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Critique humoristique

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Academic year: 2021

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S,A T R I B U R E B E GENSÎ3VI3 «lu 8 S E P T E M B R E li>01

CHRONIQUE LOCALE

n u m éro

e s t

c o m p o s é d e

s l f f |» » K © a * :

C l i r n i q u e é l c c t o r n l e . — Déjà! dira- t-on. Oui. déjà on s’occupe '-les prochaines élections au Grand Consoil. La tficlio prépa­ ratoire du départem ent de l ’in térieu r ne sera pas mince, car il y a un m atériel formidable à classer et ù trier en vuo de ces élections, qui ont lieu d’après le systèm e propoition- nol, et qui seront probablem ent fixées au di­ manche 13 novembre.

Pour le moment, o’est le parti socialiste qui prend les devants. 11 a convoqué uue as­ semblée plénière pour le mercredi 7 septem­ bre, à 8 h. 1/2 s., w local du G rutli, aveo cet ordre du jour > élections au Grand Con­ seil. La carte d.i mem bre du p arti sera ri­ goureusement exigée à l ’entréo.

C h u t e .— A vant-hier au soir, Mme Caro- lii o S., traversait la place Bol-Air, lors­ qu'elle rencontra un cycliste, M. C., tailleu r i Jiouvaine. Cette rencontre n ’a pas eu, de filii lés graves.

' l’é s e n a z . — Dimanche ■ prochain aura lieu la fête de la Fanfare de Yésonîiz à l’.ho- tel Gilliéron. 11 y a u ra un tir, carrousel, jou marin, etc., et un grand bal couvert.

K c r n i n n c c . — Le coquet village d ’H er- msnce célébrera sa vogue annuelle tas 4 ot 5 septembre. A cette occasion un grand con­ cours do tir au Flobert a été organisé ; de nombreux p rix seront décernés au x vain­ queurs. Un bal qui prom et d ’être très bril­ lant, clôturera cette fête à laquelle 1’ U nion instrumentale d’Hormance prêtera son con­ cours. l)e nombreuses e t fort intéressantes attractions seront intallées s u r los .(liais et dans le village. Nul doute qne cette féto n’ob­ tienne le brillant succès q u ’elle m érite et qui sera la m eilleure récompense de ses dé­

voués o rganisateurs. A. V .

S o c i é t é s o u v r i è r e s . — Lo Syndicat des employés dn gaz. de Genève a u ra son assemblée générale mardi 5, à 5 heures 1/2

du soir. . . .

C o lo n i e i t a l i e n n e . — La société Gns- lavoModena annonce pour dim anche 4, salle et campagne F lnlir, une grande fête (matinée et soirée) à l’occasion do l ’inauguration de sou drapeau.

C o n c e r t s g r a t u i t s . —: Ce soir, sa­ medi 3, à 8 1). 1/2, jard in des Cropeltes. con­ fort. aveo lo gracieux concours de la Fanfare de St-Gervais et do la Cécilienne, au bénéfice des cuisines scolaires des Cropettes.

— A S h. 1/2, kiosque des B astions, con- c«t par l ' Aigle do Gouève, sous la direction

4e M. Boccou.

— Dimanche soir, même local, concert .gratuit par-la-MusûyieuU.Elite, sous la direc­

tion de M. Bergalonne.

T e i n t u r i e r s . —■ La Chambre syndicale des ouvriers teinturiers do Genève a convo­ qué ses membres pour le lundi 5 septembre, à 8 b. 1/2 du soir, au. local, Chambre du

travail. .

Vu 1’impo.rtancp 'de. cette assemblée, le comité compte s u r la présence de tous.

ED ITIONS

DE

LA V E IL LE

C in q u i è m e é d i t i o n d ’h i e r

Chronique locale

D i s p n r i t | o q . — Le 24 ju in dernier, Mlle Joséphine V ernay, ftgéo do 42 ans, do­ miciliée au .Grand-Saconnex, q u ittait cotte localité et se dirigeait s u r • Gox, à l ’effet, di- sait-ello, de faire unB excursion en monta-

gno. -, •

-Lo lendem ain, ses paronts no la voyant pas ren trer commencèrent à s ’inquiéter de cette absence, e t-sa rendirent, aussitôt à Gex pour recueillir si possible quelquos rensei­

gnements. - .. . . - ' ;• i Soûl i f . M ontessni^.-:.garde^particulier • au hameau de Miribel, -déclara avoir aperçu, la veille au soir, se dirigeant du côté du Creux- de-l’Envers, une femme dont le signalem ent était bien celui de Mllo V ernay. 1 - C’est alors.qu’aidée de quelques am is; les parents continuèrent ■ leurs recherches dans ia forêt, mais celles-ci restèrent sans résul­ tats.

Questionnés s u r les causes qui avaient pu déterminer cette disparition, los parents dé­ clarèrent que Mlle V ernay ôtait depuis long­ temps atteinte de la monomauie m ystique et lue très souvent elle avait manifesté l'in ten ­ tion de vivre seule, loin de la société; do toute habitation, e t ' q u ’il p o u rrait bien se faire qu’égarée dans ln montagne, au milieu de la nuit, ello a it glissé au fond d ’une dé­ clivité rocheuse du terrain e t y soit restée.

A la suite des déclarations faites hier à la sous-préfecture de Gex par- le frère de l’in­ fortunée voyageuse, des recherches m inu­ tieuses vont être poursuivies soit p a r la gen­ darmerie, soit par la police d es environs.

A titre d’indication, voici le-sig n alem en t : Tailla moyenne, environ 1 m. 55, chovenx bruns foncés, visage un peu carré, ynlix bruns, bouche moyenne, nez droit, déformé ' l’extrémité, toint jaune ; signe particulier porte dos traces très apparentes d ’une frac- tare du bras droit.

Portait au moment de son départ un cha­ peau de paille blanche, sans garniture ; cor­ sage mauve déteint, jupe g rise; souliers Mo- Vière noirs.

Cour correctionnelle. — Présidence

do M. E. Picot, assisté do MM. Moriuud- Brémond et E. Binder, juges.

M. le su b stitu t du procureur général E. Bo­ leslas occupe le siège du m inistère public. — Audience d u 2 septembre.

Jules M sgnénat, âgé de 43 ans, ex-cais­ sier do la C. G. T. E ., Genevois, prend place sur le banc des prévenus. 11 est tra d u it sous l'inculpation d'avoir, au moyen de manœ u­ vres frauduleuses, escroqué une somme d 'en­ viron cinq mille fiancs à la Compagnie ge­ nevoise des tram w ays électriques. D élit pré­ vu et puni par l’article 364 du Code pénal.

Le prem ier témoin entendu est M. Rochat, directeur do la compagnie, qui raconte dans' quelles circonstances les détournem ents com­ mis par M agnenat sont parvenus à la con­ naissance de la direction.

Interrogé par M. le président, au cours de la déposition de M. Rochat, M agnenat répond qu’il reconnaît; s ’être rendu coupable dos bits qui lui sont reprochés. Cela a commencé Pu des erreurs de caisse se m ontant & envi­ ron deux m ille francs, erreurs qui sont de­ meurées inexplicables p our lu i. Ceoi étant tdmis, le prévenu ne donne pas d’oxplication plausible à propos de la différence de deux à cinq mille.

