DOSSIER DE PRESSE. Les Amis de Shalom Arshav

Texte intégral

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DOSSIER DE PRESSE Les Amis

de Shalom Arshav

Les Amis de Shalom Arshav 1

Le piège de l’occupation et des colonies 2 Une autre politique est possible 3 Les propositions de Shalom Arshav 4

Une recherche de la paix fondée

sur la tradition juive 5

Les Amis de Shalom Arshav

dans les médias 6

Evénements 2002/2003 7

S’informer, contacter et dialoguer

avec Les Amis de Shalom Arshav 8

Élisabeth Badinter, philosophe Henri Bulawko,

membre du Comité directeur du Crif Monique Canto-Sperber

philosophe Denis Charbit

professeur à l’université de Tel-Aviv Michel Dreyfus-Schmidt

sénateur Josy Eisenberg rabbin

Daniel Farhi rabbin

Alain Finkielkraut philosophe

Élisabeth de Fontenay philosophe

Ilan Greilsammer

professeur à l’université Bar-Ilan Théo Klein

avocat, président d’honneur du Crif Janine et Lucien Lazare

historien AIbert Memmi écrivain Freddy Raphaël sociologue Paul Ricœur philosophe Claude Sitbon écrivain

Pierre-André Taguieff sociologue

André Wormser

membre du comité directeur du Crif Michel Zaoui

avocat, membre du comité directeur du Crif

COMITÉ DE PARRAINAGE SOMMAIRE

Les Amis de Shalom Arshav 10 rue St-Claude, 75003 Paris S i t e : h t t p : / / l a p a i x ma i n t e n a n t . o r g M a i l : c o n t a c t @ l a p a i x ma i n t e n a n t . o r g

*La colombe du logo a été offerte gracieusement par Plantu La maquette de la Une a été réalisée gracieusement par Crayon noir

(2)

LES AMIS DE SHALOM ARSHAV

L a P a i x m a i n t e n a n t

Les Amis de Shalom Arshav , une association française qui milite pour la paix entre

Israéliens et Palestiniens

 L'association française Les amis de Shalom Arshav a pour vocation de promouvoir et soutenir les actions du mouvement israélien Shalom Arshav, la Paix maintenant, et de les faire connaître en France.Elle s’a- dresse à toutes les organisations et partis démocratiques, ainsi qu'à la communauté juive .

Attachée inconditionnellement à l'existence de l’État juif, notre association affirme la nécessité impérative d’aboutir à une solution de compromis avec les Pa-

lestiniens et le monde arabe, pour en finir avec le conflit qui déchire la région.

 Parallèlement, l'association veut avoir une action citoyenne. Elle s’oppose à toute ex- portation de ce conflit sur le sol français, et aux tensions inter-communautaires qui pourraient en résulter. Elle veille à maintenir un espace de dialogue entre les commu- nautés juive et arabo-musulmane.

 Depuis un an, notre association a connu une croissance spectaculaire. Elle a organisé de nombreuses réunions publiques, ainsi qu’une manifestation à Paris, qui a réuni plu- sieurs milliers de participants. Elle anime enfin un site internet diffusant des informa- tions puisées aux meilleures sources.

Shalom Arshav, un mouvement israélien sioniste et démocrate

 Shalom Arshav, fondé en 1978 par 348 officiers de réserve et soldats, est devenu le plus important mouvement politique extra-parlementaire en Israël, militant pour la ré- conciliation avec le monde arabe.Son action a contribué à l’établissement d’un cli- mat favorable en Israël, qui a facilité la signature d’un accord de paix avec l’Egypte.

 Shalom Arshav est attaché auxvaleurs sionistes et démocratiques, fondement de l’É- tat juif. C’est pourquoi, au nom de ces principes, il refuse la poursuite de l’occupa- tion et de la domination de la population palestinienne, dont la prolongation corrompt la société israélienne.

 Les militants de Shalom Arshav sont profondément enracinés dans la réalité du pays. Ils assument des fonctions importantes au sein de l'armée, de l'université et de la vie politique, économique et associative.

