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j’aixp+1∈]−1,1[et la factorisation classique : 1−xp+1= (1−x) p k=0 xk d’où en simplifiant √1−x

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

A — Préliminaire Sur]−1,1[, je dispose du développement en série entière usuel

(1 +t)1/2 = 1 +

k=1

aktk

∀k∈N ak=

−1

2 −3

2 · · · −1

2 −k+ 1

k! = (−1)k

2k ·1.3.· · ·.(2k−1)

k! = (−1)k

2k · (2k)!

2k.(k!)2 en multipliant numérateur et dénominateur par 2.· · · .(2k) = 2k.k!

1) D’où en remplaçantt par−x, le terme pour k= 0étant le bon,

∀x∈]−1,1[ 1

√1−x =

k=0 2k

k

4k xk.

B — Identité de Karamata

2) Soient p∈N etx∈]−1,1[; j’aixp+1∈]−1,1[et la factorisation classique : 1−xp+1= (1−x)

p k=0

xk d’où en simplifiant

√1−x+

k=0

akx(p+1)k=

√1−x

√1−xp+1 1−xp+1f xp+1 = 1

p k=0

xk

1−xp+1f xp+1 .

Or, j’ai grâce à l’hypothèse, par composition de limites, pétant fixé, 1−xp+1f xp+1 −→

x1

√π d’où

xlim1

√1−x

k=0

akx(p+1)k= π p+ 1.

3) Soient p ∈ N et fp : t → e(p+1)t

√t ; fp est continue et positive sur R+, intégrable sur ]0,1] par comparaison à une intégrale de Riemann, car

fp(t) ∼

t0

1

t1/2 et 1/2<1.

De plus

∀t≥1 0≤fp(t) =etept

√t ≤et

et t→et est classiquement intégrable surR+ (car −1<0), donc sur[1,+∞[; par conséquent fp est aussi intégrable sur[1,+∞[, donc finalement surR+. Pour le calcul, j’utilise le changement de variable C1 bijectif u= (p+ 1)t :

+ 0

e(p+1)t

√t dt=

+ 0

eu u/(p+ 1)

1

p+ 1du= 1

√p+ 1

+ 0

eu

√udu.

Ainsi, grâce au résultat fourni dans l’énoncé (Γ (1/2). . . ),

+ 0

e(p+1)t

√t dtconverge et vaut π p+ 1. En conclusion, grâce au 2),

xlim1

√1−x

k=0

akx(p+1)k=

+ 0

e(p+1)t

√t dt.

(2)

4) Le résultat précéent n’est autre que la formule souhaitée, dans le cas particulierQ=Xp ; comme il est vrai pour tout p deN, par linéarité de la limite d’une part et de l’intégrale d’autre part, il en résulte

Pour toutQ deR[X], lim

x1

√1−x

k=0

akxkQ xk =

+ 0

etQ et

√t dt.

5) Par définition de h, j’ai et

√th et = 1

√t sit∈]0,1] et et

√th et = 0 sit >1.

Or l’intégrale de Riemann

1 0

√dt

t (convergente car1/2<1!) se calcule à l’aide d’une primitive :

1 0

√dt

t = 2√ t 1

0 = 2.

En conclusion,

+ 0

et

√th et dt converge et vaut 2.

6) Soit x ∈[0,1[. La suite xk est strictement décroissante et de limite nulle, à partir d’un certain rang xk∈ 0, e1 et doncakxkh xk = 0. Le terme général de la série considérée est donc nul à partir d’un certain rang, la suite des sommes partielles est stationnaire, ainsi

La série de terme général akxkh xk converge.

7) Précisément, pour x=e1/n, j’ai pour toutkdans N

xk=ek/n= 0⇔k > n

d’où

k=0

akxkh xk = n

k=0

ak. Le résultat du5) et l’égalité deK donnent alors

1−e1/n n

k=0

akn−→→∞2 or 1−e1/n n→∞∼ 1

n car et−1 ∼

t0t.

En conclusion,

n k=0

akn→∞∼ 2√ n.

