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L'Educateur n°11 - année 1946-1947

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(1)

19me

ANNtE

L'E Il 0 C AT· EU R

Revue pédagogique . bimensuelle

de l'Institut Coopératif de l'Ecole Moderne ABONNEMENTS

L'Educateur, 20 numéros par an .• 250 &.

340 fr.

350 fr.

300 fr.

Educateur - Enfantines - Gerbe • • . . • . . . Livraison mensuelle de 25 fiches . • . . . .• Service Nouveautés. . • • • • • • • • • . • ·• . • . • .

C. C. Coopérative Enseignement Laïc, Cannes, 115.03, Marseille

DANS CE NUM:ÉRO C. FREINET Les méthodes, les techniques

et l'homme.

E. FREINET : Incohérience des dessins d'en- fa.nts. ·

..EFFRIT: Plan d'U11• é•·ole à plusieurs classes.

Vie des Commish,. . .;. de l'Institut.

GAUTIER : Cinéma..

VEILLON : Cale JI ''>ne.. .mt.. (fin).

MORALES-VOURLAT : L'imprimerie dans les classes 'l.e perfectiionnement.

Congrès . National

de l'Ecole Moderne française

1•r, 2, 3 et 4 Avril 1947 à DIJON

NOTES IMPORTANTES :

e

Ne pas quitter la gare sans vous rendre à la Permanence, « Hôteil Continental », à 50 m. de la gare, à· droite.

e

Dans la matinée du I•r Avril, retirer sans

FICHIER AUTOCORRECTIF C.E.L.

ADDITION - S<JUSTRACTION

Jre série. - Exercices : 553 fiches car·

ton demande et 553 fiches carton

réponse . . . • . . . 480 fr .. Le même sur papier pour collage. 150 fr.

t •r M A R S 1 9 4 7 CANNES (A.•M.)

PARTIE SCOLAIRE :

VIGNON : Rapport sur le stage de l'ilNNA.

LALLEMAND : Clowns et Guignol.

COQBLIN : L'observation . Questiong et Réponses.

Liw:ies et Revues.

Documentation inltiernationale.

Encyclopédie Scolaire Coopérative.

faute, au Secrétarialt du Congrès, à l'Ecole

de la Ma;l.adière : ·

Voti·e carte de frais d'hébergement.

Votre feuille de tickets (~pas, tra·l18- ports, excursions).

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Si nous l'obtenons, vous recevrez en temps voulru l'imprimé nécessaire à vot.t·e voyage.

8 EVITEZ LES ADHESIONS TARDIVES ! Toute inscription faite trop tardivement, ou non effectuéie, obligera le congressiste , à s'organiser par ses propres moyens.

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llDITIONS DE L'llCOL•

MODERNE FRANCAISE

(2)

Voulez-vous être

correspondant du Vivarium?

Le printemps approche ! Insectes, petits ani- maux vont sortir de leur retraite hivernale et profiter des premiers rayons de soleil. Vous aurez J.' occasion de capturer au cours des pro- menades de nombreux animaux ; vos élèves in- téressés vont se mettre aussi en chasse. Vous allez pouvoir ainsi recueillir des chenilles, des carabes, des courtilières, des grenouilles, des lézards, etc ...

Vous enverrez le produit de vos chasses, en franchise, au Directeur du Vivarium du Museum d'Histoire Naturel·le de Paris.

Ces animaux sont exposés aux regards des Parisiens et offerts à leur curiosité de citadins ; ils sont aussi donnés en pâture aux espèces exo- tiques que le Vivarium élève.

En retour, vous recevrez selon votre désir : de l'argent pour votre coopérative, des brochu- res scientifiques ou des animaux exotiques que vous élèverez facilement au grand étonnement de vos élèves et aussi à leur grande joie : phas- mes des îles de la Sonde, souris blanches, etc ...

Vous ferez ainsi œuvre utile et agréable.

Sur la demande de notre ami Freinet, le Di- recteur du Museum d'Histoire Naturelle a con- senti à délivrer un nombre limité de cartes de correspondants du Museum.

Ceux que l'initiative ci-dessus intéresse, et il y en aura certainement, voudront bien me le faire savoir d'urgence et m'indiquer avec préci- sion : leurs nom et adresse ainsi que leurs pos- sibilités de chasse. lis joindront à cette deman- de une déclaration attestant qu'ils ne font pas commerce d'animaux (cette déclaration sera for- 1 roulée très brièvement).

L:es cartes de correspondants seront déliv1ées par l'intermédiaire de l'Institut.

Des instructions individuelles seront envoyées à chaque correspondant et lui indiqueront la façon de pcocéder pour envoyer en franchise et vivants les animaux capturés.

HENRI GUILLARD,

directeur d'école à Villard-Bonnot (Isère), responsable de la Commission des Sciences.

LES SERVICES DE L'ÉDUCATEUR

Nous demandons à nos lecteurs d'excuser · - tout en nous les signalant - les erreurs ou les pertes qui gênent la distribution de nos publi- cations.

Nous n'avons pas pu trouver, cette année, la machine à adr·esses dont nous aurions eu besoin.

A partir d'octobre, nous espérons être mieux équipés pour. réaliser nos 30 à 40.000 bandes mensuelles.

Vient. de paraître

GUILLARD ET FAURE

LE VIVARIUM

Préface de M. Chopard, dir.ecteur du· Vivarium- au Museum d'Histoire Naturelle, illustrations de M. Menusan.

Une B.E.N.P. . . . .. . . 10 fr.

C'est un guide simple, pratique, réalisé par des instituteurs pour des instituteurs. Tous nos adhérents doivent le posséder.

Les camarades inscrits au Service Nouveautés le recrevront incessamment s'ils ne lont déjà, en même temps que L'Histoire des Châte"aux Forts qui vient de paraître (12 fr.).

A sortir incessamment :

L' Aquarium La Météorologie Histoire des chemins de fer, etc ...

Inscrivez-vous à notre Sérvice Nouveautés 300 fr. (remise, 5

%

sur toutes les livraisons).

MUSÉE TECHNOLOGIQUE DE L'INSTITUT

Superbe pochette de 28 reproductions en cou- leurs des vitraux des métiers de la Cathédrale de Chartres, lune, net. . . 100 fr.

(nombre très J.imité)

GRAND CONCOURS DE DESSINS D'ENFANTS

Format : le plus grand possible expédiable par poste. Tous les genres sont admis : exécu- tion à I' aquareHe, la peinture à la colle, les pastels (crayons de couleurs exclus).

Chaque êcole enverra au moins :

Un paysage - Une nature morte - Un portrait Indiquer les nom, prénoms, âge de l'auteur, adresse de ! '.école.

LISTE DES PRIX

1er prix 500 fr.

0 prix Un matériel à graver. 3° prix Un matériel à graver.

4° prix Une collection B.T.

5° prix 200 fr. d'éditions C.Ê.L. au choix.

6c, 7°, 8°, 9• et 10• prix: 100 fr. d'éditions C.E.L.

au choix.

Du l{)e au 30• prix : Un abonnement à La Gerbe.

Du 3Qe au 50• prix : Dix numéros d'Enfantines au choix.

ToTAL : QUATRE MILLE FRANCS DE PRIX Date de clôture du Concours : 15 AVRIL 1947

(3)

LES DITS DE MATHIEU c•sr rc•s•crcrc•s•s•s•s•s• • ••••••••

;;;

;;;

LA SEVE CIRCULE

V os élèves viennent de quitter la cuisine sombre et sale, mais chaude et vivante ; leurs souliers, dont les plis profonds et tacornis sont, ·eux aussi, le produit des chemins caillouteux du village, sont suintants encore de l'odeur de l'étable où il a fallu faire téter le veau ,· leurs habits sentent la paille et le bois moisi ... Ils ont, en passant cl la fontaine, embrassé amoureusement le petit ânon qui accompagnait, impulsif et lunaHque, les bêtes à l'abreuvoir. Avant de 'franchir le seuil de votre classe, ils ont jeté un dernier regard' chargé d'envie et de regret sur un petit troupeau d'agneaux et de brebis qui partaient aux champs. Ils auraient tant aimé accrocher à leur épaule le « saquet

»

du dîner, prendre un bâton et · suivre

le berger! . .