Un compromis équitable pour la paix

 Depuis la deuxième intifada, les militants de Shalom Arshav partagent le sort de leurs concitoyens, confrontés à la violence qui déchire la région. Ils ont subi le choc de la désillusion, après l’espoir suscité par les accords d'Oslo. Cependant, ils ne cessent pas de combattre pour un compromis équitable fondé sur les principes suivants :

reconnaissance de l’État palestinien, à côté de l’État juif

partage de la terre entre les deux États selon le tracé de la Ligne verte

partage de souveraineté sur Jérusalem

démantèlement des colonies juives de Cisjordanie et de Gaza

retour des réfugiés palestiniens sur le territoire de l'État palestinien.

 Enfin, Shalom Arshav s'efforce de maintenir des contacts et de mener des actions avec les modérés palestiniens dans le cadre de la « Coalition israélo-palestinienne pour la paix » .■

La Ligne verte est la frontière séparant Israël de la Cisjordanie et Gaza.

En 1982, le mouve- ment fut l'initiateur de la manifestation de protestation contre les massacres de Sabra et Chatila, qui a réuni 400 000 personnes.

Ses sympathisants furent parmi les inspi- rateurs des accords d'Oslo de 1993.

Aujourd’hui, Shalom Arshav mène une campagne sur le thème « Sortons des territoires, revenons à nous-mêmes ».

Le large écho rencontré par notre action est la preuve que l’association répond à une forte at- tente, de tous ceux qui n’acceptent ni les condamnations unilatéra- les d’Israël, ni le soutien inconditionnel aux ac- tions de son gouverne- ment.

Le sionisme a permis dans l’Histoire la créa- tion de l’État juif, qui assure aujourd’hui à son peuple souveraine- té politique et épanouis- sement culturel.

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LE PIÈGE DE L’OCCUPATION ET DES COLONIES

La conquête des Territoires a été effectuée à la suite d’une guerre de survie imposée à Israël

En juin 1967, l’Egypte et la Syrie ont contraint Israël à mener une guerre de défense pour assurer sa survie. Malgré les objurgations israéliennes, la Jordanie fut entraînée dans le conflit. C’est ainsi qu’Israël a occupé les territoires de Cisjordanie et de Gaza.

Demonnaie d’échange , les Territoires sont devenus un espace de colonisation organisée

 Au lendemain de la guerre de 1967, Israël se proposait de faire de ces territoires une monnaie d’échange,selon le principe « les Territoires contre la paix ». Devant le refus arabe, Israël s’est trouvé contraint d’administrer ces territoires. Tout en mettant en place, au début, une occupation qui se voulait libérale, les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, se sont engagés dans une politique de colonisation et de peuplement.

 De 12 000 colons 1 en 1980, on est passé aujourd’hui à 213 000(sur une population juive totale d’environ 5 000 000 habitants )1, qui se répartissent en près de 150 co- loniesou villes, hors-Jérusalem .

La colonisation contribue au durcissement du conflit

 Le développement de cette colonisation prive aujourd’hui les Palestiniens de 40 % de leur territoire2. De plus, celle-ci a été planifiée de façon à empêcher l’émergence d’un futur État palestinien viable. Cette situation a été l’un des facteurs déterminants dans l’exacerba- tion du conflit. Tout accord futur doit donc inclure le principe de leur évacuation.

 Or, depuis 1967, l’aile militante des colons, qui au nom d’une certaine conception du sionisme, revendique la souveraineté juive sur tous ces territoires, s’est constituée en un puissant lobby. Il exerce une pression sur tous les gouvernements israéliens, en s’opposant à toute solution de compromis.

 La situation est donc bloquée. Et son maintien est catastrophique pour les sociétés israélienne et palestinienne.

Le maintien de l’occupation et de la colonisation joue contre l’intérêt de l’Etat d’Israël

 On le voit bien, la situation sécuritaire d’Israël est mauvaise. La guerre est portée au cœur même de son territoire, et la population civile paie un lourd tribut. En novembre 2002, il y avait plus de 670 morts suite aux attentats, dont 75 % de civils 3(les représail- les israéliennes avaient causé la mort de près de 1900 Palestiniens 4).

L’armée israélienne s’épuise à protéger les colonies, dont certaines ne comptent que quelques dizaines d’ha-

bitants isolés au cœur d’une population hostile. Toute sa supériorité technologique ne suffit pas à assurer son contrôle sur 3 millions de Palestiniens.

