La production d e l'Ouest Cameroun est complétée par l e projet de l a Société de developpement de la R i z i c u l t u r e f d a n s

36  Download (0)

Texte intégral

(1)

Ø

AGRONOME IRAT

La Production Rizicole camerounaise était estimée ën 19754976 29,906 Tonnes de paddy sur 230736 heta'tares selon l a répartition suivant e

b SURFACES PRODUCTION;

EN TONNES EN HA !

I P.ROVINCES

. I I

I Centre Sud ! 6.070 ! 4,242 !

!

! Ouest 460 ! !

! Littoral I u I 6 6 ' I I Est

256 ! i16 I

! Nord 1 Y l l e O l O I . 2 3 , 3 4 0 !

I !

3e600 I 1.800 1 1 Sud Ouest I

! Nord Ouest 1 % e 8 0 0 ! "948 I

-I I 1 I

! I

1 I

Le producteur principal est la SEMRIZ dont la production 3.978 atteignait 256000 tonnes de paddy sur environ 5000 heotares d e Rizières irriguéeso

D a n s l'Ouest Cameroun l e projet de développement de l a haute vallée du NOUN ( N ' D O P ) produit en k979 près de 3000 tonnes de paddy sur

750.

h e h a r e s de Rizières. La production d e l'Ouest Cameroun est complétée par l e projet de l a Société de developpement de la R i z i c u l t u r e f d a n s . la Plaine ded M'Bos (SODERIM). Ce projet s.test limité en 1979 & la * - culture de 350 hectares de r i z pluvial pour u n e production d'environ 900 tonnes. I1 se prépare B diversifier sa production e n Riziculture irriguée. L t i n t r o d u c t i o n d e la Hiziculture e n général parait 8tre

,.,

. .

o e e/., o

- 1 -

. / ' . .

L .

(2)

* d

L c s premiers travaux e n Riziculture irriguée remontent à

2eme guerre mondiale dans le Nord Cameroun (SEMRIZ), l e s tions de missions chinoises dans diverses régions do

et à l'Ouest se placent après 1960, L a Hixiculture pluvia développement commencer vers 1970 notamment dans l'Ouest avec le démarrage des recherches

et l e Projet N'DOP',,

la station Agronomique

P o u r satisfaire l a consommation Camerounaise l e de R i z Blanc sont de l'ordre de 350000 tonnes par an.

L a consommation d u R i z est évaluée A 7,5 k g de R i z p chiffre supérieur & celui d u Nigeria (2 kg) mais infér d u Sénégal ( 6 % kg) et de la C8te d'Ivoire (45 kg).

Cette faible consommation stexplique aisèment par la p tres cultures vivrières $.mportantes base d'autres cérgal o u Sorgho) de tubercules (macabo- tarol igname

-

patat

manioc) et de Bananes plantains notamment dans les savanes et forat de l a partie occidentale etm6rldianale du Cameroun.

21 Le milieu Naturel

L'Ouest Cameroun s'étend entre les latitudes 4ON (DOUALA) e

P o u r atteindre les plateaux de l'Ouest, i l faut traverser une Bande cotière de Basses terres (altitude 90m) comportant des secteurs

variés (cuvettes sédimentaires volcans et Bas plateaux cristallins)#

Le Relief est marqué par des massifs volcaniques dont le plus connu est l e Mt Cameroun qui culmine 4100 m et constitue l e début d'une série d'édifices volcaniques s'étendant d u golfe de guinée jusqu'en Adamaaua occidental et dans les monts Mandara du Nord Cameroun..

L e s plateaux de l'Ouest Cameroun forme un massif trapu et é l e v 6 dome portant de nombreux paliers s'étageant de fil00 & $800 m e Ces monta- gnes & dominance granitique comportent dans leur partie centrale une z8ne d e fracture orientée Sud Ouest/Nord Est jalonnée par de grands massifs volcaniques (MTS KOUPE

-

MANENGOUBA œ BAEJLBOUTOS

-

lit de BAFANG

-

MBAM, OKOU)

L e climat est d e type "CAMEROUNIEN" climat équatorial original à deux saisons t u n e longue saison des pluies q u i dure 9 m o i s (mars- novembre) dvec un possible ralentissement des précipitations e n Juillett une courte saison sèche (Décembre

coupée d e quelques pluieso

O n distingue 2 variétés de climat CAMEROUNIENO

1

Février) parfois entree

o o o / . e o

L -

_.- I. I

-"- .

(3)
(4)

- 3 -

w Le climat camesounie; maritime qui règne sur la région catière et

(10.000 mm

une températare élevée (moyenne annuelle 26OC)

_ 1 se distingue par l'abondance des précipitations t 4000 mm VICTORIP DEBWDSCHA sur les pentes ouest d u M t Cameroun) et par

L Le climat camerounien d'altitude qui règne sur les hauts plateaux de l'Ouest avec des températures moyennes annuelles de 2 0 ° C & 1300 n d'altitude et une pluviosité de l'ordre d e 2000 mm.

L'ensemble de l a Région des plateaux de l'Ouest est très densèment peuplé (moyenne 60 Hab/lF)m2)- les

5

départements Bamiléké et la z8ne de Bamenda comptent 100 Hab/kpmZ.

22

-

Climatologiie et Riz pluvial

221 . .

-

Pluviométrie et besoins en eau d u R i z pluvial

---~----

L a pluviométrie varie d'Ouest en Est de 4000 $500 m m a

A u premier abord, elle ne parait pas &tre un facteur limitant de la Riziculture pluviale malgré des variations interannuelles im- portantese

L e T a b l e a u 1 (diagramme Agroaimatique Ml30 1974-41979 montre cependand que l e s besoins e n eau pendant l e ler Cycle ( $ 5 Mars

-

I Q Juillet)

sont justecouvertspour une variété de 100 jours

564

mm contre

565

mn estimés (selon J e P e AUBIN), P a r contre il semble que pour le 2 e cycl

(15 Juillet

-

15 Novembre), les besoins e n eau pour dure variété de 120 Jours soient largement assurés en moyenne P 2035 mm contre 9OOmn estimés (selon JP AUBIN). O n retrouve donc 15 u n e contrainte clima- tique qui inviterait h ne cultiver qu'un R i z pluvial de 2 e cycle dar les z8nes à pluviométrie analogue. O n remarquera aussi que l'irrégu- larité des p&uies entrainent souvent d e s difficultés d e préparation du s o l (sol engorgé en ler ou e n 2e cycle)e

(5)

. . . .

