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USA/0-Financed Famine Early Warning System

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Texte intégral

(1)

FEWS bulletin 29 février 2000 AFR/00-02

USA/0-Financed Famine Earl y Warni ng System

L'Afrique de l'est et la Grande Corne de l'Afrique

Sombres pe r spectives climatiques

• •

en Eth1op1e

U ne insécurité alimentaire extrême cont inu e à menacer

l

a santé et l es moyens d'existence de près de 8 m

ill

ions d'~ thiopiens dans une grande par

·

t

i

e des zo

nes

pastorales du sud et du su d

-

est et dans de nombreuses zones agrico

l

es des régions du nord et du sud (FEWS bullet

i

n, janvier 2000). En pl u s des secours dé jà fournis par

l

e gouvernement et les b ailleurs d e fonds,des secours

i

mmédiats sont n écessaires

.

S' il ne

sem

ble pas que

l

a cr

i

se alimen·

taire pu isse attei ndr e les proportions d e 1984/85, l es observateurs de la sécurité alimentaire dans

l

e pays craignent que

l

a situation ne dev

i

enne

in

cont rô lab

l

e s

i l

es beso

i

ns de secours pour la sécheresse (qu i sont vois

i

ns de 836

.

000 t) ne sont pas couver

ts

dan s les mois qui vien nent, et si les pl uies du belg (saison secondaire, de mars

à

mai) sont mauvaises.

Plusieurs contra int es clés empêchen t de sa ti sfaire les besoins al ime nt aires présents et futurs des person-

nes en état d'i nsécurité alimentai r e ext r ême . L a

réserve alim enta

ir

e d'urgence (qui éta

i

t

de

80

.

000 tau début févr i er) est infér i eure au x besoins et le flux de

liv ra

i

so ns al

i

mentaires de secours est encore fa ib le (70.000 à 80.000 t seulement sont p r évues entre jan

-

vier

et mars).

Djibouti,

l

e prin cipal p ort uti

li

sé p our acheminer les secou r s, peut faire transiter dans ses in- stallations

jusqu'à

120.000 t d'a

li

ments par mois. Le transport par cam i on depuis

l

e port en passant par

l

es centres de distrib uti on régionaux, vers

l

es popul ations affectées dans les zones rurales peut auss

i

être grave- ment gêné par

l

a dispe r sion des beso

i

ns

à

travers le

pays. Le système d'

i

ntervention d'urgence sera utilisé au maximum.en p articu

l

ier entr e av ril et ju

in

lorsque

l

es qua ntit és à di st ri buer dépasseront

l

es 100.000 t par mois. La Commission de préparation et de p

r

éven

·

ti on des désas

t

res (CPPD) es tim e qu

'en j

uin, on au r a besoin de 127.000 t d'aliments de seco urs.

l'échec de la sa

i

son du be

l

g augmenterait

l

es b e·

soins de secou rs de pl us

i

eurs centa

i

nes de tonnes au-de

l

à des estimations actuelles. Les prév i si ons cli

-

matiques de mars à mai pub

li

ées pa

r l

'Assem b lée pour les pr évisio ns climatiques rég

i

ona

l

es dans la Grande Corne

de l'A

frique (voir

l'enca

dré des p

r

év i

-

sions climati qu es) indiquent une pro b abilité accrue de p

l

uies variant de normales à

i

nférieures à

l

a nor

·

male dans les zones nord du b elg et un ri sque b eau

·

coup pl us él evé d'un e mauva

i

se p

l

uviométrie dans les zones p astorales à

i

nsécur

i

té alimentaire ext r ême du sud et du sud

-

est de l'Éth iopie

.

De p

l

us, une mau- va

i

se pl uviom étrie penda

nt

la saison du belg

r

é- du

ir

ait l'h umid ité du sol dan s

l

es grandes zones agricoles de

l

a saison pri ncipa

l

e et pourra

i

t aba

i

sser le rendeme nt. Une t elle s

i

tuation ne ferait qu'aug

·

menter les beso

i

ns de secours ultérieurement.

Une interven ti on imm édiate du gouvernement

et

des bailleurs de fonds est nécessaire pour augme nt er la quantité de secou rs d'urge nce qu i sera

li

vrée

à l

'Éthiopie, et l 'évo

l

ution des pl uies et

l

es résultats de

l

a saison du belg devront être suivis de p r ès.

L a So mali e

E n janv i er ,

l

es opérations d'ai de alimentai r e d'ur

·

ge nce dans le sud de l a Somalie ont eu des r ésu lt ats mitigés

.

Pour que

l

es livra i sons de secours soient fa

i

tes de façon p

l

us r esponsable, et pour élarg

i

r

l

'ac

·

cès des populat

i

ons affectées aux fourn

i

tures ali- mentaires d

'urgence,

l e PAM a mobilisé tout le personnel disponib

l

e pour supe rvi ser la d

i

s tribut io n

Populations ayant besoin d'aide alimentaire et

estimations des besoins dans le sud et le centre de la Somalie

Figure 1

Poui<fflt.gt de 14 po,ul1Uo,1 dv Ô151rkt .'ly)nt btt61n d'ialdt aliflllHltilrt

Do

1 1 10

11114

• u,.,

so (lplvS

Soum!: Unité d'évaluation de la sê<urité alimentaire de la Somalict>

FEWS, février 2000

Dans ce bulletin :

Au Kenya ,

les

ba

ill

eurs

de

fonds se préparent

à

répondre

à

l'appel du PAM ...

... 2

les prév

is

ions climatiques pour

l

a Grande

Corne de

l

'Afr

iq

ue ... ...

2

Au su

d

du

Soud

an,

l

a sécurité alimentaire

globale est meille

ur

e ma

i

s

il y

a en

co

re

de

s

problèn1es .... 3

En

T

ania nie, les vivres son

t disponibl

es et les

prix restent bas ... 3

Au Rwanda, la

produ

ction de

l

a saison A

dépasse

c

elle de l'an

n

ée pass ée ... ... 3 En Ouganda, l e gouvernement rehausse les

est

i

mat

i

ons

des besoi

ns d'aid e alimen

t

aire dans deux di stricts ... ... ... 4 En Mauritanie, les vict

i

mes des inondation s

bénéficient du programme d'aide

ali men

t

aire

à

moyen terme ...

... 4

Au Mali,

on

en

r

egistre une r écolte

r

ecord pour

la quatr

i

ème année consécuive ...

...

S Au Bu

rk

ina Faso,

l

'ac

c

ès aux produit s v

i

vriers

est satisfaisant ... ... S Au Tchad,

l

es pr

obl

èmes d'acc ès

à

la nourriture

prévus dans

l

a ione sou d anienne sont ag- gr avés parles bas prix d

u

coton

.. .. ... ..

.... . S Au Niger, les nouv e lles taxes pourraient en-

tr ain erla haus se des pr

i

x au détail ...

.... 6

Au Z

imb

abwe, en Zambie et au Malawi, de

fortes plui es généra

l

isées mettent fi

n à l

a période sèche ... ... ... 6 Au Moiambique, les

in

ondat

ions c

ou v

r

ent les

régions centre et sud

.. ..

..

...

.. . .. ... .. .. .. . .. 7 de 1 .300 t de v

i

vres dans l a rég

i

on de Bay

.

De cette façon, on a r éuss

i à

liv r er dans le sud de la Soma

li

e plus de seco urs alimen tair es qu

'au

cours des ré

-

centes années et à mieux cibler

l

es bénéficiaires.

