BILANS SANITAIRES 2020 ILE DE FRANCE
FILIERES GRANDES CULTURES et SPECIALISEES
Rédacteurs :
Chambre d'agriculture de Région Ile de France FREDON Ile de France
Relecture :
DRIAAF Ile de France – SRAL-
Chambre d'agriculture de Région Ile de France
Chambre d’agriculture de Région Ile de France 19 rue d’Anjou
75008 Paris
SOMMAIRE
BILAN CLIMATIQUE 1
BILAN GRANDES CULTURES 2
FILIERE OLEAGINEUX
-Colza 2
- Lin 16
- Tournesol 17
FILIERES CEREALES
- Blé 18
- Orge d’hiver 28
- Orge de printemps 31
FILIERE PROTEAGINEUX
- Féverole 33
- Pois 35
FILIERE BETTERAVE 39
FILIERE MAIS 58
LEGUMES INDUSTRIELS
- Pomme de terre 63
- Oignons 70
- Haricot 74
CAMPAGNOLS 77
BILAN CULTURES SPECIALISEES
ARBORICULTURE 79
HORTICULTURE 91
PEPINIERE 104
MARAICHAGE 112
CLIMATOLOGIE 2019 - 2020
Graphiques CARIDF source Météo France
L’automne débute avec un mois de septembre plus sec que la normale dans la continuité de l’été 2019.
Mais les précipitations commencent à arriver la dernière décade de septembre puis il s’en suit une période marquée par 3 mois de pluies importantes, les jours sans précipitations se font rares perturbant les semis d’automne. A contrario, les températures sont dans la moyenne sauf à partir de novembre où nous passons dans une douceur hivernale, avec notamment un mois de février qui dépasse de quasiment 4°C les normales.
Le printemps qui s’en suit est contrasté avec des mois de mars et avril peu arrosés voire sec fin avril, et des températures fraîches début mars puis au-delà des normales (+3,5 °C) en avril.
Mai et juin semblent proches des normales, néanmoins cela cache des hétérogénéités et des alternances selon les décades tant au niveau des températures que des précipitations.
Juillet est marqué quant à lui par un déficit de pluies important (-57 mm par rapport à la moyenne).
Au global, l’année est marquée par un automne pluvieux, un hiver très doux, un printemps chaud.
Conséquences de tout cela, des chantiers d’automne perturbés laissant peu de créneaux corrects aux semis de céréales, une présence continue de pucerons (JNO) et des semis d’orges de printemps pour une bonne partie sur mars. Des colzas qui peinent à s’installer à cause du sec puis à la faveur des pluies de septembre, de nouvelles levées s’échelonnent. Le remplissage et la maturation se passent dans l’ensemble correctement pour les céréales, les colzas compensent avec les pluies d’avril.
Les betteraves sont fortement affectées par le virus de la jaunisse cumulé à un été sec et par une reprise en végétation tardive diminuant la richesse. Côté protéagineux, c’est le manque de pluviométrie et les fortes températures de fin de cycle qui pénalisent les cultures affectant principalement le remplissage. Les récoltes débutent sans pluies évitant ainsi des pertes de PS en céréales.
0 5 10 15 20 25
sept. oct. nov. déc. janv. févr. mars avr. mai juin juil.
Températures moyennes campagne 2019-2020 (Melun)
2019-20 NORMALE
0 20 40 60 80 100 120
sept. oct. nov. déc. janv. févr. mars avr. mai juin juil.
Cumuls de précipitations campagne -2019-2020 (Melun)
2019-20 NORMALE
BILAN SANITAIRE GRANDES CULTURES – POMMES DE TERRE - LEGUMES INDUSTRIELS 2019 - 2020
COLZA
Animateur : Lucien OUDART
Chambre d’Agriculture de Région Ile-de-France
Le réseau de surveillance se compose de 21 parcelles de colza à l’automne 2019 et de 23 parcelles de colza au printemps 2020.
BILAN SANITAIRE GRANDES CULTURES – POMMES DE TERRE - LEGUMES INDUSTRIELS 2019 - 2020
CLIMATOLOGIE ET DEVELOPPEMENT DU COLZA
Phase de semis-levée : Les semis 2019 se sont étalés de début août à mi-septembre. Cette période a une nouvelle fois été marquée par une phase de sécheresse du 20 août au 22 septembre. Les semis précoces avant le 20 août ont bien levé tandis que les semis postérieurs à cette date ont souffert du sec et ont levé en 2 fois. C’est le retour de la pluie à partir du 22 septembre qui a permis la 2ème vague de germination. Certaines parcelles ont été retournées de par des levées hétérogènes. Les levées se sont échelonnés jusqu’à début octobre et ont créé une hétérogénéité de stades dans les parcelles. Cette deuxième vague de levée est parfaitement illustrée dans le graphique ci-dessus.
Les surfaces pour la campagne 2019-2020 de colza sont en hausse de 29% en Ile de France par rapport à 2018-2019 (environ 61 500 ha en 2020 contre 47 500 ha en 2019) mais toujours en deçà de 2018 (environ 78 000 ha en 2018).
Croissance automnale : L’automne 2019 étant pluvieux, il a permis au colza de poursuivre sa croissance correctement. Néanmoins, on note des excès d’eau dans beaucoup de secteurs qui ont pu fragiliser les systèmes racinaires.
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
S37 S38 S39 S40 S41 S42 S43 S44 S45 S46 S47 S48 S49
Répartition des stades (en %)
par semaine d'observation - Automne 2019
B10 et+B9 B8 B7 B6 B5 B4 B3 B2 B1 A Semis
BILAN SANITAIRE GRANDES CULTURES – POMMES DE TERRE - LEGUMES INDUSTRIELS 2019 - 2020
Sortie hiver : L’hiver 2019-2020 a été doux et pluvieux. Les excès d’eau se sont fait ressentir sur les terres hydromorphes. La moyenne des pesées sortie d’hiver en Ile de France indique des colzas plutôt forts avec 1,2 kg/m² soit environ 80 unités d’azote absorbé. Très peu de pertes de feuilles sont a noter suite à un gel hivernal peu intense. La reprise a été très précoce dès la fin janvier.