 Sur le plan international, Israël est isolé, alors qu’à la suite des accords d’Oslo, il avait effectué une percée diplomatique remarquable. De plus, le pays vit une grave crise économique et sociale, là encore liée à la dégradation sécuritaire. ■

Il est donc vital pour Israël de reprendre l’initiative politique.

(1) Bureau israélien des Statistiques (2)B’Tselem (3)Tsahal (4) AFP

En mai 1967, Nasser avait expulsé les troupes de l’ONU séparant Israël de l’Egypte et massé son armée à la frontières de l’État juif. Il avait im- posé le blocus du port d’Eilat, artère vitale pour Israël.

Le leader palestinien Ah- med Choukeiry promet- tait alors de « jeter tous les Juifs à la mer ».

Au lendemain d’Oslo, 36 pays avaient renoué ou établi des relations, parmi lesquels la Tuni- sie, le Maroc, la Jorda- nie, le Vatican, le Qatar et le Sultanat d’Oman.

La croissance écono- mique atteignait de 5 à 7 % .

Aujourd’hui, une étude récente montre que 1/5 de la population juive vit au-dessous du seuil de pauvreté.

« Les colons idéologi- ques ne constituent qu’une petite minorité, mais ils tiennent la so- ciété israélienne en otage. Aucun homme politique, y compris Yitzhak Rabin lui- même, et après lui Ehoud Barak, soldats au passé glorieux, par crainte de guerre civile, n’a jamais osé les af- fronter.»

Zeev Sternhell, Le Débat n°121, sept.-oct. 2002

« Sortir des Territoires Revenir à nous-mêmes »

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UNE AUTRE POLITIQUE EST POSSIBLE Les quatre guerres selon Amos Oz

1

 Deux guerres sont menées par les Palestiniens. La première est leur lutte pour se libé- rer de l’occupation et pour leur droit à un État indépendant. La seconde est menée par un Islam fanatique, depuis l’Iran jusqu’à Gaza, et depuis le Liban jusqu’à Ramal- lah, qui rêve de détruire Israël et chasser les Juifs de leur terre.

 En miroir, deux guerres sont menées par les Israéliens. La première est leur guerre pour leur droit à vivre dans un État souverain et libre sur une partie de cette terre. Et la deuxième est celle menée par la droite nationaliste israélienne pour l’oc- cupation totale de la Terre sainte.

 Toute solution ne peut se bâtir que par la clarification des objectifs de chacune des parties.

Israël est fondé à assurer son auto-défense , face au terrorisme aveugle et à la volonté irrédentiste

 Les mouvements terroristes ne se contentent pas de revendiquer un État palestinien, mais prônent la destruction de l’État juif. Ils frappent indistinctement les civils, du simple fait qu’ils résident en Israël comme dans les territoires.

 Face à cet irrédentisme, Israël a toute légitimité pour mener une guerre de survie.

Dans le même temps, Israël doit accepter la revendication palestinienne d’indépendance

 En reconnaissant le droit des Palestiniens à leur État, Israël reste ainsi fidèle aux principes fondateurs du sionisme:

● maintenir le caractère juif de l’État

● refuser toute domination sur un autre peuple.

 La guerre d’Indépendance s’est achevée en 1949, et à conduit à la création d’un État reconnu par la commu- nauté internationale. Celle des 6 jours ne fut que le produit accidentel d’une situation qu’Israël n’avait ni voulue ni même prévue.

 En conséquence, Shalom Ah’shav affirme que les Territoires conquis en 1967 ne pos- sèdent aucune sorte de légitimité et ne peuvent modifier les frontières de l’État. C’est pourquoi il demande au gouvernement israélien de :

● mettre fin à l’occupation

● évacuer les colonies

● reconnaître la légitimité de l’État palestinien sur l’ensemble des territoires aujourd’hui occupés, moyennant éventuellement des ajuste-

ments de frontière mineurs et réciproques ■

« Contre quoi et contre qui se battent exacte- ment les terroristes pa- lestiniens quand ils as- sassinent des passants dans les rues, des en- fants qui prennent le bus(…) ? Que veulent- ils au juste? L’indépen- dance, la liberté ou la fin du sionisme ? »

Zeev Sternhell, Le Débat, n° 121, sept.-oct. 2002

L’occupation est contraire aux principes mêmes du sionisme, qui est le mouvement de libération nationale du peuple juif. Il exclut donc toute idée de do- mination sur un autre peuple.