Cependa nt , un convoi d'aide alimentaire (ARE a été attaqué dans la rég ion de H

ir

an ce qui a empêc hé de

li

vrer des viv r es dans

l

e district de Tieg

l

o dans la r é- gio n de Bako

l.

Pour év it er d'autres attaques

,

(ARE a

déchargé

l

es v

i

vres dans ses magasins

à

Belet Weyne

et a annoncé un• ralent

i

ssement

temporaire de

ses act i vités d e secours dans

l

e sud de la Somalie .

En

j

anvi er,

l

'Un

i

té d'éva

l

uation de la séc urit é a

li·

mentai r e a publié ses estimations p our les popu

l

(2)

t

i

ons ayant besoin d'a

i

de alimenta

i

r e dans le sud et

l

e centre

de

la Som ali e.a

i

nsi que d es besoins d'a

i

de pou r la p éri od e comp

ri

s e

entre

janvier et avril 2000 ( figure 1). Ces estimations montr ent qu'env

i

ron 525.000 personn es dans six r égio ns, (p rès d e 26 p our cent de la population tota

l

e) auront b eso

i

n d 'un e ai de al im ent aire d ép assant 14

.200 t.

La rég io n

l

a p lu s affectée est celle d e Bakol où on est

i

me que pr ès de la moitié de

l

a populat

i

on a besoin d'aide, suivie par Bay (321> our c ent) et Gedo (26 pour cent). Ces

r

é·

gi ons en ét at d'insécurité alimenta

ir

e extrême.en particu

li

er Bakol , sont très sens

ib

les à

l

'inséc urit é civ

il

e et

à

toute interrupt

i

on des livr ai so ns

de

sec

-

ours. Près de 85 pour cent du tota

l

des b eso

i

ns ali

·

m ent air es est

i

més so nt pour ces tr oi s régi ons. Avec un don récent d e 1 8.000 t de vivres de l' USA ID , le

p

ipe

li

ne alimenta

i

re de CARE semb

l

e b ien approvi·

sionné pour le reste de l' ann ée . Par con tr e,

le

PAM se demande si son pipeline suffi

r

a

à

couvr ir le s b es oins pendant

l

a seco

nde moi

ti é d e l'ann ée, tant qu 'i l n'aura pas r eç u d' aut res engagements.

En deh or s de ces zo nes en éta t d'insécurité ali

·

menta

ir

e extrême, les rapports reçus en janvier sur les march és

i

ndiqu ent qu e la disponib

ili

té des pro · du its v

i

vriers est variab

l

e dans le reste de la Somalie du sud

.

Les livraisons de c éréa

l

es augme

n

t ent et les prix du maïs sont tombés d e 20 1>our cent en

moyenn e par rappo rt à déce mbr e dans les r ég

i

ons où l a pluie et la produ cti on du deyr (saison sec·

ondaire) ét ai ent assez bo

nn

es , en particulier dans l es zo nes des ri vières

.

Dans d'autres zones, où la pl u·

viométrie et

l

a production ont été mauvaises, le sorgho se tr ouve en quant

i

tés très lim itées ou

il

est tout simp

l

ement

i

ntrouvable su

r

de nombreux marchés et

l

es pr

i

x sont exce ptionn ellement él evés .

L

a pér

i

ode de pointe des exportations de bétai

l

, qui correspond au pè

l

er

i

nage annue

l

du Hadj à

la

Mecque, en A

r

abie Saoud

i

te, a commencé en janvier et se pour su

i

vra jusqu'à la mi

-

mars. Si les prix du bé·

tail ét ai ent à la hausse dans la pl upart des zo nes de la Som alie qui avaient reçu suff

i

samme

nt

de plui e , ils avaient ch uté

d

e 17 pour cent en Arabie Saoud

i

te,

à l

a sui te d'un e offre excédentaire

.

les effo

r

ts faits par

l

es autorit és du Soma

lil

an d pou r limiter les exp ort a·

ti ons de béta

il

de la Somalie afin de ma

i

nten

ir l

e niveau des p rix en A rab ie Saoudit e et les marges b éné ficia

ir

es des marchands somaliens, se so

n

t largement so

l

dés par un échec.

Le Kenya

A Rome , un programme de s op érations d 'u rg en c e (EM OP) du

P

AM de 43, 4 millions de do

ll

ars au K enya été approuvé et est en cours d 'é va

l

uation pa

r l

es ba

ill

eurs de fon

ds pour

un financem ent évent u el. Le programme éta

i

t conçu

à

l' orig

in

e pour répondre aux

b

eso

i

ns

de l

a sé cur

i

té alimentaire

dans 1

8 di s

·

t

r

i

ct

s du nord et de l'est où, après deux ou trois mau

·

vaises saisons de p

lui

es consécut

i

ves,

l

es m énages

2

Prévisions climatiques pour la Grande Corne de l'Afrique

I.e texte qui suit est un fJltrait du communNJ~publié por l'Assem//lée pour les prévisiom .dimatiques régionofes dons la Gra11de (orne de l'Afrique aprè

sa

réunion de févriet

rAssemblée

pour les prévis

i

ons di matiques régionales

,

<onV11q u ée par le(entre de s u iv i de la séc~ r esse (Nai robi

),

s'est ré u n i e du 9 au

11

févôe r 2000 à Arusha,en Tania nie.

La

ré uni on de l'Assemb l ée ava

i

t po

u

r objet de fonn u

l

erdesdi·

re<tivesé t abl i es d

'u

n commu n accord pou r la saison mars

·

mai 2000 dans la Gran d e Come de l

'Afriq

u e (appelée parfois

la

sous-région de l

'A

frique de l'est.et q

u

i co mp r e n d l e Bu·

run d i, D j ibouti, l

'Él)'thrée,

r(t h iop ~

,

l'Ouganda, le Rwanda,

la

Somalie, l e So u dan et

la

Tanzanie). Ces p r év i sion~ont été portées

à la

co n naissance des u tili sate u rs pote ntie ls qu

i

o n t part i àpé activtment

à

l a

un ion et o nt aidé

à i

d entifier ce que signifla i eot ces prévisions pour le

.

s

pays

et l es sooeurs coocemés

. le

forum a passé eo rewe la s i tuation du système climat

i

q u e global et ses conséq

u

eoces pou r

la

rég i on. Panni l es pô n cipaux facteurs exami n és,répisode

La

Nina main- tenant en vo i

e

de décomposi ti o n e t les tempéra t ures

des

eaux de surface de l a plus grande partie de l a zone tropica

l

e de l'Océan l ndien

,qui

so nt vo i ~ n esde

la

moye n ne

et

baissent lentement.Les co n d i tions crées pa r

La

N i

na

s o n t nonnale- ment assoc i ées avec u ne p l uviométrie

i

nf é ri eure

à la

nonna l e dans une grande partie de l a zone est d e la sous- r égi o n.

rAssemblée a é t udié l'évolution

de

l'épisode

La

Nina q

u

i ava

i

t commencé en 1998 et les anomalies des températures de la s u rface de l'ea u dans l es océans

In

dien et At l anti q ue, avec d

'autres

facte u rs qui affectent le cl i mat dans l a sous·ré-

g

i on. Tout ceci a été évalué en utilisa nt des modè

l

es océan-at- mosp h ère.des modèles statistiques physiques et

l' i

n

terprétation des expertS

.

tétat actuel des prévisions saisonn i ères

à

i nt er-annuelles penneneot auss i de prédire des moyen nes dans l e te mps et dans l'espace sans t outefo i s teoir entièreme nt compte d e tous les facteu rs qu i i n H uent sur la variabilité climatique au n

i

veau nat

i

o n al et régional.

