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Méthodes variationnelles et symétries

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

I. - Introduction aux méthodes variationnelles

I.1.- Principe de Fermat et applications

1. - Le chemin optique vaut L = nAM + n

M A

avec les distances AM = q

x

2

+ y

02

et M A

= q (x

0

x)

2

+ y

02

, soit

L = n q

x

2

+ y

02

+ n

q

(x

0

x)

2

+ y

02

. La contrainte L /∂ x = 0 conduit à l’équation

n x

AMn

x

0

x M A

= 0

qui n’est autre que la loi de la réfraction n sin i = n

sin i

avec les notations de la figure. Si l’on interprète c/n comme la vitesse de propagation de la lumière dans le milieu d’indice n, le temps de parcours de A à M vaut nAM /c = (AM)/c de sorte que la condition de stationnarité du chemin optique n’est autre que celle de la durée de parcours du rayon lumineux. Enfin, on n’a pas démontré que le point M sur le dioptre est dans le plan de la figure. Si l’on autorise une coordonnée z pour ce point, on obtient un chemin optique

L = n q

x

2

+ y

02

+ z

2

+ n

q

(x

0

x)

2

+ y

02

+ z

2

et la condition L /∂ z = 0 impose alors z = 0, c’est-à-dire que M est dans le plan d’incidence.

2. - L’équation de la sphère s’écrit (x − R)

2

+ y

2

+ z

2

= R

2

, [soit x = (x

2

+ y

2

+ z

2

)/2R que l’on itère x = 1

2R (x

2

+ y

2

+ z

2

) = 1

2R [ y

2

+ z

2

+ [ 1

2R ( y

2

+ z

2

)]

2

+ . . . ] = y

2

+ z

2

(2R)

2

(1 + O(ǫ

4

)) Il vient :

xy

2

+ z

2

2R (1)

On en déduit que

xR

est du second ordre en ǫ, ce qui justifie a posteriori que le terme en x

2

/R

2

soit négligé dans l’équation de la sphère (1).]

3. - La distance AM vaut cette fois AM = Æ

(x − x

A

)

2

+ ( yy

A

)

2

= p

( − x

A

)

2

+ 2x( − x

A

) + x

2

+ (y − y

A

)

2

et peut être développée en factorisant ( − x

A

) > 0 :

AM = − x

A

1 + 2x

x

A

+ x

2

( − x

A

)

2

+ (y − y

A

)

2

( − x

A

)

2

1/2

≃ − x

A

1 + x

x

A

+ x

2

2( − x

A

)

2

+ ( yy

A

)

2

2( − x

A

)

2

soit, en négligeant le terme en x

2

/(x

A

)

2

au moins d’ordre 4 en ǫ, AM ≃ − x

A

+ x + (y − y

A

)

2

2( − x

A

) .

On remplace ensuite x avec le résultat de la question précédente pour obtenir le chemin optique associé (AM ) ≃ − nx

A

+ n y

2

2R − ν

A

2 (y − y

A

)

2

.

(2)

Pour le chemin optique (M A

), le calcul est identique (avec x

A

> 0) : M A

n

x

A

n

y

2

2R + ν

A

2 (y − y

A

)

2

.

Le chemin optique total s’écrit donc L = (AM) + (M A

). En rassemblant les termes en y et en y

2

il vient :

L = 1 2

nn

R y

2

+ ν

A

2 − ν

A

2

y

2

+ y

A

y

A

ν

A

y

A

) − nx

A

+ n

x

A

+ ν

A

y

A2

2 − ν

A

y

A2

2

= 1

2 α y

2

β y + κ (2)

où l’on a posé

α = ν

A

ν

A

n

n R β = ν

A

y

A

ν

A

y

A

κ = n

x

A

nx

A

+ 1

2 ν

A

y

A2

− 1 2 ν

A

y

A2

Le chemin optique est extrémal, donc

dd yL

= 0 en y

0

soit α y

0

β = 0. On en déduit la valeur y

0

du point d’incidence sur le dioptre :

y

0

= β α

▲ ✭ ②✮

Figure 1. Allure du chemin optique dans deux cas de signes des paramètres

α

et

β.

Si α > 0 la condition correspond à un minimum du chemin optique et si α < 0 la condition correspond à un maximum du chemin optique.Dans le premier cas, y

0

a le signe de β et le signe contraire dans le second cas. Deux cas sont représentés sur la figure.

4. - La condition de stigmatisme impose que le chemin optique soit indépendant du trajet suivi par la lumière, donc L doit être indépendant de y. Cela impose donc α = β = 0. La contrainte α = 0 donne la relation de conjugaison du dioptre sphérique :

ν

A

ν

A

= n

n

R .

(3)

5. - La seconde relation β = 0 donne la formule du grandissement : y

A

y

A

= ν

A

ν

A

.

