Relations binaires
Relations d’équivalence
Exercice 1 [ 02643 ][correction]
SoitRune relation binaire sur un ensembleE à la fois réflexive et transitive.
On définit les nouvelles relationsS etT par :
xSy⇔(xRy etyRx) et xTy⇔(xRy ouyRx) Les relationsS etT sont-elles des relations d’équivalences ?
Exercice 2 [ 02644 ][correction]
SoitE un ensemble etAune partie de E.
On définit une relationRsur℘(E) par :
XRY ⇔X∪A=Y ∪A a) Montrer queRest une relation d’équivalence b) Décrire la classe d’équivalence deX ∈℘(E)
Exercice 3 [ 02983 ][correction]
On considère surF(E, E) la relation binaireRdéfinie par : fRg⇔ ∃ϕ∈S(E) telle quef◦ϕ=ϕ◦g a) Montrer queRest une relation d’équivalence.
b) Décrire la classe d’équivalence d’une fonction donnéef ∈S(E).
Exercice 4 [ 02984 ][correction]
SoitRune relation binaire réflexive et transitive.
On définit une relationS par :
xSy⇔xRy etyRx
Montrer queS est une relation d’équivalence et queRpermet de définir une relation d’ordre sur les classes d’équivalences deS.
Exercice 5 [ 02985 ][correction]
Soit (G,×) un groupe et H un sous groupe de (G,×).
On définit une relation binaireRsurGpar : xRy⇔xy−1∈H
Montrer queRest une relation d’équivalence et en décrire les classes d’équivalence.
Exercice 6 [ 03243 ][correction]
SoitGun groupe multiplicatif de cardinalpαavecppremier etα∈N?. Montrer que
Z(G)6={1}
Exercice 7 [ 02357 ][correction]
SoitEun ensemble de cardinal n,Rune relation d’équivalence surE ayantk classes d’équivalence etG=
(x, y)∈E2/xRy le graphe deRsupposé de cardinalp. Prouver qu’on an26kp.
Calculs en congruence
Exercice 8 [ 01190 ][correction]
Montrer que 11|2123+ 3121.
Exercice 9 [ 01191 ][correction]
Quel est le reste de la division euclidienne de 12344321+ 43211234 par 7 ?
Exercice 10 [ 01192 ][correction]
Montrer que pour toutn∈N:
a) 6|5n3+n b) 7|32n+1+ 2n+2 c) 5|22n+1+ 32n+1 d) 11|38n×54+ 56n×73 e) 9|4n−1−3n f) 152|16n−1−15n
Exercice 11 [ 01193 ][correction]
Trouver les entiersn∈Ztel que 10|n2+ (n+ 1)2+ (n+ 3)2.
Exercice 12 [ 03679 ][correction]
Montrer que sinest entier impair alors n2≡1 [8]
Exercice 13 [ 03680 ][correction]
Soientλ, a, b∈Zetm∈N?. On supposeλet mpremiers entre eux. Montrer a≡b [m]⇔λa≡λb [m]
Exercice 14 [ 02359 ][correction]
SoitAla somme des chiffres de 44444444, B celle deAet enfinC celle deB. Que vautC?
Exercice 15 [ 01194 ][correction]
Montrer
7|xet 7|y⇔7|x2+y2
Relations d’ordre
Exercice 16 [ 01518 ][correction]
On définit une relation binaire4surR+? par : x4y⇔ ∃n∈N, y=xn
Montrer que4est une relation d’ordre. Cet ordre est-il total ?
Exercice 17 [ 01519 ][correction]
Soit4la relation définie surE=
(x, y)∈R2/x6y par (x, y)4(x0, y0)⇔(x, y) = (x0, y0) ouy6x0 Montrer que4est une relation d’ordre surE.
Exercice 18 [ 01520 ][correction]
On définit une relation binaire4sur{z∈C/Im(z)>0}par : z4z0 ⇔ |z|<|z0| ou (|z|=|z0| et Re(z)6Re(z0)) Montrer qu’il s’agit d’une relation d’ordre total.
