idéal,
al’aspect
de lafigure
2.FIG. 2.
En
réalité,
le métal A chauffé émetplus
d’un électron et l’électron « a » considéré se trouve sou-mis à l’influence de sessemblables,
enparticulier
àl’influence de ceux
qui
ont été extraits du métalavant lui et
qui,
se trouvant encore dans l’inter-valle A - B créent unchamp électrique (charge
d’espace) qu’il
doit vaincre avant d’atteindre la surface du métal B. La distribution dupotentiel
V(x)
entre A et Bdépend
de la densité decharge
p(x)
des électrons dansl’espace
A - B suivant laloi de Poisson :
si bien que le
diagramme d’énergie
réel seprésente
non pas sous la forme de lafigure 2,
avec unpoten-tiel
constant,
ou à variation linéaire entre A etB,
mais
présente
l’allure de lafigure
3 avec unFIG. 3.
mum de
potentiel,
se traduisant dans ledia-gramme
d’énergie
par un maximum e. Vy.Dans ce cas on constaté.
1° d’abord
qu’il
faut,
enpuisant
dans la sourceextérieure fournir à l’électron « a », pour
qu’il
pénètre
dans le métalB,
un accroissementd’éner-gie,
e . cpA + e . VM au lieu de e . c~A seulement dansle cas de la
figure
2 ;
2° que
l’énergie
convertible est inférieureà
l’énergie
convertiblee. VR
dans le cas idéal. Lepotentiel V~
aux bornes du circuit extérieur R estinférieur à
Vu,
lepotentiel
d’extraction cpB du métal B étantinvariant ;
cetteénergie
convertiblee .
V~
nepouvant
êtreégale
ousupérieure
à e .FR
que pour une distance interélectrode très faible
(quelques
dizaines demicrons) ;
30
qu’il
existe unchamp électrique
retardateur à la surface du métal A(émetteur)
etqu’il
estimpossible,
enconséquence,
d’atteindre la densitémaximale du courant de saturation du métal A.
2. Structure d’un tube convertisseur. - La diode
comprend
donc un émetteur A et uncollec-teur B à une distance d l’un de
l’autre, l’espace
entre A et B étant vide.
Moyennant
certaineshypo-thèses
simplificatrices (vide parfait,
émetteurho-mogène)
il estpossible
deprévoir théoriquement
lefonctionnement de cette diode. La
charge d’espace
peut
secalculer,
si on admet que les vitesses des électrons émis sont distribuées suivant la loi derépartition
de Maxwell. Plusieurs auteurs[1]
sesont attachés à ce
problème
et l’ont résolu enutilisant les travaux antérieurs de
Langmuir
surla
charge
d’espace [2].
Lesexpériences
ont,
engrande partie
vérifié les résultatsthéoriques prévus.
Le rendement maximum serait de l’ordre de 10%
et le facteur de mérite
(puissance
par unité depoids)
de l’ordre de 50 W parkg.
Le calcul montre malheureusement que la
puis-sance fournie est inversement
proportionnelle
aucarré de la distance
qui sépare
l’émetteur ducollec-teur. L’influence
prépondérante
de lacharge
d’es-pace nepeut
être sérieusement réduitequ’en
réali-sant des espaces interélectrodes extrêmement
petits,
de l’ordre de la dizaine de microns cequi
pose de sérieux
problèmes
detechnologie.
Les difficultés
technologiques
que l’on doit ré-soudre pour obtenir des convertisseurs à videdimi-nuent considérablement l’intérêt de ces
montages.
Il estplus simple
de compenser lacharge d’espace
grâce
à des ionspositifs
créés dansl’espace
inter-électrode.Si au lieu de
placer
les métaux A et B dans levide,
on lesdispose
dans uneatmosphère
gazeuse, il estthéoriquement possible
de compenser l’eff etde
charge d’espace
des électrons par des ionsposi-tifs fournis par les atomes du gaz.
