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K TMMTION HORLOËRE

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La Chaux-de-Fonds, Mercredi 23 Mars 1932. Bureau* : Rue de la Serre, 58. Quarante-septième flnnée. — N° 23.

K TMMTION HORLOËRE

• S U I S S E -

ORCANE de la CHAMBRE SUISSE DE L'HORLOGERIE, des CHAMBRES DE COMMERCE, des BUREAUX DE CONTROLE, des ASSOCIATIONS PATRONALES de ('INFORMATION H0RL06ÈRE SUISSE et de la FIDUCIAIRE H0RL06ÈRE SUISSE (Fidhor)

I

ABONNEMENTS: Un an Six mois _ Suisse Fr. 14.06 Fr. 7.06 i ' Union postale » SB.— » 18.—

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LES CONSULATS SUISSES A L'ETRANGER REÇOIVENT LE JOURNAL

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suisses 15 centimes, offres et demandes de places 10 centimes le millimètre, étrangères 20 centimes le millimètre.

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E n r a i s o n d e s f ê t e s d e P â q u e s l e p r o c h a i n n u m é r o (n<> 2 4 ) p a r a î t r a m e r c r e d i 3 0 m a r s c o u r a n t .

L e s B u r e a u x d e l a C h a m b r e s u i s s e d e l ' H o r l o g e r i e r e s t e r o n t f e r m é s l e s s a m e d i 2 6 e t l u n d i 2 8 m a r s c o u r a n t .

Quelques faces spéciales de l'état de crise

'—' Parmi les problèmes que soulève la crise, celui de l'occupation de la jeunesse est des plus angoissants, surtout dans le Jura où nulle pos- sibilité d'emploi ne s'offre aux jeunes gens, qui en sont réduits au chômage avant que d avoiir vécu. Si le père de famille chômeur est digne de toute la considération humaine, le jeune homme, la jeune fille qui sortent d'apprentissage et qui!

se savent voués à l'inaction offrent un spectacle fc>lus lamentable encore et digne de pitié. L a vis leur aura été dure sans rémission et fait d'eux, à l'aurore de l'adulte, des désabusés, des mécon-i tents, des révoltés qui, demain, gouverneront le pays, mais avec leurs conceptions formées par l'adversité et par le pessimisme.

L e choix d'une profession pour les jeunes gens revêt donc aujourd'hui une importance — qu'elle a toujours eue d'ailleurs — à laquelle on ne saurait assez s'attacher. Dans nos villes et nos villages, pendant des décades on peut dire qu'on ne discutait pas ce problème. Bons ou mauvais, doués ou non, les jeunes prenaient le métier du père et devenaient horlogers: on aurait provoqué de la curiosité pour une telle bizarrerie si l'on avait demandé à quoi se voueraient les enfants.

Ceux-ci, dès leur petite enfance, savaient qu'ils

«iraient à l'établi».

E t puis, viennent les crises, deux en moins de dix ans ! O n s'inquiète, on s'agite à juste titre, car il faut bien que les jeunes gens apprennent un métier. Deviendront-ils horlogers? Dame, on hésite, la vie est trop incertaine, on souffre moins ailleurs. D u reste ne parle-t-on pas partout de nouvelles industries, il faut donc guider les enfants sur une autre voie.

J ai sous les yeux un tableau singulièrement intéressant et suggestif. Il est publié par le Dépar- tement de l'Instruction Publique du Canton de Neuchâtel et donne le résultat de. l'enquête sur les goûts professionnels des élèves qui arrivent à l'âge de libération de l'école. Dans un canton où la moitié de la population est occupée à l'hor- logerie, sur 1024 enfants ayant manifesté des goûts professionnels déterminés, 24 seulement ont répondu présent à l'appel de l'horlogerie, 9 garçons et

15 filles. E t ' c'est tout. Voilà où ont conduit deux cents ans d'industrie! L a jeunesse se détourne tlu métier qui a fait notre race, qui lui a donné

e s . qualités et ses défauts autant que son sol dur et ingrat ne l'a façonnée. Il y a de quoi méditer avec mélancolie.

E t pourtant, faut-il proclamer que l'horlogerie lous lâche? Je m'élève contre cette erreur q u o n épand, ou qui se répand de plus en plus dans

loutes les couches de la population jurassienne.

D'où tire-t-on cette idée mauvaise que l'horlogerie oériclite, que tous beaux jours en sont passés et que la prospérité ne reviendra p a s ? Sur quoi est-ce fondé? Quel est le prophète de la ruine? Pourquoi noircir l'avenir, l'altérer? Est-ce l'histoire de l'hor- logerie qui nous apprend le doute?

Nous ne sommes pas plus mal logés que nos ancêtres. Qu'on se le dise! Rien de neuf sous le soleil! Rien, rien! L e s crises ont passé, se succédant à intervalles divers, mais toujours nous en sommes sortis. Les mêmes plaintes se sont fait entendre qui se sont tues lorsque le travail est revenu. Si encore l'horlogerie seuls vivait dans la misère, ce manque de confiance pourrait être justi-_

fié, mais, comme dans la fable, «ils n en mou- raient pas tous, mais tous étaient frappés».