La porte s'est refermée, et, à l'intérieur de ces murs, savamment habillés de ct;irtes et de tableaux, vous avez prêché une morale qui leur est étrangère, sinon indifférente ; vous leur avez offert, ou imposé la lecture de textes qui restaient à cent lieues de leurs vivan- tes préoccupations ; vous avez tenté des leçons qui, vous le sentez bien, glissaient sur des èsprits que vous parveniez si rarement à toucher et à retenir.

Avez-vous essayé parfois de connaître les sujets profonds des si nombreuses distractions de vos élèves ? Un chant de coq, le pas heurté d'une ânesse descendant le chemin pierreux, le crissement d'un arrosoir sur les barres de fer de la fonta(ne, ou tout simplement un nuage passant devant le soleil et assombrissant brusquement la classe, suffisent à rompre ce charme factice que vous essayez de cr~er ... La sève ne circule pl

ils

dans votre école.. et vous avez beau faire, oous n'obtiendrez, vous aussi, de ce fait, que des produits rabougris et ratatinés ... Vous pourrez embellir vos histoires, les raconter de votre voiX la plus délicieusement nuancée, tâcher d' ac- . caparer l'intérêt de vos bambins par des jeux, des images, du chant, du cinéma 1... Peine perdue si vous ne retrouvez la sève ! ... Et celle-à ne part point de votre science pédagogique : elle circule à·

partir de la vieille cuisine sombre, du chemin rocailleux, de la tê-te neuve et lustrée du poulain, et du troupeau gambadant au sortir de l'étable.

Extrait du livre de FREINET : L'Eduoation du Travail (à paraître prochainement).

(4)

·' LES METHODES, LES TECHNIQUES ET L'HOMME

Les « humaniStes » qui, on n~ sait lJow·quoi, lient leur destin à la scolastique, se défendent.

Dans le Manuel Général du. 25 Janvier 1947, André Ferré, sous le titre : « La Méthode et l'Homme », semble condenser tous les arguments, bo111s ou mauvais, que la réaction pédagogique mobilise en baITage contre la montée de !'Ecole Nouvelle.

" L'affirmation des néophyte.s de la réforme, écrit André Ferré, a pour envers une négation : celle de l'importance de la personne de l'éducateur, de sa qualité humaine.

Voilà ce qu'il y a de plus redoutaMe dans leur mystique ...

... La qualité d'une éducation, affh:Ihe d'autre part A. F.erré, tient infiniment m1>ins

· à · celle des méthod'els employées qu'à celle de l'homme qui les emploie ; on s'étonne

qu'une constatatioa aussi bll!llale ait besoin d'être proclamée comme une découverte et prenne presque figw·e de paradoxe. Les méthodes pédagogiques les plus traditionnel- les, quand elles sont l'instrument d'une âme naturellement noble 1et d'un esprit d'enver- gwie, donnent deis résultats surprenants. Il est à craindre que les méthodes les plus hardiment novatrices, maniées pa1· des êtres vulgaires, ne sw·p·rennent da.ns un tout autre sens. On se demande :s'il ne serait pas plus sage de laiss;e1r à ceux-là, et de lais·se1· a.ussi a11x, tièdes, aux timorés, l'usage des méthodes de tout r•epos et qui ont fait leurs preu-

"es quoi qu'on dise.

La vraie, la seule réforme; ce serait de ne confier l'œuvre d'éducation qu'à des hommeis et des femmes de grand cœur, de savon· étendu et de haute intelligence. »

Malentendu et faux raisonnement. ·Raisonnement de philosophe traditionnel, qui argumente dans l'absolu, sans se i.1endre compte des incidences totalement différentes de la réalité sociale. Nous aussi, nous disons avec l'auteur : !!'il était possible de trouver, pour éduquer la masse de nos enfants, dei hommes et des femmes de grand cœur et

· d'un profond savoir, peut-être a.lors considèrerions-nous le problème sous un autre allf;le.

Mais il est un fait, hélas ! incontestable : ces éducateu1~ d'élite· ne sont qu'une infime minorité et ce n'est pas sur eux que nous pouvons.aligner méthodes et techniques.

Admettons qu'ils constituent le dixième du personnel· - estimation, je crois, généreuse.

· Ce dixième n'a pas besoin de nos sollicitudes. Nous sommes l'immense armée des neuf . dixièmes, nous sommes de ces tièdes et de ces timorés tout juste aptes aux méthodès de tout repos.· Nous repoussons l'aumône qu'on voudrait nous faire d'uru: ti:anquillité de passivité et de· mort et nous prétendons améliorer le rend_ement non seulement technique

. mais aussi ·humain de notre travail.

* *

*

Il ·faut livoir connu l'inhumanité du travail paysan dans J:es vallées que n'a pas

e-ncore m6dernisées la technique actuelle pour com1Jrendr1e le progrès que . t'lllprésentie l'usage de certaines machines agricoles : l'homme n'est plus une bête aussi malheu- 11euse que les bêtes qu'il soigne ; le rendement de son trava-il s'améliore et son standa1·d de vie augmente. Le paysan qui quitte son chalet et sa terre ingrate et sa ferme nue, descend dans la vallée, conduit les chevaux, mène un tvactew· ou une auto... Il ne re- . tourne plus dans sa vallée ...

*

* *

Sans matél"iei moderne, ave•c la seule 1·essource du verbiage comme outil et comnie technique, l'instituteur moyen - uri de ces neuf dixièmes - ·est comme le paysan qui se désespère à gratter la terre avec un outil de bois oui s'émousse et ne parvient pas à atteindre en ·profondeur la terre à remuer. Le ren.demnt est pr.e1sque nul . et le tra- vailleur est doublement puni, par · le sentiment déprimant de son impuissance, et par 1ton rendement insuffisant qui le repousse obstinément vers la combe .noire de la misère.

Donnez à cet instituteur des ou1ri1s qui permettent à ses élèves de travaiUer : un jardin, un atelier, une hnprimerie, . des fich6S, des disques, la radio, des v0yages. Peine moindi;e et_ rendement amélioré, confiance l!n soi, réussite, bien-être et dignité.

Pour 0011.S préparer à ces techniques, pour nous enseigner l'usage des outils moder- nes, on prévoit des i~ues, des démo11JStrations, des stag.es ... On évangélise, dit A. Fené,

(5)

L'EDUCATEUR

243

comme si on évangélisait les paysans parce qu'on lew· fait suivre <les cours pour leur ens&ignèr les nouvelles tJechniques de travail.

Evangélisation du travail !

• • •

On nous dira peut-être que l'amélioration des techniques dlè travail n'a tien à voir ave<J la formation humaine qui préoccupe à si juste titre les philosophes scolastiques.

ceux-ci invoqueront la permanence de la valeur et de la culture et là longue tradition de l'Université Française.

