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Academic year: 2022

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(1)

HAL Id: tel-00005613

https://pastel.archives-ouvertes.fr/tel-00005613

Submitted on 5 Apr 2004

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

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équations de Maxwell, d’Euler et aux autres écoulements diphasiques dispersés

Sophie Depeyre

To cite this version:

Sophie Depeyre. Etude de schémas d’ordre élévé en volumes finis pour des problèmes hyperboliques.

Applications aux équations de Maxwell, d’Euler et aux autres écoulements diphasiques dispersés.

Mathématiques [math]. Ecole des Ponts ParisTech, 1997. Français. �tel-00005613�

(2)

présentée à

L'ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES

pour obtenirle titre de

docteur

Spécialité : Mathématiques Appliquées

Etude de schémas d'ordre élevé en volumes nis pour

des problèmes hyperboliques.

Application aux équations de Maxwell, d'Euler et aux

écoulements diphasiques dispersés.

par Sophie Depeyre

Soutenue le 14Janvier 1997 devantla commission composée de :

MM. Bernard LARROUTUROU Directeur

Alain DERVIEUX Rapporteurs

Olivier PIRONNEAU

Mme Loula FÉZOUI Examinateurs

MM. Benoît PERTHAME

Lionel SAINSAULIEU

Jean-Marc TALBOT

(3)
(4)

A Annick,

A Philippe,

A Jésus Tout-Puissant,

pour leur Amour.

Et moi je vous dis: Demandez, on vous donnera. Cherchez, vous trouverez. Frappez,

on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit. Qui cherche trouve. A qui frappe, on

ouvrira.

Evangile selon Saint Luc, XI,9

(5)

ROUTUROU,pourlaconancequ'ilm'aaccordéeenm'accueillantauseinduCERMICS

et enacceptant de dirigermes recherches. Ses précieuxconseils, ses encouragements ainsi

que sa gentillesse naturelle, m'ont permis d'aboutir dans ce travail, malgré l'éloignement

et les lourdes tâches professionnelles qui lui incombent.

Ma sincère reconnaissance va à Madame Loula FÉZOUI pour sa disponibilité, son

encadrementetlesdiscussionsenrichissantesquenousavonseues,concernantlesdomaines

de l'électromagnétisme et de la mécanique des uides. Je la remercie pour l'attention

particulière qu'elle a porté à larédaction de ce mémoire.

Jeremercie vivement Messieurs Alain DERVIEUXetOlivier PIRONNEAU qui, mal-

gré leurs occupations ont accepté lalourde tâche d'être rapporteur.

Mes remerciements vont également à Messieurs Benoît PERTHAME et Jean-Marc

TALBOT, qui ont bien voulu porter un jugement sur mon travail, etqui m'honorent de

leur présence àla soutenance.

J'ai eu la chance de travailler avec Monsieur Lionel SAINSAULIEU, lors d'un stage

de cinq mois eectué au CERMICS, avant ma thèse. J'ai pu au cours de ce stage, puis

pendant ma thèse, bénécier de sa grande expérience des écoulements diphasiques, etje

le remercie de s'être intérésséde près àmon travail.

Je tiens aussi à remercier chaleureusement les personnes avec qui j'ai directement

collaboré pour certains travaux de cette thèse, notamment Serge PIPERNO, Didier IS-

SAUTIER ainsi que Romuald CARPENTIER.

Enn, je remercie tous les membres du CERMICS-INRIA Sophia-Antipolis ouprojet

CAIMAN, quiont su créer une ambiancede travailchaleureuse,familiale et vivante.

Nathalie GLINSKY-OLIVIER, Armel de LA BOURDONNAYE, et Robert RIVIÈRE se

sont toujours montrés disponibles et m'ont apporté leur soutien et leur expérience pen-

dant ces trois années.

Bien sûr, jen'oublie pas de saluer mescompagnons de thèse,Marco, Stéphanie,Cédric,

Jipé (alias Jean-Pierre), Francesco (alias François), Frédéric, ainsi que les nouveaux ar-

rivés Malikaet Mihai, sans lesquels ce travailn'aurait pas été aussi agréable.

Mes pensées vont aussi à nos secrétaires, Martine, Christine, Pascale et Brigitte, que je

remercie pour leur aide et leur gentillesse.

Jeremercie enntoutes les personnes quide près oude loin m'ont soutenue etencou-

ragée tout au long de cette thèse.

(6)

I INTRODUCTION GÉNÉRALE. 1

I.1 Présentation des modèles étudiés. . . 1

I.1.1 Leséquations de Maxwell. . . 2

I.1.2 Leséquations d'Euler. . . 4

I.1.3 Un modèle simplié d'écoulement diphasique. . . 7

I.2 Description de la résolution numérique. . . 8

I.3 Présentation du plan de lathèse. . . 11

PREMIÈRE PARTIE 15 II ÉTUDE DE L'ÉQUATION D'ADVECTION. 17 II.1 Introduction. . . 18

II.2 Présentation des méthodes numériques . . . 18

II.2.1 Equation d'advection . . . 18

II.2.2 Schéma d'ordreun en maillage rectangulaire . . . 19

II.2.3 Maillage triangulairerégulier . . . 23

II.2.4 Extension auxordres supérieurs . . . 25

II.3 Equationséquivalentes . . . 27

II.3.1 Méthode de calcul . . . 28

II.3.2 Equations équivalentes des schémas.. . . 30

II.3.3 Schémas sans diusionnumérique . . . 33

II.4 Etudede stabilité des schémas . . . 34

II.4.1 Schémas précisà l'ordre un . . . 34

II.4.2 Schémas d'ordreplus élevé . . . 35

II.4.3 Schémas d'ordrequatre . . . 42

II.5 Illustration numérique . . . 44

II.6 Conclusion. . . 49

II.7 Annexe A. . . 51

II.7.1 Schémas sans matrice de masse . . . 51

(7)

III PRÉSENTATION DU SYSTÈME DE MAXWELL ET ÉTUDE DE

STABILITÉ. 63

III.1 Introduction. . . 64

III.2 Maxwell system.. . . 65

III.2.1 Electromagnetic eld equations. . . 65

III.2.2 Conservative formulation and hyperbolic character. . . 65

III.3 Numerical approximation. . . 67

III.3.1 Spatial formulation.. . . 67

III.3.2 First-order upwind scheme. . . 68

III.3.3 High order approximation. . . 68

III.3.4 Time integration. . . 69

III.4 Stability analysis. . . 70

III.4.1 First-order accurate schemes. . . 70

III.4.2 Higher order schemes. . . 77

III.4.3 Domaines de stabilité pour les schémas centrés. . . 81

III.5 Illustration numérique. . . 83

IV UNE NOUVELLE FORMULATIONDUSYSTÈME DEMAXWELL. 89 IV.1 Introduction. . . 90

IV.2 Nouvelle formulationdu système de Maxwell. . . 91

IV.2.1 Présentation de laméthode. . . 91

IV.2.2 Adimensionnement. . . 93

IV.2.3 Formulation faible. . . 94

IV.2.4 Traitement des conditions aux limites. . . 96

IV.2.5 Intégration en temps. . . 97

IV.3 Etude de stabilité des schémas. . . 97

IV.3.1 Schémas précis à l'ordreun. . . 98

IV.3.2 Schémas précis d'ordresupérieur. . . 100

IV.4 Equations équivalentes. . . 106

IV.4.1 Analyse etcomparaison des termes d'erreur des schémas d'ordre un. 106 IV.4.2 Analyse etcomparaison des termes d'erreur des -schémas. . . 108

IV.5 Résultats numériques . . . 110

IV.6 Conclusion . . . 117

(8)