Les e)(perts ont réparti les p ro babi

l

ités pour indiquer les diverses poss

i

bilités de pluviomét ô e po

u

r cha q ue région,à savo i r :au-dessus

,

voi~ n es ou en dessous de l a norma l e

(

fi

u re 2).U n e pluviométrie au-<less u s de

la

nonnale se dé fi n it comme éta n t dans le t i ers l e plus h

u

m ide de l a pluv i o m étôe enreg~ tr ée dans chaq u e rég i on ;vois in e d e

la

nonnale est située da n s le tiers ceotrê au to ur de

la

médiane

di

ma

·

tologique

;la

p l uviomé tô e au-<lessous de

la

moyenne est si t uée da n s le t i ers le pl u s sec des quantités de plu

i

e.

Il exis t e u n e pro babili t é quelque peu él evée pour u ne p l u·

v i o m é t rie vo i ~

n

e de

la

nonnale sur

la

plus grande partie

de

l a Grande Corne de l'Afô q ue pour

la

péri od e allant de mars

à

mai 2000,qu

i

est une sa i son de plu

i

es importa nt e pour l a SOUHégion. Oa n s l e sud-ouest de

la

Tanzan i e

(rég

ion 1) et u ne grande part

i

e du Soudan et s'é tend ant da ns l e sud-ouest d e l

'Éthiopie

et

le

nord-ouest d e l 'O u ganda (région VI

),

on pr évo it u ne probabilité légère meot plu1 élevée de pl

u

viométrie van·

ant d'a u -dessus

à

voisine de

la

nonnale. On p r évoit une

prob-

abilité plus élevée de p

l

uviomét n evois ine de

la

n onna

l

e dans

le OO!d-o u es t de l a Tanzan

i

e, l e sud-ouest du Kenya et l e su d ·

Schémas de pluviométrie attendus dans la Grande Corne de l 'Afrique ,

mars-mai 2000

@) '

...

,~ ....

Sus,4ritu:re lb no,m~lt

ffomiale â supt,rieutt à la normalt Vokintdeünormire

fformaleà lnf~ritoure à la normale

fnfMturt,H~normak Prob11bilité des pluviométries qui

se trouveraient dans les ,caru observO-S parlcp~ué

nUOl!u• IIIO)'HH

,

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,

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k<l'ttqttll~w...,.~«1ffiltt11ie'llliltr,ff

~ ~J"'~-~l~M4'fdif"ll.-

'-!((1ful1 , bl,I. l ••

Soum~: Ass<!m ce pour les prevmons climatiques n~gionc11les dans la Grande Corne de l'Afrique Figure 2 FEWS, février 2000

est de l'Ouga n da ( r ég i o n 111),e t dans les zones centrales de l

'(thiopie

et le nord-ouest de

la

So ma l i e ( r ég i o n V). Po u

r

l e Rw3 n da, l e Buru nd i, une grande par1~ de l'Ouganda.le nord

·

ouest et rextré mi tés u d d u Ke nya

.le

ceo r re et l

'es

t de la Tan·

zan i e

(

r ég i o n 11),ai n si que pou r D jibo uti

.u

n e grande partie de l

'É,yth

r ée, l

e

n ord de l'(t h

i

opie et de ceotre·est d u So udan (région Vll),on p

révo

it u n e probabilité ~èrement p l us é l evée de pluv i o m étrie varia n t de vois in e

à i

nféôe u re

à

la nonnale.

On prévoit u ne probab i lité plus éle vée de p lui es au-<lessous de

la

nonnale pour

la

plus grande partie de

la

Somal i e.l'est du Keoya et le sud

-est

de l '(thiopie (région VI). Enfin.pour l e

nord du Soudan et le n o r d-o u est de r(,yr h rée (région Vlll),les probab ilit és dimatologiques sont en fave u r des trois ca t é-

gories de faço n égal e.

li

convie nt de ra p pe l er que certaines pa rt ies d e

la

sous-région o nt été p l us sèches que

la

nonna

l

e au cours des q u e l q u es derniers moi s . Oans certa i nes de ces zo

n

es, même une p l uvi o m é tri e norma l e pourrai t ne

pas

cor

·

riget l e déficit accum ul é de la pluviométrie. Ces prévisions ne s'appl i q u ent qtfà l'éche l le d e la sa

i

son et

à

de1 zo n es rela tiv e- men t éte n d u es; d es varia rions peuvent se p rodu ir e d

'u

n mois

à

l'au t re.On cons eillevive meot aux util isa te urs de coniacter l es services météorologiques nati o naux pour toute int fll)réta

·

lion de ces p

r

év

i

sions.et recevoir des détails m ~ux ajustés, des mises

à

jour e t

del

conse

i

ls supp

l

émentai

r

es .

FEWS bulletin AFR/00·02, 29 février 2000

(3)

agricoles et agropastoraux ne sont plus en mesure de couvrir leurs besoins alimentaires. Selon la planifi· cation actuelle, le programme fournira 75.000 t de

vivres tant pour des distributions générales des·

tinées à 1,7 million de personnes que pour étendre le programme des cantines scolaires à un million d'enfants de plus.

Comme les pluies de la petite saison ont été un peu meilleures qu'on ne le prévoyait lors de la pré· paration du programme d'urgence, les besoins actuels ont été réévalués par le gouvernement, le PAM et d'autres agences. Le PAM a défini les priorités pour la distribution de 38.000 t de vivres destinés à 78.000 personnes dans 9 districts et qui sera faite entre février et juin. Selon l'évolution des pluies de la grande saison (voir encadré sur les prévisions clima·

tiques), des distributions supplémentaires pourraient s'avérer nécessaires à partir de juillet.

Face aux besoins actuels, le gouvernement a dis·

tribué 5.400 t de maïs dans 25 districts en étal d'in· sécurité alimentaire. De plus, les bailleurs de fonds et les ONG continuent de fournir une aide limitée pour l'alimentation des enfants, l'eau.et la santé humaine et animale, principalement dans les zones pastorales et agropastorales. En attendant les promesses des bailleurs de fonds pour le programme EMOP, le PAM puisera 1,5 million de dollars de son compte spécial d'intervention pour acheter 2.500 t de haricots et d'huile pour distribution immédiate dans les districts de Turkana, Marsabit et Moyale.

Après un démarrage tardif de la petite saison des pluies, le temps s'est amélioré dans les provinces de l'Est et de la Côte ce qui a amélioré les prévisions pour les cultures. Contrairement à l'amélioration de la pluviométrie dans l'est, les mauvaises conditions des pâturages et des points d'eau pour le bétail se poursuivaient clans les districts pastoraux et

agropastoraux de l'ouest à cause d'une pluviométrie insurfisante. Les districts les plus affectés sont ceux de Turkana. Marsa bit, Samburu, Moyale, Ouest Pokot et Baringo où pratiquement aucune pluie n'était tombée en novembre et en décembre. La migration des éleveurs vers des zones de banditisme, le re· groupement des troupeaux autour des sources d'eau, la baisse de la productivité du bétail et des taux élevés de malnutrition infantile sont sympto· matiques des temps difficiles que connaissent de nombreux éleveurs.