Exercice 19 [ 01521 ][correction]
SoitE l’ensemble des couples (I, f) formé d’un intervalleI et d’une fonction réelle définie surI.
On définit une relation4surE par : (I, f)4(J, g)⇔I⊂J etgI =f.
Montrer que4est une relation d’ordre surE.
Exercice 20 [ 01522 ][correction]
SoientE un ensemble etf :E→Rune application injective.
On définit surE une relation binaire4par
x4y⇔f(x)6f(y) Montrer que4est une relation d’ordre surE.
Exercice 21 [ 01523 ][correction]
SoientA, B deux parties d’un ensembleE ordonné par4. On suppose queAetB ont chacun un plus grand élément.
Qu’en est-il deA∪B lorsque l’ordre est total ? lorsqu’il ne l’est pas ? Que dire deA∩B?
Exercice 22 [ 01524 ][correction]
Soit (E,4) un ensemble ordonné tel que toute partie non vide admet un plus petit élément et un plus grand élément.
Montrer queE est fini.
Exercice 23 [ 01525 ][correction]
SoitEun ensemble ordonné par une relation 6.
Un tableau ànlignes etpcolonnes est formé d’élémentsai,j∈E aveciindice de ligne (16i6n) etj indice de colonne (16j6p).
On note le plus petit élément de chaque colonne et l’on prend le plus grand de ces plus petits :
1max6j6p
1min6i6nai,j
On note aussi le plus grand élément de chaque ligne et l’on prend le plus petit de ces plus grands :
min
16i6n
max
16j6pai,j
a) Comparer ces deux nombres.
b) Donner un exemple de non égalité.
Exercice 24 [ 02055 ][correction]
Montrer qu’il n’existe pas de suite strictement décroissante d’entiers naturels.
Supremum et infimum
Exercice 25 [ 02107 ][correction]
Soit
A=
(−1)n+ 1
n+ 1/n∈N
Montrer queAest bornée, déterminer infAet supA.
Exercice 26 [ 02109 ][correction]
SoientAet B deux parties non vides deRtelles que
∀(a, b)∈A×B, a6b Montrer que supAet infB existent et que supA6infB.
Exercice 27 [ 02108 ][correction]
SoientAet B deux parties non vides et bornées deRtelles queA⊂B.
Comparer infA,supA,infB et supB.
Exercice 28 [ 02110 ][correction]
SoientAet B deux parties deRnon vides et majorées.
Montrer que supA,supB et sup(A∪B) existent et sup(A∪B) = max(supA,supB)
Exercice 29 [ 02111 ][correction]
SoientAet B deux parties non vides et majorées deR. On forme
A+B={a+b/(a, b)∈A×B}
Montrer queA+B est majorée et
sup(A+B) = supA+ supB
Exercice 30 [ 02113 ][correction]
Pourn∈N, on posefn(x) =xn(1−x). Déterminer
n→+∞lim sup
x∈[0,1]
fn(x)
Exercice 31 [ 00225 ][correction]
SoitAune partie non vide et minorée deR. On pose m= infAetB =A∩]−∞, m+ 1]
Déterminer la borne inférieure deB.
Exercice 32 [ 02347 ][correction]
Soitf :R2→R. Etablir sup
x∈R y∈infR
f(x, y)6 inf
y∈R
sup
x∈R
f(x, y)
Exercice 33 [ 02114 ][correction]
Déterminer inf
(x1+· · ·+xn) 1
x1 +· · ·+ 1 xn
/x1, . . . , xn >0
Corrections
Exercice 1 :[énoncé]
Les relationsS etT sont clairement réflexives et symétriques.
Soientx, y, z∈E.
SupposonsxSy et ySz.
On a alorsxRy et yRz doncxRzet aussiyRxet zRy donczRxpuisxSz.
Le raisonnement n’est plus valable avecT et on peut présumer que T ne sera pas une relation d’équivalence.
Prenons pourRla relation divise définie surN?. On a 2|6 et 3|6 donc 2T6 et 6T3 or 26 T3.
Ici la relationT n’est pas transitive.