O n a beaucoup employé pendant la guerre le mot psychose, pour désigner cet état maladif des cerveaux fait de pessimisme, de méfiance, de dés- espérance, état qui incite à la torpeur, à la néga- tion de l'action, à la critique de celle-ci. O n en est là chez nous. Psychose de crise et du haut en bas de l'échelle. Ce n'est plus seulement de l'humeur mais c'est du défaitisme. Ce qu on pre- nait pour bon il y a un an ou deux est devenu inutile. Les critiques se font plus mesquines et manquent d'objectivité. O n juge des problèmes si importants pour l'avenir à la lumière des diffi- cultés présentes et presque toujours de ses pro- ores difficultés. Aujourd'hui on voit l'arbre e t cet arbre empêche de voir la forêt. Lorsque les cerveaux n'étaient pas embués par les tracas im- médiats, on voyait large, on voyait profond, on se rendait compte qu'une économie collective de- vait former la base de notre fabrication. Depuis dix ans on y travaille. E t tout à COUD on entend des gens gémir après le courant de la liberté individuelle. L a virevolte est complète. C'est mala- dif est il faut absolument que ceux qui ont encore la tête sur les épaules résistent à ce courant, au courant de la psychose de crise. O n fait aujour- d hui la critique à rebours du bon sens. L a crise doit être mise à profit pour régénérer les méthodes, pour s'équiper afin de repartir solidement le mo- ment venu. Il en est qui voudraient au contraire tout rejeter, tout abandonner, tout détruire ce quii a été fait, persuadés que l'absence de méthode collective est encore ce qu'il y a de mieux in- venté et de plus sûr, et parmi eux on trouve des gens qui raisonnaient à l'opposé un an auparavant.

Comme si la méthode pouvait être seulement oppor- tuniste et n était pas bonne en soi !

Faut-il rejeter un système qu'on a tant de peine à discipliner parce que des éléments, indépendants de la fabrication, apportent le ravage de leur;

force aveugle? Cette fabrication ne doit-elle pas

être traitée en elle-même et comme si la crise n'y était p a s ?

Celui qui accepte comme principes ceux que lui aommande le temps, celui-là est un pauvre mal- heureux, dont rien ne fixe la vie et qui est destiné à se faire un jour écraser par elle.

T r o p de fabricants, énervés par l'attente et par les pertes sont disposés à lâcher le char de l'organisation auquel ils s'étaient attelés. Bien plus, il en est qui houspillent ceux qui tirent. Mais prenons garde. Si ce char est laissé sans entrave et roule à reculons, rien ne pourra plus le retenir et il s'écrasera au bas de la pente. O n ne trouverai plus personne pour en fabriquer un nouveau.

P a r quoi je veux dire qu'il est néfaste de se laisser aller au défaitisme, qu'il faut lutter contre la psychose de crise, qu'il faut voir en avant et se garder de penser qu' «après nous le déluge».

E t cette lutte, i l . faut la mener sur tous les fronts, chez le fabricant, chez l'ouvrier et chez celui qui juge sans en rien connaître.

Une digression trop longue m'a mené sur un chemin qu'il faut rebrousser,. L a future profes- sion des enfants est ce qui m'intéresse ce jour.

Il faut constater que les difficultés des parents!

Idiésespèrent les enfants qui ne veulent plus dévenir horlogers. C'est une maladie qui passera comme d'autres, mais qui est peut-être utile à son heure.

Remarquons que les professions libérales • n'em- ballent pas la jeunesse, puisqu'elles ne tentent que 17 enfants. P a r contre la mécanique et l'électro- technique appellent 122 garçons: c e s t un signe des temps. J e constate avec plaisir que 26 gar- çons et 170 filles sont attirés par les industries- de l'habillement et de la toilette. P o u r les filles passe encore. Mais les garçons! E t n'ont-ils pas raison de devenir tailleurs alors que ce métier est aux mains de nombreux étrangers? L'industrie du bâtiment, qui laissait indifférente notre population, est tout à coup marquée de faveur par 40 gar- çons. Cette répartition possible des forces mascu- lines entre toutes les professions est un élément d'équilibre sain.

Mais ce qui m'a le plus impressionné chez les filles, c'est que 124 d'entre elles donnent leur!

préférence au service de maison. Ça c'est bien!

Est-ce le résultat d'une campagne qui s'est amorcée d y a quelques années, est-ce la nécessité, toujours est-il que c'est là un débouché professionnel que nos jeunes f illes peuvent tenter avec quelque chance de succès. J'ai vu à l'œuvre de jeunes chômeuses qui se sont engagées comme bonnes plutôt que de ne rien faire. E h bien, l'expérience m'a appris qu'elles sont actives et propres, qu'elles ont de l'initiative et de l'intelligence au travail, qu'elles font pour la plupart mieux que le commun des jeunes filles qu'on a l'habitude de voir tenir cet emploi. Si toutes les maîtresses de maison savaient ce qu'on peut obtenir de dévouement des jeunes filles de chez nous en les traitant avec égards, elles n'en voudraient plus d'autres.

