UN GENERAL-MAJOR A LA TETEDE LA DGSN LIBERTE

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Texte intégral

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LIBERTE

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - TEL. : (021) 30 78 47/48/49 (LIGNES GROUPÉES) - FAX : (021) 30 78 70 - N° 5428 MERCREDI 7 JUILLET 2010 - ALGÉRIE 10 DA - FRANCE 1 - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

61,23% DE RÉUSSITE

AU BAC

LE TAUX POLITIQUE DE

BENBOUZID ?

APS

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NOUVEAU SCANDALE AU PORT D’ALGER

SAISIE DE 10 TALKIES-WALKIES DANS UN “COLIS MYSTÉRIEUX”

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ABDELGHANI HAMEL INSTALLÉ CE MATIN DANS SES NOUVELLES FONCTIONS

UN GENERAL-

MAJOR A LA TETE DE LA DGSN

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APS

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N

otre amitié avec le peuple sah- raoui est de longue date et nous avons toujours été au rendez-vous pour soutenir le peuple sahraoui, afin de par- venir à sa décolonisation.” C’est ce qu’a déclaré, hier, le président de la jeunesse du Parti malien pour la renaissance nationale (Parena), Djimdé Seydou, lors de la ren- contre au Centre des études straté- giques d’Echaâb.

Conduisant une délégation de sa formation à la semaine de la fra- ternité et de la solidarité avec le peuple du Sahara occidental, qui se tient actuellement, à Alger et, qui s'étendra jusqu'au 11 juillet pro- chain, M. Seydou a observé qu’il est inconcevable de défendre la démocratie, mais aussi la paix et la liberté pour tous les peuples,“sans attacher de l’importance à la situation du peuple sahraoui”.

Le jeune leader malien a, en outre, précisé que le soutien du Parena aux Sahraouis s’inscrit dans le cadre des résolutions des Nations unies, visant la tenue d’un référendum. Il a également révélé que la semaine de solidarité avec le

peuple sahraoui leur a permis, à lui et aux autres membres de la délé- gation, de comprendre “l’essentiel du vécu”de ce peuple.

À l’adresse des journalistes pré-

sents, il a indiqué que son parti politique est bien décidé à “apporter (sa) pierre pour l’indépendance totale du peuple sahraoui”.

La conférence d’hier, consacrée

initialement à la “réflexion autour de la coopération et du développement au Sahel”, a surtout débordé sur la question du Sahara occidental, “la dernière colonie en Afrique”.

Ainsi, elle a permis au représen- tant du Front Polisario de présenter les membres d’une nouvelle délégation de Sahraouis venus des territoires occupés du Sahara occidental, dont trois adoles- centes, qui vont se rendre prochai- nement dans les camps de réfu- giés, à Tindouf, au Sud-Ouest algé- rien.

Elle a également donné l’occa- sion à la délégation malienne d’ex- primer sa position par rapport à la problématique d’autodétermina- tion du peuple sahraoui, qui s’ins- crit en droite ligne avec la légalité internationale, ainsi que sur le poids du Parena au Mali. D’après M. Seydou, le Parti pour la renais- sance nationale a notamment 5 députés à l’Assemblée nationale et 500 élus locaux dont une vingtaine de maires.

“Nous sommes le 5eparti politique au Mali, sur la centaine de partis existants,

depuis l’entrée du multipartisme, en 1991”, a-t-il souligné, non sans ajouter que “le Parena est assez bien implanté” au Mali et qu’il s’inscrit dans “l’opposition constructive”. “Nous continuerons à promouvoir le réseau de solidarité avec le peuple sahraoui, appuyer et aider le peuple sahraoui pour parvenir à son indépendance”, s’est engagé le responsable malien, en plaidant pour la poursuite de “la résistance pacifique”en Afrique, car “il faut se battre pour que la résolution de l’ONU soit une réalité”.

Concernant la question de la coopération et du développement, M. Seydou a tenu à rappeler qu’“aucun pays (vivant) en autarcie ne peut s’épanouir”. “La coopération et la fraternité sont essentielles pour l’Afrique”, a-t-il déclaré, en relevant que le développement est “collé à la croissance et l’épanouissement des peuples”.

H. AMEYAR

LA QUESTION SAHRAOUIE LORS DE LA CONFÉRENCE DU CENTRE DES ÉTUDES STRATÉGIQUES D’ECHAÂB

“Il faut se battre pour que la résolution de l’ONU soit une réalité”

L a conférence, consacrée initialement à la “réflexion autour de la coopération et du développement au Sahel”, a surtout débordé sur la question du Sahara occidental, “la dernière colonie en Afrique”.

APS

APRÈS L’ENLÈVEMENT D’UN JEUNE ENTREPRENEUR À FRÉHA (TIZI OUZOU)

La mobilisation citoyenne s’accentue

D

epuis dimanche dernier, la population de la région nord de la wilaya de Tizi Ouzou (Ath Jennad, Ath Ghorbi…), notamment les commer- çants, le mouvement associatif, ainsi que les autorités locales, accentuent leur mobilisation pour réussir la libération du jeune entrepreneur (33 ans) du village Azrou, dans la commune de Fréha, Lounès Ibarar, kidnappé dans la nuit de samedi à dimanche vers 22 heures au carrefour d’entre les villages Aït Bouali, Tala Tegana et Ilmajen, dans la commune de Fréha.

Après avoir sillonné, en compagnie d’un imam, dans la journée du lundi, par une carava- ne de plus d’une centaine de véhicules, la région et les maquis de Tizi Bounwal, du côté d’Abizar, au nord-ouest de la commune de Fréha, appe- lant par mégaphone à la libération sans condi- tion du jeune entrepreneur, hier matin, ce sont encore des centaines de citoyens de la région qui se sont rassemblés en compagnie de l’imam du village devant le siège de la mairie de Fréha, dont la ville était paralysée par une grève en

signe de solidarité avec la victime du rapt. À l’ai- de d’un mégaphone, l’imam a appelé encore à la libération sans condition de cet enfant du villa- ge, atteint d’une maladie chronique et qui risque de perdre la vie, sans le suivi strict de son trai- tement médical.

Les commerçants des chefs-lieux de commu- ne de la région (Azazga, Yakourène, Aghribs, Timizart, Fréha…) ont baissé rideaux par solida- rité avec la famille de la personne enlevée. Au lendemain du kidnapping de Lounès Ibarar, et en solidarité avec sa famille et ses proches, l’UGCAA (Union générale des commerçants et artisans algériens), coordination de la daïra d’Azazga, a demandé, à travers un appel placar- dé dans la ville, “à tous les commerçants une fermetu- re d’une heure entre 11h et 12h pour la journée du 6 juillet 2010”(hier, ndlr),“sachant que notre frère enle- vé est atteint d’une maladie grave et ne peut supporter ni résister à cet acte”.

De ce fait, ajoute l’appel de la coordination de daïra des commerçants d’Azazga,“une marche

pacifique de soutien et de solidarité est organisée au centre-ville de Fréha où tout le monde est invité pour demander le retour parmi nous de notre frère et collègue Lounès Ibarar”. Hier en début d’après-midi, la place publique du siège de la mairie de Fréha s’était transformée en réceptacle d’une véritable marée humaine venue d’Azazga et autres locali- tés limitrophes, scandalisée par cet énième acte d’ignominie dont ne cessent de faire l’objet, ces dernières années, de nombreuses contrées de la wilaya de Tizi Ouzou.

