POLYMORPHISMES BIOCHIMIQUES
DE LA POULE DOMESTIQUE
I. — ANALYSE
GÉNÉTIQUE
DES PROTÉINES DU BLANC D’ŒUFCHEZ DES POULES DE RACES FRANÇAISES ET ÉTRANGÈRES
G. CROIZIER
J.-P. HARSCOAT A. CAVALIE
Station de Recherches avicoles,
Centre national de Recherches
zootechniques,
78 -Jouy-en-Josas
! _!___! _!
SOMMAIRE
L’examen par
électrophorèse
engel
d’amidon du blanc d’œuf de i o88poules
appartenant à six racesfrançaises (Bresse,
Combattant du Nord, Faverolles, Gâtinaise, Houdan,Ma y ans)
et à sixraces
étrangères
(Cornish,Langshan, Leghorit,
Rhode-Island, Wyandotte,Sussex)
apermis
l’étude desept
polymorphismes.
A
partir
des racesétrangères, déjà
étudiées parplusieurs
auteurs, nous avons observé quatrepolymorphismes
(ovalbumine,ovoglobuline
G3,ovoglobuline
G2,conalbumine)
semblables à ceuxdéjà
décrits dans labibliographie.
Les races françaises, non étudiées antérieurement,
présentent
despolymorphismes particuliers (ovalbumine, ovoglobuline
G3,conalbumine).
.! la suite de cet inventaire de
polymorphismes biochimiques
nous avons été conduit à émettrel’hypothèse
de sériespolyalléliques
pour rendre compte de la transmission héréditaire des variationsgénétiques
desprotéines
du blanc d’œuf.Au cours de cette étude il a été montré que l’allèle G3!
(ovoglobuline G 3 )
n’était pas propre à lapoule
deJungle.
Gallusgallus
L. Nous l’avons retrouvé dans des troupeaux de Marans.INTRODUCTION
Si l’on
excepte
les groupessanguins
décelables à la suite de testsimmunologiques,
- se
reporter
à l’étudebibliographique
de GWMOUx( 19 6 0 )
pour cesujet
-, les pre- mierspolymorphismes
révélés par destechniques empruntées
à la biochimie furent mis enévidence,
chez lapoule,
par LUSH(ig6i).
Par
electrophorèse
engel
d’amidonpuis
révélation à lanigrosine
desprotéines
du blanc
d’oeuf,
cet auteur mit en évidence troispolymorphismes
contrôlés chacunpar un locus autosomal
présentant
deux formesalléliques
codominantes.En
19 6 2 ,
Mel-,i)oE découvrait unpolymorphisme
de la sérum albumine tandis que OGDENet al.( 1 0 62 )
en décrivaient un autre commun à l’oeuf et ausérum,
con-cernant les conalbumines et transferrines.
En
19 6 2 ,
LusH, cité par BOREL(z 9 6 4 ), appliquant
latechnique
de coloration des estérases décrite par URW,(m 3 6o)
à desélectrophorèses
engel d’amidon,
démon-trait l’existence d’un
polymorphisme
d’une diastase de l’oeuf. BOREI,( I oC) 4 )
en re-trouvait un semblable au niveau du sérum.
En
y 6 5 ,
LAW et MmŒo àpartir
de sérum deLeghom
blanches en décrivaientun nouveau, relatif à la
phosphatase
alcaline.Nous avons
entrepris
l’inventaire des variantsgénétiques
desprotéines
du blancde 1’oeuf à l’aide de
l’électrophorèse.
L’examen
classique
d’unélectrophorégramme
desprotéines
de l’albumen per- metd’y distinguer quatre régions :
celle del’ovalbumine,
desovoglobulines G 3
etG
2
et de la conalbumine. Pourchaque région plusieurs
fractionsprotéiques
ou bandes peuvent être décelées.Jusqu’à présent
on en a décrit 19, numérotées par LusH( 19 6 1 )
et OGDEw et al.
(z 9 62).
Leurnombre,
leurplace
et leurgroupement
caractérisentplusieurs phénotypes.
La numérotationpeut
servir de référence pour comparer les résultats des laboratoires.L’étude de ces bandes et leur
signification
fontl’objet
duprésent
mémoire.Grâce à
l’analyse
de racesfrançaises
non encore étudiées à cejour,
nous avons puélargir
l’éventail despolymorphismes.