«En tout cas, lui fait observer M. le prési­ dent, ce. n ’e s t pas le besoin qui vous avait Eis dans ln nécessité de détourner une partiè de l’argent qui vous était confié, puisque vous touchiez un traitem ent de 325 fr. p ar mois. »

Le chef de la com ptabilité, M. D ., déclare qua certaines sommes destinées à être rem i­ ses à des employés, à titre d’indem nité, ont été détournées de ce b u t p ar M agnonat qui lignait en leur lieu et place les feuilles d'é­ margement.

A une question de M. la président, lo Jémoin confirme que les employés lésés pré­ féraient garder le silonce p lu tô t que s’expo­ ser aux m auvaises grfices de M agnenat.

A. une question de M* Coulin, avocat de * 'noulpè, M. D. répond que lorsque Magué- Oat a pris la fuite, il a laissé dans le coffre- fort une somme d’environ trois mille francs.

M. Christin, qui fu t chargé d ’expertiser la

comptabilité de la Compagnie, donne lecture de son rapport ; M agnenat déclare être d ’ac-

avec k® conclusions de M. l ’expert. M, le représentant du m inistère public de­ mande que la question subsidiaire visant le «élit d’abus de confiauce soit posée à la

M > la défense ne s ’y opposant pas. la v#ur fait droit à cette demande.

On entend encore cinq ou six témoins, entre autres MIT. "Wcber, F. Forestier, Du- nand et Devaud, dont les dépositions sont généralem ent favorables au prévenu.

Mc Ilu d ry , qui s ’est porté partie civile au nom de la O. G. T. E ., so borne à prononcer quelques paroles d ’une grande modération, laissant, d it-il.-a u m inistère publie le soin de comm enter les faits reprochés à Ma- gnénat.

M. le substitut Boleslas, dans un court réquisitoire, rappello quo Magnenat, dans scs prem iers interrogatoires, a d ’abord nié s'être rendu coupable des détournem ents qu’on lui reprochait. 11 n ’a pas, il est vrai, persisté dans co systèm e de défense pour la bonne raison q u ’il n ’é ta it pas soutenable. Eu term inant, M. Boleslas sollicite de la Cour un verdict do justice qui perm ettra de frap­ per l ’inculpé du châtim ent qu’il mérite.

M* Coulin, qui prend ensuite la parole, S'efforce do démontrer à l'aid e d ’excellents argum ents quo M agnénat n ’ost pas lo grand coupable dont la presse a peut-être trop en­ tretenu le publie; il ne lui adresse pas un ro- proebo, non, c’est une constatation qu'il fait. M* Coulin estime que son-m alheureux client a été victime d ’nn concours de ciicoifStances. Lorsqu’il s'e s t rendu compto du déficit qui oxistait dans sa caisse, M agnénat a pris peur et s ’est enfui. I l a eu tort, il aurait dû avouer à 6es supérieurs la situation dans la­ quelle il so trouvait et attendre les événe­ ments. I l avait des amis nom breux et iidèles qui lui seraient venus en aide on faisant l’a­ vance do la somme m anquante ot la Compa­ gnie, dans ces conditions, n ’eut sans doute pas déposé de plainte contre son caissier qui jouissait do son entière confiance.

Dans sa péroraison, M* Coulin rappelle des cas où des prévenus, beaucoup plus cou­ pables que son client, ont bénéficié de ver­ dicts d ’indulgence et de la loi su r la peine conditionnelle. L a Cour no fera pas moins pour M agnénat, qui a beaucoup souffert du­ ran t les quatre mois de prison préventive qu’il vient de subir, qui a une -femme et un jeune garçon dignes du plus vif intérêt. Des amis s'occuperont de Magaéuaf, lui trouve­ ront une place eu doiiors de Gor.ève et lui faciliteront sa ren trés dans le giron des hon­ nêtes gens. C’est avec confiance qile l ’hono­ rable avocat attend le verdict de la Cour.

Celle-ci repond négativem ent à la pre­ mière question e t affirm ativement a la se­ conde sans circonstances atténuantes.

M. le représentant du m inistère public re­ quiert contre M agnenat la peine-de trois ans de prison.

M* Jludry dépose des conclusions tendant à ce que M agnenat soit condamné à payer à la Compagnie plaignante, a \e c intérêts de droit,' la sommEr de cinq mille francs.

M* Coulin s ’en rapporte à jusfico pour ce qui concerne les-eewrfuswBS-de la p artie- ci­ vile, mais il proteste vigoureusem ent contre les réquisitions du m inistère public qui de­ mande contro le m alheureux M agnénat, le m axim um de la peine prévue par la loi. Il supplie la Cour d’abaisser considérablem ent la peine requise contre son client e t demande que colui-ci soit mis au bénéfice de la loi Bur la peine conditionnelle.

M. le su b stitu t Boleslas déclare être opposé à cet acte d ’indulgence.

La Cour condamne M agnénat à la peine d 'u n e année de prison et refuse de le faire bénéficier de la loi su r la peine condition­ nelle. Elle le condamne en outre à payer, avec intérêts de droit, la somme de cinq mille francs à la partie plaignante.

— Eug. M., âgé de .25 ans, charretier, Vaudois, qui a dérobé quelques petits effets mobiliers, est défendu p ar M* Jean Martin. Déclaré coupable avec circonstances atté­ nuantes, le prévenu est oondamué à un mois de prison, avec sursis durant le délai de trois ans.

— Ed. C., âgé ■ de 23 ans, m anœ uvre, Français, a soustrait une bicyclette à M. P . M” Marcel G uinaud présente ' la défense de l’inculp$,qui obtient des..circonstances atté­ nuantes. 11 est condamné à un m ois, do pri­ son e t trois a n s'd ’éxpnlsitttf d ii'territo ire du

canton. • - '

Cette audience, sans ju r y y est levée à 2 h.

55 m. , ’ '

T e n t a t i v e . — La n u it dernière une ten­ tative de vol à été commise dans le restau­ ra n t Bugnet. rue de Carouge, 22. La cuisi­ nière, entendant nn bruit de vitres brisées, se leva. mais au mom ent où ellé se m it à la fenêtre, v it un individu prônant la fuite dajis la direction du jard in , côté de ld ruo V ignier. Le m alfaiteur avait im prudem m ent mis le pied s u r une vitre, au moment où il se disposait probablem ent à en trer dans l’of­ fice.

Affiches interdites. — Les passants

attardés pouvaient voir hier au soir,des agents de police arrachant ou recouvrant une po- tite afiiche rouge, ém anant de la Fédération des syndicats ouvriers! et convoquant les ou­ v riers à une grande assemblée pour dim an­ che m atin, salle Handwerçk, aveo cet ordre du jo u r : * Le repos hebdomadaire ». Le dé­ partem ent de police a estimé que certains passagea do cet appel tom baient sons le coup des articles 17 et 18 de la loi s u r les conflits collectifs. Dans le courant de la m atinée, une autre affiche a été déposée avec le mémo texte, sauf deux modifications Les passages incrim inés ont été supprim és et non rem­ placés ; 2” la phrase finale a reçu un autre texte. L'aflichage de ce second placard n 'a pas été autorisé.