J e tenais à signaler ce phénomène* infirmant

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• * • • • '

N« 23.

!36 L A F É D É R A T I O N H O R L O G È R E S U I S S E 23 Mars 1932

aujourd'hui les critiques quon a faites en son temps.

D'ailleurs la femme de demain sera la mère de demain. L'apprentissage que font les filles qui servent chez les autres ne peut qu'être salutaire pour leur propre ménage, la tranquillité des maris fet la paix du foyer. E t c'est un élément de paix sociale.

E t voilà une occasion de sourire à la vie. O n les trouve du reste quand on le veut.

Négociations commerciales difficiles avec la Tchécoslovaquie

La direction de la division du commerce, du Département fédéral de l'économie publique, avait iqntamé avec les représentants du gouvernement!

tchécoslovaque des discussions afin de faciliter l'échange des marchandises entre les deux pays.

En raison du fait que ces derniers temps l'ex- portation de marchandises suisses en Tchécoslova- quie a été rendue difficile par la restriction du piombre des devises accordées aux importateurs de marchandises suisses contrairement aux promesses, faites, ces discussions ont dû être interrompues, du côté suisse. La balance commerciale suisse avec ,1a Tchécoslovaquie est déjà passive dans une si forte mesure que le Conseil fédéral se voit forcé de protéger les intérêts suisses de toutes les manières possibles.

Observatoire de Genève

Le concours de chronomètres de 1931.

Dans sa Séance du 21 mars 1932 M. le prof, G. Tiercy, directeur de l'Observatoire, a présenté son rapport.

On a enregistré 148 dépôts. 120 chronomètres ont obtenu un bulletin de marche après avoir subi les épreuves de première classe. Sur ce nombre, 107 prennent part aux concours de réglage, soit 37 chronomètres de bord, 43 chronomètres de po- che de grand format, et 27 chronomètres de poche de petit format.

Les résultats de l'année 1931 sont excellents.

Tous les records de concours ont été battus; et, fait remarquable, le record de pièce de série B, vieux de deux ans, a été battu par trois chrono- mètres venant de trois fabriques différentes; c'est là une performance unique dans les palmarès des concours.

Concours A: Chronomètres de bord , Pièces isolées (Premiers prix)

Points Fabricants Hogleurs 862 Oméga-Genève A. Jaccard (record) Ô54 » » » ,845. » » » .841 » » »

•829 Patek, Philippe & Cie F. Modoux

'819 » » » » i816 » » » »

81 & » » » Henri Weh ri i i81'4 Oméga-Genève A. Jaccard

809 Vacheron & Constantin Hélène Jaccard

•806 Patek, Philippe & Cie F. Modoux 794 Oméga-Genève A. Jaccard 7.87 Vacheron & Contantin £• Olivier 780 Patek, Philippe & Cie F. Modoux

Suivent:

3 deuxièmes prix ; 5 troisièmes prix;

11 mentions.

Concours de séries entre fabricants Qmega-Genève 843,3 (record) 1er prix Patek, Philippe & Cie 814,5 1er P " * Vacheron & Constantin 747,1 2e prix

Concours de séries entre régleurs

A. Jaccard 843,3 (record) 1er prix F. Modoux 808,4 1er prix H. Wehrli 736,6 3e prix

Concours B: Chronomètres de poche grand format

Pièces isolées (Premiers prix)

Points Fabricants Kngleurs 854 Oméga-Genève A. Jaccard (record) 846 Patek, Philippe 8= Cie Henri Wehrli 846 Vacheron & Constantin E. Olivier

Point?

826 817 '800 787 775 773 773 773 772 765

Fabricants Oméga-Genève

» »

» » Patek, Philippe & Cie Vacheron & Constantin Oméga-Genève

Vacheron & Constantin

» » Patek, Philippe & Cie Oméga-Genève

Suivent:

3 deuxièmes prix;

7 troisièmes prix;

13 mentions.

Régleurs A. Jaccard

j>

» F. Modoux Hélène Jaccard A. Jaccard Hélène Jaccard E. Olivier F. Modoux A. Jaccard

Concours de séries entre fabricants Omega-Genève 814,2 (record) 1er prix

Vacheron & Constantin 779 1er prix Patek, Philippe & Cie 770 1er prix

Concours de séries entre régleurs . Jaccard

. Olivier . Modoux iélène Jaccard

814,2 748,8 736,7 722,2

(record) 1er prix 2e prix 2e prix 3e prix Concours C: Chronomètres de poche

petit format Pièces isolées (Premiers prix)

887 Oméga-Genève A. Jaccard (record) 802 » » » 974 Golay fils & Stahl Henri Wehrli

785 Oméga-Genève A. Jaccard 779 Patek, Philippe & Cie Henri Wehrli 761 Oméga-Genève A. Jaccard

•76q » » » 760 » ' » » 759 Patek, Philippe & Cie F . Modoux

754 » » » » 750 Oméga-Genève A. Jaccard

749 Patek, Philippe & Cie F . Modoux 749 Oméga-Genève A. Jaccard 740 Patek, Philippe & Cie F . Modoux 732 Oméga-Genève A. Jaccard

721 » » » Suivent:

2 deuxièmes prix;

3 troisièmes prix;

5 mentions.