DEUXIÈME PARTIE 125

VI ÉTUDE DE MODÈLES NON LINÉAIRES ET APPROXIMATION

NUMÉRIQUE. 127

VI.1 Introduction. . . 127

VI.2 L'équationde Burgers. . . 128

VI.2.1 Approximationd'ordre un. . . 129

VI.2.2 Extension àun ordre supérieur. . . 130

VI.3 Lesystème des équationsd'Euler. . . 130

VI.3.1 Généralités. . . 130

VI.3.2 Hyperbolicité. . . 131

VI.4 Approximation spatiale. . . 132

VI.4.1 Calculdes ux. . . 132

VI.4.2 Traitement des conditions auxlimites. . . 135

VI.5 Approximation d'ordresupérieur en tempset en espace. . . 136

VI.6 Schémasimplicites. . . 137

VI.6.1 Linéarisationdes uxconvectifs: . . . 138

VI.6.2 Linéarisationsur lebord Æ: . . . 138

VI.6.3 Méthode de résolution. . . 139

VI.6.4 Convergence vers lasolution stationnaire.. . . 139

VII UN NOUVEAU LIMITEUR DE FLUX POUR LES ÉQUATIONS D'EULER. 141 VII.1 Introduction . . . 142

VII.2 Existing high-orderTVD schemes . . . 143

VII.2.1 The linear advection equation. . . 144

VII.2.2 The Burgers equation. . . 147

VII.3 New limiters for hyperbolic scalar equations . . . 147

VII.3.1 Limitersfor upwind uxes . . . 147

VII.3.2 Limitersfor centered uxes . . . 149

VII.3.3 Numerical comparison of the limited schemes. . . 152

VII.4 Extension to two-dimensional Eulerequations . . . 153

VII.4.1 MUSCL scheme for unstructured triangular meshes . . . 154

VII.4.2 Eective limitation forthe vector W . . . 155

VII.4.3 Preliminary results ona shock tube . . . 155

VII.4.4 Two-dimensional numerical results . . . 160

(9)

SIQUES. 169

VIII.1 Introduction. . . 170

VIII.2 Présentation du modèle. . . 171

VIII.2.1 Le modèle original. . . 173

VIII.2.2 Un modèle simplié. . . 174

VIII.3 Approximationnumérique. . . 175

VIII.3.1 Hyperbolicitédu système. . . 177

VIII.3.2 Méthode de résolution. . . 178

VIII.3.3 Formulationvariationnelle. . . 179

VIII.3.4 Calcul des ux. . . 180

VIII.3.5 Approximation d'ordresupérieur en espace. . . 181

VIII.3.6 Traitement des conditions aux limites. . . 181

VIII.3.7 Intégration en temps. . . 182

VIII.3.8 Résolution par un schéma implicite. . . 187

VIII.4 Simulationnumérique. . . 192

VIII.4.1 Cas instationnaire. . . 192

VIII.4.2 Cas stationnaire. . . 204

VIII.5 Annexe D. . . 219

VIII.5.1 Matrice jacobienne des équationsd'Euler. . . 219

VIII.5.2 Matrice jacobienne du sous-système des gouttes. . . 219

VIII.5.3 Matrice jacobienne du terme source. . . 220

IXCONCLUSION. 221

(10)

Chapitre I

INTRODUCTION GÉNÉRALE.

Les équations ou les systèmes d'équations aux dérivées partielles hyperboliques dé-

crivent un grand nombre de problèmes physiques, qui mettent en jeu des phénomènes de

vibrationetde propagationd'ondes. Lesapplications sont nombreuses, etrecouvrent des

domaines variés comme l'acoustique, l'électromagnétisme, l'élasticité, la mécanique des

uides, la mécanique des solides, etc ... Nous parlerons essentiellement d'electromagné-

tisme etde mécanique des uides.

I.1 Présentation des modèles étudiés.

Nous considérons la classe des systèmes hyperboliques de lois de conservation, c'est-

à-dire les systèmes qui s'écrivent (en une dimension d'espace):

@

@t

W(x;t)+

@

@x

F(W(x;t))=0 (I.1)

où W : IR xIR +

! IR m

est le vecteur des quantités conservées de dimension m (m

entier strictement positif),appelé aussi variabled'état, etoù F:IR m

!IR m

représente

la fonction de ux du système. Cette forme découle de lois physiques, comme nous le

verrons plus loin, elle exprime localement les principes de conservation de la mécanique

[14].

Sous cette forme conservative, le système (I.1) est dit hyberbolique (resp. strictement

hyperbolique) si et seulement si, pour tout W 2IR m

, le jacobien

@F(W)

@W

est diagonali-

sable avec valeurs propres et vecteurs propres réels (resp. avec m valeurs propres réelles

distinctes).

Le caractère hyperbolique d'un système a une interprétation physique: il signie que les

ondes etl'énergie associée sepropagenten tempsni suivant des directions particulières.

Pour résoudre (I.1), il est nécessaire d'adjoindre des informations sur les conditions

initialesetsur lesconditions auxlimites, lorsquel'on considèreun domainespatialborné,

(11)

comme c'est toujours le cas en pratique. Le problème leplus simple est le problème aux

valeursinitiales, ouproblème de Cauchy, qui s'écrit:

8

>

<

>

:

@

@t

W(x;t)+

@

@x

F(W(x;t))=0

W(x;0)=W

0 (x)

(I.2)

Danscettethèse,nousdistingueronsles problèmeshyperboliqueslinéaires(c'est-à-dire

lorsque la fonctionF est linéaire en W) des problèmes hyperboliques non linéaires. Pour

chacunedecescatégories,nousétudieronstoutd'abordlecasscalaire,etplusparticuliere-

mentl'équation modèle d'advection etl'équation modèlede Burgers, puis nouspasserons

àl'étude desystèmeshyperboliques,commeles équationsde Maxwell,les équationsd'Eu-

ler, etenn un modèle d'écoulement diphasique dispersé.

L'équationd'advectionetl'équationdeBurgersontl'avantaged'êtredesproblèmessimples

à étudier, de plus leurs solutions ressemblent aux solutions de modèles physiques plus

compliqués, comme les équationsde la dynamique des gaz. Leur étude servira de base à

l'analyse des systèmes citésprécédemment, que nous décrivons brièvement ici.

I.1.1 Les équations de Maxwell.

L'étude des phénomènes électromagnétiques consiste à déterminer les quatre champs

de vecteurs E, B, D, H solutions du système tridimensionnel:

8

>

>

>

>

>

>

>

>

<

>

>

>

>

>

>

>

>

:

@D

@t

rot(H) = j

@B

@t

+ rot(E) =0

div(D) =

div(B) =0

(I.3)

Les quantités E, B, D, H sont des fonctions du temps et de l'espace dénies sur

IR 3

xIR età valeurs dans IR 3

.

Ce système, appelé système des équations de Maxwell, est obtenu à partir des lois de

conservation intégrales suivantes [2, 1, 9]:

la loide Faraday qui relie laforce électromotrice à lavariation de ux d'induction.

le théorème d'Ampère, qui permet de calculer le champ magnétique engendré par

un courant.

la loide Gauss, quidénit lachargeélectrique.

la loide Gauss, quipostule l'absence de charge magnétique.

(12)

Nous verrons que les deux dernières équations de (I.3) sont redondantes lorsque l'on

considère un problème de Cauchy oùelles sontvériées àl'instant initial.C'est pourquoi

nous les omettrons dans la suite.

Au système (I.3) sont ajoutées la loide conservation de la charge électrique, quirelie les

densités de charge etde courant j:

@

@t

+ div(j) = 0

(I.4)

ainsi que les relations constitutives des matériaux:

8

<

:

D=E

B=H

(I.5)

quipermettentde lierlesinductionsélectrique etmagnétiqueD;Bauxchampsélectrique

et magnétique E;H. Nous nous placerons toujours dans un milieu homogène, linéaire,

isotrope,commelevide; danscecas lapermittivitéetlaperméabilitésontconstantes.

Le système (I.3) est un système d'équations aux dérivées partielles hyberbolique,

conservatifetlinéaire.Eneet,lamatricejacobienneassociéeatroisvaleurspropresréelles

distinctes de multiplicitédouble:en une dimension d'espace,elles s'écrivent (c; c;0),où

cdésigne lavitesse de la lumière dans le milieude propagation.

Il existe une autre formulation, appelée formulation harmonique ou fréquentielle, qui

s'obtient à partir d'une transformée de Fourier de (I.3). Cette deuxième formulation,

dominée par la technique des équations intégrales, a été très utilisée dans les décennies

passées, pour des applications concernant la furtivité radar ou le calcul de l'écho radar

d'unvéhicule[1].Cependant,cetteméthodesemblemaladaptéeauxgéométriescomplexes

des problèmes actuels, et la formulation temporelle, que nous considérons, s'avère plus

ecace, lorsque les applications nécessitent une modélisation très ne des phénomènes

électromagnétiques [10, 4,1].