. P o u r les petits. — Le comité de la

Crèche de Plainpalais se fait un devoir do remercier publiquem ent pour les dons ci- après qu’il a reçus :

1. Comité de décoration, rue de Carougo, pour la fête de Plainpalais, fr. 24. — 2. Co­ m ité de décoration, Philosophes, pour la fête de Plainpalais, 15. — 3. Comité de décora­ tion, A battoirs, pour la fête do Plainpalais, 10.35. — 4. Comité de décoration, La Cluse- Prévost-M artin, pour la fèto de Plainpalais, 26.35. — 5. Comité de décoration. La Cluse- Roseraie, p our la fête de Plainpalais, fr. 10. — 7. Sous-officiers des lro ot 2me compa­ gnies dn bataillon 105. 8 ,4 0 .— 7. Société des Vieux-Grenadiers (section de boules). 18,80. — 8. M. Rod. B oni, lo r p rix du tir au ca­ non, fête communale, fr. 10.

Q u atre arrestations. — Ce ne sont

pas oncore celles des auteurs dès vols de ces derniers jo u rs, m ais cola viendra pent-être.

Joseph S. a été arrêté pour scandale et rébellion. Son ami P rosper S., mécanicien, Genevois, 24 ans, a été arrêté pour avoir voulu s ’opposer à cette arrestatio n .

— M. le chef de garo de Cornavin a remis hier au soir entre les m ains de la gendarm e­ rie V ictor H ., plombier, Français, et Joseph O ., sans profession déterm inée, 21 ans Français, arrivés à m inuit do Lyon sans billets.

S h. 1/2 précises, dans la salle dn nouveau local, ruo des Vieux- Grenadiers.

N o m i n a t i o n s . — Lo Consoil d ’E tat a nommé M. John Thoriri, citoyen genevois, au x fonctions de commis au B ureau do l’As- sistanco publique médicale. — Ont été nom­ més gardes ru rau x supplém entaires à Sati- gny : MM. W illiam Lee, Jeau M ayor et J u ­ les Clwsitlot.

ï .e » v o la . — La police do sûreté a mis hier, déjà, 1r main s u r deux jeunes gens soupçonnes d ’avoir commis le vol de 605 francs dans uno étude d ’avocats do notre ville. Ils ont été interrogés successivem ent hier p ar M. A ubert, adjoint à la direction cen­ trale, et aujourd’hui, ù deux roprises par M. le commissaire R attaly. Ces deux jeunes gens nient énergiquem ent. On n ’a rien pu tirer d’eux.

Exposition «le pliilosoplie» snis-ses. — L ’Association du Musée suisse do

photographies documentaires expose, 40, rue du Marché, une intéressante série de por­ traits des principaux philosophes qui ont il­ lustré la Suisse du 17me an ll)m e siècles. On y voit plusieurs Genevois, J .- lî. Chouet. Ch. Bonnet, J .- J . Rousseau, P ierre P révost, J,.-L. Calandrini, Gab. Cram er, H.-B. de Saussure, puis en dernier lieu M. E rnest N aville, pré­ sident d'honneur du deuxièm e congrès de philosophie qni va s'o u v rir dans notre ville le 4 septembre prochain. Mais on y trouve aussi un grand nombre de nos confédérés, L. E uler, de Bâle, J.-C ., L avater, J .- ïï. Pes- talozzi, de Z urich; A lbert do H aller, G.-V. de Bonstetten, E . de Fellenberg, de B erne ; Alox. Vinot, Ch. Secrotan, de Vaud. et uno foule d ’autres, dont l ’énum ération nous por­ terait trop loin.

La réunion de tous ces m aîtres de la pen­ sée qui ont illu stré la Suisse ost des plus in­ téressantes, e t l’Association du Muséo docu­ m entaire a eu une heureuse idée de faire ca. d re r son exposition avec le Congrès de phi­ losophie que Genève s ’apprête à recevoir,

T r o i n e x . — L a Jeunesse de Troinex convie tous ses amis e t connaissances à par­ ticiper à son grand bal d ’automne q u ’elle or­ ganise pour le dimanche 4 septembre, dès trois heures e t demie do l’après-midi, dans le spacieux local — parqueté — de la nouvelle école.

Le comité n fait tous ses efforts pour con­ server à cette joyeuse fête son anim ation habituelle. O utre l’excellent orchestre qui conduira lo bal, une buvette bien assortie et tenue par la Jeunesse sera installée à côte de

a sallo de bal.

R epos h ebdom adaire. — Voici une

prem ière liste des négociants en épii'-erie qui i forment complètement leurs m agasins le ui

manche :

M&1.-Alfred Due,~ïno -du-Rhône ; Goujon et A upaix, rue Céard ; Louis J.agranpre, rue du R hône; E . M ury, avenue de Ïïu u ie n e x ; O scar W inkler. Bourg-de-Fuur.

A n n iversaire. — On a distribué jeudi

soir l'av is su iv an t:

Dimanche 4 septem bre an ra lieu l ’anniver­ saire de la m ort de Ferdinand Lassalle, or­ ganisé par le parti socialiste gonovois, le

parti socialiste-dém ocrate genevois, le groupe français d’études sociales, l’Allgo- m eiuer A rbeiterverin, la section genevoise du parti socialiste de France e t la soction so­ cialiste italienne. Cet anniversaire compor­ te r a une visite à la pierre do Lassalle. à Creviu-Bossey, où lo grand socialiste alle­ mand a été tué en duol en 1864. Rendez-vous à 1 h. 1 /2 ,rond-point de Plainpalais. A 4 heu­ res, grand meeting, discours de Mme Bala- banoff (allemand), de MM. C autaut (français)

et Kmoiti (italien). .

Eu cas de m auvais tem ps, la «îomnininora- tion aura lieu à la même heure, à la brasse­ rie H andwerçk.

Union m ixte des em ployés de commerce. — Le comité de eut te société

aviso les membres que, vu l’incertitude du tem ps, la course qui dovait avoir l î è n 'l e 4 cw irant est remise a u d im a u c h tfil; L 'iti­ néraire do cette . course sera annoncé au x membres par voie de circulaires. . i

Tem ps proltnblc. — Voici, d’après le

bulletin météorologique de Zurich, le temps probable pour demain samedi :

Ciol variable, même tem pérature, peu ou pas de pluie.

Dons reçus : lis te prcccdento, .201 fr, 50. — Une A nglaise, 5. — Mlle A. Zwic-ky, d’un groupe d’amis" (Mollis), -10. — Mme Haltenboff, 7. — M. ot Mmo Zvack (Pesth), 10. — Mmo Croinor (Posth), ÿ. — Anonyme (Scheers), 20. — Collecte faite p ar M. Alex. Francko (Borne), 42

.

— P a r Mme Elise Stoiger-Nozer, d ’un groupe d’amis (H érisau), 300. — Mme Francis Cbaponnière, 10. — Anonyme (Genève), 2. — A. K ,.(B ox), .2, — Mmo C. Bachofner-Hcss, 50. — Mmo Jæklo- Rochat, 5. — M. C. (Glion), 10. — Miss H esketh (Vevoy), 50. — T otal 691 fr.

M u s i q u e . — L ’Orchestro des concerts sym phoniques va reprendre sous peu ses ré­ pétitions sous la direction du professeur Som­ m er. Cette jeune société, encouragée p a r les succès obtenus dans ses concerts de l’hiver dernier, m et à l ’étude plusieurs pièces clas­ siques, telles l’ouvertirée. de B u y lila s de Mendelssohn, u n e sym phonio'de Mozart, etc. Les am ateurs do bonne ipusique désirant faire partie de l'O rchestre, peuvent s’inscrire à p a rtir de ce jo u r chez M. H aering, maga­ sin do musique, rue du Marché, 20, qui don­ nera tous les renseignem ents qui pourraient

intéresser. •

C H lt O M Q ïJ E T H É 1 T I I A L E

L a Chfttelniue.