Montaison : Les stades se sont enchaînés rapidement entre fin février et fin mars. Au 10 mars, ce sont 94 % des colzas qui avaient atteint le stade D2-E. (soit environ 2 semaines d’avance).
Floraison : La floraison a débuté très en avance au 15-20 mars au début d’une période de sec qui s’est prolongée jusqu’à quasiment fin avril. Le colza a profité d’un bon rayonnement et de températures élevées. Certaines gelées fin mars-début avril ont pu affecter des parcelles.
Remplissage-Maturation : La sécheresse a pu pénaliser le nombre de siliques ainsi que le remplissage des grains. Ainsi, les parcelles en mauvais état n’ont pas pu compenser. Les précipitations de la mi-avril ont joué un grand rôle dans les processus de compensation du colza.
RAVAGEURS D’AUTOMNE 1. Dégâts d’altises sur feuilles
Comme les années précédentes, les dégâts d’altises sur feuilles ont été peu signalés pendant les 3 premières semaines d’observation (du 1er au 25 septembre).
La pression altises s’est ensuite accrus progressivement jusqu’en semaine 42 avec en moyenne 50 % de plantes présentant des morsures. A cette date (15 octobre), environ 12 % des parcelles du réseau étaient encore au stade de sensibilité (< 4 feuilles) et toutes dépassaient le seuil de risque de 30% de plantes atteintes. La pression altises fut toutefois moins intense que les précédentes années et s’est prolongée jusqu’à début novembre. (Voir ci-après les relevés de captures de grosses altises)
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Répartition des stades (en %)
par semaine d'observation - Printemps 2020 dans le réseau SBT IdF
G4-fin Flo G4-Flo en cours G3
G2 G1 F2 F1 E D2 D1 C2 C1
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2. Limaces
Très dépendante des conditions météos, la présence de limaces a encore une fois été contenue par la période de sécheresse du 20 août au 22 septembre. Toutefois, quelques parcelles à risques ont montrés des dégâts et notamment avec le retour des pluies fin septembre. Mais l’évolution relativement rapide des stades a pu sortir du risque une majorité de parcelles avant cette période. 90% des parcelles de colza avaient dépassé le stade B3 au 1er octobre. A partir de début octobre, la deuxième vague de levée a quant à elle pu souffrir du risque limaces au même titre que d’autres ravageurs.
A noter que sur les stades avancés, les observations limaces ne sont plus réalisées car elles ne sont plus nuisibles aux colzas, mais elles restent malgré tout présentes.
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Sem 36 Sem 37 Sem 38 Sem 39 Sem 40 Sem 41 Sem 42
Suivi des attaques d'altises sur plantes
% moyen de plantes touchées SBT IdF - Automne 2011 à 2019
Seuil
Moyenne 2011-2017 2018
2019
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Evolution des dégâts de limaces de 2015 à 2019 comparée au stade de sensibilité dans le réseau de surveillance biologique du territoire :
Semaines 36 37 38 39 40 41 42 43
2015 % parcelles avec dégâts de limaces 7% 35% 43% 26% 18% 0% 4%
% parcelles sensibles (stade A-B4) 100% 100% 90% 85% 41% 31% 31% 0%
2016 % parcelles avec dégâts de limaces 0% 0% 1% 26% 23% 33%
% parcelles sensibles (stade A-B4) 100% 100% 100% 82% 63% 47%
2017 % parcelles avec dégâts de limaces 0% 32% 35% 38% 13%
% parcelles sensibles (stade A-B4) 100% 100% 90% 67% 12%
2018 % parcelles avec dégâts de limaces 0% 6% 25% 12% 0% 9% 0% 0%
% parcelles sensibles (stade A-B4) 100% 100% 100% 71% 50% 48% 38% 32%
2019 % parcelles avec dégâts de limaces 0% 23% 20% 6% 50% 6% 11%
% parcelles sensibles (stade A-B4) 88% 77% 60% 28% 11% 6% 6%
3. Altises d’hiver et larves
Concernant le vol des altises d’hiver (graphique ci-dessous), à l’origine des larves observées dans les pétioles, l’automne 2019 a été marqué, dans la continuité des dernières années, par un vol important aux alentours de la semaine 40-41. Le pic de vol a donc été atteint entre le 1er et le 15 octobre.
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
sem 36 3 sept
sem 37 10 sept
sem 38 17 sept
sem 39 24 sept
sem 40 1 oct
sem 41 8 oct
sem 42 15 oct Evolution des dégâts de limaces sur colza
SBT IDF automne 2019
% parcelles sensibles (stade A-B3)
% de parcelles avec dégâts de limaces
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On note, comme l’année dernière mais dans une moindre mesure, que le vol s’est prolongé jusqu’à la fin octobre. La période principale de ponte des altises s’est donc concentrée sur la première quinzaine d’octobre. Ceci aura eu pour conséquence un étalement des éclosions de larves d’altises dans le temps, depuis le mois de novembre jusqu’au mois de janvier, voire plus tard. Ci-dessous la simulation réalisée par Terres Inovia le 31/10/2019 pour estimer les dates d’éclosions des larves en fonction de la date d’arrivée des altises adultes.
Simulation station Arvalis BOIGNEVILLE 9151 (données T°C réelles jusqu’au 31/10/2019, puis relais à partir des données médianes journalières 1999-2018)
Date début activité (vol
d’altises) Ponte Eclosion L1 Mue L2 Mue L3
15/9 18-sept. 6-oct. 12-oct. 18-oct.
20/9 23-sept. 12-oct. 18-oct. 29-oct.
25/9 29-sept. 19-oct. 31-oct. 30-nov.
1/10 7-oct. 1-nov. 8-déc. 28-févr.
5/10 10-oct. 14-nov. 31-janv. 17-mars
10/10 14-oct. 7-janv. 12-mars 30-mars
Concernant les larves, toutes les observations réalisées à l’entrée de l’hiver 2019-2020 montrent un maintien de la forte pression larves d’altises, en relation avec l’intensité du vol observée depuis quelques années :
En moyenne on constate que :
- 73 % des parcelles du réseau de surveillance sont touchées,
- 18 % des parcelles ont atteint ou dépassé le seuil indicatif de risque (70% des pieds touchés)
- 27 % des plantes sont touchées sur tout le réseau.