. . . : - .

. . . .

. . . .

. .

t. ' Lœ-

, .

., - .

.. . _

~ 5 .

. .

. .

. .

, . . , * . . ' ! ' .

., - .

. . . ..

. . ,

. _

. . .

. . . ! .

~ 5 .

. . .: .. - .

.

. * .

. .

I

J . _ . - ...

. .

. . . . .

. ,

1 '

. . . . . . .

.i ! .. . . . . .

I .

: . .

I . . . ' . . , , . . .. S.'... . . . I . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ,

. . ,.

. .

. .

. .

. .

. I

0

. .

4 . 3 J

t .

JI

L

I . . . ' . . , , . . .. S.'... . . . I . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ,

. . ,.

. .

. .

. .

. .

. I

0

. .

4 . 3 J

t .

JI

L

, . -

i .

. . . . . .

(6)

> .

* *

s e

---om.---"-..-

La température, liée à l'altitude (baisse d e Oo,6C par IOOm d'B1Qva- tion) présente une certaine contrainte à l'extension de la Riziculture dans l'Ouest

-

Cameroun.

.

TEMPERATURES MINIMALES ElOYENNES OUEST CAMEROUN

1

LLTITU~

! I 1 !' I . I l-T I I 1 : : - j

! F I M I A ! M ! J ! J ! A I S - ! O l N l D

I SITES I nn

-

de talles températures ont peu d'influence surla germinationo mais elles provoquent un ralentissement de la croissance (allongement d u cycle) et peuvent engendrer la Stérilité.

Cette stérilité est causée par l'absence de pollinisation par suite de la non .dihiScence des anthères due elle meme la malforma- tion d u pollen. Selon les expériences de TetSUDSATAKA, le stade sen- sible est le début de la production des microspores qui subissent ces malformations. Ce stade correspondrait la période de 10 Jours qui précède 1

'

épiaisond

Les variétés du Rie présentent des comportements très différents pour la tolérance au froid. L e s variétés tolérantes supportent des seuils de 15-27"C tandis que les variétés sensibles voient leur épillets devenir stérilespour des températures de 17-19"C-

Ces observations concordent avec celles faites dans l'Ouest Cameroune

-

& 750m d'altitude (MBOS) ou note unelégère stérilité de l'extrémit6

des panicules donombreuses variétés du Riz

-

6 1100111 d'altitude (NDOP-BAXGON) le choix de variétés tolérantes au froid devient resqeint

II. 5 2500 m dlaititude (DSCHANG) le choix de variétés tolérantes au froid se réduit encore et il faut suivre un calendrier cultural précis (épiaison correspondant aux températures minimales maximales AVri1'e.t: liai) pour obtenir l e moins do Stérilité SUT le9 Collection:

de variétés e n observatione Il faut cependant noter que dans le cas dl riz irrigué, les températures minimales observées en abri météorologi.

que peuvent &..tre modifiées par l'action modératrice de l'eau d'irriga- tion qui peut rester e n période froide à des"temp6ratures de 19 à aoof

et diminuer les risques de stérilité.

4. o 0 o/. O o

I . .

0

(7)

- 6 -

223 L'hygrométrie dans toute la Ri?gion est élevée, aussi bien gen- dant l a saison des pluies, que pendant les nuits de la saison sèche0 Elle favorise donc l e d6veloppement des maladies cryptogamiques

(Bhynchosporiose et Pyricnlariose) dont les attaques sont extrememen sévères en altitudee

224 Insolation

L e s périodes de bonne insolation journalière moyenne sont Novembre, Décembre, Janvier, Février (environ 6 heures) ainsi que Avril, M a i J u i n ( 4 heuresIr Ceci pourrait expliquer les observations faites I

sur les rendements du ler cycle (Mars

-

Juin) e n R i z pluvial qui sont souvent supérieurs h ceux d u 2 e cycle (Juillet-Novembre) dont l'insolation moyenne journalière est de 3 heurese D e meme les rende- ments l e s meilleurs en Riz irrigué ont 6 t h observés pour des semis

tardifs (Octobre) avec récolte en Févriere (6 tonnes/ha avec TaSnan5 23 Les s o l s d e l'Ouest Cameroun

On rencontre dans l'Ouest Cameroun 5 types de s o l principaux t

--."---

e---

L e s sols jaunes ferrallitiques formées sur sable crétacé ou tertiaire. I l s ceinturent les environs de DOUALA.

Ce sont des sols sableux acides (ph

4,5

5 51, désaturés, pauvres en bases échangeableso I l s sont assez p e u fertiles et sont occupés par

d e s plantations d'Eloeis et d'Hévéa.

-

les sols rouges ferrallitiques. beaucoup d'entre eux sont form6s sur basaltes anciens et couvrent d'importantes superficies des Hauts plateaux de l'Ouest. Ce sont des sols argileux

(40 4

70743

acides (pH

5)

fortement désaturés. Ils présentent souvent une carenc en phosphore. I l s sont peu fertiles, mais dans certaines parties des plateaux, ils ont éti? rajeunis et enrichis par des cendres volcani- ques et par des apports de matière organique (pays Bamiléké). Ils portent alors,$ c8t6 du caféier arabica, Les cultures de tubercules

(ignames

-

patates

-

taros) de mazs et d e Banane plantain.

3 Les s o l s de cendres volcaniques ou andosols

Ces sols se localisent aux abords des édifices volcaniques récents dans la plaino du Mungo et également au Nord Ouest de Foumbot. Ils ont une couleur sombre (sols n o i r s allophanes). C e sont des sols d e bonne structure grenue h grumeleuse qui permet un excellent d r a b n a g e

-

leur PH varie de 5,5 b

?,T.