C — Théorème taubérien

8) Par hypothèse 0 < α <1 < β. En particulier, pour tout entier naturel n non nul, αn∈]0, n[et donc [αn]∈[[0, n−1]]. AinsiSn−S[αn]= n

k=[αn]+1

ak est une somme den−[αn]termes, tous au moins égaux à an (puisque la suite(ak) est décroissante). Par conséquent

Sn−S[αn]≥(n−[αn])an.

De même, βn > n donc[βn]≥n et S[βn]−Sn =

[βn]

k=n+1

ak est une somme de [βn]−n termes tous au plus égaux à an, d’où

S[βn]−Sn≤([βn]−n)an.

En conclusion, dans le cas oùn−[αn]et[βn]−n sont non nuls, ils sont strictement positifs et S[βn]−Sn

[βn]−n ≤an≤ Sn−S[αn]

n−[αn] .

(3)

9) Soit γ un réel strictement positif. Pournsuffisamment grand, j’ai[γn]>0 et γn−1<[γn]≤γn d’où 1− 1

γn < [γn]

γn ≤1.

Or γn −→

n→∞+∞, donc grâce au théorème d’encadrement, [γn]

γn −→

n→∞1. Autrement dit, [γn]

n n−→→∞γ.

Par ailleurs, grâce à l’hypothèseSn∼2√

n, comme [γn]n−→→∞+∞, S[γn]

√n ∼ 2 [γn]

√n ∼ 2√γn

√n d’après le résultat précédent, d’où finalement

S[γn]

√n n−→→∞2√γ.

10) Soit ε >0. un réel strictement positif. D’après 8), j’ai, pour n∈N, en multipliant par√

n= 1/√ n 1/n , S[βn]

√n − Sn

√n [βn]

n −1

≤√ nan

Sn

√n−S[αn]

√n 1−[αn]

n .

D’après l’hypothèse Sn∼2√

net les résultats précédents, le minorant tend vers 2√ β−2

β−1 , il sera donc supérieur à 2√

β−2

β−1 −ε à partir d’un certain rang. De même le majorant tend vers 2−2√ α 1−α , d’où, pour tout entier natureln assez grand :

2 √ β−1

β−1 −ε≤√

nan≤ 2 (1−√ α) 1−α +ε.

11) J’ai

2 √ β−1

β−1 = 2

√β+ 1 −→

β1+1 et 2 (1−√ α)

1−α = 2

1 +√ α −→

α1 1.

ε >0étant fixé, je peux fixer, par définition de la limite, αetβ tels que 0< α <1< β, 2 (1−√α)

1−α ≤1 +ε et 2 √ β−1

β−1 ≥1−ε.

Alors les résultats précédents me fournissent n0 dansNtel que n≥n0 ⇒1−2ε≤√

nan≤1 + 2ε.

En conclusion, toujours par définition de la limite,

nlim→∞

√nan= 1, c’est-à-dire que an∼ 1

√n.

D — Marche aléatoire

12) Soit (i1, . . . , ink)∈ {−1,1}nk ; puisque les X sont mutuellement indépendantes, j’ai P(Xk+1=i1, . . . , Xn=ink) =n

k

ℓ=1P(Xk+ℓ =i) = 1 2

nk

et de même

P(X1 =i1, . . . , Xnk=ink) =n

k

ℓ=1P(X=i) = 1 2

nk

d’où

P(Xk+1=i1, . . . , Xn=ink) =P(X1 =i1, . . . , Xnk=ink).

(4)

13) Par définition des Sn, on a









Sk+1−Sk =j1

Sk+2−Sk =j2

...

Sn−Sk=jnk









Xk+1=j1

Xk+1+Xk+2 =j2

...

Xk+1+· · ·+Xn=jnk









Xk+1=j1

Xk+2=j2−j1

...

Xn=jnk−jnk1

La question précédente donne alors

P(Sk+1−Sk =j1, . . . , Sn−Sk =jnk) =P(X1=j1, X2 =j2−j1, . . . , Xnk =jnk−jnk1) (précisément, au 12) les i étaient supposés dans {−1,1}, mais s’ils n’y sont pas tous l’égalité reste vraie puisqu’elle s’écrit0 = 0, les X ne prenant que les valeurs −1et 1 !).