Il est
concevable,
eneffet,
de réaliser unplasma
totalement neutre entre les
électrodes,
exception
faite du
voisinage
immédiat de la surface desélec-trodes où la
dissymétrie
entraînera la formation degaines
rompant
la neutralité. De toutefaçon
uneneutralisation
partielle
obtenue parl’injection
d’ions auvoisinage
de l’émetteurpeut
réduireconsidérablement le
champ
retardateur et aug-menter enproportion
le courant émis par laca-thode. Pour un
champ
nul sur la cathode le dia-grammed’énergie prend
l’allure de lafigure
4.Fr G. 4.
En
principe
la nature du gaz n’intervient pas.Il est
cependant
avantageux
d’utiliser un gaz à baspotentiel
d’ionisation. Le césium sembleparticu-lièrement
indiqué
à cause non seulement de sonpotentiel
d’ionisation(3,9
V)
mais de son faiblepotentiel
d’extraction(1,8 V)
à l’état solide. Lecésium
peut
sedéposer
sur le collecteur(métal B)
relativement froid
(quelques
centaines dedegrés)
et diminuer le
potentiel
d’extraction de B. Lanature du matériau du collecteur n’a
plus
d’impor-tance s’il n’est pas
attaqué
par le césium.L’ionisation
peut
êtreproduite :
parchamp
élec-trique
de hautefréquence
créé directement à l’inté-rieur duconvertisseur ;
parchamp électrique
con-tinu ou alternatif
imposé
entre une des électrodes A ou B et une électrode secondaire.Ces méthodes ont l’inconvénient de faire
appel
à des sources auxiliaires : le rendementglobal
duconvertisseur s’en trouve diminué. Il
importe
toutde même de remarquer que la dernière méthode
175 A
d’électrons. La
puissance
convertiepeut
êtredéli-vrée directement sous forme alternative. Nous
con-sidérerons seulement l’ionisation par contact.
Elle consiste à utiliser le fait
qu’un
métalchauff é,
caractérisé par unpotentiel
de sortie cps etplongé
dans un gaz de
potentiel
d’ionisationcapte
àchaque
atome du gazqui
vient heurter sa surfacechaude,
un électronpériphérique
si : cps > yi. Les ions résultantspeuvent
naitre ainsi enquantité
appréciable
sur l’émetteur même du convertisseursi sa
température
est suffisamment élevée.Les
premiers
travaux[3]
sur l’ionisation ducésium
((pi
=3,9
V)
par le
tungstène
chauffé(cps
= 4,5
V)
sont dus àLangmuir.
Le flux d’ionspositifs
~i, émis par seconde et par centimètrecarré est fonction du flux d’atomes
neutres (La
qui
frappent
la surface(c’est-à-dire
de latempéra-ture Tc du
gaz)
et de -latempérature
dutungstène.
Onpeut
déduire des résultats deLangmuir
lesformules reliant (La à la
température
T dutung-stène nécessaire pour obtenir l’ionisation totale
=
(La)
et à latempérature
Te du césium.étant
donné,
àpartir
de latempérature
ducésium
liquide
par la formule :L’ association de ces deux formules conduit à une
relation
simple
entreTm
etTe
Nous donnerons à titre
d’exemple
une courberelevée
expérimentalement [4] (fig.
5).
On yre-marque le saut
brusque
à latempérature critique
de 1 425°.FIG. 5. -
Température du Cs 373 ~Ii. Tension entre électrodes 200 volts.
La densité de courant d’ium à la saturation est
de 25
mAfcm2
cequi correspond
à uneproduction
d’ions de l’ordre de :
Si on admet que les ions se
déplacent
moins viteque les électrons et
qu’en conséquence
l’influenced’un ion
peut
s’exercer surplusieurs
électrons,
onvoit
qu’il
estpossible
de compenser descharges
d’espaces importantes.
Une densité de courantd’électrons d’un
Ampère
par cm2équivaut
en effetà une émission de
Si par
exemple,
onsuppose
que latempérature
des électrons et des ions est
identique,
les vitessessont dans le
rapport
inverse de la racine carrée des masses : 500 pour lecésium,
un courantd’ions césium de 25
mAf cm2
peut
compenser unecharge
d’espace correspondant
à un courantd’élec-trons de 12
A/cm 2.