6. - Avec u =

dr

ds

on a | u |

2

= 1 = u ·

drds

, soit u · dr = ds, δ | u |

2

= 2u · δu = 0 et ∇ ∇ ∇ n =

dndr

et L [s] =

Z

s2

s1

n(r) ds = Z

s2

s1

n(r)u · dr. (3)

la variation de chemin optique vaut δ L =

Z

[ (δn(r))u · dr

| {z }

Rδn(r)ds=R

∇∇∇n·δrds

+n(r)δu · dr

| {z }

0

+ n(r)u · δ(dr)

| {z }

[n(r)u·δr]ss21−R

d(n(r)u)·δr

] (4)

soit

δ L = Z

[ ∇ ∇ ∇ n dsd(nu)] · δr = 0 d’où l’équation des rayons lumineux

d

ds (n(r)u) = ∇ ∇ ∇ n(r) = d ds

 n(r) dr

ds

‹

(5)

7. - On pose ds = nd a donc

d

ds

=

1ndad

soit

dsd

n

drds

=

1ndad22r

. Comme

12

∇ ∇ ∇ n

2

= n ∇ ∇ ∇ n = n

dsd

n

drds

on obtient

d

2

r d a

2

= 1

2 ∇ ∇ ∇ n

2

On peut faire les analogies suivantes entre mécanique et optique géométrique : ta, r(t)r(a), m → 1, V → −

12

n

2

. La quantité de mouvement devient

p = m dr d t → 1 dr

d a = n dr ds = nu et le moment cinétique

L = mr × p → 1r × nu = r × nu

8. - On peut traiter la question directement en remarquant que la composante suivant z de n

drds

se conserve,

d ds

 n dr

ds · u

z

‹

= d ds

 n dr

ds

‹

· u

z

= ∇ ∇ ∇ n · u

z

= 0, soit

n(r) dz

ds = const.

De même; la composante suivant z de r × n

drds

se conserve également, d

ds

•

r × n dr ds

˜

· u

z

‹

= 0 car

drds

× n

drds

= 0 et r ×

dsd

n

drds

= r × ∇ ∇ ∇ n est également nul car n(r) = n(r), soit



n(r)ru

r

× r ds u

ϕ

‹

· u

z

= const.

(4)

d’où les lois de conservation demandées.

On peut aussi effectuer le calcul plus direct en composantes, en notant qu’en raison de la forme de ∇ ∇ ∇ n,

d

ds

n(r)

drds

n’a pas de composante suivant u

z

ni suivant u

ϕ

. Cela donne directement pour la composante u

z

d ds

 n(r) dz

ds

‹

= 0.

Pour la composante selon u

ϕ

il faut prendre garde à du

r

/ds = (dϕ/ds)u

ϕ

et il vient 0 = d n

ds r

ds + 2n(r) d r ds

ds + n(r)r ds qui, après multiplication par r, s’identifie à

d ds



n(r)r

2

ds

‹

= 0.

On peut enfin traiter cette question grâce à l’analogie mécanique. En coordonnées cylindriques r, ϕ, z et avec une symétrie cylindrique, n n’est fonction que de r, n(r), soit ∇ ∇ ∇ n =

dnd r

u

r

, ce qui entraîne que la force équivalente au problème de mécanique est portée par u

r

. On en déduit donc en particulier que la composante suivant z de la “quantité de mouvement” n(r)

drds

est conservée, soit avec r = ru

r

+ zu

z

et

drds

=

d rds

u

r

+ r

ds

u

ϕ

+

dzds

u

z

,

n dz

ds = const. (6)

et que la composante suivant z du “moment cinétique” est nulle (la force Fu

r

). Il en découle que dans le problème optique r × n(r)

drds

|

z

se conserve,

r × nu |

z

= nr

2

ds = const. (7)

La première loi de conservation entraîne n

dzds

= const. = n sin i qui est une constante ; c’est la loi de Descartes.

9. - On peut extraire ds/dz de (6),

dsdz

2

=

nλ22

puis remplacer ds = p

d r

2

+ dz

2

, soit

 d r dz

‹

2

= n

2

λ

2

λ

2

(8)

Pour que le rayon soit guidé, il doit y avoir réflexion totale à l’intérieur de la fibre, donc n

2

n

1

. Lors du passage par r = 0 le rayon a une incidence i (0), donc λ = n

1

sin i (0) ≤ n

1

. La réflexion totale aura lieu lorsque l’angle vaut π/2 soit en r = r

lim.

tel que n(r

lim.

) sin π/2 = λ = n(r

lim.

). Or la réflexion totale doit se produire pour r

lim.

a/2, il faut donc que n(r

lim.

) = λn

2

. En conclusion

n

2

λn

1

.

On remplace ensuite n par son expression donnée dans l’énoncé, n

2

= n

21

1 − 8 r

2

a

2

, (9)

on trouve une équation :

 d r dz

‹

2

+ 8 n

21

a

2

λ

2

r

2

= n

21

λ

2

− 1 Avec

r = r

0

cos ( z) , (10)

(5)

on reconnait la somme d’un cosinus au carré et d’un sinus au carré si

2

=

8∆n

2 1

a2λ2

. On peut aussi le montrer facilement en dérivant l’équation de départ pour obtenir l’équation harmonique

d

2

r

dz

2

+ 8 n

21

a

2

λ

2

r = 0

de pulsation . On a bien une onde guidée avec la pulsation de variation spatiale = n

1

p

8

L’amplitude se déduit de

2

r

02

sin

2

z +

2

r

02

cos

2

z =

n

2 1

λ2

− 1, elle vaut r

0

=

1

r

n21

λ2

− 1, elle est nulle pour λ = n

1

et maximale pour λ = n

2

.