La belle salle d’hier soir donna raison à ceux qui a ss u re n t que l'oxploitation de notre scène en septem bre donnorait d'excellents résultats. I l n 'y av ait pas uno place vide : seule, la loge du Conseil adm inistratif était déserte p ar un sentim ent de sym pathie que chacun com prendra.

Nous avons déjà parlé longuem ent de L a Châtelaine, lorsque cette pièco fu t jouée ici pour la prem ière fois.

L'œ uvro de Capus a été écoutée avec lo même in térêt et a retrouvé lo même chaleu­ reux accueil. E t c’est justice ; elle repose agréablem ent des rosseries du th éâtre mo­ derne et prouva q u ’avec dos sentim ents sim ples et honnêtes ou peut faire une pièce captivante et l’écrire spirituellem ent.

Mmo Ja n e lla d in g , toujours jeune et bolle. donne l ’allure touchante ut sym pathique quo l'a u te u r a rêvéa pour la châtelaine : c'est un des beaux rô km de sa carrière et le public s ’est trouvé d ’accord avec lo verdict do la •presse parisienne.

I l s 'e s t m ontré' m oins satisfait naud qui jo u ait André Jossan. quesne qni à tw;u. 3e personnage naud sem blait un peu mince."

Mlle Feriel, du Vaudeville, a. plu dans le personnage de cette odieuse Mme de la Bau- dière. M. Angely, son m ari, e t Mlle Lepage, sa fille Lucienne, ont. eu aussi leur part de succès, ainsi que M. Deneubourg dans le rôle délicat de Uastou de Rives.

P .-S . — Vendredi prochain, G alipauxavec deux des chufs-d'œnvïB dt'jMoJieio : If Méde­ cin m algré lu i et les Fourberies de Scapin.

do M. Ar-Après Du- ici M.

Ar-~ V e r s o i x .^ — Le Conseil d 'E ta t a approu­ vé une délibération du conseil m unicipal de V ersoix en date du 19 mai, approuvant le règlem ent relatif au garage des petits ba­ teaux dans l’intérieur de la jetéo.

L a B iblioth èqu e pn bliqn e sera fer­

mée du 10 au 25 septembre, pour cause de

trav au x . ( C om m uniqué.)

A m is d a M annequin. - Le tir an­

nuel à prix au ra lieu dimancho prochain 4 septem bre, do 8 h. à raidi et de 2 à 6 h., au Stand do St-Georges, Cibles : Société, à 2 ca­ tégories, e t M ilitaire, auxnom bros, aveo prix et répartition. Tout tire u r ayant fait le tir m ilitairo ou tiré 50 coups dans l ’année a droit à la ciblo Société.

La distribution dos p rix a u ra lie u le samedi 10 soptembre, à 8 h. 1 /2 du soir, au local, place Chevelu.

A cette occasion, le comité informe MM. les tireurs quo le local a été transféié a u café du Midi, place Chevelu.

P la in p a la is . — Les membres actifs,

passifs et honoraires do la section fédérale de gym nastique de Plainpalais sont convoqués en assomblée générale le samedi 3 courant, à

ED ITIONS Dü JOUR

ffa tm ra fl «dibftB • f f t a i r a

C hron ique locale

C o n s i s t o i r e . — Le Consistoire de Ï’E- glise nationaio protestante a été convoqué pour le m ardi 6. à 5 h. précises, avec cet ordre du jo u r : R apports, etc. — Nomina­ tions d ’un chapelain secoudairoet d ’un chan­ tre suppléant. — Révision des règlements. 3me débat. — Diaconies e t Comités do bien­ faisance et tabelle des cnltos. — R apport de la Commission chargée d ’étudier les propo­ sitions liturgiques do la Compagnie des pas-, teu rs. — Lecture du Mandement des Jeùuos.

Nouvelles sportives. — V u le tomps

incertain, le comité do l'ITnion Athlétique Suisse a décidé do renvoyer les champiouuate suisses à une date ultérieure.

Viticulture. — Voici un résum édes ap

préciations de M. R. Mosor, consul suisse à Dijon, s u r l ’état do la récolte dans la Côto- d ’Or ot 863 environs :

«L a question qui est actuellem ent do beau­ coup la plus intéressante pour le pays ost cello do la récolte pendante. Nons sommes heureux de constater que, m algré la persis­ tante continuation de la chaleur e t de la sé­ cheresse, à peine interrom pues par quelques orages looaux, la vigne biou soignée et culti­ vée a vaillam m ent supporté cette épreuve.

Ello a prouvé une fois de plus son extrêm e endurance. Les rares plaintes de raisins gril­ lés viennent da terrains particulièrem ent arides.

Si l.i situation climat» ri que spécialo de cet été nous a causé beaucoup de soucis, elle nous a p ar contre préservé non-seulcmont des maladies cryptogram iqties, mais aussi de la deuxièm e éclosion, qui eût ôté desas- trouse, do la cochylis. .

Les rapports de tous les points dos deux Côtos confirment notre appréciation que la vigne est en parfait état, que la m aturité est eu bonne voie et progresse norm alem ent, que lo fru it est sain et que, do plus en plus sûrem ent, nous pouvons com pter su r des vins de très bonne qualité. E nsuite des dé­ gâts causés au printem ps p ar la pyrale ot la

cochylis (première éclosion) et aus3i enguito do la sécheresse, la quantité a cto certaine­ m ent réduite ot sora maintenant, celle d ’une bonno année moyenne. S uivant los prévisions actuelles, les veudangos pourront commencer

le 20 septem bre. '

Les transactions au vignoble ont encore été nulles pondant le mois d 'ao û t et le com­ merce vit au jo u r lo jo u r dans l’espérance de voir los affaires so réveiller bientôt.»

P o u r les Boers. — Mmn Evolyn degli

Asinolli, nous écrit :

« A la suite des articles qui ont p aru dans nos jo u rn au x , bien des personnes m ’ont écrit pour me demander des ronseignomonts su r l’œ uvre d’assistance par le travail projetée pour les districts les plus appauvris du Trans- vaal. Comme quelques-unes d’outre elles ont négligé do me donner leur adresse, jo suis heurouso de pouvoir leur annoncor par la voio de la presse que dans quelques jo u rs je recevrai uu second envoi do circulaires tra i­ ta n t ce sujot palpitant pour tous ceux qui ont à cœ ur le relèvem ent m atériel du Boer j ’en rem ettrai un exem plaire n quiconque

m ’en fora la demaude et cela avec le plus grand plaisir.

