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Thèse de doctorat/ PhD Thesis Citation APA:
Coutsinas, N. (2008). Défenses crétoises: fortifications urbaines et défense du territoire en Crète aux époques classique et hellénistique (Unpublished doctoral dissertation). Université libre de Bruxelles, Faculté de Philosophie et Lettres – Histoire, Arts et Archéologie, Bruxelles.
Disponible à / Available at permalink : https://dipot.ulb.ac.be/dspace/bitstream/2013/210510/18/50d13b39-47ed-4ca0-8f71-ddf42dfd781a.txt
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Nadia COUTSINAS
DÉFENSES CRÉTOISES
FortiHcations urbaines et défense du territoire en Crète aux époques classique et hellénistique
V olume II : C atalogue
Thèse de doctorat de T Université
présentée en vue de l’obtention du grade académique de Docteur en Histoire, art et archéologie
Université Libre de Bruxelles (Paris I) & Didier VIVIERS (ULB)
00335S093
U niversité P aris I (Panthéon-Sorbonne) UFR d’Histoire de l’Art et d’Archéologie
U niversité L ibre de B ruxelles
Faculté de Philosophie et Lettres
Nadia COUTSINAS
DÉFENSES CRÉTOISES
Fortifications urbaines et défense du territoire en Crète aux époques classique et hellénistique
V olume II : C atalogue
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Thèse de doctorat de l’Université
présentée en vue de l’obtention du grade académique de Docteur en Histoire, art et archéologie
Sous la direction de : Alain SCHNAPP (Paris I) & Didier VIVIERS (ULB)
Soutenance ; 2008
CATALOGUE DES OUVRAGES DE DÉFENSE EN CRÈTE AUX ÉPOQUES CLASSIQUE ET HELLÉNISTIQUE
Ce catalogue comprend l’ensemble des ouvrages de défense crétois ayant été identifiés dans la bibliographie. Il n’est donc pas exhaustif et devrait être enrichi par les futures prospections. De manière arbitraire, les sites sont mentionnés d’est en ouest.
Concernant les dénominations ; le nom du village moderne est donné en premier, suivi de celui du lieu-dit où est situé l’ouvrage défensif, et non le contraire, comme cela se fait parfois et qui est une aberration étant donné le grand nombre de Kastri et Kephala qui ne peuvent qu’induire en erreur. Le nom du site antique a parfois été substitué à celui de l’ancien village. Afin de faciliter la compréhension de la bibliographie ancienne, il est néanmoins donné, suivi de la mention (anc.).
Enfin, est donné, lorsque celui-ci est connu, le nom de la cité antique correspondante, avec un point d’interrogation lorsque l’identification n’est pas unanimement acceptée^.
Les fiches descriptives suivent toutes le même plan : présentation régionale, présentation de la fortification dans son site (topographie du site, détermination du type de fortification, adaptation au terrain, dimensions générales), description de l’appareil (qui peut être soit générale à tout le site, soit adaptée à chaque élément), description particulière de chaque élément constitutif de la fortification, datation, bibliographie (les publications sont citées dans l’ordre chronologique de leur parution)^.
La plupart des sites fortifiés ont fait l’objet d’une observation personnelle sur le terrain, dont la date est mentionnée à la suite de la bibliographie.
Note : l’étude de terrain n’aurait jamais été possible sans la gentillesse des paysans et surtout des bergers crétois, mes guides, dont la profonde connaissance des montagnes, des vestiges et des lieux-dits est irremplaçable. La moyenne d’âge de mes interlocuteurs étant particulièrement élevée, il faut espérer que ce patrimoine ne se perde pas.
* Se reporter alors pour plus de détails au Catalogue des cités crétoises. Volume 1, Annexe.
^ Les références littéraires et épigraphiques pour chaque cités crétoises ont été commodément rassemblées par
N Pharaklas dans ime annexe in P
haraklas1998, p. 184-201.
