• Aucun résultat trouvé

La fonction symbolisante de l objet

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "La fonction symbolisante de l objet"

Copied!
31
0
0

Texte intégral

(1)

La fonction symbolisante de l’objet

René Roussillon, Lyon

Résumé: L’auteur s’attache à approfondir le rôle et la fonction de l’objet primaire dans le développement des capacités de symbolisation du sujet. Il décrit un transfert réciproque de la relation, ou plutôt du rapport à l’objet, à la relation ou plutôt au rapport avec l’appareil de symbolisation ou l’activité de symbolisation.

A côté de la fonction pare-excitation de l’objet, classiquement décrite, l’auteur met en évidence une série de “besoins du Moi” dont le respect favorise le développement de la symbolisation et de l’appropriation subjective que celle-ci rend possible. Se profile alors une différence entre l’objet “à” symboliser et l’objet

“pour” symboliser, et entre la relation à l’objet et le registre de “l’utilisation de l’objet”, plus spécifique de la question de la fonction symbolisante de l’objet. Ce dernier doit assurer une fonction défléchissante et une fonction réfléchissant pour le sujet, éviter retrait et rétorsion dans les réponses qu’il apporte aux mouvements pulsionnels du sujet en souffrance d’élaboration, il ne peut éviter de se montrer créatif dans celles-ci.

Mots-clés: symbolisation, objet primaire, besoins du moi, réflexivité, utilisation de l’objet, médium-malléable, limites

Si la théorie est nécessairement une théorie du sujet et une théorie pour un sujet, elle ne saurait éviter d’être simultanément une théorie de l’objet et une théorie de la manière dont l’objet subjective ou permet au sujet de s’éprouver tel. Telle est la fonction symbolisante de l’objet, si l’on accepte de superposer le développement de la symbolisation avec la fonction d’appropriation subjective et subjectivante.

C’est sans doute pourquoi, toujours plus, la psychanalyse essaie d’appro- fondir sa représentation de la fonction symbolisante de l’objet et du processus de symbolisation, c’est pourquoi aussi elle modifie ou doit infléchir certains pans de sa théorie pour les rendre plus adéquats à ses avancées dans la com- préhension de celle-ci. Elle a dû ainsi d’abord reconnaître que la symbolisation ne va pas de soi, qu’elle est le fruit d’un travail interne qui requiert plus que la simple retenue de la décharge, elle a du ensuite admettre que la qualité et la na- ture de la liaison intrapsychique sont tout aussi fondamentales que ses aspects seulement quantitatifs. Notre conception du travail de la symbolisation a dû in- tégrer ces précisions et être modifiée en conséquence. Mais celles-ci retentissent aussi sur notre conception de la fonction intersubjective des objets Oedipiens, sur notre conception de leur fonction “symbolisante”, ou potentiellement “sym- bolisante”, pour le sujet.



(2)



A função simbolizante

René Roussillon,1 Lyon

Resumo: O autor se dedica a aprofundar o papel e a função do objeto primário no desenvolvimento das capacidades de simbolização do sujeito. Ele descreve uma transferência recíproca da relação – ou melhor, do rapport com o objeto – para a relação – ou melhor, para o rapport com o aparelho de simbolização ou a atividade de simbolização. Ao lado da função de paraexcitação do objeto, classicamente descrita, o autor põe em evidência uma série de “necessidades do Eu”, cuja consideração favorece o desenvolvimento da simbolização e da apropriação subjetiva que ela torna possível. Desenha-se, então, uma diferença entre o objeto “a” simbolizar e o objeto “para” simbolizar, e entre a relação com o objeto e o registro do “uso do objeto”, mais específica da questão da função simbolizante do objeto. Este último deve garantir uma função defletora e uma função reflexiva para o sujeito, evitar afastamento e retaliação nas respostas que ele traz aos movimentos pulsionais do sujeito no sofrimento da elaboração e não pode evitar mostrar-se criativo nessa situação.

Palavras-chave: simbolização, objeto primário, necessidades do eu, reflexividade, uso do objeto, meio maleável, limites

Se a teoria é, necessariamente, uma teoria do sujeito e uma teoria para um sujeito, ela não poderia evitar ser, simultaneamente, uma teoria do objeto e uma teoria de como o objeto subjetiva ou de como permite ao sujeito se ex- perimentar enquanto tal. Esta é a função simbolizante do objeto, caso se aceite sobrepor o desenvolvimento da simbolização à função de apropriação subjetiva e subjetivante.

É, sem dúvida, por isso que, cada vez mais, a psicanálise tenta apro- fundar sua representação da função simbolizante do objeto e do processo de simbolização, e é também por isso que ela modifica ou deve desviar o curso de algumas parcelas de sua teoria para torná-las mais adequadas a seus progressos em sua compreensão. Assim, primeiro ela teve de reconhecer que a simbolização não acontece por si só, que ela é o fruto de um trabalho interno que requer mais do que a simples retenção da descarga; ela precisou admitir, em seguida, que a qualidade e a natureza da ligação intrapsíquica são tão fundamentais quanto seus aspectos apenas quantitativos. Nossa concepção do trabalho da simboli- zação teve que integrar esses detalhes e ser alterada em função deles. Mas eles também repercutem em nossa concepção da função intersubjetiva dos objetos

1 Analista didata da Sociedade Psicanalítica de Paris, SPP. Presidente do Grupo de Analistas de Lyon, do- cente da Universidade de Lyon 2.

(3)



Ainsi la théorie de l’étayage 1905 qui ne requérait de l’objet rien de plus qu’il n’était nécessaire pour assurer l’autoconservation – à charge pour l’enfant, sur la base de la satisfaction de ses besoins corporels d’élaborer ses auto-éro- tismes pour faire le lit de sa sexualité actuelle et future – ne peut plus, à son tour, satisfaire aux exigences de notre représentation des nécessités impérieuses de la fonction première des objets. L’approfondissement de la clinique des pa- thologies identitaires-narcissiques rend tellement plus aigu ce qui pouvait rester relativement masqué ailleurs – je dis bien relativement, car le problème était bien sûr déjà là, cf. la rancune de l’“hystérique” ou la pensée magique de “l’ob- sessionnel” – qu’elle précipite et a précipité l’urgence d’une incessante remise en chantier de la question des particularités et de la nature de l’étayage de la symbolisation sur l’objet et les objets œdipiens.

Peut-être d’ailleurs, faudrait-il abandonner le concept d’étayage qui reste trop souvent marqué par ses origines, et est source tant dans la seule figure du

“soutien” qu’il promeut, que dans l’appui qu’il a trouvé du côté du besoin cor- porel au détriment souvent des “besoins du moi” (D. W. Winnicott) ou des conditions de possibilité de la symbolisation et de la subjectivité. Ces derniers ne requièrent pas que du “soutien”, de “l’étayage”, de la part de l’environnement, à moins de donner à ces termes une extension considérable et d’en faire la mé- taphore de l’ensemble des conditions de possibilité de l’activité représentative.

Il en va de même sans doute pour la polysémie de plus en plus manifeste du concept d’objet en psychanalyse qui est source de malentendus et d’ambiguï- tés, qui n’ont pas tous la valeur des “indécidables” nécessaires à l’élaboration psychique, ceci surtout dans ce que le concept clinique révèle précisément du ca- ractère historiquement crucial de la fonction subjectivante de la reconnaissance par un autre-sujet.

Ces deux difficultés tendent à cumuler leur effet d’estompage, à travers la notion d’étayage et même celle d’étayage sur l’objet, de la relation transféren- tielle qui ne semble s’établir entre, ce que j’appellerai d’un terme global, le rap- port à l’objet ou à l’autre-sujet, et le rapport à la symbolisation elle-même, au processus et/ou à l’appareil de symbolisation. Je viens de formuler la première des propositions que je souhaite avancer dans cet article: les caractéristiques du rapport primaire l’objet tendent à se transférer dans le rapport du sujet à l’activité de symbolisation et à la “reconnaissance” symbolique qu’il pourrait en attendre.

