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Submitted on 1 Jan 1883
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surfondus
D. Gernez
To cite this version:
D. Gernez. Recherches sur la durée de la solidification des corps surfondus. J. Phys. Theor. Appl.,
1883, 2 (1), pp.159-162. �10.1051/jphystap:018830020015900�. �jpa-00238062�
159
RECHERCHES SUR LA DURÉE DE LA SOLIDIFICATION DES CORPS SURFONDUS;
PAR M. D. GERNEZ.
On sait que la
plupart
des corpspeuvent
être conservésliquides
a une
température
bien inférieure à leurpoint
defusion, et j’ai
montré antérieurement
qu’ils
restent en cetétat,
entre certaineslimites de
température, jusqu’à
cequ’on
exerce à leur Intérieurune action
mécanique
oujusqu’à
cequ’on
les touche avec uneparcelle
solideidentique
au corps solidifié ouisomorplle
de cecorps. Les circonstances de cette solidification subite n’ont pas été
.
déterminées jusqu’ici; j’ai
cherché à enpréciser quelques-unes
etje
vaisindiquer
lesprincipaux
résultats de cette étudeexpéri- mentale,
en me bornant aux fai ts relatifs auphosphore
surfondu.Je
rappellerai
d’abord que la solidification d’un corps surfonduest
accompagnée
dudégagement
de la chaleur defusion, qui
a pour effet d’élever latempérature
des couches voisines de celleclui
sesolidifie;
larapidité
aveclaquelle
se propage cette solidificationdépend
de cette chaleur de fusion et de la chaleurspécifique
ducorps;
si donc on veut la déterminer avecprécision,
ilfaudra,
autant que
possible,
serapprocher
du cas idéal où l’on aurait unfilet
liquide
infiniment mince : on y arrive d’une manière satisfai-sante en introduisant le
liquide
dans des tubescylindriques
trèsétroits. Des
expériences,
dont on trouvera le détailailleurs,
m’ontprouvé
que, dans des tubes dont le diamètre nedépasse
pas2mffi,7,
cette influence est
négligeable,
maisqu’il
n’en estplus
de mêmedans des tubes
plus larges,
olt la durée de la solidificationaugmente
avec le diamètre du tube. Je me suis servi de tubes de verre d’un diamètre
compris
entre¡ml11,4
et2,ml1l, 7
et dontl’élJaisseLlr,
aussifaible que
possible,
nedépassait
pas olnm, 2 : leliquzde qu’ils
con-tenaient se mettait ainsi
rapidement
enéquilibre
detempérature
avec le milieu ambiant. Je leur ai donné la forn1e
d’U,
afin d’avoirdans le
voisinage
l’une de l’autre les deux extrémités de la colonneliquide
etj’y
ai introduit duphosphore
pur sur unelongueur
deo"B6o
àom,7°,
à l’aide d’une sorte d’entonnoir dont la douille étaitajustée
à l’une des extrémités du tube et dansleduel l’écou-
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018830020015900
verre faisant fonction de soupape
conique
au fond del’entonnoir;
on laissait à la surface du
phosphore
une couche d’eauqui
lepréservait
du contact de l’air.Les tubes étaient
plongés
de ~5 à 3o minutes dans un bain àtempérature déterminée, supérieure
aupoint
defusion;
on les re-tirait ensuite pour les introduire dans un bain d’eau
agitée
par unrapide
courant d’air et lnaintenue à unetempérature
constante,inférieure au
point
de fusion.Après
unséjour
dans cebain,
pro-longé
souventplus
d’uneheure,
onprovoquait
la solidification d uliquide
en touchant sa surface avec l’extrémité d’un tubecapillaire
d’où sortait une sorte de fil de
phosphore solide,
et, au momentprécis
du contact, onpoussait
le bouton d’un chronomètre àpoin-
tage.
La solidification sepropageait rapidement
dans toute la lon-gueur de la colonne et l’on
pouvait
en suivre lamarche,
car leliquide, qui
était trèslimpide,
devenait trouble et presque opaqueen se
solidifiant;
on arrêtaitl’aiguille
ducompteur
au moment oùl’opacité atteignait
la seconde surface libre. Onpouvait
ainsi seservir du chronomètre
quand
on solidifiait lephosphore
refroidide 3° ou
4°
seulement au-dessous de satempérature
defusion ; mais,
pour destempératures plus basses,
ceprocédé
de mesureétait
insuffisant,
la durée de la solidification duphosphore
à39°
n’étant que de
6% 26
et seulement deIS, 5g à
33° pour une colonneliquide
de 1111 delongueur.
J’ai fait construire pour cette mesureun
chronographe enregistreur
àdiapason qui
m’a donné des ré- sultats trèsprécis
et très concordants pour des tubes différentsemployés
à diversesépoques.
1 ° J’ai reconnu d’abord que, dans le même
tube,
la durée de la solidification est la même pour deslongueurs égales
de la colonneliquide :
la marche duphénomène
est donc uniforme eL l’onpeut
appeler
vitesse desoZz~ZLficatio~2
lalongueur
de la colonne soli- difiéependant
l’unité detemps,
une seconde s’ils’agit
duphos- phore.