Par ailleurs, avant-hier, vers 4h du matin, la famille de la victime du rapt a été contactée par téléphone, a-t-on appris, mais celle-ci n’a rien voulu divulguer jusqu’ici sur l’éventualité de demande de rançon conditionnant la libération du séquestré, retenu depuis déjà quatre jours entre les mains de ses ravisseurs. Le mouve- ment de mobilisation se poursuit, avec des réunions de comités de village, de citoyens et de la famille de la victime.

SALAH YERMÈCHE

L’ACTUALITÉ EN QUESTION

Mercredi 7 juillet 2010

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L I B E R T E

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BÉNI ZID (SKIKDA)

UN BERGER BLESSÉ PAR UNE BOMBE ARTISANALE

●● Une bombe artisanale a explosé, avant-hier, au lieu- dit Tahra-Lilazered, dans la commune de Béni Zid, relevant de la daïra de Collo, à Skikda. L’explosion a fait un blessé, B. R., âgé de 49 ans et berger de son état. Ce dernier, amputé d’un de ses membres inférieurs, a été évacué vers l’hôpital

Abdelkader-Nettour de Collo.

À signaler que c’est la deuxième victime de bombes artisanales, depuis le début de la semaine, dans la région. Dimanche dernier, un fellah qui effectuait des activités agricoles a succombé à ses blessures, avant l’arrivée des secours, après avoir marché sur un engin de même type.

A. B.

La jeunesse malienne a tenu à exprimer sa solidarité

avec la cause sahraouie.

F.540

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Mercredi 7 juillet 2010

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L I B E R T E

L’ACTUALITÉ EN QUESTION

L

e tout nouveau directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) est officiellement installé dans ses fonctions ce matin à l’issue d’une cérémonie présidée par Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, en présence des chefs de sûreté de wilaya à l’échelle nationale ainsi que de hauts cadres de l’institu- tion à l’École de police de Châteauneuf.

Après plusieurs spéculations, où plusieurs noms ont été cités, c’est finalement un gendarme haut gradé de carrière qui va gérer le corps de la police. Le président de la République, à qui revient la nomination, aura fina- lement désigné le successeur du défunt Tounsi 5 mois après son assassinat.

Ce général, âgé de 58 ans, a un riche CV dans sa carrière mili- taire. “C’est quelqu’un qui a fait du chemin, un soldat de première classe jusqu’à être général-major. Personne dans les rangs de l’armée ne peut pré- tendre pouvoir lui apprendre les rouages des enquêtes. Sa compétence ne peut être mise en cause car il maî- trise sa matière aussi bien en sécurité publique qu’en criminologie.”

Selon ses collaborateurs, il a débuté comme officier à la gen- darmerie où il a occupé plusieurs postes-clés au niveau du com- mandement de cette institution ainsi qu’un stage pendant une année à l’Académie militaire en Égypte.

Il a également occupé le poste de directeur de la sécurité publique à la gendarmerie, ainsi que commandant du groupement de la wilaya de Aïn Defla avant d’être promu au poste de com- mandant régional de gendarmerie d’Oran de 2004 à 2005.

Abdelghani Hamel a bouclé sa carrière de gendarme comme commandant des gardes fron- tières (GGF) pendant trois ans, avant d’être nommé en 2008 par décret présidentiel au poste de commandant de la Garde républi- caine. Il a été promu général- major avant-hier lors de la céré- monie traditionnelle présidée par le président de la République à l’occasion de la Fête de l’Indépendance. Il a été, ensuite, mis à la retraite pour pouvoir être nommé à la tête de la DGSN.

Le général-major Hamel, né en 1952, est natif de la région de Sabra dans la wilaya de Tlemcen.

Les proches de ce général le décrivent comme un homme de

terrain ayant le sens de la com- munication. Il est le premier DGSN de grade de général-major à être nommé à la tête de cette institution. Il faut savoir que la police a vu défiler à sa tête plu- sieurs responsables dont Mohamed Medjad (août 1962 - décembre 1962), Mohamed Yousfi (décembre 1962 - sep- tembre 1963), Larbi Tayebi (sep- tembre 1963 - septembre 1964), Mohamed Ayadi (septembre 1964 - juin 1965), Ahmed Draïa (1965 - 1977), Abdelmadjid Bouzbid (1987 - 1990) M’hamed Tolba (1991 -1994), Mohamed Ouadah (1994 - 1995) et le défunt le colo- nel Ali Tounsi (1995 - 2010). Le directeur de la Police judiciaire,

commissaire divisionnaire, Aziz Affani, a assuré l’intérim du DGSN depuis l’assassinat de Ali Tounsi le 25 février dans son bureau par le directeur de l’unité aérienne de la police.

Selon des observateurs, le fait de désigner un haut officier de grade de général-major pour gérer l’institution policière reflète la sensibilité du poste qui est resté en intérim près de 5 mois.

Le nouveau DGSN aura à assurer la gestion de lourds dos- siers en chantier, la probable réhabilitation de plusieurs ser- vices sensibles, soit le service des renseignements généraux (RG) qui est sans doute le corps qui a connu le plus de scandales, des défis importants comme la lutte antiterroriste qui reste toujours une priorité des autorités sécuri- taires et la lutte contre la grande criminalité qui a pris de l’ampleur ces dernières années.

NEÏLA B.

PAR AZZEDDINE BENSOUIAH

Recentrage

L

a nomination du général-major Abdelghani Hamel à la tête de la Police nationale vient clore un début de polémique qui a commencé au lendemain de l’assassinat du colonel Ali Tounsi, dans son bureau, en février dernier.

La succession, à la tête de la DGSN, a pris tellement de temps qu’elle renseigne sur les diffi- cultés à trouver un consensus, en haut de la pyra- mide, sur l’homme à qui la lourde tâche devrait être confiée.

La désignation de Abdelaziz Affani comme intérimaire avait laissé penser que les décideurs avaient opté pour un enfant de la boîte. Mais c’était aller trop vite en besogne, sachant l’impor- tance et le poids cardinaux de la Police nationale dans le jeu des équilibres au sein du pouvoir.

Le nouveau patron de la police, qui a fait ses classes au sein de la Gendarmerie nationale, avant de prendre en charge la Garde républicai- ne, a le parcours tout indiqué pour la mission qui lui est confiée : remettre de l’ordre et de la disci- pline dans la maison de la police. Sa désignation est, avant tout, politique. Il succède à un moudja- hid, ancien colonel des services de renseigne- ments, qui a dirigé la police pendant plus d’une décennie, notamment durant les années les plus difficiles que l’Algérie ait pu connaître après son indépendance : les années de terrorisme.

Le nouveau patron de la police arrive, alors que l’enquête sur l’assassinat de son prédéces- seur n’a pas encore livré tous ses secrets et que le moral des troupes n’est pas au beau-fixe. Il hérite d’un corps en pleine mutation, en plein doute, faisant l’objet de critiques internes et externes. Il aura, pour première mission, de remo- biliser les troupes, leur redonner l’envie de tra- vailler et servir la nation. Il aura, surtout, à mettre un terme aux dissensions et autres mécontente- ments internes, souvent liés à des nominations et autres mutations non justifiées. Sans oublier la question du statut de la police qui n’a pas encore été réglé.