A. Green et J. L. Donnet (1973), à la suite de W. Bion et de la théorie de la pensée qu’il propose, ont déjà nettement indiqué que dans la psychose l’at- teinte ne concernait pas seulement tel ou tel fantasme singulier mais de manière plus générale “I’appareil de symbolisation” lui-même: le “pensoir” comme ai- mait à l’appeler W. Bion. Ce que la psychose met clairement en évidence en l’imposant à l’esprit, me parait présent de manière plus diffuse ou plus masquée dans l’ensemble des pathologies identitaires-narcissiques et même sans doute

(4)



edípicos, em nossa concepção de sua função “simbolizante” ou potencialmente

“simbolizante” para o sujeito.

Assim, a teoria do apoio (1905),2 que não exigia do objeto nada além do que era necessário para garantir a autoconservação – deixando a cargo da crian- ça, com base na satisfação de suas necessidades corporais, a elaboração de seus autoerotismos para preparar o caminho de sua sexualidade presente e futura –, não pode mais, por sua vez, satisfazer as exigências de nossa representação das necessidades imperiosas da função primeira dos objetos. O aprofundamento da clínica das patologias identitário-narcísicas torna mais agudo o que podia permanecer relativamente disfarçado em outro lugar – eu digo relativamente pois o problema já estava ali, é claro, cf. o ressentimento da “histérica” ou o pensamento mágico do “obsessivo” – cuja urgência precipitou e ainda precipita uma incessante rediscussão da questão das particularidades e da natureza do apoio da simbolização no objeto e nos objetos edípicos.

Talvez, aliás, seria preciso abandonar o conceito de apoio, que perma- nece com grande frequência marcado por suas origens e é fonte tanto da única figura de “sustentação” que ele anuncia quanto no apoio que encontrou no que diz respeito à necessidade corporal geralmente em detrimento das “neces- sidades do eu” (Winnicott) ou das condições de possibilidade da simbolização e da subjetividade. Estas últimas só requerem “suporte”, “apoio”, por parte do ambiente, a não ser que dê a estes termos uma extensão considerável e que faça deles a metáfora do conjunto das condições de possibilidade da atividade representativa.

Acontece o mesmo, sem dúvida, com a polissemia, cada vez mais ma- nifesta, do conceito de objeto em psicanálise, que é fonte de mal-entendidos e ambiguidades, que não têm todos o valor dos “insolúveis” necessários à ela- boração psíquica,3 sobretudo no que o conceito clínico revela precisamente do caráter historicamente crucial da função subjetivante do reconhecimento por outro-sujeito.

Estas duas dificuldades tendem a aumentar seu efeito de imprecisão, através da noção de apoio e mesmo na de apoio no objeto, da relação transferencial que parece se estabelecer entre o que eu denominarei por um termo global, o rapport4 com o objeto ou com o outro-sujeito, e o rapport com

2 N. T. Em alemão, Anlehnung, termo proposto por Freud em “Três ensaios para uma teoria da sexualidade” (1905).

3 N. T. Os mal-entendidos e ambiguidades “insolúveis” [indécidables] que são necessários à ela- boração psíquica, parecem, aqui, se referir aos “paradoxos” implicados no trabalho de simbo- lização, tema recorrente na produção teórica de Roussillon.

4 N. T. A tradução mais abrangente do sentido utilizado pelo autor para rapport seria “relação”.

No entanto, optamos por manter o termo original em francês “rapport” para preservar a dis- tinção conceitual crucial estabelecida pelo autor entre rapport e relation. Como se verá adiante no texto, o autor usa “rapport à l’objet” para se referir à dialética entre relação [relation] e o uso do objeto, o que indica claramente a consideração de outros aspectos não contemplados na teoria clássica de relação [relation] de objeto.

(5)



au-delà dans les névroses de transfert elles-mêmes même si son enjeu alors ne revêt pas alors le même caractère crucial que dans la psychose. Les différents modes de fonctionnement psychiques présentent des modes de rapports à la symbolisation, à ses appareils et à ses fonctions qui sont différents et spécifiques.

Ces différences révèlent l’existence d’un rapport différentiel à l’activité repré- sentative et ouvrent la question du sens historique de ces différences, ouvrent la possibilité d’une interprétation de ce rapport. Je l’ai personnellement souligné (R. Roussillon. 1995) à la suite d’autres, dans le rapport du sujet à cette partie de l’appareil de symbolisation qu’est le langage, mais cela s’applique aussi au rapport que le sujet entretient avec le registre de la symbolisation primaire, c’est-à-dire avec le registre de la production des représentations-choses, comme l’analyse des différences dans le fonctionnement de l’activité onirique et dans le rapport à l’activité onirique le met bien en évidence.

Les écrivains et les poètes plus particulièrement – je pense ici en particu- lier à ceux qui ont travaillé de front le problème de la matière même du langage a un Mallarmé par exemple ou encore pour évoquer une référence actuelle, à V. Novarina (cf. “Le théâtre des paroles”), en passant par les stylistes comme Céline ou Proust (cf. Roussillon, 1995) – sont des exemples marquants et même

“cultivés”, de ce rapport singulier et différentiel à l’appareil ou à la matière même du langage; mais, souvent à bas bruit, de manière moins tranchée, la

“parole couchée” de nos analysants en témoigne à son tour. Le transfert, dans ces cas-là n’est plus alors tant à seulement repérer dans la relation que les ana- lysants entretiennent avec l’analyste ou même avec la situation psychanalytique, qu’à saisir de manière complémentaire dans “l’utilisation” globale qu’ils font de l’analyse et de son dispositif-symbolisant, dans l’utilisation globale qu’ils font de l’appareil de langage. C’est en cherchant à comprendre quel pan de l’histoire ou de la préhistoire est ainsi convoqué dans le transfert, c’est en cher- chant à comprendre ce qui se transfère ainsi dans le rapport au dispositif et aux appareils de symbolisation, que l’hypothèse d’une reproduction, déplacée dans le rapport à la symbolisation, du rapport à la fonction symbolisante des objets oedipiens, s’impose de manière plus nette.

Une telle mise en perspective, légèrement différente de celles qui sont de- venues maintenant relativement “classiques” dans la littérature psychanalytique, aide-t-elle a “creuser” plus ou à déployer d’autres aspects de la fonction symbo- lisante des objets? C’est ce à quoi ma réflexion actuelle essaie de s’attacher.

La question de la fonction symbolisante des objets œdipiens s’est surtout centrée sur deux aspects ou deux conditions ou préconditions de la symbolisation.

La première a trait à la fonction pare-excitante ou pare-quantité de l’en- vironnement. Pour symboliser ou développer une capacité représentative il est nécessaire que la quantité d’excitation à lier par la symbolisation soit relative- ment modérée et qu’elle n’excède pas les capacités de l’infans. Ainsi le passage de l’hallucination-perceptive à la simple représentation de chose étayée par le

(6)



a própria simbolização, com o processo e/ou com o aparelho de simbolização.

Acabo de formular o primeiro dos postulados que desejo apresentar neste artigo:

as características do rapport primário com o objeto tendem a se transferir no rapport do sujeito com a atividade de simbolização e com o “reconhecimento”

simbólico que ele poderia antecipar.

Donnet e Green (1973), seguindo Bion e a teoria do pensamento que ele propõe, já indicaram claramente que, na psicose, a crise não dizia respeito ape- nas a esta ou aquela fantasia singular, mas, de forma mais geral, ao “próprio aparelho de simbolização”: o “aparelho de pensar”,5 como gostava de cha- mar Bion. O que a psicose evidencia claramente impondo à mente parece-me presente de maneira mais difusa ou mais mascarada no conjunto das patolo- gias identitário-narcísicas e, mesmo, sem dúvida, além das próprias neuroses de transferência, mesmo se sua aposta não se reveste, então, do mesmo caráter crucial que na psicose. Os diferentes modos de funcionamento psíquico apre- sentam formas de rapport com a simbolização, com seus aparelhos e com suas funções que são diferentes e específicas. Estas diferenças revelam a existência de uma rapport diferencial com a atividade representativa e abrem a questão do sentido histórico dessas diferenças, abrem a possibilidade de uma interpretação desse rapport. Eu, pessoalmente, o enfatizei (Roussillon, 1995), seguindo outros autores, no rapport do sujeito com esta parte do aparelho de simbolização que é a linguagem, mas isto também se aplica ao rapport que o sujeito mantém com o registro da simbolização primária, isto é, com o registro da produção das representações-coisas, como enfatiza a análise das diferenças no funcionamento da atividade onírica e do rapport com a atividade onírica.