Exercice 2 :[énoncé]
a) La relation étudiée est évidemment réflexive, symétrique et transitive.
b)Y ∈Cl(X)⇔Y ∪A=X∪A.
SoitY ∈Cl(X). On aY ∪A=X∪A
∀x∈Y\Aon ax∈Y ∪A=X∪Aet x /∈Adoncx∈X\A. AinsiY\A⊂X\A et inversementX\A⊂Y\AdoncX\A=Y\A.
PuisqueY = (Y\A)∪(Y ∩A) on aY = (X\A)∪B avecB∈℘(A).
Inversement soitY = (X\A)∪B avecB∈℘(A).
On aY ∪A= (X\A)∪(B∪A) = (X∩A)¯ ∪A=X∪A.
FinalementCl(X) ={(X\A)∪B/B∈℘(A)}.
Exercice 3 :[énoncé]
a)f ◦IdE= IdE◦f doncfRf.
SifRg alors il existeϕ∈S(E) telle quef◦ϕ=ϕ◦gmais alors g◦ϕ−1=ϕ−1◦f doncgRf.
SifRg etgRhalors il existeϕ, ψ∈S(E) telles quef◦ϕ=ϕ◦get g◦ψ=ψ◦h doncf◦θ=θ◦havecθ=ϕ◦ψ∈S(E). AinsifRh.
b)
g∈ Cl(f)⇔ ∃ϕ∈S(E),g=ϕ−1◦f◦ϕ Finalement
Cl(f) =
ϕ−1◦f ◦ϕ/ϕ∈S(E)
Exercice 4 :[énoncé]
S est réflexive, symétrique et transitive sans difficultés.
On définitCl(x)4Cl(y)⇔xRy. La relation4est bien définie, réflexive transitive.
SiCl(x)4Cl(y) etCl(y)4Cl(x) alorsxSy doncCl(x) =Cl(y).
Exercice 5 :[énoncé]
Soitx∈G. On axRxcarxx−1= 1∈H.
Soientx, y∈G. SixRy alorsxy−1∈H et doncyx−1∈H d’où yRx.
Soientx, y, z∈G. SixRy etyRz alorsxy−1∈H etyz−1∈H doncxz−1∈H d’oùxRz.
FinalementRest une relation d’équivalence.
Soita∈G.
x∈Cl(a)⇔xRa⇔xa−1∈H donc
Cl(a) =Ha={ha/h∈H}
Exercice 6 :[énoncé]
Considérons la relation binaireRsurGdéfinie par y1Ry2⇔ ∃x∈G, xy1=y2x
Il est immédiat de vérifier queRest une relation d’équivalence surG. Les classes d’équivalence deRforment donc une partition deGce qui permet d’affirmer que le cardinal deGest la somme des cardinaux des classes d’équivalence deR.
Une classe d’équivalence d’un élémenty est réduite à un singleton si, et seulement si,
∀x∈G, xy=yx i.e.
y∈Z(G)
En dénombrantGen fonction des classes d’équivalence deRet en isolant parmi celles-ci celles qui sont réduites à un singleton on a
CardG= CardZ(G) +N
avecN la somme des cardinaux des classes d’équivalence de Rqui ne sont pas réduites à un singleton.
Pour poursuivre, montrons maintenant que le cardinal d’une classe d’équivalence de la relationRdivise le cardinal deG.
Considérons une classe d’équivalence{y1, . . . , yn} pour la relationRet notons Hi ={x∈G/xy1=yix}
Pouri∈ {1, . . . , n}, puisquey1Ryi, il existexi∈Gtel que xiy1=yixi
Considérons alors l’applicationϕ:H1→Hi définie par ϕ(x) =xix
On vérifie que cette application est bien définie et qu’elle est bijective.
On en déduit
CardH1=. . .= CardHn =m et puisqueGest la réunion disjointes desH1, . . . , Hn
CardG=mn=pα
Ainsi toutes les classes d’équivalences qui ne sont pas réduites à 1 élément ont un cardinal multiple depet doncp|N.