Il va sans dire que sa tâche ne sera pas de tout repos. Nombreux sont les ripoux qui ont été mis derrière les barreaux, beaucoup d’autres ont été radiés du corps, mais bon nombre d’honnêtes agents ont été injustement sanctionnés, écartés ou mis au placard. Redorer le blason de l’institu- tion, la rendre plus crédible et mieux respectée, c’est bien, encore faut-il que l’assainissement des rangs et la remobilisation des troupes se fasse dans la clarté et la légalité, loin de toute autre considération.

A. B.

L’ÉDITO

ABDELGHANI HAMEL INSTALLÉ CE MATIN DANS SES NOUVELLES FONCTIONS

Un général-major à la tête de la DGSN

À partir de ce matin, la police aura un nouveau patron, en la personne du général-major Abdelghani Hamel ex-commandant de la Garde républicaine.

Il aura, pour première mission, de remobiliser les troupes, leur redonner l’envie de travailler et servir la nation. Il aura, surtout, à mettre un terme aux dissensions et autres mécontentements internes, souvent liés à des nominations et autres mutations non justifiées. Sans oublier la question du statut de la police qui n’a pas encore été réglé.

Liberté

Abdelghani Hamel a déjà eu à occuper plusieurs postes-clés.

NOUVEAU SCANDALE AU PORT D’ALGER

Saisie de 10 talkies-walkies dans un “colis mystérieux”

U

n nouveau scandale vient d’éclabousser l’institution de la douane après celui du mois de mai dernier où 18 personnes, dont des cadres douaniers et deux militaires, ont été impliquées dans le détournement d’un matériel militaire de télécommunications importé par voie de fret à l’aé- roport d’Alger.

En effet, un “mystérieux” colis contenant 10 postes-radios avec leurs suppléments a été transfé- ré de l’aéroport international d’Alger au bureau des marchandises au port d’Alger, avant d’être récupéré par un douanier qui travaille à l’aéroport d’Alger. Le colis en question arrivera en son nom. Il faut savoir que l’importation de ce matériel militaire sensible doit être soumise à une autorisation du ministère de la Défense nationale.

Selon les informations en notre possession, l’af- faire remonte en ce début de semaine quand un douanier s’est présenté à la division centre de la Police judiciaire d’Alger pour informer les enquê- teurs qu’il vient de récupérer un colis non commer- cial en son nom au port d’Alger. Et à sa surprise, selon ses déclarations, il découvrira un lot de postes-radios composé de 10 talkies-walkies avec leurs chargeurs.

Aussitôt, des investigations ont été lancées et les enquêteurs se sont déplacés, hier, au port d’Alger pour complément d’enquête, d’autant que le matériel a été introduit frauduleusement à l’aéro- port avant qu’il ne soit transféré au port d’Alger et sans qu’il ne soit soumis au contrôle régulier. De même que le douanier du bureau de marchandises du port d’Alger a remis le colis à son collègue sans le vérifier.

Notre source ajoute que le douanier est toujours soumis à l’enquête pour déterminer sa responsabi- lité et savoir s’il y a des complices d’autant que le colis a été envoyé en son nom. “Aucune piste n’est à écarter surtout que le service fret est sous haute surveillance depuis le dernier scandale de la saisie de matériel de trans- missions”, souligne une source proche du dossier.

Ce scandale intervient aussi après la suspension de 12 douaniers exerçant au service des voyageurs de l’aéroport international d’Alger. Ils avaient été fil- més, par la caméra de surveillance des services de police, en train de faciliter la sortie sans contrôle de plusieurs cabas (appartenant à des trabendistes).

L’enquête a été menée par les éléments du DRS et rien n’a filtré sur les suites de l’enquête.

N. B.

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L’ACTUALITÉ EN QUESTION

Mercredi 7 juillet 2010

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L I B E R T E

C

omme il fallait s’y attendre à l’analyse des déclarations faites par le premier responsable de l’éducation nationale, les résultats de l’examen du bacca- lauréat ont dépassé tout pro- nostic. En refusant de donner un quelconque pourcentage, à la veille de la tant attendue épreu- ve, en se contentant d’affirmer que “je ne fais pas de pronostics.

Mais les résultats du premier bac de la réforme devraient être meilleurs que ceux des précédentes sessions”.

M. Benbouzid avait donné le ton et le taux et n’a probable- ment jamais aussi bien pesé ses mots. Normal, dira-t-on, étant le premier responsable du secteur, il ne pouvait qu’être dans le secret des dieux et décidé de la suite et surtout de l’issue d’une réforme dont il n’a jamais cessé de vanter les miraculeux rende- ments au fur et à mesure que les critiques fusaient de part et d’autre. Rira bien qui rira le der- nier.

Le ministre de l’Éducation nationale aura attendu près de 12 longues années pour prendre sa revanche. Et quelle revanche ! Le premier bac de la réforme engagée contre vents et marées a atteint un taux inégalé de 61,23% avec toujours les filles en tête de liste : 64,73% admises contre seulement 35,27% admis.

Qui pouvait s’attendre à un tel taux de réussite avec toutes les données et les appréhensions justifiées qui ont marqué l’année scolaire ? Mais en Algérie, spé-

cialement en politique, quand on veut on peut.

Le bac 2010 restera certaine- ment dans les annales et le 5 juillet sera désormais fêté dou- blement par ceux qui ont eu la chance d’être parmi la première promotion de la réforme du sys- tème éducatif.

Passée l’euphorie, les youyous et les félicitations, cette pensée qui traverse l’esprit des bacheliers et des parents qui tentent de “la couvrir par un tamis” est malheureusement

réelle. Le taux de réussite dont s’enorgueillie la tutelle est loin d’être le fruit de la fameuse réforme tant décriée par les spé- cialistes et pédagogues.

Pourquoi cette fameuse réforme n’a eu aucun effet sur les résul- tats de la wilaya de Djelfa clas- sée une fois de plus dernière ? Comment peut-on croire si naï- vement qu’avec toutes les insuf- fisances du système éducatif en général et des perturbations qui ont influé négativement sur le déroulement de l’année scolaire

en particulier à une telle perfor- mance ?

On passe carrément sans transition aucune de la menace d’une année blanche à une gran- diose prouesse. Par quel miracle ? Car faire monter le taux de réussite en flèche relève du seul miracle. De 55% en 2008, le taux est passé à seule- ment 47% l’année dernière pour grimper subitement à 61,23%.

Comment revenir d’une baisse sensible vers un envol vertigi- neux ? Et avec une forte amélio-

ration même sur le plan quanti- tatif.

En effet, alors qu’en 2008, et pour la première fois, seuls trois candidats ont pu décrocher leur bac avec la mention excellent, cette année le taux grimpe éga- lement en flèche avec pas moins de 49 mentions excellent. Quant aux mentions très bien, bien et assez bien, elles sont accordées à près de la moitié des lauréats, soit 43,49%. Il y a une dizaine d’années seulement, le taux de réussite au bac n’atteignait, dans le meilleur des cas, les 25%.