Os escritores e os poetas, mais particularmente – penso aqui, em espe- cial, naqueles que enfrentaram o problema da própria matéria da linguagem, em um Mallarmé, por exemplo, ou ainda, para evocar uma referência atual, em V.

Novarina (cf. “O teatro das palavras”), passando por estilistas como Celine ou Proust (cf. Roussillon, 1995) –, são exemplos marcantes e até mesmo “eruditos”

deste rapport singular e diferencial com o aparelho ou com a própria matéria da linguagem; mas, frequentemente, com baixo ruído, de maneira menos nítida,

“a fala deitada” de nossos analisandos também o demonstra. Nestes casos, a transferência não serve somente para identificar a relação que os analisandos mantêm com o analista ou mesmo com a situação analítica, mas também em apreender, de forma complementar, o “uso” global que eles fazem da análise e de seu dispositivo-simbolizante, “no uso” global que fazem do aparelho da lin- guagem. É procurando entender qual parcela da história ou pré-história é assim convocada na transferência, é procurando entender o que se transfere, assim, no rapport com o dispositivo e com os aparelhos de simbolização, que se impõe de uma maneira mais clara a hipótese de uma reprodução, deslocada no rapport com a simbolização, do rapport com a função simbolizante dos objetos edípicos.

5 N. T. Pensoir, no original.

(7)



pare-quantité proposé par les objets deviendrait-il possible. Une autre manière de dire est de souligner que ce qui est alors le principal facteur d’excitation reconnu, l’absence ou la séparation de l’objet, n’excède pas, par sa durée, les capacités du sujet à rétablir, grâce à la représentation, la continuité psychique nécessaire au sentiment de continuité d’être ou à son rétablissement. Le second

“creuse” les conditions de la mise en oeuvre de ce pare-excitation en repérant dans le facteur qualitatif d’une organisation triangulée son axe majeur. l’attrac- teur œdipien. Que ce soit par le biais d’une référence au père dans la parole et le désir de la mère, ou par celui, suivant la formule de M. Fain qui a fait fortune, de la “censure de l’amante”, ou encore – en référence à S. Freud- en évoquant les différentes métaphores de “la menace de castration proférée par la mère et attendue du père”, on s’accorde à penser que la qualification par l’objet mater- nel de sa référence ou de son désir pour un tiers, permet au sujet de sortir de la spécularité présymbolique et anti-symbolisante

Pas de symbolisation sans un mode d’organisation œdipien, pas de sym- bolisation sans un écart entre deux autres sujets qui instaurent une fonction tierce et un processus de métaphorisation de l’un à l’autre. Le pare-excitation par excellence est le fruit de la tiercéité qui fonde le caractère organisateur de la double différence, des sexes, des générations.

De tels repères fournissent la matrice de la fonction symbolisante des ob- jets œdipiens, ils ne me paraissent pas suffisants pour aborder et rendre compte de la clinique particulière qui nourrit mon élaboration actuelle. L’œdipe et sa fonction d’attracteur-liant pour la symbolisation, souligne une condition géné- rale de la symbolisation, son cadre de déploiement, il désigne ce qui doit être approprié et lié, il ne précise pas suffisamment comment cette appropriation peut s’effectuer ni comment elle peut se rater. L’œdipe contient bien à la fois ce qu’il y a à symboliser et comment il faut symboliser, mais d’une manière tellement globale que sa mise en œuvre concrète reste à affiner et la condition de son appropriation subjective reste assez floue, quant à elle, au moins dans les premiers moments de son actualisation.

Un second niveau de référence dialectisé au premier essaie de déployer plus les particularités de l’actualisation de cette matrice ou de ce cadre général.

Il s’agit de la référence à la fonction contenante de la mère ou du couple pa- rental et au-delà à la fonction de “rêverie maternelle”. Ici, de même que dans la fonction “miroir” de l’environnement premier décrit par Winnicott, un pas est franchi en direction de la mise en place des modalités de liaisons primaires qui rendent possible la rétention énergétique nécessaire à l’activité de symboli- sation. Le modèle général dégage une fonction réflexive des réponses de l’objet aux émois, détresses et pulsions du sujet. C’est dans le mode de présence des objets cette fois, que le sujet doit puiser les matériaux de son activité représen- tative et pas seulement dans leur absence bien tempérée.

(8)



Tal perspectiva, ligeiramente diferente daquelas que já se tornaram, ago- ra, relativamente “clássicas”, na literatura psicanalítica, ajuda a “aprofundar”

mais ou a desenvolver outros aspectos da função simbolizante dos objetos? É ao que minha reflexão atual está tentando se dedicar.

A questão da função simbolizante dos objetos edípicos centrou-se princi- palmente em dois aspectos ou duas condições ou pré-condições de simbolização.

A primeira [condição] diz respeito à função paraexcitante ou paraquan- tidade do ambiente. Para simbolizar ou desenvolver uma capacidade represen- tativa, é necessário que a quantidade de excitação a vincular pela simbolização seja relativamente moderada e que não exceda a capacidade da criança. Assim, a passagem da alucinação-perceptiva à simples representação de coisa apoiada pela paraquantidade proposta pelos objetos tornar-se-ia possível. Outra manei- ra de dizer é enfatizar que o que é, então, o principal fator de excitação reco- nhecido, a ausência ou a separação do objeto, não exceda, por sua duração, as capacidades do sujeito em restabelecer, graças à representação, a continuidade psíquica necessária ao sentimento de continuidade do ser ou a seu restabeleci- mento. O segundo [aspecto] “aprofunda” as condições da execução desta para- excitação, identificando no fator qualitativo de uma organização triangulada o seu eixo primordial: a atração edípica. Seja através de uma referência ao pai, na palavra, e ao desejo da mãe, ou por este, de acordo com a fórmula do Sr. Fain que fez fortuna, da “censura do amante”, ou ainda – em referência a Freud – evocando as diferentes metáforas da “ameaça de castração proferida pela mãe e esperada do pai”, nos permitimos pensar que a qualificação pelo objeto mater- no de sua referência ou de seu desejo por um terceiro permite ao sujeito sair da especularidade pré-simbólica e antisimbolizante.

Não há simbolização sem um modo de organização edípico, não há sim- bolização sem um espaço entre dois outros sujeitos que instauram uma terceira função e um processo de metaforização de um para o outro. A paraexcitação por excelência é fruto da terceiridade que fundamenta o caráter organizador da dupla diferença, dos sexos, das gerações.

Tais identificações fornecem a matriz da função simbolizante dos obje- tos edípicos, mas eles não me parecem suficientes para abordar e dar conta da clínica particular que alimenta minha elaboração atual. O Édipo e sua função de atração-vinculante para a simbolização ressalta uma condição geral da sim- bolização, seu quadro de desenvolvimento, designa o que deve ser apropriado e vinculado e não precisa suficientemente nem como essa apropriação pode se efetuar nem como ela pode falhar. O Édipo contém de fato, ao mesmo tempo, o que há a simbolizar e como é preciso simbolizar, mas de uma forma tão geral, que falta refinar sua execução concreta e a condição de sua apropriação subje- tiva permanece bastante indefinida, pelo menos nos primeiros momentos de sua atualização.

(9)



Ce modèle semble satisfaire plus d’un, surtout si la “capacité de rêverie de la mère” conserve une fonction métaphorique générale pour désigner l’ensemble des moyens dont l’objet se sert pour venir en aide au sujet, et lui permettre de lier et de contenir les irruptions de ses sensations et affects premiers. L’abstraction des formulations de W. Bion concernant la transformation des éléments bétas en fonction alpha, a paradoxalement elle aussi pris une valeur métaphorique dans l’échange interanalytique. Le travail de métaphorisation est important, il collecte une question, la “contient”, avant que ses ramifications spécifiques, ses conflictualités cachées ses paradoxes estompés ne soient déployables. Peut-on maintenant tenter un travail de démétaphorisation qui ne laisse pas face à face avec une trop grande crudité de formulations, et n’enferme pas dans un modèle, certes important – celui du fantasme et du rêve – mais néanmoins limité, l’abord de la complexité de la question?