Concours de séries entre fabricants Omega-Genève 799,0 (record) 1er prix Patek, Philippe & Cie 756,1 1er prix

Concours de séries entre régleurs

A. Jaccard 799,0 (record) 1er prix

F. Modoux 738,8 1er prix

Prix spéciaux

Prix de records de pièces et de records de séries (voir les tableaux précédents)

Prix de l'écart moyen diurne

Série A no. 83 H_ 0*09 Oméga, usine de Genève (régleur: M. A. Jaccard) Série B mot. 100 0s,09 Patek, Philippe & Cie

(régleur: M. F. Modoux) Série 'C njoV 63 0*,11 Patek, Philippe & Cie

(régleur: M. F. Modoux) Prix de l'écart de position

Série A nfa/. 80 F 0s,ll Vacheron & Constantin (régleur: Mlle H. Jaccard) Série B no. 133 0s,16 Vacheron & Constantin

; (régleur: M. E. Olivier) Série C nW. 8 0^,29 Oméga, usine de Genève

(régleur: M. A. Jaccard) Prix Guillaume

Offert par la Sté des fabriques de spiraux réunies (Le calcul est basé sur l'ensemble des réglages, toutes séries réunies.)

Premier prix (420 fr.) : M. A. Jaccard.

Deuxième prix (330 fr.) : M. H. Wehrli.

Troisième prix (250 fr.) : M. F. Modoux.

Contrôle de la marche des montres

B u r e a u officiel p o u r l e c o n t r ô l e f a c u l t a t i f d e s m o n t r e s , à G e n è v e .

Le Département du commerce et de l'industrie de Jenève a délivré un diplôme aux maisons d'horlo- çerie suivantes de Genève qui ont fait contrôler, pendant l'année 1931, le plus grand nombre de

pièces au Bureau officiel de l'Etat pour le contrôle facultatif des montres de Genève:

1er diplôme: Patek, Philippe & Cie, S. A.

2me diplôme: Manufacture des montres Niton, S.A.

3me diplôme: A. Weber 8c Cie.

Commerce extérieur

Portugal.

Selon le correspondant particulier de l'Office Suisse d'Expansion commerciale, les effets de la crise économique continuent à se faire sentir très sérieu- sement au Portugal. Il ne se passe pas de semaine qui ne soit marquée par de nouvelles faillites ou par des concordats. Plusieurs maisons importantes liquident leurs stocks et le nombre des employés licenciés a augmenté. Un mouvement pour protéger la main-d'œuvre se dessine et le Gouvernemenit applique sérieusement le décret interdisant tout en- gagement de force étrangère jusqu'au 31 décembre 1933, sauf cas spéciaux pour des ouvriers spécia- listes que l'on ne peut trouver parmi les nationaux.

Le journal «O Seculo» annonce qu'il y a actuellement au Portugal 39.190 chômeurs.

La baisse de la £ anglaise, monnaie la plus souvent employée dans les transactions entre le Por- tugal et l'étranger, est venue compliquer la situation déjà rendue difficile par la crise mondiale. Le malaise, qui avait atteint plusieurs branches de l'industrie portugaise, a entraîné une baisse des prix à l'exportation.

On dit que la situation financière du trésor por- tugais est bonne actuellement, mais on constate cependant un manque de numéraire qui persiste et constitue un obstacle au développement des affaires.

La situation du marché des valeurs est, par suite des difficultés mondiales, indécise.

La situation économique au Portugal suit évi- Idemment la courbe de la situation mondiale; on

constaterait pourtant une certaine reprise dans les affaires, notamment en ce qui concerne l'exporta- tion; cependant la crise brésilienne à laquelle s'a- joute la crise anglaise, ne sont guère favorables à cette très légère reprise.

La balance des échanges du Portugal pour l'an- née 1931 se présente comme suit:

Importations 1.727.956.401 Exportations 807.714.646 Balance déficitaire 920.241.755 escudos.

Chronique financière et fiscale

Le duo-métallisme monétaire.

"**> Comme on le sait, le problème de l'or ainsi que celui de l'argent sont aujourd'hui plus que jamais d'une brûlante actualité. En effet, d'une part les réserves mondiales de métal jaune se trouvent concentrées en main de quelques établissements finan- ciers d'émission peu nombreux, parmi lesquels il y a lieu de citer avant tout la Banque de France, les « Federal Reserve Banks », la Banque nationale suisse et la Banque royale de Hollande. Par ail- leurs, les très grandes fluctuations du prix de l'ar- gent et la baisse énorme dont il a été l'objet ces derniers temps ont mis certains pays dont la mon- naie est basée sur ce métal dans une situation parti- culièrement difficile.