, . .

o 0 o/. 0

i

(8)

Ils ont une bonne terreur en bases échangeables et présentent une bonne saturation du' complexe absorbant ( 5 0 % )

Ils portent de belles plantations de Bananiers dans le Mungo de caféiers d'arabie dans la Région de Foumbot ils conviennent égab lement h la culture du maïs et d u So'a.

a = q b r ' L a b p o b d k h - w q p

a d

y O n peutdsur basaltes récents qui ont des aptitudes cufturales voi-

61

sineso

-

L e s sols hydromorphes:

I l s résultent de l'.action de l a nappe phréatique sur l a roche mère.

o n peut en citer quelques t y p e s o

o sols hydromorphes & accumulation de matière organique que .,

l'on rencontre sous les raphiales d u pays'Bamilék6.

sols marécageux qui peuvent présentersdes caraltéristiques intéressantes : structure convenable, capacité d'échange élevée 1 terreur intéressante e n chaux et en potensse couvre les sols d e la plaine d e NIDOP

O

O Sols hydromorphes h pseudogley dela plaine des M'Bos.

Ces sols fqrmés sur alluvions lacustres anciennes présentent une assez forte terreur en argile ( 2 5 & 350/:), un horizon superficiel humifère peu profond (20cm environ) superposé h un horizon de gley pouvant contenir des concrétions ferro-manganiques e n quantité impoi

',

tantes C e sont des sols pauvdes e n matière organique (285 5%)

I

acides: P I k 5 capacité d'échange faible avec risque de toxicité ali minique, déficience e n phosphore, calcium, magnesium.

L.) L e s sols alluviaux

de contitution très diverses, ils occupent des Bandes étroites l e long des cours d'eau de l'Ouest Cameroun (NKAM).

L e s deux dernières catégories de sol (hydromorphes et alluviaux) sont les plus favorables h la Riziculture irriguée.

Mais o n peut envisager l a &iziculture pluviale sur d'autres types de sols: andosols, s o l s S a u n e s ferrallitiqueso/-=

c

. .

(9)

- 8 -

On désigne sdus cette appellation une Riziculture.pour laqùelle

Ia

plante stalimente uniquement par l'eau de pluie, ci se trouvant le plus souvent 8 plus drl m de la surfaoe du s o l .

I dans laquelle l'aotion d e . l a nappe phréatiqúe est infime, celle La plupart des recherches rizicoles ont ét6 réalisées dans la P l a i n e des Mbos de 1971 B 1979 sur des sols hydromorphes B pseudo glgy repondant & la définition précédenteo ils sont classés dans l'unité 1 d e la prdfection pedologique de 1979

(mi.

BOURGEON et LATRILLE IRAT). ces sols constituent environ la moitié des surfaces disponibles dans la Plaine des M*SOSo

La recherche variétale a ét6 abordée par des introduc- tions nombreuses : D'abord la variété 6 3 - 8 3 , sélection faite à la Station agronomique de

%&A

(Sénégal) dans des descendances d'hybrides entre 617 A d e madagascar et des variétés de ItINEAC I(4ATRE)o'l

Devant certains défauts observés (verse et cycle long) ou on introcluif du materiel vég6tal Brésilien ( IAC. Dourado etc, puis ensuite les créations de la station agronomique IRAT de

Côte dtïvoire notamment les descendances d u croisement Sénégal) x Lung Sheng 1 (Tainan) et enfin les variétes obtenues'par mutagenèse d e la variété 6 3 - 8 3 .

'Les critères d'adaptabilité recherchés ont 6t6 :

.Ila resistance à la pyriculariose

-

la resistance à la sécheresse

= la resistance à la verse (taille courte à moyenna)

-

la tallage aussi fort que possible pour un riz pluvia

-

le rendement

-

les qualites technologiques du g r a i n (translucidité taux d'-se),

Les contraintes &g onomiques imposées pa.r le choix du calendrier cultural ont P d d e 1970 & 1977 e-: I- _'.w=k - ' sur l e cycle cultural. La pluviométrie augurait de la possibilite de faire 3Qycles de Rizicdlture l'un de Mars B Juillet exigeant des varibtés de cycle courtll'autre de Juillet à Novembre !'@xi- geant des variétés d e cycle moyen. L e passage en vulgarisation de la Rizichlture pluviale mécanicsée a montré la difficult6 de réalisation des 2 cycles notamment les contraintes rencontrees pour la préparation des terres et la recolte B lyintercycle du ,mois de Juillet en pleine période pluvieuse. En 1978 on a alors

b o % l e problème d u choix de variétes de 5 mois permettant un meilleur

étalement des semis, donc une meilleure maitrise des préparations d u sol, avec un cycle uniquement de Juin à Novembre.

(10)

*

Conditions. pluviales strictes.

! . .

I Ces choix rhsultept d'un long travail drintroduction (2738 variétés en 1980) d e choix et de sélection dans des descen- dance..; d'hybrides réalises soit au Cameroun soit B Bouaké

lracqGis variétal a ét6 satisfaisant dés 1974. On peut affirmer qu'il parait très solide .puisque l'on dispose d'une gamme de varié1 de cycles différents avec une bonne résistance horizontale Q la pyriculariose,

Les potentialité

w

de l'ordre de 3 B kT/ha en essai e %

d'environ 2,5T/ha en grande culture, O n peut espérer une amélio- ration de ce rendemeDt'<jusqu'à 3T/ha par l'avancement des connais- sances rm management t fertilisation notamment phosphatée

-

rota-

tions 'façons culturales adaptées I I au nouveau calendrier cultural.

(11)

- -

.