Une nouvelle indication des difficultés éprouvées par de nombreux ménages kenyans pour accéder à la nourriture est le prix élevé du maïs, produit vivrier de base. En janvier, le prix du mâîs dépassait de 30 à 50 pour cent la moyenne du méme mois pour les an· nées 1994-1998 sur les marchés de référence à tra· vers le pays. !:augmentation la plus marquée a été observée dans les districts où les activités d'élevage et d'agriwlture sont marginales. Le niveau élevé des prix est attribué à la combinaison d'une production

FEWS bulletin AFR/00·02, 29 février 2000

inférieure à la moyenne lors de la grande saison de 1999,des perspectives généralement mauvaises de la récolte de la petite saison et du volume extrême· ment bas des importations.

le sud du Soudan

Dans le sud du Soudan, les estimations de la produc- tion céréalière de 1999 indiquent une augmentation significative par rapport aux niveaux des années 1996-98. Bien que certaines parties des régions du Haut Nil, de Bahr·el-Ghazal et de l'Est Equatoria con· naissent un déficit de production substantiel, la mis·

sion d'évaluation des cultures et des

approvisionnements alimentaires du PAM/FAO au Soudan estime que la production céréalière serait de 389.000 t, contre 347.000 t en 1998, 174.000 t

en

1997 et 31 S.000 t en 1996. Selon les estimations de l'unité de la sécurité alimentaire de !'Opération Life· line Soudan (OLS), la production céréalière de la pre·

mière saison serait de 246.000 1. chiffre à peu près égal aux estimations du PAWFAO.

Malgré les bonnes estimations de la récolte, l'in· sécurité alimentaire est encore un souci majeur. l'u·

nité d'analyse de l'économie alimentaire du PAM estime qu'en l'an 2000, près de 1,4 million de person·

nes auront besoin de secours alimentaires dans le secteur sud. A la suite de nouvelles évaluations faites par le PAM, les besoins de secours alimentaires de ces populations ont été majorés et portés de 53.000 t à 64.000 t. Ceci représente environ 70 pour cent des be· soins alimentaires de 1999 estimés à 91.300 t et près de 78 pour cent des quelques 82.000 t effectivement livrées pendant l'année. En janvier, plus de 3.400 t de secours alimentaires ont été distribuées.soit près de 93 pour cent de la quantité prévue pour le mois.

Dans les états de Liech, Latjor et Bieh, dans la ré· gion du Haut Nil et dans le comté de Kapoeta dans la région de l'Est Equatoria, l'insécurité civile continue de limiter l'accès des populations aux vivres et aux autres aides humanitaires. Dans ces endroits, le PAM et les ONG sont engagées dans des« raids éclairs• pour fournir les secours aux populations affectées qui en ont grand besoin. Les ONG ont observé des niveaux de malnutrition inattendus (globalement de

15 à 21 pour cent) dans plusieurs lieux du sud du Soudan, en particulier à Padak (comté de Bor dans la région de Jonglei), dans certaines parties du comté de Twic (région de Bahr-el-Ghazal), et dans les camps de personnes déplacées de l'intérieur de Nimule et de Labone dans la région de l'Est Equatoria.

La Tanzanie

En dépit de certaines indications d'une mauvaise ré· coite du vuli (saison secondaire) (bulletin FEWS de janvier 2000), les approvisionnements et les prix des

produits vivriers sont favorables aux consommateurs dans tout le pays. Les quantités de produits vivriers présentes sur les marchés sont surfisantes, une situa·

tion attribuée à la vente par le gouvernement de stocks de la réserve céréalière stratégique aux com·

merçants, à l'écoulement des stocks de maïs qui étaient encore aux mains des agriculteurs et des pe-

tits commerçants et à l'interdiction d'exporter im· posée par le gouvernement. En janvier, les prix du maïs sur 17 marchés de référence dans le pays étaient de 11 à 56 pour cent inférieurs à ceux de l'an· née passée et ceux des haricots de 6 à 41 pour cent.

Une bonne disponibilité des produits alimen·

taires et des prix avantageux profitent aux consom· mateurs disposant d'un pouvoir d'achat suffisant.

Mais une évaluation antérieure montre que les mé· nages en état d'insécurité alimentaire dans certaines parties des régions de Mara, Mwanza. Shinyanga, Tabora, Arusha et lringa, ainsi que dans toutes ou la plus grande partie des régions de Singida. Dodoma et Morogoro (bulletin FEWS de décembre 1999) n'avaient pas aisément accès à la nourriture et qu'il en sera ainsi jusqu'à la récolte qui débutera en mars.

Le gouvernement n'a lancé aucun appel aux

bailleurs de fonds pour fournir une aide alimentaire à ces populations et n'a fait aucun effort pour que les variétés de semences résistantes à la sécheresse soient mises à la disposition des agriculteurs pour la saison actuelle. Des évaluations destinées à revoir les conditions dans une grande partie des zones en état d'insécurité alimentaire décrites ci-dessus et estimer la récolte du vuli dans les régions du nord et de la côte, seront faites à la fin février et au début mars par le gouvernement, le PAM, la FAO, FEWS et les Oi'IG CARITAS et Save·the·Children Fund du Roy·

aume Uni. Le programme des cantines scolaires de Dodoma reste la seule grande opération de secours dans les régions en état d'insécurité alimentaire.

En mars. des estimations fiables seront publiées sur la récolte du vuli, mais les agents agricoles locaux prévoient déjà une mauvaise récolte dans les régions cl'Arusha, du Kilimandjaro et de Tanga. Pour les hari·

cots et le maïs, les perspectives sont meilleures dans les régions de Mara et de Kagera, mais la production de bananes et de manioc sera vraisemblablement in·

férieure à la moyenne. Dans les zones unimodales du centre et du sud, les conditions de culture ont été variables au début de la saison. Les régions de

Dodoma et de Singida qui ont subi trois mauvaises récoltes consécutives, ont connu une pluviométrie inférieure à la normale depuis novembre ce qui a en· traîné certains retards dans les semis et un mauvais développement des 1>arcelles semées en début de saison. Par contre, dans les régions de Mbeya, Rukwa et Ruvuma, les cultures de haricots et de ma'îs s'ap·

prochent de la Ooraison et on note généralement peu de problèmes.

Le Rwanda

Les observations préliminaires de l'évaluation ré- cente des cultures de la saison A 2000 (septembre

3

(4)

1999 -janviertrévrier 2000) raite par le gouverne- ment, FEWS et d'autres organismes ont confirmé que la mauvaise répartition des pluies en octobre 1999 a réduit les rendements des cultures dans certaines parties du sud et de l'ouest du Rwanda. L'expansion des superficies cultivées, spécialement dans le nord- ouest a compensé les pertes de cultures

et

a con- tribué à l'augmentation de la production alimentaire nationale qui a été de 37 pour cent pour la saison

1999. La production des pommes de terre, des patates douces.du manioc

et

des cultures maraichères a augmenté de raçon substantielle. Cependant, la production de maïs et de bananes restait en dessous de la production d'avant-guerre.

La mauvaise production de bananes est due à des mauvaises techniques culturales, au fait que cer- taines bananeraies ont fait place à d'autres cultures, à des périodes sèches prolongées,et à des attaques de parasites et de maladies. La mission a estimé que la production de bananes serait de 30 pour cent in- férieure à celle d'avant-guerre. La mauvaise produc- tion de maïs a été attribuée à l'utilisation de variétés mal adaptées, parce que de nombreux agriculteurs, n'ayant rien d'autre à semer, avaient semé les graines de l'aide alimentaire.