10. - Le grand théorème de Fermat, x

n

+ y

n

= z

n

n’a pas de solution pour x, y , z dans N pour n > 2, auquel se sont frottés tous les mathématiciens après Fermat, a été démontré par Andrew Wiles en 1994 (avec des aménagements dans les années qui ont suivi).

On connait également le petit théorème de Fermat, “si p est un nombre premier et si a est un entier non divisible par p, alors a

p1

− 1 est un multiple de p”. Utilisé de nos jours en cryptogrtaphie.

I.2.- Méthodes variationnelles en mécanique

11. - On effectue le développement de Taylor au premier ordre en ε, L(q + εη, ˙ q + ε η, ˙ t) = L(q, ˙ q, t) + εη L

q + ε η ˙ L

˙ q + O(ε

2

).

Donc, dans l’intégrale d’action

S[q] = Z

t2

t1

d t L(q, ˙ q, t) (11)

on intègre par parties

S[q + εη] = S[q] + ε Z

t2

t1

 η L

q + η ˙ L

˙ q

‹

| {z }

∂L∂˙q]tt21−Rt2 t1ηd td∂˙Lqd t

d t + O(ε

2

)

Dans la variation

δSS[q + ǫη]S[q] = O(ǫ

2

) (12)

on annule le terme du premier ordre et il vient δS = ǫ

Z

t2 t1

 L

qd d t

L

˙ q

‹

ηd t = 0, soit l’équation d’Euler-Lagrange

L

qd d t

L

˙ q = 0. (13)

12. - L’énergie potentielle associée à la surface est proportionnelle à l’aire de la surface, E = γA avec γ la tension superficielle. Le coût minimum en énergie est donc assuré par la surface minimale. La surface présente une symétrie de révolution autour de l’axe (Oz) et la surface latérale vaut A = R

2πr dℓ. On a de plus dℓ = p

dz

2

+ d r

2

= dz p

1 + ˙ r

2

, soit finalement A =

Z

h

h

2πr p

1 + ˙ r

2

dz à minimiser (14)

(6)

13. - On effectue les substitutions qr, ˙ q → ˙ r, tz. On peut définir la fonction L (r, ˙ r) = r p 1 + ˙ r

2

et appliquer l’équation d’Euler-Lagrange, soit

L

rd dz

L

˙ r = 0 avec ici

L

r = 1 + ˙ r

2

1/2

L

˙ r = r 1 + ˙ r

2

1/2

d dz

L

˙ r = ˙ r

2

1 + ˙ r

2

1/2

+ r 1 + ˙ r

2

1/2

r

2

¨ r 1 + ˙ r

2

3/2

L’équation d’Euler-Lagrange conduit donc à l’expression :

1 + ˙ r

2

= r (15)

14. - La surface de la caténoïde est ouverte, ainsi la pression à l’“intérieur” de la bulle est la même qu’à l’“extérieur”. La relation de Laplace sur les pressions indique que la courbure moyenne (somme des courbures planes principales) de la surface est nulle : le rayon de courbure dans une direction est opposé à celui dans l’autre direction.

Pour chercher la forme générale de la solution, on peut dériver (15), soit ˙ r = r ...

r qui admet pour primitive ln r = ln ¨ r + const., soit ¨ r = ζrζ est encore à déterminer. Comme ¨ r et r sont positifs, il en est de même de ζ et les solutions sont de la forme r = r(0) ch p

ζz où l’on peut poser r(0) = a.

La relation entre a et ζ se déduit de la loi de Laplace : le rayon de courbure en z = 0 dans le plan perpendiculaire à Oz vaut a, dans le plan rOz il vaut 1/¨ r(0) = 1/aζ de sorte que pour trouver une courbure moyenne nulle il faut imposer a = 1/aζ d’où la solution r(z) = a ch

za

On peut aussi se contenter d’observer que l’identité 1 + sh

2

x = ch

2

x prouve que la solution r = ach

az

convient. On trouve l’équation de la chainette qui traduit l’équilibre d’une chaine fixée à ses deux extrémités dans le champ de pesanteur.

15. - Avec

p = L

˙ q (16)

et

H = qL (17)

soit

H˙q

= 0 = p

L˙q

. Les équations du mouvement deviennent

H

q = − L

q = − d d t

L

q ˙ = − d p d t = − ˙ p

H

p = ˙ q

16. - Si l’action est de la forme

S[q] = Z

t2

t1

d t [K(˙ q)V (q)]. (18)

alors L = KV , soit

L

q = − V

q = F

(7)

(en fait F · u

q

= F

q

).

De même,

d d t

L

˙ q = d d t

K

˙ q = m d

2

q d t

2

d’où l’équation du mouvement de Newton m

dd t2q2

= F

q

.

H = qL = q

2

K + V = K + V , c’est l’énergie totale du système conservatif.

17. - Si le lagrangien est indépendant de la coordonnée q, L(q, ˙ q, t) = L(˙ q, t). On a

Lq

= 0 de sorte que

d td qL˙

= 0, soit

L

q ˙ = p = const.

C’est le cas par exemple de la particule libre.