Il est
tentant,
pour ioniser un gaz, d’utiliserl’effet des
particules
émis par les corps radioactifs.Une
particule
oc, parexemple,
ayant
uneénergie
de 7 MeV crée dans l’air à
température
etpression
normales
(TPN)
environ : 2 X 105paires
d’ions,
laproduction
d’unepaire
d’ionsexigeant
en moyenne35 eV. Une source de
polonium,
d’unmillicurie,
fournissant3,7 X
107particules
ce par secondepeut
donc
produire: 3,7 X ~.a7
X 2 x 105 , 1013paires
d’ions par seconde. A
pression plus faible,
cechiffre,
toutes choses
égales
parailleurs,
diminuepropor-tionnellement à la
pression.
Enoutre,
lesconver-tisseurs auront nécessairement un faible volume et
la
plupart
desparticules
seront absorbées par lesparois.
Ce
procédé
d’ionisation a un rendementplus
faible que l’ionisation par
contact,
mais il n’est pasdérisoire de songer à l’utiliser pour des conver-tisseurs destinés à fonctionner dans des
piles
ato-miques
où les flux ionisants sontimportants.
3. Convertisseurs à
chauffage
interne. - Nousavons étudié des tubes à
géométrie cylindrique,
dont la
cathode,
constituant lecylindre interne,
était chauffée parrayonnement,
grâce
à un filae ment detungstène (photographie
1,
p.174).
Le filament de
tungstène
alimenté en courantcontinu
(350
W)
chauffe parrayonnement
l’émet-teur en tantale
placé
à l’intérieur du collecteur enmolybdène
degrande
surface pour que satempé-rature ne
dépasse
pasquelques
centaines dedegrés
C. La distance entre émetteur et collecteurest de
8/10
mm.L’ensemble est monté dans une
ampoule
de verrepourvue au
départ
d’unappendice
danslequel
ondispose
une cartouche de nickel contenant unepoudre
de bichromate de césium et de silicium.Après
avoir fait fonctionner l’ensemble cathode-anode en diode à vide(avec
tensionextérieure)
pourdégazer
lespièces,
on isolel’ampoule
du bâti deporte
au rouge(600
à 800°C)
la cartouche : lesilicium réduit le bichromate :
PHOTOGRAPHIE 1. - Convertisseur à
chauffage par
rayon-nement. Sur le socle : le filament, l’émetteur et le collec-teur.
Le césium
(200 mg) s’échappe
par les trousamé-nagés
dans la cartouche. On le faitémigrer
dansl’ampoule
en échauffant convenablement aucha-lumeau.
L’appendice
est alors détaché del’ampoule.
Le convertisseur étant ungénérateur électrique,
le
plus simple
desprocédés
d’études consiste à entracer la
caractéristique
V =f (I ) ;
V étant latension entre les bornes
lorsque
le courant est I. Lescaractéristiques
ontl’aspect général
des courbes que nousreproduisons
sur lafigure
6.Le rendement brut :
rapport
de lapuissance
convertie à lapuissance
fournie au filament estcompris
entre 2 et 3%.
Si on tientcompte
du faitqu’une partie
de lapuissance
dechauff age
dufila-ment est
perdue
sous forme derayonnement
nonutilisé on
peut
estimer à 5%
le rendement réel de ce convertisseur élémentaire.Nous avons ensuite étudié un autre
système
dechauffage,
déduit duprécédent
parl’adjonction
d’une tension d’accélération entre le filament etl’émetteur. Au
chauffage
parrayonnement,
s’ajoute
FI G. 6.
un
chauffage
très efficace par bombardementélec-tronique.
