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M ère et fille de l'eau

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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jÇjiuteur

Né à Meximieux en 1933, Georges Helmlinger n'a que rarement quitté sa région.

Instituteur, puis directeur de l'école primaire de Loyes, il fut ensuite pro- fesseur à Meximieux puis adjoint de direction au CES de Villars-les-Dombes où sa passion pour le pays des étangs s'enrichit de solides connaissances trans- mises par quelques hommes du terroir.

Sa dernière promotion au titre de principal lui valut un exil en Puisaye, pays de Colette, avant de terminer sa carrière à la direction du collège bugiste de Lagnieu.

Il nous propose de partager à nouveau son amour de la Dombes.

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Georges Helmlinger

t o m b e s

M ère et fille de l'eau

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Collection dirigée par Gérald Gambier Secrétariat de rédaction Martine Lonvis

Mise en page Patricia Brun Correction Marie-Christine Raguin

COLLECTION

«LES HOMMES ET LEUR PROVINCE»

La Bresse de lAin, Tonia Paquelier. Epuisé

La Bresse Bourguignonne, Christine Duret, Jean-Claude Moireau Le Bugey, Suzanne Tenand. Epuisé

La Dombes, les hommes et l'eau, Georges Helmlinger. Epuisé Le Morvan, Henri Nicolas

La Saône, Henri Nicolas

PHOTOGRAPHIES

GERALD GAMBIER

Emmanuelle Amal : page 108 hg

et

Maurice Benmergui : pages 31 - 32 - 34 - 38 - 57 - 62 Odette Cormier : page 145

François Gambier : page 109 h Delphine Manin : pages 94 - 154

Mavic : page 96 Max Pelissier : page 117 Jean-Marc Rimaz : pages 53 - 59 - 107

h = haut g = gauche Photo de couverture

Chevaux du haras de l'Armont (Faramans) au bord de l'étang.

(Ç) copyright Editions de la Taillanderie 1996 8, rue du 4 Septembre 01000 Bourg-en-Bresse

ISBN 2-87629-167-3 ISSN 1155-4290

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A Annabelle, Joris, Marie et Mathias...

Avant-Propos

Les années ont passé depuis le jour où, retraite venue, j'ai choisi de retrouver le val du Toison où la République m 'avait confié mon premier poste de maître d'école...

De cet observatoire privilégié, il est aisé de contempler et de parcourir la

«Dombes aux mille étangs» et la nature qui m'entoure, pour surprendre les êtres qui peuplent prés, bois, mares et ruisseaux.

Il semble que les atteintes successives subies au nom du progrès se fas- sent plus rudes, plus fréquentes et plus pernicieuses. Aussi ai-je décidé, appor- tant une nouvelle pierre à l 'édifice, de continuer à défendre ce havre de paix.

L'iconographie lui sera un précieux écrin.

L'auteur

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ODE A LA DOMBES

L'Ode à la Dombes (avec l'aimable autorisation des Editions Robert Martin)

Créée en 1994 à l'occasion de la lère fête de la Dombes à Châtillon-sur-Chalaronne, l'Ode à la Dombes est un poème de Ferdinand BREYSSE, fondateur et premier Chancelier de l'académie de la Dombes, mis en musique par Max BARRET, également compositeur de /'Hymne au Rhône et de La complainte des Enfants d'Izieu.

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La Dombes :

origine et identité

Coucher de soleil sur l'étang. Une image de l'or de la Dombes.

À LA RECHERCHE D'UNE IDENTITÉ

«Dombes» est-il un pluriel discutable ou un étonnant singulier ? Le plateau comprend plusieurs terroirs et l'his- toire a connu plusieurs fiefs aux frontières différentes. Les talus à forte pente des Côtières pourraient constituer une limite naturelle. Elles plongent pratiquement dans l'Ain ;

mais certains auteurs considèrent que les plaines alluviales de la rive droite du Rhône et de la rive gauche de la Saône font partie du territoire dombiste...

Géographiquement, on peut distinguer plusieurs Dombes :

- Celle du sud-ouest ou «Dombes sèche», creusée en bordure par la cuvette des Echets ;

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Le plateau dombiste n'est pas toujours arasé : val collinaire près de Romans.

- celle du sud et de l'est, très vallonnée, aux collines arrondies, la plus boisée ;

- celle du nord, aux vallons et aux buttes usées, sem- blable à la Bresse, sa voisine ;

- enfin la Dombes centrale, ou Dombes des étangs.