- lo -

CARACTERISTIQUES PHENOLOGI~UES DES PRINCIPALES VARIETES D E , R I Z P L W I A L UTILISEZS DANS

* & 1 'OUEST CANJEROUN

*

N o t e s I R R 1

3 z 0 - LA --FERTILISATION ------.: -----I

L ' e t u d e de l a f e r t i l i s a t i o n d e r i z

l e p o i n t d t e s s a i d e FOUNGO (MBO I ) s u r d e s sols peu é l o i g n é s du p i e d d e s montagnes q u i c e i n t u r e f i h a c u v e t t e e t SUT l e s q u e l s s e

t r o u v e n t a c t u e l l e m e n t l a p l u p a r t d e s p l a n t a t i o n s paysannes (caféier r o b u s t a e t c u l t u r e s v k v r i è r e s ) *

Si l e , t a u x de matière o r g a n i q u e e s t s e n s i b l e m e n t l e mame, l e s s o l s du F h n f d e FOUNGO c o n t i e n n e n t p l u s dt816ments g r o s s i e r s , o n t une t e r r e u r en P p l u s é l e v é e t s o n t m o i n s g a t u r é s que ceux , du C e n t r e de l a P l a i n e ,

9 " -e-

(12)

-

1 1

-

On doit aussi ajouter que la pluviometrie au bord des mon- tagnes est plus &levée e'n moyenne ( MI30 I = 1 8 4 1 , 8 mm

-

MBO II

-

1743,2

mm) pouvant réunir ddnc plus souvent l e s conditions anaéro- bies diminuant les pertes %'Azote ( * Ihoormann)

.

C e s points de détail sont ipportants car ils peuvent

expliquer ou aider & expliquer les resultats des premières études de fertilisation que nous essaierons de résumer ci-aprbs,

- 1 4 l ' f

Test de recdalnent avec la variété 6 3 . 8 3 2 niveau de Euinure F1 80N

-

SOI(

-

60P

F2 i60 N

..

160K

-

120P

Ce premier test montre que les fumures F1 et F2 sont sensiblement équivalentes

fizz

: 3 courbes de réponse sont mises en place avec la variété 63-83

O Courbe de réponse A l'Azote t 0-40-80-120-160-200 unit6s/ha avec complément 6 0 P

+ 60

K unités/ha au 2 cycles et 2 prece- dents ( soja et Riz).

On n e met pas en Qy$.ptgn e d d'ffér

1 5 s_feqegen bnc*a4r t @ è W a c t 9 4 e L e s zote a c omplè te cette e u e avec un même compl6ment phosphapotassique.

Les 1 1 modalités de fractionnement n e montrent pas de différen- ces significatives avec un rendement moyen de 2,s T/hao

O Courbe de reponse B la potasse : 0-40-80-120-160 unit6s/ha avec complément 6 0 ~

+

80N unit8s/haa On ne trouve aucune dif- férence significative entre traitement par un rendement de l'ordre de 4T/hae

avec conipl6rnent 80K et $ON unit6/ha sur 2 cycleso

Aucune différence significative n'apparait en&re traitements

&e rendement du ler cycle est l e l'ordre de 4T/ha. Celui d u

2 e cycle de 2,5T/ha.

D'oÙ la définition d * u n e politique de fertilisation t puisqu'il n * y a pas de reponse B des doses cxu/kipíqttes de P et de K et une reponse optimale B N pour 80 uni;tQs/ha, on restitue seule- ment les exportations de8 grains sort :

c L b k . F a q & a q e s entre

O Courbe de.réponse au phosphore : Oa40.80.12Oa16~.200 unitgs/ha

(13)
(14)

- I

-

13

-

1 TRAITENENTS XN i PHOSPHATE BICALCIQUS~ ' PIIOSPHATE TRICALCI-! I

r

KG P205/HA I ! R T/HA I . QUE R T/HA I

!

*

2'215 ! ! 2,986

*

! 2,242 1

I

! o

1 400 1 ! 70 ! t

f

' 2,086

,

t 1,927 ,

30- L'arrière effet d u phosphate est évident en 2 e année (1979 il reste à savoir la durée de cette arrière actiono

Ces résultats sont confirmés par les essais 1978 d e l*IFDC qu'il y a réponse & l'Azote et au phosphore en conditions plu- viales et pas de réponse & la potasse,

La fonction de production est de la forme :

(international Fertilizer développement Center), qui montrent

Y = 1710,lO

+

14,179 N -. 0,0176'n 2

+

9,1659 P

-

0,0123 P2

Y, N, P en kg/ha de paddy, N et P 2 0 5 .

Toutefois cette Qquation semblZe donner des résultats opti- Pour N = 80 et P = 200 kg/ha

pour N = 80 et P = 100 kg/ha mistes :

Y = 3,963 T/ha Y = 3,526 T/haa

.

Ltétude de la fumure azotée reprise en 1978 et 1979 confir- me la dose d e fertilisation trouvée en 1972 soit environ 80 unités N/ha. Un essai d'amendement au silicate de chaux réalisé en 1979

pour vérifier l'hypothèse émise par M. ROCHE (carence en silice) mon- tre des différences significatives entre l e s traitements au silicate et le traitement s a n s silicate. Cet essai sera repris en 1980.

a * / * 0 a

*

(15)

. . ..

.”

. . -I .

, - I 4

-

Xn

---

c o n c l u s i o n de c e c h a p i t r e q u i résume p e u t 8 t r e

9 ans d e t r a v a u x , on p e u t d i r e que l e phosphore e s t un d e s p r i n - c i p a u x f a c t e u r s l i m i t a n t s du Rendement du R i z p l u v i a l d a n s l a P l a i n e des MOROS.

t r o p r a p i d e m e n t

Son i m p o r t a n c e n ’ e s t p a s a p p a r u e immédiatement, & n o t r e avis, p a r c e q u e l e s sols s u r l e s q u e l s o n t é t é r é a l i s é s l e s p r e m i è r e s e s p 6 r i m e n t a t i o n s de f e r t i l i s a t i o n a v a i e n t des c a r a c t k i s t i q u e s p h y s i q u e s e t chimi-ques p l u s f a v o r a b l e s que ceux s u r l e s q u e l s a 6 t é i n s t a l l é l e P r o j e t . Les b a i s s e s d e rendements c o n s é c u t i f s h l a R i z i c u l t u r e p l u v i a l e c o n t i n u e s o n t a p p a r u e p l u s r a p i d e n e n t s u r l e P r o j e t ( 2 8 a n n é e ) que s u r l e p o i n t d t e s s a i ( h e année).