Remarquons d’abord que deux problèmes restent pendants dans les dif- férents modèles évoqués plus haut, deux questions qui rendent indispensable l’appel à certaines théorisations de D. W. Winnicott. La première concerne le passage de la symbolisation et de la liaison primaire “proposée” par l’objet, ses comportements et sa “rêverie”, à la symbolisation fruit du travail psychique du sujet lui-même. C’est-à-dire le travail de déconstruction-construction de l’ap- propriation subjective et créatrice de la symbolisation par le sujet lui-même. Elle n’est guère traitée par W. Bion à ma connaissance et souvent ailleurs écrasée par la référence au processus identificatoire. Or ici la réponse par l’identification ne vaut guère mieux qu’un cache-misère, car précisément ce sont les processus sous-jacents à l’identification symbolique ou symbolisante, qu’il faut expliquer et dont il faudrait rendre compte.

La seconde concerne le problème de l’articulation de deux faces de la fonction symbolisante des objets. Ils sont à la fois – c’est la difficulté que je notais plus haut concernant l’œdipe – objets à symboliser, dans leur différence, leur altérité, leur manque, et objets “pour” symboliser. Certes, et c’est aussi en ceci que la matrice œdipienne offre une structure de déploiement commode, mais que du même coup elle propose une facilité que précisément la clinique des souffrances narcissiques identitaires dénonce, on peut espérer “symboliser”

l’altérité de l’un des objets avec l’autre et réciproquement, en disjoignant ainsi la relation à symboliser et la relation “pour” symboliser. Cette forme de “triangu- lation” à laquelle la pensée de l’analyste en cours de séance peut avoir recours, lui qui est à la fois à symboliser et pour symboliser, n’est cependant qu’un pre- mier repère, surtout si la difficulté est toujours traitée ainsi. La distribution en deux pôles ambivalents estompe le vrai travail de la conflictualité, qui est précisément de pouvoir rencontrer et élaborer avec l’objet lui-même, l’altérité dont il est la cause.

Cette double nécessité, rencontrer l’altérité de l’objet et symboliser avec l’objet cette altérité, définit la rencontre avec ce que j’appelais précédemment

(10)



Um segundo nível de referência dialetizado na primeira tentativa de de- senvolver mais as particularidades da atualização desta matriz ou deste quadro geral. Trata-se da referência à função continente da mãe ou do casal parental e, mais além, à função de “rêverie6 materna”. Aqui, como na função “espelho” do ambiente primeiro descrita por Winnicott, um passo foi dado em direção à apli- cação das modalidades de vínculos primários que tornam possível a retenção energética necessária à atividade de simbolização. O modelo geral desencadeia uma função reflexiva das respostas do objeto às emoções, angústias e pulsões do sujeito. É no modo de presença dos objetos, desta vez, que o sujeito deve extrair os materiais da sua atividade representativa, e não apenas em sua ausência bem temperada.

Este modelo parece satisfazer mais de um [nível de referência], sobretudo se a “capacidade de rêverie da mãe” conserva uma função metafórica geral para designar o conjunto dos meios dos quais o objeto se serve para vir em auxílio do sujeito, e lhe permitir ligar e conter as erupções de suas sensações e afetos primeiros. A abstração das formulações de Bion que dizem respeito à transfor- mação dos elementos betas em função alfa também tomou, paradoxalmente, um valor metafórico na troca interanalítica. O trabalho de metaforização é im- portante, ele coleta uma questão, a “contém”, antes que suas ramificações espe- cíficas, suas conflitualidades escondidas, seus paradoxos imprecisos possam ser desdobrados. Agora se pode tentar um trabalho de desmetaforização que não o deixa cara a cara com uma excessiva crueza de formulações, e não se fecha em um modelo (o da fantasia e do sonho), certamente importante, mas, contudo, limitado como uma primeira aproximação à complexidade da questão?

Observemos, primeiro, que dois problemas continuam pendentes nos diferentes modelos acima mencionados, duas questões que tornam indispensá- vel pedir ajuda a algumas teorizações de Winnicott. A primeira diz respeito à passagem da simbolização e da ligação primária “proposta” pelo objeto, seus comportamentos e sua rêverie, à simbolização fruto do trabalho psíquico do próprio sujeito. Isto é, o trabalho de desconstrução-construção da apropriação subjetiva e criadora da simbolização pelo próprio sujeito. Ela quase não é tra- tada por Bion, que eu saiba, e, geralmente em outros lugares, é esmagada pela referência ao processo identificatório. Ora, aqui a resposta pela identificação só funciona como um tapa-buraco, pois precisamente são os processos subjacentes à identificação simbólica ou simbolizante que é preciso explicar e dos quais seria preciso dar conta.

A segunda [questão] se refere ao problema da articulação de duas faces da função simbolizante dos objetos. Elas são, ao mesmo tempo – é a dificuldade que eu mencionava acima, a respeito do complexo de Édipo –, objetos a simbo- lizar, em sua diferença, sua alteridade, sua falta, e objetos “para” simbolizar.

6 N. T. Optamos por manter o termo em francês pela referência explícita ao conceito de rêverie de Bion.

(11)



I’autre-sujet. Que cette symbolisation ne puisse être totale est un fait clinique, mais l’importance de son avancée sera déterminante dans la capacité du sujet à symboliser avec un tiers (cf. le fonctionnement des auto-érotismes) le manque et l’incomplétude perçus dans la relation avec l’objet.

Lorsque j’ai commencé à présenter l’objet de mon travail actuel j’ai pris soin ne pas utiliser le terme “classique” de relation d’objet lui préférant le concept apparemment plus vague – à dessein – de rapport à l’objet. Dans

“Jeu et Réalité” D W Winnicott a proposé un concept qui n’a pas eut autant de succès que celui de transitionnalité mais qui pourtant permet d’éclairer les difficultés que je viens de relever. À côté du registre de la relation d’objet qui concerne le mode de relation entretenu avec un objet séparé et différencié et sur ce fond, Winnicott propose de différencier la problématique de l’utilisation de l’objet. Le rapport à l’objet concerne la dialectique qui s’établit entre la relation à l’objet et l’utilisation de l’objet. Je voudrais proposer l’idée que le registre de l’utilisation de l’objet concerne de manière tout à fait particulière ce que j’ai appelé I’objet pour symboliser”. Il concerne l’objet en tant que celui-ci se prête au jeu de la symbolisation du sujet, en tant qu’il accepte d’effacer ou d’atténuer le rappel de son altérité pour permettre celle-ci. L’utilisation de l’objet prolonge ainsi, et spécifiquement dans le domaine des besoins du moi, la préoccupation maternelle primaire, elle se déploie particulièrement dans les moments de jeu in- tersubjectifs qui prennent valeur de situation ou de moments symbolisants. Pour saisir l’articulation relation d’objet/utilisation de l’objet au sein de la question de la fonction symbolisante de l’objet, il est nécessaire de rappeler la conception Winnicottienne de la genèse de la découverte de l’altérité de l’objet.

Alors que les psychanalystes (depuis S. Freud et l’article de S Ferenczi de 1913) avaient coutume d’engendrer la découverte de la “réalité”, ou plutôt de l’extériorité de l’objet, à partir de la frustration imposée à l’enfant par l’absence, c’est-à-dire d’engendrer directement la découverte de la réalité à partir de la frustration et d’engendrer la pensée et la symbolisation à partir de l’halluci- nation produite par l’absence, D. W. Winnicott propose une complexification de cette séquence, à l’origine de la question de l’utilisation de l’objet et de son articulation avec la destructivité.

Tout d’abord, première modification fondamentale, Winnicott propose de considérer que le processus hallucinatoire se produit bien en cas de montée de tension “pulsionnelle” (mais peut-on déjà parler de pulsion au sens strict du terme?) non pas seulement en cas d’absence de l’objet, mais de toute façon.

L’hallucination est produite en réponse à la montée de tension et non en réponse au constat de l’absence de l’objet, elle est indépendante de la réalité de l’objet.