Qu’il me soit pormis do rem ercier publi­ quement Mmo Badan qui, avec un touchant ompressomont, m ’a donné uno collortioa de beaux échantillpns de dentcll»

T r o i s i f w f M ' ü a n - I hrara D e r n ie r C o u r r ie r

& u «sie ot Japon

E n M a n d c h o u rie. — L a b a ta ille de Liao-

Y an g no som ble p as e n c o ra ;; term in ée e t n ’a pas d o n n é, p o u r lo m om ent, de ré su lta ts au ssi décisifs q u 'o n le c ro y a it h ie r. Ce q u 'il y a de certa in c ’e s t q u e les co m b ats du 31

a o û t ot .du 1 " se p tem b re o n t été défavorables à l ’arm ée de IC ouropatkine. S a lig n e de dé­ fense a e tè porene, non p a s à l ’est comm e on le c ro y a it d ’abord, m ais a u su d -o u est d e la ville à S in -lin -to u u , d a n s le vo isin ag e im m é­ d iat de la voie ferréo. L e p a ssag e d n T aï-tse p a r les tro u p e s do K uroki a com plété la dé­ faite, m ais l ’arm oa ru ss e tie n t to u jo u rs .L ia o - Y ang n ’est p a s p ris ot les R u sses y o n t in s­ ta lle une n o uvelle lig n e de défense.

Le co rre sp o n d a n t m ilitaire- d u Temps ap ­ précie en ce3 term es la situ a tio n .

L a s itu atio n ex acte à li^fin da cette j o u r­

née e s t inconnue et. a fo U itp g ^ les .iiitontiçns u lté rie u re s d u g é n é ra l K n u ro p atk in e.- On p e u t su p p o s er — en a d m e tta n t quo l ’é ta t d ’ex trêm o fatig u e o ù so n t ses tro u p es le lui p e rm e tte n t encore, — q u ’i f s 'a p p rê te à liv re r une n o uvelle b a ta ille s u r u n e seconde ligno de résistan ce ; m ais d 'u n a u tre côté, la dé­ fensive strin te m o n t p a s s iv e à laquelle il s ’est ten u ju s q u ’à p ré se n t n e s a u ra it p lu s désor­ m ais ê tre c o n tin u é e bien .-longtem ps. Les d eu x p rem ières ph a ses de la lu tto so n t a c h e ­ vées, la prem ière a y a n t d u ré du 24 a u 27,

la seconde du '!0 au 1 e r; ap rès des p érip éties p areilles, ou se dem ande si lo dram e p o u rra encore a v o ir u n troisièm e acte, et si la finale de la deuxièm e passo d 'a rm e s n ’e n tra în e ra pas aveo eho le dénouem ent, =

3Ju côté ru ss e ou no pev 1 pas co u rag e. A. l’éta t-m a jo r, à St-PeÈurhbo'urg, ou e x p li­ que ain si la s itu atio n :

N ous croyons quo ICouropatkine a laissé in te n tio n n e lle m e n t couper la ligne du chem in do fe r e n tre L iao-Y ang et SloukUcn,co m atin, afin d ’a ttir e r K uroki le p lu s possible au nord et do coupor à son to u r i'a rm é e do K uroki de celles de N odzu e t d ’Üku. en so je ta n t e n tre e u x aveo une grosso p a rd o do sos fo rce s.'

J u s q u ’à p résen t, il e st im possible de dire que K o u ro p atk in e e st b a ttu , Il e st bien évi­ d en t quo la re tra ite de L iao-Y ang p ro d u ira u n e im pression profonde ; m ais il ne fa u t pas s ’e x a g é re r la portée des év én em en ts.

D a ille u rs , d it-on, K o u ro p a tk in e , d an s uno le ttr e adressee à l ’em y ero u r,. fa isait p ré v o ir, dès h ier, q u e ,l a su p é rio rité n u m ériq u e de l'en n e m i, ou hom m es et en a rtille rie , le for­ c e ra it à s u iv re son plan p rim itif, c ’est-à-dire ù re cu ler en co m b attan t v ers M oukdon. Cotte provision s 'e s t ré alis ée en p a rtie.

L orsque, a u jo u rd ’h u i, K u ro k i, avec p lu ­ sie u rs div isio n s, a tta q u a l'a v a n t-g a rd e de l ’arm ée de l’e st, K ouro p atb iu o poEta le géné­ ra l B ild erlin g aveu 35,000 hom m es et un g ran d nom bre de canons s u r la routo de M oukden. P u is il re cu la son flanc gauche, to u t eu la iss a n t une g ran d e force accum ulée à L iao-Y ang contro Oku e t N odzu. A u jo u r­ d 'h u i, les pertos ru sses d ép assen t 4.000 hom­ m es. Uno p a rtie do l'a rm é e sud a éto forcée

à un com bat co rp s à corps afiu d 'a r r ê te r l ’e n ­

nem i. ,

P lu sio u rs g é n é ra u x so n t blessés.

— Le colonel K aim di, a rriv é à M oscou, assez g rièv e m e n t blessé, a donné de très in ­ té re ss a n ts ren seig n em en ts s u r les fortifica­ tio n s de Liao Y ang, a u x q u elles il a été long­ tem ps occupé. '

I l déclare q u e celles-ci se com posent de tro is sé ries do re m p a rts trè s p u issa n ts, e t de fos­ sés g a rn is de fils de fer sép a rés p a r d ’a u tre s fossés d its « sauts-de-loups », creuséB en très g ra n d nom bre. Ces so rte s de tro u s profonds e t re co u v erts co n tien n en t dos fo ugasses en •grande q u a n tité.

Le colonel estim e que lès Ja p o n a is p o u r p re n d re L iao Y sn g , doponseront encore plus d ’hom m es e t de tem ps q u 'à P o rt-A rth u r.

Q u an t a u p ro jet d n g én éral K o u ro p atk in e, le colonel K am cli d it que lo p lan g én éral é ta n t de < pom per » les J a p o n a is d an s l 'in ­ té rie u r de la M andchourie, p o u r p e rm e ttre au g éndral L in iev itch , v e n a n t de la Coréo, de to m b er s u r leu rs d e rriè res , il n ’est p as im possible qne le généralissim e,r à uu m om ent douné, abaudonno L iao-Y ang.

In te rro g é s u r la s itu atio n et s u r l ’effectif de l ’arm ée jap o n a ise , il d it q u e, ju s q u ’au 20 ju ille t, les ren fo rts n 'a r r iv a ie n t quo len te­ m en t de la m é tro p o le; m ais il p résu m e que, d e puis l ’insuccès de la flotte ru sso , los re n ­ fo rts d o iv en t a r riv e r p lu s n o m b reu x . T oute­ fois, a u Ja p o n , il n ’y a p lu s d ’a rm ée ré g u ­ lière. Le colonel a v u d an s les ra n g s do l ’arm oe activ e des so ld a ts de q u ato rze ‘ quinze a n s. L ’arm ée de ré serv e on com prend d ’au ssi je u n e s ; m ais on d o it c o n v en ir quo to u s tir e n t adm irab le m en t.

E n te rm in a n t, le colonel déclare q u ’à f.on a v is la p lu s lo u rd e difficulté p o u r le Ja p o n se ra lo m an q u e d ’arg o n t dout_ il v a s e n tir l ’absolue p é n u rie à tic s b rève échéance.

IjC g é n éra l Slalcclhcrg.— S t-P é ters b o u rg , 2.

— On ostim e que les Ja p o n a is n ’ont pas lancé m oins de 100.000 obus s u r les seules

positions sud, faisant un m al énormo à la division Loudratovitcli. Cotte division fait partie du prem ier corps, général Stakelberg, qui décidément subit depuis lo commence­ m ent do la guerre des chocs effrayants.

C 'est à so demander si Oku, in stru it par les dépêches de Tokio do la maladie do Stac- lcclberg et des accusations d’incapacité por­ tées contre lui dans la presso russe et euro­ péenne, no s ’est pas im aginé quo lo prem ier corps ôtait plus particulièrem ent vulnérable.