Alors, «la» ou «les» Dombes ?

Par esprit de conciliation, nous pourrions imiter Madame de Sévigné ou la Grande Mademoiselle qui utili- saient le mot sans article compromettant (Princesse de Dombes ou j'irai à Dombes).

Les Coutumes de Dombes visibles à la bibliothèque de l'hôtel de ville de Trévoux datent de 1325 ; une charte de 1365, citée par M.-C. Guigue dans Documents de Dombes mentionne terra de Dumbis ; en 1650, Guichenon écrit La Dombes et Histoire de Dombes. Enfin, les humanistes du XVIIe siècle prétendent que le Pagus Dumbensis médiéval entraîne La Dombes, au même titre que La Bresse sa voi- sine ou La Savoie.

La question reste posée mais, pour nous, il n'existe qu'une Dombes aux multiples facettes, prête à se livrer à qui sait la séduire ! Car sa magie est secrète. Le peintre ou l'ornithologue la surprendront en cheminant dans les bou- leaux, en rêvant au bord de l'étang, à l'instant fugitif où l'eau rejoint le ciel et gobe le soleil couchant. Et, de la les- chère originelle à l'étang artificiel, pour eux nous tirerons de l'oubli l'histoire ou la légende et rendrons familier cet éden méconnu.

Aucun détail ne sera privilégié : la Dombes n'est pas plus l'étang que l'oiseau, l'église ou le château. Elle est aussi une tranche d'histoire. Aussi, après avoir rappelé ce que fut la naissance du plateau, partirons-nous à la ren- contre de Jacques Ozanam, de Biron, de Vincent de Paul ou de... Guinefort, sans oublier «Dame Royale» la carpe ou

«rana esculenta» la grenouille, hôtes privilégiés de la mare et de l'étang. Puissent-ils alimenter la réflexion de nos contemporains et les captiver au fil des jours !

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Le front morainique qui surgit du plateau entre Pizay et Montluel.

Détail d'une moraine glaciaire, côtière de Montluel.

ORIGINES DU PLATEAU DOMBISTE Dévoilé par le retrait du glacier quatemaire, il résultait d'un enchaînement débutant avec le plissement alpin.

Sous sa pression, le Jura se souleva. La poussée releva les sédiments. Des déformations affectèrent la croûte. Au fur et à mesure de son soulèvement, l'érosion l'attaquait.

Entre le Jura et les massifs du Beaujolais et du Mâconnais se trouvait un immense lac. Cailloux, sables, marnes et argiles se déposèrent en couches épaisses, le niveau de l'eau baissa et les dépôts découverts furent modelés par les rivières.

Et les glaciers se développèrent au quatemaire. Une langue recouvrant la vallée du Rhône s'étala au sud de la dépression bressane. Entraînant avec elle une partie des matériaux broyés, elle recouvrit les alluvions de moraines truffées de blocs erratiques remaniés au fil des siècles par cet amas. Enfin, le glacier fondit, laissant derrière lui ses moraines frontales. Un examen des blocs erratiques, des moraines et des boues atteste de leur origine : ils furent arrachés soit aux Alpes, soit au Jura ; l'érosion constatée sur les blocs prouve qu'ils ne furent pas entraînés par une nappe d'eau ou un glissement de terrain mais par un gla- cier dont l'action laisse des traces spécifiques.

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Dans l'étang en assec, le maïs entoure la pêcherie au sol cra- quelé, mais le fenouil d'eau lui dispute la place.

LES SOLS

Dans le sol dombiste, on peut distinguer plusieurs couches.

La plus profonde, molassique, n'affleure qu'aux limites du plateau. Au-dessus, des cailloux roulés, liés dans un ciment, parsèment un sable grossier vraisemblablement déposé par la fonte des glaciers.

Le dépôt important qui suit est formé par la boue gla- ciaire incluant des débris allant des graviers aux blocs à l'arête accusée et présentant des stries. On le trouve dans la totalité du plateau.

A la partie supérieure, un limon le recouvre : terre jaune, tirant parfois sur le gris ou le rougeâtre, riche en sili- ce, en alumine et (ou) en oxyde de fer pratiquement imper- méable.

Concluons : le sol de la Dombes est un terrain glaciai- re modifié par l'action des agents atmosphériques, com-

prenant des grains de quartz de très petite taille, de sable et de silice. Un peu d'aluminium, d'oxyde de fer et des traces de magnésie, de potasse, de soude et de chaux le complè- tent, entraînés dans les couches profondes par les eaux d'infiltration.