I. -
MATÉRIEL
ETMÉTHODES
Matériel animal
Les i o88
poules
analysées sont issues de 26 troupeaux et se classent en quatre groupes selon leurorigine géographique
et la structure génétique despopulations
dont elles fontpartie.
Groupe
I Races puresfrançaises.
Groupe
II Races pures étrangères.Groupe
III l’opulationsexpérimentales.
Groupe
IV Croisements depremière génération.
Les races pures dont
proviennent
directement - ou par suite de croisements - les sujetsanalysés
sont les suivantes :Bresse, Combattant du Nuni, Cornish, 7’’a:!0//M, Câtirtaise, Houdan,
Lartgshan, Leghorn,
J/<:)’aM!, 7?/M!-/.!/aM.’/,Wyandotte
et SUSSfX.’l’echnique d’électrophorèse
..
L’électrophorèse
de zones s’effcctuc dans depetits
bacsparvllélépipédi q
Des de 3 X 150 X 200 mm Legel
contient IOg d’amidon(Connaught
!foronto) dans 100ml de solution tampon.Le
système
de solutions tampons utilisé est lesystème
discontinu de POVLlK (r957)légèrement
modifié par Lusn (ig6i). La dilution dans le rapport r volume d’eau, 7 volumes de tampon Tris-
citrique,
nous a donné les meilleuresséparations
pour les ovalbumines.L’électrophorèse
se poursuitpendant
q heures. Troisplaques
dequinze
échantillons chacune sont mises àmigrer
ensemble.En début
d’électrophorèse
la différence de potentiel est de 200 V aux extrémités du gel et ilpasse 4o mA par plaque. La résistance électrique globale des plaques augmente notablement au cours de la séparation des
protéines,
r5 mA seulement sontenregistrés
à la fin de l’opération.Les
protéinogrammes
sont révélés au noir amide. La lecture desplaques
se fait directement surla face inférieure du
gel après disparition
de l’excès de colorant parlavage
avec unmélange
de métha- nol, eau distillée, acideacétique
de rapportvolumétrique
(50 : 50 :10 ).
II. -
RÉSULTATS
L’ensemble de
l’analyse
despopulations
aviaires étudiées àJouy-en-Josas
est résumé dans les tableaux i et 2.i.
Polymorphisme de l’ 0V albH J% i J Se
Trois
phénotypes
ont étéclassiquement
décrits :Ov.A,
Ov.B. etOv.AB.,
L
USH
( 19 6 1 ).
On retrouve cespolymorphismes
chez les souches FavevollesIII,
Gâti 7
aaise I et
II,
Marans I et dans lespopulations,
H ror, H 303, MR m, F 88X J
66et J
66 X F 88. Lephénotype
Ov.A estprésent
dans toutes lespopulations
alors que les autres sont
beaucoup
moinsfréquents.
Par
ailleurs,
nous avons révélé laprésence
dephénotypes
non encoredécrits,
chez la souche Faverolles I. Un examen attentif de son ovalbumine
permet
de dis-tinguer
dessous-types
desphénotypes Ov.A.,
Ov.B. et Ov.AB.Le
phénotype Ov.A.,
leplus répandu, présente
parrapport
auphénotype
Ov.B,une
migration légèrement plus
lente des trois bandes de l’ovalbumine. Lephéno- type
Ov.AB se caractériseprincipalement
par la fusion des deux bandes lesplus rapides.
En
particulier
on remarque dans ce cas lephénotype Ov.F,
caractérisé par laprésence
de 2 bandessurnuméraires,
l’une située entre les bandes 3 et 4, laseconde,
moinsmarquée,
s’insère entre lesbandes 4 et
5.2
.
Polymorphisme
del’ovoglobuline G 3
gLes bandes 9 et 10 de LusH dont la
présence
ou l’absence définit lesphénotypes G
3’
A, G 3 .AB
etG 3 .B
ont été retrouvées dans lamajorité
des troupeaux avec uneprédominance marquée
pour lephénotype
A.Notons par ailleurs que les
troupeaux
de Mavazas II purs ou en croisementpré-
sentent l’allèle
G 3 J .
