• Aucun résultat trouvé

Brève communication. Reconnaissance de sous-arborescences

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Brève communication. Reconnaissance de sous-arborescences"

Copied!
8
0
0

Texte intégral

(1)

R EVUE FRANÇAISE D ’ INFORMATIQUE ET DE RECHERCHE OPÉRATIONNELLE . S ÉRIE ROUGE

J. C HAUCHÉ

Brève communication. Reconnaissance de sous-arborescences

Revue française d’informatique et de recherche opérationnelle. Sé- rie rouge, tome 5, noR3 (1971), p. 89-95

<http://www.numdam.org/item?id=M2AN_1971__5_3_89_0>

© AFCET, 1971, tous droits réservés.

L’accès aux archives de la revue « Revue française d’informatique et de recherche opérationnelle. Série rouge » implique l’accord avec les condi- tions générales d’utilisation (http://www.numdam.org/conditions). Toute uti- lisation commerciale ou impression systématique est constitutive d’une infraction pénale. Toute copie ou impression de ce fichier doit conte- nir la présente mention de copyright.

Article numérisé dans le cadre du programme Numérisation de documents anciens mathématiques

http://www.numdam.org/

(2)

R.I.R.O.

RECONNAISSANCE DE SOUS-ARBORESCENCES

par J. CHAUCHÉ (*)

Sommaire. — La définition des arborescences comme classe de langage structuré construit sur le monoïde libre engendré par N+ permet de définir précisément les sous-arborescences.

On a alors le moyen d'accepter par un automate à pile toutes les arborescences contenant une sous-arborescence donnée. Cette reconnaissance se fait sans contrainte sur la position relative de la sous-arborescence avec Varborescence donnée.

DEFINITION ET PROPRIETES

DES ARBORESCENCES ET SOUS-ARBORESCENCES 1° Ensembles fondamentaux

— N+ : ensemble des entiers naturels non nuls : { 1, 2, ..,, n, ... }.

— U : le monoïde libre engendré par N+ et l'opération de concaténation « •»

de deux entiers. « 0 » est l'élément neutre de ce monoïde.

— g* : groupe des permutations récursives de N+.

— & : ensemble des applications récursives de U—*g*.

— ^ ordre naturel de N+.

— ^ : ordre défini sur U par :

a ^ b o3 x € U ö • x = b

— / : longueur d'un mot, application de U - > N+ défini par : 1(0) = 1

2° Elément d'arborescence

Un élément d'arborescence est une partie finie A de (T(i7) fermée à gauche pour < .

(1) IMA Grenoble (G.E.T.A.).

Revue Française d'Informatique et de Recherche opérationnelle n° R-3, 1971.

(3)

9 0 J. CHAUCHÉ

A est un élément d'arborescence o A € $(U\ card (A) est fini et x €A9 yeU, x ^ y ^> y€A.

3° Fonction d'équivalence

Soit ƒ €3% on définit <pf dite fonction d'équivalence comme l'extension naturelle aux parties de U de la fonction 9} définie par :

?>(0) = 0

O\xfw est employée pourf(W) qui est une permutation récursive de N+. 4° Arborescence

Une fonction d'équivalence étant une permutation de U, on en déduit :

— Une arborescence est une classe d'équivalence pour la relation :

— Élément simple :

Un élément d'arborescence A est dit simple si et seulement si : V x • i • y € A, x,yÇU, i£N+

j ^ Ï => x*j*y€A

A étant fermé pour ^ cette définition est équivalente à V x • i € A, j ^ i => x * j Ç: A 5° Théorème

3 une fonction récursive £ de 1T(£/) —>- fF tel que pour tout élément d'arbo- rescence A, q>£(A)(A) est un élément simple.

REMARQUE

Le nombre des éléments simples d'une arborescence est fini.

6° Fonction d'effacement, sous-arborescence

— Une fonction d'effacement notée S^ est l'extension naturelle aux parties de U de la fonction 8^ définie par :

&x(x-y) = y V x-yeu

%(y) = 0 VyZUAx^y

Revue Française d'Informatique et de Recherche opérationnelle

(4)

— Une arborescence { B } est une sous-arborescence de { A } si et seulement si : 3 ƒ € 3=\ A € { A }5 B € { B }, x € ^ tel que :

2* C 9 , ( 8 ^ ) )

Cette définition est cohérente c'est-à-dire que si cette propriété est vérifiée par deux éléments B et A de { B } et { A }, elle est vérifiée pour tous les éléments de { B } et { A }.

Propriété :

Soient { B } et { A } deux arborescences et Bot A deux éléments quelconques de { B } et { 4 }.