Mais Stakelberg menacé p ar St-Peters- bourg d’avoir l ’oreille fendue, a fait un ef­ fort surhum ain. Surm ontant sos souffrances physiques, il est resté 24 heures sans repos au miliou de sos troupes, so p o rtan t s u r tous les points les plus menacés, comm andant en personne ses batteries, faisant, en uu mot, des prodiges de courage.

Lorsqu’il fut blessé au x jam bes et à la figure dans la soiréo d’hior p ar des éclats d'obus, il refusa tout pansem ent ju s q u ’à ce que l’intensito de la canonnade se fût atté­ nuée.

B a ta illes historiques* — Une note de la S u isse Libérale à propos de la bataille :

Si vraim ent les effectifs engagés de part et d 'a u tre à Liao-Yang no dopassent pas 400.000 hommes, non seulem ent la bataille, par son am pleur ne laisse pas * loin der­ rière ello » tontes celles du cycle moderne, mais elle est inférieure à deux au moins, Leipzig et Sadowa. Voici en effet, d ’après les chiffres los plus généralem ent admis, la statistique des grandes journees que le mon­ de v it depuis un siècle : En 1794 : Tour­ coing, 70.000 Français, 100.000 Anglo-Alle­ mands (total 170.000) ; Fleurus, 100.000 Al­ lemands, 100.000 F ran çais (total 200.000).— En 38UO : Hohenlinden, 70.000 Français, 100.000 Allemands (total 170.000). — En 1S05 : A usterlitz, 100.000 A ustro-Russes, 80.0(10 Fiançais (total 180.000). — En 1809: V a g ra m , 150.000 Français, 150.000 A utri­ chiens (total 300.000). — En 1812, La Mos. kowa, 125.000 Français, 130.000 Russes (total 255.000). — Eu J813, Dresde, 200.000 Alliés, 120.OuO F rançais (total 320.000) Leipzig, 130.000 Français, 360.000 Alliés

(total 490.0U0). — En 1815,. "Waterloo, 72.000 Français, 156.000 Alliés (total 228 mille).

En 1859 : à Solférino, 160.000 A utrichiens, 140.000 Français, 70.000 Piém ontais (total 370,000). — En 186« : à Sadow* 230,000 Prussiens, 190,000 A utrichiens (total 420,000). — Enfin en 1870 : Rézonville 110,000 Alle­ mands, 115,000 Français (total 225,000) ; à S t-P rlvat 230,000 Allemands, 120,0(k) F ran­ çais (total 350,000) ; à Sédan 220,000 Alle­ m ands, 90,000 Français (total 310,000). »

A P o rt-A r th u r. — Voici quelques rensei­ gnements,. d’après le D a ily Teleyraph, su r le dernier assaut de P o rt-A rth u r :

«On dit que les Japonais avançaient com­ me un essaim do sauterullos.

Ils marchaiout dans des mares de sang et venaient se faire transpercer s u r la ligne des baïonnettes. Les soldats qui construisaient des ouvrages furent tués en masse, mais d’autres venaient combler les vides on s ’em­ p arant avec sang-froid des outils que los m orts avaient laissé tomber.

Les soldats transpercèrent avec leurs baïonnettes les Japonais qui m ontaient s u r les épaules de leurs camarades pour escala­ der les m urs du fort.L essol lats qui tom baient de fatigue furont piétinés p ar les combat­ tants.

A un moment donné, au fort n* 1, los Rus­ ses e t les Japonais se trouvaient serrés les uns contro les autres entre les m u rs, sans avoir la place dé m anier leurs arm es. Les soldats dém ontèrent leurs baïonnettes et frap­ pèrent au hasard à la figure, au coa et aux bras.

Plusiours hommes furent complètem ent dé­ capités. C’était un véritable abattoir.

Au m ilieu du b ru it assourdissant des ca­ nons, il- fallait donner les ordres p ar signes. D ’après lo Ko ni K r a i, il pe tro u v ait parm i los m oris-japow us de to u t jeunes gens e t des vieillards.

. Dans les cercles japonais bien informés, on convient quo les troupes japonaises ont été repousséos. On so plaint de ce que les Russes aient arm é des Chinois qui s ’avan- çaiout s u r les flancs, déguisés en coolies.

Des brancardiers, éclairés p a r les projec- tours électriques, recueillent, la n uit, les cadavres. S o u s; les tas de cadavres, on a trouvé beaucoup" de moribonds. Un témoin oculaire dit que les combats ressem blaient à une rencontre entre deux m urailles do pierre qui s ’entrechoqueraient. Les défendes russeB sont prodigieuses, ot les R usses disposout de vivres en quantité suffisante. U y a notam ­ m ent une quantité im portante do haricots.

La brigade navalo russe s ’est conduite adm irablem ent.

Un mécanicien, échappé do P ort-A rthur et arrivé à Cliefou, a raconté que l’autorité mi­ litaire ayant fait raser une maison fortem ent détériorée par le bombardement, on décou­ v rit eu dessous de profondes cavités. Celles- ci avainnt servi pondant la guerre sino-japo- naise de magasins où les Chinois avaiont ca­ ché dos provisions d’arm es ot de m unitions qui vont suffire pour les besoins de deux compagnies russes pendant uu mois.

do Blancbet, d’Amiet, etc. On lira avec plai­ sir do Genèvo à V illeneuve, et plus loin en- 0ore, ce dernier numéro du Giiguss.

Quatrième édiiion • 4 heures

Chronique tooala

Congrus de philosophie. — P our les

séances générales, les galeries de l’Anla sont nuvertes au public, le bas de la salle étant réservé aux congressistes.

Les séances générales auront lieu diman­ che à 2 h., lundi à 2 h.', mardi à 10 h ., mer­ credi à 2 h. ot jeudi à 4 h. Voici le program ­ me de l ’après-midi de dimanche :, 1 h. 1/2, réunion de la commission perm anente inter­ nationale; 2 h.; onvorture du Congrès ot pre­ mière séance générale dans l’Aula de l ' Uni­ v ersité: 1“ Discours do bienvenue do M. le

prof. Gourd, président du comité d'organisa­ tion ; 2* Allocution de M. E rnest Navilie, pré­ sident d ’h o n n eu r; 3“ Présentation des con­ gressistes; 4’ Nomination du -com ité du Con­ grès ; 0" R apport de M. E. B o u tro u x ; 6" Dia- cussiou. — 8 h ., récoption fam ilière offerte p a r lo comité local dans là Campagno de M.

Ed. Claparède, secrétaire général, 11, Cham- pel.

Iæ khédive. — Le khédivo d’Egypto,

qui a comme on le sait, passé une partie de sa jeunesse à Lnncy, a term iné aujourd'hui f o u séjour à Genève, après avoir passé sa dernière soirée mu K ursaal, dans une loge ré servée, en compagnie de MM. Ch. Hacciùs ot R eichert de l’hôtel d ’A ngleterre. Le khédive a q u itté Genève à midi 55, so rendant à P a­ ris v>à Bâle. 11 se rendra à Londres lo 9 sep­ tem bre et re p a rtira directem ent pour i’E-

g ypte. _______________ '

DEPECHES

E n S e r b ie . — Belgrade, 2. — A la suite

d ’explications échangées entre M. Nicolas Pachitch et M. Balougdchitch, le dissenti­ ment qui s ’était élevé eutre eux a été réglé, ot co dernier conserve le poste de chef de la section de la presse au m inistère des affaires étrangères.

