A NNALI DELLA
S CUOLA N ORMALE S UPERIORE DI P ISA Classe di Scienze
N GUIFFO B. B OYOM
Structures localement plates isotropes des groupes de Lie
Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze 4
esérie, tome 20, n
o1 (1993), p. 91-131
<http://www.numdam.org/item?id=ASNSP_1993_4_20_1_91_0>
© Scuola Normale Superiore, Pisa, 1993, tous droits réservés.
L’accès aux archives de la revue « Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Scienze » (http://www.sns.it/it/edizioni/riviste/annaliscienze/) implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://www.numdam.org/conditions). Toute utilisa- tion commerciale ou impression systématique est constitutive d’une infraction pénale.
Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la présente mention de copyright.
Article numérisé dans le cadre du programme Numérisation de documents anciens mathématiques
http://www.numdam.org/
des groupes de
Lie
NGUIFFO B. BOYOM
Introduction
On s’intéresse à des
propriétés qualitatives
des structures affines des groupes de Lienilpotents.
Il est des situations où une structure de groupe de Lie résoluble dans ?"puisse
être obtenue par déformation dans un sensà
préciser (e.g.,
suivant la théorieclassique Gerstenhaber-Nijenhuis, [9], [10], [13], [14])
àpartir
de structure de groupe de Lienilpotent.
Ens’inspirant
decette remarque on s’attache dans ce travail à la recherche des structures affines
qui possèdent
despropriétés présentant
un caractère de stabilité sous certainesdéformations
(en
occurrence des déformationsqui
laissent stable la structurede
l’algèbre
de Lie descommutateurs).
Pour des raisonstechniques
évidentesil est
particulièrement indiqué d’exiger
que de tellespropriétés
vérifient soit le théorèmed’extension,
soit celui derelèvement,
soit les deux à la fois. La classe des structuresisotropes
introduite au§2 répondent
àplusieurs
de cesexigences.
L’intérêt pour les structures
isotropes
des groupes de Lienilpotents provient
en
partie
de leur relativerigidité (voir
e.g.,Proposition 2.4.3);
une variantedu théorème d’effacement démontré dans
[12b]
pour les dérivationsnilpotentes
continue d’être valable pour certaines dérivations
semi-simples, (voir [13c]).
Lesdeux résultats
principaux
sont les deux théorèmes d’extension et de relèvement des structuresisotropes
des groupes de Lienilpotents (Theorèmes
2.4.5 et2.4.6)
et le Théorème
2.4.7, (Théorème d’existence).
Ce travail est l’ultime
étape
vers le théorème d’existence des structuresaffines
completes
invariantes àgauche
dans certains groupes de Lierésolubles;
[13c]
est consacré à la démonstration de ce théorème d’existence. Les notions ainsi que les résultats de ce travail seront utilisés dans[13c].
Voici un survol de ce
papier.
Le textecomprend
deuxparagraphes.
Lepremier paragraphe
est consacré auxrappels
desquelques généralités
sur lesvariétés localement
plates, ([4], [11]).
Leprincipal
résultat de ceparagraphe
estle théorème de nullité 1.4.3. dont le théorème d’effacement de
[13c]
est unePervenuto alla Redazione il 12 Dicembre 1990.
variante. Au second
paragraphe
on introduit la notion des structures normalesisotropes
et on met en évidence leurpropriété
derigidité.
Lesproblèmes
d’extension et de relèvement des structures
isotropes
sont résolus. On termine par le théorème d’existence des structuresisotropes
dans certains groupes.Toutes les notions introduites sont illustrées par des
exemples
donnés dans les deux situations fondamentales suivantes:(i)
les groupes de Liecommutatifs,
(ii)
le groupe deHeisenberg X3.
1. - Déroulements dans une variété localement
plate
Les variétés différentiables considérées sont connexes. Tous les
objets géométriques
enjeu
dans une variété différentiable sontsupposés
différentiables.La classe de différentiabilité est C°°. ’
Pour toute la suite on
adopte
les notationsqui
suivent. Soit n un nombreentier
naturel;
ondésigne
par lepseudo-groupe
de Lieengendré
par les germes desapplications
affines inversibles del’espace numérique
réel danslui-même, (voir [1]).
Soit M une variété
différentiable;
laR-algèbre
associative des fonctions différentiables dans M à valeurs réelles est notéeX(M)
est le deschamps
de vecteurs différentiables. Soit(p, q)
uncouple
de nombres entiers
naturels;
est le fibré vectoriel des tenseurs de type(p, q)~
1.1. - Variétés affines et variétés localement
plates
Soit M une variété différentiable de dimension n. Une structure de variété affine dans M consiste en la donnée d’un
rd(n)-atlas
dans lastructure différentiable de M.