0,00 0,25 0,33
1,57
10,00
12,29
9,40
6,50
7,90
3,40
1,40 2,20
0 2 4 6 8 10 12 14 16
3 sep.
S36
10 sep.
S37
18 sep.
S38
24 sep.
S39
1 oct.
S40
8 oct.
S41
15 oct.
S42
22 oct.
S43
29 oct.
S44
5 nov.
S45
12 nov.
S46
19 nov.
S47 Captures moyennes d'Altises d'hiver à l'automne (grosses altises)
Réseau SBT IdF - automne 2006 à 2019
Moyenne 2006-2013 Moyenne 2014-2018 2019
BILAN SANITAIRE GRANDES CULTURES – POMMES DE TERRE - LEGUMES INDUSTRIELS 2019 - 2020
Le risque larves d’altises est croissant depuis 2012 et arrive à des niveaux très importants depuis 2015. Vis-à-vis de l’automne 2018, la fréquence d’atteinte des parcelles par des larves d’altises est stable. Déjà l’année dernière, ce constat à l’automne semble réducteur et ne reflète en rien la pression et les vols d’altises qui ont pu se prolonger. En effet, les pontes tardives n’ont pas pu éclore lors des observations d’entrée hiver. Elles se répercutent sur les observations de sortie d’hiver (voir ci-dessous).
Dans le graphique, SH signifie sortie d’hiver
18 9 12 27 33 14 40 26 27
44 40 45 55
80 71 78
70 73
8
0 3
10
15
0
22
15 18
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Suivi des larves d'altises - Entrée d'hiver SBT Ile-de-France - 2011 à 2019
Moyenne (nombre de pieds touchés par LGA en %) Fréquence de parcelles touchées (%)
Fréquence de parcelles > Seuil (70%)
18% 25%
18%
25%
64%
50%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
SH 2012 SH 2013 SH 2014 SH 2015 SH 2016 SH 2017 SH 2018 SH 2019 Répartition annuelle (en % des parcelles de colza) par classes d'attaque
de larves d'altises (% pieds touchés par larves d'altises) en sortie d'hiver depuis 2012
>70 40 à 70 10 à 40 1 à 10 0
BILAN SANITAIRE GRANDES CULTURES – POMMES DE TERRE - LEGUMES INDUSTRIELS 2019 - 2020
A la sortie de l’hiver 2019-2020, 50% des parcelles ont atteint ou dépassé le seuil indicatif de risque, alors qu’à la sortie de l’hiver 2018-2019, c’était 64 % des parcelles qui avaient atteint ce seuil indicatif de 70% de plantes touchées. En sortie hiver 2019-2020, on retrouve une forte proportion de parcelles avec de fortes intensités d’attaque similaires à 2015 et 2018. Les pontes tardives issues des vols prolongés d’altises se sont belles et bien répercutées sur le pourcentage de pieds touchés par les larves en sortie d’hiver.
Contrairement à la sortie d’hiver 2015-2016 où les dégâts d’altises ont été fortement marqués par une avancée des stades poussive, la reprise a été très précoce cette année au printemps 2020 et a permis dans certains cas d’atténuer l’impact de l’infestation de larves d’altises. Pas de gros dégâts à signaler en plaine malgré une présence assez généralisée.
4. Pucerons verts du pêcher
La pression puceron à l’automne 2019 a été relativement modérée. Quelques signalements importants au début du mois d’octobre mais sans grande incidence et sans comparaison à la pression de l’automne 2018. Du fait des températures douces de l’automne, on a pu relever une présence continue des pucerons jusque fin novembre mais dans des intensités faibles.
La période de sensibilité des colzas (<7 F) a pu en partie coïncider avec la présence des pucerons, et donc permettre la transmission des virus, et notamment du TuYV.
Evolution des populations de pucerons de 2015 à 2019 et du stade de sensibilité dans les observations du réseau de surveillance biologique du territoire :
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
sem 39 sem 40 sem 41 sem 42 sem 43 sem 44 sem 45 sem 46 sem 47
% Parcelles sensibles
Evolution du risque pucerons verts du pêcher sur colza
SBT IDF Automne 2019
% Parcelles sensibles (<B7) Fréquence de parcelles touchées
% moyen de plantes avec pucerons
Fréquence de parcelles touchées avec seuil atteint
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5. Larves de mouche du chou
Comme ces dernières années, on relève de plus en plus régulièrement des attaques de mouche du chou. Les comptages effectués montrent que le taux moyen de pieds touchés est de 16 % à l’automne 2019 sur 7 parcelles ayant recensé des attaques.
6. Charançon du bourgeon terminal
Comparativement aux années précédentes, le vol de l’automne 2019 est arrivé sensiblement dans les mêmes dates que la moyenne. Les piégeages se sont étalés dans le temps sans dessiner de réel pic de vol, tout en restant à des intensités modérées. Ces vols sont restés très locaux et propres à certains secteurs (sud Essonne, sud Seine et Marne) occasionnant quelques pieds buissonnants en sortie hiver.
0,00 0,00 0,00 0,00 0,20
1,20
0,47
0,89
0,06
0,67 0,81
0,40 0,0
0,5 1,0 1,5 2,0 2,5
sem 37 sem 38 sem 39 sem 40 sem 41 sem 42 sem 43 sem 44 sem 45 sem 46 sem 47 sem 48
Captures moyennes de charançons du bourgeon terminal Réseau SBT IDF - Automne 2005 à 2019
Moyenne 2005-2015 Moyenne 2016-2018 2019
36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46
% Stade A-B6 100% 100% 100% 100% 96% 84% 77% 38% 27% 0%
% Parcelles Seuil atteint 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
% Stade A-B6 100% 100% 100% 97% 94% 84% 64%
% Parcelles Seuil atteint 0% 0% 10% 11% 20% 24% 28%
% Stade A-B6 100% 100% 100% 95% 54%
% Parcelles Seuil atteint 0% 0% 5% 5% 4%
% Stade A-B6 100% 100% 100% 100% 95% 82% 65% 46% 46% 27% 20%
% Parcelles Seuil atteint 0% 0% 0% 0% 20% 30% 58% 80% 80% 80% 100%
% Stade A-B6 100% 100% 89% 57% 36% 18% 15% 15% 6% 10%
% Parcelles Seuil atteint 0% 0% 0% 75% 8% 23% 0% 0% 0% 0%
Semaines 2015
2016 2017 2018 2019
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7. Larves de tenthrèdes
L’incidence des larves de tenthrèdes a été peu marquée à l’automne 2019, de même que ces dernières années. Ces dernières ont été présentes pendant environ 3 semaines (du 20 septembre au 10 octobre), et dans très peu de parcelles.