18. - Si L est indépendant du temps, L(q, ˙ q, t) = L(˙ q, q), la quantité d L

d t = L

t + L

q ˙ q

€

|{z}

d d t

L

∂˙q

Š

˙ q

+ L

˙ q q ¨

| {z }

d d t(p˙q)

conduit à

L

t = 0 = d L d td

d t (p˙ q) =d H d t soit H = const., d’où la conservation de l’énergie totale.

19. - Dans le cas de la fibre à gradient d’indice le lagrangien avait la forme (issue de l’analogie mécanique) L =

12 dadr

2

− −

12

n

2

, ce qui donne, avec ds = nd a, L = 1

2 n

2

(r)

 d r ds

‹

2

+ r

2

 ds

‹

2

+

 dz ds

‹

2

+ 1

,

les deux lois de conservation proviennent donc de ce que ce lagrangien effectif est indépendant des coordonnées z et ϕ en coordonnées cylindriques.

20. - A partir de

L = 1 2 m X

i

v

i2

eφ(r, t) + e X

i

A

i

(r, t)v

i

(19)

on forme les quantités

p

i

= L

v

i

= mv

i

+ eA

i

H = X

i

p

i

v

i

L = 1 2m

X

i

(mv

i

)

2

+ = 1

2m (p − eA)

2

+ (20)

21. - Si H

libre

=

2m1

p

2libre

alors

H

libre

H et p

libre

peA (21)

donne l’équation

H = 1

2m (p − eA)

2

(8)

22. - Lorsque l’on effectue la transformation

L

= L + e

d t (22)

avec

d t = ∂ α

t + v · ∇ ∇ ∇ α (23)

il vient

L

= L + e(∂

t

α + v · ∇ ∇ ∇ α), l’action devient

S

= Z

2

1

L d t + e(α(2)α(1))

| {z } indpdt du chemin

et décrit la même physique car la variation de S

redonne les mêmes équations que la variation de S.

On peut aussi écrire les équations de Lagrange en termes du lagrangien modifié. Il appararaît dans

Lr

et dans

d td Lv

les mêmes termes en e∂

t

∇ ∇ ∇ α + ev ∇ ∇ ∇

2

α qui par conséquent se simplifient et laissent les termes impliquant le lagrangien initial. Les équations du mouvement déduites de L et de L

sont ainsi les mêmes.

23. - En particulier, si L =

12

mv

2

e(φA · v), alors L

=

12

mv

2

e(φ

t

α − (A + ∇ ∇ ∇ α) · v) d’où les transformations de jauge des potentiels données dans l’énoncé,

AA

= A + ∇ ∇ ∇ α, φφ

= φ

t

α, (24) Pour les champs électrique et magnétique on obtient les propriétés

E

= −∇ ∇ ∇ φ

t

A

= −∇ ∇ ∇ (φ −

t

α)

t

(A + ∇ ∇ ∇ α) = E et

B

= ∇ ∇ ∇ × A

= ∇ ∇ ∇ × (A + ∇ ∇ ∇ α) = B

Les champs E et B (qui déterminent la force agissant sur la charge) sont invariants de jauge et l’équation de la dynamique est la même dans les deux jauges.

II. - Électromagnétisme et techniques variationnelles

II.1.- Capacité d’un condensateur cylindrique

24. - Symétrie de rotation cylindrique et invariance par translation suivant z.

25. - Avec

φ

(n)

(r) = φ

0

= A

1

r

n

+ A

2

(25) et les conditions aux limites φ

(n)

(a) = φ

0

= A

1

a

n

+ A

2

et φ

(n)

(2a) = 0 = A

1

2

n

a

n

+ A

2

, on obtient les constantes

A

1

= φ

0

a

n

1 − 2

n

, A

2

= − φ

0

2

n

1 − 2

n

, φ

(n)

(r) φ

0

1 − 2

n

((r/a)

n

− 2

n

)

26. - Le champ électrique vaut E = −∇ ∇ ∇ φ, la densité d’énergie électrostatique u

es.

=

12

ǫ

0

| E |

2

, l’énergie totale est obtenue par intégration sur l’espace, soit par unité de hauteur U

es.

/h = R

2a

a

2πr d r u

es.

(le

(9)

r❂ ❛

✭♥ ✮ r✁❂✣

Figure 2. Allure des potentiels d’essai obéissant aux conditions aux limites (en bleu,

n=−

1 et en rouge,

n=

2).

champ est nul hors des armatures du condensateur parfait) et vaut

12

20

C est la capacité par unité de hauteur et φ

0

la différence de potentiel entre les armatures. On obtient

E

(n)

= − φ

0

1 − 2

n

nr

n−1

a

n

u

r

d’où la densité d’énergie

u

es.(n)

(r) = 1

2 ǫ

0

φ

02

(1 − 2

n

)

2

n

2

r

2n2

a

2n

soit par unité de longueur h,

U

(n)es.

/h = 2π Z

2a

a

u

es.(n)

(r)r d r = 1

2 πǫ

0

n 2

2n

− 1

(2

n

− 1)

2

φ

20

= 1 2 C

(n)

φ

02

, C

(n)

= πǫ

0

n 2

2n

− 1

(2

n

− 1)

2

= πǫ

0

n 2

n

+ 1 2

n

− 1

27. - Les valeurs numériques de C

(n)

/2πǫ

0

pour n = − 3, − 2, − 1, 1, 2, 3 sont respectivement 1.929, 1.667, 1.500, 1.500, 1.667, 1.929.