([1], [8]).
Une structure de variété localement
plate
dans M est la donnée d’une connexion linéaire dont la dérivation covariante V a ses tenseurs de courbureet de torsion
identiquement nuls, [10].
Il y a
correspondance bijective
de l’ensemble des structures affines dans M sur l’ensembleC(M)
des connections linéaires localementplates (i.e.
dont les tenseurs de courbure et de torsion sont
identiquement nuls)
définiesdans M;
([8], [9], [13]).
Soit
(x 1, ... , xn )
unsystème
des coordonnées locales attachées à une carteaffine
(U, y~);
la dérivation covariante de la connexion localementplate qui correspond
à la structure affine donnée est définie par lesystème
EXEMPLE 1.1.1. Soit muni de la connexion
linéaire
DO
définipar ’
1 pour tout et tout Lesgéodésiques
de la connexioni7°
sont des droites dansEXEMPLE 1.1.2.
L’espace numérique
R"possède
d’autres structures de variété localementplate.
Considérons le cas n = 2 et pour toutposons
On obtient une connexion localement
plate qui
n’est pas affinementéquivalente
à celle de
l’Exemple 1.1.1;
pour se convaincre de cetteaffirmation,
il suffitd’exprimer
dans les coordonnées naturelles(x 1,
X2) deR2
leschamps
de vecteurs(locaux
ounon) ~
E solutions del’équation
Ces
champs
sont de la formeOn peut vérifier aisément que la connexion localement
plate
décrite ci-dessus n’est pascomplète.
1.2. - Déroulements dans
(M, V )
Considérons une structure localement
plate (M, V)
déterminée par la connexion linéaire localementplate V.
Soit c :[0,1]
] ~ M un chemin différentiable par morceaux. Posonsc(0) =
mo etc(l)
= Conformémentaux notations de
[ l0a], fv(c)
est le transportparallèle
delong
du chemin c. Ledéroulement du chemin c dans
l’espace
vectorieltangent Tm, M
est défini parce étant le chemin défini par la restriction a
[0, 1] de l’application
c :[0, 1]
] ~ M.On sait que
l’application
c ~fv(c)
estcompatible
avec la"composition"
deschemins;
il en résulte que le déroulement des chemins obéit à larègle
suivante:chaque
fois que le chemincomposé
c ~ c’ estdéfini,
c’est-à-direchaque
fois que Ion ac’(1)
=c(O).
Le fait
remarquable
est quef o (c)
etqv(c) dépendent
seulement de la classed’homotopie (à
extrémitésfixes)
du chemin c. Cette notion de déroulement des chemins conduit à des considérations liées auproblème
decomplétude
devariétés affines
([7], [11]).
(a)
D’abord lecouple ( fv, qv)
définit unereprésentation
affine du groupe fondamental7ri(M)
dansl’espace
vectoriel muni de sa structure affinenaturelle.
(b)
Fixons une fois pour toutes lepoint
de base m et considérons la variétéM
des classesd’homotopie
des chemins c :[0,1]
~ M avecc(l)
= m;M
n’est pas autre chose que le revêtement universel de la variété M;l’application
déroulement définit une immersion de la variété
M
dansTmM.
Il est bienconnu que les deux assertions suivantes sont
équivalents:
(aï)
la connexion V estcomplète,
(a2)
le déroulement qv :M --> Tm M
est undifféomorphisme,
(voir [8]
pour desdétails). Lorsque V
n’est pascomplète q,’(O)
est un sous-groupe du groupe fondamental le revêtement de
(M,V)
associé àest
appelé
revêtement d’holonomie. Le lien entre lacomplétude
de(M, V)
estla structure
algébrique
de7ri(M)
n’est pascomplètement
éclairci[4].
On saitcependant
que dans le cas des variétéscompactes
lareprésentation
affine de7r1
(M)
définie par( fo, qv)
est un invariant de la structure affine deM
associée à V,[4], [8].
Dans le cas des variétés compactes la
conjecture
de L. Markus affirme que l’existence de volumeparallèle
entraîne lacomplétude.
L’intérêt suscité par cetteconjecture
a abouti à d’excellents travaux au cours de dernières années(voir [4], [8]);
il est clair que cetteconjecture
ne concerne que les variétés compactes;voici un
exemple
de variété localementplate incomplète
pourlaquelle
existe unélément de volume
parallèle.
On considère muni des coordonnéescanoniques (Xl, X2)
et on définit la dérivation covariante V en posantpour tout
Le lecteur trouvera des
exemples
des variétés localementplates compactes incomplètes
dans des références citées ci-dessus.Pour ce
qui
est duproblèmes général
du lien entre la structurealgébrique
de et la
complétude
des structures affines définies dansM,
on a le théorème de réalisation suivant(voir [12]).