CONCLUSION – ravageurs d’automne
L’implantation 2019 des colzas aura été marquée par une sécheresse du 20 aout au 22 septembre consécutive aux premiers semis de mi-août. Cette phase de sécheresse a été corrélée à une présence récurrente d’altises d’hiver à une intensité plutôt modérée mais continue durant tout le mois d’octobre. Les colzas auront ainsi levés « en deux temps », présentant des parcelles hétérogènes en termes de stade mais qui auront bénéficié d’un hiver plutôt doux et pluvieux. Certaines implantations compliquées l’auront été d’autant plus avec les excès d’eau de l’hiver qui ont pu fragiliser les systèmes racinaires des colzas de parcelles hétérogènes.
Les conditions sèches à l’implantation n’ont pas favorisé l’activité des limaces. Celle-ci a été modérée à l’automne 2019 en parallèle d’une évolution rapide des stades durant le mois d’octobre qui a permis une esquive de dégâts importants.
Le vol de charançons du bourgeon terminal s’est quant à lui étalé dans le temps du 10 octobre au 20 novembre et a pu occasionner quelques dégâts dans des secteurs historiques.
MALADIES D’AUTOMNE 1. Phoma
0,2 6,1
14,3 14,7 24,3
21,7 32,1
0,0 5,0 10,0 15,0 20,0 25,0 30,0 35,0 40,0
% de plantes avec macules
Pourcentage moyen de plantes de colza porteuses de macules de phoma Réseau SBT IdF 2003 à 2019
Moyenne 2003-2015 Moyenne 2016-2018 2019
BILAN SANITAIRE GRANDES CULTURES – POMMES DE TERRE - LEGUMES INDUSTRIELS 2019 - 2020
Le phoma a fait son apparition au 20 octobre suite au retour des précipitations et de conditions plus humides. Les symptômes se sont rapidement intensifiés pour atteindre une moyenne de 30 % de plantes porteuses de macules de phoma dans le réseau de parcelles début décembre. La sécheresse du début de l’automne a contenu le développement des macules de phoma. Ces symptômes n’ont pas eu d’incidence sur les nécroses au collet.
Toutefois, dans un contexte de contournement des résistances génétiques, le phoma reste une maladie à surveiller lors d’automnes plus humides.
2. Autres maladies d’automne
A partir de fin octobre, début novembre (entre semaine 43 et 45), on a pu signaler quelques parcelles avec de l’oïdium. Cette présence coïncidait avec celle des premiers signalements de symptômes de phoma.
CONCLUSION – maladies d’automne
Le début d’automne 2019 sec a retardé le développement et induit une faible pression fongique des colzas à l’automne. Celle-ci a commencé à s’exprimer fin octobre sans grande incidence sur les parcelles.
RAVAGEURS DE PRINTEMPS 1. Charançons de la tige
Contrairement au printemps 2019, le printemps 2020 a été marqué par un vol de charançons de la tige tardif (semaine 13) d’une intensité moyenne, consécutif au retour de journées ensoleillées et plus douces entre le 15 et le 20 mars.
Les attaques et l’impact auront pu être importants localement en fonction de l’état de la parcelle, de la gestion insecticide et des divers stress hydriques et thermiques qui ont pu suivre.
0 5 10 15 20 25 30 35
Sem 5 Sem 6 Sem 7 Sem 8 Sem 9 Sem 10 Sem 11 Sem 12 23 mars Sem 13
Sem 14 Evolution des captures moyennes des charançons de la tige du colza au printemps
Réseau SBT IDF - 2010 à 2020
Moyenne 2010-2018 2019
2020
BILAN SANITAIRE GRANDES CULTURES – POMMES DE TERRE - LEGUMES INDUSTRIELS 2019 - 2020
Le charançon de la tige du colza reste le ravageur le plus nuisible sur colza.
2. Méligèthes
Les méligèthes arrivent à partir du 15 mars sur des colzas bien avancés (75% des parcelles déjà au stade E), mais de manière parfois massive et avec des populations augmentant de façon significative en quelques jours. Ces insectes seront présents de façon importante pendant 2 semaines consécutives et jusqu’à début floraison de toutes les parcelles (fin mars- début avril).
Au stade D, aucune parcelle n’atteindra le seuil indicatif de risque de 1 et 3 méligèthes/plante.
Au stade E, jusqu’à 100 % de parcelles atteindront le seuil indicatif de risque de 2 méligèthes/plante (pour des colzas en mauvais état) et jusqu’à 40 % des parcelles atteindra le seuil indicatif de risque de 7 méligèthes/plante (pour des colzas en bon état), au cours de la semaine 13.
La période de risque s’est terminée au cours de la semaine 14. Dans certaines parcelles à floraison précoce et sur colzas chétifs, les méligèthes auront causé beaucoup de dégâts.
3. Charançons des siliques
Présence à forte à modérée de la semaine 17 à 19 du printemps 2020. Jusqu’à 20 % des parcelles du réseau ont été concernées par un dépassement du seuil de 0,5 charançon par plante à la semaine 18.
4. Pucerons cendrés
Les colonies de pucerons cendrés ont été signalées de manière constante au printemps 2020 de la semaine 17 à 21 (du 15 avril à fin mai) à des intensités plus fortes que les dernières années. C’est surtout à la fin du mois de mai que certaines parcelles ont été colonisées de manière aigue par les pucerons cendrés causant des pertes importantes de rendement.