En vue d'établir le bilan alimentaire national des six premiers mois de l'année 2000, l'équipe conjointe d'évaluation des cultures a estimé les importations vivrières officielles et non officielles en se basant sur des enquêtes faites dans les grands postes frontal-

iers. Les enquêteurs ont été surpris de constater que les importations commerciales constituaient un secteur vigoureux et actif, et que le total des impor-

tations de produits vivriers de base serait de 165.000 t pour les six premiers mois de l'année, contre 59.999 t pour la même période de l'année passée. La plus grande partie de ces importations provient de la République démoC<atique du Congo. En

se

basant sur les estimations de la production nationale, les im1>or- tations et une ration alimentaire journalière de 2.100 calories, la mission d'évaluation a projeté un déficit

la Mauritanie

En janvier, le PAM et le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA) ont lancé leur programme d'as- sistance à moyen terme aux populations victimes des inondations

et

des fortes pluies de la saison pluvieuse de 1999. Les distributions sont achevées dans les wilayas

de

Tagant et de Trarza, où

l es

pop- ulations

en

état d'insécurité alimentaire ont reçu une ration pour cinq mois. Dans les wilayas de Brakna et de Gorgol, les distributions se poursuiv- ent. Dans ces wilayas, les espoirs de la récolte de décrue ont convaincu le PAM et le CSA de limiter l'aide alimentaire à une ration de 3 mois, mais des pertes dues à des attaques d'insectes réduiront la 4

de 37.000 t pour les six premiers mois de l'année. Ce déficit correspond aux chiffres de la planification des importations d'aide alimentaire du PAM qui sont de 6.000 t par mois pendant les six premiers mois.

Le prix nominal des haricots, une importante source de protéines au Rwanda, continue à tomber bien au-dessous des niveaux moyens des quatre dernières années. Cette tendance à la baisse inquiète le PAM et les autres pourvoyeurs d'aide alimentaire qui craignent que l'utilisation continue de haricots im- portés par les programmes d'aide alimentaire ne fassent tomber les prix encore plus bas, au détriment des producteurs qui dépendent des

ventes

de haricots pour couvrir leurs dépenses non alimentaires. Les prix des pommes de terre sont eux aussi très bas, parce que les producteurs s'efforcent d'obtenir un peu d'ar- gent même

en

vendant à des prix bradés. Dans le nord-ouest, le kilogramme de pommes de terre se serait vendu à 8 FRW (l'équivalent de 3 cents EU) alors que, selon les estimations du Ministère de l'agriculture le point d'équilibre serait à 30 FRW par kilogramme.

Une production supérieure à ce qui avait été prévu, l'augmentation des importations alimentaires

à

tra- vers la frontière

et

le raible revenu intérteur sont les principaux facteurs qui ont entrainé la baisse des prix. L'Ouganda

Une évaluation conjointe PAM/ONG faite en décem- bre 1999 dans le nord-est de l'Ouganda a trouvé un besoin croissant d'aide alimentaire dans les districts de Kotido et de Moroto. Selon une estimation préliminaire de l'équipe d'évaluation, 21 S.000 per- sonnes auraient besoin d'aide à la suite d'une mau- vaise production antérieure et de l'insécurité civile.

Les évaluations de suivi avaient été prévues 1>our mieux identifier les aires géographiques, les popula- tions et les mécanismes d'assistance, tels que les dis-

tributions gratuites ou les programmes de vivres contre travail, mais elles viennent d'être annulées parce que le gouvernement était convaincu que la situation exigeait une aide alimentaire immédiate et

Le Sahel

production de ces cultures, ces familles pourraient connaitre l'insécurité alimentaire avant la fin de l'année de consommation (octobre 2000).

Bien que les conditions agricoles dans les secteurs walo (décrue des cours d'eau) et bas- fonds aient été les meilleures enregistrées au cours de ces 30 dernières années, les cultures ont été endommagées par les parasites (sauteriaux, chenilles et oiseaux), et la production sera bien in- férieure aux niveaux prévus par les évaluations raites par le CILSS/FAO/Gouvernement. Dans cer- taines zones, les dégâts des parasites ont affecté les cultures de décrue au point où les populations pourraient se trouver en état d'insécurité alimen-

non une nouvelle évaluation. Le gouvernement de- mande maintenant une distribution générale de vivres à toute la population des deux districts, soit plus de 400.000 personnes. Le PAM est en train de préparer un appel d'urgence pour répondre à la de- mande d'aide du gouvernement.

Dans le district de Bunclibugyo, le gouvernement a augmenté la présence militaire et protège les con- vois routiers clans un effort visant à rétablir l'accès aux zones durement touchées par les rebelles. Ceci a permis peu à peu aux organisations humanitaires de mieux atteindre les quelques 100.000 personnes dé· placées dans le district. La Worlcl Harvest Mission, une ONG qui travaille dans la région, rapportait au début révrier que de nombreuses personnes dé·

placées ne consommaient qu'un repas par jour, parce qu'elles avaient peur de se rendre sur leurs terres à cause des attaques des rebelles. En plus de la

pénurie alimentaire, le groupe rapporte que dans les centres de santé, les quantités de médicaments es- sentiels sont extrêmement limitées et que les cas de

rougeole deviennent de plus en plus nombreux. Les convois de vivres du PAM ont commencé à arriver, ce qui devrait améliorer la sécurité alimentaire des mé-

nages dans l'immédiat. La sécurité civile au nord de l'Ouganda reste précaire; cependant aucun nouveau déplacement de populations n'a été rapporté.

Exception faite des districts de Kotido et de Mo· roto dans

l e

nord-est

et

du district de 8undibugyo dans le sud-ouest, les arrivages de produits vivriers de base sont suffisants sur tous les marchés. Par ex- emple, le prix des haricots et du maïs sur les marchés est égal ou inférieur aux moyennes triennales, parce que les marchés sont encore approvisionnés par les bonnes récoltes de la saison passée.

Dans la moitié sud du pays, les pluies de la pre- mière saison de l'an 2000 ont commencé vers la fin février, et clans les districts nord, les agriculteurs commencent le semis à sec du mil et du sorgho en prévision des pluies de la première saison, prévues pour le mois de mars et le début avril.

taire au cours de l'année; il s'agit des moughaatas de Moudjeria et de Tidjikja dans la wilaya de

Tagant et de certaines parties des wilayas de Brakna et de Gorgol où les cultures irriguées ou pluviales ont été perdues par suite des inonda- tions ou des pluies torrentielles. Dans toutes les zones agropastorales, les agriculteurs sont lourde·

ment endettés après plusieurs années de mau- vaise production et une grande partie de leur récolte sert à payer les dettes. Ainsi, malgré les améliorations de la sécurité alimentaire enreg- istrées cette année, de nombreux ménages agri· coles ne sont pas en mesure d'établir des réserves qui les aideraient à surmonter des chocs futurs.

FEWS bulfeti11 AFR/00-02, 29 février 2000

(5)

Dans le nord de la Mauritanie, des pluies excep- tionnellement fortes tombées en janvier ont endom- magé les maisons et l'infrastructure dans la capitale économique, Nouhadhibou, mais les pluies devraient

favoriser le développement des pâturages dans les zones de nomadisme du nord. Dans le sud, le temps a été essentiellement sec, ce qui a réduit la crainte Qlfune pluviométrie exceptionnelle, comme en décembre 1999, ne vienne endommager les pâ- turages en entraînant la décomposition des herbes sèches. Les animaux sont généralement en bon état, et on n'a observé aucune maladie significative. La sécurité alimentaire des éleveurs reste la meilleure enregistrée depuis des années. Cependant, dans une grande partie de la wilaya de Trarza, 0(1 les pâturages sont en mauvais état, les éleveurs ont conduit leurs animaux loin des zones d'habitation, ce qui réduit les quantités de lait pour les membres des familles

restés dans les zones d'habitation.