THÉORÈME
(J. Milnor).
Tout groupe abstrait virtuellementpolycyclique (i. e.
contenant un sous-groupe
polycyclique
d’indicefini)
estisomorphe
au groupefondamental
d’une variété localementplate complète (M,
La
question
de savoir si on peuttoujours
choisir une réalisationcompacte
(i.e.
Mcompacte)
est à cejour
sansréponse.
Dans[12]
J. Milnor a émis laconjecture
suivante:Conjecture.
Le groupe fondamental d’une variétécompacte
localementplate complète acyclique (M, B7)
est virtuellementpolycyclique.
Il se
dégage
de laconjecture
de Milnor laquestion
de savoir si toute"soluvariété",
au sens deMostow, HBG possède
des structures affinescomplètes;
en vertu de
[13a]
et[12b]
laréponse
à cettequestion
est affirmative pour les nilvariétésparticulières,
voir addendum.Une
partie
de[13c]
est consacrée à ceproblème
pour les soluvariétésgénérales.
1.3. - Structures affines des groupes de Lie et KV-structures
Sauf mention expresse du
contraire,
les groupes de Lie considérés sontréels.
L’algèbre
de Lie deschamps
de vecteurs invariants àgauche
dans ungroupe de Lie G sera notée
~.
Une structure localement
plate (G, B7)
est dite invariante àgauche
si pour X et Ydans 9
lechamp
de vecteurs est aussi dans~C; puisque
les tenseursde courbure et de torsion de la connexion linéaire V sont
identiquement nuls,
celle-ci définit dans
l’algèbre
deLie 9
une structured’algèbre
deKoszul-Vinberg (KV-structure).
On saitqu’il
y acorrespondance bijective
entre l’esembledes KY-structures
de 9
et le sous-ensembleG A(G)
des structures affines invariante àgauche
dans le groupe de Lie G.Soit
(G, B7)
une structure localementplate
invariante àgauche
dans legroupe de Lie
G;
la KV -structure associée à B7 , sera notée po(ou
toutsimplement
p,lorsqu’il n’y
a pasrisque
deconfusion). L’application
linéairequi
associe à X
E 9
lecouple (X, pv(X))
est unisomorphisme de 9
dansl’algèbre
de Lie
AI 1(9)
desapplications
affines del’espace vectoriel 9
dans lui-même.Supposons
que G soitsimplement
connexe; alors il existe unhomomorphisme
continu de G dans le groupe de Lie des
endomorphismes
affinesinversibles
de 9 qui
associe à s E G lecouple q(s), f (s)
et vérifie la condition suivante_1
_v
L’intérêt pour les considérations ci-dessus
provient
du théorème suivant:THÉORÈME. Les assertions
qui
suivent sontéquivalentes:
(1) (G, B7)
estcomplète.
(2)
La loid’opération (q, f) :
G9
estsimplement
transitive.(3)
PourYo e ~ l’application e(X)
= X+ Pv(X)Yo
estinjective.
Si une des conditions du théorème ci-dessus est vérifiée par
(G, B7)
alors le groupe de Lie G est résoluble([12]).
On déduit de ce théorème que si Gpossède
une KY-structurecomplète (i.e.
vérifiant la condition(3)
du théorèmeprécédent)
alors toute soluvariété(solvmanifold) HBG possède
une structureaffine
complète, (voir [13c]).
1.4. - Problèmes d’extension et de relèvement
Dans ce numéro on
rappelle
certaines notions introduites dans des travauxantérieurs
[12a], [12b] qui
seront utilisés dans ce travail. Certainscomplexes
de cochaines
jouent
des rôles incontournables dans leproblème
d’existence des structures affines invariantes àgauche
dans les groupes de Lie résolubles(tout
au moins dans le
point
de vuequi
estadopté
parl’auteur).
Pour
simplifier
on commencera par fixer des notations. Soit(~C, p)
uneKV-structure définie dans
l’algèbre
de Lie~C .
( 1 ) C*(~, ~)
et lecomplexe
de cochainesde 9
à coefficientsdanse
relativement à la
représentation adjointe [6].
Lepième
espace decohomologie
de
C*(~C, ~C)
estdésigné
parHP(g, g). L’espace H1(g, g)
estl’espace
desdérivations extérieures de
l’algèbre
de Lie~.
(2)
Soit~C * l’espace
vectoriel dual de~.
On munit~C *
de lastructure de
§-module
associée à lareprésentation
dualep*.
Ondésigne
parO;(g, g) (respectivement O;(g, ~C*))
lecomplexe
deChevalley-Eillenberg
de lareprésentation
linéaire p(respectivement
de lareprésentation
linéairep*)
et lepième
espace decohomologie
est notég) (respectivement HPP(G, ~C*)), [3].