Si onconsidère le problème de Cauchy pour lesystème de Maxwell dans le vide:

8

>

>

>

>

>

>

>

>

>

>

>

>

<

>

>

>

>

>

>

>

>

>

>

>

>

:

Trouver (E(x;t);H(x;t)) telsque

@E

@t

rot(H) = j x2IR

3

; t>0

@H

@t

+ rot(E) =0

E(x;0)=E

0 (x)

H(x;0)=H

0 (x)

(I.6)

Larésolution de (I.6)rentre dans lecadredes systèmesde Friedichs[3], etl'unicité de

lasolutionestassuréeenconsidérantlessolutionsd'énergienie.Nousavonsenparticulier

(13)

le résultat suivant (voir [3,10]):

Proposition I.1.1 Onsuppose(E

0

;H

0 )2(L

2

(IR 3

)) 3

x(L 2

(IR 3

)) 3

,etj2(L 2

(IR 3

x[0;T])) 3

.

Toute solution du problème (I.6) vérie:

jjEjj

L 1

(L 2

(IR 3

)x[0;T]) C

h

jjE

0 jj

L 2

(IR 3

) +jjH

0 jj

L 2

(IR 3

) +jjjjj

L 1

(L 2

(IR 3

)x[0;T]) i

où C est une constante strictement positive.

Ce résultat reste valable pour le problème de Cauchy (I.6) muni de conditions aux

limites de type métal parfaitement conducteur [1,3].

Nouspassonsmaintenantaucas de systèmeshyperboliquesconservatifs nonlinéaires.

I.1.2 Les équations d'Euler.

Le système des équations d'Euler, qui décrit l'écoulement d'un uide non visqueux,

s'obtient en écrivant la conservation de la masse, de la quantité de mouvement et de

l'énergie totale.Il s'écrit, dans le cas d'un écoulement tridimensionnel:

8

>

>

>

>

>

>

>

<

>

>

>

>

>

>

>

:

@

@t

+div(V)=0

@V

@t

+div(VV)+rp=0

@E

@t

+div((E+p)V)=0

(I.7)

représente la masse volumique du uide, V le champ de vitesse, p la pression et

E l'énergie totale par unité de volume. Le système (I.7) est aussi complété par des lois

d'états. Enparticulier, pour un gaz parfait polytropique, nous avons les lois suivantes:

p= R T

M

; E =e+ jVj

2

2

; e=C

v T;

où R est laconstante universelle des gaz, M lamasse molairedu gaz considéré, e désigne

l'énergie interne spécique du gaz et C

v

la chaleur massique àvolume constant.

Ceséquationssontlesplussimplesdeladynamiquedesgaz,toutefoisellesrendentcompte

des phénomènes les plus importants.

Lesystème(I.7) est hyperbolique; ilest strictement hyperbolique dans lecas monodi-

mensionnel. Il aalorstrois valeurspropressimples (u c;u;u+c),oùudésigne lavitesse

de l'écoulement etc lavitesse du son dans le gaz qui s'écrit:

c= s

p

(14)

= C

p

=C

v

est le rapport entre les chaleurs spéciques àpression et volume constant, et

dans lecas de l'air, =1:4.

En toute généralité, le système des équations d'Euler peut se réécrire de la manière

suivante:

@W

@t +

N

X

i=1

@F

i (W)

@x

i

=0 (I.8)

où N représente la dimension en espace, W est le vecteur d'état des variablesconserva-

tives, ils'écrit:

0

B

B

@

(u

i )

i=1;:::;N

E

1

C

C

A

Les fonctions de ux F

i

sont des fonctions de IR N+2

dans IR N+2

, et désigne

l'espacedessolutionsadmissibles(correspondantàunedensitéetàunepressionpositives).

Contrairement au cas linéaire, le problème (I.8) muni de conditions initiales et de

conditions aux limites n'admet pas en général de solutions classiques (c'est-à-dire de

solutionsde classeC 1

).Enparticulier,uneconditioninitialerégulièrepeut engendrerune

solutiondiscontinue. C'estpourquoionintroduitlanotionde solutionsfaiblespermettant

larecherched'unesolutionWdansunespacequicontientC 1

(IR N

xIR +

)

3

pourleproblème

sansborden espace. On aalors,sans quecelasoit prouvédanscertains cas, existence des

solutionsmaisnonunicité. Poursélectionner labonne solution, onimposeunecondition

supplémentaire appelée inégalité d'entropie.

Soit la fonction:

S : !IR

W7 !S(W):

On dit que S est une entropie pour le système (I.8) si S est une fonction convexe, et s'il

existe des fonctions(q

i )

i=1;:::;N

appelées uxd'entropie, telles que:

q

i

: !IR

@q

i

@W

=

@S

@W

@F

i

@W :

On dit qu'une solution faible de (I.8)est entropique si:

@S(W)

@t +

N

X

i=1

@q

i (W)

@x

i

0; (I.9)

pour toute entropie S.

Ce critèreest enfaitinspiréde laphysique, d'aprèslesecondprincipede lathermody-

namique,seuls sontadmissiblesles chocstels quel'entropieSdes particulesuidescroîtà

latraversée du choc. Ces chocs sontd'ailleurs appelés chocsentropiques. On peut alors

(15)

prouver, danscertains cas,l'existence etl'unicitéde solutionsentropiques. Enparticulier,

dans le cas scalaire, l'unicité est obtenue grâce àun résultatdû àKruzkov. Pour des lois

de conservation scalaires, toute fonction convexe est une entropie, mais une solution w

est une solution entropique dès qu'elle vérie la condition d'entropie (I.9) pour le couple

entropie-ux d'entropie de Kruzkov:

8

<

:

S(w)=jw kj;k 2IR

q

i

(w)=sgn(w k)(f

i

(w) f

k

(w)) i=1;:::;N

Pour un gaz parfait polytropique, un couple entropie-ux d'entropiepossible est:

8

>

>

<

>

>

:

S(W)= log p

!

q

i

(W)= S u

i

Larésolutiondu problèmede Riemann, quicorrespond àl'expérience dutubeà choc,

joue un rôle important pour l'étude d'un système hyperbolique, elle est en particulier à

la base du schéma de Godunov.

Il s'agit d'un problème de Cauchy, unidimensionnel où la condition initiale présente une

discontinuité:

8

>

>

>

>

<

>

>

>

>

:

@W

@t +

@F(W)

@x

=0

W(x;0)= 8

<

: W

L

six<0

W

R

si x>0

(I.10)

Lasolution générale du problème de Riemann pour un système strictement hyperbo-

lique d'ordreN est constituéde N+1étatsconstantsséparésparN ondes,chacunedeces

ondes étant soit une onde de raréfaction, soit un choc entropique, soit une discontinuité

de contact. Cette solution est unique et il est possible de la construire pour un couple

(W

L

;W

R

)donné,cependant laprocédureest relativementlongueetcoûteuse danslecas

d'un système [6].

Danslecas des équationsd'Euler, nous avons lerésultatsuivant, démontré dans [12]:

Proposition I.1.2 Sous l'hypothèse

W

R W

L

<

2

1

(c

L +c

R );

le problème de Riemann (I.10)admet une unique solution auto-similaire,

W(x;t) =W(

x

;1); t>0;

(16)

constituée de quatre états constants W

L , W

1

, W 2

, W

R

, les états W

L et W

1

étant

séparés par une 1-ondede raréfaction ou un 1-choc entropique, les états W 1

et W 2

étant

séparés par une 2-discontinuité de contact, les états W 2

et W

R

étant séparés par une

3-onde de raréfaction ou un 3-choc entropique.

Comme nous le verrons plus loin, la résolution explicite du problème de Riemann a

permis de dénirdes méthodes numériques ecaces pour ladynamique des gaz.

I.1.3 Un modèle simplié d'écoulement diphasique.

L'étude de ce modèle d'écoulement diphasique va nous conduire en fait au problème

plus général des systèmes hyperboliques conservatifs comportant un terme source raide.

C'estdeceladontnousallonsparler,maisintroduisonstoutd'abordlemodèlediphasique

considéré.

On considère un écoulement diphasique dispersé, constitué d'un nuage de particules

(soit des gouttelettes de liquide, soit des particules solides) dans un écoulement de gaz.

Ce type d'écoulement joue un rôle important dans les applications industrielles, comme

les moteurs Diesel, les moteurs à essence àinjection directe, les moteurs cryogéniques de

fusées ainsi que les moteurs à poudre utilisésdans les boosters de fusées.