C
ataloguedesdéfensesLes fortifications crétoises
2
Liste d’Est en Ouest :
1. Erimoupolis - Itanos 5
2. Territoire d’Itanos 29
3. Xerokampos, Pharmakokephalo - Ampelos 35
4. Xerokampos, Kastri-Ampelos ? 39
5. Koutsoulopetres, Kastri - Polichna 1 ? 43
6. Trypitos - Polichna 1 47
7. Sitia - Setaia 49
8. Liopetro - Petra 51
9. Mochlos 53
10. Azoria 59
11. Istro, Nisi Pandeleimon - Istron 61
12. Istro, Ginara 4 63
13. Messeleroi, Schinavria 11 - Oléros 65
14. Goulas (anc.) - Lato 67
15. Fortins de Lato 73
16. Flanc nord de l’Oxà 77
17. Kalos Lakkos, sommet de rOxà 81
18. Stis Pinès, Pyrgos 83
19. Hagios Antonios - Dréros 87
20. Limenas Chersonisou, Kastri - Chersonesos 91
21. Aphrati, Prophitis Ilias - Arkades ou Dattalla ? 93
22. Chondros, Roukouni Korphi 97
23. Keratokampos, Kastri 101
24. Makryteichos (anc.), Kephala - Cnossos 105
25. Prophi tis Ilias, Kani Kastelli (anc.) - Lykastos 11
26. Melidochori, Kastriotis - Hyrtaia 113
27. Prinias, Patela - Rhizenia 117
28. Hagioi Deka - Gortyne 121
29. Hagios loannis - Phaistos 131
30. Matala, Kastri - Matalon 137
31. Kommos, Vigies - Amyklaion ? 139
32. Axos - Axos 143
33. Archaia Elefthema, Prines - Eleuthema 145
34. Thronos, Kephala - Sybrita 153
35. Pantanassa, Kastri - Osmida ? 157
36. Pantanassa, Veni Korphi - Osmida ? 161
37. Goulediana, Onithe - Phalanna ? 163
38. Koxare, Ampelos - Kourtolia 167
C
ataloguedesdéfenses39. Kerames, Pyrgos et Kionia - Bionnos 169
40. Argyroupoli - Lappa 171
41. Anopolis - Anopolis 173
42. Tours d'Anopolis 175
43. Megala Choraphia, Palaiokastro (anc.) - Aptera 177
44. Sternes, Limni 183
45. Chania, Kasteli - Kydonia 187
46. Debla 191
47. Meskla - Keraia 193
48. Forts de Keraia 195
49. Rodovani, Kephala - Elyros 197
50. Temenia, Kastri - Hyrtakina 199
51. Kadros, Prophitis Ilias - Kantanos 201
52. Kontokynigi - Pelkis 203
53. Vlithias 205
54. Gianakiana et Spaniakos 209
55. Anhydroi, Kastraki 211
56. Palaiochora, Loutra 215
57. Epano Palaiokastro (anc.) - Polyrrhenia 217
58. Cap Koutri - Phalasama 221
59. Les « Kastri » de Pendlebury 229
60. Malia 231
61. Gavdos, Kephala 233
Table des illustrations 235
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1. E rimoupolis - Itanos
tours isolées & enceintes
Depuis 1994, le site fait l’objet d’un programme d’exploration de la ville et de ses environs. La fouille du centre urbain a eu lieu principalement entre 1995 et 1999.
Parallèlement était effectuée une prospection du territoire qui s’est poursuivie jusqu’en 2005.
Les résultats préliminaires en sont publiés sur internet depuis novembre 2006 à l’adresse http://webefa.efa.gr/prospection-itanos/.
Sous la direction de l’École française d’Athènes et de rivaxixouTO MeCToyeiaKCOV S
tiouôoovde Réthymnon (Crète), la recherche à Itanos est le fruit d’une collaboration internationale entre les universités de Paris I et Paris VIII, l’Université Libre de Bruxelles, ristituto Universitario Orientale di Napoli,
1. Itanos : l’acropole Est depuis la colline Sud
plusieurs laboratoires du CNRS ainsi que le noXuTEXveio KprÎTriç. Depuis 1999, la 24* Éphorie des antiquités préhistoriques et classiques de Crète orientale (KA’ EIIKA) est également associée au projet*.
2. Le flanc Ouest du rempart sur la colline Sud
C
ataloguedesdéfenses- 1. Erimoupolis - Itanos
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3. Relevé archéologique et bathymétrique des baies d’Erimoupolis et de Vaï
6
4. Vue aérienne du site d’Itanos
Situation et site (éparchie de Sitia)
À la pointe extrême-orientale de la Crète, le Cap Sidero (Samonion dans l’Antiquité), au lieu-dit Erimoupolis, au nord de la baie de Grandes, la cité d’Itanos occupe une baie orientée vers l’est connue depuis l’Antiquité par les marins pour la protection qu’elle offre (fig. 1)2. À ce propos, le premier relevé de la baie dont nous disjxjsons a été effectué en 1853 par E. W. Brooker, de la Marine anglaise pour le dépôt des cartes et plans de la Marine (fig. 3).
Le site de la ville est constitué de deux
acropoles, l’une occidentale, de forme circulaire, et l’autre orientale, de forme allongée et d’orientation générale nord-ouest/
sud-est, en partie effondrée à l’est dans la mer (fig. 4, 5). Le site est délimité au nord et au sud par deux collines. Sur la colline Nord se trouve la nécropole, dont l’usage est attesté de l’époque archaïque à l’époque hellénistique^.
Entre les deux acropoles s’étend un quartier
d’habitation dont une partie a été fouillée, à
l’ouest de l’acropole Est'*. Au sud-ouest de cette
acropole se trouve la basilique paléochrétienne
C
ataloguedesdéfenses- 1. Erimoupolis - Itanos
8
dite A (fig. 6)5, à laquelle fait face, de l’autre côté de la baie, la basilique B (lig. 7) et trois chapelles, situées au pied de la colline Sud (61 m d’altitude).