En faisant le trajet dans l’autre sens je remarque que









X1=j1

X2=j2−j1

...

Xnk=jnk−jnk1









S1=j1

S2=j2

...

Snk=jnk

d’où finalement

P(Sk+1−Sk=j1, . . . , Sn−Sk=jnk) =P(S1=j1, . . . , Snk =jnk) 14) Par définition des événements considérés,

Ank = (Sk= 0)∩(Sk+1 = 0)∩ · · · ∩(Sn= 0) d’où, par la formule des probabilités composées,

P(Ank) =P(Sk= 0)P(Sk=0)(Sk+1= 0, . . . , Sn= 0). Or trivialement

P(Sk=0)(Sk+1 = 0, . . . , Sn= 0) =P(Sk=0)(Sk+1−Sk= 0, . . . , Sn−Sk= 0)

et il apparaît queSk+1−Sk, . . . , Sn−Sk sont des fonctions deXk+1, . . . Xn, tandis queSk est fonction deX1, . . . , Xk. Donc, en vertu du lemme des coalitions,Sk+1−Sk, . . . , Sn−Sk sont indépendantes de Sk, d’où

P(Sk=0)(Sk+1−Sk = 0, . . . , Sn−Sk= 0) =P(Sk+1−Sk= 0, . . . , Sn−Sk = 0). Or

(Sk+1−Sk= 0, . . . , Sn−Sk= 0) =

(j1,...,jnk)(N)nk

(Sk+1−Sk =j1, . . . , Sn−Sk=jnk)

et il s’agit d’une union dénombrable (comme (N)nk) d’événements incompatibles 2 à 2, donc par σ-additivité

P(Sk+1−Sk= 0, . . . , Sn−Sk= 0) =

(j1,...,jnk)(N)nk

P(Sk+1−Sk =j1, . . . , Sn−Sk=jnk).

Alors d’après13),

P(Sk+1−Sk = 0, . . . , Sn−Sk= 0) =

(j1,...,jnk)(N)nk

P(S1=j1, . . . , Snk=jnk)

où je reconnais, par définition, P(Enk),puisqu’il s’agit de la probabilité pour qu’aucune des variables aléatoiresS1, . . . , Snk ne prenne la valeur 0.

En conclusion,

P(Ank) =P(Sk = 0)P(Enk).

15) Soit n ∈ N. Fixons ω ∈ Ω ; comme S0(ω) = 0, l’ensemble {k∈[[0, n]] / Sk(ω) = 0} est une partie non vide de N, qui admet donc un plus grand élément. Alors par définition ω ∈ Ank. Par conséquent Ω = n

k=0

Ank. Or les Ank, k ∈ [[0, n]] sont incompatibles 2 à 2 (si ω appartenait à Ank et à An avec 0 ≤k < ℓ≤n, j’aurais S(ω) = 0 du fait que ω ∈ Ank et k+ 1≤ℓ≤n, tandis que S(ω) = 0du fait que ω∈S).

(5)

En conclusion, grâce au 14),

1 = n

k=0

P(Sk = 0)P(Enk).

16) Comme les probabilités sont bornées, les deux séries entières P(Sn= 0)xn et P(En)xn ont un rayon de convergence supérieur ou égal à 1 ; je peux donc appliquer la formule du produit de Cauchy pour tout xde]−1,1[:

n=0P(Sn= 0)xn

n=0P(En)xn =

n=0 n k=0

P(Sk= 0)P(Enk) xn où je reconnais la série géométrique xn grâce au 15).

∀x∈]−1,1[ 1 1−x =

n=0P(Sn= 0)xn

n=0P(En)xn .

17) Soient n ∈ N et ω ∈ Ω. Sn(ω) est la somme de n valeurs valant chacune 1 ou −1. Si cette somme est nulle, n est nécessairement pair ! Ainsi, par contraposée, si n est impair l’événement (Sn= 0) est impossible.