Il existe deux approches bien distinctes pour modéliser un écoulement diphasique:

l'approcheeulérienneoul'approchecinétique.Danslemodèleeulérien,lenuagedegouttes

est représenté comme un uide continu de même que la phase gazeuse. Au contraire,

l'approche cinétique associe au nuage de gouttes une fonction densité de probabilité qui

rendcomptedelaposition,delavitesse,durayon,delatempératuredelagoutteautemps

t. Si le modèle est plus précis et prenden compte un plus grand nombre de phénomènes

physiques, il s'avère toutefois beaucoup plus cher [16].

Ici,nousavonsconsidéréunmodèleeulérien,oùl'écoulementestcaractériséparunchamp

devecteursW(x;t)(x2IR 3

;0t T

0

)quireprésenteladensitédemasse,lavitesse

et l'énergie spécique du gaz et des gouttes. Ce modèle est composé de deux systèmes

indépendants associés à chacune des phases, etils sont couplés par un termesource.

Le modèle original[17, 16]s'écrit en une dimension d'espace sous la forme condensée

suivante:

@W

@t

+A(W)

@F(W)

@x

@

@x

D(W)

@W

@x

!

= 1

R(W) (I.11)

où A(W) est la matrice de convection du système, D(W) représente la matrice de

diusion et 1

R(W) modéliseles termesde traînéequi ontpour eet larelaxationvers 0

de l'écart des vitesses entre les deux phases. Le paramètre a la dimension d'un temps

de relaxation etil est proportionnel aucarré du rayon des gouttes.

(17)

Le système(I.11) est obtenu àl'aided'un processusde moyennes stochastiquesdes équa-

tions de Navier-Stokes écrites au niveau microscopique. Ces moyennes portent sur un

ensemble d'expériences ayantles mêmes caractéristiques microscopiques, mais oùlaposi-

tion de chaque gouttepeut diérerd'une expérience àl'autre.Cettemodélisation permet

de dénir la fraction volumique du gaz comme suit: si

l

désigne la masse volumique

des gouttes, nous avons: 1 =

masse des gouttespar unité de volume

l

:

Les termes de diusion dans (I.11) sont petits et nous pouvons les omettre. Le sys-

tème du premier ordre extrait de (I.11) est hyperbolique, cependant les valeurs propres

de la matrice A(W) ne peuvent pas être obtenues analytiquement. De plus, il est non

conservatif. Enfait,L.Sainsaulieuamontré dans [18],quelesystèmeest faiblementnon

conservatif ausensoùles termesnon conservatifsapparaissentcomme des perturbations

de termes conservatifs. Ces termes proviennent de la force de gradient de pression qui

s'exerce sur les gouttes, ainsi quedu travailde cette force.

Endénissantles solutionsondesdechocde cesystèmenon-conservatifcomme leslimites

de prols visqueux solutionsde (I.11) lorsquela viscositétend vers 0,eten analysantces

solutions[17],L.Sainsaulieuaintroduitunsystèmeplussimple,quiestmaintenanthyper-

bolique et conservatif. C'est ce nouveau modèle que nous considèrerons, etnous verrons

au chapitre VIII qu'il est alors possible d'obtenir une expression analytique des valeurs

propres.

Avec ce modèle plus simple, laprincipale diculté réside dansle traitement du terme

source, qui devient raide lorsque le rayon des gouttes est petit. Nous avons dans ce pro-

blème deux échelles en temps qui interviennent, l'une étantreliée à laconvection, l'autre

au paramètre de relaxation. Pour des tempscaractéristiques petits devant ,les termes

de convectionsontprépondérants,l'inuencedes termes detraînée restelimitée etles so-

lutionsde(I.11)serapprochentdecellesobtenuespourunécoulementmonophasique. Par

contre, lorsque les temps caractéristiques sont de l'ordre de ou plus grands, les termes

de traînéedeviennent importantsetladynamiquedu système(I.11)est diérentedecelle

obtenuelorsqu'onconsidèreun écoulementdegaz pur.Commenousallonslevoir, lesmé-

thodes habituelles de résolution numérique introduisent un amortissement non physique

des ondes etnous avons cherché à construireune méthode mieux adaptée.

I.2 Description de la résolution numérique.

Diérents choix de méthodes numériques sont envisageables pour résoudre ces pro-

blèmes, les plus classiques sont les méthodes de type éléments nis et celles de type

volumes nis.

Historiquement,laméthodedes éléments nisaétédéveloppée en premier,danslebutde

(18)

résoudre desproblèmes nonlinéaires, mais aussipourdes problèmes paraboliques comme

larésolution de l'équation de convection-diusion. Nous pouvons citer à titre d'exemple,

les éléments nis de Lesaint-Raviart [13], laméthode Streamline Upwind Petrov Galer-

kin de Hughes[8]etlaméthode StreamlineDiusion introduitepar Johnson[11].Dans

les deux dernières méthodes, la fonction test tient compte du décentrement, et dans la

dernière méthode, un terme de diusion articielle est introduit pour permettre que les

solutions secomportentmieuxauvoisinage des discontinuités.Pour toutesces méthodes,

laconvergence vers lasolution entropique est assurée(voirpar exemple[20]).

La méthode de volumes nis reste actuellement la plus utilisée dans le milieu indus-

triel.Moins coûteuse,elles'avère bienadaptée àlarésolutionde problèmeshyperboliques

conservatifs, puisqu'elle fait appel à des calculs de ux aux interfaces des volumes de

contrôle, et elle permet facilement la construction de schémas numériques conservatifs.

De plus, la méthode d'éléments nis demande souvent une trop grande régularité de la

solution pourles problèmes considéréstandisquelaméthode des volumesnis quirepose

sur une formulation faible du système, permet de traiter tout type de discontinuité dans

les champs. Bien que cette méthode ait été développée spécialement pour résoudre des

problèmes non linéaires, comme les équations de la dynamique des gaz, elles ont montré

leur ecacité dans lecas de systèmes linéaires, en particulier pour les équationsde Max-

well[19, 15,1].Danscecas, lesschémasne sontpas d'uncoût excessifetleursexpressions

sontbeaucoup plus simples que dans lecas non linéaire.

Pour tous nos problèmes, nous nous plaçons dans un cadre bidimensionnel; accessoi-

rement, nous nous limiterons à l'étude en une dimension d'espace, par exemple pour la

résolutionnumérique del'équationde Burgers.Pourdiscrétiserledomainede calcul,nous

considéronsdeux typesde maillages:tout d'abord,les maillages structurésen rectangles,

qui se mettent en oeuvre très facilement et qui sont peu coûteux en ce qui concerne le

stockage informatique. Cependant ces maillages qui ont été les premiers utilisés et qui

le sont encore à l'heure actuelle prennent mal en compte la géométrie du domaine, en

particulierauxbords, oùladiscrétisation enmarches d'escalier s'estavérée insusante.

L'autre catégorie de maillages concerne les maillages en triangles, structurés ounon, qui

permettentde maillerplus facilement les géométries complexes etqui rendent possiblele

ranement local du maillage lorsque cela est nécessaire (contrairement aux maillages en

rectangles oùcela est impossible). Cependant, ces dernières méthodes entraînent un coût

supplémentaire.

Nousutilisons uneméthode mixte volumes nis/éléments nis[5]sur desmaillages en

triangles eten rectangles.Pour des problèmes linéaires, nous considérerons des maillages

structurés en rectangles et en triangles. Dans le cas non linéaire, nous nous limitons à

des maillages en trianglesstructurés, ounon. Laméthode de résolution numérique utilise

(19)

des fonctions de ux décentrées ou centrées, et nous recherchons des schémas hautement

précis en tempset en espace.

Dans le cas linéaire, les schémas décentrés d'ordre un en espace sont identiques. Enpar-

ticulier, il n'y a pas de choix parmi les fonctions de ux décentrées pour résoudre le

système de Maxwell en milieu homogène [1]. Pour les problèmes non linéaires, de nom-

breux schémas sont envisageables. La méthode historique pour résoudre les équations de

la dynamique des gaz en une dimension d'espace est la méthode de Godunov. Elle est

basée sur la résolution de problèmes de Riemann exacts et nous la décrivons au cha-

pitre VI pour l'équation de Burgers. En ce qui concerne les équations d'Euler ou notre

modèle d'écoulement diphasique, notre choix s'est porté, pour des raisons de qualité des

résultats/coût de calcul,sur une résolution approchée de problèmes de Riemann, par un

solveur de Roe.