Hallucination et perception ne sont pas en alternative, l’hallucination peut donc se produire en présence de l’objet. C’est ainsi que se pose le problème de la liaison de l’hallucination ou de l’excitation pulsionnelle par l’objet, le problème de la liaison “primaire”. En cas d’absence de l’objet, l’excitation pulsionnelle

(12)



Certamente, e é também aí que a matriz edipiana oferece uma estrutura de de- senvolvimento cômoda, mas que ao mesmo tempo propõe uma facilidade que precisamente a clínica dos sofrimentos narcísico-identitários denuncia, pode-se esperar “simbolizar” a alteridade de um dos objetos com o outro e vice-versa, dissociando assim a relação a simbolizar e a relação “para” simbolizar. Esta forma de “triangulação” à qual o pensamento do analista pode recorrer durante a sessão, ele que é, ao mesmo tempo, a simbolizar e para simbolizar, entretanto, é apenas uma primeira marca, sobretudo se a dificuldade é sempre assim tra- tada. A distribuição em dois polos ambivalentes torna impreciso o verdadeiro trabalho da conflitualidade, que é precisamente poder encontrar e elaborar com o próprio objeto, a alteridade do qual ele é a causa.

Essa dupla necessidade, conhecer a alteridade do objeto e simbolizar com o objeto essa alteridade, define o encontro com o que chamei anteriormente o outro-sujeito. É um fato clínico que esta simbolização não possa ser total, mas a importância de seu progresso será determinante na capacidade do sujeito em simbolizar com um terceiro (cf. o funcionamento dos autoerotismos) a falta e a incompletude percebidas na relação com o objeto.

Quando comecei a apresentar o objeto de meu trabalho atual, tomei cui- dado para não usar o termo “clássico” de relação de objeto, preferindo o con- ceito aparentemente mais vago – propositadamente – de rapport com o objeto.

Em O brincar e a realidade, Winnicott propôs um conceito que não teve tanto sucesso quanto o de transicionalidade, mas que, no entanto, permite lançar luz sobre as dificuldades que acabo de levantar. Ao lado do registro da relação de objeto, que diz respeito ao modo de relação mantido com um objeto separado e diferenciado e sobre esse fundamento, Winnicott propõe diferenciar a proble- mática do uso do objeto. O rapport com o objeto diz respeito à dialética que se estabelece entre a relação com o objeto e uso do objeto. Eu gostaria de propor a ideia de que o registro da utilização do objeto diz respeito, de modo muito espe- cial, ao que eu chamei “o objeto para simbolizar”. Ele diz respeito ao objeto na medida em que ele se presta ao jogo da simbolização do sujeito, em que aceita apagar ou atenuar a evocação de sua alteridade para permitir essa alteridade. O uso do objeto prolonga, assim, e especificamente no campo das necessidades do eu, a preocupação materna primária, que se desdobra particularmente nos mo- mentos de jogo intersubjetivos que ganham valor de situação ou de momentos simbolizantes. Para compreender a articulação relação de objeto/uso do objeto no seio da questão da função simbolizante do objeto, é necessário recordar a concepção de Winnicott da gênese da descoberta da alteridade do objeto.

Enquanto os psicanalistas (desde Freud e do artigo de Ferenczi de 1913) estavam acostumados a levar diretamente a descoberta da “realidade”, ou me- lhor, da exterioridade do objeto, a partir da frustração imposta à criança pela ausência, isto é, engendrar diretamente a descoberta da realidade a partir da frustração e engendrar diretamente o pensamento e a simbolização a partir da

(13)



et l’hallucination vont être traitées soit par la décharge évacuatrice, soit par un mode de liaison et d’intrication in statut nascendi (on évoque bien sûr ici la liai- son masochique-primaire). Si, par contre, l’objet est présent et si la réponse de l’objet est “accordée” à ce processus hallucinatoire, elle est à l’origine du trou- vé-crée et de la transformation de l’hallucination en illusion. Plus tard, et une fois le registre de l’illusion primaire instauré et suffisamment implanté, si sous l’effet de la “censure de l’amante” ou de la baisse de la préoccupation mater- nelle primaire, cette adaptation “sur mesure” faiblit et met en danger l’illusion primaire d’une auto-création de la satisfaction (ou de l’insatisfaction elle aussi trouvée-créée), et le type de lien primaire qui s’est ainsi mis en place grâce à l’objet et à ses soins, un pas de plus dans l’évolution va pouvoir être expérimen- terpar l’enfant. La menace pesant sur l’illusion primaire déclenche une poussée de destructivité, liée autant alors à la détresse qu’à la rage devant l’éprouvé d’échec lié à la différence d’accordage maternel. C’est là que Winnicott propose une seconde modification de la théorie de la structuration de la psyché. Alors que classiquement l’extériorité était découverte, “dans la haine” certes comme l’écrit S. Freud, mais directement issue de la frustration et de la destructivité, et comme en opposition à celles-ci, Winnicott soutient quant à lui, que la nais- sance de I’extériorité dépend de la “réponse” de l’objet à la destructivité du su- jet. Là commence le registre et de la relation d’objet et de l’utilisation de I’objet.

Comme on peut le voir les modifications proposées par D W Winnicott ont pour effet d’introduire une étape de plus, étape dont l’effet si ce n’est la fonction, est de creuser la place de la réponse de l’objet dans le processus de symbolisation de l’enfant. Pour être découvert l’objet doit “survivre” à la destructivité, ce qui implique la présence de trois caractéristiques dans ses “réponses” à celle-ci:

l’absence de retrait – l’objet doit se montrer psychiquement présent –, l’absence de représailles ou de rétorsion – l’objet ne doit pas engager un rapport de force avec le sujet-. Cependant ces deux caractéristiques premières et souvent seule- ment évoquées, ne suffisent pas, l’objet – et en ceci il témoigne de son existence comme autre-sujet –, l’objet doit sortir de l’orbite de la destructivité pour réta- blir le contact avec le sujet: il doit se montrer créatif et vivant. C’est cette reprise de contact qui est décisive dans la découverte de l’extériorité de l’objet, les deux autres caractéristiques ne sont au fond que des préconditions nécessaires pour que celle-ci advienne.

A proprement parler, le travail de symbolisation ne prendra véritable- ment naissance qu’à partir de cette butée première à la destructivité: le lien peut survivre à l’attaque, mieux il se révèle dans et par l’attaque, comme liaison de la destructivité qui y était engagée. Dès lors “l’attaque des liens” soulignée par W.

Bion dans les pathologies du narcissisme, apparaît comme une manière de tenter de retrouver, ou plutôt de trouver enfin, cette expérience que j’ai proposé d’ap- peler expérience du détruit/trouvé de l’objet. Dès lors aussi, il n’est peut-être pas besoin de faire appel à une “incapacité constitutionnelle à la frustration”, pour

(14)



alucinação produzida pela ausência, Winnicott propõe uma complexificação desta sequência, na origem da questão do uso do objeto e de sua articulação com a destrutividade. Em primeiro lugar, primeira mudança fundamental, Winnicott propõe considerar que o processo alucinatório se produz de fato em caso de au- mento de tensão “pulsional” (mas pode-se já falar de pulsão, no sentido estrito do termo?) não somente no caso de ausência do objeto. A alucinação se produz em resposta ao aumento de tensão, e não em resposta à constatação da ausência do objeto, ela é independente da realidade do objeto. Alucinação e percepção não estão em alternância; a alucinação, portanto, pode ocorrer na presença do objeto. É assim que se apresenta o problema da ligação da alucinação ou da excitação pulsional pelo objeto, o problema da ligação “primária”. Em caso da ausência do objeto, a excitação pulsional e a alucinação vão ser tratadas seja pela descarga evacuadora, seja por um modo de ligação e de intrincação in sta- tus nascendi (claro que falamos aqui da ligação masoquista-primária). Se, por outro lado, o objeto está presente e se a resposta do objeto é “concedida” a este processo alucinatório, ela está na origem do encontrado-criado e da transfor- mação da alucinação em ilusão. Mais tarde, e uma vez o registro de ilusão pri- mária instaurado e suficientemente implantado, se sob o efeito da “censura da amante” ou da diminuição da preocupação materna primária, esta apropriação