Même les enseignants et les pédagogues n’arrivent pas à expliquer un tel revirement si ce n’est par “les miracles de la poli- tique”. “Nous avons eu une chance inouïe”, ont commenté certains bacheliers alors que “c’est un bac politique” revenait sur toutes les langues à l’annonce des résul- tats par l’opérateur de la télé- phonie mobile Mobilis via SMS.

Offrir sur un plateau en or le visa d’accès à l’université à plus de la moitié des postulants est un cadeau qui ne se refuse pas, mais que l’on ne se voile pas la face. Il est vrai que parmi ces bacheliers, il en existe bel et bien des brillants mais une fois de plus le niveau réel des élèves et des étudiants soit des futures cadres, juristes, médecins…

posera à jamais problème. Car c’est la quantité qui prime et non la qualité.

MALIKA BEN

61,23% DE RÉUSSITE AU BAC

Le taux politique de Benbouzid ?

L e premier responsable de l’éducation nationale avait “prédit” que le premier bac de la réforme sera des plus performants. C’est peut-être le cas sur le plan de la quantité. Mais qu’en est-il de la qualité ? Si pour la tutelle ce taux

est le fruit de la réforme, pour les spécialistes, les syndicalistes et l’opinion publique c’est un bac politique.

Newpress

Alors qu’on craignait l’année blanche, on enregistre un

taux de réussite record !

BACCALAURÉAT, CUVÉE 2010

Tizi Ouzou, première avec 79,41%

E

lle est à la tête du podium national pour la troisième année consécutive. Avec 79,41%, la wilaya de Tizi Ouzou a obtenu un taux record de réussi- te au baccalauréat pour cette cuvée 2010.

Sur 12 381 candidats à tra- vers tout le territoire de la wilaya, 9 742 ont été reçus. Ces résul- tats incluent les inscriptions aca- démiques (candidatures libres et écoles privées), soit 300 élèves.

C’est le lycée Ouarzedine- Achour de Tizi Ghenif qui est classé premier sur les 56 établis- sements secondaires de la wilaya de Tizi Ouzou. Les candi- dats de cet établissement ont cartonné avec 95% de réussite.

En seconde position vient le lycée de Maâtkas suivi par le lycée Toumi-Amar de Tigzirt. En dernière position, l’établisse- ment secondaire des Ouadhias a arraché un taux honorable de 57,67%.

La meilleure note est revenue à une élève de Draâ Ben Khedda qui a décroché une moyenne de 18,02/20.

Pour les écoles privées, un seul candidat a été déclaré reçu

sur les 9 qui ont subi les épreuves du baccalauréat, nous apprend M. Aouam de la Direction de l’éducation de la wilaya de Tizi Ouzou.

Intervenant lors de la journée d’étude sur l’environnement organisée, hier, par l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Tizi Ouzou, le directeur de l’éduca- tion s’est félicité de cette perfor- mance qui honore toute la famil- le de l’éducation de la région. Le même responsable a révélé que plus de la moitié des bacheliers a arraché le sésame avec men- tion. Sur les 39 établissements classés premiers à l’échelle nationale, 10 sont de Tizi Ouzou, a-t-on appris par ailleurs.

Les services de la Direction de l’éducation tablent sur un meilleur rendement à l’avenir, puisque l’on vise d’atteindre pas moins de 90% de réussite à l’examen du bac.

Pour ce faire, il y a un projet de service qui est mis en place, nous a-t-on expliqué. Selon les prévisions dudit projet, il est possible pour la wilaya de Tizi Ouzou d’arracher la première place pour les trois paliers de

l’enseignement : primaire (ex-6e), collège (BEM) et lycée (bac). Le président de l’APW, Mahfoud Belabbas, a félicité pour sa part la famille éducative qui a arraché la première place pour la troisiè- me année consécutive. L’élu a rappelé à l’assistance les efforts

de son institution qui consacre chaque année 15% de son bud- get à l’éducation. La wilaya de Tizi Ouzou a conservé ainsi sa première place à l’échelle natio- nale pour la troisième fois consécutive.

En 2009, elle avait obtenu un

taux de réussite de 59%, alors qu’une année auparavant, elle caracolait toujours en tête du classement avec un taux de 65,56% pour l’ancien program- me (fondamental) et 74,74%

pour le nouveau programme.

YAHIA ARKAT

E

n grève depuis le 23 mai dernier, les étudiants de l’École nationale supérieure vétérinaire ont été convoqués par télégramme pour passer, aujourd’hui, le dernier examen de l’année hors de leur école.

En effet, le télégramme reçu par de nombreux étudiants les invitant à se rapprocher de quatre instituts pour passer l’examen ne mentionne même pas l’heure du début de l’épreuve. Une note a été affichée à l’école informant les étudiants du déroulement, le 7 juillet, du dernier examen selon un planning. C’est ainsi que les étudiants en 2eannée sont convoqués à l’École normale de Bouzaréah, ceux de la 3eannée à l’École nationale supérieure des sciences de la mer de Dély-Ibrahim, ceux de la 4eannée à l’École nationale des travaux publics de Vieux- Kouba et ceux de la dernière année à l’École supérieure de commerce d’Alger. Il est précisé sur la note que les étudiants “doivent se munir

obligatoirement de la carte d’étudiant et de la convocation”.

Cependant, nombreux sont ceux qui n’ont pas reçu cette convocation. Les étudiants, qui ont déserté les bancs de l’école depuis le 23 mai dernier, se sont mis d’accord pour faire le déplacement aux instituts mentionnés mais refusent de passer l’examen.

Ils se demandent si l’administration a le droit de recourir à une telle démarche. Ils ont interpellé les organisations estudiantines pour réagir et prendre position. De son côté, l’administration tente de les en dissuader en les informant que l’examen sera validé même si un seul étudiant seulement accepte de le passer. Ce qui risque d’arriver puisqu’un petit groupe d’étudiants s’oppose à la grève de leurs camarades et ne souhaitent que passer le dernier module pour clôturer l’année universitaire.

M. B.

ALORS QU’ILS SONT TOUJOURS EN GRÈVE

LES ÉTUDIANTS VÉTÉRINAIRES CONVOQUÉS

À UN EXAMEN HORS DE LEUR ÉCOLE

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BÉJAÏA

L’UGCAA DÉNONCE LES FOIRES

“INTEMPESTIVES”

●● Colère chez les commerçants affiliés au bureau local de l’UGCAA (Union générale des commerçants et artisans algériens) à Béjaïa. Les raisons de la colère ? L’organisation, jugée

intempestive, de foires dans la commune du chef-lieu de wilaya.

Dans une déclaration, rendue publique hier, les membres du bureau communal ont dénoncé le P/APC de Béjaïa et ses adjoints, “qui octroient des autorisations pour des foires mais sans s’en référer à

l’UGCAA”. Pourtant, l’édile local et ses adjoints, a-t-on indiqué, se sont engagés à toujours consulter le bureau communal.

Car, ils ne sont pas sans ignorer que l’organisation de ces foires a “un impact négatif”sur la corporation qui enregistre

“des pertes et un manque à gagner”.

Et pour décider des suites à réserver à cette foire, prévue du 12 au 26 juillet, les commerçants se réuniront en assemblée générale extraordinaire aujourd’hui.

●● Le ticket des bus de l’Etusa, ex-RSTA, a augmenté ses prix, depuis hier, de 50%

pour certaines lignes et de 30% pour d’autres.