(3)
Achaque cocycle
B EZ;(g, g)
on associera lareprésentation
linéairede 9
dans xqui
est définie par la formule suivanteL’espace
decohomologie
ducomplexe
deChevalley-Eillenberg
associé à cettereprésentation
sera notélqff(g»’
(4) L’algèbre
decohomologie
réelle de sera notéeH*(~,R).
Onsait que
l’operateur antisymetrisation
deg*
dans induit uneapplication
linéaire dedegré
un deH,*(g,~*)
dansH* (~C, I~ ); ([13a], [13b]).
Nous allons
rappeler
lafaçon
dont les espaces decohomologies
décrits ci- dessus interviennent dans leproblème
d’existence des structures affines dans les groupes de Lienilpotents.
On verraplus
tard comme on passe de casnilpotent
au cas résoluble
(général)
par unprocédé
dedéformation, (voir
essentiellement[13c]).
1.4.1. - Problème de relèvement
Considérons un groupe de Lie G
d’algèbre
de Lie~C.
SoitGo
une extensioncentrale du groupe de Lie G par le groupe de Lie commutatif R. Soit
go l’algèbre
de Lie de
Go;
en identifiant90
avecl’espace produit
Rx 9,
le crochet dans90
est défini par la formule suivanteoù Q est un
2-cocycle
scalaire ducomplexe 0*(9, R).
Soit
(9, pv)
la KV-structure dans9-associée
à la structure localementplate
invariante àgauche (G, V).
On dit que
(G, ~ )
à lapropriété
de Q-relèvement s’il existe dans le groupe de LieGo
= R x G une structure affine invariante àgauche (Go,
telle quel’homomorphisme
deGo
sur G soit unhomomorphisme
affine de(Go,
sur(G, B7).
Lescomplexes 0;v(9, 9*)
estC* (~C, R)
fournissent des outils efficaces pour l’étude duproblème
de relèvement. Plusprécisément
si ondésigne
para’
1l’homomorphisme
de dansH2(9,R)
décrit au n°1.3,
on a lerésultat suivant:
THÉORÈME
([13a], [13b]).
Il y aéquivalence
entre les deux assertionsqui
suivent.
(a) (G, ~) a
lapropriété
de Q-relèvement.(b)
la classe decohomologie [Q] appartiernt
àl’image
dei9l.
1.4.2. - Problème d’extension
On fixe
(G, B7)
comme ci-dessus et on se donne une extension G x R du groupe de Lie additif R par le groupe de Lie G. NotonsGo
= G x R et90
son
algèbre
de Lie. La structure de crochet de x R est donnée par la formule suivanteoù D est un
1-cocycle
ducomplexe C*(g, ~C ),
c’est-à-dire que D est unedérivation de
l’algèbre
deLie g.
On dit que la structure localement
plate (G, V)
a lapropriété
de D-extension s’il existe dans
Go
une structure localementplate
invariante àgauche (Go,
telle quel’homomorphisme
inclusion de G dansGo
soit unhomomorphisme
affine de(G, V)
dans(Go, Vo).
On a
prouvé
dans[13b]
que leproblème
d’extension des structures affines des groupes de Lie étaitéquivalent
à unproblème
d’effacement del’espace
decohomologie H1(g, g).
Nous allons consacrer le n° 1.4.3qui
suit à une variantedu théorème d’effacement établi dans
[13b].
Les résultats obtenuspermettront
une bonne
compréhension
de passage des cas des groupes de Lienilpotents
àcelui des groupes de Lie résolubles non
nilpotents (voir [13c]).
1.4.3. - Théorème de nullité et
problème
d’extension des KV-structures Dans ce numéro nous supposons par commodité que G est un groupe de Liesimplement
connexed’algèbre
de Lie~.
On suppose que Gpossède
unestructure affine invariante à
gauche (G, V)-associée
à la KV -structure(g, pv).
Soit B un
cocycle
de dimension 1 dans est unendomorphisme
del’espace vectoriel § qui jouit
de lapropriété
suivante:’
pour toute
paire (X, Y)
d’éléments dans9.