“sob medida” enfraquece e põe em perigo a ilusão primária de uma autocriação da satisfação (ou da insatisfação também encontrada-criada), e o tipo de ligação primária que se estabeleceu assim graças ao objeto e a seus cuidados, um passo a mais na evolução vai poder ser experimentado pela criança. A ameaça que pesa sobre a ilusão primária desencadeia um impulso de destrutividade, ligado tanto à angústia quanto à raiva diante do sentimento de fracasso ligado à dife- rença de sintonia materna. É aí que Winnicott propõe uma segunda modificação da teoria da estruturação da psique. Enquanto, classicamente, a exterioridade era descoberta “no ódio”, como escreve Freud, mas diretamente oriunda da frustração e da destrutividade e em oposição a elas, Winnicott defende que o nascimento da exterioridade depende da “resposta” do objeto à destrutividade do sujeito. Aí começa o registro relação do objeto e do uso do objeto. Como se pode ver, as mudanças propostas por Winnicott têm como efeito introduzir uma etapa a mais, cujo efeito se não é a função, é aprofundar o lugar da res- posta do objeto no processo de simbolização da criança. Para ser descoberto, o objeto deve “sobreviver” à destrutividade, o que implica a presença de três características de suas “respostas” a ela: a ausência de retirada – o objeto deve se mostrar psiquicamente presente –, a ausência de represálias ou de retaliação – o objeto não deve estabelecer um rapport de força com o sujeito. No entanto, estas duas primeiras características, geralmente apenas mencionadas, não são suficientes, o objeto – e nisso ele testemunha sua existência como outro-sujeito – deve sair da órbita da destrutividade para restabelecer o contato com o sujei- to: deve se mostrar criativo e vivo. É essa retomada de contato que é decisiva

(15)



expliquer certaines difficultés dans la mise en place de l’appareil de symbolisa- tion, mais plutôt, c’est la ligne que propose implicitement Winnicott, d’évoquer l’insuffisance des réponses de l’objet à lier la destructivité primaire. L’objet ainsi découvert dans son extériorité, une relation d’objet, nécessairement ambivalente, va pouvoir advenir. L’objet “survit”, il est “découvert” comme objet de la pul- sion, il est aimé. Mais du même coup le sujet dépend de lui; l’objet peut être absent, manquer et de cela il sera haï. L’amorce du travail de symbolisation pri- maire surgira du nécessaire travail de réorganisation “après-coup” du monde de l’expérience d’illusion primaire, en fonction de cette nouvelle “donne” de l’expé- rience subjective. Ainsi si c’est par l’écart introduit par l’objet sur le fond de son adaptation primaire aux besoins du sujet, donc par la butée ainsi introduite, que s’ouvre le champ de l’expérience grâce à laquelle s’amorcera le processus com- plexe qui aboutira à la symbolisation, c’est par la “réponse de l’objet” à la des- tructivité ainsi mobilisée, que s’établissent les préconditions pour qu’un travail de symbolisation puisse devenir possible. L’objet est ici autant celui sur lequel bute l’illusion primaire que celui qui permet que la destructivité soit l’occasion d’une découverte structurante. Il opère autant par sa limite propre que par celle qu’il impose à la destructivité de l’enfant. L’évolution et son intégration pro- gressive ne se produisent pas toutes seules, abandonnées aux seuls processus in- ternes du sujet, elles ne se structurent qu’accompagnées d’une réponse adéquate des objets œdipiens, que si l’enfant n’est pas laissé seul en proie à ses impasses destructrices. La transformation de l’illusion et de la destructivité en moteurs de l’activité représentative ne peut s’effectuer sans l’entremise de l’objet.

L’étape suivante est celle de la présentation d’objet. Au fur et à mesure que la préoccupation maternelle primaire décroît et pour pallier aux effets de cette modification il est nécessaire que l’objet propose à l’enfant une procédure de suppléance pour ce qui vient à lui faire défaut. L’objet propose des objets, et “propose” à l’enfant de transférer le manque éprouvé dans l’adaptation, sur ces objets appelés ainsi à devenir des symboles primaires. Les “objets pour sym- boliser” vont devoir ainsi prendre le relais de ce que l’objet ne procure plus à l’enfant ou du moins vont aider à réduire l’écart qui s’instaure toujours plus entre le “trouvé” et le “crée”. S’établit ainsi une dialectique entre ce que l’enfant peut continuer à puiser directement dans la relation à l’objet et ce qu’il va devoir se procurer à l’aide de la symbolisation. La condition de cette amorce d’activité représentative semble être que l’enfant ne ressente pas trop sa dépendance par rapport à l’objet ni la blessure de son immaturité et de sa relative impuissance.

Le travail de la symbolisation permet de compléter l’effort adaptatif de l’objet et la baisse de cet effort adaptatif, pour rendre la réponse de l’objet “suffisamment bonne” pour le narcissisme de l’enfant.

Cela fait partie de la fonction symbolisante de l’objet que de fournir à l’enfant de quoi pallier suffisamment le manque issue de la relation avec lui.

C’est ainsi que les limites perçues dans la relation à l’objet “ouvrent” sur la

(16)



na descoberta da exterioridade do objeto; as outras duas características são, no fundo, apenas pré-condições necessárias para que ela ocorra.

A bem dizer, o trabalho de simbolização realmente só surge a partir deste anteparo primeiro à destrutividade: o vínculo pode sobreviver ao ataque, me- lhor ainda, ele se revela no e pelo ataque, como ligação da destrutividade que estava engajada ali. A partir de então, “o ataque aos vínculos” sublinhado por Bion nas patologias do narcisismo aparece como uma maneira de tentar encon- trar, ou melhor, de finalmente encontrar, esta experiência que propus chamar experiência do destruído/encontrado do objeto. A partir de então, também, tal- vez não exista necessidade de apelar para uma “incapacidade constitucional à frustração” para explicar certas dificuldades na aplicação do aparelho de sim- bolização, mas sim – é a linha que Winnicott propõe implicitamente – discutir a insuficiência das respostas do objeto em vincular a destrutividade primária.

Com o objeto assim descoberto em sua exterioridade, uma relação de obje- to, necessariamente ambivalente, vai poder acontecer. O objeto “sobrevive”, é

“descoberto” como objeto da pulsão, ele é amado. Mas, ao mesmo tempo, o su- jeito depende dele; o objeto pode estar ausente, faltar e por isso vai ser odiado.

O início do trabalho de simbolização primária surgirá do necessário trabalho de reorganização a posteriori do mundo da experiência da ilusão primária, em função deste novo “dado” da experiência subjetiva. Assim, se é pelo intervalo introduzido pelo objeto na base da sua apropriação primária às necessidades do sujeito, portanto, pelo anteparo assim introduzido, que se abre o campo da experiência graças ao qual se iniciará o processo complexo que levará à simbo- lização. É pela “resposta do objeto” à destrutividade assim mobilizada, que se estabelecem as pré-condições para que uma simbolização possa se tornar possí- vel. O objeto aqui é tanto aquele no qual se apoia a ilusão primária, quanto o que permite que a destrutividade seja a ocasião de uma descoberta estruturante.

Ele opera tanto por seu próprio limite, quanto por aquele que ele impõe à des- trutividade da criança. A evolução e sua integração progressiva não acontecem por si só, abandonadas aos únicos processos internos do sujeito, elas só se es- truturam acompanhadas por uma resposta adequada dos objetos edipianos, se a criança não é deixada sozinha, às voltas com seus impasses destrutivos. A trans- formação da ilusão e da destrutividade em motores da atividade representativa não pode ocorrer sem a mediação do objeto.

A etapa seguinte é a da apresentação do objeto. À medida que a preo- cupação materna primária diminui e para mitigar os efeitos dessa mudança, é necessário que o objeto proponha à criança um processo de substituição para o que vem a lhe faltar. O objeto propõe objetos, e “propõe” à criança transferir a falta sentida na apropriação para esses objetos, convocados, assim, a se tor- narem símbolos primários. Os “objetos para simbolizar” deverão, dessa forma, substituir o que o objeto já não fornece mais à criança ou, pelo menos, vão ajudar a reduzir o intervalo que se instaura cada vez mais entre o “encontrado”

(17)



nécessité d’une utilisation d’autres objets “pour symboliser” et combler l’insuf- fisance de l’Objet lui-même. L’objet “propose” ainsi le transfert et le traitement de son manque sur l’activité de symbolisation et les objets qui rendent possible celle-ci. Cette “proposition” d’objet est essentielle à la possibilité de l’enfant d’utiliser ces objets pour symboliser le manque de l’objet. Encore une fois, ce n’est que par métaphore que l’on peut identifier cette “proposition” d’objet à l’introduction de la fonction paternelle. Cette dernière se présentera bien dans la ligne ainsi profilée, mais elle n’en représente qu’une forme particulière, que son horizon élaboratif, même si elle est particulièrement structurante. Il me pa- raît même vraissemblable qu’elle ne produira d’effets véritablement structurants que si elle à été précédée par une large “utilisation” des objets pour symboliser.