La fortification la plus impressionnante du site est sans conteste la grande enceinte située sur la colline Sud. Elle est le premier élément repérable quand on approche Itanos par l’unique route venant du sud (fig. 2). Outre les basiliques, T. A. B. Spratt ne manque pas de la mentionner :
« Over the Southern bay, the remains ofCyclopean walls of some extent are seen ascending the hills there, and they show the more ancient bounds of the City in that direction »^.
Mais les acropoles Est et Ouest portent également des vestiges d’ouvrages défensifs qu’il faut prendre en compte.
Matériaux de construction et carrières'^
Les pierres utilisées à Itanos sont de quatre types ; des calcaires gris et jaune-orangé, et les pierres appelées localement sideroptera et ammouda.
L’ensemble de la zone a pour substrat géologique la nappe des phyllites-quarzites dont les roches sont les schistes. Y sont intercalées des couches épaisses de calcaires cristallins dolomitisés, qui sont les calcaires gris utilisés pour certaines parties du rempart (fig. 8).
Associés à cette formation sont des ankérites, des dolomies cristallines ferrugineuses qui donnent les blocs jaunes-orangés du rempart.
6. La basilique A depuis le nord-est
7. Vue aérienne de la basilique B
8. Bloc de calcaire gris du flanc Ouest avec traces
d’extraction
C
ataloguedesdéfenses- 1. Erimoupolis - Itanos
9. Détail d’un bloc de sideroptera de la basilique A avec bandeau d’anathyrose et traces d’outils
10. Détail de la carrière d’anunouda sur la plage de la nécropole
11. Détail du mur de terrasse de l’acropole ouest
L’enceinte utilise ces roches sur lesquelles elle est fondée.
Les monuments les plus prestigieux (le narthex de la basilique A, la grande tombe de la nécropole, le mur de soutènement de l’acropole Ouest) sont construits en sideroptera, un calcaire gris sombre très fin qui provient de carrières situées au nord de la presqu’île, à l’ouest du cap Sideros (fig. 9). Ces calcaires non métamorphiques appartiennent à la nappe de Tripolitza.
Enfin, les ammouda sont des calcaires détritiques (calcarénites) de plage qui peuvent être très récents et dont les carrières sont très dispersées. Il y en a notamment une au nord de la plage dite “de la nécropole” dont une partie est aujourd’hui immergée (fig. 10).
A. L’acropole occidentale
Sur le flanc Nord de l’acropole Ouest, un impressionnant mur de terrasse en appareil trapézoïdal isodome n’a pas manqué d’être mentionné par T. A. B. Spratt^ et L. Mariani^
(fig. 11, 12), et c’est, avec les basiliques et la fortification de la colline Sud, l’un des vestiges les plus marquants du site d’Itanos.
Mais une probable enceinte de la colline a laissé des traces plus subtiles. Sur le flanc Ouest de l’acropole Ouest se trouvait un mur d’orientation Nord-Sud. Un unique bloc d’ammouda est encore en place au pied de la
10
12. Le mur de terrasse au nord de l’acropole Ouest
colline au nord (fig. 13). Le reste du mur a disparu mais son tracé peut être suivi sur plusieurs mètres grâce au lit de pose des blocs qui a été creusé dans le rocher de fondation (fig. 14). Cet élément n’est pas rare dans les tracés d’enceinte lorsque le rocher affleure, sachant que pour des raisons évidentes de stabilité les constructeurs ont toujours cherché à fonder les fortifications sur la roche naturelle.
Faut-il donc y voir la trace d’une enceinte indépendante sur l’acropole Ouest ? Je penche pour cette hypothèse. 11 est vrai néanmoins que rien ne permet de supposer que le bloc d’ammouda situé dans l’alignement du tracé
« en négatif » soit réellement in situ et donc qu’il ait appartenu à ce mur. Faut-il plutôt y voir l’extension vers l’Ouest du mur de soutènement situé au Nord de l’acropole ? Je n’en suis pas très convaincue, d’autant plus que l’orientation générale de notre tracé diffère de celle des deux murs de retour de ce dernier.
13. Mur en négatif de l’acropole Ouest : le bloc d’ammouda
14. Mur en négatif de l’acropole
Ouest : lit de pose dans le rocher
C
ataloguedesdéfenses- 1. Erimoupolis - Itanos
15. Enceinte de l’acropole Est depuis le sud
16. Enceinte de l’acropole Est depuis l’ouest
17. La tour Nord de l’acropole Est depuis le sud
B. L’acropole orientale
1. L’enceinte de l’acropole orientale Au cours des fouilles de la basilique A, on a dégagé au sud-ouest de l’acropole Est plusieurs murs construits en larges blocs d’ammouda à joints vifs (fig. 15,16)Leur plan reconstitué forme un carré de 4,60 m de côté. Il s’agit très certainement d’une tour faisant partie d’une enceinte indépendante qui devait ceindre la colline. A.-J. Reinach en 1911 a effectué plusieurs sondages sur le site et a notamment mis au jour au sud de l’acropole orientale une porte qui pourrait appartenir à cette enceinte^^.