A Nouakchott, les prix des aliments importés (le riz, l'huile végétale et le sucre) se sont stabilisés en janvier. Les prix du poisson étaient très variables à cause des vents violents qui empêchaient souvent d'aller pêcher.

A Nouakchott, qui est un bon baromètre du prix des animaux en général, les prix des petits ruminants ont continué de grimper parce que, profitant des bons pâ- turages et de l'abondance de l'eau, les éleveurs préfèrent augmenter la taille des troupeaux plutôt que de vendre des animaux. Dans la plupart des zones de grande production, les prix des céréales traditionnelles sont tombés entre décembre et janvier,ce qui reflète l'augmentation des produits provenant de la récolte des cultures pluviales qui s'est achevée en novembre et de la récolte actuelle des cultures de décrue.

Le Mali

Au Mali, la sécurité alimentaire est excellente après deux années consécutives de récoltes exception· nelles. D'abondantes quantités de céréales et d'autres produits alimentaires se trouvent sur tous les marchés, et les prix sont bas par rapport à la moyenne. Les pâturages et les points d'eau de la sai- son sèche font que la productivité animale est élevée et les captures de poissons supérieures à la moyenne continuent d'approvisionner les marchés.

La récolte du riz se termine dans les principales zones de riziculture du Mali. La production de riz au- rait augmenté pour la quatrième année de suite, dé·

passant légèrement les 800.000 t (figure 3). La plus grande partie de cette augmentation vient du secteur de la riziculture moderne, dont la part dans

la production totale de riz est passée de 60 à 73 pour cent au cours des années 1990. Le secteur de la riz-

iculture moderne comprend les petits agriculteurs qui produisent dans les grands périmètres de rizicul·

ture para-publics, l'Office du Niger (région de Ségou), l'Office du riz Ségou (ORS) et l'Office du riz Mopti (ORM) sur le Niger et le Bani et dans les petits FEWS bulletin AFR/00-02, 29 février 2000

Mali-tendances de la production de riz

,...

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1990/1991 1999/2000

• Secteurtraditionnel

• Secteur moderne

• Total

f

Source: :Office du Niger et (ILSS/FAO/Ministère du développement rural et de l'hydraulique

Figure 3 FEIVS, février 2000

J>érimètres de villages en aval des barrages comme à Selingué (région de Koulikoro) ou le long des cours d'eau dans les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Tombouctou et Gao. Le secteur traditionnel est celui des petits agriculteurs qui cultivent le riz dans les plaines ou les basses terres alimentées par les eaux de pluies, de ruissellement ou des inondations.

Au cours des dernières années, la production du secteur moderne a atteint des niveaux record grâce à la politique de libéralisation du marché, aux améliora· tions de l'infrastructure d'irrigation.à la dévaluation du franc CFA qui a pennis au riz local de mieux con- currencer le riz importé et enfin à l'amélioration des techniques culturales (une meilleure utilisation des engrais et de l'eau, l'amélioration des techniques de repiquage et l'utilisation de meilleures variétés). Pour finir, les bonnes conditions agroclimatiques qui ont régné pendant toute la saison agricole 1999/2000, et spécialement les pluies de fin de saison, ont elles aussi favorisé la production du riz de cette année.

Le Burkina Faso

La disponibilité des produits alimentaires et les condi- tions d'accès continuent d'être satisfaisants à travers le Burkina Faso. Les céréales, les légumes, la viande, les produits laitiers et le poisson se trouvent à des prix abordables sur les marchés urbains et ruraux. En décembre, les prix des principales céréales sont tombés dans chaque région sur les princ.ipaux marchés et étaient bien inférieurs à la moyenne de 1995·98 sur tous les marchés de référence couverts par le système d'information du marché (SIM). Les bas prix enregistrés dans les marchés ruraux indiquent qu'après la récolte généralement bonne de cette

année, les ménages se fient essentiellement à leurs stocks plutôt qu'au marché. lis reflètent aussi la bonne récolte obtenue dans les deux pays voisins, le Mali et le Niger. Les agents agricoles dans les zones frontal- ières rapportent que les marchands importent du mil malien parce que les prix sont plus bas au Mali .

Le maraichage commercial et la pêche sont floris- sants, grâce au niveau élevé des nappes phréatiques, des rivières et des barrages après les fortes pluies de la saison passée. Dans les zones où la pêche est possible, le poisson constitue une importante source de pro- téines

et

contribue au revenu des ménages. Les per- spectives du riz de contre-saison dans les deux

grandes provinces de culture (Ganzourgou et Boulgou) sont excellentes. L'eau et les pâturages sont facilement disponibles pour les animaux. Dans la zone sahélienne, où le bétail constitue une im1>ortante source de revenu

pour les éleveurs et les agropasteurs, les termes de l'échange bétail contre céréales après la récolte sont élevés, et un mouton de taille moyenne se vend pour

l'équivalent de 4 à 4,S sacs de 100 kg de mil.

Les citoyens du Burkina qui avaient fui la violence de la Côte d'Ivoire en décembre continuent à re· cevoir de l'aide pour se réinstaller au Burkina Faso, alors que certains retournent

en

Côte d'Ivoire.

Le Tchad

Au Tchad, la récolte du berbéré (sorgho de décrue) est en cours dans le Chan Barguimi, le Batha,le Salamat et d'autres zones du pays.Au total, 011 prévoit une excel-

lente production de berbéré. Après une saison princi- pale quelque peu inférieure à la moyenne, la

production céréalière de 1999/2000 atteindra son niveau moyen pour la zone sahélienne. Cependant, toujours dans la zone sahélienne, on enregistre des pénuries de production dans certaines zones telles que l'ouest du Kanem, la

zone

du Lac

et

le nord du

Batha. La production des autres cultures de contre-sai·

son est satisfaisante : la récolte des betteraves et des tomates a lieu en ce moment; près de Doum-Doum, le blé est au stade du tallage, et son état est satisfaisant.

Le niveau du Lac Tchad est

remonté

ce qui a aug- menté la production de poisson et amélioré les per- spectives du maraichage commercial. Cependant la Société pour Je développement du Lac Tchad (SODELAC) fait état de plusieurs problèmes dus aux fortes pluies de la saison passée. L'érosion du sol et le

lessivage ont réduit les rendements du mil jusqu'à des niveaux extrêmes, de 20 à 40 kg seulement par

hectare,alors que la moyenne est de 300 à 400 kg. On estime que la production du mil dans la zone du lac baissera de 50 pour cent par rapport~ son niveau de

1998/99. De plus,plusieurs barrages ont été détruits par la montée des eaux et les inondations qui ont suivi ont endommagé les polders traditionnellement ex· ploités pour le maïs

et

les cultures de la saison fraîche.