Lafigure
7 donne la coupe d’un telconvertisseur,
et laphotographie
2 l’allureexté-rieure d’un tel
tube,
dont la construction estren-due délicate par la
présence
de deux enceintes à vide. C’est le genre de convertisseur suscep-tible d’être utilisé dans lespiles atomiques
il faudraitremplacer
la cathodecylindrique
par un177 A
PHOTOGRAPHIE 2. - Convertisseur à
chauffage par bombardenient avec
pièces
détachées.bloc de carbure
d’uranium,
où la fissionentretien-drait une
température
suffisante pourqu’une
émis-sion
électronique
seproduise.
ri
FI G. 8.
La cathode
portée
à unpotentiel positif
parrapport
au filament(1
500V)
est chauffée parbombardement. Elle est constituée d’un
cylindre
en
molybdène.
Bien que lemolybdène
deviennerelativement poreux à haute
température,
nous avonsobtenu,
dans les conditions de nos essais debons résultats. L’anode est en nickel. L’intervalle
entre émetteur et collecteur est de l’ordre de
0,5
mm. L’isolement entre les électrodes est assuré par des anneaux encéramique.
Le césium
(0,5
à 1g)
est introduit directement.Le convertisseur étant soudé à une branche d’un Té
de pompage, une
ampoule ( fig.
9)
contenant du césium et se terminant par un becfragile
est soudéeà une autre branche du Té. Par un aimant fixé
extérieurement au tube on maintient
juste
au-dessus du bec une masselotte de fer
(enrobée
de verre pour éviter toute réaction de césium sur lefer).
Lorsque
ledégazage
est terminé on isole leFIG. 9.
convertisseur de la pompe en
coupant
en Apuis
on brisel’ampoule
en laissant tomber lamasse-lotte.
Lorsque
le césium chassé par une flamme dechalumeau a
pénétré
dans leconvertisseur,
onsec-tionne en B. Cette
technique
permet
d’introduire178 A
Le transvasement du
récipient
dansl’ampoule
sefait suivant le schéma
(fig,
10).
Par actionméca-nique
d’unpetit vérin,
on déforme le tube en kovarjusqu’à
briser lerécipient puis
on coupe enC ;
après
avoir faitémigrer
le césium dansl’ampoule
on sectionne en D.
FIG. 10.
Nous avons relevé les
caractéristiques
dont unexemple
est donné sur lafigure
11. Lestempé-ratures ont été mesurées avec des
thermocouples
soudés sur l’anode et sur le réservoir de césium. Il
était
possible
de refroidir chacun de cespoints
enréglant
le débit d’air traversant des anneauxcon-centriques
disposés
à leur hauteur.Les deux courbes
représentées
ont été tracéesavec une
puissance
de 550 W fournie auconver-tisseur,
soit 480 W fournis à la cathode par lebombardement,
et 70 W fournis au filament. Lerendement maximal est de 14
%.
Ces
caractéristiques
ont d’abord été relevées enmaintenant sur pompe le côté « diode à vide » du
convertisseur,
puis
sur le convertisseur isolé scellé.L’ouverture de
quelques
convertisseursaprès
essais a montré que le césium ne s’était pas
altéré,
que les
céramiques
n’avaient pas étéattaquées
par le césium. Laporosité
constatée àpression
atmosphérique
de la cathode enmolybdène
n’avait pas dans les conditions de fonctionnement(pres-sion de césium de l’ordre de 2 mm
Hg)
nui auchauffage
de la cathode par bombardement. Le mêmetype
de convertisseur mais aven un émetteur eu tantale a été réalisé etessayé.
Letan-tale a
l’avantage
d’avoir une tension de vapeurinférieure à c~lle du
molybdène
àtempérature
Fics. 11. - Puissance fournie 550 watts.
Température du césium 30a ~C. Température de collecteur 560 "C.
égale.
Leurs travaux d’extraction sont très voisins(N
4,2 V).
Le tantale est aussi moins poreux, à hautetempérature
que lemolybdène :
nous n’avonsconstaté aucune
porosité
de la cathode en tantaleaprès
fonctionnement à 2 000 OC. Ce faitexplique
l’accroissement de la durée de vie du convertisseurFic. 12. - Puissance incidenLe 574 watts.
