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Polaire en veine limitée

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(1)

HAL Id: jpa-00212868

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Polaire en veine limitée

P. Mercier

To cite this version:

(2)

55

ri’Notre

étude se limite à une irradiation par 3

fais-deux,

sans considérer l’ensemble de

l’angle

solide

2n ;

c’est

pourquoi

nous n’avons pas obtenu une

reproduc-tion exacte du

diagramme

de la

figure

1. Ces

expé-FIG. 5. - Courbes de sensibilité d’un détecteur à 4 fils

ano-diques

pour : ,

3 faisceaux

disposés

comme pour la

fi-gure 4 ; ’

- - - - 1

faisceau

tombant normalement à la cathode

(échelle identique

à celles des

figures

2 et

4).

riences démontrent

cependant,

comme nous l’avons

souligné

plus haut, l’importance

fondamentale de la collimatation du faisceau de

particules ajpha

utilisé

pour mesurer la sensibilité du détecteur. Seule une

source bien

diaphragmée

permet

de tracer

correcte-ment la variation de l’efficacité à l’intérieur du volume sensible des détecteurs à étincelles et de déterminer l’efficacité totale.

Lettre reçue le 4 octobre 1961.

[1]

BLANC

(D.)

et LABORIE

(P.),

C. R. Acad.

Sci.,

1961, 253, 1786.

[2]

PETERS

(C.

W.)

et JABLONSKI

(F. E.),

Rev. Sci.

Instr.,

1959,

30,

728.

POLAIRE

EN VEINE

LIMITÉE

Par M. P.

MERCIER,

Dans l’étude du 23

septembre

1960 sur le coefficient de réduction de la

portance

en veine limitée nous avons

cherché à

préciser

des ordres de

grandeur

dans les

C,

que l’on

peut escompter

en veine limitée en

général,

et en

particulier

dans le cas des hélices et des roues de

compresseurs axiaux. Les mêmes considérations

s’ap-pliquent

d’ailleurs aux aéromoteurs et aux roues de

turbine axiales. La réduction

du Cz

par limitation de

veine entraîne en même

temps

le

changement

du

coef-ficient de

proportionnalité

du

Cz

en fonction de l’inci-dence par

rapport

au vent relatif

(infini amont).

Sans faire

d’hypothèse

sur les effets de la limitation

de veine sur la traînée de

profil,

on

peut

donc dire que

la finesse en veine limitée sera

plus

faible

qu’en

veine

de

largeur infinie,

et par suite le choix des meilleurs

profils

en veine limitée ne

peut

être déduit des

caracté-ristiques

des

profils

en veine

illimitée,

considérées seules.

Il faut donc

envisager

l’emploi

d’une méthodé

expé-rimentale propre à déterminer des

polaires

en veine limitée. Ici deux difficultés se

présentent :

FIG.1. 2013 Profil n° 1. Essais

Marignane.

Octobre-novembre 1961.

10 Dans le cas des hélices et des roues de

compres-seur, comme dans celui des aéromoteurs et des roues

de

turbine,

la vitesse relative

(infini amont)

est

va-riable en

grandeur

et en direction.

20 La doctrine des

pertes

par traînée induite est

incertaine.

On déduit de la

première

remarque que les différents niveaux d’une

pale

ne travaillent pas au même nombre

de

Reynold,

et sont

attaqués

sous des

angles

différents

par

rapport

au

plan

de rotation de l’hélice ou de la

roue.

La deuxième remarque est à la fois une

conséquence

de la

première

et des mouvements relatifs de rotation. Pour obtenir des résultats

valables,

il semble donc

nécessaire,

à l’encontre de ce

qui

se fait pour les

polaires usuelles,

de travailler sur des éléments de

pale

de

hauteur

réduite,

les

pertes marginales

étant

élimi-nées,

autant que faire se

peut,

par des cloisons

cylin-driques,

fixes ou tournant

concentriquement

à l’hélice

ou à la roue. ’

La réduction des

jeux

radiaux est évidemment à

rechercher au

premier

chef,

mais l’existence d’une couche limite sur les cloisons en

question impose

un

rapport

minimum de la hauteur à la

profondeur

de corde de l’élément de

pale.

Ce

rapport pourrait

être

pris,

par

exemple,

entre

0,75

et 1.

Un deuxième

rapport

caractérisera le

dispositif

expé-rimental,

celui du rayon de la cloison

marginale

interne,

ro,

rapporté

au rayon de la cloison

marginale

externe,

r1. Nous le

désignerons

par T, et dans le

dispositif

réa-lisé par nous r est peu

supérieur

à

0,70.

Une hélice

complète

pourra, en conservant un même

rapport

’1’ pour l’ensemble des essais

(qui

définiront les

caractéristiques

en

polaire

tournante et veine limitée de ses

profils

de

base)

être

décomposée

en un certain nombre de

tronçons,

en

partant

par

exemple

de la

casserole dont le rayon constituera la

première

valeur de ro, la deuxième étant

’0/’t’,

la troisième

ro/t2,

celle de rang p,

’rO/’Tp-1.