On estime que la production de ces cultures sera de 30 pourcent inférieure aux niveaux de l'année 1998/99.

s

(6)

Dans la zone soudanienne, les ventes du coton sont en train de s'amenuiser. Les agriculte11rs déjà af- fectés par le coût élevé des engrais et des pesticides, ont maintenant été frappés par une baisse de 12 pour cent du prix du coton. Leurs problèmes ne fer- ont que s'aggraver et ils seront plus vulnérables à l'insécurité alimentaire. Dans les zones endom- magées par les inondations de la saison passée, les agriculteurs qui ont perdu leurs cultures, leur abri et d'autres possessions aurollt besoin d'aide pour pou- voir se procurer des vivres pendant la période de

soudure (juin-septembre). !:argent gagné grâce à l'excellente production des cultures vivrières dans les zones non affectées par les inondations ne suffira pas pour compenser les agriculteurs de la baisse des revenus provenant du coton.

Les prix de janvier observés par le Système d'in- formation du marché à N'Djaména étaient stables, légèrement plus élevés que ceux de l'année passée pour le mil, mais plus bas pour le maïs et le sorgho. Les prix plus élevés enregistrés pour le mil pour· raient être le résultat de la mauvaise récolte au Kanem, au Lac et dans le nord du Bat ha. On prévoit que les prix resteront bas et stables jusqu'à la fin de la récolte du berbéré en mars, et commenceront à augmenter ensuite.

Le Niger

Les nouvelles taxes prévues au Niger a<eentueront probablement l'augmentation saisonnière des prix, spécialement dans les centres urbains (voir encadré sur les taxes d'importation). Les nouvelles mesures sont planifiées dans le contexte de changements plus étendus qui ont lieu au sein de l'Union

D

es sont pluies tombées modérées sur toute à fortes et l'Afriqubien e austrarépale, metrties ·

tant ainsi fin à la longue période de sécheresse de décembre et provoquant des inondations dans cer· taines parties du Mozambique et plusieurs pays qui ne sont pas couverts par FEWS dans la région. Dans la plupart des cas, les cultures ont largement

récupéré du manque d'humidité antérieur. Certains agriculteurs ont dû semer à nouveau et les rende· ments seront affectés dans de nombreuses zones, mais en ce moment, on ne prévoit pas de grandes réductions de la production nationale dans les pays couverts par FEWS ni à cause de la sécheresse ni à cause des inondations actuelles, inondations qui se poursuivent au moment où ce rapport est sous presse.

Le Zimbabwe

Des pluies intenses sont tombées sur l'ensemble du Zimbabwe pendant les deux premières semaines de janvier, suivies par des pluies plus légères pendant le

6

Coup d'oeil sur les changements dans les taxes d'importation au Niger

L

e taire 1er ouest-africaine janvier 2000,l'Un(UEMOAion économ) a baissé ique et moné-les taxes d'importation sur les produits échangés entre ses membres dans le contexte de son tarif extérieur com- mun (TEQ.11 s'agit de la troisième et dernière réduc- tion annuelle successive dans le cadre d'un processus par étapes qui offre une protection tarifaire aux biens produits et échangés au sein de la zone de l'UEMOA en vue d'établir un marché commun entre ses membres qui utilisent déjà une monnaie commune.Les pays de l'UEMOA sont le Bénin, le Burkina Faso.la Côte d'Ivoire, le Mali.le Niger,le Sénégal.le Togo et la Guinée Bissau.

économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Elles devaient entrer en vigueur au 1er janvier 2000, mais après les protestations de la part des com- merçants, leur application a été remise à plus tard.

Au Niger, la crainte de pertes de revenus fiscaux provenant d'un abaissement des tarifs sur les biens importés en provenance des pays de l'UEMOA a aussi abouti à inclure des changements pour contre- balancer les effets résultant des mesures prises. Comme on le comprend actuellement, ces change·

ments entraîneront la baisse des prix sur les marchés locaux des produits alimentaires transfo,.

més importés des pays de l'UEMOA, et la hausse des prix des mêmes produits importés de pays non· membres de l'UEMOA. Malheureusement, au Niger, la plus grande partie des produits transformés sont importés du Nigeria, qui n'est pas membre de l'UEMOA.

L'Afrique australe

reste du mois. Les pluies les plus intenses ont été en· registrées dans les districts du sud, du centre et de l'est. Les pluies ont largement coml)€nsé la période sèche du mois précédent, la pluviométrie de janvier étant normale sur 90 pour cent du pays.

Le maïs semé dans certaines zones des provinces du Mashonaland Centre et de l'Ouest ne s'est pas remis de la période sèche. Dans le district de Rushinga, on fait état de pertes allant jusqu'à 40 pour cent, mais ailleurs les cultures ont entièrement repris. Le maïs de semis précoce, qui est l'essentiel de la culture de maïs, a atteint les derniers stades végé- tatifs ou en est au stade de la floraison. Les perspec- tives d'une bonne récolte sont encore bonnes,à condition que des pluies se poursuivent jusqu'en avril avec une bonne répartition.

En janvier les agriculteurs ont continué de semer les céréales (le plus souvent le fonio, le mil perlé et le sorgho), l'arachide, le coton et le tournesol. Le dé· partement des services techniques et de vulgarisa- tion agricole (AGRITEX) rapporte que les agriculteurs

Dans le cas du Niger, les réductions tarifaires ex·

igéessont combinées avec des changements (surtout des augmentations) des taxes sur les pro- duits alimentaires transformés en provenance de pays se trouvant à l'extérieur de la zone UEMOA, afin de récupérer une partie des recettes fiscales perdues à la suite de l'application des tarifs réduits aux

échanges à l'intérieur de la zone de l'UEMOA.Toute- fois, les produits pharmaceutiques, les fournitures scolaires et la plupart des produits vivriers de base

ne

seront pas affectés.

Ces augmentations prévues des prix auront le plus grand effet sur les citadins nigériens,

e n

partie· ulier les fonctionnaires du gouvernement, qui con·

somment des quantités disproportionnées d'aliments transformés importés. Au cours des quelques dernières années, les 40.000 fonction· naires du Niger ont subi une compression de salaire de 30 pour cent et ont accumulé 13 mois de salaires en arriérés. Près de la moitié de ce total provient de 1>aiements non effectués au cours de 1999, et en février, il y avait quatre mois qu'ils n'avaient pas reçu leur chèque. Certains sont encore en mesure de se loger et de se nourrir raisonnablement, mais la ma· jorité, en particulier la plupart des fonctionnaires subalternes et des enseignants sont incapables de payer leur loyer et en sont réduits à acheter leur nourriture à crédit.

ont étendu la superficie semée de 41 pour cent entre la fin décembre et la fin janvier. AGRITEX estime que près de 2,S millions ha sont en production cette

année, soit légèrement plus qu'en 1998/99 et 51>our cent de plus que la moyenne des dix dernières an·

nées. La superficie totale du maïs a diminué de 6 pour cent par rapport à l'année passée, alors que celle du tabac,du fonio et du tournesol a augmenté.

Les pluies ont amélioré les pâturages dont l'état est satisfaisant. Cependant on signale des maladies du bétail transmises par les tiques dans les districts de Binga (Matabeleland), Zvimba (Mashonaland Ouest) et Zvishavane (Midlands).

La sécurité alimentaire des petits agriculteurs est satisfaisante. Les approvisionnements alimentaires dans les zones communales se sont améliorés avec la

présence du maïs vert, des courges et des fruits.

Toutefois, l'acheminement des produits alimentaires dans certaines parties des provinces du Mashona·

land a été entravé par une attaque de choléra.