Pouratteindre un ordresupérieur enespace, nous combinonscetteméthode avec uneap-

proche de type MUSCL (Monotonic Upwind Schemes for Conservation Laws) introduite

par Van Leer [21]. Cette méthode a été initialement développée par la NASA dans les

années80pourlasimulationd'écoulementsexternes.Cependant,pour desraisonsde pré-

cisionetdestabilité,nouscalculonsles nouvelles valeursauxinterfacesdescellulesàl'aide

d'unecombinaison convexede gradientshermitienscentrés,en introduisantun paramètre

de décentrage . Les schémas ainsi obtenussont connussous lenom de -schémas. Avec

cette approche, nous pouvons obtenir dans le cas linéaire des schémas d'ordre trois et

quatre en espace, pour des maillages structurés en rectangles eten triangles.

Danslecasd'uneéquationnonlinéaire,lanotiondevariationtotalepermetdeprouver

des résultats d'existence etd'unicitépour leproblèmecontinuetd'étudier laconvergence

de lasolutionapprochéeverslasolution exactequandlepasd'espace tendvers 0.Dansle

cas continu,elle est dénie par TV(w)= Z

IR j

dw

dx

jdx etdans le cas discretpar TV(w

i )=

X

i2ZZ jw

i w

i 1

j.Nousavons vu quela valeurabsolue est une entropiedans lecas scalaire,

c'est pourquoilavariationtotalede lasolution wdécroîtaucoursdu temps.Lesschémas

qui ont cette propriété ont été appelés schémas TVD (Total Diminishing Schemes) par

Harten [7]. Cependant l'extension à un ordre spatial supérieur à un s'accompagne en

généralde laperte du caractèreTVD du schéma. C'estpourquoi onassocie aucalculdes

pentesdelatechniqueMUSCL,l'utilisationdelimiteursdepentes.Ilexisteunelittérature

abondanteconcernant ce sujet, et nous en discuterons au chapitreVII.

DanslecaslinéaireoùnousconsidéronsleséquationsdeMaxwellenrégimetransitoire,

les méthodes numériques mises en oeuvre seront complètement explicites, et hautement

précises en temps et en espace. La précision en temps sera réalisée à l'aide de méthodes

de typeRunge-Kutta d'ordretrois et quatre.

En ce qui concerne les écoulements de gaz pur ou les écoulements diphasiques, nous

(20)

envisageons des calculs de solutions instationnaires et stationnaires. Dans ce cas, nous

utiliserons des méthodes implicites linéarisées d'ordreélevé en espace.

I.3 Présentation du plan de la thèse.

La thèse est divisée en deux parties bien distinctes, l'une concerne les problèmes li-

néaires, l'autre le cas non linéaire. Chacune des deux parties comprend trois chapitres

ainsi qu'un chapitre de conclusion. Nous détaillons maintenant le contenu des chapitres

principaux.

Dans lechapitreII, nous étudions et construisonsplusieurs méthodes numériques dé-

centréesdetypevolumesnisouélémentsnispourlarésolutionnumériquede l'équation

d'advectionsurdesmaillagesrectangulairesoutriangulaires.Uneétudedétailléedelapré-

cisionetdelastabilitédecesméthodespermetnotammentdedégagerplusieursméthodes

nouvelles, précises àl'ordre quatre en temps eten espace.

NousappliquonsdanslechapitreIII,laméthodemixtede typeélémentsnis/volumes

nis à la résolution des équations de Maxwell. Nous présentons une étude de stabilité

pour les schémas utilisant des maillages en rectangleset en triangles. Enparticulier, une

conditionnécessaire etsusantede stabilité est montrée pour leschémadécentré d'ordre

un en maillage rectangulaire. Nous comparonsles domaines de stabilité àceux obtenusà

l'aide de schémas décalés, très utilisés en électromagnétisme. Nous présentons également

des résultats numériques destinés à comparer l'ecacité et la précision de -schémas

d'ordretrois et quatre en temps et en espace.

Dans le chapitre suivant, nous proposons une nouvelle formulation des équations de

Maxwell an de mieux vérier numériquement les relations de divergence divB = 0,

divD = , qui sont redondantes dans le modèle continu. Nous montrons en établissant

les équations équivalentes des schémas précédents et à l'aide d'une étude de stabilité,

pourquoi lanouvelle formulationprend mieux en compte ces relations.

Nous passons ensuite à l'étude de problèmes non linéaires. Au chapitre VI, nous dé-

taillonsl'approximation numérique de l'équation de Burgers etdes équations d'Eulerpar

des schémas explicites hautement précis en temps et en espace utilisant des solveurs de

type Godunov et de type Roe. Nous présentons également une méthode de résolution

des équations d'Euler par un schéma implicite linéarisé qui utilise la méthode de Jacobi

comme méthode de résolution du système linéaire.

Par la suite, nous cherchons à rendre nos schémas TVD. Pour cela, nous détaillons,

dans le chapitre VII, quelques techniques de limitation connues, puis nous construisons

deux nouveaux limiteurs pour des schémas d'ordre trois et quatre. Nous discutons de

l'ecacitéde ces limiteursavec l'expérience du tubeàchocde Sodetaussi avec uncalcul

(21)

stationnaire d'écoulement transsonique autourd'un prol d'aile NACA 0012.

DanslechapitreVIII,nousconsidéronslemodèlesimplié hyperbolique etconserva-

tif d'écoulement diphasique pour lequel nous construisons une méthode de volumesnis.

La méthode jusque là utilisée pour traiter des termes sources raides est une méthode de

pas fractionnaires. Cette méthode donne de bons résultats tant que le pas de temps t

et lerapportt= restent petits [16].

Cependant, si nous voulons contrôler le pas de temps par une condition de CFL relative

ausystèmehyperboliquehomogène,les solutions numériques présentent alorsun mauvais

comportement lorsque tend vers 0. Contrairement à ce que l'on observe pour certains

modèles de combustion, sion considère lecas de la propagationd'ondes sonoresdans un

milieudiphasique,lavitesse depropagationdes ondesest correctemaislaméthodedepas

fractionnairesintroduit unamortissementnonphysiquedes ondessonores:en particulier,

l'amortissement numérique ne tend pas vers 0avec , contrairement àla théorie[17].

Aussi proposons-nousuneméthode couplée quitraiteconjointementlapartieconvective

et leterme source.

Les références bibliographiques sont données à la n de chaque partie, sauf pour les

chapitres I et VII oùelles gurent en n de chapitre.

(22)

Bibliographie

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méthodede volumesnis,ThèsedeDoctoratdel'UniversitédeNice-Sophia-Antipolis

(1995).

[2] CIONI J.P., FÉZOUI L., STÈVE H., Approximation des équations de Maxwell par

desschémasdécentrés enélémentsnis,RapportderechercheINRIAno.1601(1992).

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[5] DERVIEUX A., Steady Euler simulations using unstructured meshes, Von Karman

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thématiques et numériques,Support de Cours,INRIA-Rocquencourt, (1989).

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[12] LARROUTUROUB.,Modélisation mathématique et numérique pour lessciences de

l'ingénieur, Cours de Majeure de l'Ecole Polytechnique (1995).

[13] LESAINT P., Sur la résolution des systèmes hyperboliques du premier ordre par des

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(23)

[14] LEVÈQUE R. J., Numerical Methods for Conservation Laws, Birkhäuser, Basel

(1990).

[15] LÖHNER R.,AMBRIOSANO J., A nite element solver for the Maxwellequations,

GAMNI-SMAIConference onNumerical Methodsforthe solutionsofMaxwell equa-

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[16] SAINSAULIEU L., Contribution à la modélisation mathématique et numérique des

écoulements diphasiques constitués d'un nuage de particules dans un écoulement de

gaz., Habilitation àdiriger les recherches de l'Université Paris VI (1995).

[17] SAINSAULIEU L.,Modélisation,analyse mathématique et numérique d'écoulements

diphasiques constitués d'unbrouillardde gouttes, Thèsede Doctoratde l'EcolePoly-

technique (1991).

[18] SAINSAULIEU L., Finite-volume approximation of two-phase uid ows based on

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[19] SHANKAR V., HALL W.F., MOHAMMADIAN A.H., A time-domain dierential

solver forelectromagnetic scattering problems,Proceedings onthe IEEE, Vol77, pp.