La perturbation stratigraphique du secteur ne permet malheureusement pas de préciser la chronologie de ces murs. L’appareil suggère une datation antérieure à l’époque romaine, mais rien de plus précis. Si le mur en négatif de l’acropole Ouest était bien une enceinte indépendante et était bien en blocs d’ammouda, les deux acropoles d’Itanos pourraient avoir été séparément encloses, peut-être à la même époque.
2. Les tours isolées
Sur l’acropole orientale se trouvent également deux petites structures carrées, à joints secs, construites en petits moellons de calcaire, sideropetra et ammouda. Elles sont placées au Nord (fig. 17) et au Sud (fig. 18) de l’acropole, chacune surplombant l’une des deux
12
baies qui l’encadrent. La tour Nord mesure 3,4 X 2,9 m et la tour Sud environ 4,2 m de côté. Il me semble qu’il s’agit là de tours de guet ayant pour fonction de surveiller l’approche maritime de la ville.
Il existe une troisième tour semblable, à l’ouest de l’acropole Ouest (fig. 19), le long de la route moderne menant au site, qui correspond probablement à la route antique menant à Itanos depuis le Sud. Elle est de dimensions similaires aux deux tours de l’acropole Est et mesure 3,2 x 2,9 m de côté.
Il apparaît ainsi qu’à une certaine période Itanos disposait d’un réseau défensif destiné à protéger l’approche maritime et terrestre de la ville. La technique de construction n’utilisant pas de mortier ni de briques, ces tours sont nécessairement antérieures à l’époque romaine.
Il est fort possible qu’elles datent de l’époque hellénistique, au moment où une garnison lagide s’est installé à Itanos, à la suite, entre autres, de menaces de la part d’une voisine, probablement Praisos. On peut imaginer alors une surveillance et une protection maximale de la ville contre toute approche extérieure.
C. L’enceinte de la colline Sud
1. Tracé
La fortification est conservée inégalement sur ses quatre côtés (fig. 5, 20). Le tracé irrégulier, grossièrement polygonal, suit les
18. La tour Sud de l’acropole Est depuis le sud
19. La tour à l’ouest de la ville depuis le nord
C
ataix)
guedesdéfenses- 1. Erimoupolis - Itanos
20. Vue aérienne de la colline Sud
pentes de la colline. Aux angles sont placées des tours. Il s’agit de l’une des rares enceintes crétoises dont le tracé puisse être suivi sur sa quasi totalité. Seule une ou deux assises sont généralement visibles, de sorte que la hauteur préservée dépend de la taille des blocs utilisés, de quelques centimètres à un mètre.
Le flanc Ouest, le mieux préservé, mesure 224 m de longueur (fig. 21). Il suit la pente de la colline jusqu’à la terrasse supérieure. Son tracé est d’abord droit, sur environ 170 m, puis décrit deux crémaillères, déterminant deux tronçons
de 28 m chacun, ouvertes au nord du côté de la pente. Il se termine par une tour carrée, que nous appellerons Sud-Ouest.
Le flanc Sud est situé sur la terrasse supérieure de la colline. Il monte légèrement vers l’est jusqu’au sommet de la colline où est placée la tour qui protège la jointure avec le flanc Est (la tour Sud-Est). Son tracé présente en son milieu un large décrochement vers le sud, déterminant deux parties de 120 m, à l’ouest, et 90 m, à l’est. La partie Ouest présente trois crémaillères, déterminant quatre tronçons, respectivement - d’ouest en est - de 23, 26, 30
14
et 30 m. Dans la partie Est, les deux tronçons mesurent respectivement 30 et 66 m. Toutes ces crémaillères sont ouvertes vers l’ouest.
Le flanc Est est le moins bien conservé. Son tracé peut être suivi non sans difficultés sur environ 180 m. Le rempart se dirige au nord- est vers la mer, jusqu’à une tour (Nord-Est), au- delà de laquelle nous perdons sa trace. Son tracé comporte deux crémaillères, déterminant deux tronçons, respectivement - du sud au nord - de 28 et 56 m. Paradoxalement, la crémaillère Nord présente un très faible ressaut vers l’extérieur et semble plus ouverte à l’ouest, vers l’intérieur de l’enceinte. Après 32 mètres vers le nord, le mur présente un léger changement de direction créant un angle vers l’est.