{ i? } est une sous arborescence de { A } si et seulement si il existe

€ P c u ) ( ) et tel que

C

7° Représentation linéaire

Soit L le langage sur { [ , ] } * défini par : 1) [ ] € £ .

2) JFi,..., Wn£L^ [Wu ... Wn] € L Propriété :

II existe une bijection C entre l'ensemble des éléments simples et le langage L tel que C({0 }) = [ ] .

Définition :

Si A est un élément quelconque de l'arborescence { A } alors £(<Pç(^)(/O) est un représentant linéaire de l'arborescence { A }.

8° Sous-mot

U est un sous-mot propre de W si et seulement si UçL, W £L, 3V-ZeLU{A}:W=;V-U-Z

U est un sous-mot de W si et seulement si

2 B + 1 n

w= n w

l

u= n ^

2J

avec JFt • W2n^i € L U { A} et Vu, 1 < A < « Propriété :

B est une sous-arborescence de { A } si et seulement si il existe deux éléments simples B de { B } et A de { A } tel que £(£) soit un sous-mot de Z(A).

(5)

92 J. CHAUCHÉ

9° Automate à pile (déterministe)

Un automate à pile est un sextuplet T = (VE, Vp9 Q3 S, q0, F) où VE est un ensemble fini vocabulaire d'entrée

Vp est un ensemble fini vocabulaire de pile Q est un ensemble fini, ensemble des états q0 € Q l'état initial

FC Q l'ensemble des états finaux

S une application VE x VpU {A} x Q->V* X Q Une configuration de l'automate est un doublet sur F* X Q.

Marche de Vautomate

U € VI a € VEi Ua : (Zy, q) h U : (ZZ',p) si S(<r, y, q) = (Z', p) Langage accepté

Si |iL est l'extension réfiexive et transitive de H, on a : X(D = { W\W: (A, ç0) ,± A : (A, «y), ^ € F } 10° Théorème

Soit { i? } une arborescence quelconque donnée; alors il existe un automate à pile T ne dépendant que de { B } tel que les propriétés suivantes soient équivalentes pour toutes arborescences { A } :

— { B } est une sous-arborescence de { A }

-Z(nu)(A))£L(T) V A e {A}

Démonstration

On démontre la propriété par récurrence sur le nombre de point de l'arbo- rescence { B }.

Si { B } contient un seul point alors t(fgiB)(B)) = [ ]>V 5 e { 5 } , l'automate est donné par :

8

S : S([, A, q0) = (qu q,) S([5 qu 9l) = (qiqu qx)

SQ5 qu qù - (A, q2) K^ qu q2) = (A, &) V a 6 { L ] } S(t, x, q2) == (x, ^ , g2)

s a ? I , ? 2 ) = = ( A , ?2)

Revue Française d'Informatique et de Recherche opérationnelle

(6)

Si la propriété est vraie pour toute arborescence { B } contenant au plus (n — 1) points alors une arborescence contenant n points est telle que :

— chaque élément d'arborescence contient au plus (n — 1) entiers et

e s t de la forme

chaque Wt correspondant à une arborescence d'au plus (n — 1) points.

Soit Tj les automates reconnaissant W( alors l'automate T est donné par Ti = ({[,] }, Vpi, Qit qOi, 8h Ft)

T= ({[,]}, Q,Q,l, S, {qf})

Q = { (a, qu ..., qn_à\qi € îT(Ôi), 0 € ({ 1, ..., nfy1} U { qf } U { 1 } avec : a — 1 o a = (au..., a^-J A a, = (<r(1, <Ti2) = (1,1) V i

S : S([, A, 1) = ((1, { qOl „ ..., { qOn^ }), (1, { qOl }, ..., { ^ „ ^ ^)) S([, x , (p, { qt } , ..., { qn_ , } ) ) = (x(p, { q1 }, ..., { q„ } ) ,

(p,{?ï },...,{&'_ „}

où si

X = (P', {ql},.»{?;-1»

on a

? e { fc' } o q 6 8([, ?,*, ?»), q* € { ri } ?« € { ?, } S(], *, (P, { qx },..., { &-i })) = (A, (P', { ql }• .... { ?»'-i »

p ^ (ci!,..., (!„_!) tel que Vj, (a^ ^ ar>2) et si

x = (p;{qî)>->{q:-i}) on a :

{q't} = {qî}«{qn avec

^ € { qf } o q € 8,0, ql qt\ q'[ € { q? }, ^ € { ^ }

Uo'+hcsLTdiiqjlqjZFiniqfi}) si { <?•'} O Ft =£ <f>

[ a" sinon

8& x, (p, { qx }, ..., { qn })) = (A, qf) sip == (ols..., a ^ J avec V4 Gix ^ ori2 S(]s ^ q/) = (As ^/) , x e ô

8([,x,^) = ( x î , ^ ) n°R-3,1971.