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[20] SZEPESSY A., Convergence of the streamline diusion nite element method for

conservationlaws., Thèse de L'Université de Göteborg, Suède (1989).

[21] VANLEERB.,Flux vectorsplittingfortheEulerequations,LectureNotesinPhysics,

Vol 170, pp 405-512(1982)

(24)

PREMIÈRE PARTIE :

CAS LINÉAIRE.

(25)
(26)

Chapitre II

ÉTUDE DE L'ÉQUATION

D'ADVECTION.

Réalisé avec Bernard Larrouturou

, Romuald Carpentier

Ecole Polytechnique, F-91128Palaiseau Cedex, France

CERMICS-INRIA, 06902 Sophia-Antipolis Cedex, France

Ce chapitre est une version un peu plus étendue du rapport Cermics (N o

95-41) intitulé

Méthodes numériques décentrées d'ordre élevé en deux dimensions d'espace.

(27)

II.1 Introduction.

Dans lebut de construire des schémas numériques précis en temps eten espace pour

la résolution de systèmes hyperboliques en plusieurs dimensions spatiales (tels que les

systèmes des équations d'Euler ou des équations de Maxwell), nous allons étudier en

détail laprécision et lastabilité d'une classe de méthodes numériques d'ordredeux, trois

ou quatre opérant sur des maillages plans,triangulaires ourectangulaires.

Les méthodes d'approximation spatiale considérées seront de type volumes nis et

éléments nis. Enparticulier, certainesdes méthodes étudiées ci-dessous sont construites

àpartird'uneformulationenélémentsnisusuelle,P1ouQ1,quel'onstabiliseensuitepar

addition d'un terme de viscosité numérique du typede celui utilisé en volumes nis. Sur

des maillages triangulaires, une telle méthode revientàdes vrais volumes nis,alors que,

surdesmaillagesrectangulaires,leschémaobtenuestnouveau.Bienquepluslourde,cette

méthode devrait s'avérer plus précise. Laprécision en tempsétant également importante

pour des problèmes instationnaires, nous utiliserons une intégration temporelle explicite

multi-pas (Runge-Kutta).

Nous utilisons comme problème modèle l'équation d'advection bidimensionnelle. Les

diérents schémas étudiés sont présentés dans la section suivante pour cette équation.

Pour chacun de ces schémas, nous présenterons ensuite l'étude détaillée de leur préci-

sion et de leur stabilité; en particulier, nous employons une nouvelle méthode pour le

calcul de l'équation équivalente de ces schémas numériques, qui était jusque là hors de

portée. Après quelques illustrations numériques, nous dégagerons dans la conclusion les

principales propriétés de ces méthodes numériques.

II.2 Présentation des méthodes numériques

II.2.1 Equation d'advection

On considère l'équation d'advection linéaire bidimensionnelle:

8

<

:

@

t u+

~

V:

~

ru=0 pour (x;y;t)2IR 2

[0;+1[;

u(x;y;t)=u

0

(x;y) sur IR 2

;

(II.1)

avec

~

V vecteurvitesse constant:

~

V = c

1

c

2

!

:

La solution initiale u

0

(x;y) est supposée périodique, de période 1 en x et en y, ce qui

permetde ramener l'étude audomaine =]0;1[]0;1[.On peut donc réécrire (II.1)sous

la forme:

(28)

8

<

:

@

t u+c

1

@

x u+c

2

@

y

u=0 pour (x;y;t)2[0;+1[;

u(x;y;t)=u

0

(x;y) sur :

(II.2)

On fera parfois apparaître l'angled'advection en écrivant:

c

1

=ccos ; c

2

=csin ; (II.3)

avec c>0.

II.2.2 Schéma d'ordre un en maillage rectangulaire

Décrivons maintenant les méthodes numériques que nous allons étudier, en commen-

çantpar leur version laplus simple, c'est-à-dire àl'ordreun, eten considérant d'abordle

cas d'un maillage rectangulaire.

Considèrons donc un maillage rectangulaire régulier de pas d'espace x et y. Nous

allonsécriresur cemaillageuneméthodede volumesnisetuneméthoded'élémentsnis

stabiliséspour larésolution de l'équation (II.2).

Discrétisation spatiale

Commençons par écrire laméthode de volumes nis, classique, que nous utiliserons.

Formulationen volumes nis

Autour de chaque noeud I, de coordonnées (jx;ky), on construit une cellule C

I

en utilisant les médianes des rectangles de sommet I.Lescellules ainsi obtenues sont des

rectangles d'aire xy.

(j,k) i

(j−1,k) (j+1,k)

(j,k+1)

(j,k−1)

Fig.II.1 Cellule C

I

(29)

Avec ces cellules, la formulationd'une méthode de volumes nis pour larésolution de

(II.2) s'écrit:

d

dt Z Z

C

I

udxdy+

Z Z

C

I (c

1

@

x u+c

2

@

y

u)dxdy= d

dt Z Z

C

I

udxdy+

Z

@C

I (c

1 un

x +c

2 un

y

)d =0;

où~n = (n

x ,n

y

)est lanormale extérieure unitaire sur @C

I .

Posant F(u;~n)=c

1 un

x +c

2 un

y

etutilisant l'hypothèse de périodicité, onpeut alors

écrire:

Z

@C

I

F(u;~n)d = X

J2K(I) Z

@C

IJ

F(u;~n)d ;

où K(I) est l'ensemble des sommets voisins du sommet I et@C

IJ

=@C

I

\@C

J .

Avec une approximation décentrée, le terme de ux Z

@C

IJ

F(u;~n)d entre les cellules

C

I etC

J

est approché par le uxnumérique:

IJ

=(c

1

x

IJ +c

2

y

IJ )

(u

I +u

J )

2

jc

1

x

IJ +c

2

y

IJ j

(u

J u

I )

2

; (II.4)

avec:

~

IJ

= Z

@C

IJ

~nd :

Leschémanumérique décentré d'ordreunobtenuàpartirdece uxspatialest un schéma

à cinq points.

Dansla suite, nous noterons parfois l'expression (II.4) sous la forme:

IJ

=

~

(u

I

;u

J

;~

IJ

) ; (II.5)

où:

~

(u;v;~)=(c

1

x

+c

2

y

)

(u+v)

2

jc

1

x

+c

2

y

j

(v u)

2

(II.6)

désigne lafonction de uxnumérique.

On obtient alors facilement l'expression du ux spatial total = X

J2K(I)

IJ

pour la

cellule C

I

.Le schéma est écrit en repérant le noeud I par ses indices (j;k).

= 1

2 c

1 y(u

j+1;k u

j 1;k )+

1

2 c

2 x(u

j;k+1 u

j;k 1 )

+ 1

2 jc

1

y j(2u

jk u

j+1;k u

j 1;k )+

1

2 jc

2

x j(2u

jk u

j;k+1 u

j;k 1 )

Formulation en éléments nis stabilisés

Une autre approche possible pour l'approximation spatiale est d'utiliser une formu-

lation en éléments nis Q1, que nous stabiliserons ensuite par addition d'un terme de

viscosité numérique, comme proposé dans [17].

(30)

Considérons donc les fonctions de base des éléments nis Q1; nous noterons

I la

fonction de base associée au noeud I, qui vérie

I

(J) = Æ

IJ

pour tout noeud J. On

recherche alorsune solution uqui sedécompose (à un instant nt) danscette base, sous

laforme u= X

J u

J J

, etl'équation discrète associée aunoeud I fait intervenir leterme:

Z Z

S

I (c

1 u

x +c

2 u

y )

i

dxdy= X

J

~

F

J :

Z

S

I

~

r

J I

dxdy ; (II.7)

avec:

~

F

J

= c

1 u

J

c

2 u

J

!

;

S

I

désignantle support de la fonction de base

I .

Posons

~

M

IJ

= Z

S

I

~

r

J I

dxdy. Deux propriétés de la matrice de vecteurs

~

M

IJ ont

été montrées dans [17]:

Lemme II.2.1 [17] Pourtout noeud I, on a:

~

M

II

=

~

0 ; X

J

~

M

IJ

=

~

0 :

Rappelons ladémonstration. Tout d'abord, on a:

~

M

II

= Z

S

I

~

r

I I

dxdy= Z

@S

I 2

I

2

~nds=

~

0 : (II.8)

Ensuite, notant G = X

J J

, on voit facilement que G est constante et égale à 1 en tout

point, sibien que, pour I xé:

X

J

~

M

IJ

= X

J Z

S

I

~

r

J I

dxdy= Z

S

I X

J

~

r

J

!