2° On
peut
se proposer de recherchersi,
y dans des tubes trèsétroits,
cette vitesse varie avec latempérature
àlaquelle
lephos- phore
a étéporté
avant d’être introduit dans le bain où on le maintient ensurfusion,
ou si elle a une valeurindépendante
decette
temhérature.
Il n’est pas évident apriori
que la transfor-161
mation
isomérique,
que commence àéprouver
lephosphore
chauffémême au-dessous de 200° et
qui
faitqu’il présente
des refletsopalins,
ne modifie pas les constantescalorifiques
dumélange
aupoint
d’amener unchangement
dans la vitesse de solidification dece corps.
L’expérience
m’a montré que ces modifications n’ont pas d’influence sensible sur lephénomène.
Lephosphore
fondu auxtempératures
voisines dupoint
de fusion ou chauffé à100°, 140°,
2000 et même 215°
présente
les mêmes vitesses de solidificationaux mêmes
températures.
’
J’ajouterai
qne cette vitesse reste constantequelle
que soit le nombred’opérations
antérieuresqu’on
ait réalisées avec le même corps etquelle
que soit la durée de chacune d’elles.3° Pour ce
qui
est de l’influence de latempérature
duphosphore
surfondu sur la vi tesse de
solidification,
elle ressort de sériesd’expériences
quej’ai
faites à diversestempératures comprisses
entre
4~?~ ~ ~/°, g et
dontje
transcris ici seulementquelques
nombres pour donner une idée de la marche du
phénomène.
Ilssont
rapportés à
une colonne dephosphore
mesurée à latempéra-
ture de fusion
4..~~°,
2.La courbe que l’on construirait sur ces
nombre,
enprenant
pour abscisses lestempératures,
et pour ordonnées les vitesses desolidification,
aurait pourasymptotes
l’axe destempératures
etl’ordonnée
correspondant
à latempérature
de44°, 2.
Ce résultatpouvait
évidemment êtreprévu. J’appellerai
seulement l’attentionsur la valeur absolue de la vitesse de solidification
qui,
à 10° au-dessous du
point
defusion,
estdéjà
de 531 mm,
9 et, à1 gO,
3 au-des-sous de ce
point, dépasse
Im par seconde.Dans une
prochaine Communication je
ferai connaître les par-rai comment la mesure de la vitesse de solidification m’a conduit a la découverte d’une troisième variété cristallisée de cette sub-
stance.
THÉORIE DES COURBES INCOLORES DANS LES CRISTAUX BIAXES;
PAR M. J. MACÉ DE LÉPINAY.
La récente
publication
d’un travail de ~1. E. Lommel sur cesujet (1 ) m’engage
àindiquer
enquelques
mots parquel mode
decalcul, plus simple
que lesien, j’étais
parvenu, dès18~6,
à un ré-sultat
identique.
J’avais renoncé àpublier
cettethéorie,
parce que, ainsiqu’on
le verraplus loin,
elle n’est pasgénérale.
Nous nous proposerons de calculer
l’équation
d’une surfacequi jouera
un rôleanalogue
à celui de la surfaceisochromatique
deM. Bertin
( ‘-’ ~,
etqui,
par son intersection avec la seconde face ducristal,
déterminera la courbe incolore que l’on observe dans la lumière convergente.Imaginons
à cet effet que l’on fasse tomber sur unetourmaline, puis
sur la lamecristalline,
un faisceau de rayons rendus aupi-éalcible
coj2veo~°e,2ts. Soient 0~1 l’und’eux;
OP l’axe de la tourmaline. Le rayonémergent
étant le rayonextraordinaire,
lavibration
émergente
s’effectue dans leplan
de la sectionprinci- pale,
c’est-à-dire dans leplan
MOP. Leplan
devibration,
dansl’hypothèse adoptée,
passe donc par une droitefixe,
l’axe dupola-
riseur
( 3 ~.
Soient alors 0 le sommet du faisceau
conique
de rayons, quenous supposerons se trouver sur la face d’en tr ée de la lame cristal-
line,
OP laparallèle
à l’axe dupolariseur,
01B,1 l’unquelconque
des ravons
qui
traversent le cristal.Soient, enfin, OA,
O A.~ les axes(’ ) E..LO:’tI:’tICL, Die Isogyreriflache der dop~elbrec7zenden Kiystalle, allge-
ineine Tlzeorie der Curven gleicher Schwingungsrichtung ( Wied. Aiznaleil., t. XVIII, p. 56; 1881).
( 2 ) Annales de Ch imie et de Playsiq~zce, t. LXIII, p. 5~ ; ISGI .
(3) Cette loi, exacte dans le cas de la pince à tourmalines, ne l’est plus dans le
cas du microscope polarisant. Dans cet appareil, en effet, on reçoit d’abord uu