Lephénotype G 3 .JA, qui
avait été décrit par BAKER(ig6¢)
chez la
poule
deJungle
se retrouve chez les animaux de cespopulations.
Par ailleursnous mettons en évidence le
phénotype G 3 . JB
au niveau du croisement.Il convient donc de
souligner
que l’on retrouve chez lapoule domestique
nonseulement le
phénotype G 3 . JA
autrefois réservé à uneespèce
sauvage mais aussi unphénotype
non encore observé(G 3 .JB).
Ce résultatparaît particulièrement impor-
tant du
point
de vuethéorique
parcequ’il permet
de formulerl’hypothèse
d’unesérie
triallélique
au locusG 3
chez lapoule.
3
.
Polymorphisme
del’ovoglobuliree G 2
Les bandes 12, à
migration rapide
et 14 àmigration
lente décrites par l,usii(i g 6i-ig6
T a) représentent
desovoglobulines G 2 .
Elles ont été observées dans 18
troupeaux
sur 26. Notons que l’allèle B estprésent
dans toutes lespopulations.
Rappelons
que BAKER( I g6 4 )
a trouvé pour la bande B del’ovoglobuline G,,
un
comportement électrophorétique particulier
à une souche deSebright
Bantamet à une souche de
poules
deJungle
avec unsystème tampon
acétate(pH 4 , 7 ).
Danscette condition
d’électrophorèse
la bande B de ces deux souchesmigre plus
vite que la bandecorrespondante
des autres souchescomparées.
Nous n’avons pasessayé
cetype d’électrophorèse
dans cette étude.4
.
Polymorphisme
de la conalbumineLes deux allèles codominants Tf! et Tf&dquo; d’OGD!! et al.
(ig62)
sont caractériséspar le comportement
des bandes 16 et y. Nous les avons retrouvées dans lestroupeaux
étudiésici ;
on remarque que lephénotype
Tf.Agénéralement
assez rare n’est pas mentionné dans nos tableaux. Nous l’avons seulement observé sur l’albumen d’ceuf depoules
issues du croisement :Coq Tf--!,/Tf&dquo;
Xpoule Ti A ll’fI3.
Cephénotype
a été trouvé à la fois sur la conalbumine de
l’oeuf,
la transferrinesérique
et la transfer-rine du vitellus
(résultats
àparaître).
Dans un
troupeau
deMarans, (tabl. i)
et dans un croisement avec les coqspris
dans ce
troupeau (tabl. 2 )
nous avons observé un nouveau variant des conalbumines.Le
phénotype
Tf.BC diffère duphénotype
Tf.B parl’apparition
d’une bande àmigration plus
lente que la bande y. La vérification del’hypothèse
d’une série trial-lélique Tf^, Tf B ,
TF au locus Tf estentreprise.
III. - DISCUSSION ET CONCLUSIONS A -
Critique
des méthodesL’analyse
de 26populations
depoules représentant
i2 races et des structures dereproduction
variées(races
pures,croisements...) apporte
de nombreuses indicationset constitue un excellent «
sondage
» en vue de l’étude destroupeaux
lesplus
inté-ressants. Cette étude
purement descriptive
nepermet
pas uneinterprétation géné- tique
définitive des résultats. Descroisements,
actuellement en cours, doivent com-pléter
ce travail.Pour des raisons
théoriques,
nousinterprétons
les situationsprésentées
par lesovoglobulines G 3
et conalbumines à l’aide de sériestrialléliques.
La confirmation de cettehypothèse
nepeut
être obtenue en moins de deux ou trois ans, car il faut despoulettes F 2 (seconde génération)
enponte
et d’autrepart
des coqs testés sur leur descendance.L’interprétation
du déterminismegénétique
des variants de l’ovalbu- mine de la souche Faverolles II estplus
délicate. Avant ledépouillement
des résultats de croisements faits en vued’analyse génétique,
on nepeut préjuger
du déterminismegénétique
de cepolymorphisme.
Il est assez facile d’identifier des
phénotypes
observés àpartir
d’oeufs deplusieurs origines génétiques :
il suffit de comparer directement sur uneplaque d’électropho-
rèse des échantillons
provenant
des différentstroupeaux.
Le résultat est alors très sûr.L’identification est aussi
possible
dans le cas desprotéines
du blanc d’oeuf àpartir
des
descriptions
et illustrationspubliées.