I

dxdy = Z

S

I

~

rG

I

dxdy =

~

0 :

Suivantencore[17],posonsn~

IJ

=2

~

M

IJ

etnotons

I

leterme(II.7).Lelemmepermet

d'écrire ce termesous laforme:

I

= X

J6=I

~

F

I +

~

F

J

2 :n~

IJ

; (II.9)

et onreconnaît ici la partie centrée de l'expression du ux numérique pour une approxi-

mationen volumesnis danslaquelle les vecteurs n~

IJ

joueraient lerôle des normales~

IJ .

Puisque le ux numérique (II.9), totalement centré, conduirait tel quel à un schéma

instable, il est nécessaire pour obtenir un schéma d'ordre un stable d'ajouter un terme

(31)

de viscosité numérique, que nous écrivons en calquant l'approximation en volumes -

nis. Ainci, le le ux numérique total de la méthode que nous appellerons éléments nis

stabilisés s'écrit nalement:

= X

J6=I (c

1 n

x

IJ +c

2 n

y

IJ )

(u

I +u

J )

2

jc

1 n

x

IJ +c

2 n

y

IJ j

(u

J u

I )

2

: (II.10)

Ce ux a donc la même forme que (II.4), mais on utilise maintenant les normales

~ n

IJ

=2

~

M

IJ

= Z

S

I

~

r

J I

dxdy issues de la formulation en éléments nis Q1. En par-

ticulier, une diérence importante avec l'approximation en volumes nis présentée pré-

cédemment concerne le nombre de noeuds qui interviennent dans l'expression: en eet,

le supportdes fonctions de base Q1-Lagrangefait intervenir huit voisins etle schéma en

élémentsnisstabilisésestdoncunschémaàneufpoints.Bienquel'expression(II.10)soit

du typevolumesnis, ce schémane correspond pas àde vraisvolumesnis, c'est-à-dire

à une partition du plan en cellules C

I .

Ilest facile de calculer les vecteurs normaux n~

IJ

etd'en déduire l'expression du ux

total aunoeud I =(j;k) pour la méthode des éléments nis stabilisés;

= 1

3 c

1 y(u

j+1;k u

j 1;k )+

1

3 c

2 x(u

j;k+1 u

j;k 1 )

+ 1

3 jc

1

y j (2u

jk u

j+1;k u

j 1;k )+

1

3 jc

2

x j (2u

jk u

j;k+1 u

j;k 1 )

+ 1

12 (c

1

y+c

2

x)(u

j+1;k+1 u

j 1;k 1 )+

1

12 (c

1

y c

2

x)(u

j+1;k 1 u

j 1;k+1 )

+ 1

12 j c

1

y+c

2

x j(2u

jk u

j+1;k u

j 1;k )+

1

12 jc

1

y+c

2

x j(2u

jk u

j;k+1 u

j;k 1 )

(II.11)

Approximation du terme temporel

Pour les schémas précis à l'ordre un, nous considérons deux formulations diérentes

pour l'intégration temporelle, que nous écrivons rapidement maintenant.

Formulation sans matrice de masse

Latechniqueclassiquepourleschémaenvolumesnisconsisteàconsidéreruconstant

sur lacellule C

I

.On obtientalors un schéma d'ordre un en temps en écrivant:

d

dt Z

C

I

udxdy =aire(C

I )

u n+1

I

u n

I

t

=xy

u n+1

I u

n

I

t :

Pour le schéma en éléments nis, on doit approcher laquantité:

Z

S

I u

n+1

u n

t I

dxdy= X

J Z

S

I J I

dxdy

(u n+1

J u

n

J

t

!

: (II.12)

(32)

Latechnique laplussimpleconsiste alorsàdiagonaliserlamatrice de masse en rempla-

çantle terme (II.12) par le terme:

u n+1

I

u n

I

t

!

X

J Z

S

I J I

dxdy

!

= u

n+1

I

u n

I

t

!

Z

S

I I

dxdy

=xy

u n+1

I

u n

I

t

;

(II.13)

onse ramène donc à lamême approximationtemporellequ'en volumes nis.

Formulationavec matrice de masse.

Uneautreméthodeconsisteàcalculerentièrementlamatricedemasse Z

S

I J I

dxdy

qui apparaît dans (II.12).En repérant encorele noeud I par les indices (j;k) de ligne et

de colonne, et en notant Æu=u n+1

u n

, onobtient alors comme expression du terme en

temps:

xy

36t

(16Æu

jk

+4Æu

j+1k

+4Æu

j 1k +4Æu

jk+1 +4Æu

jk 1 +Æu

j+1k 1 +Æu

j+1k+1

+Æu

j 1k 1 +Æu

j 1k+1 )

Dans la suite, il nous a semblé également intéressant d'étudier un schéma mixte vo-

lumesnis/élémentsnisdanslequelonintroduitcommeci-dessuslamatricedemassedes

élémentsnis Q1-Lagrangedans ladiscrétisation destermesen temps touten conservant

l'approximation spatialeen volumes nis des ux convectifs.

II.2.3 Maillage triangulaire régulier

Nouspouvonsaussiécrirelesschémasprécédentssurdesmaillagestriangulaires(éven-

tuellementnonstructurés).Pourlesbesoinsdel'analysecependant,nousallonsétudier ici

lecas d'unetriangulationstructuréeetrégulière,obtenue àpartird'unmaillage cartésien

en divisant chaque maille rectangulaire en deux triangles.

Approximation spatiale

Schéma en volumes nis

Comme précédemment,nouspouvonsconstruireautourdechaquenoeudI unecellule

C

I

, qui est maintenant délimitée par les médianes des mailles triangulaires (comme par

exemple dans [19]; voir laFigure II.2).

(33)

A B C

D E

F

Fig. II.2 Cellule C

I

Leuxspatialtotals'écrittoujours= X

J2K(I)

IJ

,oùles ux

IJ

ontencorelaforme

(II.4),avec les normales~

IJ

= Z

@C

I

\@C

J

~nd. On obtient alors:

= 1

6 (c

1

y+c

2

x)(u

j+1;k+1 u

j 1;k 1 )+

1

6 ( c

1

y+2c

2

x)(u

j;k+1 u

j;k 1 )

+ 1

6 (2c

1

y c

2

x)(u

j+1;k u

j 1;k )+

1

6 jc

1

y+c

2

xj (2u

jk u

j+1;k+1 u

j 1;k 1 )

+ 1

6 j c

1

y+2c

2

x j (2u

jk u

j;k+1 u

j;k 1 )+

1

6 j2c

1

y c

2

x j(2u

jk u

j+1;k u

j 1;k )

(II.14)

On aboutit ainsi àun schéma numérique àsept points (voirFigureII.2).

Schéma en éléments nis stabilisés

Bien sûr, nous pouvons aussi appliquer pour le maillage triangulaire la construction

des éléments nis stabilisés. Cependant, il a été montré dans [17] que, en choisissant

comme fonctions

J

les fonctions de base P1-Lagrange des éléments nis triangulaires,

cette méthode redonne exactement le ux(II.14)! End'autres termes, on aalors:

~ n

IJ

=2 Z

S

I

~

r

J I

dxdy=~

IJ

= Z

@C

IJ

~

nds ; (II.15)

sibien queleschéma envolumesnis précédent peut toutaussi biens'interpréter comme

un schémaen élémentsnisstabilisés. C'estpourquoinousl'appelleronsparfoisci-dessous

le schéma en volumes nis/éléments nis triangulaires.

(34)

Approximation du terme temporel

Comme en maillage rectangulaire, deux approches sont possibles pour l'intégration

temporelle.