« Ce droit des Palesti- niens à un Etat, aucun démocrate, aucun sio- niste ne peut sérieuse- ment leur dénier. »

Bernard-Henri Lévy, allocution prononcée à l’université de Tel-Aviv, 27/05/02.

«Alors que faire ? (…):

tout d’abord accepter la légitimité de l’acte fon- dateur d’Israël et en faire également l’acte fondateur de la Pales- tine indépendante. »

Zeev Sternhell, Le Débat, n° 121, septembre-octobre 2002

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ESPOIRS ET PERSPECTIVES

LES PROPOSITIONS DE SHALOM ARSHAV

Plusieurs options pour une initiative israélienne

Compte tenu de la complexité de la situation et de sa gravité, Sha- lom Arshav, et plus généralement l’ensemble du courant

« colombe » israélien, explorent plusieurs pistes.

 Certains proposent d’évacuer unilatéralement la grande majori- té des colonies de peuplement et des territoires, et d’ériger un mur le long de la Ligne verte, de façon à assurer la sécurité de la population israélienne, considérant qu’il n’y a pas actuellement de partenaire pour négocier. Ce mur, qui selon eux n’est pas une frontière politique, engloberait un certain nombre de colonies à la lisière de la Ligne verte et autour de Jérusalem.

 D’autres s’opposent à cette solutionimposée aux Palestiniens de

façon unilatérale, et qui de ce fait risquerait de devenir la source des prochains conflits.

Ils prônent plutôt le retour immédiat à des négociationsmalgré la poursuite de l’intifada.

 D’autres enfin, comme Amram Mitzna, nouveau dirigeant du parti travailliste, prévoient d’é- vacuer unilatéralement les colonies de Gaza et d’amorcer des négociations afin de rom- pre le cercle vicieux attentats-représailles, et lancer un message fort tant à l’intention de la population palestinienne qu’à la communauté internationale. Si toutefois il s’avérait qu’il n’y avait pas de partenaire, Israël procéderait à une évacuation unilatérale.

Un désir de paix se manifeste des deux côtés

 Le conflit a conduit au durcissement des deux populations. Pourtant, de part et d’autre, des voix se font entendre.

Près des 2/3 des Israéliens estiment que l’é- vacuation des colonies conduirait à la re- prise du processus de paix 1.

Plus des 2/3 des colons juifs obéiraient à une décision d’évacuation de la part de leur gouvernement 2 .

200 personnalités palestiniennes, à l’initiative de Sari Nusseibeh, représentant de l’OLP à Jérusalem 3, ont signé une pétition condamnant le terrorisme-suicide .

Ami Ayalon, ancien chef des services de sécurité israéliens, et Sari Nusseibeh élabo- rent une déclaration d’intentions, « expression de la volonté de la majorité des deux peuples », dont voici un extrait du préambule :

« Le peuple palestinien et le peuple juif reconnaissent chacun les droits histori- ques de l’autre concernant la même terre.

Pendant des générations, le peuple juif a désiré établir un État juif sur toute la terre d'Israël, alors que le peuple palestinien a, de la même manière, désiré éta- blir un État palestinien sur toute la terre de Palestine. Les deux parties acceptent par la présente un compromis historique fondé sur le principe de deux États sou- verains et viables existant côte à côte...»

1)Institut Dahaf, 3/05/02 2)Idem, 24/07/02 3) El Quds ,19 /06/02

Article 4 de la déclara- tion Ayalon-Nusseibeh:

« Droit au retour. Re- connaissant les souf- frances et les diffi- cultés des réfugiés pa- lestiniens, la commu- nauté internationale, Israël et l'État de Pa- lestine créeront et contribueront à un fonds international pour les dédommager.

Les réfugiés palesti- niens ne retourneront que dans l'État de Pa- lestine. Les Juifs ne retourneront que dans l'État d'Israël. » Pour la quasi-totalité des Israéliens, la re- vendication palesti- nienne du « droit au retour des réfugiés à l’intérieur de la Ligne verte » est totalement inacceptable, et à rai- son : elle signifierait la destruction de l’État juif.