Le terrain blanc est un sol siliceux pauvre en calcaire.

Comme tous les sols imperméables, son aspect varie sui- vant qu'il est humide ou desséché :

- sous l'influence de la pluie, il se transforme en une terre grasse, collante, lourde, parsemée de larges flaques ;

- lors des sécheresses, le terrain qui a retenu une gran- de quantité d'eau, la perd par évaporation et se contracte en présentant une croûte fendillée aussi dure que la laté- rite.

Une autre conséquence de la composition du sol est la formation de marais naturels, là ou l'eau, présente en quan- tité, ne peut totalement s'évaporer ou s'écouler (feu le marais des Echets) et la création possible d'étangs.

Page 11. Beauregard ; le château domine le village au bord de la Saône.

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Page 12-13. Coucher de soleil sur l'étang. Une image de l'or de la Dombes.

Navigation de plaisance sur la Saône, un atout supplémen- taire pour le tourisme à la frontière de la Dombes.

LE RÉSEAU HYDROGRAPHIQUE

Si l'eau joue un rôle dans la texture des sols, elle est partout présente à la surface.

Dans l'ensemble, la Dombes centrale représente une zone d'accumulation où s'étirent les collines morainiques.

Elles se suivent au sud et à l'est et ont des formes capri- cieuses au centre, figurant un éventail ouvert vers le nord- ouest, dans le sens de l'écoulement du glacier.

; La direction des vallées des affluents de la Saône sou- ligne l'inclinaison du plateau vers le nord-nord-ouest. La ligne de partage des eaux est située de Lyon à Pont-d'Ain, correspondant à la ligne des altitudes maximales, voisines de 300 m, de Montanay à Druillat. C'est depuis ce bombe- ment que le plateau permet l'écoulement des eaux.

Au sud-est, le lit des ruisseaux s'incline rapidement vers les plaines alluviales ; impétueux en période de pluie, les affluents de l'Ain sont dépassés par les ruisseaux tem- poraires entre La Boisse et Lyon, dévastateurs au moindre orage.

Le troisième bassin hydrographique, aujourd'hui victi- me de l'action prédatrice de l'homme, est le marais des Echets, limité au sud par la côtière, à l'est par le rebord du plateau, au nord par les moraines de Mionnay et à l'ouest par celles de Vancia. L'altitude de sa surface varie entre 265 et 270 m alors que ses bordures approchent les 290 m, ce qui rendait tout écoulement naturel impossible. Les récentes et catastrophiques dévalaisons de tonnes de boue ont permis aux apprentis sorciers de regretter sa dispari- tion !

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La Dombes et les

conflits des h o m m e s

Si les sites préhisto- riques ont été découverts dans la partie montagneuse de l'Ain, des mobiliers iso- lés prouvent que l'homme du néolithique était présent dans notre région qu'il a parcourue.

Mais c'est près de l'eau qu'on recense le plus de découvertes, aussi bien au néolithique (âge de la pier- re polie) qu'à l'âge du bronze et du fer.

A l'âge du bronze, des Ibères s'installèrent sur les côtières du val de Saône, du Rhône et de l'Ain. Ils découvrirent l'influence de l'eau sur la croissance des végétaux et commencèrent à cultiver les céréales ; il est probable que le pois- son, complément de mai- gres chasses, était déjà consommé.

Les migrations venues de l'est amenèrent les Ligures, puis les Éduens qui traversèrent la Saône.

Sur la Dombes s'étendait le pays des Ambarres qui

la dominèrent jusqu'aux campagnes de César et aux nou- velles divisions imposées par Auguste. Au Ve siècle s'im- posa la domination burgonde, suivie de celle des fils de Clovis. Ambérieux-en-Dombes fut une capitale provisoire où l'on signa une partie de la loi Gombette.

Fouilles de la nécropole de la Croix-Tombée à Pérouges.

Une très intéressante exposition les présente au musée.

Le traité de Verdun remit le pays à l'est de la Saône, donc la Dombes, à Lothaire. Mais un suzerain éloigné ne contrôle pas ses vassaux, et comtes, sires, gouvemeurs et abbés s'af- franchirent de la tutelle.

Les empereurs germani- ques, compte tenu des dif- ficultés dues à la distance, se contentèrent d'un ser- ment de Foi et Hommage.