La situation au nord est plus complexe. On a d’abord imaginé que le mur - dont on perd la trace à l’ouest dans le bas de la pente - se px)ursuivait vers le nord, englobant la dépression située en contrebas de la colline ainsi que les deux acropoles, c’est-à-dire le centre urbain de la ville. Afin de vérifier cette hypothèse, un sondage a été implanté dans l’axe théorique du prolongement de la courtine dans la plaine^^
Aucune structure n’a été dégagée. En revanche, au bas de la colline Sud, un mur de même facture que le flanc occidental semble constituer le flanc Nord du rempart. Conservé seulement par intervalles, il est possible de le suivre sur environ 140 m. Son tracé est hautement hypothétique.
21. Le flanc Ouest de l’enceinte de la colline Sud depuis le sud et la plaine d’Itanos
22. Vue du flanc Ouest de l’enceinte depuis le sud
C
ataloguedesdéfenses- 1. Erimoupolis - Itanos
23. Crémaillère Nord du flanc Ouest depuis le nord
24. Crémaillère Nord du flanc Ouest depuis le sud
25. L’appareil cyclopéen du flanc Ouest
Le tracé à crémaillères est une méthode de flanquement des courtines alternative aux tours (fig. 23, 24). L’utilisation des redans constitue une économie de temps et de moyens dans la construction d’une enceinte. Entre deux redans, la longueur des courtines est généralement de 20 à 30 m, ce qui correspond à la portée moyenne des armes de jet*^.
2. Les courtines
Les courtines sont construites selon la technique du double parement avec remplissage interne, constitué d’un mélange de terre et de petites pierres.
a) Les flancs Ouest et Nord
Les flancs Ouest et Nord sont directement fondés sur une roche calcaire jaune qui affleure et qui a servi de carrière pour leur construction (flg. 22). À l’est et à l’ouest du flanc Ouest, le rocher a été aplani et présente des marques d’extraction. Les gros blocs ont simplement été détachés du rocher et placés tels quels dans le rempart. Seul leur parement externe a été grossièrement taillé. L’appareil est donc très irrégulier et a été qualifié pour cette portion de l’enceinte de « cyclopéen », en raison de la dimension des blocs, bien que ce terme soit généralement utilisé pour les constructions protohistoriques (fig. 25)i^. L’élévation a entièrement disparu. Ces gros blocs forment la base de la fortification et sont probablement
16
encore en place parce qu’ils sont trop gros pour pouvoir être transportés, comme cela a été le cas pour les blocs des autres parties de l’enceinte, préservées uniquement au niveau du sol.
b) Les flancs Sud et Est
Les flancs Sud et Est présentent un aspect fort différent car ils sont construits en moellons (fig. 26, 27). Ceci s’explique peut-être par leur éloignement de la carrière, de petits blocs étant plus aisés à transporter. Cette fois, le calcaire jaune et gris a été utilisé en proportions égales. Sur une bande de plusieurs mètres le long de ces flancs, de très nombreux éclats de pierres laissent à penser que des tailles ont été effectuées sur place, soit lors de la constmction du rempart, soit ultérieurement, lors du remploi de ses blocs, retaillés alors en moellons plus petits. En effet, la fortification a probablement servi de carrière à l’époque romaine et/ou paléochrétienne. À l’est de la fortification, sur la pente de la colline qui descend vers la mer, on a repéré les vestiges d’une occupation tardive du site. Ces quelques habitats isolés, dont plusieurs sont directement accolés au rempart, et surtout les terrasses de culture qui leur sont associées, ont très probablement été construits avec les pierres de la fortification à l’époque romaine ou paléochrétienne^^.
26. Le flanc Sud de l’enceinte
27. Autre vue du flanc Sud depuis la tour Sud-
Ouest
C
ataloguedesdéfenses- 1. Erimoupolis - Itanos
28. La tour Sud-Ouest depuis l’ouest
29. Le bloc d’angle Sud-Ouest de la tour Sud-Ouest
3. Les tours
a) Les tours Sud-Ouest et Sud-Est
LestoursSud-OuestetSud-Estneressemblent en rien, par leur appareil et le matériau utilisé, aux murs de courtine. Ce sont des tours de plan grossièrement carré, la première mesurant 6,5 x 5,5 m et la seconde 5 x 5 m.
Les tours Sud-Ouest et Sud-Est sont construites en moellons de calcaire gris à veines blanches soigneusement appareillés (fig. 28, 33). Le parement des blocs est sommairement taillé, la face postérieure simplement dégrossie, en revanche, les faces de joints ainsi que les lits de pose et d’attente sont piquetés à la pointe. Un bloc d’angle avec ciselure est encore en place à l’angle sud-ouest de la tour Sud-Ouest (fig. 29).
L’une des carrières qui a servi à la construction des tours a été découverte à 50 m au sud de cette tour. Y ont été trouvés des blocs avec ciselure d’angle identiques à ceux trouvés dans la tour ou aux alentours de celle-ci.