Stade D Stade E
1 2
3 7
% de parcelle au stade 61% 39%
% parcelle au stade >= seuil 1 0% 0%
% parcelle au stade >= seuil 2 0% 0%
% de parcelle au stade 0% 75%
% parcelle au stade >= seuil 1 0% 44%
% parcelle au stade >= seuil 2 0% 11%
% de parcelle au stade 0% 41%
% parcelle au stade >= seuil 1 0% 80%
% parcelle au stade >= seuil 2 0% 40%
% de parcelle au stade 0% 15%
% parcelle au stade >= seuil 1 0% 100%
% parcelle au stade >= seuil 2 0% 0%
Semaine 11 4-9 mars Semaine 12 11 -16 mars Semaine 13 18-23 mars Semaine 14 25-30 mars
Nb méligèthes par plante
Seuil S1 (colza peu poussant) Seuil S2 (colza vigoureux)
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5. Ravageurs secondaires
Xenostrongylus derollei : Ce coléoptère, un peu plus gros qu’un méligèthe, a été détecté pour la première fois il y a dizaine d’années dans la région. On le rencontre épisodiquement ou localement, avec des effets plus ou moins significatifs.
Les adultes s’alimentent sur les feuilles en décollant la cuticule puis déposent leurs œufs au même endroit. Les larves se développent dans des galeries, formant des mines blanchâtres à la surface. L’épiderme finit par se dessécher prématurément, de façon parfois spectaculaire.
Il a encore une fois été observé très localement (secteur de Meaux par exemple).
CONCLUSION - ravageurs de printemps
Du côté des ravageurs, les méligèthes, les charançons des siliques et parfois les pucerons cendrés ont été très présents et ont posé problème dans certaines parcelles. Les charançons de la tige du colza se montrent quant à eux plus timides avec des vols tardifs en saison.
MALADIES DE PRINTEMPS 1. Cylindrosporiose
La cylindrosporiose a fait son retour au printemps 2020 avec des signalements importants localement et dans des intensités importantes.
2. Sclérotinia
Au sein du réseau, seules 4 parcelles ont remarqué la présence de sclérotinia cette année.
Cela reflète encore une fois la pression sclérotinia de l’année très faible. Le printemps sec n’a pas été favorable au développement des maladies fongiques telles que le sclérotinia ou les maladies dites secondaires : Mycosphaerella, alternaria, pseudocercosporella…
Les pressions sclérotinia sur le réseau sont relativement faibles avec respectivement 1, 1, 2 et 15 % de plantes avec symptômes sur tige à Bombon (77), Jambville (78), Montagny-en- Vexin (60) et Mareil-le-Guyon (78).
3. Oidium et Alternaria
Pas d’observation cette année
CONCLUSION – maladies de printemps
Finalement, la campagne 2019 a été très peu marquée par les maladies sauf par la cylindrosporiose entre mars et avril. En effet, elle a bénéficié d’un hiver doux et très humide pour s’exprimer en début de printemps.
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Conclusion sur le bilan sanitaire
La campagne 2019-2020 a été globalement mitigée pour le colza. Ce n’est pas tant les ravageurs et maladies qui ont entravé le potentiel du colza mais ce sont plutôt les conditions climatiques à des phases clefs de l’élaboration du rendement du colza qui l’ont freiné. Par contre, les ravageurs auront eu leur mot à dire, voire auront eu le dernier mot sur des colzas mal installés, hétérogène et chétifs. Cela a démarré dès l’implantation avec une phase de sécheresse qui a entrainé des levées hétérogènes. Ensuite, des attaques d’altises (plus modérées que les dernières années), voire des CBT auront fragilisé certains colzas.
Le retour des pluies à partir d’octobre et la relative douceur aura permis aux colzas d’entrer dans l’hiver avec une bonne biomasse permettant aux colzas de mieux résister aux larves. Ces dernières ont vu leur éclosion étalée de la mi-novembre à février, ce qui a d’autant plus fragilisé certaines parcelles.
Bien heureusement, en l’absence d’hiver, la reprise a été très précoce, permettant ainsi d’esquiver des dégâts plus sérieux de larves. La sortie d’hiver se faisant les pieds dans l’eau, elle s’est suivie d’une période de sécheresse à partir du 15 mars jusqu’à quasiment début mai, soit pleine floraison. Le vol de charançon de la tige s’est avéré tardif et peu intense entre le 15 et le 20 mars. Le début floraison a été marquée par de fortes présences de méligèthes et par du gel localement impactant sur des colzas parfois stressés par le manque d’eau, à faible biomasse et parfois en faim d’azote (sur des secteurs à faible RU).
Les maladies et le sclérotinia n’ont pas impacté les colzas cette année. Seule la cylindrosporiose s’est exprimée en début de printemps. En fin de cycle, on peut noter que le puceron cendré aura été très présent localement avec parfois des incidences sur le rendement.
Bioagresseurs Pression de l'année Comparatif 2018-2019
Limaces Faible =
Petite altise Moyenne =
Grosse altise (GA) Moyenne à forte =
Larve de GA Moyenne à forte < à =
Pucerons d'automne Faible <
Tenthrède Faible =
Mouche du chou Moyenne =
Charançon du bourgeon
terminal Moyenne <
Charançon de la tige Faible <
Méligèthes Moyenne à forte = à >
Charançon des siliques Moyenne à forte >
Pucerons cendré Moyenne à forte >
Phoma (collet) Absence =
Mildiou Faible =
Oïdium Faible =
Cylindrosporiose Moyenne à forte >
Pseudocercosporella Absence <
Alternaria Faible =
Sclérotinia Faible =
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LIN
Animateur : Lucien OUDART
Chambre d’Agriculture de Région d’Ile-de-France
Le réseau de surveillance se compose de deux parcelles de lin fibre située à Doue (77), et Aubepierre-Ozouer-le-Repos (77) au printemps 2020.
RAVAGEURS DE PRINTEMPS 1. Altises
Les altises ont été présentes ce printemps de manière importante. On retrouve le pic d’activité à la mi-avril. Ensuite, le développement du lin a réduit le risque.
Ce ravageur a pu avoir un impact sur certaines parcelles qui ont souffert de la sécheresse pour lever.
2. Thrips
Présence faible puis plus importante tardivement en semaine 23 mais sans impact sur les lins alors en pleine floraison.
CONCLUSION
Seules les altises ont été remarquées et ont pu avoir un impact sur le potentiel de rendement de la culture.
MALADIES DE PRINTEMPS 1. Oïdium
Absence dans le réseau
2. Septoriose
50 % des plantes ont présenté des symptômes sur la parcelle de Doue (77) au 20 juin à fin floraison.