Mais nous :savons bien, nous, que les hommes ne vivent pas, n'agissent pas et ne pensent pas à l'ère de l'artisanat préin.dustrie.l comme ils le feront plus tard a~ I'avè- ncmènt 'de la grande industrie. Ce n'est pas· p·our riel\ qu'on parle d'une civilisation de la pierre, du bronze, du fer, de la vapeur ou de l'électricité. Vous tro11vez que nous pou- vons fort bien continuer à a11,1>rendre à nos· enfants à filer la quenouille et à fondre des bougies pour les préparer if viviie dans un mondie qui ne connaît pl.as ni l'une ni les autres. Sommes-nous si illogiques ou si présomptueux de penser qu'il y a mieux à faire qu'à s'obstiner dans Les pratiques, qu'on peut regretter peut-être, m<tis que nos enfants ne connaitront pllllS et dont ils n'ont que faire.

••

*

Nous préparetions, au dire de Fe1Té, l'âge de l'anonymat, l'âge des masses, Prélude menaçant à l'ère des mornes termitiè1,es,- où les individualités humaines ne compte- ront plus pour rien ! -

Parlez-nous de ces bonnes classes traditionnelles, caporalisées à l'extrême, où les eafants, méthodiquement dépersonnalisés, deviennent des numéros juste aptes à lire et i·éciter, tous, les mêmes textes, avec la même intonation de prière, où l'individu n'a jamais l'occasion de. s'exprimer ·et de se réaliser avec 01iginalité ! Une t'elle école exal- tait la val&ur humaine ! Par quel miracle· donc, si ce n'est par celui des prèches dont

nous connaissons la ·vanité ? ~

Eit c'est nous qui prônons et pratiquons l'expression libre, le travail d'équipe, l'œu- vre originale - en littérature comme en dessin ou en théâtre - ; nous qui ~tons

en valeur cette ·parcelle d'humanité et ~ génie (!Ui sommeille ien tout être, c'est nous qui préparerions la termitière ? Pourquoi ne pas nous rendre responsables, à retarde- ment, des termitières inhumaines que sont les vaste.s. usines capitalistes, subtilité d'une philosophie qui ne s'embarrasse pas de dialectique raisonnable ni S'Cientifique !

* *

*

Nous préparons les outils de travail et nous mettons au point des techniques qui exaltent la valeur personnelle des éducateurs.

Elise Freinet a fort bien dit : QUELLE EST LA PART DU MA:l'TRE ? .réagissant ainsi contl·e la tendance extrémiste qui se glorifiait de Laisser les enfants rialis>er sans aide du maître textes .et dessins.

Notre camarade J. Boissel_ nous écrit à ce sujet

li me semble qu'il y a contradiction entre ce que vous dites de la part ~u maître. et cette autre idée que nos méthodes sont va/abl•s pour ·tous les maîtres, les bon·sl et les ... moins bons.

Pour avoir de beaux poèmes, il faut que le maître soit poète. S'il y a /a. sponta- néité enfantine à la base du poème, il y a aussi la main du maître pour rectifier un détail, un mot, un son,: ex. (Educateur no '8, p. 183) : " surnaturel• ne me semble pas faire partie du vocabulaire d'une enfant de neuf ans et demi ; ./a disposition typographique de " Printemps mouillé " a bien dû. être suggérée.

De même pour obtenir de belles choses en travail manuel, comme mon ami Pailhès, d faut que le maître soit un bricoleur enragé. ·

Pour avoi~ un journal bien illu•tré, il faui que' /e maître soit ~n' bon dessinateur et sache graver le lino (même s'il n'illustre pas lui-même, comme Magneron).

Pour enseigner /'histoire comme Fontanier, il faut que le maître soit passionné d'histoire locale et qu'il ait le temps de faire des racherches.

Pour étudier la flore et la faune locales, il faut que le maître soit ferré en botaniqtte et zoologie.

A lors ? Quel est le maître qui réunira toutes ces conditions ? Et n'y a-t-il pas de

(6)

quoi se décourager un peu en entendant parler .de classe1' passionnées d'histoire, de poèmes d'enfants ou en receoant d& jo.urnawc d'une présentation magnifique et bien illustrés, alors qu'on se .sent incapable d'en obtenir autant }

Il serait peut-Stre bon de rappeler, à l'usage de toua, l'essentiel : un maître qui se croit mauvab obtiendra au moins autant par nos techniques que par les méthodes traditionnelles et il l'~btiendra d'une manièr.e plus agréable pour lui et pour les élèves, Et· s'il y' a des maîtres d'élite qui obtiennent des merveilles supplémentaires, on peut les admirer sans cr:oire qu'ils .Ont la majorité.

*. *

\

n

est exact d'abord que, par m>s techniques, un maître qui se croit mauvais obtfon- dra au moins autant que par les méthodes traditionnelles, et il l'obtiendra d'une ma- nière plus .agréa.bll'J' pour lui et ppur les élèves.

Et c'est déjà une assurance qui compte.

Elle ne nOUs suffit pa.s.

Toutes nos réalisatioDti .s'inscrivent en faux contre cette croyance que, pour .avoir -de beaux poème;s dans nos classes, il faut être poète ; dessinateur ou gravëur émérite pour réussir dessins et linos ; qu'il faut être passionné d'histoire pour faire du travail passionnant dans ce domaine.

Nos techniques exaltent lies aptitudes natives ou acquises de nos élèves et font se révéler

da.Ds

·DOS classes, des tœipéraments de p~tes, d'artistes, d'historiens ou de naturalistes. Les élèW!S ainsi touchés par la grâce, parviennent alors, très souvent, à faire mieux que le maître dans leur spécialité : poètes qui produisent des œuvres que nous

ne

risquerions J>3S d'égaler ; - graveurs de haut talent ; passionnés d'histoire, qui fouillent fichier, dictionnaire et uchives ; amoureux des bêtes et des insectes, qui voient ce que vous ne soupçonniez pas ; dessinateut'S admirables dont vous vous enorgueillissez.

Pourquoi ceJia sie produit-il dans nos classes et pas dans les classes traditionnt;Ues?

Parce que nons a.vons mis à la disposition des enfants un matéiiel de travail, que nous avons su leur donner les conseils teclmiques qui leur pe{Illettent de surmonttt- les dit- ficultés qui les rebuteraient ; parce que llOUli avons su, techniquemient, mettre en val~ur

l'œuvre réalisée, par l'imprimerie, les échanges. les conférences. Et· c'est dans la. mesure

oi.

nous réalisons çette aide technique - intelligente et sensible que nous pet·- mettons l'explosion du miracle.

Bien sûr, si l'iru.tituteur est lui-même poète, artiste, historien ou naturaliste, il pourra faciliter encore cette éclosion. Je dis : cc il pourra " ; cai·· il arrive aussi q.ue l'artiste pense à son œuvre et y su»ordonne les réussites de ses élèves qu'il ébloui.t par sa virtuosité ; que le naturaliste ou l'historien trop autotitaires découragent au lieu de les entraîner, leu.r.. élèves hésitants. Nous avons tous eu, au cours de notre scolarité, des professeurs qui étaient passionné& - et souV1ent éminents dans leur spécialité,

. mais qui, par défaut de technique, ont rahattu au lieu de rexaUer, notre naissa1d

enthousiasme.

Non,

œ

maître qui réus&ra le mieux selon nos techniques,

n.e

sera. pas forcément celui qtll aura des qualités artistiques, scientifiques, ou techniques iexceptionnelJes, mais celui qui aura. compris notre .souci ei;sentiel de mettre à· la disposition d'es enfants les outils et l•es techniques, y compris, le cas échéant, la technique personnelle non négli- geable de l'éducateuc - qui leur pennettront de se réalisl!fl puissamment.

C'est à enseigner aux éducateurs leii modalités de cette aide technique et humaine que nous devons nôus-appliquer. Les articles d'Elise Freinet sur l'art sont un. exemple de. la besogne qui nous reste à faire pour mettre au serville des enfants et notre science, et notre valeur artistique, et notre sensibilité humaine.