Un telcocycle
donne lieu àl’homomorphisme
X H(B(X), pv(X)) de 9
dansl’algèbre
deLie 9
xEnd(9)
des
applications
affinesde 9
dans lui-même.On va poser
OB(X) = (B(X),
etregarder OB
comme unmorphisme
du
9-module 9
pour lareprésentation adjointe
dansle 9-module
=9
xEnd(9)
pour lareprésentation
linéaire définieprécédemment
en posantde sorte que
Os
induit uneapplication
linéaire dedegré
0 deH*(~C, ~C)
dansPar ailleurs on associe à tout
couple (U, D) E 9
xZl (g, g)
la 0-cochaine(U, AD)
ducomplexe
avecDans la suite on s’intéressera tout
particulièrement
au sous-espace de formé des dérivations D pourlesquelles
lacocycle OB(D)
Epossède
uneprimitive (U, AD)
dansDans
[13b]
on aesquissé
l’étude du cas où B estcohomologue
à zéro.L’existence de
primitive (U, AD) équivaut
alors à l’effacement de[D]
parl’injection O(X) = (X, pv(X)) de 9
dansAII(9).
Dans le casgénéral OB
n’apas de raison d’être
injectif;
lapropriété
de D-extensionéquivaut
à l’existence d’uncocycle
B e tel queOB possède
uneprimitive
de la forme(U, -AD)
avec-AD
= D + B. Plusprécisément
on a l’énoncé suivant.THÉORÈME
(de nullité).
Les notations sont celles ci-dessus. Les assertionsqui
suivent sontéquivalentes.
(a) (G, V) a
laproprété
de D-extension.(b)
Il existe uncouple (UD, BD) Zl ~C)
tel que(UD,
-D -BD)
estune
primitive
deOB
dans lecomplexe Cp* v, n(g,
DÉMONSTRATION. Ce théorème est une reformulation du théorème d’extension démontré dans
[13a].
Il est reécrit ici sous une forme efficace pour ledévissage
duproblème
d’existence dans des groupes de Lie résolubles([13c]).
Pour voir que(a)
~(b)
il suffit derappeler
que lapropriété
de D-extension
équivaut
à l’existence d’uncocycle (U, A) e g
x satisfaisantaux deux conditions
qui
suivent:pour tout X La
première
condition entraîne desorte que le
système
ci-dessussignifie
que l’on a, pour tout X e~, la relation
, s-s
c’est-à-dire
(-U, -A)
est uneprimitive
deOB(D)
dansInversement, s’il existe
(U, B) e g
xg)
telque -(U,
D +B)
soit uneprimitive
deO$ (D),
on voit aisément que(a)
est satisfait.Dans le théorème de nullité ci-dessus on voit
qu’il
y a deuxcontraintes;
il faut associer à D e
g)
descocycles
B Eg)
defaçon
que lesOB (D)
soientcohomologues
àzéro;
une fois cette conditionremplie,
il fauts’assurer que
parmi
cescocycles
B il y en a tels que8B(D) possède
uneprimitive
de la forme-(U, D + B).
LeChapitre
2 de ce travail sera consacré enpartie
à ceproblème.
1.4.4. - Deux
exemples
de structuresaffines vérifiant
le théorème de nullitéLes deux
exemples qu’on
va décrire en détailjouent
des rôlesimportants
dans le processus récurrent utilisé dans ce travail et dans
[13c].
EXEMPLE 1. Soit
M3
le groupe deHeisenberg
de dimension 3. Fixons unebase
(el, e2, e3)
del’algèbre
de LieS3
deN3
tel que[e2,
e3 = el. Soit(g, p)
laKV-structure de
S3
définie dans le base (ei) parNotons
F(S3)
ledrapeau
deS3 engendré
par la base(el,
e2,e3).
SoitEF(S3)
le sous-espace des
endomorphismes nilpotents
deS3 qui préservent
dedrapeau F( S3 ).
Tout D e est une dérivation del’algèbre
de LieS3 .
Les cochaines (D E sont
représentées
dans la base(ei )
par les matrices carrées réellesLes
cocycles
sont définis par leséquations
On déduit aisément de ces conditions que
Examinons le
problème
de Pour cela soit D dansdans la base (ei ) posons
On associe à D
l’endomorphisme AD représenté
dans(ei)
par la matriceOn a alors l’identité suivante:
Supposons
maintenant que D’ soit un autre élément dansOn va associer au
couple (D, D’)
d’éléments de la cochaine suivanteest
représentée
dans la base(ei )
par la matrice suivanteLa cochaine MDD, est en fait un
cocycle
exactpossédant
uneprimitive
de laforme
-
où w e R. En d’autres termes on a l’identité
D’un autre côté on voit que le crochet
[D, D’]
coïncide avec la dérivation intérieureadEDD
avecIl convient à ce state d’observer que
(ri)
et(x2)
entraînent lapropriété
deD-extension pour
( S3 , p) quel
que soitSoient Q et D dans et dans
Z2(S3, S3 ) respectivement.
Noussupposons que ni D ni Q ne sont
cohomologues
àzéro;
on a alorsavec
a23 f0.