CONCLUSION
Une année caractérisée par la faible présence de maladie
Conclusion sur le bilan sanitaire
Les semis ont commencé fin mars dans des conditions sèches. Les levées ont pu être échelonnées et avoir un impact sur la qualité finale de la récolte.
Au cours de la campagne 2020, la pression altise, la qualité d’implantation et le stress hydrique sont les facteurs qui ont perturbé le potentiel de rendement des lins.
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TOURNESOL
Animateur : Lucien OUDART
Chambre d’Agriculture de Région Ile-de-France
Au printemps 2020, le réseau de surveillance se compose de trois parcelles situées à Touquin, Pézarches et à Sourdun (77).
CLIMATOLOGIE ET DEVELOPPEMENT DU TOURNESOL
Les semis ont démarré à partir du 10 avril dans une période sans eau.
28/04 5/05 19/05 09/06 23/06
Stade A0 à A2 (levée à cotylédons étalés)
2ème paire de feuilles opposées
B6 à B8 : 6-8 feuilles Stade E1 : Bouton étoilé
Stade E3 : Bouton séparé
RAVAGEURS DE PRINTEMPS 1. Dégâts d’oiseaux, de gibiers et de limaces
Cette année, les oiseaux ont été peu présents dans les parcelles de tournesol. Peu de problème de limaces.
2. Pucerons
Les pucerons verts du prunier et les pucerons noirs de la fève ont été signalés et ont dépassé le seuil indicatif de risque sur deux parcelles. La pression a été assez forte cette année.
Les auxiliaires apparaissent semaine 22 au début de l’activité des pucerons et se développent jusqu’à début juin.
CONCLUSION
Seuls les pucerons verts ont eu un développement assez important pour marquer les tournesols de crispations et le seuil indicatif de risque de plus de 50 pucerons par plante a été signalé.
MALADIES DE PRINTEMPS
Des symptômes de verticillium ont été observés dans de nombreuses parcelles : Sourdun, Dagny, Rumont, Touquin (77).
De l’albugo a également été signalé sur une parcelle sans influence particulière. Idem pour du mildiou à Chevrainviliers (77) sur 3% des pieds.
Signalement d’une attaque importante de phomopsis a Rumont (77).
Absence de sclérotinia.
Conclusion sur le bilan sanitaire
Au niveau sanitaire, c’est encore une fois les pucerons verts qui ont pu être un des facteurs marquant de la campagne 2020.
Développement des tournesols sauvages dans le sud Seine et Marne.
BILAN CAMPAGNE RESEAU SBT 2019-2020 ESPECE BLE TENDRE
Animatrice : Caroline ROQUES
CHAMBRE D’AGRICULTURE DE REGION ILE DE FRANCE
.BLE TENDRE
Le réseau de surveillance se compose de 25 parcelles de blé tendre pour la campagne 2019-2020 (voir carte).
Quatorze variétés de blé tendre sont représentées dans le réseau cette année. Quatre principales variétés dominent le réseau et représentent respectivement 57% des suivis parcellaires pour la variété CHEVIGNON, 14% pour les variétés BOREGAR, KWS EXTASE et RUBISKO. Les autres variétés représentent 7% des parcelles suivies.
Caractéristiques des principales variétés du réseau BSV IDF 2019-2020 :
Pour des raisons de gestion de l’enherbement dans les parcelles on assiste à un décalage des semis d’une dizaine de jours. La première vague de semis s’est déroulée dans de bonnes conditions avec des levées homogènes et régulières qui ont apportés un peuplement de plantes correct à l’hectare. A partir du 25 octobre, des abats d’eau perturbent les chantiers et reportent les semis d’un bon nombre de parcelles. Selon la praticabilité des terrains on a un allongement des semis sur la période novembre/décembre qui s’éternise dans certains secteurs jusqu’en janvier. La structure des sols est fortement impactée limitant le développement racinaire des plantes. Des pertes de pieds sont visibles en plaine avec un nombre limité d’épis. L’effet d’anoxie prolongé durant l’hiver réduit la biomasse végétative des plantes et ne permet pas de rattraper son retard malgré un hiver doux. Le niveau de tallage en sortie d’hiver est bon à excellent sur les premiers semis et très réduit sur les derniers. Ainsi, les stades épi 1cm s’échelonnent durant un mois allant de début mars à début avril. La montaison se fait
Variétés
Année d’inscription Précocité montaison Précocité épiaison Piétin-verse Oïdium Rouille jaune Septoriose Rouille brune
AREZZO 2008 Préc Préc 2 6 7 6 3
BERMUDE 2007 1/2 Préc 1/2 tard à 1/2 préc 6 5 7 4,5 5
BOREGAR 2008 tardif 1/2 préc 7 7 5 6,5 3
CHEVIGNON 2017 1/2 tardif 1/2 tard à 1/2 préc 3 7 7 7 6
FRUCTIDOR 2014 1/2 préc 1/2 tard à 1/2 préc 3 7 7 6,5 8
HYPODROM 2017 très préc très préc 3 5 6 5,5 6
KWS EXTASE 2018 1/2 tardif 1/2 tard à 1/2 préc 3 7 7 7 6
LG ABSALON 2016 1/2 préc 1/2 préc 6 8 7 7,5 7
MUTIC 2017 tardif 1/2 préc 4 7 7 6 5
OREGRAIN 2012 Préc Préc 2 4 4 5 4
PROVIDENCE 2019 Préc Préc 3 5 6 6 4
REBELDE 2015 Préc Très préc 3 5 7 5,5 5
RGT VOLUPTO 2018 1/2 Préc 1/2 tard à 1/2 préc 3 6 6 4,5 3
RUBISKO 2012 1/2 Préc 1/2 préc 2 6 7 5 7
et permet une bonne fécondation des grains. La formation et le remplissage des grains se produisent sans encombre donnant de bon à très bon PMG en récolte.