Au camarade Boissel et à cewi: quj, comme lui, doutent encore, nous voudrions montrer les milliers de jour~ux scolaires que nous recevons et qui sont tous d'une valeur pédagogique· et technique que nous n'avions jamais approchée, avec partout de la poésie, de l'histoire, des sciences, des linos artistiques, de la vie... Les maîtres qui ont réalisé ces journaux se réclament tons des

neuf

dixiènles, aviec, parfois, quelques talents particulrers et, toujours, une ardente bonne volonté, exaltée par les hori.:tons nouveaux que nous leur avons ouve1·ts.

Demain, il y aura des milliers et des milliet'S d'écoles et de jow·naux semblables.

Un jour prochain~ la grande majorité des éducateurs aura rejoint nos techniques. Et vous ver·rez alors ce que savent donner ces neuf dixièmes pour le triomphe de l'Eeole moderne française.

C. FREINE'!'.

(7)

L'EDUCATEUR

245

L'ART AVEC UN GRAND A

INCOHÉRENCE DES DESSINS D'ENFANTS

Par

ce

souci continuel

de i·echerche1· Ja Ügne peTsonnelle

dé cnaque enfant,

trouvez..

vous sage

de tolér.er toutes les sottises,

tou- t/Es

les inventions

abracadabrante:;

que

ce!t·-

tains enfalnts prennent goût à inventier

?

Pour quelques-uns de nos

·

élèves, le clessin

libre

commenté

.est

un prétexte continueil• à

l'incohérence et

risque

·fort tl'influencer

pé- niblement l'ensemble de la

cla.58e. Ne vau- drait-il

pas mieux couper court à ces élu-

cubrations et ast'l'eindre

ces jrunes déséquili-

brés à

une discipline stricte où ils appren-

draient

à

voir

les ob§ets tels qu'ils

sont et la

réalité comme

eHe

exil;te

au

lieu de la

FecréE·

r

au

modèle de leur imagination déréo- glée

?

L'Art enfantin,

tout

comme l'&:t moderne

doit-il

inéluctablement puise11. son inspira-

tion

aux

sources

ttoubles du morbide1

, et allons-nou

mettre nos

enfants à

l'école

des

Surréalistes

,e·

t

leur

donner pour maître

Pi- casso ?

n nous

est arrivé très

souvent de montrer

à

nos

élèves,

petits

et

grands, de bonnes

reproductions d'œuvres de Maîtres modeTnes et,

notamment, des meilleures toiles de Pi-

casso.

Ils

en

ont été

touti d'abord prodigieu- liement

amusés. Puis, cherchant à leur trou-

ver

un sens,

(pour l'enfM1t

tou,te chose

a un sens),

ils ont peu à peu découvert

que

si

ce~

puzzles

étrang.oo

étaient

0ans

solution,

la

cotùeur, par contre,

y

jouait

.

un

rôle es:smtiel.

Tout

en

peignant, par la suite:,

il leur ,anivait

de choisir

: «

un rouge, un

vert, un gris à la Picasso » et déjà iJs avaient oublié

le non-sens

apparene

du de.s&in

vé1i- table.

C'>Est dire

assez

bien que, même dans

l'incohérence,

un esprit normal se retrouve

et ne r.edoute point la contagion ..

Reste

l'es~

_

prit débile qui aime le morbide

eit

s'en satis- fait. Va-t-il déchainer

sa fantaisie

dans des directions danger.euses, met.tant en péril son équfübre déjà précaire

?

Aucunement.

Le jeune névrnpathe

reste

sur

ses inven- tions

personnelles. A nous de

l'aider

à s'en

dégag.er

si nous

savons remonter

jusqu'à

leurs origines.

Le dessin spontané commenté

· peut être

pour

cela

un document plein

d'in- térêt.

Voici Michaëla.

(5 ans.) enfant

débile,

!tJ·ès émotive,

qui nous présente un dessin hallu-

cina.nt

d'une complexité extraordii!laire de

ligneis

qui

s'ordo'nmm.t dans 'Wl

ensemble

étrangement

décoratif. Au milieu de !'al>-

domen,

elle a dessiné une sorte de sac

a.rmé

de· piquant& enchevêtrés :

- ça, dit-el.Il\ c"est

l'estomac.

Ça tire l'e&-

tomac,

oh

!

la la

!

ça seITe.:.

Pendant plusieurs jours l'estomac

réappa-

raît sur les dellSins de Michaëla. Il est un

· . a.t<~'ibut

inàispensable de

la

morphologie hu- maine.

Observ<Jns Michaëla. Elle est pâle, surtout

le

matin quand elle arrive en

classe

préci- plitamment, pleine d'une émotlivité

extlra•

ordinaire .. Ses petites

mains

sont continueil- lement agitées d'une tremblement impexcep..

tib':•e'

qui, un jour,

a

fait diTe

à

Bébert

:

- Pourquoi

trembles-tu,

Michaëla comme un p·E!tit oiseau qu'on

tient

dans sa main

?

Michaëla

tremble

paree que son ·

~tit

or- ganisn1e fragile

est en

perpétuelle agitation.

- Le· matin, nous d·ie:a sa mère,

je

ne peux jamais la faire déjeûner

tant

ellti a peur d

'êtl'E en

retard. C'est chaque jour la même comédie'. Elle pJ.eure devant son bol et j·e doi!

s

la

Jai.sser

partd.l;

...

Voilà pris

sur

le

vif

le point de départ du morbide, voilà la

raison

matérialiste du

tnJUble

psychologique. Quelques encourage..

ments prodigués

à

Michaëla,

qu~lques

con- seils à .Ja maman,, un bon goût'er pour

10

heures

et

l'rntOmac hallucinant disparaît des dessins suivants.

Il est évidemment' des cas plus compliqués.

Tout d'abord, s'il n'y

a

pas de commentaires, il

e•

st

as&z

difficile de

reconnaître à

pr€>- mière vue, les graphismes des ienfants anor- maux. Pourtant, avec un peu d'entrainement dans l'analyse, on finit par les distinguer

· nettement des dessi:1s courants.

Ils ont un tracé particulier,

exhubérant, dont Je.a

lignes

exagéréelS.

de longmur, de sinuosité, donnent bien l'impression de fouillis, de'

trouble.

Les détails,

en

géné'ral, abondent sur la même page sans

Jien

apparent, c'est comme une invention latente qui sent le cauchimar et do'Ilt on pressent l'angoisse., sans en lire

'1e

sens.

Si

l'on

fait parler le jeune auteur,

il

l'st

tout

de suite• déchainé

, et

dans les commen- taires de tous ses dessins. les mêmes thèmes revi:Ennent

:

il

s'agit de brigands,

de voleurs, dei gens qui tuent, qui

volent,

qui se battent.

Il

E&t

intér.

essant

alors de cent'l'er le thème initial des divers commentaires successifs

>eit

d'étudier le. jeune auteur dans son comper-

temmt

à l'école et

à la

maison. Mange-t-il suffisamment

?

Trop

?

Est-il battu

?

Va-t-11 aux w. c. au mommt voulu

?

Quels sont ses

rappCll'ts

avec ses

·

semblables

?

A-t-il. des peurs irrai:!onnées

?

Sans

p~·éten.dre

à être un professeur de

psychanalyse, on peut très simplement, très

naturell'€ment, replacer l'enfant

ectans

un

(8)

cadre de sympathie où il se retrouve avec confiancei et c'est aider è.'autant son retour vers l'équilibre. -

Il est des enfan~ ce.pendant j>o1u: lesquels, dans les conditions actuelles de !'Ecole, on pourra peu de chose, car le déséquilibre. est pour ainsi dire organique et Jié à la santé même, à l'organisation cellulaire du jeune être. C''est 1e cas de bien d'enfants d'alcooli- ques, à l'hérédité lourde, pour Jesquels il faudrait adjoindre à l'école la clinique natu.

rell-ei avec eau, sol'eil, fruits et vie libre au grand air.