, .

Y

(16)

r

CI1

25

m

33 PHYTOTECHNXE ROTATIONS SYSTEMES DE CULTURE 331 L e s cycles de culture

c

Ils ont ét6 définis dans la plaine des M'Bos e n fonction d u diagramme pluviométrique & distribution bimodalee

L e s pluies sont généralement installés la MirMars et subissent une

diminution sensible en Juilleta

Elles reprennent violement e n AoQt et s t a r r e t e n t o n moyenne ii l a m i Novembre.

O n a donc proposé 2 cycles de Riziculture pluviale

)II

l'un de Mars

A

Juillet en utilisant d e s variétés de li00 Jours

n l'autre de Juillet

A

Novembre avec des variétés de 120 Jours.

Mais l a réalisation de ce calendrier e n grande culture s'est heurt6 d de grosses difficultés e n raison de L'irr6gularité d e l a pluvioméw trie. O n a enregistré notamment des impossibilités de récolte o u d e préparation du sol pendant le période intermédiaire de Juillet, ce qu s'est traduit par des échecs a u ler OU a u a e cycle de Rizicultures E n 1977, o n a décidé de n e plus envisager qu'un seul cycle cultural

annuel et plttt8t le 2 e cyclep qui, malgré son rendement généralement plus faible, est assuré d'une pluviométrie suffisante0

L e s dates de semis sont toujours fonction de l a pluviométrie qui con- ditionne la préparation d u sola

En 2979 par exemple, l e s labours en humide ont pu se faire début Mars alors qu'en 1980 ils n'ont pul commencer que fin Mars. ,-

E n 1978 on a envisagé de réaliser un 2 e cycle cultural avec des vari6 t é s de 150 Jours permettant des semis e n Juin.

332 L e travail du sol

Un dispositif d'étude a ét8 mis e n place dès 3973e Z1 comparait les modes de préparation suivants

A

dominance mécanisée pour une Rizicul.

ture pluviale h 2 c y c l e d a n sur parcelle de %500 m 2 -

CI Daba ler cycle R G a b a 2 e Cycle

Y Labour %er Cycle n Labour 2 e cycle offset %er cycle a offset 2e cycle

u labour ler cycle w offset 2 e cycle

O

, i

(17)

Labour Y Offset,

*

Fluorodiphèqe. (2,8 kg m a/ha e n ler cycle 3*6 e n 2e cycle) préew

I I

m&rgende,les conclusions suivantes sont mises e n évidenee t

So influence positive d u labour sur l'accroissement de l a porosité

I 4

4 et de l'enracinement d u H i z pluvialo E n conditions de sécheresse, une alimentation hydrique et minérale est assuré permettant des ren dements acceptables-

2 O l a monoculture du Riz pluvial engendre u n e exj;r.losion de la flore

adventice sur les modes de préparation superficiels. l e labour limi t e cet envahissement0 Le labour fermé et dressé apparait comme une technique préférer aux modes de préparation superficielm

Les nouveaux objectifs de la %eiculture pluyiale définis en 1978 ont imposé un seul cycle de R i z par an (semis e n Juillet)

Dans ce nouveau cadre, un-essai a mis en comparaison divers nouveau

modes de préparation du sol avec le système ancien 2 cycles/an

I

-'

(18)

~~

I TRAITEMENTS !R e n T/ha 1

l

1

T4

déchaumage Mars œ Broyage Jachère e n M a i I 2 6 3 f 5 A !

! !

! 1

1

!

1

T3

Chisel en Mars a cultivateurs répétés ! 2,lL85 A ! Labour 15 Mai

-

cultivateur

2,237 A !

*

! T5 Idem

T4

f S/Solage I _

! TI ler cycle déchaumage

-

labour C. affinage ! 3,344 !

! I l I t 19 19538 A !

! T2 Z é r o tillage I 0,845 ! .

I

2 e cycle !

!

Les traitements affectés de la lettre A n e diffèrent pas significati- vement l e traitement de préparation du s o l au chisel, dans le c a s de

sols défrichés depuis plusieurs années, serait équivalent au traitemend classique déchaumage, labour, affinage et donne un bon profil cultural.

L e s traitements

T4

et T5 avec gyrobroyage de la Jachère en M a i n e per- mettent pas une bonne décomposition de la matière organique.

Le zéro tillage laisse une bonne structure au sol, mais n'a pas permis la ma4trise des adventicesa

O n peut envisager d'utiliser l e chisel pour réduire les codts de pré- paration d u sol e n Riziculture pluviale, mais les interventions doi- vent se faire & des périodes très précises pour bien dominer les adven- tices.

333 L e Desherbage cbimique

D e s mises a u point sucuessives ont abouti & utiliser les herbicides suivants e n 3978,

c. TAMARIZ 10l/ha e n post émergence (Stade 2 feuilles des adventices) les matières actives sont a u litre (Propanil 216s œ Benthiocarbe 120g.

2,4,5

T P 5 0 g )

l'efficacité est acceptable (Note

7

échelle CEB)

Cet herbicide est efficace sur graminees et dicotylédoneso

-

BASAGRAN 41/ha au stade 3 A 5 feuilles des cypéracées.

l a matière active est d u Bentazone (480g/litre)

en 1979 de nouveaux herbicides ont 6 t h expérimentés en comparaison avec l e Tamariz.

L e meilleur résultat a ét6 obtenu avec une association de 2 herbicides

l œ l'oxadiason applique en préemergence, l e jour ou l e lendemain d u

b

?

9

2- L e propanil applique erz,post émergence lorsque les adventices sont a u stade 2 feuilles-

l e tabreau suivant est un extrait des résultats 1979.

semis

.

0 e/. 0

(19)

I o

A8

w

I gain !