Les bruits lancés dans toute la presse, au sujot d’uu nouvel em prunt, sem blent prém a­ turés, d’après ce quo déclarent les amis do M. Laza Patchuu, 1e m inistre dos finances.

E t a t s - U n i s e t T u r q u i e . — Londres, 2. — Lus autorités turques à Constantinoplo ay an t été informées que des Arméniens étaient arrivés dans la capitale nrauisde pas­ seports américains, ont demandé à la léga­ tion dos Etats-U nis leur expulsion. Le minis­ tre, M. Leishman, a réfusé, alléguant que ces Arméniens, citoyens am éricains, n ’a­ vaient commis aucun fait de nature à ju s ti­ fier une pareillo m esure. La Porto insistant dans sa réclam ation, les relations entre elle et la légation américaine sont de nouveau tendues.

Cette affaire menace de rendre nul l ’aooord intervenu la sem aine dernière entre la P orte et la légation des Etats-U nis touahant lo der­ nier conflit turco-am èrioain, p our lequel, comme on se le rappelle, une escadre avait été envoyée dans les eaux turques.

Chronique locale

L e tem ps qu ’il l’ait. — Ln situation

atm osphérique s’améliore en E u ro p e; la pression devient généralem ent élevée, elle déjiasse 765 mm', s u r nos régions, ainsi qu’en Suède et ou Finlande.

Lo vont souffle du nord-ouest su r les côtes do la Manche ot de la Mêditerannée, du nord- est en Gascogne.

Des averses so n t encore tombées dans le nord et dans l’est do la France. La tem péra­ ture a baissé dans le sud-ouest de l ’Europe. En Franco, nn tem ps nuageux est proba­ ble avec tem pérature voisine do la norm ale. Le barom ètre à Genèvo a légèrem ontfléchi. Lo temps est cependant beau co m atin.

Critiqu e hum oristique. — Le Gu-g u ts ’ consacre sou numéro d’aujourd'hui 3 septem bre à lExposition nationale suisso'des beaux-arts. I l critique — à sa înanièro, bion ontendu — plusieurs œ uvres dont los « in­ fluents » ont parlé bion avant lui, mais on d’autres ternies. Plusieurs exposants seront sans douto surpris do retrouvor dans cet ex­ ceptionnel numéro, une réduction fidèle, très ressem blante de lours œ uvres.

Ainsi, ceux qui ont visité les salles du pre­ m ier étage du palais deRum ine reconnaîtront bien vite certaines toilos fort discutées ou admirées : colles de H odler, d’Auborjonois,

C in q u iè m e é d itio n d 'h ie r

R U S S IE E T J A P O N

Tokio, 2. — 10 h. m atin. — Jeudi m atin, do bonne heure, les Russes ont commencé à abandonner les positions au sud-ouest de Liao-Yang. Lo passage du Taï-Tsé s'o st effec­ tué avec une grande confusion Les Ja p o n a is ont poursuivi les Russes vigoureusem ent e t se sont em parés de plusieurs pièces de canon dont ils se sont servis pour bombarder Liao- Yanj,. La droite du général Oyama a attaqué jeudi m atin, à onze heures, une forte colonno russe dans le voisinage do H oir-K ing-Taï,.à douze milles au nord-est de J/ïao-Y aog. A l'aube, la gauche a commencé à repousser les Russes vers le Taï-Tsé. L e chiffre total des pertes japonaises n ’est pas connu, mais on assure officiellement qu’il ne dépasse pas 10.000 hommes depuis le 29 août. . '

Tokio, S. — B c gran des réjouis- sauces auron t lie u ce.soir v e n d r e d i fi l ’occasion d e l a victoire d e J j Ï h o -

Ynng.

Tokio, 2. — Uu navire Tusse qui débar­ rassait le goulet de P o rt-A rth u r de mines sous-marines s ’est je té m ardi s u r une de ces mines et a coulé.

Shanghaï, 2. — Les tra v a u x à bord de VAskold et du Qrossocoï ont été arrêtés sur l’ordro du m inistre de la G rande-Bretague à Pékin, les docks dans lesquels se trouvaient ces vaisseaux étan t propriété anglaiso. Le gouvernement chinois a donné l’ordre quo l’équipage de ces navires soit envoyé en Russie après avoir prêté serm ent de ne plus serv ir pendant, la guerre.

Tokio, I , 8 h. du soir. (Sp.) — Les dé­ tails complets s u r la bataille de Liao-Yang; dém ontrent clairem ent le caractère acharné do la lu tte. Les Japonais ont, m algré leur jonction, modifié la dénomination de leurs arm ées. Celle du général Kuroki e st appelée arm ée de droite ; celle du général Nodzu, a r­ mée du centre, et colle du général Oku, ar­ mée de gauche. U ne partie de la colonne de gauche de l ’ailo" droite, après avoir.délogé les Russes e t occupé une éminence au nord de H snchiaku, dans la soirée d u 30 août, fu t an butte à uue violente offensive de- la part- des Russes- q u i- avaient reçu des- renforts, Les Japonais se replièrent d u ra n t la nu it vers u n e arête an sud de H suchiaku q u ’ils occupèrent. Les Russes étaient s u r le point de poursuivre l’attaque, ibais ils abandonnè­ ren t leu r intention.

L a droite et-le centre de la colonne de droite commencèrent le u r -, m ouvem ent en avant le 30 août à 11 heures du soir et tra ­ versèrent le Taï-Tse près de Len Kao W an Cette colonne s ’avança s u r fîu a n Kufen occupa une ligne s’étendant de H an J a L aZui e t Tzuatuo. Une violente canonnade russe di­ rigée contre cotte colonne de droite dim inua quelque peu d ’intensité, niais le combat d’in­ fanterie se poursuivit avec la même vigueur. Les troupes japonaises opérant à gauche de la colonne du centre, com battirent pendant toute la journée de m ercredi, m ais ne réussi­ rent pas à déloger les R usses. La colonne de droite et l’aile gauche rep riren t l ’offensive, Mercredi m atin à 3 h ., elles so lan çaien tà plu­ sieurs roprisos à l’assaut des positions russes mais furent repoussée chaque fois.A yant enfin reçu des renforts, les tru.ipes firent un der­ n ier effort et réussirent à occuper une émi­ nence située au sud-ouest de Hsi Lin Tiug.

Do co point, les troupes japonaises s ’élan­ cèrent jeudi à l’aube contre les positions^riis-. ses qu’elles enlovèrent. Enfin l ’arm ée du centre, après avoir repoussé les R usses, les je ta contre la voie ferrée et, aidée d ’une par­ tie de la colonne de gauche, réussit à repous­ ser uno série de charges effectuées p ar les Russes. Ces dorniors continuèrent à occuper uno éminence à l’ouest de Su-Cban-Pao, d’où ils résistèrent victorieusem ent à tous les ef­ forts faits pour les en déloger. Cette position fu t enfin enlevée d’assaut dans la m atinée de jeudi. L ’ailo gauche to u t entière continua se battre pendant la journée de mercredi. 3 heures après midi, une colonne russo fit son apparition à 5 milles au nord-est de Su- Chan-Pao. Les Japonais firent donner leur réserve contre ello. Dans la soirée de mer­ credi, un télégram m e envoyé p ar le q u artier général de Tokio annonçait qne l ’arm ée de gauche avec toute son artillerie reprendrait l ’offensive et se lancerait ensuite à l’assaut des positions russes.