28. - La capacité présente vraisemblablement un minimum entre n = − 1 et 1. Le potentiel réel varie en logarithme de la distance. Il n’est pas décrit par la fonction d’essai, mais donnerait probablement un minimum pour l’énergie électrostatique, et donc pour la capacité variationnelle.

29. - On utilise le théorème de Gauss 2πrhE(r) = 2πahσ/ǫ

0

σ est telle que Q = 2πahσ. Soit E(r) =

σaǫ

0r

. Le potentiel s’en déduit φ(r) = − R

E(r) d r = −

σaǫ0

ln

rr

0

. Les conditions aux limites fixent r

0

= 2a et σa/ǫ

0

= φ

0

ln 2 soit finalement

E(r) = φ

0

ln 2

1

r , φ(r) =φ

0

ln 2 ln r

2a

30. - Le calcul donne

U

es.

/h = πǫ

0

φ

20

ln 2 31. - Par identification on obtient

C = 2πǫ

0

ln 2

(10)

On trouve en particulier la valeur numérique de C/2πǫ

0

= 1.443 effectivement inférieure aux valeurs d’essai calculées précédemment. On constate empiriquement que l’énergie (et donc la capacité) réelle est plus faible que les valeurs d’essai.

32. - Avec U

es.

= R

1

2

ǫ

0

| E(r) |

2

2πhr d r = R

1

2

ǫ

0

€

d r

Š

2

2πhr d r comme analogue d’une action, le principe variationnel δU

es.

= 0 pour des fonctions d’essai φ(r) doit redonner l’équation de Laplace pour le po- tentiel ou l’équation de Maxwell associée pour le champ électrique comme équation du mouvement.

II.2.- Forme variationnelle de l’électromagnétisme

33. - Les équations avec sources (équations du mouvement) s’écrivent

∇ ∇ ∇ · E = ρ/ǫ

0

∇ ∇ ∇ × Bǫ

0

µ

0

t

E = µ

0

j

34. - Les équations sans sources (équations constitutives) sont

∇ × E +

t

B = 0

∇ ∇

∇ · B = 0

La seconde équation permet d’écrire B = ∇ ∇ ∇ × A car ∇ ∇ ∇ · ( ∇ ∇ ∇ × A) = 0 est alors automatique. La première équation s’écrit alors ∇ ∇ ∇ × (E +

t

A) = 0, soit −∇ ∇ ∇ φ = E +

t

A car ∇ ∇ ∇ × ( −∇ ∇ ∇ φ) = 0 est automatiquement satisfaite, donc E = −∇ ∇ ∇ φ

t

A.

35. -

Les équations avec sources s’écrivent en régime statique en fonction des potentiels sous la forme

∇ ∇

∇ · ( −∇ ∇ ∇ φ) = ρ/ǫ

0

, soit ∇ ∇ ∇

2

φ = − ρ/ǫ

0

∇ ∇ ∇ × ( ∇ ∇ ∇ × A) = µ

0

j, soit ∇ ∇ ∇

2

· A = − µ

0

j en utilisant la jauge de Coulomb ∇ ∇ ∇ · A = 0.

36. -

Dans l’équation proposée dans l’énoncé L

es.

[φ] = 2πh

Z

0

1 2 ǫ

0

 ∂ φ

r

‹

2

ρ(r)φ(r)

r

d r. (26)

on peut effectuer les analogies suivantes avec l’action d’un problème de mécanique du point : mécanique équation (26)

t r

q φ

˙

q ∂ φ/∂ r

K 1

2 ǫ

0

r

 ∂ φ

r

‹

2

V ρrφ

(11)

Le préfacteur 2πh est non pertinent pour les équations du mouvement. L’équation d’Euler-Lagrange permet alors d’écrire

d d r

(∂ φ/∂ r) 1 2 ǫ

0

r

 ∂ φ

r

‹

2

+

∂ φ (ρrφ) = 0 soit, tous calculs faits et en passant à des dérivées “droites”,

1 r

d d r

 r

d r

‹

= − ρ ǫ

0

Il s’agit de l’équation de Poisson pour le potentiel électrostatique en symétrie cylindrique.

37. -

On procède à des analogies similaires avec la forme L

mag.

[A

z

] = 2πh

Z

∞ 0

1 2µ

0

 A

z

r

‹

2

j

z

(r)A

z

(r)

r

d r. (27)

et l’action d’un problème de mécanique. Cette fois le rôle de q est joué par la composante A

z

du potentiel vecteur et il vient directement l’équation de Poisson pour le potentiel vecteur en symétrie cylindrique :

1 r

d d r

 r dA

z

d r

‹

= − µ

0

j

z

38. -

La première solution exacte des équations d’Einstein de la relativité générale est due à Schwarzschild. Il s’agit de la solution pour le champ de gravitation statique à symétrie sphérique conduisant notamment au rayon de Schwarzschild qui définit les trous noirs.

39. -

L’équation (26) est un cas particulier de la forme proposée dans l’énoncé S

Schw.

=

Z

d t d

3

r L

Schw.

(φ, A) (28)

avec la densité lagrangienne

L

Schw.