Puisquepdivise CardG= CardZ(G) +N, on a p|CardZ(G) SachantZ(G)6=∅(car 1∈Z(G)) on peut affirmer
CardZ(G)>p
Exercice 7 :[énoncé]
Notonsn1, . . . , nk les cardinaux respectifs deskclasses d’équivalence deR. D’une partn=n1+· · ·+nk, d’autre partp=n21+· · ·+n2k. Par l’inégalité de
Cauchy-Schwarz : (n1+· · ·+nk)26k(n21+· · ·+n2k).
Exercice 8 :[énoncé]
25=−1 [11] donc 210= 1 [11] puis
2123= 2120×23= (210)12×8 = 1×8 = 8 [11].
35= 1 [11] donc 3121= 3120×3 = (35)24×3 = 1×3 = 3 [11].
Ainsi 2123+ 3121= 8 + 3 = 0 [11] et donc 11|2123+ 3121.
Exercice 9 :[énoncé]
1234 = 2 [7] et 23= 1 [7] donc 12344321= 24321= 24320×2 = 1×2 = 2 [7].
4321 = 2 [7] donc 43211234= 21234= 21233×2 = 1×2 = 2 [7].
Par suite 12344321+ 43211234= 2 + 2 = 4 [7]. Le reste cherché est 4.
Exercice 10 :[énoncé]
a) Pourn= 0,1,2,3,4,5 on an3=n [6] donc 5n3+n= 6n= 0 [6].
b) 32n+1+ 2n+2= 3.(32)n+ 4.2n= 3.2n+ 4.2n= 7.2n = 0 [7].
c) 22n+1+ 32n+1= 2.(22)n+ 3.(32)n= 2.4n+ 3.4n= 5.4n= 0 [5].
d) 38n×54+ 56n×73= 5n×9 + 5n×2 = 11×5n= 0 [11].
e) 4n−1−3n= (4−1)(1 + 4 +· · ·+ 4n−1)−3n= 3(1 + 4 +· · ·+ 4n−1−n) or 1 + 4 +· · ·+ 4n−1−n= 1 +· · ·+ 1−n=n−n= 0 [3] donc 9|4n−1−3n.
f)
16n−1−15n= (16−1)(1 + 16 +· · ·+ 16n−1)−15n= 15(1 + 16 +· · ·+ 16n−1−n) or 1 + 16 +· · ·+ 16n−1−n= 1 +· · ·+ 1−n=n−n= 0 [15] donc
152|16n−1−15n.
Exercice 11 :[énoncé]
On a
n 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
n2+ (n+ 1)2+ (n+ 3)2 0 1 8 1 0 5 6 3 6 5 donc 10|n2+ (n+ 1)2+ (n+ 3)2⇔n= 0 ou 4 [10].
Exercice 12 :[énoncé]
On peut écriren= 2p+ 1 et alors
n2= (2p+ 1)2= 4p(p+ 1) + 1
Puisque l’un des facteurs dep(p+ 1) est pair, le produit 4p(p+ 1) est multiple de 8 et donc
4p(p+ 1) + 1≡1 [8]
Exercice 13 :[énoncé]
(⇒) Sia≡b [m] alorsmdiviseb−aet divise a fortiori λb−λa=λ(b−a).
(⇐) Siλa≡λb [m] alorsmdiviseλ(b−a). Or metλsont supposés premiers entre eux doncmdiviseb−a.
Exercice 14 :[énoncé]
Posonsx= 44444444, 4444 = 7 [9], 73= 1 [9] donc 44444444= 7 [9].
x <105×4444doncA69×5×4444 = 199980,B69×5 + 1 = 46 puis C64 + 9 = 13.
OrC=B=A=x [9] doncC= 7
Exercice 15 :[énoncé]
(⇒) ok
(⇐) On observe que : x 0 1 2 3 4 5 6
x2 0 1 4 2 2 4 1 modulo 7.
La seule possibilité pour quex2+y2= 0 [7] est quex=y= 0 [7].
Exercice 16 :[énoncé]
Soitx >0, on ax=xn pourn= 1∈Ndoncx4x. La relation4est réflexive.
Soientx, y >0, six4y et y4xalors il existen, m∈Ntels quey=xn et x=ym.