Il nous faut refléchir maintenant sur la nature et la fonction de ces objets au sein de leur intrication avec la relation à l’objet dont elles sont le lieu du trans- fert-transformateur.

La première remarque que je souhaite faire à cet égard prolonge mes in- dications précédentes. Il est nécessaire que les “objets-symbolisants” soient pro- posés par l’objet lui-même et que leur utilisation rencontre l’accord de celui-ci, voire ses encouragements.

A travers la proposition d’autres objets, l’objet commence à ouvrir le champ de la différenciation entre relation à l’objet et utilisation de l’objet.

L’appropriation subjective du travail de symbolisation suppose ce transfert et suppose qu’il soit favorisé par l’environnement premier, c’est à dire que celui-ci accepte le déplacement de certaines de ses caractéristiques sur d’autres objets, déplacement grâce auquel le “secret” de la symbolisation va pouvoir petit à petit être révélé: ceci vaut tout particulièrement pour ce qui concerne ce qui est impliqué par l’utilisation de l’objet.

Mais l’accord de l’objet est aussi rendu nécessaire pour une autre raison liée, celle-ci, aux auto-érotismes qui sont mobilisés par l’activité représentative et l’appropriation subjective qu’elle rend possible. La possibilité de jouer avec des objets-symboles primaires s’accompagne du développement des auto-éro- tismes – ici alors clairement différenciés des modalités d’auto-sensualités qui ne comportent pas d’activité représentative différenciée des mouvements hallucina- toires –, elle rencontre la même problématique de fond que ceux-ci, qui est celle des activités narcissiques secondaires. Elles sont “reprises aux objets”, selon la formule éclairante de S Freud. Ceci signifie ici que l’appropriation de l’”objeu”, comme les activités “auto” et en particulier les auto-érotismes, est vécue comme

“prise”, “enlevée” aux objets mis en jeu ou en représentation, accompagnée de la crainte et/ou du désir de déposséder ceux-ci des propriétés dont se pare l’acti- vité représentative. Ces activités et le travail d’autonomisation, de deuil, qu’elles impliquent interrogent toujours de fait l’objet sur sa capacité à “survivre” à l’appropriation subjective qu’elles comportent et réalisent.

(18)



e o “criado”. Assim, se estabelece uma dialética entre o que a criança pode continuar a extrair diretamente na relação com o objeto e o que ela vai ter que obter com a ajuda da simbolização. A condição deste início de atividade representativa parece ser que a criança não sente muito sua dependência em relação ao objeto nem a ferida de sua imaturidade e de sua relativa impotência.

O trabalho da simbolização permite completar o esforço de apropriação do ob- jeto e do declínio deste esforço de apropriação para tornar a resposta do objeto

“suficientemente boa” para o narcisismo da criança.

Isso faz parte da função simbolizante do objeto: fornecer à criança o que precisa para atenuar suficientemente a falta oriunda da relação com ele. É assim que os limites percebidos na relação com o objeto “abrem” para a necessidade de uma utilização de outros objetos “para simbolizar” e preencher a insuficiên- cia do próprio objeto. O objeto “propõe” assim, a transferência e o tratamento de sua falta na atividade de simbolização e os objetos que a tornam possível.

Esta “proposição” de objeto é essencial à possibilidade de a criança utilizar esses objetos para simbolizar a falta do objeto. Mais uma vez, é apenas por metáfora que se pode identificar esta “proposição” de objeto à introdução da função paterna. Esta última se apresentará de fato na linha assim perfilada, mas ela representa apenas uma forma particular, apenas seu horizonte elaborativo, mesmo se ela é particularmente estruturante. Parece-me mesmo verossímil que ela só produzirá efeitos realmente estruturantes se ela for precedida por uma ampla “utilização” dos objetos para simbolizar. Precisamos refletir agora sobre a natureza e a função desses objetos no interior de sua intrincação com a relação ao objeto do qual elas são o lugar da transferência-transformadora.

A primeira observação que eu desejo fazer a esse respeito dá continuidade a minhas indicações precedentes. É necessário que os “objetos-simbolizantes”

sejam propostos pelo próprio objeto e que sua utilização encontre sua concor- dância, até mesmo seus encorajamentos.

Através da proposta de outros objetos, o objeto começa a abrir o campo da diferenciação entre relação com o objeto e o uso do objeto. A apropriação subjetiva do trabalho de simbolização supõe essa transferência e supõe que ele seja favorecido pelo ambiente primeiro, isto é, que ele aceite o deslocamento de algumas de suas características para outros objetos, deslocamento graças ao qual o “segredo” da simbolização vai poder, pouco a pouco, ser revelado:

isto vale, especialmente, para o que diz respeito ao que é implicado pelo uso do objeto.

Mas a concordância do objeto também se tornou necessária por outra razão que está ligada aos autoerotismos mobilizados pela atividade representativa e a apropriação subjetiva que ela torna possível. A possibilidade de brincar com objetos-símbolos primários se acompanha do desenvolvimento dos autoerotismos – aqui, então, claramente diferenciados das modalidades de autossensualidades que não comportam atividade representativa diferenciada

(19)



Le plaisir qu’elles comportent “craint et désire” tout à la fois de dépos- séder l’objet de son propre plaisir, les capacités nouvelles qu’elles procurent à l’enfant s’affrontent à la question de savoir si cet acquit s’est ou non effectuer à l’encontre et au détriment de l’objet.

La question est donc posée de savoir si l’activité de symbolisation et les auto-érotismes qui l’alimentent va atteindre l’objet et/ou la qualité de la rela- tion à celui-ci. Si celle-ci n’est pas du tout “menacée” à travers les réponses faites par l’objet cela signifie qu’elle ne possède guère de valeur – elle n’a pas

“atteint” l’objet parce qu’elle ne vaut rien ou pas grand chose. Si celle-ci est

“trop menacée”, selon le témoignage intersubjectif des modes de réponses de l’objet, alors s’ouvre le dilemme d’avoir à choisir entre la relation à l’objet ou la symbolisation, c’est à dire entre la relation à l’objet ou l’utilisation de l’objet:

dilemme insoluble et violent. La réponse “symbolisante” de l’objet doit pouvoir diffracter la crainte et le désir: l’objet se montre atteint selon le désir et “sur- vit” en démenti de la crainte. Il se montre atteint, ce qui accrédite la réalité de l’opération de séparation/différenciation en cours, ce qui “reconnaît” sa valeur et son enjeu, et donc donne la mesure du changement impliqué au sein de la relation à l’objet. Il “survit” dans ses capacités de plaisir, et ainsi permet de faire la différence entre la réalité matérielle et la réalité psychique en jeu dans le processus d’appropriation. Idéalement la dialectique des deux composantes du mouvement ainsi différenciées à l’aide de la réponse de l’objet, va produire un changement dans la relation à l’objet, changement qui témoignera de l’acquit nouvellement intégré grâce au travail de symbolisation effectué. Mais ainsi ap- paraît aussi combien la poursuite du travail de symbolisation reste dépendante du mode d’”accompagnement” de l’objet, de son miroir au sein de la relation à l’objet, et de la manière dont l’objet accepte et tolère l’utilisation de ses re- présentants-représentations déplacés au sein du jeu. A chaque moment l’objet peut mettre son “veto” sur le travail en cours, qui reste donc subordonné à son acceptation dans les faits. Proposer des objets pour symboliser, “survivre” au travail de symbolisation qui s’effectue avec ces objets, “survivre” aux déploie- ments des auto-érotismes et à la manière dont ceux-ci atteignent et transforment la relation, la réfléchissent à leur tour, tels sont aussi des aspects essentiels de la fonction symbolisante de l’objet, et de l’accompagnement du travail d’ap- propriation subjective et différenciatrice qu’elle vectorise et rend possible. La place des réponses de l’objet à ce déplacement, la manière dont l’objet promeut et accrédite celles-ci, relève de la fonction défléchissante de l’objet. Ceci nous amène naturellement à la troisième remarque que nous souhaitions proposer, concernant la place de la fonction de l’objet dans les premières formes du tra- vail de symbolisation. Rétroactivement, l’utilisation des objets-symbolisants va permettre de diffracter et d’analyser certaines des caractéristiques premières du rapport à l’objet, ainsi rendues cernables “après-coup”. Le jeu est un analyseur du rapport à l’objet. Le déploiement du jeu permet “après-coup” que ce qui

(20)



dos movimentos alucinatórios –, ela encontra a mesma problemática de fundo que eles [os autoerotismos], ou seja, a [problemática] das atividades narcísicas secundárias. Elas são “retomadas aos objetos”, segundo a fórmula esclarecedora de S. Freud. Isto significa aqui que a apropriação do objeu7 como as atividades

“auto” e em especial os autoerotismos, é vivida como “tomada”, “retirada” dos objetos em jogo ou em representação, acompanhada do temor e/ou do desejo de despojá-los das propriedades com as quais se orna a atividade representativa.