Le prix du ticket de l’Entreprise de transport public d’Alger qui était de 15 DA est passé à 20 et celui de 20 DA (par exemple sur la ligne Alger Centre-Ben Aknoun) est passé à 30 DA sans aucune information au préalable. De nombreux usagers ont été surpris hier par cette mesure qui n’est annoncée nulle part.

Seules quelques affichettes sur les vitres des cages à receveurs de certains bus indiquent que le prix est désormais revu à la hausse.

Les receveurs se contentent de dire que la décision vient d’en haut, c’est-à-dire de la direction de l’entreprise. Il aurait tout au moins fallu mettre des affiches informatives dans les arrêts qui appartiennent à l’entreprise, en lieu et place de ces panneaux

publicitaires, ont déclaré les usagers.

RADAR LE

D D E E

L L I I B B E E R R T T E E

LIBERTE

5

radar@liberte-algerie.com Page animée par Hamid Saïdani

Mercredi 7 juillet 2010

TRANSPORT PUBLIC

L’Etusa augmente ses prix en catimini

L’INFORMATION A ÉTÉ RÉVÉLÉE PAR LE NEW YORK TIMES

Des fondations pro-colons en Cisjordanie aidées

par le fisc aux USA

●● Des fondations, qui aident les Israéliens à implanter des colonies en Cisjordanie, sont considérées par le fisc américain comme des organisations de bienfai- sance et à ce titre sont aidées par l’État, a affirmé hier le New York Times. Le jour- nal dit avoir identifié “au moins 40 groupes américains qui ont collecté plus de 200 millions de dollars de dons déductibles des impôts pour les implantations juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est au cours de la der- nière décennie”. “L’argent est principalement destiné à des

écoles, des synagogues, des centres de loisirs et ainsi de suite ; des dépenses légitimes en vertu du code fiscal”, indique le quoti- dien. “Mais il a aussi financé des fournitures plus douteuses d’un point de vue légal : des logements ainsi que des chiens de garde, des gilets pare-balles, des viseurs pour fusils et des véhicules destinés à assurer la sécurité d’avant-postes dans les régions occupées”, d’après le New York Times. Le quotidien rappelle que le code fiscal israélien ne per- met pas à ce genre de fonda- tion de prétendre à une déductibilité des impôts.

●● Un bateau construit avec 12 500 bouteilles en plastique recyclable va quitter cette semaine la Nouvelle-Calédonie pour Sydney, un périple destiné à sensibiliser le public sur la pollution des océans. Sorte de radeau-catamaran, le “Plastiki”

a déjà parcouru 6 944 miles nautiques depuis San Franciso jusqu’à ce territoire français du Pacifique Sud, en passant par les archipels de la région. Ce voyage, destiné à alerter l’opinion sur les dangers du plastique pour les océans, est inspiré de l’expédition Kon-Tiki, que mena sur un radeau le Norvégien Thor Heyerdahl en 1947 entre le Pérou et les îles Tuamotu en Polynésie. Long de 18 mètres, le double-coque compte 12 500 bouteilles, qui lui assurent 68% de sa flottabilité. Il n’utilise que de l’énergie renouvelable, provenant du soleil, du vent ou de turbines marines. Cette embarcation a été réalisée avec du plastique recyclable appelé Seretex et assemblé avec de la colle organique, à base de brou de noix de cajou et de sucre de canne, tandis que les voiles contiennent du plastique recyclé.

TIZI OUZOU

Les journalistes créent leur association

●● Les journalistes et correspondants de la wilaya de Tizi Ouzou se sont organisés en association.

C’est notre collègue de Liberté, Samir Leslous, qui a été élu président de l’AJC (Association des journalistes et correspondants) de Tizi Ouzou, alors que le doyen

de la presse, Youcef Bournine du Soir d’Algérie, a été désigné président d’honneur de ladite organisation. Un bureau de sept membres a été constitué à cet effet.

L’assemblée générale a eu lieu en présence d’une quarantaine de participants.

POUR ALERTER L’OPINION SUR LA POLLUTION DES OCÉANS

Périple écologique pour un bateau fait de bouteilles en plastique

●● Quel bel acte de bravoure que celui dont ont fait preuve, samedi dernier, des citoyens d’El-Merdja, commune de Bounouh, daïra de Boghni, wilaya de Tizi Ouzou. En effet, un citoyen du village a été délesté de son véhicule suite à une agression sur la route très peu fréquentée reliant la région à Aït Laâziz, dans la

wilaya de Bouira. Un ami de la victime, qui était de passage à cet endroit, a pu alerter à temps des gens du village d’El- Merdja qui ont barré la route et arrêté le malfaiteur. Celui-ci a ensuite été remis au service de sécurité. Devant la multipli- cation des actes de banditis- me et de terrorisme dans la région, conjugués à l’absence

de l’État, la mobilisation citoyenne reste le seul moyen de faire face à l’insécurité grandissante. La mobilisation générale de la population de la daïra de Boghni, suite à l’enlè- vement, il y a quelques semaines, d’un entrepreneur de la région et qui avait abouti à sa libération, est toujours dans les esprits.

BACCALAURÉAT

Un candidat obtient 20/20 en philo

●● Un candidat au bacca- lauréat a obtenu une note de 20/20 dans l’épreuve de philosophie. Cela s’est passé dans un centre de correction à Béjaïa.

L’enseignant, qui a attribué cette note, a, dans un pre- mier temps, mis dans la gêne ses collègues. “On ne peut pas attribuer 20/20 en philo. Où est la part de subjecti- vité dans tout cela ?”,s’était indigné un enseignant de philosophie. Solution. Le chef de centre décide alors

de lire, à haute voix s’en- tend, la copie, objet de la polémique. Résultat. Les enseignants de philosophie sont restés sans voix. Ils ont fini par suivre leur collègue.

La note est méritée.

D’aucuns penseraient que c’est une première en Algérie. Figurez-vous, qu’il y a quelques années et dans la même épreuve, un candi- dat a obtenu la note de 20/20. Seulement, l’informa- tion n’avait pas fait l’objet d’un article.

IL AVAIT DÉLESTÉ UN VILLAGEOIS DE SA VOITURE PRÈS DE BOGHNI

Les citoyens se mobilisent et arrêtent un malfaiteur

●● Les filles ont cartonné cette année au baccalauréat avec presque 70% des candidats reçus. Ce taux de réussite extraordinaire leur confère un pouvoir

au point de devenir carrément une

“junte”. C’est du moins la méprise faite par un jeune et sympathique confrère dont la question au SG du ministère de

l’Éducation était : “Comment expliquez-vous ce taux de réussite de la junte féminine ?”Ce qui a déclenché l’hilarité générale dans la salle. Ah ! Si Molière…

RÉSULTATS DU BAC

Les filles entre gent et junte !

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L’ACTUALITÉ EN QUESTION

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L I B E R T E

UNE STRATÉGIE EST MISE EN BRANLE POUR LE MARCHÉ NATIONAL

LG veut devenir la marque préférée des Algériens

S a politique est fondée sur 7 principes grâce auxquels il compte devenir leader dès l’année 2012.