1 1 ! ,

I I 1 I 1 1

I 'Ofit T/ha 1

I Produit e n l/ha I MeA par litre 1 RT/ha

Itraitem4

! 1 . 1 1 théoriqle

RONSTAR41 f STAM 61 I Oxadiazon 2 5 0 g 1

3,548

1 19

284

1 1,9161

1 1

-

! I 1 !

I 1

i

Propanil 350g I I

! Témoin Sarclé . 1 LI

2,335

I " 1 - 1

!

! 1

! 1 Benthiocarb 1 2 0 ~ ! 1 I 1

Propanil 216 g I 1,632

i

32

320

I

! o

. , !

Tamariz 101

1 1

I 1

!

!

! Témoin non sarclé I w ! 0,398 I I L ) !

I I I 1 I I

L e Tamariz a une position un peu défavorable dans cet essai par rap- port & son efficacité réelle e n raison des conditions atmosphériques qui existaient le jour d u traitement (Soleil violent) qui ont provo- qué un excès de phytotoxicité.

l'efficacité de l'association oxadiazon

+

propanil paraPt supérieure mais le coat d u traitement est élevé, le RONSTAR valant près de 3.500 F l e litre.

En 1980, des essais de confirmation ont été repris sur ce sujet de recherche car l'herbicide de Préémergence permet de tenir l e sol pro pre pendant

3

semaines un mois après semise I

Dans le domaine de la lutte contre les adventices, l'emploi des herb cides de culture doit &tre complète par des façons culturales raison nées emp&chaiit la prolifération des espèces nuisibles telles. *,

Rottboellia exaltata L o Les autres pestes sont principalement t

EleusLrIe indica L

Digitaria horizontalis Wild Ageratum conizordes L.

Erigeron Sp

et des cypéracées diverses (voir Riziculture de Bas fonds) Le9 herbicides totaux ne peuvent* suivant des expériences faites, remplacer de bonnes façons culturales de préparation, les adventice:

mortes nécessitant quand m&me u11 fauchage et un enfouissement méca- nique- O n remarque enfin qu'un Riz pluvial non sarclh donne un ren- dement dérisoire (Témoin non sarclé æ 0,198 t/ha) et que le problème des adventices est donc avec la fertilisatidn phosphatée un des f a c - teurs limitant des rendements d u Riz pluvial.

b

(20)

I

Les doses de semis utilisées sont généralement de 70 kg/ha . pour une faculté germinative élevée- O n yeut cependant atteindre 100 kg/ha en 'iziculture mécanisée.

Lfécartement entre les lignes le plus favorable est O m 2 5 -

Un essai d'écartement des lignes de semis a été repris e n 1979 avec la variété IRAT 7 9 et a donné les résultats suivants :

écartements- om25 Om15 om30 Om20 Dm35 rendements enT/ha 1,643

3,378

1,260 1,216 0,795

A AB B B

L e s rendements affectés de la m&me lettre ne diffèrent pas signifrlw cativementa$'&cartement Om25 donne des rendements équivalents &

l'écartemenl Om15 mais est supérieur aux écartements de Om20 r Om3O+

Om35;on peut cependant semer

pour permettre l e sarclage manuel h la houe h lame-

335

Les Rotations et systèmes de culture

L'étude des rotations a commencé dès l'obtentions des premiers ré- sultats de fertilisation selon un dispositif comportant des parcel-

des écnrtements plus larges (Om30)

Q

l e s de 2.000~12 par rotation et recevant 2 types de fumures8

-

Fo

-

sans fumure

-

F i .Ifumure issue des essais de fertilisation.

La fumure F 1 a donc vari6 avec l'avancement des investigations:

c.

2973-

20P

+

3OK t. 8 0 N sur Riz

20N sur légumineuses

-

1974 et

1975

idem.

~ . l 3976 Z O O P

+

6 0 ~

+

8ON (redressement de la carence phosphatée)

-

t 9 7 7 Oh30OP

+

60K

+

80N (dose d'entretien phosphatée)

n 2978 12OP

+

6 0 ~

+

80N sur Riz

45P

+

6 0 ~

+

18N sur légumineuses0

Dks subdivisions de parcelles avec enfouissement de paille et bru15 ont existé jusqu'en

1.977.

La Fuinure Fo a donné dès l e début des rendements faibles sur toutes les cultures et décroissants-

On trouvera ci après un tableau prenant en compte les rendements paille et brulis confondus, de mame que toutes variétbs ou traite- ments Subsidiaires confondus sur la Fumure F i a

O n remarque que de

1972

h T976, le rendement d u R i z pluvial de 26 (3,20 contre 1,93 t/ha) le rendement moyen d u Hie pluvial de 2 e cy'dle

(24

mesures sur 2000 m2) est de l'ordre de 295 t/har

moyens obtenus sur la fumure F i de 1972 1978 cad enfouissement de

cycle est toujours supdrieur A celui.d'un Riz pluvial d e 26 cycle

h

-../*.-

(21)

I 3.20 I

. .

;. . ..

. - 7. , '

8 *'i.

I , . .

< t

. .

. I

. . , . , .

e- +

c e n d r e s o cenárc O a l l o s d e R i r 3 t / ' h a ' , .

. .

. .

T

(22)

20 c.

L'année

3977

a é t é sortie de la comparaison (s6cheresse)

le rendement d u &iz pluvial est légèrement meilleur sur fcc6dent 16gumineuge.a potentialité d u maïs est de l'ordre de 295 */ha la potantialité d u soja est de l'ordre de % , f i t/ha.

O n note que la baisse de rendement d u %z pluvial se manifeste au bout de la 4e année ( 1 9 7 5 ) mais là encore, l'essai se plaqait sur les sols d.e MBOST

E n 1978, on a commencé une autre expérimentation sur des sols situé!

au sein du Projet (MBOMI 4 ) en introduisant des rotations culturale!

moins intensives sur des parcelles de 2000 m2 préparées selon &es techniques vulgarisés (déchaumage L. labour la charrue soc et affinage soit au cultivateur, soit à l'offset.