On a alorsx=xnm donc lnx=nmlnx Six= 1 alorsy=xn= 1 =x.
Six6= 1 alors lnx6= 0 puis 1 =nm. Orn, m∈Ndoncn=m= 1 puisx=y.
Finalement la relation4est antisymétrique.
Soientx, y, z >0. Si x4y ety4z alors∃n, m∈Ntels quey=xn et z=ym. On az=xmn avecmn∈Ndoncx4z. La relation4est transitive.
Finalement4est une relation d’ordre.
Cet ordre n’est pas total car, par exemple, 2 et 3 ne sont pas comparables.
Exercice 17 :[énoncé]
4est clairement réflexive et transitive.
Si (x, y)4(x0, y0) et (x0, y0)4(x, y) alors (x, y) = (x0, y0) oux6y6x06y06x et donc (x, y) = (x, x) = (x0, y0).
Exercice 18 :[énoncé]
4est clairement réflexive.
Siz4z0 etz04zalors nécessairement|z|=|z0|et Re(z) = Re(z0) doncz=z0 car Im(z),Im(z0)>0.
Siz4z0 etz04z00 alors si|z|<|z00|alorsz4z00et sinon |z|=|z0|=|z00|et donc Re(z)6Re(z0)6Re(z00) ce qui permet à nouveau d’affirmer z4z00.
Pourz, z0 ∈ {z∈C/Imz>0}.
Si|z|<|z0|alorsz4z0 Si|z|>|z0|alorsz04z.
Si|z|=|z0|alors dans le cas où Re(z)6Re(z0) on az4z0 et, dans le cas complémentaire, on az04z.
Dans tout les casz etz0 sont comparables, la relation d’ordre est totale.
Exercice 19 :[énoncé]
La relation est clairement réflexive.
Si (I, f)4(J, g) et (J, g)4(I, f) alorsI⊂J,J ⊂I et g|I =f doncI=J et f =g.
Si (I, f)4(J, g) et (J, g)4(K, h) alorsI⊂J ⊂K et hI = (hJ)I =gI =f donc (I, f)4(K, h).
Finalement4est une relation d’ordre.
Exercice 20 :[énoncé]
Soitx∈E. On af(x)6f(x) doncx4x.
Soientx, y∈E. Six4y et y4xalorsf(x)6f(y) et f(y)6f(x) donc f(x) =f(y). Or f est injective doncx=y.
Soientx, y, z∈E. Six4yet y4zalorsf(x)6f(y) etf(y)6f(z) donc f(x)6f(z) puis x4z
Finalement,4est une relation d’ordre.
Exercice 21 :[énoncé]
Si l’ordre est totalA∪B possède un plus grand élément : max(A∪B) = max(max(A),max(B)).
Si l’ordre n’est pas total, les plus grands éléments deAet deB peuvent ne pas être comparés aux éléments deAet B. Dans (N?,|), pour A={2,4}et
B={3,9}, AetB ont un plus grand élément alors queA∪B n’en a pas.
A∩B peut ne pas posséder de plus grand élément, cet ensemble peut notamment être vide.
Exercice 22 :[énoncé]
Par l’absurde supposonsE infini.
Posonsx0= minE,x1= minE\ {x0},...,xn = minE\ {x0, x1, . . . , xn−1},...
L’ensemble{x0, . . . , xn, . . .}n’a pas de plus grand élément. Absurde.
Exercice 23 :[énoncé]
a) Pour tout 16m6p,
ai,m6 max
16j6pai,j
donc
min
16i6nai,m6 min
16i6n max
16j6pai,j
puis
max
16m6p min
16i6nai,m6 min
16i6n max
16j6pai,j
b) Pour le tableau
1 4 3 2
max
16j62 min
16i62ai,j= 2 et min
16i62 max
16j62ai,j = 3 Exercice 24 :[énoncé]
Par l’absurde, supposons que (un) soit une telle suite.
A={un/n∈N}est une partie non vide deN, elle possède donc un plus petit élémentm.
Puisquem∈A, il existen∈Ntel que m=un. Mais alors un+1< un 6m= minA. Absurde.