D

ésormais, le leader mondial de l’électro- nique, LG prévoit un avenir radieux pour son entreprise en Algérie. Le sud-coréen a défini une véritable stratégie pour le long terme, synonyme d’une présence durable dans notre pays. LG promet de mettre toute son expérience, son savoir-faire et sa haute technologie au service du consommateur algérien. La politique qu’il réserve au marché national aura ainsi les mêmes principes et orientations que ceux arrêtés pour les 86 pays dans lesquels il est présent.

Après une décennie d’une existence indi- recte à travers des distributeurs locaux, il part à la conquête du marché algérien armé d’un optimisme digne des investisseurs les plus audacieux. Le coréen crée donc sa propre succursale et la dote de tous les moyens nécessaires pour son développe- ment.

Sa nouvelle démarche est motivée par le constat peu reluisant qu’il a établi quant au travail accompli par son ex-représentant exclusif. La maison mère n’en était pas satis- faite, d’autant plus que l’écart qui séparait sa marque avec ses concurrents s’élargissait davantage.

Les agents distributeurs, aux yeux du directeur général de LG Algérie (LGA), M. Ahn Deuk Soo, n’arrivaient pas à suivre leur dyna- mique de développement et ne pouvaient plus d’adapter à la révolution technologique qui continue à bouleverser le monde entier.

Résultat des courses : une indubitable sépa- ration avec son ex-agent. “Pour toutes ces rai- sons, nous avons décidé de prendre notre destin en main pour être plus proche de notre client afin de mieux le servir”, explique M. Ahn Deuk Soo. En dépit de ce divorce consommé, quelques produits vendus par l’ex-représentant por- tent toujours le sigle LG. Une situation somme toute naturelle, car ces appareils fai- saient partie des anciens stocks déjà emma- gasinés dans les dépôts. La vision de M. Ahn du marché est claire : “Devenir la marque préfé- rée et la plus respectée des Algériens.”Pour cela, le DG tient d’abord à faire la différence entre l’activité d’un bureau de liaison et celle d’une vraie succursale. Pour faire valoir ce distin- guo, il décide d’orienter ses investissements vers des activités de marketing et de service après-vente (SAV).

La politique qu’il a conçue pour l’Algérie est fondée sur 7 piliers. Le premier se veut une feuille de route du produit. Celle-ci détermine le produit à mettre sur le marché.

Ensuite, le réseau via lequel seront effec- tuées les ventes sera identifié. LGA encoura- ge aussi la communication au sein des maga- sins dans le but de provoquer la vente.

Le sud-coréen accorde également une importance particulière pour la gestion de la chaîne de la logistique à partir de l’usine jus- qu’au consommateur final en passant par le process de production, l’expédition et l’arri- vée aux dépôts.

UNE SUCCURSALE AUX… SEPT PILIERS !

L’objectif recherché, c’est de réduire les coûts, les délais entre ces différents maillons et les lenteurs des flux de marchandises, et éviter, de ce fait, les ruptures de stocks.

L’autre pilier sur lequel s’appuiera la stra- tégie de LGA a trait au SAV. “Nous voulons mettre en place un SAV différent de celui de la concurrence”, affirme M. Ahn. À ce propos, le patron de LGA annonce l’ouverture prochai- ne, dans la commune d’Aïn Naâdja, d’un centre de services où le client trouvera tout le confort nécessaire en attendant que son produit soit réparé.

LG offrira le “service premium”par le biais duquel il assurera des prestations de haute qualité. Mieux, il procédera au lancement d’une campagne “un appel pour tous”. Il s’agit d’un numéro vers lequel les clients appelle-

ront pour exposer leurs problèmes liés à leurs produits. Ces appels, qui avoisineront une centaine par jour, seront enregistrés et stockés automatiquement, avant d’être ana- lysés. Ce qui va constituer une banque de données pour LG lui permettant d’exploiter

les besoins de la clientèle afin de garantir à celle-ci une meilleure prise en charge. “Nous n’allons pas garantir uniquement une réparation du produit, mais nous chercherons à connaître les besoins du consommateur avant même l’acte d’achat”, souligne M. Ahn. La gestion des grands comptes fait partie, en outre, des fon- dements de la politique de LGA. Celui-ci veut

s’approcher de plus en plus de ses revendeurs et des distributeurs. “Avec l’ancien distributeur, nous n’avons couvert que 20% du ter- ritoire national. Ce qui demeure insuffisant”, déplore le DG.

Afin d’atteindre l’ensemble de ces objec- tifs, la succursale investira en priorité dans les ressources humaines pour qui on prévoit tout un programme de formation et de per- fectionnement. Faisant le bilan de près de trois mois de l’ouverture de son premier show-room à Dély Ibrahim, M. Ahn indique que le montant des ventes a dépassé les 200 000 dollars, conformément aux prévi- sions. Le rythme des ventes a atteint la cadence attendue puisque chaque arrivage de marchandises est écoulé au bout d’une semaine. Néanmoins, une contre-perfor- mance inattendue est à signaler pour les cli- matiseurs dont les ventes restent modestes en cette période, jadis favorable, de l’année.

Cela s’explique par le fait que les clients ne vivent pas encore la période des grandes chaleurs et ne recourent pas encore, par conséquent, aux appareils de climatisation.

UN SERVICE APRÈS-VENTE INNOVANT POUR LE CLIENT Par ailleurs, la filiale du groupe compte ouvrir 53 show-rooms durant l’année 2010 avec lesquels elle espère réaliser des ventes éva- luées à 80 millions de dollars. Douze parmi eux sont de haut standing et seront inaugu- rés dans les grandes villes du pays d’ici à la fin de l’année en cours. Quarante autres, classés niveau II, sont des magasins franchi- sés et vendront donc la marque LG exclusi- vement. Pour ce type de show-rooms, la direction générale escompte atteindre des ventes de l’ordre de 100 000 dollars/mois, soit 48 millions de dollars/an. La DG envisa- ge également d’ouvrir 900 magasins multi- marques. Pour l’exercice 2010, elle s’est fixé comme objectif de réaliser un chiffre d’af- faires (CA) avoisinant les 120 millions de dol- lars. Ce CA sera revu à la hausse en 2011 pour atteindre les 200 millions de dollars.

Contrairement aux années précédentes, où il ne pouvait pas négocier directement avec des distributeurs, la DG a, à présent, l’embarras du choix, d’autant plus que des partenaires potentiels se bousculent au por- tillon, désireux représenter la marque dans leurs régions respectives.

Une sélection sera faite sur la base de conditions rigoureuses. Sur les 2 000 maga-

sins spécialisés dans l’électroménager recen- sés en Algérie, la moitié travaillera, selon le DG, avec LG. Le sud-coréen assurera donc une couverture de 50% du marché national.

En termes plus clairs, un magasin sur deux vendra des produits de la marque coréenne.

Les agents qui auront la chance de faire partie de la famille LG devront cependant respecter une charte qui leur sera adjointe.

“Celui qui ne suit pas la politique de LG sera aussi- tôt disqualifié”, avertit M. Ahn. Autrement dit, LG ne badine pas avec son image de marque et veut préserver son prestige acquis depuis de longues années. Qu’attend-il de ces futurs représentants ? “Qu’ils appliquent les 7 piliers de notre politique. S’il mettent fidèlement en applica- tion nos principes dans l’exercice de leur métier, ils atteindront à coup sur les objectifs tracés”, répond le premier responsable de LGA.