Certains économistes, cherchant un remède à ces maux de nature différente, ont cru l'avoir trouvé dans une solution unique consistant à réhabiliter l'argent au point de vue monétaire. Diverses pro- positions ont donc été faites dans ce but et la principale d'entre elles est celle à laquelle on a donné le nom de duo-métallisme. Cette expression a été choisie pour marquer une distinction très nette avec l'ancien système basé à la fois sur l'or et l'argent et connu sous le nom de bi-métallisme. L'un des principes essentiels du bi-métallisme, système qui semble bien périmé, tout au moins dans sa forme ancienne, consistait dans la fixation d'un rapport déterminé entre la valeur de l'or et celle de l'ar- gent. La rigidité de cette relation constituait pré- cisément son principal défaut; on sait, par exemple, que l'Union monétaire latine, qui était basée sur le bi-métallisme, a dû modifier ce rapport à plus d'une reprise, le prix de l'or et de l'argent se mouvant de telle manière qu'il n'existait pas toujours entre eux le même écart. Dans le duo-métallisme, tout au contraire, il n'est pas question de fixer une propor- tion déterminée entre les prix respectifs du métal jaune et du métal blanc, ceux-ci couvrant deux par- ties différentes de la circulation fiduciaire. Une partie importante de cette circulation continuerait à être

couverte par de l'or, mais une autre portion consis-

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N"23. — 23 Mars 1932 L A F É D É R A T I O N H O R L O G È R E SUISSE 137

terait en billets d'un faible montant qui circuleraient concurremment. La couverture de ces certificats-argent serait presque égale à la valeur totale des pièces d'or qu'elle remplacerait; ils devraient être, entre autres, acceptés pour tous les paiements faits à l'Etat. Les partisans de ce système estiment que si ces certificats ne sont pas émis dans une propor- tion dépassant par exemple 1 pour 3 par rapport à l'or, il y aurait peu de risque que leur valeur des- cende au-dessous de celle des billets partiellement couverts en or. Si, à un moment donné, une hausse du prix, exprimé en valeur or, de l'argent contre lequel les certificats auraient été émis se produisait, ces réserves de métal blanc pourraient être vendues sans perte et remplacées par de l'or. Le système con- siste donc avant tout à élargir les bases du crédit par de simples mesures d'autorité gouvernementale.

Le duo-métallisme aurait pour double avantage, aux yeux de ses partisans, d'atténuer dans une cer- taine mesure, par l'emploi de l'argent, la pénurie d'or que craignent certains économistes. Par ailleurs, le marché de l'argent bénéficierait dans une forte proportion de l'emploi nouveau qui serait fait de ce métal et qui pourrait avoir pour conséquence d'en augmenter le prix. On sait, en effet, que la ré- duction de la consommation de l'argent et par con- séquent l'avilissement du prix de celui-ci a sa cause principale dans la diminution continue de l'emploi du métal blanc dans des buts monétaires; son utili- sation dans l'industrie se maintient, par contre, comme par le passé, et comprend environ 50 millions d'onces par an. Ces mesures sembleraient d'autant plus effi- caces que l'ouverture de nouvelles mines de métaux dont l'argent est un sous-produit ne semble pas annoncer une importante production de ce métal, qui semble devoir se maintenir à peu près dans les mêmes chiffres. Les effets heureux que l'on attend d'une hausse du prix de l'argent sont nombreux.

Parmi eux, nous nous contenterons de citer avant tout l'ouverture au commerce international de nou- veaux pays, — le centre de la Chine, par exemple, — qui sont vivement intéressés au mouvement des prix de l'argent. En effet, une hausse de ceux-ci signifierait urne élévation de leur change et par conséquent une augmentation de leur importation. La capacité d'achat des Indes qui, comme on le sait, possèdent de très fortes réserves de roupies d'argent, serait aussi avan- tageusement influencée par une augmentation du prix de ce métal.

Il paraît hors de doute que la question du duo- métallisme monétaire est d'un intérêt tout particulier et qu'elle mérite un examen attentif. 11 ne semble pas cependant que les différentes propositions ten- dant à son établissement, qui ont été faites de divers côtés, aient des chances importantes de rece- voir une prochaine application pratique. Il est d'ail- leurs à espérer que la question de l'argent trouvera une solution satisfaisante avant que les gouverne- ments ne soient arrivés à une décision sur la question de savoir si le système préconisé est d'une réelle utilité et s'il possède effectivement les avantages qu'on lui attribue dans la théorie.

Autriche. — Retrait de billets de banque.