Comtes de Savoie, sires de Baugé, de Villars, allaient se disputer de la voix et du geste ce qu'on appela longtemps le Beaujolais à la part d'Empire. Mais cela ne se fit pas sans chicaneries. Le XIIe siècle connut des guerres continuelles et la Dombes en sortit pillée et dépeuplée. Les sires de Baugé, de Villars et de Beaujeu se partagèrent les dépouilles, mettant fin à la guerre des Roitelets, triste sobriquet dont ils furent affublés. Tout soupçon d'unité disparaissait. La reconnaissance par quel- ques seigneurs de la suzeraineté d'Amé VIII de Savoie en 1398, était plus incitation à de nouvelles guerres, que reconnaissance d'une quelconque tutelle...

En 1400, Louis II de Bourbon reçut d'Edouard II de Beaujeu ses «seigneuries du Beaujolais à la part de

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l'Empire». Il acquit en 1402 d'Humbert VII de Thoire- Villars plusieurs châtellenies dont celles de Trévoux, Ambérieux, Châtelard et Monthieux. Ce même sire de Villars, sans descendance, rendait à Amé VIII de Savoie ses sireries de Villars et Loyes. Le Savoyard, déjà implan- té à Beauregard, encerclait la Dombes.

Il entama sa campagne en demandant à Louis II de Bourbon un hommage que ce dernier refusa. Ne pouvant attaquer de front un cousin du roi de France, Amé VIII sou- doya un reître savoyard, Viry, qui errait en Bresse avec quelques centaines d'hommes d'armes. D'abord victorieux à Lent, Chalamont, Ambérieux, ses soudards se cassèrent les dents sur Thoissey et furent reconduits l'épée aux reins.

Louis II reçut des renforts du roi Charles VI. Aussi, Amé de Savoie désavoua-t-il Viry, et une entente fragile fut-elle établie au traité de Villars en 1409. Le comte de Clermont, fils de Louis II, rendait hommage à Amé VIII pour les anciennes possessions des Beaujeu.

Jean, son fils aîné, lui succéda à sa mort en 1410.

Guerroyant à Azincourt, il fut capturé par les Anglais en 1415. On ne devait plus le revoir...

Le moment parut propice au seigneur de Varambon qui réussit à prendre Trévoux. L'épouse du prince de Dombes prisonnier trouva la «ficelle un peu grosse». Faute de pou- voir répondre par les armes, elle agit par la négociation et obtint que le sire de La Palud, seigneur de Varambon, fût désavoué. Mais, cette fois-ci, rançons, spoliations devaient être remboursées ou indemnisées et le duc de Savoie devait verser lui-même la somme de 10 000 écus d'or ! Aussi le Savoyard tenta-t-il une l'alliance avec le duc de Bourgogne. Usant de diplomatie, les Bourbon divisèrent les coalisés : Philippe, second fils de Charles Ier, promit hommage pour l'héritage des Beaujeu. Après de nom- breuses escarmouches, Bourgogne et Bourbon, usés, s'ac- cordèrent à Moulins. Mais rien n'était réglé.

Ambérieux-en-Dombes ; la tour carrée, vestige du château fort et l'église.

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Elément historique fréquent en Dombes : les poypes. Ici celle de Condeissiat.

Détail de pierre d'angle du centre social de la rue Ferrachat, vraisemblablement vestige du blason d'une famille chalamontaise.

En 1436 à Saint-Trivier, en 1441 à Villefranche, en 1445 et 1446 à Villars, en 1447 à Lyon, enfin en 1448 à Mâcon, sur offre de médiation du duc de Bourgogne, on se réunit. Sans succès ! Aussi, en 1457, Jean de Bourbon et le duc de Savoie en revinrent-ils aux mains. Le roi

Charles VII leur envoya le sire de Chabanne, lieutenant général du royaume, qui imposa une trêve.

Mais les belligérants ne la laissèrent pas venir à son terme. Une armée savoyarde fut réunie à Pérouges, Montluel et Miribel. Elle attaqua au printemps suivant.

Escarmouches et pillages continuèrent à ruiner le pays et à tuer ses habitants, du Saix à Chalamont, de Dompierre à Monthieux. Malgré une double intervention du roi de France, Chalamont et Thoissey furent attaquées et les abords des autres villes fortes pillés. Les Savoyards incen- dièrent Dompierre, «grillant quarante paroissiens dans l'église» et prirent Belvey où tous les habitants, hommes, femmes et enfants périrent.