(φ, A) = 1

2 ǫ

0

( | E |

2

c

2

| B |

2

) − ρφ + j · A (29) dans le cas d’un problème purement électrostatique à symétrie cylindrique. S’agissant d’une situa- tion statique, il n’y a en particulier pas d’intégration sur le temps dans (26) qui est un lagrangien.

L’intégration sur le temps comme dans (28) définirait une action. De même, (27) est au signe près un

cas particulier de même symétrie pour un problème purement magnétostatique. La combinaison des

deux équations, avec un signe − , donne l’action de Schwarzschild dans le cas général. Le signe − peut

paraître surprenant a priori, notamment avec la différence entre énergie électrique et énergie magné-

tique, mais il est nécessaire pour assurer l’invariance de Lorentz de l’action. Les équations du mouve-

ment doivent être invariantes par transformation de Lorentz (de même forme dans deux référentiels

en translation uniforme l’un par rapport à l’autre). L’élément de volume d t d

3

r possède cette propriété

car les durées et longueurs longitudinales subissent des facteurs de transformation qui se compensent

par transformation de Lorentz alors que les longueurs transverses sont inchangées. La contrainte se

reporte donc sur la densité lagrangienne qui doit être un scalaire de Lorentz, ce qui est le cas de la

densité proposée. En effet, en raisonnant par exemple avec les sources, qui sont représentées en rela-

tivité restreinte par un 4 − vecteur (ρc,j) et le potentiel par (φ/c, A), on note que l’invariant de Lorentz

associé est de la forme ρφj · A, avec des signes conformes à ceux de l’action (28-29). De même pour

la partie en E

2

c

2

B

2

, elle est conforme à un invariant de Lorentz que l’on peut former avec le tenseur

de Faraday en relativité.

(12)

40. - On part de

L

Schw.

(φ, A) = 1

2 ǫ

0

( | E |

2

c

2

| B |

2

) − ρφ + j · A dans lequel on effectue les substitutions

φφ

t

α, AA + ∇ ∇ ∇ α.

L’action est donc changée en

SS + Z

d t d

3

r(ρ∂

t

α + j · ∇ ∇ ∇ α).

Si l’on exige que la variation soit nulle, on trouve par intégration par parties 0 = termes de bords −

Z

d t d

3

r(∂

t

ρ + ∇ ∇ ∇ · j)α,

soit, pour que cette équation soit satisfaite pour une fonction α(r, t) arbitraire,

t

ρ + ∇ ∇ ∇ · j = 0

où l’on reconnait l’équation de conservation de la charge électrique. Cette équation, satisfaite en élec- tromagnétisme dès que les équations de Maxwell sont elles-mêmes satisfaites, apparaît ici comme une conséquence d’une symétrie fondamentale, l’invariance de jauge de la théorie.

III. - Symétrie de jauge en mécanique quantique

III.1.- Changement de jauge en mécanique quantique

41. -

Avec la forme des opérateurs hamiltonien ˆ H et impulsion ˆ p,

Hi ħ h∂

t

, p ˆ ≡ − i ħ h ∇ ∇ ∇ , (30) l’équation de Schrödinger dépendant du temps pour une particule libre s’écrit

i ħ h∂

t

ψ = 1

2m ( − i ħ h ∇ ∇ ∇ )

2

ψ

et en utilisant les substitutions (21) on a i ħ h∂

t

i ħ h∂

t

et − i ħ h ∇ ∇ ∇ → − i ħ h ∇ ∇ ∇ − eA pour les dérivées temporelle et spatiale, et l’équation de Schrödinger devient directement

i ħ h D

t

ψ = 1

2m ( − i ħ h D D D )

2

ψ, (31)

avec les définitions de l’énoncé

i ħ h D

t

i ħ h∂

t

eφ,i ħ h D D D ≡ − i ħ h ∇ ∇ ∇ − eA. (32) pour les dérivées covariantes.

42. - On peut chercher la condition que doivent satisfaire les potentiels par transformation de jauge pour que la dérivée covariante de la fonction d’onde obéisse à la même loi de transformation que la fonction d’onde elle-même. Avec

ψ(r, t)ψ

(r, t) = e

ieα(r,t)/ħh

ψ(r, t)G(r, t)ψ(r, t), (33)

(13)

on forme

i ħ h D

t

ψ

= (i ħ h∂

t

= i ħ h(∂

t

G)ψ + i ħ hG(∂

t

ψ)

que l’on compare à

i ħ hG D

t

ψ = i ħ hG∂

t

ψeGφψ.

L’égalité impose

= eGφψ + i

ħhe

t

Gψ, soit, avec G

= G

, l’adjoint de G, φ

= GφG

+ i ħ h

e (∂

t

G)G

= φ

t

α

On procède de la même manière avec les dérivées spatiales, ce qui implique cette fois A

= GAG

i ħ h

e ( ∇ ∇ ∇ G)G

= A + ∇ ∇ ∇ α Cela démontre que

i ħ h D

t

ψi ħ h D

t

ψ

= i ħ hG D

t

ψ,i ħ h D D D ψ → − i ħ h D D D

ψ

= − i ħ hG D D D ψ (34) à condition d’imposer les lois de transformation

φ

= φ

t

α, A

= A + ∇ ∇ ∇ α. (35)

On peut aussi se contenter d’admettre les transformations des potentiels indiqués dans l’énoncé pour vérifier que la dérivée covariante de la fonction d’onde obéit bien à la même loi de transformation que la fonction d’onde.