D'après une information de presse transmise par M. Poujol, Attaché commercial de France en Autri- che, le Conseil général de la Banque nationale]

d'Autriche a décidé de retirer de la circulation!

les billets de banque de 1.000 shillings datés du 2 janvier 1925. Le dernier délai pour retirer ces billets a été fixé au 31 mars 1932. Après cette date ces billets ne seront plus repris par voie d'échange que par la Banque nationale d'Autriche et jusqu'au 31 mars 1935 au plus tard.

ferme volonté de les éviter à l'avenir pourront amener un redressement sain et durable des affai- res. C'est dans ce but que le Comité a résolu de convoquer à une conférence qui aura lieu à Mon-

treux, les 4 et 5 avril 1932, les principaux détail- lants de France, Suisse, Angleterre, Allemagne, Ita- lie, Espagne, Belgique, Pays-Bas, Suède, Norvège, Danemark, Autriche, Tchécoslovaquie, Roumanie, Bul- garie, Grèce, Egypte, Tunisie, Algérie et Maroc.

Cette invitation a été adressée également à M.

le Conseiller fédéral Schulthess, aux associations industrielles horlogères suisses et à l'Association des banques suisses.

Les représentants de la presse horlogère des dif- férents pays ont également été convoqués.

Chronique sociale

Seule une claire connaissance de ces erreurs et la f vieillesse et Invalidité des employés. Les-recettes excè- dent encore les dépenses, mais les cotisations reculent:

385 millions en 1930, 343 en 1931. D'autre part, les dépenses, de l'ordre de 33 o/0 des cotisations en 1926, l'ont été de 64 o/0 en 1931. Le décret-loi siusvfnentionné permettra quelque économie, de 13; à 14 millions. Mais la baisse d'intérêts, exigée par le même décret, diminuera les recettes dans une proportion plus forte encore, une vingtaine de mil- lions. A moins de réformes il faudra, dès 1935, ejmployer les intérêts du patrimoine, et dès 1941, emtamer le capital même, de 1,8 milliard à fin 1931.

L'assuranee-accident est devenue, par suite de la crise, une charge très lourde pour les entreprises.

Les cotisations sont en proportion de plus en plus forte du salaire, au fur et à mesure que l'effectif cimployé diminue. La répartition pure est, en effet, le régime financier de l'assurance. Les mutuelles professionnelles ont dû procéder à des recouvrements forcés et à des saisies pour nombre d'entreprises, jus- qu'à 50 o/o dans certains cas. De nouveau, le décret- loi diminuera les dépenses de près de lOo/o, c'est-à- dire 28à 29 millions. Mais des réductions plus radi- cales sont indispensables.

Même l'assurance-maladie est en difficulté. Grâce au décret de juillet 1930, les taux de cotisations) ont été réduits déjà de 1 o/o environ du salaire moyen.

L'économie réalisée est évaluée à quelque 300 mil- lions. Mais à fin 1931, plusieurs caisses durant rele- ver à nouveau leurs cotisations. Le décret-loi d e décembre ne permet que des économies relativement faibles, la suppression des prestations supplémentairepi facultatives étant déjà un fait accompli pour la plu- part des caisses. Dans l'ensemble, l'assurance-maladie est en déficit. Celui-ci est évalué à plus de 20 mil-

lions pour l'an dernier. Les dépenses totales ont cependant diminué de 600 millions par rapport , à

1930, en grande partie par suite de la crise. Mais la plupart des caisses locales ont encore un taux de cotisation qui dépasse largement 5 o/o. Là, encore, une

réduction nouvelle des prestations est inéluctable. -, L'assurance sociale y compris l'assurance-chômage, a absorbé, l'an dernier, encore 7 milliards environ.

A la fois, pour rétablir son équilibre financier e t alléger la charge qui pèse sur l'économie générale, il faudra de toute nécessité en revenir à des réformes radicales.

L'Allemagne, pour des raisons politiques et socia- les, devant une menace qu'elle croya.it ne pouvoir éloigner que par cette méthode, régla la situation avec une libéralité stupéfiante, voyant ici, comme/

ailleurs, trop en grand. Elle paie maintenant cette, erreur, et ceci à une époque infiniment moins plai- sante. Avis aux peuples dont le train de vie se main- tient élevé en dépit de la crise et qui seraient tentés, comme les enfants, de jouer aux millionnaires qu'ils ne sont pas. Ch. B.

Expositions, Foires et Congrès

Comité pour l'étude des affaires horlogères de détail.

A la suite d'entrevues à Berne, en date des 22 janvier et 15 février 1932, dont le but était de considérer la siduation horlogère actuelle (industrie, gros et détail), un comité pour l'étude des affai- res horlogères de détail est fondé, comprenant les

•personnes suivantes: MM. C. Zigerli, Berne, E.

Gübelin, Lucerne, W. Allemann, Montreux, Th. Beyer, Zurich, J. Schwob, Lausanne, L. Grauwiler, Bale, Dr. Staehelin, Zurich, C. de Trey, Lausanne, Steele, Genève.

L'opinion unanime de ce Comité c'est que si la crise mondiale a une grave répercussion sui l'effondrement de l'industrie et du commerce horlo- gers, ,il n'en est pas moins vrai que de graves erreurs qui ont déclanché une crise horlogère aiguë, indépendante de la crise mondiale, ont été commises autant dans le domaine de la production que dans

celui de la vente.