Quant aux Bressans, ils s'occupèrent de la même manière de Lignieu et Chalamont !

Jean II ne pouvait rester l'arme au pied ; aussi envoya- t-il sur les terres ennemies des troupes qui «exercèrent le droit de représailles».

Le roi délégua alors Tristan l'Hermite, prévôt des maréchaux de France, qui imposa à nouveau la fin des hos- tilités.

A la mort de Charles VII, Louis XI fit poursuivre les négociations. Mais le souverain de Dombes prétendait :

- que la Dombes n'était pas un fief de la Savoie,

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BIBLIOGRAPHIE DES LIVRES ET BROCHURES CONSULTÉS

Annuaire du département de l'Ain - 1822

Atlas de la France physique et de la Terre sainte - E. Cortambert

Le château des Songes - Michel Jouvet - Editions Odile Jacob

Châteaux médiévaux en Rhône-Alpes - Cahiers René de Lucinge n° 5 p. 6

Les classes populaires dans la Dombes seigneuriale - Jean Pâtissier

Coutumes et usages des étangs de la Dombes et de la Bresse - Truchelut

Dombes - Revue de l'Académie de la Dombes La Dombes à travers les âges - Paul Percevaux La Dombes de 1900 à 1975

La Dombes, les hommes et l'eau - Georges Helmlinger - Editions de la Taillanderie, 1990

La Dombes touristique et spirituelle - Académie de la Dombes - Editions de la Taillanderie, 1988

Les églises romanes de la Dombes - J.-C. Collet Faunes de Dombes - Yves Thonnerieux - Editions de la Taillanderie, 1993

Flore des étangs - Annie-Claude. Bolomier - Editions de la Taillanderie, 1993

Guide à Pérouges - G. Thibaut

Histoire de Bresse et du Bugey - Samuel Guichenon Histoire de la souveraineté de Dombes - Antoine Nouvellet

Histoire de Montluel - Paul Percevaux

Histoire des communes de l'Ain - Volume «Dombes»

Le livre des mystères de l'Ain - Roger Jay - Editions de la Taillanderie, 1987

Observations sur l'enquête du chemin de fer de la Dombes - 1862

Louise Labé, son œuvre et son temps - A. Champdor L'or de la Dombes - Bruno Benoît

Le paysan dombiste - Wiehelm Egloff

La pêche des étangs - Y. Thonnerieux - Editions de la Taillanderie, 1993

Petite histoire de la région lyonnaise - F. Dutacq et M. Chaulanges

La question de la Dombes et le rapport du conseil géné- ral de l'Ain - M. Dubost, 1860

Le Rhône du Léman à Lyon - Jean-Paul Bravard Richesses touristiques et archéologiques du canton de Chalamont

Le Saint-Lévrier - J.-C. Schmitt

La Saône - Henri Nicolas - Editions de la Taillanderie, 1995

Saveurs du pays de Brillat-Savarin - Devos, Gambier - Editions de la Taillanderie, 1995

Tourisme en Dombes - Agnès Bruno et C. Penez Vie en Dombes - 1988

Villars au jour le jour de 1904 à 1977 - Jean Saint-Cyr Villars en 1830 et ses fortifications au Moyen Age - H. L.

Ratinet DOCUMENTS

Arrêt du Parlement de Dombes concernant les domes- tiques, 1721

Atlas historique français - Robert-Henri Bautier Des dommages pécuniaires causés par la fièvre en Dombes - Clément Desormes, 1863

Les Dombes en Bresse - Extrait de la chasse illustrée - Vicomte de Dax

Description de trois anciennes fermes dombistes - Jean Mas, 1979

L'église de Saint-Maurice-de-Gourdan - Abbé Dubreuil Etangs et ruisseaux : un paradis français méconnu - le Figaro dimanche

Notice sur l'ancien château-fort de Montrosard - Abbé Ramel, 1885

La Poype de Villars et ses fouilles - Abbé F. Marchand, 1891

La Poype de Villars -Annales de la société d'émulation de l'Ain

Trévoux, capitale de la filière en diamants - Paul Poncet Divers documents et coupures de presse sur la Chapelle de Beaumont (la Voix de l'Ain, le Progrès)

Revue Visages de l'Ain

Achevé d'imprimer otobre 1996 Dépôt légal 4e trimestre 1996

IMPRIME en UE

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