43. -

Si ψ est une solution sous champ, i.e. en présence de φ et A, alors ψ

est associée aux potentiels φ

= φ

t

α et A

= A+ ∇ ∇ ∇ α, donc, si la fonction α est sans singularité, aux champs B

= B+ ∇ ∇ ∇× ( ∇ ∇ ∇ α) = B et E

= E − ∇ ∇ ∇ ( −

t

α)

t

( ∇ ∇ ∇ α) = E et il s’agit bien du même problème physique. [On peut noter que si en revanche α est singulière, alors par exemple H

A

· dl = H

A · dl + H

α · dl = Φ + H

6 = 0, soit un flux de B

différent de celui de B ! Il s’agit alors d’un problème physique différent.]

44. -

On développe l’équation (31) pour obtenir (la jauge de Coulomb permet de faire commuter − i ħ h ∇ ∇ ∇ et A)

i ħ h∂

t

ψeφψ = 1

2m ( − ħ h

2

∇ ∇ ∇

2

ψ + 2ie ħ hA · ∇ ∇ ∇ ψ + e

2

A

2

ψ) et l’équation complexe conjuguée

i ħ h∂

t

ψ

eφψ

= 1

2m ( − ħ h

2

∇ ∇ ∇

2

ψ

− 2ie ħ hA · ∇ ∇ ∇ ψ

+ e

2

A

2

ψ

)

On retire la seconde multipliée par ψ de la première de ces équations multipliée par ψ

pour former i ħ h∂

t

ψ) = 1

2m [ − ħ h

2

ψ

∇ ∇ ∇

2

ψ + ħ h

2

( ∇ ∇ ∇

2

ψ

| {z }

−ħh2∇∇∇(ψ∇∇∇ψ−(∇∇∇ψ)ψ)

+2ie ħ hA

∇ ∇ ∇ ψ + ( ∇ ∇ ∇ ψ

)ψ)

| {z }

∇(ψψ)

]

Il vient

e

•

t

ψ) + ∇ ∇ ∇

 − i ħ h

2m (ψ

∇ ∇ ∇ ψ − ( ∇ ∇ ∇ ψ

)ψ)) − e m

ψ

‹˜

= 0

Le terme entre crochets représente l’équation de conservation de la probabilité de présence sous champ électromagnétique en mécanique quantique. Les densités de charge et de courant sont simplement multipliées par e. On obtient bien

t

ρ + ∇ ∇ ∇ · j = 0, (36)

(14)

avec

ρ =

ψ j = j

para.

+ j

dia.

j

para.

= − ie ħ h

2m (ψ

∇ ∇ ∇ ψψ ∇ ∇ ∇ ψ

) (37) j

dia.

= − e

2

m

ψ. (38)

45. -

La densité de courant diamagnétique est très clairement non invariante de jauge, puisqu’elle est pro- portionnelle à A, lui-même dépendant de la jauge choisie :

j

dia.

j

dia.

e

2

m ( ∇ ∇ ∇ α)ψ

ψ

La densité paramagnétique n’est pas non plus invariante de jauge. Lorsque ψ est changée en Gψ, elle devient

j

para.

→ − ie ħ h

2m (G

ψ

( ∇ ∇ ∇ Gψ) ∇ ∇ ∇ (G

ψ)))

= j

para.

ie ħ h

2m (G

∇ ∇ ∇ GG ∇ ∇ ∇ G

| {z }

2ie ħh∇∇∇α

)

= j

para.

+ e

2

m ( ∇ ∇ ∇ α)ψ

ψ

ce qui compense exactement la transformation du courant diamagnétique de sorte que la densité de courant totale est invariante de jauge. On en déduit que les contributions respectives des deux formes de courant dépendent du choix de jauge et ne sont donc pas associées à un élément de réalité intrinsèque.

On note aussi l’invariance de jauge de la densité de charge ρ, ce qui entraîne plus directement que le courant total respecte également cette symétrie.

III.2.- Courants persistants dans un anneau mésoscopique

46. -

A =

12

B × r =

12

Br u

ϕ

et en particulier A

ϕ

(a) =

12

Ba =

2πaΦ

.

On peut aussi établir le même résultat à l’aide du théorème de Stokes.

47. -

Avec

12

| e

e

| Ba =

ħhaΦΦ

0

, et la forme de l’hamiltonien H ˆ = 1

2m



i ħ h a

∂ ϕe

e

A

ϕ

‹

2

, (39)

ˆ = conduit à

1 2m

ħ h

2

a

2



i

∂ ϕ + Φ Φ

0

‹

2

ψ(ϕ) = Eψ(ϕ)

La fonction d’onde ψ(ϕ) est a priori simplement valuée (périodique sur l’anneau), ψ(ϕ + 2π) = ψ(ϕ).

(15)

48. -

On résoud tout d’abord l’équation du premier ordre



i

∂ ϕ + Φ Φ

0

‹

ψ = scalaire × ψ,

soit, en posant la valeur propre sous la forme

ħha

est un scalaire sans dimension a priori réel, on trouve ψ

(ϕ) = Ae

iℓϕ

.