Q u e v o n t d e v e n i r l e s a s s u r a n c e s s o c i a l e s e n A l l e m a g n e ?

La situation financière des institutions allemandes d'assurances sociales devient de jour en jour plus difficile. L'équilibre est déjà rompu depuis longtemps et il a fallu entreprendre des réformes. Depuis deux- ans qu'on les applique sur l'ensemble des assurances ou sur certaines de leurs parties, elles se sont avérées impuissantes à rétablir l'harmonie.

La crise économique, sans aucun doute, a consi- dérablement aggravé leur situation. Mais on admet que même la crise finie, il sera indispensable de réduire de beaucop les dépenses, pour ramener les charges à un degré supportable pour l'économie allemande. Hans Braetsch précise dans le dernier numéro de 1' «Arbeitgeber:» la situation présente de ces assurances.

La fraction la plus compromise est naturellement celle qui concerne l'assurance - vieillesse - învaltdijtjéi, atteinte à la fois par la dépression financière et l'accroissement automatique du nombre des pension- nés. La plus mal en point est la caisse des pensions des mineurs. Ses pensions ont été élevées à des taux excessifs, alors que la diminution des effectifs occupés réduisaient considérablement les recettes. La caisse est en déficit depuis deux ans. Elle ne pour- rait vivre sans la subvention du Reich. En 1931, cm escomptait le déficit à 100 millions de marks environ. Le gouvernement central versa à la caisse 70 millions en subsides, en lui prescrivant de réduire ses prestations. Malgré tout, le patrimoine de la caisse, à 144 millions à fin 1930, était tombé) à quelque 120 millions un an plus tard. Or, le nombre des pensionnés va s'accroître. On table déjà pour 1932 sur un nouveau déficit d'une centaine de millions. Le Reich renouvellera-t-il ses presta- tions? S'il ne le fait pas, les réserves de la caisse seront à peu près entièrement absorbées d'ici 9 mois, en admettant même qu'on ait la possibilité de les mobiliser.

L'assurance-vieillesse-invalidité générale voit sa situation s'aggraver de plus en plus. Le volume des cotisations diminue par suite du chômage. De 1.092 millions de marks en 1929, il est descendu à 986 en 1930 et à 320 en 1931. Avec les intérêts et des ressources diverses, les recettes totales ont néanmoins atteint 900 millions, l'an dernier, appro- ximativement. En face, les dépensse s'élevaient à 1.140 millions. Le déficit fut ainsi de 240 millions,

Les réserves doivent donc être entamées. Cette mobilisation ne se fait, hélas, qu'au prix de grosses pertes. La fortune de l'assurance se composait, à fin 1931, de 470 millions en titres, 443 en hypo- thèques, 254 en créances diverses, 194 en immeubles et autres placements moins importants. Or, un éta- blissement régional d'assurance n'a pu toucher de

la Reichsbank que 600.000 marks sur présentation de titres d'une valeur nominale de 1.600.000. Ayant»

voulu se faire rembourser des prêts à des communes,, syndicats de logements et établissements d'utilité) publique, il n'a pu tirer d'un montant de 3 millions 800.000 que 70.000 marks. La Banque d'Empire se refuse à faire de nouvelles avances sur titres) et le Reich se déclare incapable de rembourser par anticipation les bons du Trésor qu'il avait remis à l'assurance pour remplacer une partie de ses sub- sides en espèces. La baisse forcée de l'intérêt dimi- nuera encore les recettes. Comment les établissements d'assurances se tireront-ils de ces embarras, c'est ce

qu'on ne voit pas.

1932 présentera, sans nul doute, un déficit de même ordre. Ceci en dépit du décret-loi de décembre 1931 qui autorise des réductions de dépenses qu'on

•estime à 70 millions de marks. La fortune de l'assu- rance étant, nominalement, de 1,4 milliard environ à la fin de 1931, elle sera dévorée en 1935, si des [réformes radicales n'interviennent pas.

La situation est moins critique pour l'assurance-

informations

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Gaston-Joseph Loiseau, Bruxelles

est en faillite. . Les créanciers sont priés de noua' envoyer le relevé de leur compte en triple, au plus vite, afin que nous puissions produire dans les délais.

— Les créanciers de la maison

Jacob Gunzenhauser, à Schwenningen, sont priés de nous envoyer le relevé de leur Compte en triple, afin que nous puissions sauvegarder leurs intérêts.

— Nous mettons en garde contre W. L. Kindermann, Aussig.

Alfred Niess, Hambourg a prête le serment d'insolvabilité.

— Nous recherchons le nommé:

/ . A. Robert, cirdevant à Toulouse.

Les personnes qui pourraient nous indiquer son adresse actuelle sont priées de nous en faire part.

L'Information Horlogère Suisse La Chaux-de-Fonds. Rue Leopold Robert 42.

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Les intéressés peuvent obtenir à la Chambre suisse de l'horlogerie, Serre 58, La Chaux-de-Fonds, des (renseignements confidentiels de l'Office suisse d'ex-

pansion commerciale, Zurich et Lausanne, sur:

No. 3. Grèce. Difficultés en matières de devises (en allemand).