FEWS bulletin AFR/00·02, 29 février 2000

(7)

les stocks céréaliers détenus par l'Office de com- mercialisation des céréales et les 3 grands minotiers totalisaient 440.000 t à la fin janvier. les céréales suf- firont jusqu'au-delà du mois d'avril, qui marquera le début de la prochaine saison commerciale.

la pénurie de carburant, qui a commencé dans la troisième semaine de décembre, a une influence négative sur la sécurité alimentaire des ménages, mais il n'est pas encore possible d'en mesurer l'éten- due. les transporteurs rap1>ortent que la moitié de leur flotte n'est pas en service, ce qui gêne la vente des produits agricoles et la livraison du lait. Certains minotiers ne peuvent fonctionner et les producteurs de tabac ont des difficultés pour récolter, traiter et transporter le tabac.

La Zambie

En janvier, la pluviométrie a beaucoup amélioré l'état des cultures dans la plupart des zones de la Zambie qui avaient connu la sécheresse en décembre. Seul les districts de Livingstone (province du Sud) et de Mluwe et lundazi (province de l'Est) ont rapporté une diminution de la pluie entre décembre et jan- vier. Malgré le retour de la pluie, la pluviométrie cu- mulée pour la saison était inférieure â la normale, saur dans certaines parties des provinces du Nord et de luapula et dans l'extrême ouest de la Zambie. Au

total, vers le milieu du mois, les besoins en eau de toutes les cultures étaient satisfaits.

Les effets de cette longue période sèche ont été les plus ressentis dans les districts de Mkushi et de Chibombo dans la province du Centre et de Petuake dans la province de l'Est, où l'état du maïs de semis précoce varie de mauvais à moyen. Des visites de FEWS dans les zones de grande production de maïs de la province du Centre ont révélé d'énormes varia- tions dans le stade de développement des cultures, allant depuis la levée jusqu'au stade de remplissage des grains. Les agriculteurs de Mkushi ont aussi des problèmes avec le borer des tiges. L'arachide et le tabac ont été affectés et de nombreux agriculteurs ont abandonné leurs champs de coton. Par contre, l'état du maïs de semis tardif est satisfaisant.

Dans tous les districts visités,certaines terres sont laissées sans culture. la mortalité du bétail due à la maladie du corridor (fièvre de la Côte Est) a réduit les possibilités d'utiliser la traction animale,qui est un in- trant agricole important dans cette région. De plus,de nombreux agriculteurs ont consacré toute leur énergie et leurs maigres ressources

à

faire un deuxième semis pour leur maïs, négligeant d'autant les autres cultures.

la disponibilité des produits alimentaires est généralement meilleure cette année que l'année passée à la même période. Les stocks nationaux du maïs, petits agriculteurs mis à part, sont estimés à 104.000 t. la farine de maïs se trouve en quantités suffisantes sur les marchés à travers le pays, et de même pour le blé et les pommes de terre. A l'exception

FEWS bulletin AFR/00-02, 29 février 2000

de Choma, les prix du maïs grain ont augmenté en ftèche entre le début décembre et janvier, mettant fin à la tendance modérée

à

la hausse qui avait commencé au début de la saison commerciale,en mai dernier.

Le Malawi

Les pluies modérées à fortes qui étaient tombées en janvier sur la plus grande partie du Malawi ont inter- rompu les 2

â

3 semaines de sécheresse qui a dom- iné la plus grande partie de décembre. En fait, Sali ma (région du Centre) et Karonga (région du nord) sont actuellement les seuls projets de développement rural avec une pluviométrie saisonnière cumulée in- férieure â 50 pour cent de la normale (figure 4).

A cause de l'irrégularité des pluies et des dates de semis très éparpillées dans le temps, la plupart des cultures en sont

à

des stades de développement très divers.Avec l'amélioration de la pluviométrie, de nombreuses parcelles se sont remises mais dans la région sud, où les agriculteurs sèment le maïs plus tôt, le stress dO à la sécheresse a bloqué la crois· sance, ce qui réduira les rendements. Cependant, si les pluies se poursuivent jusqu'à la fin mars et au delà, les effets sur la production alimentaire na- tionale pourraient être minimes. La production du tabac pourrait être affectée par les pluies irrégulières antérieures parce que tout retard dans le repiquage diminue le rendement. Cependant, la Commission de contrôle du tabac ne prévoit pas d'écarts significatifs des rendements et de la production par rapport aux niveaux atteints lors de l'année passée. Le premier tour d'estimations de la production, prévu pour février.aidera

à

clarifier les effets de l'irrégularité de la pluviométrie sur la production.

le gouvernement a distribué 700 t de semences de maïs hybride à près de 350.000 agriculteurs qui auraient été les plus durement affectés par la sécher- esse de décembre et qui se trouvent dans des zones recevant une pluie suffisante pour un second semis. Ces semences ont été distribuées dans les projets de développement agricole de Salima,dans la région du Centre et de Mulaje, Phalombe, Thyolo, Mwanza, Blantyre, Machinga et Shire Valley clans la région sud.

Les activités agricoles sont variées.depuis le semis et le désherbage jusqu'à l'application des engrais.

Dans les basses zones de jardinage, les agriculteurs récoltent du maïs vert et préparent la terre pour planter les patates douces. Les intrants agricoles ont été fournis par le• kit de démarrage• et par l'en- tremise du programme d'investissement dans la pro- ductivité agricole; cependant, les agriculteurs qui n'ont pas remboursé le prêt de l'année passée ne peuvent obtenir un prêt cette année et les projets de développement de Thiwi, Lifidzi et de Dedza Hill dans la région du Centre sont parmi ceux comptant un nombre élevé d'agriculteurs non admissibles.

Contrairement aux tendances saisonnières, les prix du maïs au détail ont chuté en janvier, parce que

Malawi-pluviométrie de la saison en pourcentage de la normale du

1er octobre 1999 au 31 janvier 2000

Pluvlométrh~ cumulée ên pourcenta9e de la normaleentr0 le 1er octobre 1999 et le 31 janvier 2000

101% 100%

7S'll

Sour<e: partement de météorologie du Malawi Figure 4 FEWS, février 2000

les craintes de la sécheresse et d'une pénurie de nourriture se sont dissipées avec la reprise des pluies. Dans la région du Centre, les prix ont chuté de 21 pour cent. On trouve du maïs à la Société de développement et de commercialisation des pro- duits agricoles (ADMARC) et sur les marchés locaux. Les longues queues pour acheter le maïs de l'AD- MARC qui caractérisent d'habitude cette période de l'année n'ont pas été observées cette année parce que les ménages ont suffisamment de céréales

provenant de l'abondante récolte de l'année passée.

Le Mozambique

Après une pluviométrie locale supérieure à la nor· male entre décembre et février, les rivières des ré- gions centre et sud du Mozambique inondent les zones avoisinantes. leur effet est amplifié par des pluies encore plus récentes clans les pays voisins qui finissent par s'écouler dans le réseau hydrologique du Mozambique. les inondations se sont produites le long des rivières lncomati, Limpopo, Umbeluzi et 8(1zi dans les provinces de Maputo, Gaza et Sofa la (figure S). Les inondations ont entraîné le déplace- ment de 400.000 à S00.000 personnes et la mort de 50 personnes; actuellement 211.000 personnes ont besoin d'une aide alimentaire immédiate. Elles ont endommagé les cultures (principalement le maïs, les haricots et le niébé) et ont aussi détruit près de 70 pour cent de l'infrastructure locale des transports, en particulier dans le principal corridor nord-sud, et de nombreux ponts et routes de desserte, dans les zones affectées. le Ministère du commerce, de l'in-

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