179A
d’une dizaine d’heures
(cathode
enmolybdène)
à une centaine d’heures(cathode
entantale)
pour unfonctionnement à
puissance
moyenne(30
à 50W).
Les courbes de lafigure
12 montrent l’évolution dela
caractéristique
en fonction de latempérature
ducésium,
àpuissance
d’entrée ettempérature
d’anode constante. On a
porté
aussi sur legra-phique
de lafigure
13 la variation des courbes depuissance
en fonction de latempérature
du césium.On
peut
remarquer le faible valeur del’impédance
adaptée
au maximum depuissance
et latempé-rature
optimale
du césium(~ 3100).
Fie. 13. - T anode
6--0 ’IC, P incidente 57~ W.
4. Convertisseurs «
optiques »,
àchauffage,
externe. - Les essais effectués sur les
convertis-seurs
précédents
nous ont convaincusqu’il
étaitindispensable,
pour étudier fondamentalement le fonctionnement d’une diode à gaz, enparticulier
leplasma,
defabriquer
un tube ne contenant que lesorganes
essentiels,
c’est-à-dire un émetteur et uncollecteur.
Des
phénomènes parasites
interviennentqui
per-turbent lecomportement
de la diodelorsqu’on
a recours à desdispositifs
auxiliaires dechauffage
électrique.
Parexemple,
lorsqu’on
chauffe parrayonnement
une cathode àpartir
d’unfilament,
le courant de
chauffage
crée unchamp magnétique
qui agit
sur le courant débité par le convertisseur.Le filament lui-même fonctionne aussi comme
ioni-seur par « effet de contact ». C’est
pourquoi
nous avons réalisé un « soleil artificiel » en attendant depouvoir disposer
d’unéquatorial
et d’untemps
assez ensoleillé.
’
Le fonctionnement du
système
optique
estclas-sique :
une sourceSi placée
aufoyer
d’unpremier
miroir
parabolique M1
rayonne del’énergie qui
seretrouve en
partie
aufoyer
S,
d’un second miroirparabolique M
( f~g.14).
Les miroirs sontaluminés ;
ils ont une focale de 170 mm et un diamètre de
600 mm.
Avec une
lampe
de 1 kW enSl,
nous avons mesuré lapuissance
reçue enS2
à l’aide d’unrécep-FIG. 14.
PHOTOGRAPHIE 3. - Témoins de
180 A
teur constitué d’un
disque noirci,
à doubleparoi,
refroidi par circulation d’eau. Les mesures du débitet de l’élévation de la
température
de l’eau nousont montré que, sans
précautions particulières,
lapuissance
recueillie enS,
est de l’ordre de 20%
de lapuissance
émise enSi
(environ
200 W enS.
avec 1 kW enS,).
Nous avons mesuré la
température
enS2
enplaçant
desdisques
de matériaux différents àpoint
de fusion connu
(cuivre,
nickel,
titane).
Cettetem-pérature dépend
évidemment de la forme de lasource
Si.
Avec unelampe
de 3 k"’7 ordinaire àfilament
(coefficient
deremplissage
de l’ordre de1~6) ;
nous avons atteint latempérature
de1 7000. La
photographie
no 3 donne l’ordre degrandeur
des dimensions despièces repères
detempérature
employées.
Les convertisseurs
(basse température)
étudiéspar cette méthode sont tout
spécialement indiqués
pour les
applications
à la conversiond’énergie
sursatellites : le soleil
fournit,
eneffet,
de 700 à1 200 W par m2.
Fz G. 15.
Les
premiers
convertisseurs que nous avonscons-truits
comprenaient
sousampoule
de verrescellée,
un émetteur et un collecteurayant
la forme dedisques
(diamètre
de l’émetteur : 10 mm, diamètre du collecteur : 60mm)
placés
l’un en face del’autre et distants d’un millimètre environ
( fcg.15),
Le collecteur était en
molybdène.
L’émetteur était une cathodeimprégnée.