Exercice 25 :[énoncé]
∀n∈N,−16(−1)n+n+11 62 doncAest bornée.
Aest une partie deRnon vide et bornée donc infAet supAexistent.
n 0 1 2 3 . . .
(−1)n+n+11 2 −1 +12 1 +13 −1 +14 . . . .
2 est plus grand élément deAet donc supA= maxA= 2.
Aest clairement minorée par−1 et (−1)2p+1+2p+21 → −1 donc il existe une suite d’éléments deA qui converge vers−1 donc infA=−1.
Exercice 26 :[énoncé]
Soitb∈B. Puisque
∀a∈A,a6b la partieAest majorée parb.
Aest une partie deRnon vide et majorée parb donc supAexiste et supA6b.
B est une partie deRnon vide et minorée par supAdonc infB existe et supA6infB.
Exercice 27 :[énoncé]
Aet B sont des parties non vides et bornées deRdonc les bornes sup et inf considérées existent.
Pour touta∈A, on aa∈Bdonca6supB. supB majoreAdonc supA6supB.
Pour touta∈A, on aa∈B donc infB6a. infB minoreAdonc infB 6infA.
Enfin, puisqueA6=∅, infA6supA.
Exercice 28 :[énoncé]
A, B, A∪B sont des parties deRnon vides et majorées donc supA,supB,sup(A∪B) existent dansR.
Pour toutx∈A∪B on a x6max(supA,supB) donc sup(A∪B)6max(supA,supB) PuisqueA, B⊂A∪B on a supA,supB6sup(A∪B) donc
max(supA,supB)6sup(A∪B) puis l’égalité.
Exercice 29 :[énoncé]
AetB sont deux parties non vides et majorées deRdonc supAet supB existent.
Pour toutx∈A+B, on peut écrirex=a+baveca∈Aet b∈B.
On ax=a+b6supA+ supB, doncA+B est majorée par supA+ supB A+B est une partie deRnon vide et majorée donc supA+B existe et
supA+B 6supA+ supB
Pour touta∈Aet toutb∈B,a= (a+b)−b6sup(A+B)−b doncA est majorée par sup(A+B)−bd’où
supA6sup(A+B)−b Par suite
b6sup(A+B)−supA etB est donc majoré par sup(A+B)−supAet par suite
supB 6sup(A+B)−supA Finalement
supA+ supB 6supA+B puis l’égalité.
Exercice 30 :[énoncé]
La fonctionfn est dérivable avec
fn0(x) =nxn−1(1−x)−xn =nxn−1−(n+ 1)xn
On en déduit les variations
x 0 xn 1
fn(x) 0 % Mn & 0 avecxn =n+1n ∈[0,1] et
Mn= sup
x∈[0,1]
fn(x) =
1− 1 n+ 1
n 1 n+ 1 →0
Exercice 31 :[énoncé]
Puisquem+ 1 ne minore pasA, la partieB est non vide.
De plusB⊂Adonc la borne inférieure deB existe et infA6infB
Soitx∈A, six6m+ 1 alorsx∈B et doncx>infB.
Six > m+ 1 alors à nouveaux>infB.
Ainsi infB minoreAet donc
infA>infB Finalement
infA= infB
Exercice 32 :[énoncé]
Soity0∈R. On a pour toutx∈R
y∈infR
f(x, y)6f(x, y0) donc
sup
x∈R y∈infR
f(x, y)6sup
x∈R
f(x, y0) puis
sup
x∈R y∈infR
f(x, y)6 inf
y0∈R
sup
x∈R
f(x, y0)
Exercice 33 :[énoncé]
On exploite
xi
xj +xj
xi = x2i +x2j xixj >2
pour obtenir
(x1+· · ·+xn) 1
x1
+· · ·+ 1 xn
=
n
X
i,j=1
xi
xj >n2
Puisque que pourx1=. . .=xn = 1 on obtient (x1+· · ·+xn)
1 x1
+· · ·+ 1 xn
=n2 on peut conclure
inf
(x1+· · ·+xn) 1
x1
+· · ·+ 1 xn
/x1, . . . , xn>0
=n2