Un temps viendra peut-être où l'école se trouvera à l'origine d'ei la vraie culture hu- maineau sens physiologiql!le et mora.1 du mot et, ce joU'r-là, n'en doutons pas, le dessin libre aura son rôle1 à jouer.

(à suivre.) E. FREINET.

Vous

_,

.

r . e u s s z r e z .

Ayant reçu en octobre 1945 un numéro spé- cimen de L 'Educateur, je m'abonnais l'an der-

nier. Très rapidement, mais avec modération

toutefois, je m'essayais à pratiquer la technique du· texte libre. Avec une classe très médiocre, j'arrivais rapidement à de bons résultats. Pour des raisons personnelles, je dus abandonner le poste qui m'était confié à Clairfontaine pour torendre, cette année, une nouvelle école. A lors qu'il n'existait pas de coopérative scolaire, bien que l'esprit y ait été semé par l'instituteur pré- cédent, à qui je tiens à rendre hommage, nous sommes parvenus, en trois mois, à amasser la somme nécessaire à l'achat d'une imprimerie ; car je comprends bien que la technique du texte libre et du journal scolaire n'a de valeur nielle et ne suscite vraiment l'intérêt que si l'on pos- sède le matériel d'imprimerie. T'attends avec autant d'enthousiasme que mes enfants l'arrivée de votre précieux envoi.

, Ces faits prouvent qu'avec un peu . de bonne

volonté et d'ingéniosité, on peut, seulement par le travail des enfants auquel on intéresse les parents, obtenir rapidement le matériel .,ui fait défaut. Je ne tiens pas à Jtre personnellement cité en exemple, mais je voudrais que vous pre.

niez la peine d'insister auprès des jeunes, qui bien souvent sont désemparés devari:t · les diffi·

cuités budgétaires, afin de leur montrer que la Mche n'est pas insurmontable. Ainsi, la C.E.L.

sera plus solide encore, pour la joie de tous ceux qui veulent faire de notre école une école vrai·

ment moderne. -,---- SUE (Aisne).

AVEZ - VOUS LU

le dernier n° de -La Gerbe ?

Abonnez votre classe, un an.. . 50 fr.

Union Laïque

des

Campeurs et Randonneurs

Ligue Française de l'Enseignement

Permanence : tous les jours jusqu'à 18 k.. 3@

(sauf dimanches), au. siège : 3, rue Récamier.

Paris-7• (Métro Sèvres-Babylone).

Réunions : chaque jeudi, à 20 h. 30.

Depuis 1944, J'U.L.C.R. est devenue Commis- sion fédérale. de Tourisme sportif et. de -Camping de la Ligue de !'Enseignement.

Fondée par des nlembres de l'enseignement, l'Union veut avant tout faire « ceuvre d'éduca- tion " en matière de plein~air, mais accepte tous les campeurs laïques, de l'enseignement ou non.

L'U.L.C.R. entend faire de ses membres de

vrais et « purs >> campeurs, en démontrant qu"on peut conserver, bien au-delà de 25 ou 30 ans.

le véritable « esprit Ajiste >>, l'amour du plein- air et le goût de !'effort joyeux et libre. C'est donc un mouvement bien .distinct-des A.J. c\ont il complète la beHe ceuvre.

Nos réalisations en 1946. - Des camps reg10- naux à la mer et à ·la monta!me (initiatio:1 à l'alpinisme) ; des randonnées collectives : Alpe' et Côte d'Azur ; un rallye, découverte au p<1y~

basque:

Nos moyens d'action. - Organisation de sor- ties (groupes locaux) ; création de camps d'ini- tiation, pour les débutants, avec prêt de maté- -riel collectif ; service de renseignements concer- nant les randonnées (France et étranger) ; camps permanents organisés dans les régions touristi- ques ; stages de formation de cadres et d ·an i- mateurs de randonnées.

Saison d'hiver 46-47. - Plusieurs stages de ski sont actuellement ·en cours dans les Alpes, le Massif Central et dans les Pyrénées.

Saison 1947. - Voir programme dans le pro- chain numéro de "L'Educateur "·

Renseigneme·nts et adhésions. - Soit au cen- tre, 3, rue Récamier, Paris-7° (premier étage).

7'5" fr. par an (licence. comprise), c.c.p. UFCLEP

4284-80 Paris ; soit aux délégués et correspon- dants régionaux' (Fédérations départementales des Œuvres laïques).

NOTE. - A l'occasion dµ Congrès de Oijcn, I'U.L.C.R. organisera un camp. Que tous les campeurs s'inscrivent auprès du délégué régio- nal : Michaut, à Elriénon (Yonne). Détails dans le prochain numéro.

MOUGEOT, instituteur à Passavant (Do.ubs), cherche pour son Pathé-Baby 9 m;m 1 /2 un dispositif permettant de passer les bobines de

100 m. Prière de lui faire offre.

(9)

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PLAN D'UNE ECOLE DE PLUS DE TROIS CLASSES. - Le plafond des salles (a) et (b) et.des corridors {c) et (di est ~ 3 mètres de lwuteMr afin 'de pouvoir établir Jes fenêtres ouvrant sur les terrasses .. Le plafond des autres salles est à 4 mètres de hauteur.

EL EFRIT, instituteur, Ksibet-El-Médioum (Tunisie).

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(10)

VIE DES COMMl//IONS DE L'INJrlTUT

Commission du Film Fixe

En voie de réalisation, cette commis•ion fait· appel à tous ·les passionnés de photo, cinéma, dessins, recherche de document•.

Signalez-lui tltf' qui peut, à votre avis, être su- jet de films fixes. Dans le cadre de la brochnre Pour tout clas•er, groupez vos souvenirs, vos .,ol!ections, vos réalisations expérimentales •en

schémas •impies et expressifs, et surtout repé-

rez ce que vous connaissez bien ; coins pitto-

resques, caractéristiques de votre pays. Choisis-

sez-en .Jes parties saisissantes les plus évoca- trices.

Une idée directrice domine : ne suivons pas les sentiers battus, crêons, à tous et polllr tous, des réalisations nouvelles faites pour nos enfants et avec eu<X.

Annoncez-nous vos idées, vos désirs. Nous dé~arrerons alors sûrs de satisfaire le plus grand nombre.

A côté de ces réalisations originales, nous pourrions, dès maintenant et très rapidement, tous ensemble, compléter certaines B.T. par des films où sernient recuei1lis tous les exemples, les illustrntionii supplémentaires glanés partout.

Envoyez donc schémas, croquis. photos, gra- YUres, choisis parmi vos plus expressifs.

L'image doit parler par elle-même. (Penser aux belles images qui dans certains grands films

·sont si évocatrices et vous donnent l'impression d'assister à la scène tant leur puissance sugges- tive est forte). .

Que tous les photographes s'offrent en indi- quant leur format, les possibilités de leurs ap- pareils, la région qu'ils peuvent rayonner.

Nos réalisations seront nombreuses et la loi du nombre jouera à plein quand notre commis- sion sera assez éooffée pour couvrir la France d'un réseau serré et fraternel.

Notre œuvre éminemment coopéralive attein- dra alors son plein épanouissement.

Son banc d'essai sera toutes les classes qui y auront participé.

Le responsa/>le de cette Commission M. GAUT!!!R, Tavel {Gard).

COMMISSION.

DES 6 .. ET s·· NOUVELLES

Rapport parvenu

du Lycée de jeunes filles (Avignon)

Etude du milieu. - Le plan très souple enca- GJe un centre d'intérêt choisi par les élèves. Par-

' fois nous suggérons, mais parfois nous n'avons

;nrèune part dans le choix.