Le fait que le sud-coréen place ainsi la dragée très haute renseigne clairement sur ses intentions de s’installer pour plusieurs décennies en Algérie.

LA SOUS-TRAITANCE : UNE SÉRIEUSE OPTION Dans les trois années à venir, il compte atteindre 30% de parts de marché contre les 13% prévus pour 2010. Autrement dit, il sera, selon ce dirigeant, leader à partir de 2012.

Le jour où il dépassera les 40% de parts de marché, il songera sérieusement, dit-il, à créer une usine de production dans notre pays. Car le marché n’est pas encore mature actuellement. Pour concrétiser ses objectif, il mettra tous les atouts de son côté. À com- mencer par les prix qu’il compte aligner sur ceux de la concurrence.

M. Ahn avoue toutefois que sa société ne peut pratiquer les mêmes tarifs que ceux de certaines marques qui proposent des pro- duits de moindre qualité. “C’est le marché qui déterminera les prix”, se contente-t-il de dire.

Une chose est certaine, rassure-t-il, le consommateur algérien aura droit à un bon rapport qualité/prix. Sur un autre registre, le DG de LGA semble ne pas être insensible aux irrégularités qui caractérisent en ce moment le marché national.

Le montage en Algérie de composants importés de Chine ne peut, déplore-t-il, contribuer à l’émergence d’une véritable industrie de l’électroménager et de l’électro- nique dans notre pays. “Si l’on continue à suivre une telle méthode, l’industrie de l’électronique ne se développera jamais en Algérie”, regrette-t-il.

Pour lui, seules ces sociétés de montage trouveront leurs comptes dans ce type de pratiques. Par voie de conséquence, les consommateurs n’en profiteront pas en matière de technologie et de prix.

À la lancinante question du partenariat avec l’entreprise ENI, M. Ahn ne cache pas sa déception : “Les propositions que nous a suggérées jusque-là le ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements (MIPI) n’étaient pas intéressantes. Après dix années d’attente, j’avoue que je commence à perdre espoir.” Le DG laisse néanmoins une porte ouverte pour d’éven- tuelles nouvelles négociations avec la tutelle.

Cependant, à défaut de concrétiser cette opération, LGA pourrait opter pour la sous- traitance avec un partenaire local. “Il existe des opérateurs compétents et nous choisirons le meilleur parmi eux”, déclare M. Ahn.

Devenue une entreprise citoyenne algé- rienne à part entière, LGA envisage sérieuse- ment de contribuer au développement de l’industrie électronique en Algérie. Elle apporte, pour cela, son savoir-faire et son expérience en matière de marketing et d’in- novation technologique au profit du citoyen algérien. “Life is Good”, “La vie est belle”est le slogan fétiche du sud-coréen, mais LGA veut la rendre encore plus belle pour le citoyen algérien…

BADREDDINE KHRIS

D. R.

LG prévoit un avenir radieux pour son entreprise en Algérie.

Contrairement aux années précédentes, où il ne pouvait pas

négocier directement avec des distributeurs, la DG a, à présent, l’embarras du choix, d’autant plus que des partenaires potentiels se bousculent au portillon, désireux représenter la marque dans leurs régions respectives.

Une sélection sera faite sur la base de

conditions rigoureuses.

Sur les 2 000 magasins spécialisés dans

l’électroménager

recensés en Algérie, la moitié travaillera, selon le DG, avec LG. Le sud- coréen assurera donc une couverture de 50%

du marché national. En termes plus clairs, un magasin sur deux

vendra des produits de

la marque coréenne.

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L I B E R T E

L’ACTUALITÉ EN QUESTION

Dans son discours prononcé lors de cette réunion, M

me

Ferroukhi a réitéré

“l’attachement du Groupe au financement de ce mécanisme par le budget ordinaire des Nations unies pour garantir son

indépendance et la stabilité de ses ressources

financières nécessaires à l’efficacité de son

fonctionnement”.

L

e groupe intergouvernemental d’examen de l’application de la convention des Nations unies contre la corruption passera sous la loupe en 2012 l’Algérie éclaboussée ces derniers par une cascade de scandales financiers.

C’est ce qui est indiqué dans un commu- niqué rendu public à l’issue de la première réunion de cet organisme tenue du 28 juin

au 2 juillet 2010 à Vienne sous la présiden- ce de Mme Taous Ferroukhi, ambassadeur, représentant permanent et vice-présidente de la conférence des États Parties et prési-

dente du groupe des 77 et la Chine. Lors de cette session, un tirage au sort a été effec- tué pour dégager les États Parties qui figure- ront dans le premier cycle d’examen d’une

durée de 5 ans (2010-2014). En 2010, pas moins de 34 États Parties dont 10 États afri- cains feront l’objet d’un examen. C’est pen- dant la troisième année du premier cycle que l’Algérie passera sous la loupe de ce mécanisme qui a pour objectif d’“évaluer les efforts entrepris par les États Parties dans la mise en œuvre des engagements souscrits au titre de leur adhésion à la Convention et à identifier les difficul- tés qu’ils rencontrent en la matière”.

L’examen des États Parties est aussi une occasion pour les membres de ce mécanis- me de “situer les domaines prioritaires de l’assis- tance technique nécessaire au renforcement des capacités nationales pour l’application de la convention”.

Dans son discours prononcé lors de cette réunion, MmeFerroukhi a réitéré “l’atta- chement du Groupe au financement de ce mécanis- me par le budget ordinaire des Nations unies pour garantir son indépendance et la stabilité de ses res- sources financières nécessaires à l’efficacité de son fonctionnement”.

Pour rappel, ce mécanisme d’examen a été adopté par la 3e conférence des États Parties tenue à Doha en novembre 2009 qui a vu la participation active de l’Algérie dans la mise en place de ses termes de référence.

SYNTHÈSE R. N.

APPLICATION DE LA CONVENTION DES NATIONS UNIES CONTRE LA CORRUPTION

L’Algérie passera

sous la loupe en 2012

D.R.

SELON LE QUOTIDIEN “THE TIMES”

Les Britanniques réfléchissent à un plan d’urgence en cas d’effondrement de BP

L

e gouvernement britannique réfléchit à un plan d’urgence en cas d’effondrement de son groupe pétrolier BP, suite à la marée noire provoquée par le naufrage le 22 avril de la plate- forme offshore “Deepwater”qu’il exploite dans le Golfe du Mexique, a rapporté hier le quo- tidien The Times. Selon le quoti- dien, ces discussions reflètent l’inquiétude grandissante du gouvernement sur les possibles conséquences d’un effondre- ment de BP, qui était le plus grand groupe britannique avant de perdre la moitié de sa valeur depuis le mois d’avril. BP

emploie, en effet, plus de 10 000 personnes au Royaume-Uni et ses dividendes alimentent nombre de retraites dans le pays.

Le groupe a, par ailleurs, payé 5,8 milliards de livres d’im- pôts (7 milliards d’euros) en 2009. Il contrôle, en outre, des actifs énergétiques importants au Royaume-Uni, comme le sys- tème d’oléoducs qui relie une cinquantaine de champs pétro- liers et gaziers en mer du Nord.

Il contrôle aussi des actifs stratégiques à l’étranger, comme l’oléoduc Bakou- Tbilissi-Ceyhan qui relie

l’Europe à l’Azerbaïdjan. Selon certaines informations, le direc- teur général de BP, Tony Hayward, devait se rendre en Azerbaïdjan dans la journée.