La tour Sud-Ouest est le seul point de la fortification d’Itanos à avoir fait l’objet d’une fouille (fig. 30)1^. Trois sondages ont été implantés ; le premier à l’ouest à l’extérieur de la fortification et de la tour, le deuxième à l’intérieur de la tour, dans son angle nord-ouest, le troisième à l’intérieur de la fortification, dans son angle sud-ouest. Ces sondages ont permis de confirmer que la tour était directement fondée sur le rocher et structurellement liaisonnée à 30. Plan de la tour Sud-Ouest et indication des
sondages effectués
18
la courtine Ouest du rempart. À l’intérieur, un remblai de terre jaune argileuse représente soit le remplissage de la tour (ce qui est la structure courante avant l’apparition de l’artillerie de siège), soit l’effondrement d’une éventuelle élévation en briques crues. Cependant, aucun élément ne permet d’étendre cette dernière hypothèse à l’ensemble du rempart.
Par leur appareil et le matériau utilisé, les deux tours Sud contrastent avec le reste de la fortification. Faut-il y voir un choix esthétique, un choix pratique (la carrière de calcaire gris est la plus proche des tours), ou la marque d’une phase de construction postérieure à celle des courtines ? Il me semble qu’il faut éliminer les deux premières hypothèses. Si la proximité de la carrière de calcaire gris était la seule raison, pourquoi alors ne pas avoir utilisé ce matériau pour l’ensemble du flanc Sud ? Il me semble qu’il faut plutôt privilégier la dernière hypothèse. Les tours Sud-Est et Sud-Ouest ont sans aucun doute été construites en même temps. Or, la première est clairement accolée (fig. 34) alors que la seconde est liaisonnée au rempart. C’est que cet angle de l’enceinte a
31. La tour Sud-Ouest (à droite) et l’extrémité Nord du flanc Ouest de l’enceinte depuis l’ouest
32. Détail de l’appareil de la tour Sud-Ouest depuis l’ouest
33. La tour Sud-Est depuis l’ouest
34. L’angle Nord-Ouest de la tour Sud-Est
avec le flanc Sud de l’enceinte
C
ataloguedesdéfenses- 1. Erimoupolis - Itanos
35. La tour Nord-Est depuis le sud
36. La tour Nord-Est, en surplomb de la mer
37. La tour Nord-Ouest depuis le nord
probablement été reconstruit au même moment que la tour. En effet, les huit derniers mètres du flanc Ouest vers la tour ne sont pas construits en blocs cyclopéens de calcaire jaune mais avec le même matériau et le même appareil que la tour Sud-Ouest, ce qui ne peut pas être un simple hasard (fig. 31). Faut-il considérer que dans une première phase l’enceinte ne présentait pas de tours aux angles ? ou que celles-ci ayant été détruites, lors d’un assaut, il a été nécessaire à un moment de les reconstruire ? La question reste ouverte.
b) La tour Nord-Est
Enfin, la tour Nord-Est est construite en gros blocs de calcaire gris (fig. 35, 36). Vers le nord, le tracé de l’enceinte n’est plus visible. On peut logiquement supposer que la tour était située à un angle et qu’à partir de celle-ci le mur se dirigeait vers le bas de la pente au nord-ouest.
c) La tour Nord-Ouesti^
Une quatrième tour se distingue en tous points des trois autres (fig. 37). Placée à l’intérieur de l’enceinte, elle n’est pas accolée au mur de courtine. Ses dimensions (en mètres) sont ; 3,4 (nord) x 3,7 (ouest) x 3,6 (sud). Le côté Est n’est pas conservé.
Située à moins de dix mètres en contrebas de la crémaillère nord du flanc Ouest, sa construction semble avoir été dictée par une urgence nécessitant un renforcement de cette
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portion du rempart. Il faut peut-être lier cet épisode à la tranchée - large d’une dizaine de mètres - qui existe, le long de la moitié nord du flanc ouest, dans l’intérieur de l’enceinte, d’où ont pu être extraits des matériaux de construction du rempart*^. Une tranchée-carrière à l’intérieur même de l’enceinte ne peut s’expliquer que dans des circonstances ne permettant pas l’approvisionnement en matériau à l’extérieur ou en moins dans un endroit plus éloigné du mur de courtine, en effet, elle crée ainsi un obstacle mal venu pour les défenseurs. Il est fort possible que lors d’une attaque il ait fallu rapidement renforcer cette portion du rempart.
4. L’intérieur de l’enceinte
À l’intérieur de la fortification, aucun vestige de maisons n’est visible. Cela laisse à penser que la ville ne s’étendait pas sur la colline Sud et que l’enceinte n’englobait pas le centre urbain.
Cela n’exclut cependant pas la présence d’un habitat plus lâche.