Essas atividades e o trabalho de autonomização, de luto, que elas implicam interrogam sempre de fato o objeto sobre sua capacidade de “sobreviver” à apropriação subjetiva que elas comportam e realizam.

O prazer que elas [as atividades] comportam “temor e desejo”, ao mes- mo tempo, de despojar o objeto de seu próprio prazer, as novas capacidades que elas proporcionam à criança, se defrontam com a questão de saber se esta aquisição se efetuou ou não ao encontro ou em detrimento do objeto.

Portanto, apresenta-se a questão de saber se a atividade de simboliza- ção e os autoerotismos que o alimentam vão atingir o objeto e/ou a qualidade da relação com ele. Se ela não está de forma alguma “ameaçada” através das respostas feitas pelo objeto, isso significa que ela quase não possui valor – ela não “atingiu” o objeto porque ela não vale nada ou não vale grande coisa. Se ela está “excessivamente ameaçada”, segundo o testemunho intersubjetivo dos modos de respostas do objeto, então se apresenta o dilema de ter de escolher entre a relação com o objeto ou com a simbolização, isto é, entre a relação com o objeto ou o uso do objeto: dilema insolúvel e violento.

A resposta “simbolizante” do objeto deve poder difratar o temor e o de- sejo: o objeto se mostra atingido segundo o desejo e “sobrevive” como desmen- tido do temor. Ele se mostra atingido, o que autoriza a realidade da operação de separação/diferenciação em andamento, o que “reconhece” seu valor e sua aposta e, portanto, dá a medida da mudança implicada no seio da relação com o objeto. Ele “sobrevive” em suas capacidades de prazer, e assim permite fazer a diferença entre a realidade material e a realidade psíquica em jogo no processo de apropriação.

Idealmente, a dialética dos dois componentes do movimento assim dife- renciados com a ajuda da resposta do objeto, vai produzir uma mudança na rela- ção com o objeto, mudança que atestará a aquisição recentemente integrada gra- ças ao trabalho de simbolização efetuado. Mas assim também aparece o quanto a continuidade do trabalho de simbolização fica dependente do modo de “acom- panhamento” do objeto, de seu espelho no interior da relação com o objeto e da maneira como ele aceita e tolera a utilização de seus representantes-representações

7 N. T. No trabalho de Roussillon (1999), o objeu refere-se à primeira forma de metaforização do objeto. O neologismo “objeu” foi tomado por empréstimo do poeta francês Francis Ponge por Pierre Fédida (1978). Trata-se da fusão de objet (objeto) e jeu (jogo ou brincadeira) carregando ainda o sentido de jeter, em alusão ao “jogo do carretel” de Freud (1920).

(21)



était constitutif de la valeur de l’expérience de la rencontre première avec l’objet, puisse se révéler dans et par le travail de symbolisation; il est essentiel à l’appro- priation subjective de l’expérience elle-même. Le transfert et la reprise différente et avec d’autres objets sont indispensables et consubstantiels à la révélation de la valeur de l’activité représentative elle-même. Mieux, c’est dans et par ce jeu que peut-être différencié “après-coup”, ce qui relève de la relation d’objet et ce qui relève de l’utilisation de l’objet. C’est dans sa mise en œuvre que la différence se

“creuse” et se découvre, qu’elle devient perceptible et représentable. À la rela- tion d’objet revient au sein du rapport premier ce qui relève de la confrontation avec l’altérité de l’objet, avec la partie non-malléable de l’objet, à l’utilisation de l’objet donc à la symbolisation, est au contraire référé ce qui procède de la manière dont l’objet à effacé son altérité pour être “pour la symbolisation” du sujet, ou s’est rendu adéquat pour cette utilisation. C’est donc après-coup et grâce au jeu lui-même que l’écart entre relation d’objet et utilisation de l’objet va devenir mesurable, que la relation à l’objet va pouvoir être dégagée du poids de l’utilisation de l’objet et celle-ci utilisée pour symboliser cette relation. Ce qui signifie d’ailleurs que cet écart est relatif à un état donné du travail du jeu, et qu’il va être modifié par l’avancée de la symbolisation, celle-ci modifie donc la relation à l’objet. Nous sommes loin ici d’une conception de la relation d’objet qui ne s’établirait qu’en fonction du primat de telle ou telle activation pulsion- nelle, c’est au contraire l’évolution des capacités de symbolisation qui détermine le registre pulsionnel engagé et par voie de conséquence le type de relation d’ob- jet possible ou dominant. Relation d’objet et utilisation d’objet sont donc dans un rapport de complémentarité dialectique mouvant en fonction de l’avancé et du déploiement de la fonction symbolisante, elles sont à la fois différenciées et

“non-séparables”; l’une ne peut être pensée sans référence à l’autre.

Jeu et non-jeu ne peuvent être appréhendés séparément l’un de l’autre, l’expérience et la symbolisation s’appellent et se signifient réciproquement et dialectiquement, de même qu’elles sont dialectisées avec les fonctions défléchis- sante et réfléchissante de l’objet qui les reconnaît et ainsi les approprient, ou les méconnaît et ainsi les invalident, les disqualifient dans leur fonction élaborative.

C’est pourquoi l’étude des propriétés des objets-symbolisants, des formes du medium-malléable, est riche d’enseignement concernant l’ensemble des condi- tions-préconditions “relationnelles” de la symbolisation. Il est à la fois l’ob- jet de transfert de celles-ci et en même temps le lieu de leur “analyse” de leur diffraction et de leur différenciation. La manière dont il est “utilisé”, c’est à dire la manière dont ses différentes propriétés sont utilisables pour l’activité de symbolisation, renseigne sur l’histoire de ce qu’il hérite du rapport primaire à l’objet. Le rapport que le sujet entretient avec lui porte la marque de l’histoire du rapport entretenu avec l’utilisation de l’objet primaire, celles de ses capacités

“utilisables” nous informe de ce qui à pu être utilisé dans le rapport primaire à l’objet, celles de ses capacités inutilisables sur ce qui n’a pas été disponible pour

Références

Documents relatifs

Après une première analyse de l'agression et des différends tels qu'ils se manifestent dans l'environ - nement des élèves, cette étude abordera des conflits plus

Une solution me semble être le travail en ateliers par équipes d'élèves regroupant les coP?ins préférés autour d'un travail, car il devient plus possible de

Découpe et classe les objets ci-dessous dans le tableau, précise leur source d’énergie et l’effet (les effets) produit(s).. objets sources d’énergie

12 Dans cette région gaélophone, tout particulièrement dans les années 1920, ce désastre se disait sous la forme de conte traditionnel où le surnaturel pouvait intervenir

Le mariage est un contrat qui vous permet de vous engager dans des activités intimes avec votre partenaire sans aucune obstruction ou honte.. Il y a des gens qui veulent

Les résultats d'apprentissage spécifiques précédés d'un # devront faire l'objet, dans certaines provinces et dans certains territoires, d'une adaptation pour répondre à des

incluant 176 cas de sepsis grave admis dans 16 SAU rappor- tait, sans plus de précision, que beaucoup d ’ enfants étaient traités de façon précoce (mortalité : 4,5 %) ; tous

Le phénomène est si rapide que les villes deviennent des mégalopoles concentrant des millions d’habitants sur quelques km 2 , des villes tentaculaires aux limites mal définies