Les fertilisations suivantes ent été appliquées t

P

/

SOJX 2 8 N

+

4 6 P -f 6 0 ~ MaSS 128N I- 92P

+

6 0 ~

RIZ AOON

+

92P

+

6 0 ~

L e s parcelles 1-2-3 comportant des rotations 2 f. cycle/an Les parcelles 4-5-6-7 comportent des rotations 2 cycles/an

Résultats en T/HA sur l e s parcelles 2

7

(7 traitements)

i $978, Soja grain ler cycle 2,150 T/ha

1979. R i z pluvial IRAT 7 9 2 e cycle 1 , 5 6 5 T/ha

2 1978 Soja grain Ler cycle 1,700 T/ha

1979 Riz pluvial IRAT 7 9 2 e cycle T/ha

3 1978 Maïs Per cycle 2 , 6 8 0 T/hn

3979 Riz pluvial IRAT 7 9 Z e cycle 2,960 T/ha 3979 Riz pluvial IHAT 7 9 243 cycle 0,890 T/ha 2,028 T/ha

2,028 T/ha

4 $978 Soja grain ler cycle P9970 T/ha

a979 Soja grain ler cycle 0, 7 9 0 T/ha

Riz pluvial IRAT 7 9 2 e cycle Riz pluvial IRAT 7 9 2e cycle

Jachère (Riz pluvial non réalisé) Riz pluvial IHAT 7 9 2e cycle

jachère 2 e cycle (Riz pluvial non réalisé)

9979 Soja grain 3er cycle 0 9 7 9 0 T/ha 5 1978 Soja engrais vert ler cycle

1979 Soja engrais vert ler cycle 6 1978 Soja engrais vert ler cycle

3, 2 73 T/ha

"

0 , 7 6 3 T/ha 1979 Soja engrais vert ler cycle

Riz pluvial IRAT 7 9 2e cycle jachère 2 e cycle

Riz pluvial IRAT 79 2e cycle

7 3978

Association maPs/riz %*O7 e t O t 7 5 T b a979 Soja grain l e r cycle.

0,705

T/ha

0, 8 56 T/ha

aar

e e ./e 0 O

I

(23)

r

O n remarque d'abord que les niveaux,de rendement sont dens l'ensemble inférieurs h ceux trouvés sur l'essai de M'Bol.

Les rendements du Riz et du Soja semblent supérieurs dans les rota*

tions à i cycle/an. /

Dans le traitement

4

d 2 cultures/an9 on ne maintient pas le rende*

ment de chaque plante queune fois sur deux0

Dans les traitements 5-61? 2 cultures ou travaux d u sol par an l e rendement d u Riz pluvial devient très b a s b

L e soja engrais vert de ler cycle ne permet pas de relever le renr Cement d'un Riz pluvial de 2e cyclc.

Znfin on voit que la baisse de rendement du Riz pluvial apparait très rapidement sur ce type de s o l

Tous ces r6sul)ats ont ét6 organisés en systèmes de culturc ou la m&canisat@n-devait prendre une place de plus e n plus importante d u motoculteur lelous la grande mécanisation.

L e Premier système envisagé a été la culture manuelle avec prépara*

tion d u sol mécanisée (labour).

Le compte d'exploitation d'un tel système est bénéficiaire m&me e n 1980.

- . i r

1 _ - -

Sur 1 hectare

Préparation du sol 20,000 Phosphate d'Ammoniaque 1 5 0 K 10.800

Urée 5 0 K

Semences 50s

location semoir location sarcleuse

Urée en couverture POOK location faucille POOK

location Batteuse

frais totaux

2.500 4.200

250

t o o 5 O00

300

2. POO

45.250

Rendement en pluvial strict: 2500kg h 42,50n l$O.25O.

soit ' ~ u 1 bén6fice de 65.000~ pour 170 Journées de travail, ce qui valorise la journée B 382 F.

..., ;;.

A .

. .

(24)

4 22 ci)

Mais l'absence de cultivateurs en nombre suffisant projet à s e tourner veis une mécanisation plus poussée.

inciter l e

L e compte d'exploitation sur i hectare devient alors le suivant2 Préparation d u sol 20 0 O00

Phosphate d'ammoniaque 350k %00800 Urée

50k

2,500 semences 1 O O k 6,000 herbicide Tamariz 22.500

main d'oeuvre r 7 o 000

II Basagran (cypérus) I40400 Récolte

A

la,moissonneuse Batteuse (26) 30-000

%13e200

L'opération devient, dans le meilleur cas (2,5T/ha), déficitaire et le déficit s'accroit encore si les facteurs limitants se

manifestent (carence en phosphore .Iadventices

-

façons cultu-

rales)/- , 17

(25)

34

-

PROTECTION DE LA CULTURE

L a lutte contre les principales maladies du Riz pluvial est obtenu(

par l'introduction ou la création de variétés de Riz très résis- tantes & la pyriculariose et 5 la Rhynchosporiose, maladies redou- tables dans la plaine des MBOSe

O n assure une certaine protection par désinfection des semences au:

organo merCuriquesa

Les principaux insectes nuisibles d u Riz pluvial sont

c

#

C. Epilachna Similis NULS

-

coccdnelle dont la larve ronge le feuillage-

'

les différentes espèces de Borers dont les atraques sont peu sensibles-

dek chenilles défoliatrices en début de végétatione O n se protège contre la coccinelle et les chenilles par pulvén risation d'endosulfan (Thimul

35 -

33/hectare)

dans le domaine de la conservation des grains o n rencontre t

-

Rhizopertha dominica ou capucin

parasite redoutable, résistant aux insectiuides, il est cependant maTtris6 par traitement humide des grains la décaméthrine (DECIS 6 0 ml pour i00 kg de semences et % litre d'eau)

Sitophilus o r i z a g o u charançon

L.( Tribolium castameum

C. corcyra cephalonica (dégats accompagn6s de soies en- du caté des insectes du s o l , les premiers essais réali- sés dès

1975

avec Soldrine (insectes divers) et Mocap (nématodes) n'ont pas donné de résultats significatifs0

Ltexpérimentation reprise en

Z979

confirme ce résultat avec la ma- tiBre activeo CARBOFURAN.

c h e a t r é e s

-

~ ~

! TRAITEMENTS 'Rene ! T/hai

I

! 1'2- CARBOFURAN

i,5

k/ha & la volée du semis ! 2,651 i 1

!