Nous supposons que lecocycle
DQ défini parest
cohomologue
à zéro. Dans la base (ei ), Q est alorsreprésentée
par la matrice suivanteTout tel que est
représenté
dans la base(ei )
par la matrice suivanteA
chaque couple (AD,
formé de cochaines définis commeci-dessus,
on associera la cochaine définie par la formule suivante: pour Xet Y dans
S3
on poseDans la base
(ei ), eÇ2D
estreprésenté
par la matrice suivanteOn vérifie sans
peine
queeÇ2D
estfermé,
c’est-à-dire = 0.Soit 0 =
(01, 02, 03)
dansS3 ;
le cobordd p 0
estreprésenté
dans la base (ei) par la matricequi
suitPour
qu’il
existe un (Dç2 tel queeÇ2D
soit exact il faut et il suffit que lesystème
en(~22,~32) qui
suit ait de solutions:Puique l’unique
solution estOn voit que
1/JQD possède
uneprimitive qui
s’écrit dans laoù les
composantes 82
et83
sont arbitraires. · Les diverses cochainesqu’on
vient d’attacher aux données(2,D)
eZ~(~3,R)
xZ 1 ( S3 , S3 )
sont reliées par despropriétés remarquables qu’on
vamettre en évidence et dont
l’importance apparaîtra plus
loin. Considérons pour cela D et D’ dans et Q eZ2( S3, I(~ ).
On suppose que niD,
niD’,
ni Qne sont
cohomologues
à zéro(sinon
nos relations sont trivialementvérifiées).
On suppose que DQ et sont
cohomologues
à zéro. PosonsPuisque
ni D ni D’ ne sontcohomologues
à zéro on a 1 et parconséquent
Soient aD et aD
dans S3
tels que DQ =baD
et(6
estl’opérateur
cobord du
complexe
En vertu de(~r3 )
on a lesystème
Les composantes peuvent être choisies arbitrairement. D’un
A .6 3 - - .
autre côté la contrainte
(273),
c’est-à-dire1 1 détermine
aux composantes
82
et83 près.
Considérons maintenant un élément et calculons les
quantités
suivantes:Les cochaines
analogues DaD~ - D’aD
etADaD~ - AD,AD jouent également
desrôles
importants ([13b]);
calculons les:Jusqu’ici l’unique degré
de liberté dans le choix deAD
est le coefficient a 13 ; renonçons à cette liberté en posant13 = -,o;i3.
Lesquantités
2et ’
sontmaintenant 4
2
maintenant
Nous supposons maintenant que et
soient donnés et renonçons à la liberté de choix de la composante 82 de aD en
posant
On déduit alors facilement de ces choix
l’implication
Les quatre
propriétés
xi, 1 i 4, de( S3, p) qu’on
a mises en évidenceseront
généralisées
à certaines structures affines des groupes de Lienilpotentes.
Il est utile d’observer que ces
propriétés
sont différentes despropriétés PF
décrites dans[13b];
en fait la structure décrite dansl’exemple
ci-dessus nevérifie pas les
propriétés PF.
EXEMPLE 2. Nous considérons le groupe vectoriel muni de sa structure
affine
canonique V°).
Nous suposerons n > 2(si n
2 lespropriétés
~ri sonttrivialement
vérifées).
On commence par fixer undrapeau F(~)
dansl’algèbre
de Lie de On a
défini comme dans
l’Exemple
1. Pour tou onprendra
Ilest clair que xi et 7r2 sont vérifiés par ce choix. Soit Q e
A2~*@
on associera àQ la cochaine
_
On a alors = 0 dès que DQ = 0
(i.e.
DQ estcohomologue
àzéro).
Commedans
l’Exemple
1, supposonsqu’on
ait fixé aD et aD’. Nous poserons alorsSoit w un élément
dans g,
on voit aisément que l’on al’implication
On conclut que
(R~, V°) jouit
aussi despropriétés
1 i 4..Les deux
exemples qu’on
vient de décrire vérifient le théorème de nullité pour dessous-algèbres
étant undrapeau
d’idéaux de~. *
1.5. - Commentaires
a)
On verra que lespropriétés xi
i sont stables sous l’effet de certaines déformations des structures affinesqui
vérifient cespropriétés.
Pour illustrercette
affirmation,
il suffit de déformerl’Exemple
1 du n° 1.4.4 ci-dessus enposant
pour T e ROn vérifie aisément que p,
jouit
despropriétés
1 i 4.b)
Soit(9, p)
une KY-structure; soit D une dérivation de9.
FixonsZ2(~ , R)
et aE 9*
tels que DQ = bcx; lecocycle
Q est alors la restrictionà 9
d’uncocycle QDEZ2 (g0R)
où90
est l’extension de R par9
donnée par la relation(r2) (voir
n°1.4.2);
on définitQD
en posantDans la suite et conformément aux notations
adaptées
dans[13b],
ondésignera
par
9Q (respectivement 9D) l’algèbre produit
semi-direct associé aucouple (9,Q)
suivant(r2) (respectivement
associée à(9,D)
suivant(ri)).