Pourqu’elle
soitsûre,
il faut que les tech-niques d’électrophorèse
soient trèscomparables.
Nous avons faitappel
à ces deuxtypes
d’identification.Mais l’identité des
phénotypes
enélectrophorèse
ne sous-entend pas nécessaire-ment celle des
génotypes.
Lephénotype
«G 2 .B
» obtenu avec destampons basiques (borate
etT y is-$.D.T.A.)
pour despoules Sebright
ne se différencie pas duphéno- type G,.B
des autres races. Entampon
acide(acétate pH 4 , 7 )
cetteovoglobuline migre plus rapidement
pour lespoules Sebright
que dans les autres races(B AKER , ig6
4
).
Legénotype
despremières
pour le locusG 2
est doncparticulier
et nécessitel’emploi
d’unsymbole
propre.Une
protéine présente
des formesélectrophorétiques différentes,
par suite de modifications de sescharges électriques.
Ces modifications sont induites par la substi- tution de certaines acidesaminés,
consécutive à des mutations. Lestechniques d’électrophorèse
nepermettent
pas de détecter la totalité des mutations affectantune
protéine.
Cette limitequi
leur est attachéeprésente
deuxaspects.
Une mutationpeut
n’être pas détectée parcequ’elle
n’entraîne pas de modificationsélectropho- rétiques,
ou deux mutations sont indifférenciables si elles entraînent des modifi- cationsélectrophorétiques
similaires. Il n’est pas, enparticulier, possible
de décelerles
régions
d’une molécule affectées par les mutations. Enrésumé,
cestechniques permettent simplement
la mise en évidence de différences et sontinaptes
à démontrerdes identités entre allèles.
L’adoption
des mêmessymboles
pour les allèlesresponsables
dephénotypes comparables
dans différentes conditionsd’électrophorèse
-, et destroupeaux
diffé- rents,répond
à un souci desimplification
de la nomenclature.L’identité
de tels allèles reste aléatoireB ―
Critique
des résultatsLes résultats obtenus à
partir
des racesfrançaises
diffèrent peu de ceux mis enévidence en
Angleterre (LusH, 19 6 1
et19 6 4 )
et auxÉtats-Unis (B AK E R
et MANWELL,i g62) .
L’ovalbumine et la
conalbumine,
paropposition
auxovoglobulines G 2
etG,, présentent
assez rarement, chez lapoule,
des variantsgénétiques,
différenciables parélectrophorèse, (I,usx, r 9 64 ;
OGDEN etal., 19 6 2 ).
Nos résultats confirment cette observation.La
poule
deJungle présente
les mêmes variantes desprotéines
du blanc d’oeuf que lapoule domestique (B.!x!x, i96!.),
nous identifions l’allèleG 3 J
trouvé dans la souche S 33 de race Marans à l’allèleG 3 J
trouvé antérieurementuniquement
chez lapoule
deJungle.
Cette identificationprésente
la même valeur conditionnelle que celles tentées antérieurement.Lorsqu’un polymorphisme disparaît,
il y a dans la presque totalité des cas fixa- tion dutype
A pour l’ovalbumine et pourl’ovoglobuline G 3
tandis que pourl’ovoglo-
buline
G 2
et la conalbumine laprotéine qui
subsiste est dutype
B comme le laissentprévoir
lesfréquences géniques généralement
rencontrées à ces loci.Par ailleurs
l’équilibre
de HARDY-WEINBEPGparaît respecté
dans toutes lespopulations
où il estpossible
de le rechercher.C ― Conclusion
L’étude des
polymorphismes
desprotéines
du blanc d’oeuf chez les races fran-çaises
depoules
montrequ’il
existe desparticularités
dans certaines de ces races(Faverolles, Marans).
Elles constituent donc un réservoir de variabilitégénétique auquel
onpeut
éventuellement avoir recours.La raison de la constance des
polymorphismes
desovoglobulines
et de la raretéde la variation des conalbumines et ovalbumines demeure encore inconnue.
La situation rencontrée pour l’ovalbumine dans une souche de
Faverolles,
ladescription
d’une conalbumine Tf.BC dans untroupeau
deMarans,
l’observation de conalbumine dephénotype
Tf.AB dans des souches autre que laLight-Sussex
constituent un
apport original
du travailentrepris.