Ex. : {en 6•) -, Les animaux. - Nous faisens des visites collectives: laiterie de Saint-Tronquet, chevaux de course et hippodrome de Roberté.

,Nous prévoyons une visite à !'abattoir, ·dans tine tannerie, dans un chenil. L'an dernier : enquê- tes par groupes ou par externes. Chaque équipe faisait son enquêt.e et faisait le compte rendu oral pour les autres.

Ex. : Le Rhône. - Renseignements à la Com- pagnie de Navigation, au service des Ponts et Chaussées. Les renseignements servaient pour la leçon de géographie et pour l'album que nous faisons en vue de la correspondance intersco- laire. Les données numériques seront utilisées pour des fiches de calcul.

Difficultés. _.:..., Le programme de Sciences pré- voit l'étude du lapin quand les enfants s'int'- ressent aux chevaux.

En 5• : Histoire, le moyen age. - Les élèves, par équipe, préparent la visite d'un monument : fort, abbaye, etc .... , la région est très riche. Sur place, une élève de l'équipe lit sa fiche. Nous ajoutons quelques éclaircissements. Au tet.our : compte rendu, croquis.

Je trouve cependant qu'on ee.Jait pas assez naître !"intérêt. Il faut pousser à l'action, impo- ser, persuader, et le travail n'est pas une re- cherche approfondie.

Centre d'intérêts. - D'une façon générale, en

s•.

ils se sont imposés ou plutôt nous les avons proposés.

Canada: Maria Chapdelaine (géographie, fran- çais, dessin).

Etats-Unis: ouvrages de Duhamel, fiches Frei- net.

Moyen âge: nous aurions dû choisir un thème moins large, par ex.: La vie des Seigneurs des Baux et préparer pendant deux-trois moios une sortie aux Baux en élargissant le sujet pour com- prendre tout le moyen âge. Il y a· une atmo- sphère à créer pour faire apprécier, des vestiges romans.

L'imprimerie. - Néant. L'affaire d~ Deuil ne nous a ;:rn.s permis de la recevoir. Commande à refaire. Chaque semaine à pèu près, texte de vie. Mais, comme dit Freinet, c·est plutôt une rédaction à sujet libre. La plupart des élèves n'éprouvent pas le besoin d'écrire. Chacune a son « cahier de vie ». Le cahier de vie de la classe contient les deux ou trois meilleurs textes de la semaine choisis par les élèves. Le texte n'est pas exploité.

. Les échanges. - Nous ne les exploitons pas et il n'y a pas de résultats. Des journaux circu- lent sans être utilisés. Les ·lettres restent trop longtemps sans réponse.

(11)

L'EDUCATEUR

249'

Et pourtant, en étudiant le moyen âge, nous serions à même de donner des renseignements intéressants à une autre classe moins favorisée dans sa région.

Nous préparons >m album sur le Fort Saint- André et nous l'enverrons à une cla!Se qui peut·

être ne nous en parlera même pas.

Le trat>ail par .équipes. - Leg élèves sont ré- parties en équipes. Au bout de deux-trois mois, elles éprouvent le besoin de changer d'équipe et de chef d'équipe.

Avantages des équipes : .elles facilitent l'or- ganisation du travail, des enquêtes. Les enquê- tes étaient notées par équipes. Par ailleurs, tout le système de notes, tableau d'honneur et clas·

sement, ont été maintenus. - HÉl..f.NE BERNARD.

* *

*

APPEL AUX MAITRES DES CLASSES NOUVELLES Tr0is questions, toujours controversées, méri- tent qu'on les étudie

1° Les échanges ; 2° Le travail par équipes 30 L'émulation.

Envoyez les résultats de vos expérience!, réus- sites ou échecs. - E. C9sTA.

GROUPE DÉPARTEMENTAL DE LA CHARENTE

Le Groupe Charentais de !'Ecole Moderne est formé. Le 13 février, les « \mprimeurs » et les sympathisants se sont réunis à Angoulême pour s'organiser.

Le responsable départemental en est Michelon, de Touvérac, avec comme suppléant Robert, de Mareuil.

Un programme d'action a été établi.

a) PROGRAMME DE TRAVAIL 1° Création d'une Commission du Fichier qui fonctionne déjà. Thénot, à Merpins, centralise tous les travaux de prospection du milieu local.

2° Groupement sur le plan départemental de tous les trava:ux d'élèves (linos, dessins, jour- naux, pipeaux, etc ... ).

3° Création d'une Gerbe départementale. dou- blée d"un bulletin d'information (le premier nu- méro paraîtra vraisemblablement fin mars) des- tinés. à resserrer les liens entre les membres du groupe.

b) PROGRAMME DE VULGARISATION ET DE PROPAGANDE

1° Vente de La Gerbe.

2° Expositions de trava1z1x d'élèves.

3° Organisation de journées de démonstration cantonales.

40 Orgo.riisation de journées pédagogiques dé- partementales, pendant' la quinzaine de l'école laïque, avec expositi6ns, démonstrations, confé- rences.

Le Groupe lance un appel aux collègues dési- reux de s'initier aux nouvelles techniques d'édu- cat,ion. Une seule condition pour y entrer : venir avec la promesse de travailler.

Le.responsable : MICHELON, Touvérac.

La journée Freinet à Nantes

Notre ami Gouzil, un des bons artisans de notre journée à Nantes, est en traitement à Leysin (Suisse). C'est de là qu'il nous adresse

les notes suivantes :

Je me réjuis du succès de la journée pédago- gi~ue du 19 décembre.

Journée que j'ai voulu, avec entêtement, n'est- ce pas, Freinet ?

Je la voulais d'abord pour toi et pour permettre à mes amis de rendre à ta personne, à ta métho- de, à ta foi, un hommage éclatant. Je la dési- . rais pour Pigeon et la poignée de collègues cou- rageux qui, obscurément, ont tracé la '°ute qui s'ouvre désormais devant nous. Je l'offrais enfin à tous ceux qui brûlaient du désir de nous sui- vre et qui voulaient «voir».

Je suis heureux, très heureux, car ces buts

ont. été atteints et maintenant d'autres classes;

connaîtront en Loire-Inférieure ce travail fécond, ouvert à la vie, dans la joie et l' enthousiasm~.

Mes sentiments de vive gratitude vont à tous ceux qui, groupés autour de Pigeon et de Caffre, ont su, avec ténacité organiser cette belle jour- née et je pense à Gernoux, Macé, Lenoir, Lu- bert, Delanoë, Charpentier et Mme Benoiston.

Les échos de ce succès me sont parvenus jus- qu'ici et je relève avec plaisir quelques corn·

mentaires.

Laissons parler les • traditionalistes » :

« Ce succès montre l'intérêt, ou tout au moins la curiosité que les collègues apportent aux mé- thodes noavelles ».

•L'événement pédagogique de la saison a été la journée Freinet ».

• Le 19 décembre, malgré une température peu clémente, je me suis rendu à la réunion Freinet. J'ai suivi attentivement l'exposé de no-

tre collègue sur les méthodes activ.es, mais je

puis t'assurer qu'il' n"a pas réussi à me convain- cre, je demeure attaché à la méthode classique.

J'entends ici, mon cher ami, ton objection, m va m'accuser de routine. Non, certes, je reste

sceptique quant aux résuhats. Et puis, pour ap-

pliquer les méthodes modernes, il faut du maté-

(12)

1iel, qui le paiera ? Nos communes ne peuvent pas même '?ntretenir les locaux».

-Je ·m'excuse de cette longue citation, mais ce camarade de promotion est le type parfait de l'instituteur consciencieux. Je le connais et i.J essaiera tout de même, surtout lorsque son ins- pecteur le lui permettra. Il est venu, et il fai- sait -8°, écouter Freinet ; c'est un début pro- metteur.