Suivant(r2),
le
couple (9D, QD)
donne lieu àl’algèbre 9QD;
de sortequ’on
a le carrécommutatif
d’homomorphismes d’algèbre
de LieSupposons
que(g, p) possède
lapropriété
de D-extension dans9D
et de Q-relèvement dans
§q,
alors lapropriété
~r3 assure l’existence dansgÇ2D
d’unQD-relèvement
dequi
est aussi une extension de(go., Po.)
dansAutrement dit le
diagramme (r3)
est undiagramme
commutatif des KV- structures.On a
déjà
faitobserver,
certes defaçon allusive,
que lespropriétés xi
sonten fait des
propriétés
des classes decohomologies [D], [D’], [Q],
....2. - Structures affines normales des groupes de Lie
nilpotents
Ce
Chapitre
2 est consacré àl’esquisse
d’une étudequalitative
de structuresaffines des groupes de Lie
nilpotents.
Les structures affines sont bien entendu cellesqui
sont associées aux structures localementplates
invariantes àgauche,
ou si l’on veut, celles
qui
sont associées aux KV-structures dans lesalgèbres
de Lie des groupes considérés.
2.1. - Structures affines normales
Soit G un groupe de Lie
nilpotent
doncl’algèbre
de Lie est notée~C .
Ondésigne
parCk(g)
la suite centrale descendante dansg;
cette suite est définiepar récurrence par les relations
qui
suiventChaque
est un idéalcaractéristique
del’algèbre
de Lie~. Puisque chaque algèbre
de Liequotient Ck(g)jCk+1(g)
est commutative toutdrapeau F(g)
dans~ qui
estplus
fin que la suiteCk(g)
est undrapeau
d’idéaux deg.
Un teldrapeau
seraappelé drapeau
normal detype
central(ou
toutsimplement drapeau
normal
central). Rappelons
que estl’espace
des élémentsnilpotents
deEnd(~) qui préservent F(~).
Dans ce travailPF’(~)
est le sous-espace des dérivations Dqui
sont dans etqui
vérifient la conditionCk(gD)
E2.1.1. - Problèmes des relèvements normaux d’une KV-structure normale
Soit 9
unealgèbre
de Lienilpotente
de dimension n sur R.DÉFINITION 2.1.1. Une KV-structure
complète (~C, p)
est normale si(i)
il existe undrapeau
normal centralF(~) = g,
C...~ ... préservé
par p eton a
Soit Q e un
2-cocycle;
soit9 = -go
l’extension centrale de-g
par R associée à Q. Notons l’ensemble des relèvements de p dans
9.
L’objectif
de ce n° 2.1. est d’établir que si n’est pas vide, il contient une KV-structure normale(9, p).
On
se propose d’établir le résultat ci-dessus par récurrence sur la dimension de-g;
c’est ce schemaqui
motive le Théorème 3.1. de[13a].
On fixe
(~, p)
et(~C, p) avec
p E On se donne une extension9D
de 11~
par 9
et une extension-gD
de R par-go
_On suppose en
plus
que(~,~) (respectivement (~C, p)) possède
uneextension
(9D, PD) (respectivement (-gD, PD)
telles que l’on ait lediagramme
commutatif des KV -structures
On suppose
(9, p)
normale et on fixe dans9
undrapeau F(9) = 91
C ...~C~
C...9 qui
vérifie la Définition 2.1.1(on
suppose que91
1 est le noyau dex).
SoitB l’idéal maximal
de 9
dans ledrapeau F(9).
Ces notations étant fixées voici le Théorème3.1, [13a].
-
THÉORÈME 2.1.1.
[13a].
Les notations sont celles-cidessus;
on suppose(YD, PD)
normale ainsi que les KV-structures où A est un idéal de codimension 1 dans9D
avec et où PA = Alors9D possède
de uneKV-structure normale
(9D, PD) qui
seprojette
sur(y, PD)
et induit(9, p).
2.1.2. Avant
d’entreprendre
la démonstration du théorèmeci-dessus, je
vaisfaire
quelques
obervationsqui
ont pour but d’éclairer les raisons de la méthode(par récurrence)
retenue.1)
Si(9D, PD)
est un relèvementnormal de (gD,
étant dans0(g)
ilexiste dans
-gD un drapeau
normal centralF(YD) qui vérifie
les conditions(i)
et(ii)
de la Définition 2.1.1 et dontl’image
inverse7r-1(F(YD))
vérifie conditionsanalogues
pour(9D,
2)
Soit EZ2(YD, R)
lecocycle qui
définitla_str_ucture
de9D.