L’analyse systématique
des racesindigènes
dansplusieurs
payspeut
être lasource d’informations intéressantes et utiles.
Reçu pour
publication
en mars 1966.REMERCIEMENTS
Nous remercions ici Mme Burn-Cosmi, sélectionneur S.N.A.A. pour la fourniture d’oeufs de Marans et les Éts
J. Philippe
pour la fourniture d’oeufs deLangshan,
Faveyolles et Gâtinaise.Nous remercions aussi M. G.
Coquerelle
pour un don d’oeufs de Combattant du Nord, ainsique le DrCOCHEZ, directeur de la Station
expérimentale
avicole duMagneraud qui
nous aprocuré
des aeufs de Rhode
Wyandotte.
SUMMARY
BIOCHEMICAL POLYMORPHISMS OF THE DOMESTIC FOWL. I. GENETICAL ANALYSIS OF THE EGG-WHITE PROTEINS ON HENS FROM FRENCH AND FOREIGN BREEDS
The
egg-whites
of i 088 hensbelonging
to 6 french breeds(Bresse,
Combattant du Nord, Fave- rolles, Gatinaise, Houdan, Marans) and 6foreing
breeds(Cornish, Langshan, Leghorn,
Rhode Island,Wyandotte, Sussex)
were studiedby
starch-gelelectrophoresis.
It enabled us to makeinvestigations
on 7
polymorphisms.
The
Forcing
breeds,already
studiedby
several research workers, showed 4polymorphisms (ovalbumin, ovoglobulin
G3,ovoglobulin
(!2, conalbumin) identical to those described in the biblio-graphy.
The French breeds, which had notpreviously
been studied, showedparticular polymor- phisms (ovalbumin, ovoglobulin
G3,conalbumin).
This
study
of biochemicalpolymorphism
led us to theassumption
thatpolyallelic
series could account for the inheritance of thegenetic
variations of the egg-whiteproteins.
The allele C!3J (ovoglobulin (!3) appears not to be specific to the Jungle fowl Gallus galltts L :
we found it also in Marans.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
MA
KKR C. B1., lVlANWELL C., 1962. Molecular genetics of avian proteins. 1. ’l’he egg white protcins of the
domestic folV1. Brit. PmÛt. Sci., 3, 161-1ï4- B
AK
xx C. A1., y64. Molecular genetics of avian lmoteins. nI. The cgg proteins of au isolated population
of jungle fowl, Gallns gaUlis L. Coznp. Biochem. !/n’.s’7!/.! 12, 389-4o,3. 13
ORFL
J. F., 1964. Recherches immunogmctiques sur des substances speciiiqucs de groupes chez la poule
et sur leur utilisation comme marqueurs de gènes dans l’éleva!e. Thèse : Ecole polytechnique fédérale,
Zurich.
G
IDIOUR D. G., ig6o. 13loo(l groups in c,hickens. HritishPmÛt. Sci., 1, ’75-roo.
I,wv G. R. J., MUNRO S. S., 1965. (;elleticallv determined variations in alkaliiie phosphatasc oF white Le,!horn chichens revealed by Starch-gel electrophoresis. (9bstr.). Cenetics, 52, 4!4--i!.
L u
s!! 1. I!., 1961. Genetic polymorphisms in the ec&dquo;g albumen proteius of the domestic fOBI1. Yalure, l.ond., 189, 981-984.
L u
s!! 1. 1964 a. ligg albnmen polymorhhisrns in the foBN,l : Loci I I and II Gmfi. l!es., Camb.. 5,39-49.
LusH I. E., ]o64 b. Egg albumen polymorphisms in tlie fowl : the ovalbumin locus. Genel. 7?<’.t.. Camb.,
$
, z
57-z68.
B!
C l
NDOE W. JL, r96z. The occurrence of two plasma albumins in the domestic 10IV1. ,Yalure. Lond.. 195, 353-354-
O
GDFN A. L., et al., i96z. Inherited variants in the transferrins and conalbumins of the chicken..B’n<;<)!, Lond., 195, 1026-1028.
li
RIFL J., i9Go. ln GRABAR P., BURTI l’. Analyse imnrvno-electrohlaorélirlue. 5°-53. Vlasson et (.;,. Éditeur.