Le filamentplacé
devantl’émetteur servait à le former. La cathode
impré-gnée
est eneff et,
undisque
detungstène
poreuxdont les pores sont
chargés
d’aluminate debaryum.
Une réaction
chimique
seproduit
à chaud avec letungstène, qui
fournit,
entreautres,
del’oxyde
debaryum,
élément émissif. La formation consiste àamorcer cette réaction sous bon vide
(10-’
mmHg)
et à une
température
de l’ordre de 1 200 à 1 300 OC.Le filament
permettait
donc par bombardementélectronique
deporter
l’émetteur à cettetempé-rature avant l’introduction du césium. Une fois
formée,
la cathode dont le travail de sortie est enmoyenne de
2,8
V émet vers 1 100 OC une densitéde courant de 5 à 10 A au cm2. Le césium était
introduit dans
l’ampoule
par une destechniques
signalées précédemment.
En cours de f onctionnement,
latempérature
de l’émetteur était obtenue parpyrométrie optique.
Nous donnons un
exemple (fig. 16)
de courbeFm. 16. -
Température du césium ~ 100°C. Température de l’émetteur r N Z00 ~C.
PHOTOGRAPHIE 4. -
181 A
PHOTOGRAPHIE 5. - Convertisseur à
chauffage externe : Fond (la pastille centrale est l’émetteur) et ballon de
verre. Ampoule de césium.
relevée à basse
température (émetteur 1
100 OC césium 100OC).
Onpeut
évaluer à 60 W lapuis-sance reçue par l’émetteur
(plaque cylindrique
d’épaisseur
1 mm et de diamètre 10mm).
Bien quele césium fût très peu
ionisé,
le convertisseur aPHOTOGRAPHIE 6. -- Convertisseur à
chauffage externe : Formation de la cathode sous miroir. On distingue la pompe à titane et la réserve de césium.
fourni un courant de
1,2
A. Lapuissance recueillie,
0,6
Wpermet
néanmoins d’actionner directementun
petit
moteur. Le rendement faible(1
%)
de cetPHOTOGRAPHIE 7. -
182 A
essai est ici dû au fait que la
température
normalefer, nickel, cobalt) qui
sert de fond auconvertis-de fonctionnement convertis-de l’émetteur
(>
1 100°)
ne seur. Latempérature
du collecteurpeut
êtreréglée
peut
êtreatteinte,
le diamètre del’image
de la extérieurement. L’émetteur esttoujours
dutype
source étant 4 fois
supérieur
au diamètre deimprégné.
La distance émetteur-collecteur est del’émetteur ;
nous ne recueillonsapproximati- quelques
dizièmes de millimètre. La formation devement,
que1/16
del’énergie disponible
pour l’émetteur se fait directement sous miroir(il n’y
achauffer la cathode.
plus
defilament),
le pompage en cours deforma-Le domaine des courants élevés n’offre pas d’in- tion étant assuré par une pompe à titane.
térêt au
point
de vue conversion del’énergie,
car Ces nouveaux tubespermettent
donc d’obtenir ces fortes intensités sont données avec une tension des rendements intéressants dans la conversionquasi
nulle. Il est néanmoins intéressant de pour-d’énergie,
et sontadaptés
aussi bien au domainesuivre la
caractéristique jusqu’au
« court-circuit o, nucléairequ’au
domaine des sciencesspatiales ;
On constate alors très souvent une zone de résis- mais ils
présentent
en outre legrand
intérêt detance
négative ;
un examen àl’oscillographe
du fournir une couche deplasma
permanent
qui
semontage
montre dans ces conditions l’existence maintient sansdécharge
électrique
nichamp
d’oscillations dont la
fréquence
est de l’ordre demagnétique.
Cette zone deplasma
permet
dere-500 kHz. nouveler les recherches sur la
physique
des milieux Les convertisseurs réalisés actuellement(photo
4)
ionisés, jusque
là tributaires desdécharges
gazeuses.sont constitués d’un collecteur en kovar
(alliage
deManuscrit reçu le 28 décembre 1962.
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