Je suppose maintenant n pair et j’écris n = 2k, k ∈ N. Sn(ω) est nul si et seulement si le nombre de 1 dans la famille X1(ω), . . . , Xn(ω) vaut exactement k. Or, vu la loi suivie par les Xi et leur indépendance mutuelle, ledit nombre de 1 suit la loi binomiale B(n,1/2). En conclusion,

Si nest impair,P(Sn= 0) = 0 etP(S2k= 0) = 2kk · 1 22k. 18) Le résultat précédent permet de calculer, pour x∈]−1,1[,

n=0P(Sn= 0)xn=

k=0

2k k

x2k 22k où je reconnais le développement en série entière du préliminaire !

n=0P(Sn= 0)xn=

k=0 2k

k

4k x2 k= 1

√1−x2.

Il enrésulte, grâce au 16), après simplification par √ 1−x,

+

n=0P(En)xn= 1 +x 1−x.

19) Posons, pour tout n∈N,an= π

2P(En). D’après le résultat précédent, la série entière anxn a un rayon de convergence au moins égal à 1 et que sa fonction somme f vérifie

∀x∈]−1,1[ f(x) = π 2

1 +x

1−x d’où √

1−xf(x) −→

x1

√π.

Le7) donne alors

n k=0

ak∼2√ n

et le 11) s’applique, carEk+1 = (T > k+ 1) ⊂(T > k) =Ek : la suite (ak) est donc bien positive et décroissante, par croissance de P. J’ai doncan∼ 1

√n, d’où finalement

P(En)∼ 2 πn. 20) Par définition, (T = +∞) =

n∈N

(T > n) =

n∈N

En ; or nous venons de voir que la suite (En)n∈N est décroissante, donc par continuité décroissante de P,

P

n∈N

En = lim

n→∞P(En).

(6)

Il en résulte grâce au 19) :

P(T = +∞) = 0.

Autrement dit il est presque certain que le trajet repasse par l’origine en un temps fini.

21) Soit x∈]−1,1[. Pour toutn deN, j’ai

(T > n)⊂(T > n−1) et (T =n) = (T > n−1)\(T > n) d’où

P(T =n) =P(En1)−P(En)

et donc, commme les deux séries obtenues en séparant la somme en deux convergent,

n=1P(T =n)xn=

n=1P(En1)xn

n=1P(En)xn=x 1 +x

1−x − 1 +x

1−x −P(E0)

grâce au 18) et en réindexant la première somme. Or par définition T ne prend que des valeurs supérieures ou égales à 1, donc P(E0) = 1, d’où finalement

n=1P(T =n)xn= 1−(1−x) 1 +x

1−x = 1− 1−x2,

cela pour toutx de]−1,1[. Mais cette relation est encore vraie pourx= 1, puisque d’après20)

n=1P(T =n) =P(T <+∞) = 1.

En conclusion, puisque la relation est vraie pour toutx de]−1,1], j’ai en particulier : Pour tout réelx∈[0,1],1−√

1−x2=

n=1P(T =n)xn. 22) Reste à obtenir directement le développement en série entière deϕ:x→1−√

1−x2. Orϕest C sur ]−1,1[et je peux réutiliser le préliminaire :

∀x∈]−1,1[ ϕ(x) = x

√1−x2 =x·

k=0 2k

k

4k x2k=

k=0 2k

k

4k x2k+1

d’où, par intégration terme à terme sur [0, x], qui est inclus dans l’intervalle ouvert de convergence, compte tenu de ϕ(0) = 0 en en réindexant

ϕ(x) =

k=0 2k

k

4k

x2k+2 2k+ 2 =

n=1 2n2

n1

4n1 x2n

2n. J’en déduis, par unicité des coefficients d’une série entière

∀n∈N P(T = 2n) = 2n−2 n−1

1

2n4n1 = (2n−2)!

(n−1)!n!· 1

2.4n1 = (2n−2)!

(n!)2 ·2n 4n, soit finalement, en multipliant en haut et en bas par 2n−1,

∀n∈N P(T = 2n) = 1 2n−1 ·

2n n

4n .

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