« Si aucun accord n'in- tervient avec les Pales- tiniens, au bout d'une année, des frontières de sécurité seront éta- blies en Cisjordanie. Il n'y aura plus aucune colonie juive à l'est de cette frontière. » Extraits du programme d’Amram Mitzna, Haa- retz, 19/11/02

Amram Mitzna

Ami Ayalon Sari Nusseibeh

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« ...Si vous pratiquez une stricte justice dans vos relations récipro- ques; si vous vous abs- tenez d’opprimer l’étran- ger, l’orphelin et la veuve, de répandre du sang innocent en ce lieu, et de suivre des dieux étrangers pour votre malheur, [alors seule- ment] je vous laisserai résider ici, dans le pays que j’ai donné à vos an- cêtres de siècle en siè- cle ».

Jérémie, VII,5 1

UNE RECHERCHE DE LA PAIX FONDÉE SUR LA TRADITION JUIVE

Le nationalisme religieux devient le moteur de la colonisation

Au cours de la guerre des 6 jours, en juin 1967, Israël conquiert la Cisjordanie et Gaza. Or, la Cisjordanie constituait dans l’Antiquité le cœur des royaumes hébreux, la Judée-Samarie.

Dès lors, cette conquête est interprétée par plusieurs chefs religieux comme le « retour à la patrie historique », et comme un signe avant-coureur des temps messianiques (rabbin Tsvi Yehouda Kook). Dans cette perspective, il ne saurait être question de rétrocéder ces territoires, qui reviendraient de droit divin à l’État juif. Cette approche religieuse a forte- ment contribué à structurer l’idéologie du « Grand Israël ».

Pourtant, une partie non-négligeable du monde orthodoxe refuse cette conception

 Avant la guerre des 6 jours, le monde religieux avait toujours soutenu des positions modérées dans le conflit israélo-arabe. Le leader historique du parti national- religieux, le docteur Yossef Burg , a combattu jusqu’à sa mort l’idéologie du « Grand lsraël ».

 De même, le rabbin Ovadiah Yossef, leader spirituel in- contesté du monde sépharade, a rappelé le principe de la sauvegarde de la vie pour recommander la rétroces- sion des territoires conquis en échange d’une paix per- manente.

 Aujourd’hui, un mouvement orthodoxe-religieux, Netivoth Shalom, Sentiers de Paix, combat aux côtés de Shalom Arshav. Il regroupe plusieurs intellectuels de renom - Aviezer Ravitzky, Ouriel Simon, Lucien Lazare...-, pour lesquels la poursuite de l’occu- pation est contraire aux principes fondamentaux du judaïsme.

Selon la tradition juive, l’Etat doit avoir pour objectif la justice sociale et pratiquer une politique extérieure de bon voisinage

 Pour de nombreux commentateurs, l’expansion au « Grand Israël » n’a jamais, au grand jamais, constitué une obligation religieuse. La question des frontières relève strictement du politique.

 Les prophètes ont la plupart du temps prodigué aux souverains hébreux des conseils de modération en politique extérieure. Ainsi en fut-il de Jérémie qui mit en garde Sédé- cias, dernier roi de Judée, contre son « grand dessein » anti-babylonien 2.

 Les prophètes ont toujours fixé pour priorité l’établissement de la justice sociale, socle de la sécurité. Au mépris des persécutions, ils n’ont jamais hésité à braver certains rois hébreux tyranniques, avides de conquêtes, et qui dans le même temps faisaient peser sur le peuple juif un régime d’oppression et de violence. Ainsi en alla-t-il de Mih’ayahou, qui s’opposa courageusement aux projets expansionnistes du roi Achab3.

 En mille années d’existence, les anciens royaumes hébreux n’ont atteint que pour de très brèves périodesles frontières du Grand Israël. Cela les a-t-il empêchés de remporter de remarquables succès politiques et culturels ?

Enfin, selon la tradition juive, n’est-ce pas à cause de la haine gratuite et de la violence sociale que les deux Temples furent détruits ? ■

(1) Traduction du rabbin Zadoc Kahn (2)Jérémie, XXVIII (3) I Rois, XXII

Décision d’ Ovadiah Yossef, ancien Grand-Rabbin d’I- sraël:

« (Si les chefs du gou- vernement estiment ) qu’en cas de rétroces- sion des territoires, une guerre peut être évitée, et qu’il existe une possi- bilité de paix perma- nente, il apparaît donc selon toutes les opi- nions, qu’ il est autorisé de restituer des parties de la terre d’Israël, car rien n’est plus important que la sauvegarde de la vie (Pikouah’ nefesh). »

« Ni par la puis- sance, ni par la force, mais bien par Mon esprit — dit l’Eternel

Tsevaot .»