La contrainte de périodicité impose ∈ Z et la normation de ψ demande A = (2πa)

−1/2

(en choisissant la détermination réelle positive), soit

ψ

(ϕ) = (2πa)

−1/2

e

iℓϕ

Ces fonctions sont également fonctions propres de ˆ H. Les valeurs propres, indicées par le même nombre quantique s’en déduisent directement par action de ˆ H,

E

( Φ ) = ħ h

2

2ma

2

 + Φ

Φ

0

‹

2

(40) Elles dépendent du champ magnétique appliqué par la combinaison Φ / Φ

0

.

49. -

Le spectre des valeurs de E

est positif. Les énergies s’annulent pour Φ / Φ

0

= ∈ Z . On obtient donc une série de paraboles tangentes à l’axe des abscisses décalées les unes des autres par des valeurs entières de Φ / Φ

0

.

✟❂ ✟

✭✁ ♠❛

❂✖

✮ ❊

✭✟✮

Figure 3. Spectre d’un électron se déplaçant librement sur un anneau en fonction du flux du champ magnétique appliqué.

50. -

L’expression de E

montre directement que le spectre est invariant par changement de sens du champ (le changement simultané Φ → −Φ et → − laisse les niveaux d’énergie inchangés). Par ailleurs on retrouve une valeur de E

( Φ / Φ

0

) donnée en translatant de n ∈ Z à condition de changer également Φ en Φn Φ

0

, E

ℓ+n

( Φ / Φ

0

n) = E

( Φ / Φ

0

). Le spectre complet est donc inchangé si le champ est modifié d’un nombre entier de quanta de flux.

51. -

On forme A

= A+ ∇ ∇ ∇ α =

r

α u

r

+

12

Br +

1r

ϕ

α

u

ϕ

où l’on cherche à annuler la composante orthoradiale grâce au choix

α(r, ϕ) = − 1 2 Br

2

ϕ Il vient alors

A

= − Brϕu

r

c’est-à-dire une composante multivaluée qui ne retrouve pas sa valeur initiale après avoir effectué un

tour autour de l’anneau.

(16)

52. - Le calcul le long d’un contour circulaire de rayon a donne évidemment dans la jauge primée Z

0

A

ϕ

(a,ϕ)a dϕ = 0,

ce qui devrait signifier que le champ magnétique (son flux en tout cas) a totalement disparu du pro- blème. La difficulté vient de la composante multivaluée A

r

qui nécessite de contourner la branche de coupure (ici le demi-axe réel positif). Le long du contour indiqué dans l’énoncé on a

I

γ

A

· dl = Z

0

a

A

(r,ϕ = 0) d r − Z

a

0

A

r

(r, ϕ = 2π) d r = 1

2 Ba

2

2π = Φ et on retrouve la totalité du flux de B. Les deux jauges décrivent bien la même physique.

53. -

On a immédiatement ψ

(ϕ) = e

ieeħhα(a,ϕ)

ψ(ϕ) = ψ(ϕ)e

iΦΦ0ϕ

[attention, Φ

0

= (2π ħ h/(e

e

)] qui obéit aux conditions aux limites suivantes :

ψ

(ϕ + 2π) = e

iΦ0Φ(ϕ+2π)

ψ(ϕ + 2π)

| {z }

ψ(ϕ)=e−i

Φ Φ0ϕ

ψ(ϕ)

= e

i2πΦ0Φ

ψ

(ϕ)

c’est-à-dire des conditions aux limites modifiées.

54. -

Dans la nouvelle jauge, l’hamiltonien possède une propriété remarquable, puisqu’il se réduit au terme d’énergie cinétique sans champ car le potentiel vecteur n’a plus de composante orthoradiale,

H ˆ

= 1 2m



i ħ h a

∂ ϕ

‹

2

55. -

Les solutions s’obtiennent immédiatement comme dans la partie précédente, par exemple en résolvant l’équation du premier ordre associée,

ψ

= (2πa)

1/2

e

ϕ

, E

= ħ h

2

κ

2

2ma

2

, κ

Φ / Φ

0

= ∈ Z ce qui redonne bien E

= E

et ψ

(ϕ) = e

iΦΦ0ϕ

(2πa)

−1/2

e

iℓϕ

.

56. -

Dans la jauge initiale on trouve (avec ici ∇ ∇ ∇ ψ =

1a

ϕ

ψ u

ϕ

et Φ

0

= 2π ħ h/(e

e

)) j

para.

= e

e

ħ h

ma 1

2πa u

ϕ

= − | e

e

| ħ h ma

1 2πa u

ϕ

j

dia.

= e

e

ħ h

ma 1 2πa

Φ Φ

0

u

ϕ

= − | e

e

| ħ h ma

1 2πa

Φ Φ

0

u

ϕ

alors que dans la jauge prime on a

j

para.

= e

e

ħ h ma

1 2πa κ

u

ϕ

j

dia.

= 0

On retrouve bien le fait que les contributions paramagnétique et diamagnétique sont dépendantes de

la jauge, mais le courant total, lui, est indépendant du choix de jaugepuisqu’on trouve la même valeur

dans les deux jauges.

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