Dans l’angle Sud-Est, ont été repérés les restes très mal conservés d’une construction quadrangulaire (38 x 32 x 42 x 36 m). Il s’agit d’une sorte d’enceinte dans l’enceinte, contenant elle-même un bâtiment ( 10 x 6 m), éléments qui font fortement penser à une forteresse, destinée à une garnison permanente (fig. 38, 39).
Au bas de lacolline, il semble y avoir une autre construction^^. On distingue parfaitement un mur de direction nord-sud constitué de gros blocs
38. Bâtiment central du « phrourion » depuis le sud
39. L’angle Nord-Est du bâtiment central du
« phrourion » depuis le nord
C
ataloguedesdéfenses- 1. Erimoupolis - Itanos
40. Mur nord-sud du bâtiment au bas de la colline Sud
41. Vue aérienne du décrochement Sud
rectangulaires de calcaire jaune soigneusement taillés (fig. 40). La construction semble bien plus soignée que celle de l’enceinte. Il pourrait s’agir d’un bâtiment destiné à protéger le côté Nord de la colline et à surveiller un probable accès depuis la plaine. Il se trouve d’ailleurs à quelques mètres à l’est de la poteme^o.
5. Les accès : routes et portes
a) Les portes
Le large décrochement du flanc Sud de la fortification pourrait marquer l’emplacement d’un accès (fig. 41, 42). Bien que les portes soient généralement protégées par des tours ou des bastions, un simple décrochement peut suffire à la défense de l’entrée^^. C’est le choix qui a été fait à Itanos. L’entrée devait se trouver sur la portion ouest du flanc Sud. En effet, les attaquants cherchant à pénétrer dans l’enceinte présentent ainsi nécessairement au mur en décrochement leur côté droit, le plus vulnérable puisqu’il n’est pas protégé par leur bouclier. C’est pourquoi ces décrochements sont généralement situés à droite de l’entrée22.
De plus, à l’ouest de ce décrochement central, à environ six mètres du redan occidental le plus proche, accolé à la fortification, part un mur de construction très médiocre, constitué de gros blocs bruts de calcaire gris, dont une seule assise est conservée. Il se dirige vers le sud, d’abord en ligne droite (avec un léger
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changement de direction vers l’est après son premier tiers), avant d’effectuer un premier décrochement vers l’est puis un second, ce qui l’amène à rejoindre le rempart méridional au niveau du départ de son tronçon Est. Ce dispositif semble très proche d’une sorte de sas.
II pourrait s’agir d’une avant-cour de protection de l’accès à la fortification^. Cependant, étant donné sa conservation plus que médiocre et en l’absence de fouilles, il est difficile de déterminer quel est le lien exact de ce dispositif avec le rempart et quelle est sa chronologie. Il n’est pas nécessairement contemporain de son usage comme ouvrage défensif.
Enfin, il est à noter qu’une inscription du milieu du iii® siècle mentionne une porte d’Itanos :
éôo^exaï PouXaî xai xai 8KKÀ,T|CT(ai. iapov xépevoç îôpuaacSai xov Tiapdôiaov xov Tcpoç xai TTuXxxi PaaiX.écoç flxo^paiou xai PaaiX,{CTaaç- Bepevixaç xàç xto Pa0iAi(oç nxoX,e|xa{cû Kai yxtvaxKÔç. ©uoei ôè à Tio^iç Kttx’ èviauxov xoîç yeveSXioiç PaaiXcî ITxoXÆpaicûi Kcà PaaiXiaaai BepeviKtti Ktti ôpopov CTUvxeXiaovxi.^^
Il s’agit d’un texte détaillant les dispositions pri ses parla ci té d ’ I tanos afin d ’ honorer Ptolémée III Évergète et son épouse Bérénice II. Il prévoit un sacrifice annuel à la date anniversaire du roi, l’organisation d’un concours de course, ainsi que la consécration en enceinte sacrée du
« jardin proche de la porte ».
42. Les rares blocs du mur qui ferme le décrochement Sud. On distingue à l’arrière plan le flanc Sud
43. Vue aérieime du flanc Ouest de l’enceinte
C
ataloguedesdéfenses- 1. Erimoupolis - Itanos
44. Poterne du flanc Nord depuis le nord
45. Le chemin protégé au sud de la tour Sud-Est vu depuis le nord
b) La poterne
En contrebas de la colline Sud, à l’endroit de son avancée maximale vers le nord, se trouve ce qui est probablement une poterne (fig. 44)^5. H s’agit d’un escalier d’un peu plus d’un mètre de large dont trois marches sont identifiables.
c) Les routes
Deux routes menant au rempart ont été repérées : l’une longe la courtine occidentale, en contrebas, l’autre part du flanc Sud du rempart^^ en direction de l’ouest, et passe au pied de l’éminence sur laquelle s’élevait la tour sud-ouest, endroit à partir duquel on perd sa trace. 11 n’a pas été possible de déterminer si ces deux routes étaient reliées.
