Universit´ e Paris Descartes
UFR de Math´ ematiques et Informatique 45, rue des Saints-P` eres, 75006, Paris.
Math´ ematiques et calculs : Contrˆ ole continu n
o1 17 Octobre 2011
L1 : Licence sciences et technologies,
mention math´ ematiques, informatique et applications Nombre de page de l’´ enonc´ e : 1 . Dur´ ee 1h30.
Correction
Exercice 1
1) Calculer le module et l’argument de chacun des nombres complexes
z
1=
√ 6 − i √ 2
2 et z
2= 1 − i.
2) En d´ eduire le module et l’argument de z = z
1z
2.
3) Utiliser les r´ esultats pr´ ec´ edents pour calculer cos(
12π) et sin(
12π).
Correction de l’exercice 1 : 1)
|z
1| = √
2 et arg(z
1) = − π 6 .
|z
2| = √
2 et arg(z
2) = − π 4 . 2)
|z| = |z
1|
|z
2| = 1 et arg(z) = arg(z
1) − arg(z
2) = π 12 . 3) On d´ etermine la forme alg´ ebrique de z = cos(
12π) + i sin(
12π). On trouve
z = (
√ 6 + √
2 4 ) + i(
√ 6 − √
2
4 )
D’o` u
cos( π 12 ) =
√ 6 + √ 2
4 et sin( π
12 ) =
√ 6 − √ 2
4 .
Exercice 2
D´ eterminer les racines carr´ ees complexes de z = −8 − 6i.
Correction de l’exercice 2 :
On cherche ω = x + iy tel que ω
2= z. Ici 2xy = −6 donc x et y sont de signes contraires. Les deux racines sont ω
1= 1 − i3 et ω
2= −1 + i3.
Exercice 3 Soit z = p
2 − √ 2 + i p
2 + √ 2.
1) Calculer z
2sous la forme alg´ ebrique puis sous forme exponentielle.
2) En d´ eduire la forme exponentielle de z.
3) En d´ eduire cos(
3π8).
Correction de l’exercice 3 :
1
2
1) Les r´ eponses sont :
z
2= −2 √
2 + i2 √ 2
z
2= 4e
i3π4|z
2| = 4 et arg(z
2) = 3π 4 . 2) z est une racine carr´ ee de z
2donc
z = 2e
i3π8ou z = −2e
i3π8. Comme cos(
3π8) > 0 et Re(z) > 0, on en d´ eduit que
z = 2e
i3π8. 3)
cos( 3π
8 ) = Re(z)
|z| =
p 2 − √ 2
2 .
Exercice 4
Soit (u
n) la suite d´ efinie par :
u
0= 0 u
n+1=
r u
2n+ 4
3 , ∀n > 0 1) Montrer que pour tout n > 0, u
n> 0.
2) Montrer que la suite (v
n) d´ efinie par v
n= u
2n− 2 est g´ eom´ etrique et pr´ eciser sa raison.
3) Calculer v
nen fonction de v
0. En d´ eduire la limite de (v
n) puis celle de (u
n).
Correction de l’exercice 4 :
1) On d´ emontre par r´ ecurrence la propri´ et´ e (P
n) : u
n> 0.
– Initialisation : u
0= 0 > 0 donc (P
0) est vraie.
– H´ er´ edit´ e : On suppose que (P
n) est vraie pour un certain n > 0. Alors, u
n+1=
r u
2n+ 4 3 est bien d´ efini puisque u
2n+ 4
3 > 0 d’apr` es l’hypoth` ese de r´ ecurrence. De plus u
n+1> 0 car la fonction racine carr´ ee est positive.
Donc, par r´ ecurrence, pour tout n > 0, u
n> 0.
2) On a
v
n+1= u
2n+1− 2 = u
2n+ 4
3 − 2 = u
2n− 2
3 = 1
3 v
n. Donc (v
n) est une suite g´ eom´ etrique de raison
13.
3) (v
n) est une suite g´ eom´ etrique de raison
13et v
0= u
0− 2 = −2 d’o` u v
n= − 2
3
n.
On en d´ eduit que (v
n) tend vers 0, et donc que u
2n= v
n+ 2 tend vers 2. Comme u
n> 0, on a u
n= p u
2n, d’o` u (u
n) tend vers √
2 (par continuit´ e de la fonction racine carr´ ee. . .) . Exercice 5
Soit (u
n) la suite d´ efinie par :
( u
0= 1 u
n+1= √
2u
n, ∀n > 0 1) Montrer que pour tout n > 0, u
n> 0.
2) Montrer que pour tout n > 0, u
n6 2.
3) Montrer que (u
n) est croissante (on pourra consid´ erer le quotient u
n+1u
n).
3
4) En d´ eduire que (u
n) est convergente et d´ eterminer sa limite.
Correction de l’exercice 5 :
1) On d´ emontre par r´ ecurrence la propri´ et´ e (P
n) : u
n> 0.
– Initialisation : u
0= 1 > 0 donc (P
0) est vraie.
– H´ er´ edit´ e : On suppose que (P
n) est vraie pour un certain n > 0. Alors u
n+1= √
2u
n> 0 donc (P
n+1) est vraie.
Donc, par r´ ecurrence, pour tout n > 0, u
n> 0.
2) On d´ emontre par r´ ecurrence la propri´ et´ e (P
n) : u
n6 2.
– Initialisation : u
0= 1 6 2 donc (P
0) est vraie.
– H´ er´ edit´ e : On suppose que (P
n) est vraie pour un certain n > 0. Alors, 2u
n6 4, et, comme la fonction racine carr´ ee est croissante,
u
n+1= √
2u
n6 √ 4 = 2, et donc (P
n+1) est vraie.
Par r´ ecurrence, pour tout n > 0, u
n6 2.
3) On peut consid´ erer le quotient
uun+1n
car pour tout n > 0, u
n> 0 et en particulier u
n6= 0. On a u
n+1u
n=
√ 2u
nu
n= r 2
u
n. Or, d’apr` es la question 2), u
n6 2, donc q
2
un