Las Palm as, 2. (Sp.) — ' L a gouverneur m ilitaire télégraphie avoir reçu un télé­ gram me annonçant l’arrivée, à l^incerota vaiBseaux de guerre étrangers, qui b attraient pavillon russe. Des transporte, atten d an t leu r arrivée, les auraient approvisionnés do charbon.

Chefoti, 1er. (Sp.) — Sir R obert H art, inspecteur dès douanes m aritim es, a décidé que le vapeur Indépendant serait autorisé à se rendre librem ent à Niou-Chouang.

empreintes toutes deux d’un esprit de conci­ liation et do modération. I l n ’a pas trouvé au cours do ces deux réunions une résistance absolue systém atique, et diverses proposi­ tions ont été examinées avec calme et avec un esprit favorable do la p a rt des délégués des inscrits m aritim es et des dockers.

Ces derniers feront connaître ù leurs syn­ dicats respectifs réunis en assemblée géné­ rale les propositions qui leu r ont été soumi­ ses, s’engageant à inform er samedi après- midi M. Le Méo des décisions qui auront été prises.

Lo tran sp o rt Mytho, venant d’A lger, est arriv é ce m atin avec’ 250 passagers. Il ap- . porte également des dépêches et des colis postaux.

Le W in h -L o n g , allant à Oran, p a rtira sa­ medi avec 600 passagers, les dépêchés e t los colis postaux.

Dans leu r réunion de ce m atin, les dockers ont procédé à la nomination d ’une commis- . sion de la g rè v e .,

Le calme le plus complet règne en ville.

L e s Boxers se réveillent. — Shang­

haï, 2 (Sp.) — Les m issionnaires am éricains ont quitté Taming-fou à la suite des menaces d’nne société secrète de la localité. La mis* sion de Teliang s’est égalem ent enfnie vers le- sud. Le reto u r d’un mouvem ent dep Boxers demande la plus sérieuse attention.

On lira demain dans le H erald d u N ord de la Chine s’il faut m aintenir l’annonce d’une menace de prochaines révoltes de B oxers d ont la nouvelle se répand aveo

rapidité. Ses effets se font déjà sentir & plu­ sieurs centaines milles de distance. Comme ce journal le publiait en 1900, une confla­ gration géuérale est à craindre, et la situa­ tion demande qu'on exerce la plus grands

vigilance.-

-A u Canada. — Londres, 1. (Sp.) — Le

roi a approuvé la nomination de lord Gray,' comme gouverneur du Canada, en remplace­ m ent de lord Minto.

D É P Ê C H E S D U J O U R .

P r e m iè r e éd itio n

R U S S IE E T J A P O N

P a ris, 2. — (Sp.) — La légation du Japon communique la dépêche suivante de Tokio, 2 septem bre :

D’après des dépêches reçues du qnartiéi général, le 1“ septem bre dans l'après-m idi, le corp3 d'arm ée form ant la gauche des troupes japonaises s ’e st emparé jeudi à l’au b e,.ap rès une attaque vive et hardie, des hauteurs qui étaient occupées p ar la droite de l’ennemi. Toutes les troupes russes qui

com- japo-

pu-étaient a u sud de Liao-Yang ont alors menoô à b a ttre en retraite. L es armées naises les poursuivent.

Londres, 2. — Quelques jo u rn au x

blient la dépêche suivante : '

Tokio, 2 . — Le quartier général de l 'a r ­ mée japonaise en M andchourie va être trans* féré à Liao-Yang. Le combat continue au nord de cette ville. Les Russes s ’efforcent de conserver la voie ferrée.

St-Pétersbourg, 2. — Le général Kouro* patkino télégraphie a u ts a r en date du le i septem bre a u sOir :

L a bataille a continué toute la journée. Le*

Russes ont été obligés de q u itter leu r terrai» su r leu r flanc droit. Les Japonais occupent; plusieurs positions. L a gare du chemin de' fer a été attein te par des projectiles. Les services ont été installés p lu s a u nord. Les forces du général K uroki s u r la rive droite du Taï-Tsé-Ho s ’avancent. Les partes russes d u ran t ces deux derniers jo u rs s’élèvent à

5000 hommes. .. ,

Tokio, 2. — On nnnouce qne Liao*

Y a n g est en flam m es.

Tokio, 2 . — (3 h. après-m idi). — Le chel d’état-m ajor de l’arm ée du centre télégraphie dans la m atinée que lo centre continue à avancer pour; v en ir, se m ettra en lig n e aveo la colonne de gauche.

Tokio, 2. — Le m aréchal Oyama annonce que les Russes, ne pouvant, résister a u x vi­ ves attaques des Japonais, se sont retirés jeudi dans la direction de Iiâo-Y ang. La gauche e t le oentre de l’arm ée japonaise les ont p o u rtan t poursuivis avec vigueur. Les Russes étaient en ’ grand désordre et es* sayaient do se re tire r s u r la rivo droite da

T aï-tse. ' (V o ir «iitfe en «Iernlfcr«

D E R N I È R E S

N O U V E A U T É S

Demandez échantillon en blanc et couleur à noir, 21066 I

Soieries-Grieder-Zurich

Petite recette de cuisine à la VÉGÉTALINE

S a u c e t o m a t e

Faites cuire des tom ates une demi-heure, avec poivre, sel, une gousse d ’ail, l/2.feuille de lau rier, lbyinr persil, oiguonBf~p»S8f>;«.lo to u t dans u n e p assoire,-m ettez do la « lfé * g ê t a i i n e » dans une casserole, liez aveo la

cuillère une demi-cuillerée de farine, verser doucement la purée passée, faites lier su r It

feu e t servez.

n 9

T Ü S L E R

A r r e s t a t i o n . — Morges, 2 .—O n.a arrêté à Bussigny trois jeunes gons bien mis qui o nt été trouvés porteurs d’outils do cambrio­ leurs. On a égalem ent trouvé sn r eux un certain nom bre de bijoux. Des recherches qui ont été faites ensuite ont amené la dé­ couverte, sous un amas de bois, d ’nn grand nombre des bijoux volés à la comtesse R iant

à la Yorpillièro près St-Maurice.

L e s g r è v e s . — Cette, 2. — Les charre­ tiers viennent de se solidariser aveo les doc­ kers e t parcourent la ville en cortège. Sur plusieurs chantiers ils ont débauché de gré ou de force los ouvriers en bois. Deux raille ouvriers se trouvent ce soir en grève ; un chômage général règne su r tous les quais.

Les grévistes ont empêché lo travail à la Compagnie générale de navigation, et s u r los canaux. Los ouvriers qui se cachaient ont été relancés et ont dû abandonner lo travail.

Les gros négociants en vins do la place vont ne plus pouvoir faire lours expédi­

tions. , r _

Marseillo, 2. — Les entrevues que M. Le Mée de la Sallo, président de la chambre de commerce d e v a i t avoir avec le président et les délégués du syndicat des inscrits m ariti­ mes et du syndicat des dockers ont eu lieu

hier après-midi. - , ' , ,

M. La Mée a déclaré qu’elles avaient «te

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