(Zacharie,IV,6)1

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Écoute Israël, reviens à toi !

« Depuis 1967, le développement accéléré et irres- ponsable des colonies dans les territoires occupés mine et corrompt les fondements d’Israël comme État et comme société. Revenir à soi pour Israël, c’est reconnaître qu’il y a un conflit insurmontable entre le Grand lsraël et l’État d’Israël, c’est recon- naître qu’il est impossible d’avoir les deux. Ceux qui veulent l’intégralité de la terre portent la res- ponsabilité de l’écroulement à terme de l’État.

Ceux qui veulent préserver l’État doivent se résou- dre à abandonner une partie de la terre. »

David Chemla, 16 /03/02

Entre ouverture et dialogue

« Ajoutons que Shalom Arshav est en principe un mouvement politiquement pluraliste. En effet, si nombre de ses membres sont proches de la gauche laïque, il n’en reste pas moins qu’il a bénéficié du soutien actif de personnalités religieuses ortho- doxes..»

Sandrine Szwarc, 10/01/02

Les implantations, un piège pour Israël

« Un tel État [fondé sur l’idéal sioniste] ne peut exister et se développer sur la base de ses principes fondateurs, que si les peuples qui l’entourent, et en premier lieu le peuple palestinien trouvent aussi une issue équitable à leurs aspirations »

Marc Lefèvre, porte-parole de l’association, 09/02

LES AMIS DE SHALOM ARSHAV DANS LES MÉDIAS

Extraits

Nous ne sommes pas des naïfs

« Dans sa grande majorité, la population a compris et approuvé la nécessité d’envoyer un avertisse- ment aux Palestiniens, en traquant les terroristes . Mais les opérations militaires sont inefficaces si la politique ne reprend pas ses droits. Aujourd’hui, il est impératif d’assortir cette initiative armée de me- sures diplomatiques, afin d’éviter l’enlisement. »

Marc Lefèvre, porte-

parole des Amis de Shalom Arshav, inter- viewé par Ruth Nabet, 6/06/02

Si vous le voulez, ce ne sera pas un rêve

« En proposant une vision totalitaire de cette société israélienne, ces associations, qui appellent au boycott d’Israël, confortent les fantasmes dangereux de cer- tains mouvements islamistes radicaux;les conséquen- ces en sont lourdes jusqu’au sein de notre communau- té, comme nous l’avons vu avec les attentats antisémi- tes. Mais il semble que , dans la faillite des idéologies, la cause palestinienne, juste dans son essence, soit plus mobilisatrice, médias aidant, que de multiples au- tres. C’est ainsi qu’elle devient, intégrée dans la croi- sade anti-mondialisation, l’étendard aux couleurs de keffieh, sous lequel une nouvelle génération entre en politique. »

David Chemla, prési- dent de l’association, 23/10/02

Marquer sa différence

« Dimanche à 17 heures à Paris, les Amis de Sha- lom Arshav marqueront leur différence du métro Chemin-vert à la Bastille, avec pour slogan:

« Israël-Palestine, deux États pour la paix ».

6/04/02

Tribune Juive

Cahiers Bernard Lazare

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(8)

Assises du mouvement, en présence de Dan Bitan, délégué d’Israël, au Cercle Ber- nard Lazare, Paris, 23 janvier 2002.

Participation à la manifestation organi- sée par le CRIF, en un cortège séparé (5000 manifestants), sous les bannières

"Israël - Palestine, deux États pour la paix",

"Contre l'antisémitisme et toutes les formes de terrorisme" , Paris, 7 avril 2002.

Réunion «

Quel sionisme pour l’avenir »,

avec la participation de Dan Bitan, en pré- sence de 300 personnes, Cercle Bernard La- zare, Paris, 4 mai 2002.

Projection, suivie d’un débat, du film do- cumentaire "Promesses", sur une ren-

contre d’enfants israéliens et palestiniens, cinéma Reflets-Médicis, Paris, 28 mai 2002

Intervention des Amis de Shalom Ahrshav, par Marc Lefèvre à la Maison des Ecrivains, Paris, 7 juin 2002.