De plus, au sud de la tour Sud-Est débute ce qui semble être un chemin protégé, délimité de part et d’autre par des pierres dressées (fig. 45).
Situé sur la crête de la colline Sud, il se dirige vers la vallée de Vaï.
6. Datation
Les éléments permettant une datation de cette enceinte sont limités et très peu précis.
Précisons ici avant tout qu’aucune chronologie précise ne peut être déduite de l’appareil - à pierres brutes ou à moellons pour les courtines et polygonal fruste pour les tours - , ni non plus de l’usage de la ciselure d’angle.
Cet élément purement technique, apparu à la
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fin du V' siècle et servant à assurer l’alignement vertical des blocs, ne peut en aucun cas être utilisé comme critère de datation^"?.
Au cours de la prospection de la colline Sud on a ramassé des tessons hellénistiques à vernis noir ainsi qu’un fragment de cratère en cloche attique du iv' siècle.
Au cours de la fouille de la tour Sud-Ouest, quelques tessons ont été mis au jour (fig. 46).
Une étude préliminaire semble indiquer qu’ils datent de la fin de l’époque classique et du début de l’époque hellénistique. Mais il y a également des tessons romains dans le lot. De fait la stratigraphie ne permet pas d’établir un lien précis avec la fortification et par conséquent la céramique ne constitue pas un indice définitif.
Restent les indices structurels. Il a été noté que la tour Sud-Est était accolée au rempart.
Cette autonomie structurelle est conseillée par Philon de Byzance^ et devient de plus en plus courante à partir du iv® siècle. Elle consiste à désolidariser les structures des tours et des courtines, de sorte que la destruction des unes n’entraîne pas automatiquement celle des autres. Auparavant, ce type de problème était peu à craindre car il n’existait pas de machine d’artillerie capable de mettre en danger la solidité des enceintes. Mais la question des tours à Itanos est problématique et elles ne peuvent être utilisées pour dater l’ensemble de la fortification.
L’élément de datation le plus sûr est le tracé
à crémaillères (fig. 43). En effet, il semble généralement accepté que celui-ci apparaît environ au milieu du iv' siècle av. J.-C.^^.
Pour Y. Garlan, les crémaillères ayant pour but de se substituer aux tours de flanquement ne sont utilisées qu’entre 360 et 240 av. J.-C, avec une évolution en type « bastionné » à partir du dernier quart du iv' siècle en raison du développement de l’artillerie de siège^°. Cette chronologie se rapproche de celle établie par R E. Winter, qui donne la période 375 à 250 av.
J.-C.31
Tous ces éléments impliquent une datation grossièrement comprise entre le milieu du
IV' siècle et le milieu du iii' siècle, sans qu’il soit possible d’être plus précis. Les tours semblent appartenir à une seconde phase de construction par rapport aux courtines.
S
pratt1865, I p. 192-199, 235-238 ; M
ariant1895, p. 312-318; P
endueburyet alii 1932-1933, p. 97-98 ; G
allet deS
anterre1951, D. J. Blackman, PECS, p. 420-421 ; G
uy1994 ; K
alpaxiset alii 1995, p. 730- 731 ; G
recoet alii 1996, p. 949 ; G
recoet alii 1998, p. 597-599.
Collaboration à la fouille du site puis à la prospection du
territoire depuis 1995.
C
ataloguedesdéfenses- 1. Erimoupolis - Itanos
46. La céramique provenant de la fouille de la tour Sud-Ouest
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* Pour une brève présentation de l’histoire des fouilles précédentes sur le site d’Itanos, voir K
auaxiset
alu 1995, p. 717.
2 G
uy2007, p. 2-6.
^ G
recoet alu 1997, p. 818 ; G
recoet alii 2000, p. 549-555.
C
arando, X
anthopoulou2006.
^ K
alpaxiset alii 1995, p. 720-728.
^ S
pratt1865,1 p. 194.
^ Je remercie Max Guy pour la leçon de géologie.
® S
pratt1865,1 p. 195.
^ M
ariant1895, p. 314-315.
G
recoet alii 1999, p. 518.
Il R
einach1911, p. 397. Cette porte n’est plus visible actuellement
1^ G
recoet alii 1996, p. 949.
1^ M
artin1974, p. 196.
1^ Voir Chapitre II, p.
1^ La céramique récoltée lors de la prospection est en cours d’étude.
1^ G
recoet alii 1998, p. 597-598.
1^ Je remercie Alain Schnapp pour avoir remarqué en septembre 2006 cette tour qui avait jusque là échappé à tout le monde.
18 Voir G
uy1994.
1^ Je remercie Max Guy pour m’avoir fait découvrir le bas de la colhne Sud. Voir G
uy1994.
^ Voir infra.