«Tu as

d\i

savoir que la journée Freinet a été lin succès magnifique ». ./

• Eh 1 bien, parlons de Freinet. Journée réus- sie. La saUe des fêtes de i)a Bourse du T11avail était ·.pleine. Des instituteurs de tous les coins. Sympathique, le. camarade, très éloquent, ayant réponse à tout, beaucoup de foi ; il est presque convaincant ...

• J'aimerais voir une dases faite par un maî- tre moderne pendant une journée ; ne serait-il pas possible de filmer ). »

J'en termin.,.-ai en citant deux de nos collè- gues imprimeurs.

• Oui, la joumée Freinet lut un ·succès, il y a longtemps que la Bourse n'avait vu une telle affluence de pédagos, ce qui prouve tout de mê- me que l.es instituteurs ne s'intéressent pas seu- lememt aux querelles pour la lutte des traite- ments... \]ne bonne journée et qui va inciter 'pas mal de collègues à utiliser des procédés

nouveaux n.

« Pour des liJe~. comme moi, à peine lancés, dans ces méthodes, ce fut très réconfortant. On se sent lancé dans la bonne ve>ie quand on écoute Freinet si enthousiaste. On pe:ut -se dire alors •: la vétité est ·là ».

J'ai puisé dans ·toutes tes lettres reçues et je souhaite. o;ie chaque département puisse rece- voir· la visite de F-reinet. Le terrain, préparé et ensemencé, il restera à travailler pour la. mois- son, et c'est dans cet esprit que mes camarades et moi allons intensifier. nos efforts dans notre département.

Aux camarades qui réclament une tournée Freinet dans leur d~partement

Nous ne pouvons encore prendre aucun enga- gement à ce sujet. La remise en train d'une C.E.L. qui ne cesse de croître, néc!l6site pour l'instant ma permanence à Cannes. L'Ecole Freinet que nous réorganisons me réclame aussi plusieurs jours par semaine. Le courrier devient comidérable : ISO à 200 ·lettres journal·ières, dont 50 lettres personnelles en général, ou qui du moins réclament ma réponse spécialisée.

Je liquide ie courrier à peu près normalement, mais ne vous étonnez pas s'il y . a parfois un

J.éger_ retard. Séparez toujours bien ce qui est destiné aux services et file sans attendre ma

r~ponse.

Et puis. je ne suis pas très enthousiaste pour ces journées qui, si elles créent dans le dépar- tement une certaine atmosphère EJUi nous est favorable, ne constituent· pas à mon avis la meilleure des propagandes. N,:,us avons coMtaté avec une certaine surprise que la presque tota- lité des collègues qui s'étaient abonnés à L'Edu- cateur n'ont pas renouvelé cette année leur abonnement. On ne s'abonne pas à L'Educateur revue pédagogique ; on vient à lui lorsqu'on s'est rendu compte de l'outil de travail qu'il re- présente. C'est pourquoi le lancement que nous avons fait en cours d'année a été totalement nul comme résultats. L'expérience doit nous servir.

La meilleure des propagandes, ce sont les visi- tes d'écoles, les démonstrations, les équipes de travail et de contrôle. Ceux de nos camarade•

qui nous viennent par ce biais ne nous quittent jam;iis et nous pouvons cpmpter sur eux.

Continuons donc à mettre au point matériel et techniques. Les camarades qui auront reconnu sur place, à l'usage, les avantages de nos réali- sations, n'ont pas besoin de voir ni d"entendre Freinet pour s'engager à fond dans notre mou- vement.

Nous reprendrons nos tournées en des temps meilleurs.

RAPPORT D'INSPECTION d'une classe modernisée

Il ne s' a.git pas de monter en épingle no~

succès scolaires mais de marquer cependant, pour les hésitants, et pour 18$ jeunes surtout, à quel point nos techniques sont maintenant afiJ- préciées par les· inspecteurs eux-mêmes.

Nous ne saurions trop d'ailleurs féliciter et en- courager les inspecteurs compréhensifs qui, dé- pouillant le vieil , homme, savent regarder et contr8ler 'les classes nouvelles avec des yeux nouveaux. Et nous compf-Ons beaucoup sur lem active c,;llaboration pour la mise au point défi- . nitive de nos outils de travail et de nos techni- ques. Cette collaboration constructive que nous réalisons dans nes classes avec nos élèves, peul se réaliser sur un autre plan, mais selon les mêmes principes humains, entre Instituteurs el Inspecteurs.

Nous nous y emploierons.

Cours moyen et section de fin d'études sui- vent ici un enseignement dûment partagé en deux programmes différents. L'emploi du temps, faisant une place aux techniques d'expression libre demeure aussi fidèle que possible

à

!"ho- raire officiel. M. X, soucieux de ne pas laisser de lacunes dans 1' esprit de ses élèves, a établi des répartitions mensuelles soignées. Il a orga-

(13)

L'EDUCATEUR

251

nisé un fichier de travail. La classe est riche de documents divers, intéressants et de tzavaux d'enfants.

Hygiène scol11ire : bien.

La classe a produit de multiples travaux de rédaction et de dessin que j'ai suivis au cours de l'année et ene imprime aujourd'hui un jour- nal qui, pour en être à ses débuts, n'en est pas moins sympathique.

9 heures. - La classe est déjà rentrée. Une bourrée auvergnate est chantée avec beaucoup d'entrain. Le dernier couplet, mis en scène par deux garçons, ajoute ~ la joie générale. On est de bonne humeur pour corriger la rédaction.

Le sujet a été imposé, mais choisi dans le œli·

tre d'intérêt : il s'agit du compte rendu d'une

"isite à la boulangerie.

Ce

qui frappe, dans ka bons devoirs que je lis, c'est la richesse du vocanulaire.

Un exercice classique de calcul retient l'ap- plication du C.M., application que je voudrais voir porter aussi par la présentation et fécri•

ture. Toutefois, les calculs seron~ exacts et rapi- dement corrigés. A la première division, les en- fants ont été invitas à procéder, depuis samedi, à une enquête SW" le lait. Pour la leçon ·d'arith•

métique, invités à choisir· entl'e le lait et la glace, intérêt nouveau, ils optent pour le pre-· mier. Ils ont apporté de suffisantes infonnationa pour qu'on puisse bâtir un intéressant probl&- me. Je note que, s'exprimant en leur langage paysan, revivant pai la pensée la vie

de

la ferme, nos enquêteurs relatent des faits qui vont appeler d'utiles investigations dans la science agricole.

La rédaction de textes libres, le choix de deux

•rentre eux, la correction du meilleur, ouVYent maintenant à la culture de la langue un champ où l'activité des enfants se donne le plus fécond emploi.

J'ai teau à assister le plus silencieusement possible, à une complète journée de dasae près J un maître qui, avec une scrupuleuse conscien- ce s'est engagé dans la voie des technique.

d'expression libre. J'ai trouvé, dans une collec- civité régie par une discipline libérale, de beaux efforts d'enfants, un utile travail. .

Je n'ignorai., du reste pas l~ efforts faits ici : M. X, qui m'en avait ten.u au courant, a consenti à en rendre compte à 66$ collègueo; en conférence pédagogique.

Je tiens à l'e" remercier et à le complimenter de la façon dont il comprend son œuvre.

LE NUAGE CHANTAIT

' (Album de Baou, n° 1) ..

franco ..

35 fr.

42 fr.

CINÉMA

d'une salle en SONORE Installation

PROJECTION

Afin d'obtenir le meiJ.leur rendement d'un projecteur cinématograph-ique sonore, ~ est bon d'observer quelques règiles pratiques.