(7)

94 J. CHÂUCHB

11° Théorème

Étant donné une arborescence { B }, il existe une fonction récursive donnant les états de l'automate à pile T du précédent théorème.

Démonstration

La démonstration est évidente du fait que la démonstration du précédent théorème peut se traduire comme un schéma de récursion.

12° Exemple

Une formule algébrique peut être mise sous forme arborescente. Reconnaître une sous-arborescence est alors équivalent à reconnaître une sous-formule.

Dans l'exemple donné les instructions du système sont :

e : entrée d'une expression. Elle est effectuée sur la ligne suivante et en minuscule. La réponse du système est la formule prise en compte qui, elle, est donnée avec des majuscules.

Is : localisation d'une sous-formule :

— la formule à reconnaître est donnée en minuscule sur la ligne suivante

— réponse en majuscule :

— « non » si la formule n'existe pas

— la sous-formule si elle existe. Elle est alors donnée sous la même forme que dans l'expression générale.

lr e expression

a x y b y z c z x la sous-expres- / | \ existe s ion

y b z

l a s o u s - e x p r e s - / h v ^ t

s i o n / | \ n'existe pas

c b z Figure 1

Revue Française d'Informatique et de Recherche opérationnelle

(8)

start phar

EXECUTION BEGINS...

e

a . x . y + b . y . z + c . z . x l A.X.Y+B.Y.Z+C.Z.X

1s y.b.zl B.Y.Z

ls

c . b . z | NON e

( x . y . z + y . t . z . a + z . O . C z . r . s + r . y . t . a J . C z . x . a . b + r . s . t + t . z . x + a ) j (X.Y.Z+Y.T.Z.A+Z.T).(Z.R.S+R.Y.T.A).(Z.X.A.B+R.S.T+T.Z.X+A) ls,

t.z.x+a.x.z.b+s.r.t+a|

Z.X.A.B+R.S.T+T.Z.X+A ls

( t . z . x + a . x . z . b + s . r . t + a ) . ( t . z . a . y + t . z + z . x . y ) | (X.Y.Z+Y.T.Z.A+Z.T).(Z.X.A.B+R.S.T+T.Z.X+A)

R; 1=0.75/1.38 10.02.06

Figure 2

BIBLIOGRAPHIE

[1] BARBAULT et DESCLES, Étude structurelle et catégorielle du système de transition avec application à la science du calcul et à la linguistique mathématique. Thèse, janvier 1970, Paris»

[2] BARRY K. ROSEN, Tree manupulating Systems and Church-Roser Theorems. Harvard University, Cambridge Massachussets, 02138.

[3] BRAINERD W. S.5 Tree generating regular Systems. I.C. 14 (1969), 217-231.

[4] J. CHAUCHÉ, Transduction d'arborescence, application aux manipulations de formules sur ordinateur. Thèses Grenoble, avril 1971.

[5] W. ROUNDS, Context-free-Grammars on tree. ACM Symp on theory of Computing (1969), 143-148.

[6] VEILLON, VEYRUNES, VAUQUOIS, Un mêtalangage de grammaires transformation- nelles. Document CETA Grenoble.

Revue Française d'Informatique et de Recherche opérationnelle n° R-3, 1971.

Références

Documents relatifs

Si donc X,Y,Z sont les composantes du poids du corps ; xyz, les coordonnées de son centre d&amp; gravité ; X,, Y,, Z, les composantes de la poussée du liquide, x x ,y l , z t ,

Quatre points (o, s, o', s') (fig. 5) étant placés harmoni- (juement (os : o's : : os' : o's') sur une droite (PQ) ; une circon- férence qui passe par deux points conjugués fo,

D'où l'on conclut que le lieu du sommet de la parabole est le lieu décrit par un point d'une circonfé- rence roulant sar une circonférence fixe et de même rayon ; le centre de

Mais les angles ASC et BSD sont droits ; donc les deux mem- bres de la dernière égalité sont les réciproques des côtés des carrés inscrits dans les triangles aSc, bSdet dont l'un

Supposons que Ia premiereest égale à la moitié d'un côté d'une portion de polygone régu- lier de m côtés, et la seconde à la moitié d'un côté, portion d'un polygone régulier

Une corde étant inscrite dans une parabole, le produit des distances des extrémités de cette corde à un diamètre quel- conque est égal à la partie de ce diamèlre, interceptée

5° Les angles compris entre les rayons de la petite circon- férence menés aux points correspondants du contact et de l'enveloppe (angles dont la somme équivaut à quatre angles

En effet —L', a! et 0 donnant des résultats dont les signes sont -j f-, l'équation proposée a au moins une racine réelle entre — L' et a! et une entre a' et 0, donc elle a au