Pétition publiée dans Le Monde du 24/03/02, plus de 2500 signataires en no- vembre 2002.

Réunion publique à Marseille, organisée par Gilbert Bénichou, en présence de Dov Kowal, 20 juin 2002.

Rassemblement « Les propositions de Shalom Arshav », en présence de plus de 700 personnes, avec la participation du rab- bin Daniel Farhi, Alain Finkielkraut et Ilan Greilsammer, le Déjazet, Paris, 24 juin 2002.

De gauche à droite: D.Farhi, I.Greilsammer, M.Lefèvre, A.Finkielkraut, D. Chemla

QUELQUES ÉVÉNEMENTS

ORGANISÉS PAR L’ASSOCIATION EN 2002 / 2003

Réunion publique à Strasbourg, en pré- sence d’Ilan Greilsammer et Marc Lefèvre, 130 personnes, 25 juin 2002.

Israël-Palestine, rassemblement au Mur de la Paix, avec la participation des artistes Simon Elbaz, Jacinta, Yuval Micenmacher, Roula Safar, Marlène Samoun, Isabelle Hurtin, Paris, 30 juin 2002.

Chaine Humaine israélo-arabe autour de l'Arbre de l'Espérance, Marseille, 30 juin 2002.

Création du mouvement étudiant, sep- tembre 2002.

Premières rencontres internationales de Shalom Arshav, Jérusalem, 20 / 22 avril 2003.

Publication du texte de soutien à la Feuille de route dans Le Monde, avec les signatures entre autres de Pierre-Gilles de Gennes, Bernard-Henri Levy, Olivier Duhamel, Robert et Elisabeth Badinter, Rabbins Daniel et Gabriel Farhi, Patrick Klugman, Pierre-André Taguieff, Marie- Hélène Aubert, etc., 23 mai 2003.

En province: lancement des Amis de Sha- lom Arshav-Strasbourg, le 25 juin 2002;

Grenoble, janvier 2002 ; Marseille, juillet 2002 ; Lyon, octobre 2002.

Jacinta et Roula Safar Marlène Samoun

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(9)

S’INFORMER

CONTACTER ET DIALOGUER

AVEC LES AMIS DE SHALOM ARSHAV

■Site et liste internet

Adresse du site: http://lapaixmaintenant.org

Contact-mail: contact@lapaixmaintenant.org

Ressources:

Revues de la presse israélienne traduites en français .

Informationsen provenance de Shalom Ah’shav Israël.

Activités de l’association française.

Archives en libre-consultation.

Abonnement gratuit à la liste (2000 abonnés en mai 2003).

■Bulletin d’inscription

A renvoyer à

LES AMIS DE SHALOM ARSHAV, 10 RUE SAINT-CLAUDE, 75003 PARIS

LES AMIS DE SHALOM ARSHAV ASSOCIATION N°086457P

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Année 2002-2003

Page d’accueil

Plus de 40 000 passages depuis mars 2002

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(10)

P o u r I s r a ë l , i l n ' e s t p a s d e c h e m i n q u i s o i t s a n s d o u l e u r . M a i s l a v o i e d e l a p a i x e s t p r é f é r a b l e à c e l l e d e l a g u e r r e . J e v o u s d i s c e l a , e n t a n t q u ' a n c i e n s o l d a t , e n t a n t q u e m i n i s t r e d e l a D é f e n s e q u i c o n n a î t l a d o u l e u r d e s f a m i l l e s d e s s o l - d a t s . P o u r e l l e s , p o u r n o s e n f a n t s , e t d a n s m o n c a s , p o u r m e s p e t i t s - e n f a n t s , j e v e u x q u e c e g o u v e r n e m e n t e x p l o i t e c h a - q u e o u v e r t u r e , c h a q u e o c c a s i o n , d e p r o - m o u v o i r e t d ' a t t e i n d r e u n e p a i x t o t a l e .

Yitzhak Rabin, 4 novembre 1995

L e s A m i s d e S h a l o m A r s h a v, 1 0 r u e S t - C l a u d e , 7 5 0 0 3 P a r i s S i t e : h t t p : / / l a pa i x m a i n t e n a n t . o r g

E - m a i l : c o n ta c t @ l a pa i x m a i n t e n a n t . o r g

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