Dates moyennes des principaux stades du blé
Campagnes Epi 1 cm 2 nœuds Sortie F1 épiaison
2019-2020 3 mars au 7 avril 4 avril au 26
avril 20 avril au 8 mai 9 au 20 mai 2018-2019 12 mars au 16 avril 09 au 25 avril 07 mai au 14 mai 15 au 23 mai 2017-2018 13 mars au 04 avril 17 au 24 avril 24 avril au 15 mai 15 au 23 mai 2016 - 2017 20 mars au 05 avril 10 au 25 avril 1er au 15 mai 15 au 30 mai 2015 - 2016 20 fév. au 31 mars 10 au 25 avril 25 avril au 10 mai 15 au 30 mai 2014 – 2015 20 mars au 05 avril 10 au 25 avril 25 avril au 10 mai 10 au 25 mai 2013 - 2014 10 au 31 mars 1er au 20 avril 25 avril au 10 mai 10 au 25 mai 2012 - 2013 15 au 30 avril 1er au 10 mai 15 au 30 mai 29 mai au 10 juin 2011 - 2012 20 mars au 20 avril 15 avril au 5 mai 10 au 20 mai 15 mai au 5 juin 2010 - 2011 20 mars au 05 avril 10 au 25 avril 25 avril au 5 mai 10 au 20 mai 2009 - 2010 1er au 15 avril 25 avril au 5 mai 5 au 20 mai 20 au 25 mai
RAVAGEURS D’AUTOMNE 1. Limaces :
On enregistre les attaques de limaces fin octobre dès le retour des pluies. Les attaques sont soutenues à la mi-novembre avec 28% des parcelles touchées. Très vite l’engorgement des sols en eau et la baisse des températures vont ralentir l’activité des limaces. Sur toute la période automnale les dégâts enregistrés sont compris entre 1 et 70% de plantes touchées.
2. Pucerons :
Sur toute la période automnale, la pression puceron est restée faible. Très peu de parcelles atteignent le seuil de risque des 10% de pieds porteurs de pucerons. On notera les parcelles de Marly-la-ville (95) et de Fontenay-Mauvoisin (78) qui dépassent le seuil indicatif de risque avec 10% et 72% des pieds porteurs au stade 2 feuilles de la céréale.
En revanche, la présence des pucerons est observée sur toute la période automnale qui alerte et fait déclencher le deuxième seuil de risque, à savoir le séjour prolongé des pucerons sur 8-10 jours consécutifs. Ce seuil est atteint par 20% des parcelles du réseau dès la troisième semaine d’observation et près de 28% à la 7ème semaine. Au printemps, de nombreuses parcelles signalent de la virose, beaucoup plus marquée en bordures de bois, quelque soit la date de semis. Les pieds chétifs avec le bout des feuilles rougeâtres apparaissent de manière tardive (fin avril-début mai), ce qui présage des pertes de rendements.
3. Cicadelles :
Depuis 4 ans, les attaques de cicadelles sont décalées de 8 jours à la faveur d’automnes doux. Peu présentes à la fin octobre/début novembre (sem 44 et 45) les cicadelles ont eu une faible activité sur toute la période de risque.
Localement quelques cas de viroses des pieds chétifs ont pû être présents.
MALADIES 1. Piétin verse :
Cette année, le niveau de risque Piétin verse a été très élevé. Les conditions pluvieuses de l’automne accompagnées par les douces températures de l’hiver ont conditionné ce haut niveau de risque. Dès la fin février/début mars, les indicateurs du modèle TOP donnent un niveau de risque élevé proche de 50 pour les semis précoces, et un niveau de risque plus modéré proche de 25 pour les semis tardifs. Dans certains secteurs, les niveaux de risque dépassent les références de 2001 et sont proches de 75. Malgré ce haut niveau de risque prédictif, peu de symptômes sont enregistrés sur le terrain dans les parcelles du réseau.
PREVISIONS du 03 mars
10 parcelles ont signalés des symptômes de Piétin verse compris entre 5 et 40% sur toute la période printanière. Une seule parcelle située sur Bonbon (77) a fait l’objet d’attaques notoires à 40% de pieds touchés.
En fin de cycle, une notation est réalisée dans les parcelles. Les fréquences d’attaques signalées sont parfois importantes mais les conditions sèches du printemps n’ont pas permis au piétin-verse de coloniser la tige en profondeur et les sections nécrosées sont donc faibles.
Notation piétin verse dans les parcelles du réseau au 25 juin :
5. Septoriose :
Le temps sec du mois d’avril n’a pas permis à la septoriose, présente en sortie d’hiver avec les conditions douces et humides, de contaminer les étages supérieurs des plantes.
L’inoculum présent sur feuilles basses s’est desséché avec l’installation du vent d’est et a été pris de vitesse par le développement rapide des plantes. Dans les essais fongicides, la nuisibilité est d’environ 3 à 5q/ha. Au 26 mai, 36% des témoins non traités présentent des symptômes sur F3 et 12 % sur les F2.
Variété Notes Geves Précédent
77320 CHOISY-EN-BRIE RUBISKO 2 Blé tendre d'hiver Non 30/10/2019 20 3
77660 SAINT-JEAN-LES-DEUX-JUMEAUX MACARON 2 Maïs grain et Maïs
fourrage Non 29/10/2019 10 2
91720 BOIGNEVILLE RUBISKO 2 Colza 25/10/2019 <1 0
77720 BOMBON CHEVIGNON 3 betteraves non 11/10/2019 100 4.7
91150 ETAMPES CHEVIGNON 3 Pois protéagineux
de printemps Non 09/10/2019 48 NT
91730 CHAMARANDE BERMUDE 6 Betterave Non 25/10/2019 48 30
% de pieds touchés Labour/NON
Labour
Commune Date de
semis
% de section nécrosées
Prévisions du modèle PRESEPT sur la commune de Monfort-Houdan (78)
6. Rouille jaune :
Mêmes conditions que la septoriose, la rouille jaune ne s’est pas développée ce printemps. Le manque d’humidité a été favorable à la dispersion des inoculums mais pas à son expression sur feuilles. Quelques départs de foyers ont été visibles vers fin mars sur les variétés sensibles (FiILON, NEMO, COMPLICE, OREGRAIN, …) qui se sont très vite résorbés. Les premiers symptômes dans le réseau sont signalés mi-mai sur deux parcelles d’ALIXAN, variété sensible à la rouille jaune situées sur Mormant et Chevru (77). Les symptômes enregistrés vont de 50 à 80% des F3 touchées.