No. 4. union Sud-Africaine. Question financières et monétaires (en allemand).

Prière de joindre une enveloppe affranchie pour

la réponse. -

(4)

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Etats-Unis d'Amérique

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Prix de gros en Bourse au comptant.

par carat Qualités ordinaires fr. 5.60—6.10 Grain fermé, petit roulé » 6.10—6.50 Boart Brésil > 6.50—6.90 Eclats > 5.50—6.—

Tendance: Stable.

Cours communiqués par:

J.-K- Smit & Zonen, Amsterdam.

Agent: S H. Kahl, Diamants, Genève.

C o m p t a n t A t e r m e London 17 mars 18 mars 17 mars 18 mars (Ces prix s'entendent par tonne anglaise de 1016 kg.

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» settl. price 33 33.12/6 — —

» électrolytiq. 38.1(1-37.10; 36.10-37.10/ -

» best, selected 3« 5-36.10/ 36.10-37.15/ — —

» wire bars 37.10/ 37.10/ — Etain anglais 129.lö-i31.15/131.10-133.10. —

» étranger

» settl. price

» Straits Nickel intérieur

128.11/3 128.10/

131.10/

230-235

» exportation 37-38 c/d Plomb anglais 14./10

» étranger 12.10/

» settl. price 12.10/

Zinc 12.113

» settl. price 12.10/

130.5;

13C.5 133.10/

230-235 37-38 c/d 14./10 12.10/

12.10/

12.18,9 13

130.3/9 132

12.13/9 12.15/

12.18,9 13.3,3 C o m p t a n t

Paris 16 mars 17 mars 18 mars 19 mars (Ces prix s'entendent en francs français

par kg. 1000/1000) Nitrate d'argent 200

Argent 285 Or 17.500 Platine 32.000

» iridié 25 °/o 45.250

Iridium 75.000 200 285 17.500 32.000 45.250 75.000

200 285 17.500 32.000 45.250 75.000

200 285 17.500 32.000 45.250 75.000 (en francs français par gramme).

Chlorure de platine 14,20

Platinite 16,50 Chlorure d'or 9,25

14,20 16,50 9,25

14,20 16,50 9,25

14,20 16,50 9,25 London 16 mars 17 mars 18 mars 19 mars

(Ces prix s'entendent par once troy (31 gr. 103) 1000/1000).

Or (shill.) 114/

Palladium (Lstg.) 5 Platine (shill.) 213

114/5 5 213

114/4 .5 213

1)3/2 5 213 (par once standard 925/1000 en pence).

Argent en barres 18.1/8 | 18 | 18.1/16 | 18.1/16 New-York 16 mars 17 mars 18 mars 19 mars

(Ces prix s'entendent en cents par once de 31 gr. 103).

Argent en barres 29.3/4 | 29.3 4 29.5/8 1 29.1.2

Escompte et change.

Suisse: Taux d'escompte

» » avance s/nantissement Parité Esc. Demande en fraies suisses %

France Gr. Bretagne U. S. A.

Canada Belgique Italie Espagne Portugal Hollande Indes néerl.

Allemagne Dantzig Autriche Hongrie Tchecoslov.

Es thon ie Lettonie Lithuanie Russie Suède Norvège Danemark Finlande Pologne Yougoslavie Albanie Grèce Bulgarie Roumanie Turquie Egypte Afrique Sud Australie Argentine Brésil Chili Uruguay Colombie Pérou Equateur Bolivie Venezuela Mexique Philippines Indes brit.

Chine Japon

100 1 1 1 100 100 100

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Dollar Dollar Belga Lires Pesetas 100 Escudos 100 Florins 100 Guilder 100 Reichsmk.

100 D.Gulden 100 Schilling 100 Pengö 100 Cour.

100 Cour.

100 Lats 100 Lits 100 Tchervon.

100 Cr. sk.

100 Cr. sk.

100 Cr. sk.

100 Markka 100 Zloty 100 Dinars 100 Francos 100 Drachmes 100 Leva 100 Lei 100 Livres t.

Livres ég Liv. st.

Liv. st.

Pesos 100 Mi Ire is 100 Pesos 100 Pesos 100 Pesos 100 Soles pér.

100 Sucres 100 Bolivianos 100 Bolivars 100 Pesos 100 Pesos 100 Roupies 100 Taels 100 Yens 100

1 1 100

20.305 25.22 5.18 5.18 72.06 27.27 100.—

22.29 208.32 208.32 123.45 100.88 72.93 90.64 15.33 139.—

1 0 0 . - 51.80 2666.- 138.89 138.89 138.89 13.05 58.14 9.12 100.—

6.72 3.74 3.10 2278.40 2592—

25.22 25.22 220—

62.08 63—

536—

504—

207.50 103.60 189.16 100—

258.32 2 5 8 — 189.16 258.33

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3'/i 3 3V; 6 6V-.

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6 6-7

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7 7 10

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