La fraction résiduelle

terminale,

ou une fraction initiale

équivalente

pour

parfaire

la division étant traitée à

part.

(3)

56

Pour chacun des

tronçons

de

pale

on choisira pour

la

performance optimum

un même y de fonctionnement

pour l’essai du tronçon de

pale

et pour ses conditions de marche en vraie

grandeur.

Bien

entendu,

la meilleure hélice ne

correspond

pas

aux meilleures conditions de marche

aérodynamique

de tous les

tronçons

ainsi considérés.

La considération des

pertes

rotationnelles,

entre autres

choses,

dans le cas de l’hélice

simple

conduisant

à réduire la

charge aérodynamique

dans la

région

cen-trale du cercle

balayé,

etc... Il va de

soi,

en

outre,

que

la continuité des formes sera

respectée

en

passant

d’un

tronçon

au

suivant,

et que les

pertes

par

allon-gement

seront aussi réduites que

possible

dans le

com-promis général

de l’ordonnance de la

pale.

En dehors des

pertes

marginales,

des

pertes

par

allongement peuvent

se déceler le

long

d’un

tronçon

fonctionnant entre

cloisons,

dans le cas d’une vitesse

relative variable. Dans la suite du

présent

travail et à

la lumière des résultats

expérimentaux obtenus,

nous

chercherons à les mettre en évidence et à les chiffrer

Mais,

du fait que la hauteur de

chaque

tronçon

de

pale

n’est pas infiniment

petite,

il est

impossible

d’effectuer

un

dépouillement

précis

des résultats

expérimentaux

consistant essentiellement en des mesures de

couple

et

de

traction,

pour différents y de

marche,

sans un calcul

soigné des

coefficients affectant les

Cx

et les

Cz

des

profils

de

chaque

tronçon

de

pale

en

essais,

dans les

expressions

sans dimension du

couple

et de la traction. La considération du rayon moyen conduisant à des

résultats

erronés,

les actions

aérodynamiques

élémen-taires

qui

sollicitent le

tronçon

de

pale

à ses différents niveaux doivent être

sommées,

dans les

principaux

cas

de marche.

C’est là un

objet

essentiel de cette

étude, qui

doit être atteint avant le

dépouillement

des résultats

expé-rimentaux,

dont le programme de

développement

suivra une marche

parallèle.

On

peut

alors se demander s’il est bien nécessaire

d’utiliser un élément de

pale

court,

entre

cloisons,

puisque

les actions

aérodynamiques

sur cet élément doivent résulter d’une

intégration

des actions élémen-taires

correspondant

à des tranches de

pale

de hauteur infiniment

petite

-

éventuellement

sans

approxima-tion

d’aucune

sorte. C’est

cependant

par l’affirmative

qu’il

faut

conclure,

l’emploi

d’un élément de

pale

de hauteur réduite est

nécessaire,

parce que l’évaluation

des

grandeurs qui

interviennent dans

l’intégration

des actions

aérodynamiques

n’est

possible qu’à

un niveau

déterminé

une distance r de l’axe de

rotation),

en

présence

d’un y =

V /2nr

déterminé,

avec une

pro-fondeur

de

pale rapportée

au rayon

lir

connue - et

un nombre de

pales

particulier

-

tous ces facteurs

exerçant

une influence sur la

largeur

de veine

inté-ressée, jouent

un rôle dans le coefficient de réduction

de la

portance,

et de

proportionnalité

de la

portance

à

l’incidence

(par

rapport

à la vitesse résultante à l’infini

amont).

Ces facteurs modifient sans doute

également

les traînées de

profil,

les

caractéristiques

de

décro-chement,

etc...

C’est

pourquoi l’emploi

d’une

pale d’allongement

normal ne fournirait que des valeurs moyennes des

Cx

et des

Cz

des différentes sections de la

pale,

avec

inter-vention des

pertes

d’énergie

dues à la traînée induite

FIG. 2.

FIG. 3.

complète.

Ces

pertes

correspondent

à des mouvements

secondaires du fluide en

déplacement

relatif à compo-santes radiales et aux effets tourbillonnaires

conco-mittant,

or les méthodes de calcul

théoriques

par

les-quelles

on

peut

chercher à les chiffrer ne

présentent

pas des bases indiscutables.

Au

contraire,

dans le cas d’une

pale

de faible

hau-teur

h,

entre

cloisons,

les

pertes

induites ne

représentent

généralement

qu’une

fraction réduite

du Cx

moyen, les sections extrêmes n’étant pas

trop éloignées,

et

conve-nablement

cloisonnées.

Il faut aussi que le

paramètre

T =

ro/r,

ne soit pas

trop

petit,

par

exemple :

t >

0,7.

Dans ces conditions on

peut procéder

à des études

comparatives

de ces

pertes

induites,

limitées à de faibles mouvements

radiaux

et étudier

expérimenta-lement l’action exercée sur elles par diverses torsions et

formes de

pales

combinées avec divers y de

fonction-nement.

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