Obscurcissement. - Des quantités de procé·

dés ont été avancés (rideaux, stores, volets). Il

faut qu'il soit facile et rapide à réaliser (volet~

en bois intérieurs, par exemple).

De plus, il' doit être sérieux ; en cinéma, tout rayon lumineux ·est nuisible, aucun ne doit at·

aeindre

r

écran oµ les murs qw le diffuseraient.

ou encore les spectateurs (enfants ou adultes). Des bourrelets pourrpnt, le cas ~éant, stopper ces rayons nuisibles,

Ecran. - Le placer au moins à· t µt. 5Q di,l sol. Il est préférable de le placer près du· pla- fond et légèrement incliné Yers ravant à l.a manière d'un cadre. Pour cela, il faut le m,on·

ter, bien tendu sur ~ cadre rigide. L'avaniiijge de ceUe position est Je stiivant : c'est prèe du plafond qu'il y a le moins de lumière du jou~. Par ail.Jeurs, grâce à ce système, la partie basse du mur est dégagée pour tableaux, panneaux, étagères et

r

écran !Jicliné .ecevra. moins de

poussière,

·D'autre part, !'écran étant incliné, on ~rr.a

placCT li' haut-parleur derrière lui, ee qui

,at

la meilleure disposition à condition qu'il, soit .en étoffe mince {drap, par exemple). -

Il faudra éviter sQÏgneusement que des fenê·

tres roient face à l'écran, l'obscurcissêment Îêtant plus délicat .dans -

ce

cas. De plus:

réa-an

n'étant pas éclairé par des fenêtres de fllfe, on pourra pratiq~tu •-" projection fiXe en saRe mi-

éclairée très facilement. 1

Sonorisation de la salle. - Le haut-parleur placé à 2 m. ou 3 m. du sol, derrière l'écran si possible et son aXe incliné vers }e milieu du sol de la salle. -

La salle doit être insonore et ne pas ·.avoir d'échos. Dans le cas contraire, c'est souvent fo· cas pour les classes, tl'op carrées, trop . hautes . ou construites en matériaux sonores (cirrientJ c'est un point à surveitkr dans les construcl:ions nouvelles), il faut faire son possible pour ins<>- noriser. Certes,

a

n'est pas question de s'adres- ser à des maisons spécialisées. On peut y ani- ver par quelques moyens simples,

a) .En premier lieu, -il faut garnir une pièce trop nue. En effet, le murs réfléchissent les on·

des sonores et provoqueO:t des échos assourdis- sants. Pour cela, garnir. les murs de c<lrtes, de dessins, de tableaux, de panneaux (tout cela sans verre), voire de tentures ou toile de sacs.

pour les cas difficiles. On tendra ces toile.s sut

(14)

les murs à l à 2 cm. Les surfaces planes face au haut-parleur doivent surtout être garnies.

Les surfaces vitrées sont sonores ; il est utile de les couvrir, voilà pourquoi Jes volets inté- rieurs en bois présentent un intérêt. .

En règle générale, une salle assez longue (une fois et demie ou deùx fois la largeur) et pas très haute, est meilleure ou point de vue acous- tique qu'une salle cubique.

Les plafonds trop nus peuvent gêner, aussi les plafond_s à poutres transveTsales donnent tou- jours de bons résultats. Ces dernières coupent en effet tous les échos parasites qui pourraient être réfléchis par le plafond.

b) En second lieu, lorsqu'on a épui~ ces moyens, il reste encore à employer les possibi- lités du contrôle de tonalité de l'amplificateur.

Pour cela, placer ce bouton à !'aigu. Le son eera peut-être moins ~u, moins agréable, mais les paroles compréhensibles. C'est une question de réglage optimum.

Pour terminer, bien se dire qu'une salle vide el' élèves ou spectateurs résonne davantage cjue lorsqu'elle est pleine. Les essais doivent donc ee faire dans .une salle à demi occuJ'ée. On

eera

sûr d'avoir dê bons résultats;

Notre camarade Grouas, de Assé-le-Riboul, se plaint dans L'Educateur n° 9, que tout ne tour- n,e pas rond lorsqu'on passe à l'acquisition du

projecteur sonore 16

m/m. ·

Ce serait bien trop beau si nos désirs éte.i<:nt exhaussés sans à-coups, sans ces petits incidents qui, brusquement, brisent notre élan et quel- quefois nous découragent.

Je

les ai éprouvés aussi et cependant je n'ai jamais perdu entière- ment courage (nous avons attendu près d'un an·

l'appareil commandé). Peut-être parce que re- monté à·chaque défaillance par mon père cepen- dant étranger à l'enseignement mais qui, re- traité, suit de loin nos efforts tout en cultivant son jardin. .

Et d'ailleurs, comment faire autrement ? Du reste, est-ce que E.T.M. demande absolument eet acompte de 44.000 francs ? Habituellement, les maisons sont coulantes et c'e•t la Ligue qui les règle à notre place.

A son quatrième point, rien ne doit étonner de l' Administration; bien que lorganisme de distribution des subventions a été complètement remanié au moment .où Grouas faisait des de- mandes.

Reste enfin l'histoire du foyer rural : or, il importe de rappeler que les foyers . ruraux, foy- tement subventionnés, doivent êtr,e de préféren- ce à direction laïque. Compris dans le sens d{i

~ontinuatéur ~es adultes amis de !'Ecole laïque, 11 pourra solidement nous épauler. Mais, évi- demment, c'est du tra:vail supplémentaire.

Quant aux souecript_!ons locales, iJ. a été plus

heureux que nous (nous avions ramassé péni- blement 5.057 francs\.

Mais, à côté de ces faiblesses, ie citerais plu- sieurs camarades qui ont fait 70.000

h.

et même 80.000 fl'ancs en huit jours. Ces mêmes collègues qui font des séances populaires trois à cinei fois par semaine dans les communes voisines, ont une bonne marge de bénéfice.

C'est donc une question de localité ! Il faut de la volonté et s'attendre à des secousses. Ce n'est que la seule manière d'aboutir. - GAUTJÉ.

CORRESPONDANCES INTER SCOLAIRES

Nous ·av~ns reçu un certain nombre de .lettres impatientes parce qu' Alziary >le répondait pas suffisamment vite aux demandes de correspon- dan.ts.

Il faut qu'on snche que, en cours d'année, la besogne de. constitution des équipes est natu- rellement plus difficile et qu'il faut attendre parfois que se présentent les demandes d'un mê- me ni_veau.

Donc, patience. Répondez à notre question- naire pour !'Annuaire, et quand cet Annuaire aura paru, vous pourrez solliciter directement divers camarades. Nous craignons cependant un peu que, de ce fait, certaines ·écoles soient as- saillies de demandes qu'elles ne pourront satis- faire tandis que les déshéritées seraient négli- gées.

La nécessité de notre service d'échanges s'im- posera toujours davantage.

Correspondance interscolaire internationale par l'Esperanto

(Suite)

l~. Mme Glodeau, ·115, boui._ A-Briand, Mon- treuil (Seine), 2e adresse,

avec

Lis!, Saalfelden, 29, Salzburg (Autriche).

11. Barade!, Moidieu (Isère), avec

Mook, G.H.B.G. Helpman, Gromingen (Hol- lande).

12. Boissel, Champagne (Ardèche), avec

H. de Kuijer, Noordeinde 101 Volendam (Hollande).

t3. Dunand, Passy (Haute-Savoie), avec

Ahnfeldt, Rodeby (Suède).

14. Lentaigne, Balaruc-le~-Bains (Hérault), avec

Brendon Clark, Makarau VΕ Kaupakapa.ka (Nouvelle-Zélande).

Pour tous renseignements, s'adresser à Lentai- 8De, Balaruc-les-Bains (Hérault).

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