Selon le Times, le Premier ministre britannique, David Cameron, doit discuter de BP avec les autorités américaines lorsqu’il se rendra le 20 juillet à Washington avec le ministre de l’Énergie Chris Huhne.

Une personne proche des discussions gouvernementales sur BP a indiqué au Times que, bien qu’”on ne sache pas trop où cela va aller, le gouvernement doit se tenir prêt à toute éventualité”. Une

autre personne a indiqué au quotidien qu’une des possibili- tés envisagées était que le gou- vernement ait à intervenir pour protéger BP, un peu à la manière des banques pendant la crise financière. BP était une compa- gnie nationale jusqu’à 1987.

Interrogé par le Financial Times sur le plan d’urgence évoqué par le Times, le ministère des Entreprises a indiqué qu’“il n’était pas question de faire des com- mentaires sur d’hypothétiques plans, qu’ils existent ou non”. BP, pour sa part, a indiqué “ne pas avoir remarqué d’attention particulière”de la part du gouvernement.

L

es amoureux de la pêche ont, désor- mais, un cadre où ils peuvent donner libre cours à leurs idées et faire de cette passion un moyen pour lutter contre la pol- lution. C’est le rôle que souhaite jouer l’As- sociation nationale des pêcheurs de plai- sance à travers le territoire national.

Une mission qu’elle compte bien remplir, ceci en attendant d’avoir l’aval du ministère de la Jeunesse et des Sports. Il faut aussi savoir que cette association a été invitée à devenir membre à part entière de la Fédéra- tion internationale de la pêche sportive (FIPS). Une information confirmée par l'invi- tation de la Fédération du Monténégro à l'ANPP pour prendre part au tournoi qui va se dérouler sur son territoire. Cela dit, l'affi- liation ne peut être demandée par l'ANPP qu'après accord du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, la demande d'affi- liation a été adressée à M. le ministre en date du 10 décembre 2010. Cette associa- tion, qui compte déjà plus de 900 adhé- rents, entend jouer un rôle positif, notam- ment en cette période estivale.

C’est ce que nous a fait savoir M. Hmaïdi Aïssa, président de l’Association nationale des pêcheurs de plaisance. “Nous avons un agrément daté du 4 octobre 2009, qui n’est que la

suite de la demande de 2004”, nous dit-il, avant de revenir sur l’origine de l’idée de mettre en place une fédération pour la pêche de plaisance qui, selon lui, remonte à l’année 1989.

“L’idée de créer une association de pêche de plai- sance remonte en réalité à bien loin, c’est-à-dire à 1989, mais cette idée a vite été suspendue par nos propres soins, suite au drame qu’à connu le pays durant les années 1990. Nous avons donc décidé de suspendre cette demande. Aujourd’hui, avec le retour à la normale, nous avons jugé utile de relan- cer ce projet d’association et nous avons soumis des demandes au ministère de la Jeunesse et des Sports les 7 et 24 mars 2010, et on attend toujours. Nous sommes invités par la Fédération internationale mais, soucieux du respect des lois de la République, on n’a pu répondre, et ce, jusqu’à ce qu’on ait l’aval de la tutelle. On attend donc toujours. Si nous insistons pour avoir cet agrément dans les plus brefs délais, c’est aussi dans le souci de prépa- rer soigneusement le championnat national prévu, à Ténès, les 16 et 17 juillet, qui regroupera tout l’Ouest, et à Alger vers la fin juillet pour les wilayas du Centre, à savoir Boumerdès, Tizi Ouzou, Bouira et Béjaïa. Ceci, en plus d’un concours national à Seket au mois de décembre pro- chain. On aura besoin aussi de l’autorisation du wali pour le faire”, dit encore Hmaïdi Aïssa.

Mais qu’en est-il du siège de ladite fédéra- tion, le président de l’ANPP ne se voile pas la face, n’hésitant pas à qualifier son asso- ciation de SDF.

“Nous avons fait des démarches pour le siège ; nous sommes des SDF. Nous avons besoin d’aide.

Aujourd’hui, on compte plus de 900 adhérents et on vise de 12 à 15 000 adhérents comme objectif à atteindre pour un avenir proche. On compte aussi adresser une demande de subvention pour l’asso- ciation, la création d’une école pour la pêche de plaisance, la protection de l’environnement mariti- me et fluvial”, ajoute M. Hmaïdi. Il faut savoir qu’actuellement, l’association ne dispose d’aucune assistance financière, sachant que cette subvention est vitale pour l’avenir de l’association et de ce sport de manière générale. Parmi les autres activités que compte accomplir l’ANPP, il y aura des par- ties de pêche à caractère humanitaire, la création d’un club et d’un foyer, ainsi que la mise sur pied d’un championnat national et d’une Coupe d’Algérie.

Il y aura aussi l’organisation de sémi- naires et de stages pour les pêcheurs spor- tifs. Néanmoins, avec ce riche programme que propose l’ANPP, rien ne pourra se faire sans l’agrément au niveau du ministère, mais aussi à tous les niveaux qui doivent

impérativement leur faciliter la tâche et leur permettre une participation aux champion- nats internationaux, comme celui qu’orga- nisera l’Italie au cours de cette année. “Cela fait deux mois qu’on attend et il n’y a rien pour le moment.” Enfin, pour en savoir plus sur cette association, il suffit de faire un tour sur son blog ANPP Algérie.

CHÉRIF M.

EN ATTENDANT SON AGRÉMENT

L’association des pêcheurs de plaisance voit le jour

L

es cours du pétrole reprenaient plus d'un dollar, hier, après cinq séances consécutives de baisse, dans le sillage de l'euro et des marchés d'actions. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août s'échangeait à 72,65 dollars, en hausse de 1,18 dollar par rapport à la clôture de vendredi. Le “brut léger texan”

(WTI) pour la même échéance gagnait 90 cents à 73,04 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Au

lendemain d'une séance très morose lundi, les places asiatiques ont terminé en nette hausse et leurs homologues européennes grimpaient nettement à l'ouverture.

Reflétant la confiance des investisseurs dans l'économie mondiale, les Bourses d'actions sont utilisées par les opérateurs du marché pétrolier comme jauge des perspectives de consommation d'énergie.

Autre facteur stimulant les achats de pétrole, le dollar faiblissait face à l'euro, qui cotait près de 1,26 dollar pour un euro. La dépréciation du billet vert renforce le pouvoir d'achat des investisseurs non américains pour le pétrole vendu en dollars. Par ailleurs, elle incite les opérateurs à acheter des matières premières pour protéger leur portefeuille contre l'inflation. Les opérateurs devraient de nouveau concentrer leur attention cette semaine vers le golfe du Mexique, où une deuxième tempête tropicale pourrait se former, après le passage d'Alex. Le marché guettera également le rapport

hebdomadaire sur les stocks et la consommation américaine de pétrole, publié jeudi avec un jour de retard en raison de la fête de l'Indépendance.

LE BARIL S’ÉCHANGEAIT À 72,65 DOLLARS

LE PÉTROLE RETROUVE DE LA VIGUEUR

DANS LE SILLAGE DES BOURSES

MmeTaous Ferroukhi, vice- présidente de la conférence

des États Parties.

Figure

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Références

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