Schéma sans matrice de masse

A l'ordre un, le termetemporel s'écrit alors simplement:

xy u

n+1

I u

n

I

t :

Schéma avec matrice de masse

Avec lamatrice de masse des fonctions P1-Lagrange, onobtient, pour lenoeud I (en

posant Æu=u n+1

u n

):

xy

12t (6Æu

jk +Æu

j+1k +Æu

j 1k +Æu

jk+1 +Æu

jk 1 +Æu

j+1k+1 +Æu

j 1k 1 )

(II.16)

II.2.4 Extension aux ordres supérieurs

Approximation spatiale d'ordre supérieur

La méthode M.U.S.C.L (Monotonic Upwind Schemes for Conservation Laws), intro-

duite par B. vanLeer [31] etappliquée aux éléments nis par L. Fezoui [19] permet une

extension à l'ordre deux des ux d'espace. On augmente la précision en élevant le degré

de l'interpolation de l'inconnue u dans chaque cellule, utilisant une solution linéaire par

cellules au lieu d'une solution constante par cellules. Cela nécessite une approximation

des gradients de la solution aux noeuds du maillage.

Plus précisément, nous allons introduire pour cette approximation des pentes un

paramètre de décentrage , dont la valeur déterminera la précision et la stabilité du

schéma.

Présentons d'abord ce -schéma danslecadre unidimensionnel, oùilaété introduit

par J.A. Désidéri et al. dans [18]. Pour l'équation d'advection monodimensionnelle:

8

<

:

@

t

u+c@

x

u=0; avec c>0 constant ;

u(x;t)=u

0

(x) sur IR ;

(II.17)

onconstruitle-schémaavec unecombinaisondespentes centréesetdécentrées aunoeud

i:

u n+1

i

=u n

i

ct

((1 )(u n

i+1 u

n

i 1

)+(3u n

i 4u

n

i 1 +u

n

i 2

)): (II.18)

(35)

On obtient pour = 0 un schéma centré (en espace), pour = 1

2

un schéma demi-

décentré et pour =1 un schéma totalement décentré. Laprécision etla stabilité de ce

-schéma, étudiées dans [18], seront détaillées plus loin.

Revenons au problème bidimensionnel. Comme dans l'approche MUSCL, nous allons

garder lamême fonction de ux numérique

~

quedans (II.4)-(II.5)etécrire maintenant,

pour leschéma en volumes nis:

IJ

=

~

(u

IJ

;u

JI

;~

IJ ) ;

où u

IJ et u

JI

sont les états interpolés à l'interface @C

I

\@C

J

dans les cellules C

I et C

J

respectivement. Ces valeurs seront évaluées par les formules:

u

IJ

=u

I +

1

2

[(1 2)(u

J u

I )+2

~

ru

I :

~

IJ] ;

u

JI

=u

J 1

2

[(1 2)(u

J u

I )+2

~

ru

J :

~

IJ] ;

~

ru

I et

~

ru

J

désignent des approximations centrées du gradient de u dans les cellules

C

I et C

J

. Ainsi, selon notre choix de la valeur de , nous utilisons une valeur plus ou

moinsdécentréedugradientpourl'interpolationdanschaque cellule.Enunedimension,il

est facile de voirquel'onretrouvebien le-schéma(II.18)en prenantru

i

= u

i+1 u

i 1

2x

dans les expressions précédentes. En deux dimensions,on retrouvera l'approche MUSCL

(avec des pentes centrées) en prenant = 1

2 .

Il reste à préciser comment nous évaluerons le gradient centré

~

ru

I

, selon les trois

méthodesutilisées (volumesnis rectangulaires,élémentsnisstabilisés rectangulairesou

volumes nis/éléments nis triangulaires).

1. Schéma en volumes nis rectangulaires

A partir de la formule de Green Z Z

C

I

~

rudxdy= Z

@C

I

u~nds, nous écrirons:

~

ru

I

= 1

aire(C

I )

X

J2K(I)

u

I +u

J

2

~

IJ

: (II.19)

2. Schéma en éléments nis stabilisés rectangulaires

On utilisera dans ce cadre l'approximation suivante :

~

ru

I

= Z

S

I X

J u

J

~

r

J dxdy

Z

S

I dxdy

; (II.20)

oùlesfonctions

J

sontlesfonctionsde baseQ1,etS

I

lesupportdelafonction

I .

(36)

3. Schéma en volumesnis/éléments nis triangulaires

En maillage triangulaire, on utilise aussi une approximation par éléments nis du

gradient,calculée avec l'expression (II.20)dans laquelleon emploie les fonctions de

base P1 des éléments triangulaires (on obtiendrait d'ailleurs un résultat analogue

avec l'expression (II.19) en y utilisant les normales ~

IJ

des cellules associées au

maillage triangulaire).

On aboutit ainsi à un -schéma à neuf pointsdans lecas des volumes nis rectangu-

laires,àvingt-cinqpointspourleschémaélémentsnisrectangulairesetàdix-neufpoints

pour le schéma en maillage triangulaire.

Intégration en temps

Nous souhaitons aussi choisir une intégration temporelle précise puisque nous nous

intéressons à un problèmeinstationnaire. Pour cela,nous utilisons laméthode de Runge-

Kuttaexplicitepourobtenirdesschémasd'ordredeux,troisetquatreentemps.Rappelons

l'algorithmeRunge-Kutta d'ordreN (pour 1N 4):

8

>

>

>

>

<

>

>

>

>

: u

0

=u n

;

Mu (l )

=Mu (0)

t

(N+1 l) (u

(l 1)

) l =1;2;:::;N ;

u n+1

=u (N)

;

(II.21)

où t n

=nt et où représentele ux spatial total et M la matrice de masse entière ou

diagonalisée.

II.3 Equations équivalentes

Leschémaen élémentsnis stabilisésen maillagerectangulaire estleplus coûteuxdes

trois schémas étudiés. Cela est dû au fait que l'on calcule une contribution du ux avec

chaque voisin du noeud I. De plus, conserver la matrice de masse dans l'approximation

en temps augmente le temps de calcul (à cause de l'inversion de cette matrice). Nous

cherchonscependant àsavoirsi,malgréleurcoût supérieur, cesschémas en élémentsnis

stabilisés avec matrice de masse s'avèrent plus précis et plus ecaces. C'est pourquoi

nous allons analyser en détail la précision de tous les schémas introduits précédemment

en calculant leurs équations équivalentes.

Les équations équivalentes, introduites par Warming and Hyett [32] permettent une

analyse détaillée et précise des termes d'erreur de troncature; notamment des erreurs

(37)

de dispersion et de dissipation. Elles donnent aussi des critères de stabilité des schémas.

Pourobtenirceséquations, nousallonsappliquer laméthodedécrite dans[4],quisimplie

considérablement les calculs dans le cas linéaire: cette méthode reste la même quelque

soit le schéma étudié (implicite ou explicite, schéma à plusieurs niveaux comme ceux de

Runge-Kutta) etquelle quesoit la dimension d'espace.

II.3.1 Méthode de calcul

Rappelons sans démonstrationlaméthode de calculde l'équation équivalente, en ren-

voyant à [4] pour les détails. Considérons l'équation aux dérivées partielles d'évolution

suivante, en deux dimensionsd'espace:

u

t

= X

0k;mK

k;m

@ k+m

u

@x k

@y m

; (II.22)

approchée par un schéma numérique avec matrice de masse, qui, à l'ordre un en temps,

s'écrit:

X

k;m B

k;m u

n+1

j+k;l +m u

n

j+k;l +m

t

= X

k;m A

k;m

(x;y)u n

j+k;l +m

: (II.23)

Si l'on utiliseun schéma de Runge-Kutta d'ordreN comme dans(II.21),alors l'équation

équivalente de laméthode numérique s'écrit:

u

t

= X

0k;m

k;m

(t;x;y)

@ k+m

u

@x k

@y m

; (II.24)

où X

0k;m

k;m

(t;x;y)X k

Y m

est le développement en série entière de lafonction:

F(X;Y)= log

0

@

1+ N

X

p=1 t

p

g

x;y

(X;Y) p

p! h

x;y

(X;Y) p

1

A

t

; (II.25)

les fonctionsg

x;y

(X;Y) eth

x;y

(X;Y) étantdénies par:

g

x;y

(X;Y)= X

0k;m A

k;m

(x;y)e kxX

e myY

(II.26)

h

x;y

(X;Y)= X

0k;m B

k;m

(x;y)e kxX

e myY

: (II.27)

Pour examiner l'inuence de lamatrice de masse,explicitons maintenantl'écriture de

l'équation équivalente pour les schémas de Runge-Kutta.Pour un ux spatial donné, en

supposantlerapport y

constant,onécritlafonctiong

x;y

souslaformeg

x;y

(X;Y)=

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