1

T6-

T2

+

1,5lf/ha CARBOFURAN 2 2 5 Jours la volée !

2,446

I

T7-

T2

+

1,5k/ha CARBOFURAN I I

*

TA- Témoin sans insecticide I 1

!

T4-

CARBOFURAN 1,5k/ha h 21 jours

A

la'vol6e t 2,058 1 Malgré des différences arithmétiques assez nettes, après

4

années de Riziculture pluviale, les rendements ne diffèrent pas signifi- cativement.

L e Problème des insectes du sol ne semble donc pas 8tre le facteui limitant principal des rendements du Riz pluvial0

! T3- CARBOFURAN 'L,5 k/ha incorporé au sol au semis I 1

29,650

2,336 I

T5-

CARBOFURAN l r 5 k/ha

45

Jours t a volée !

2,357

I

! 2,112 !

!

45 Jours B la volée I

* O

(26)

35 ..IPOTENTIALITE ET AVENIR DU R I Z PLUVIAL DANS L'OUEST CAMEROUN Les connaissances actuelles9 obtenues principalement à la plai- n e des MIBOS nous indiquent que la potentialité réelle du Ria plu- !- vial est de l'ordre de

2,5

t/haa Ce rendement est honorable et perœ I'

dispose d'un paysannat motivée

. m e t de développer cette culture dans les z8nes agricoles ou l'on .Ir

En dehors de la plaine des M'Bos, le Riz pluvial présente un certain intér&t dans certains projets Rizicoles (N'DOP

-

BAXGOM TONGA)

o h la topographie ne permet pas d'aménagements hydrauliquesa Dans

la plaine du Mongo, il peut trouver également sa place pendant la ; Jachère qui sépare tous les 3 ans,, Une plantation Bananière. I1 per-& ! mettrait, tout en gssurant l'entretien d u soltde rompre le cycle de

certains nématodes nuisibles a u Bananier0 Toutefois, cette orienta- tion demande encore des mises au point de variétés h cycle plus long

(les pluies violentes commencent dès Juillet dans cette région et "**

interdisent des préparations de sol .?t grande échelle au delà de cet-.

te époque). I1 faudrait également tenter de réaliser une culture de ~n

type semi-mécanisée; la récolte à la moissonneuse Batteuse risquant de compromettre la rentabilité de l'opération.

Compte tenu du niveau actuel des rendements, il parait difficile

d'envisager cette culture en mécanisation totalee L

vies puisqu'il faut encore définir : c

Cependant, les recherches sur cette culture, doivent 8tre poursui- :

.m

3' la fertilisation phosphatée (redressement3 niveau et durée

-

entretien (recherches en cours)

Z o l'éventualité d'une carence en silice

3" les nouvelles rotations culturales moins intensives avec sole d e régénération

-

maïs

-

soja c assurant une bonne conservation de la fertilité du sole

Ces études nécessitent également de bien connagtre 1s niveau de feru tilisation optimale pour l e s autres espèces (maïs et soja notamment) problème qui n'a pas ét6 abordé.

4' les façons culturales adaptbas à ces nouvelles rotations qui n e comprendront vraisemblablement q u l u n seul cycle cultural de Juillet

à Novembre. . j

;I

ti

- i /

Lorsque ces thèmes de recherche auront trouvé des solutions, o n pourra sans doute relever le niveau des rendements du Riz pluvial

(27)

Mais il faudra remonter le courant d'opinLsns plut8t défavorables qui s'est installe depuis 1977 au sujet de cette Riziculturea

A notre avis, les obsta'cles rencontrés dans la Réalisation d u proje.

de développement de la riziculture dans la plaine des M'BOS sont plut8t d'ordre socio 6conomique9 parce que l'on n'a pas p u promouœ voir une Riziculture paysanne en l'absence de populations suffisam- ment nombreuses et motivéesa La Présence de culture de rente (caw.

féier) ou vivrières (plantain, macabo) plus faciles et plus rémuné- ratrices n'est pas étrangère & ces difficultéso

Enfin, un effort de relèvement d u prix d'achat d u paddy (42F50) apporterait aussi un atout sérieux A la Réussite de la Riziculture dans cette Région, tout en mettant la république du Cameroun

l'abri des varigtions éventuelles de la production Rizicole mondial(

. . A

4

I1 existe dans la plaine des M'BOS et dans les dépressions de 1'Oue:

Cameroun, des z8nes subissant une inondation temporaire de durée variable. Dans la plaine des M'BOSS cette inondation peut se produi.

. r e dès le mois de Mai, mais elle commence plus généralement en Juil.

1st pour s e terminer e n Octobre-

C e s z8nes subissent parfois l'influence d e 2 nappes :

-

l'une profonde : nappe phréatique générale

-

l'autre superficielle ou nappe d'inondation.

Les premières investigations sur ce type de Riziculture ont commenc en 1974. Compte tenu des variations de l a crue, o n a d'abord envi- sagé plusieurs possibilités de calendrier culturalo

O culture semi-pluviale de Mars h Juin avec des variétés de cycle court.

O culture d'inondation de Mai & Novembre avec des variétés de cycle long-

o culture de décrue d'Aofit h Novembre avec des variétés de cycle court

C'est la 2 e solution qui s'est révélée finalement la plus facile à réaliser compte tenu de l'irrégularité del'arrivée de la crue0

41 -

Lcs Variétés

Les premiers essais ont mis en évidence 2 variétés sensiblement voisines : CHIANANG 8

et TAZNAN V

Pour lesquelles des rendements de

4,5

t/ha ont ét6 obtenus e n %974-

C e s 2 variétés de type Japonica taille courte ont un cycle de

135

jours qui peut provoquer des difficult6s de récolte e n Octobre

i

1

si la crue n'est pas terminée. O D O / - - *

Figure

Updating...

Références

Sujets connexes :