Comme pour le piétin verse, le modèle de prévision YELLO donnait un risque élevé à la sortie d’hiver par rapport à la quantité d’inoculum présent et aux conditions météo de la mi-mars. Par la suite, les prévisions stagnent et se stabilisent, ne montrant plus aucune évolution en raison du sec.
7. Rouille brune :
Les premiers symptômes de rouille brune sont observés dans le réseau à la mi-mai sur variété sensible (ALIXAN). Son évolution est lente et ne prend de l’ampleur qu’à la mi- juin avec le retour des conditions humides. La propagation de l’inoculum a gagné les étages supérieurs des plantes. Les pustules de rouille brune sont visibles sur la F2 avec des fréquences allant de 20 à 80% et de 30 à 100% sur la F1. Les variétés sensibles les plus touchées sont BERMUDE, AREZZO, MUTIC et BOREGAR. Une parcelle de CHEVIGNON (peu sensible à la rouille brune) située à Bonbon (77) a été particulièrement infectée avec 100% des F1 et F2 touchées.
PREVISIONS du 07 avril
8. Fusariose des épis
Aucune parcelle du réseau n’a signalé de fusariose sur épis cette année. Les conditions sèches pendant la floraison ont été défavorables au pathogène.
9. Autres maladies
Pas de signalements de piétin-échaudage.
Rares foyers d’oïdium.
Pas signalements de carie.
Ergot signalé hors réseau notamment en Seine-et-Marne.
RAVAGEURS DE PRINTEMPS 1. Pucerons des épis :
Les chaleurs printanières ont été très bénéfiques à l’installation des colonies de pucerons sur céréales. La forte pression sur feuilles a fait craindre une importante montée des pucerons sur épis. Seulement 20 à 62% des parcelles ont signalés des pucerons sur épis avec des fréquences comprises entre 1 et 30% d’épis colonisés, en dessous du seuil indicatif de risque.
2. Cécidomyies oranges :
Peu de cécidomyies ont été signalées dans le réseau cette année. Les premières captures sont observées dans les cuvettes jaunes à partir du 20 mai et s’arrêtent au 26 mai. Les captures sont comprises entre 1 et 20 cécidomyies par semaine.
3. Ravageurs secondaires :
A partir de la fin avril, les larves de criocères (lémas) sont observées sur les parcelles du réseau. 37% des parcelles signalent leur présence avec des défoliations à moins de 20% de dégâts
Les tordeuses et mineuses se font plus discrètes entre 12 et 15% des parcelles concernées par ces ravageurs. Néanmoins, ils occasionnent moins de 1% de dégât.
CONCLUSION DE LA CAMPAGNE
Les mauvaises conditions météo automnales ont rallongé les chantiers de semis, offrant aux ravageurs d’automne une palette de stades juvéniles propices aux attaques. Les douces températures hivernales ont prolongé leur séjour dans les parcelles, pénalisant les cultures avec des symptômes de virose très visibles au printemps. Les modèles de prévisions maladies ont alertés sur les niveaux de risque très élevés en sortie d’hiver. Le manque d’humidité et la chaleur du mois d’avril ont stoppé toute expression des maladies laissant une végétation saine avec une biomasse réduite. Le développement rapide des plantes a pris de vitesse les maladies sans possibilité d’expression, d’où un état sanitaire des plantes très bon encore cette année. Les composantes de rendements sont pénalisées par le manque de talles, la régression des talles sorties et le nombre de grains/épis n’est pas toujours au rendez-vous. Le bilan de la moisson est mitigé même si la qualité des blés reste correcte.
Bilan sanitaire 2020
Bioagresseurs Quantification de la pression 2020 Comparaison avec 2019
Limaces Faible =
Pucerons d'automne Faible en présence Très forte sur le long séjour >
Cicadelles Faible =
Pucerons des épis Moyenne =
Cécidomyies Faible =
Criocères (Lémas) Moyenne <
Mineuses Faible =
Tordeuses Faible =
Maladies Quantification de la pression 2020 Comparaison avec 2019
Fusariose Faible =
Rouille jaune Faible =
Rouille brune Moyenne >
Septoriose Faible <
Piétin verse Faible =
Oïdium Faible =
BILAN SANITAIRE GRANDES CULTURES – POMMES DE TERRE - LEGUMES INDUSTRIELS 2019 - 2020
ORGE D’HIVER
Animateur : Mathurin Philippeau
Chambre d’Agriculture de Région Ile-de-France
Le réseau de surveillance se compose de 12 parcelles d’orge d’hiver pour la campagne 2019-2020 réparties sur l’ensemble de la région.
CLIMATOLOGIE ET DEVELOPPEMENT
Comme pour les blés, les semis du mois d’octobre se sont déroulés dans de bonnes conditions avec des levées homogènes et régulières qui ont apporté un peuplement de plantes correct à l’hectare. Les semis ont eu lieu entre le 4 et le 25 octobre avec un précédent blé mais aussi orge d’hiver. ETINCEL est la principale variété suivie dans le réseau (cliquer sur le lien la variété pour connaitre ses caractéristiques).
La douceur de février a accéléré le développement en sortie d’hiver amenant le stade épi 1 cm tôt en saison (25-30 mars). L’épiaison à lieu début mai et la floraison entre le 10 et 20 mai.
RAVAGEURS
Au niveau des ravageurs d’automne (limaces, pucerons, cicadelles), les orges d’hiver ont connu les mêmes niveaux de risque que pour les blés, c'est-à-dire un risque faible pour les cicadelles et limaces mais élevé pour les pucerons. Les conditions très pluvieuses du mois de novembre ont rendu les observations difficiles en plaine. Cependant leur présence est observée sur toute la période automnale faisant déclencher le deuxième seuil de risque, à savoir le séjour prolongé des pucerons sur 8-10 jours consécutifs. Ce seuil est atteint par 25% des parcelles du réseau dès la troisième semaine d’observation. Au printemps de nombreuses parcelles en plaine présentent des symptômes de JNO, qui ont mené souvent à des retournements de parcelles.
Au printemps, de faibles attaques de mineuses sont signalées mi-mai dans l’Essonne à Buno- Bonnevaux, Le Coudray-Montceaux ainsi qu’à Saint-Vrain. Des traces de lémas sont régulièrement observées dans 50% des parcelles du réseau jusqu’à la fin du cycle de végétation (pression habituelle).