La KV-structure pD est définie par un
cocycle ®2~D;
on a enparticulier,
pour(X, Y)
dansYD
x9D, Q(X, Y) = Si on
pose
9kD
= où est l’idéal de dimension k - 1 deles sous-espaces et sont
engendrés respectivement par
les(Q(X, Y), [X, Y])
et lesY), PD(X)Y)
avec(X, Y)
dans(YD)k-1
x_
Par
conséquent,
déformer(9D, PD)
pour obtenir un relèvement normal de revient à déformer lecocycle 4>0
dans ce but.3)
Si onadopte
deprocéder
par récurrence sur la dimensionde 9DI
onvoit
qu’il s’agit, une
fois cette déformation réalisée au niveau de(YD)k-1
1 depasser au niveau
(gD)k;
autrementdit,
on suppose que lediagramme
commutatifsuivant
est un
diagramme
de KY-structures dont celles degkD
et de(YD)k
sont normales.Il
s’agit
de prouver que l’extension de(~kD,,O) dans peut
être déforméeen une
KV-structure normalequi
seprojette
dans(YD)k
en la structure normale«gD)k, PD).
C’est exactement la reformulation du Théorème 2.1.1 de[13a].
Soit A une dérivation de
9kD qui
définit la structure de9k+1,D.
La KV-structure de est définie par une A-extension de celle de
gkD;
c’est-à-dire par ladonnée
d’une"primitive" Ao
de à dans Si on identifiegk,D
avec R x
(YD)k-2
x etAli
ont lesprésentations
matricielles suivantesavec
On observe que
l’endomorphisme
est laprimitive
de la dérivationqui
définit la A-extension normale«9D)k, PD).
Tout cequi
-
précède
vise àfaire
remarquer que déformer la KV-structure de9k+1,D,
cellesde
gkD
et de(gD)k
étant fixées revient à déformerAo
sans modifier ses"composantes" Ainsi,
ils’agit
de modifier seulement la dernière composante u e R de lapremière ligne
de AA.CONCLUSION DES OBSERVATIONS: Le théorème ci-dessus résultera pour l’essentiel du Lemme ci-dessous.
Soit
(~C, p)
une KY-structurecomplète préservant
undrapeau
normalF(9).
Soit D E On munira
90
dudrapeau
normalF(9)
C90
et ondésignera
par
ExtD(p)
l’ensemble(éventuellement vide)
des D-extensionscomplètes qui préserve
ledrapeau F(90).
Ces notations étant fixées on a:LEMMA. Soit
(9, p)
une KV-structurecomplète.
On suppose que ppréserve
un
drapeau
normal centralF(9).
Si l’ensembleExtD(p)
n’est pas vide, alors il existe une D-extension(90, Po) définie
par uneprimitive
AD E de Dqui jouit
despropriétés
suivantes:Ao(9k)
=D(9k)
pour tout idéal9k
deF(9).
DÉMONSTRATION. On va
procéder
par récurrence surdim 9
= n.1)
Sidim 9 = 2, ~
est commutative. Soit(x, y)
des coordonnéescompatibles
avec ledrapeau F(9);
p a la forme matricielle suivanteOn a alors
On choisit un élément
-. , -,-"""t..
avec de la forme
On a
et
quel
que soit X dans9.
Ces conditions assurent que AD définit une D-extensioncomplète
de(9, p).
En vertu du choix deAD
on a2)
On suppose que la conclusion du lemme vaut en dimensions n.Soient
(9, p), F(9)
et D e comme dans le lemme avecdim 9
= n + 1. Onsuppose que
ExtD (p)
n’est pas vide. PosonsF(~ ) _ g,
c ... C9n-1 c 9n
C9.
Puisque
D E ondésignera
par .~ l’idéal de codimension un de9D
définipar le
couple (9n, Dlgn).
De sortequ’on
a lediagramme
commutatifd’algèbres
de Lie
où
9D
estl’algèbre
de Liequotient
de9D
par l’idéal91
deF(9)D.
Si(9, PD)
est un élément de PD E
ExtD(p),
lediagramme
ci-dessus devient undiagramme
de KY-structures
complètes. Ainsi,
en vertu del’hypothèse
de récurrence la conclusion du Lemme vaut pour la KV-structurede ~. L’objectif
est de prouverqu’on
peut, tout en conservant la validitédans 9
des conclusions duLemme,
modifier la"composante dans 91"
desAD
pour que le Lemme vaillepour (9, p);
("argument
decompatibilité").
Enidentifiant 9
avec soit9n x IR,
soit R soitR x
9 n
x R, la dérivation D E a lesprésentations respectives
suivantes:avec