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Variabilité des caractères morphologiques et composition minérale des populations naturelles d’Atriplex halimus Cas Mostaganem et Oran

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Université Abdelhamid Ibn Badis -Mostaganem-

Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie DEPARTEMENT D’AGRONOMIE

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES

Présenté pour l’obtention du diplôme de

MASTER EN AGRONOMIE

Spécialité : Amélioration des productions végétales

Par:

AHMADOU Khaled MEKHLOUF Mohammed Amin

Thème

Soutenue publiquement le 07/ 07 / 2019 DEVANT LE JURY

Président Mr GHOULAMALLAH Amine M.C U. Mostaganem Encadreur Mme HAMZA Lahouaria M.A.C.C U. Mostaganem Examinateur Mr DEBBA Mohamed El Bachir M.A.C.C U. Mostaganem

Année universitaire 2018/2019

Variabilité des caractères morphologiques et

composition minérale des populations

naturelles d’Atriplex halimus Cas

Mostaganem et Oran

(2)

A mon père

Mon plus haut exemple et mon modèle de persévérance pour aller

Toujours de l’avant et ne jamais baisser les bras et pour son

Enseignement continu.

A ma mère

Pour son affection, sa patience, sa compréhension, sa disponibilité, son

Écoute permanente et son soutien.

A mes chers frères : Aniss et Aziz,

Pour vous exprimer toute mon affection et ma tendresse.

A mes fidèles amis Dayaa M, Sliman M, Omar M, Khaled A,

Mohammed B, Nacer D, Musafa A, Mahjouba L, Wissem Z, Mourad

B, Soufiane A, Bakker D, Hichem D et Yassine H à mes collègues.

À toute ma famille paternelle Meriem et maternelle Djemel, Fatiha,

Nasira, Ahmed et Miloud.

A mon cher binôme Khaled et sa famille.

A mon cher encadreur Mme HAMZA.

A mes amies de Maghnia et de l’université.

Chaque ligne de ce mémoire chaque mot et chaque lettre vous exprime

la reconnaissance, le respect, l'estime et le merci d'être mes amies

(3)

A mes très chers parents. Aucune dédicace, aucun mot ne pourrait exprimer à leur juste

valeur la gratitude et l'amour que je vous porte. Je mets entre vos mains, le fruit de

longues années d'études, de longs mois de distance de votre amour de votre tendresse,

de longs jours d'apprentissage

Mes très chers sœurs et frères

Pour tous mes enseignements notamment Mme. Hamza

Pour tous mes amis ou niveau d’université de Mostaganem et a mon village natal.

• Tout ce qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail.

• Enfin à tous ceux et toutes celles qui m’ont apporté un soutien moral et conseils

.

(4)

Avant tout, nous remercions notre Dieu tout puissant qui

nous a donné la patience, la volonté, le courage et le savoir

pour accomplir ce travail.

Nous remercions nos enseignants du département

d’agronomie de l’université Abd el Hamid ben Bardis du

Mostaganem, en particulier :

Madame HAMZA. Lahouaria notre directeur de mémoire de

nous avoir proposés le sujet et pour ses précieux conseils.

Nous adressant nos plus vifs remerciements au président(e)

de jury Mr GHELAMALLAH Amine qui a accepté d’évaluer

ce travail.

Nos sincères remerciements pour monsieur DEBBA qui

nous a fait l’honneur d’examiner ce travail.

Nous remercions également les responsables et les

techniciens de laboratoires (biochimie 1, biochimie2 et

pédologie)

Nous tenons remercions Mr. Saouan, Mme. Sayeh et Mme.

Hasna.

Toute les personnes qui, de près ou de loin nous ont aidé à

réaliser ce manuscrit.

(5)

Les résultats obtenus dans ce travail nous ont permis de dire que l’Atriplex halimus est une plante polymorphe, ce polymorphisme morphologique semble être une caractéristique Qui se manifeste au niveau de la dimension et de la forme des feuilles, des valves fructifères.

Une variabilité dans la hauteur des touffes ainsi que le diamètre en fonction des saisons et puisque la saison du printemps est une saison du développement et de croissance des végétaux on a remarqué que durant cette saison la hauteur est de 230 cm et le diamètre est de 23.10 m pour les deux sites étudiées.

Pour le site Oran les touffes sont loin d’être exposées au surpâturage donc on observe moins de dégradation elles forment un fourré dense, les touffes du site Mostaganem qui se situe sur les falaises sont exposées au vent et aux embruns marins leurs morphologie est basses et moins développée en longueur et en diamètre en forme de coussinet.

Le rapport foliaire nous indique que la forme des feuilles des deux sites se caractérise par un bon développement durant la saison du printemps et la saison d’hiver ou on enregistre des rapports entre 0.58 et 0.68 donc les feuilles sont plus longues que large forme lancéolé typique de l’Atriplex halimus.

Une nette différence entre les valves fructifères du site Mostaganem et du site Oran en ce qui concerne le rapport (largeur/longueur) 0,717 pour le site Mostaganem et 0,496 pour le site Oran les valves fructifères du site Oran sont de petite taille et moins développé.

L’étude de la composition chimique (MS, MO, MM, CB et protéines) de la phytomasse consommable sous sa forme globale. Les résultats obtenus nous ont permis d'identifier les arbustes utilisés sur le plan nutritionnel, en effet, l’Atriplex halimus présente des teneurs en MO, MM, CB et CB et protéines qui sont respectivement élevée.

Les résultats des pourcentages de matière sèche, montrent clairement une augmentation de ce paramètre, de la saison printemps pour les feuilles. Les tiges, les racines et les valves fructifère son enregistrent une teneure de 46.6, 56.9 et 63.8 durant la saison d’automne. Pour le site Mostaganem c’est la saison d’automne qui est riche en production de matière sèche pour tous les organes analysés.

Les teneurs en matière minérale montrent clairement que la saisons hiver est plus riche pour les organes tiges feuilles et valves fructifères 29.8, 30.8 et 28 % pour la racine c’est la

(6)

automne, pour la tige c’est l’hiver avec un taux de 28 % et la racine c’est le printemps (27%) site Oran.

Pour le site Mostaganem c’est les tiges, racines et valves fructifères qui sont plus riche en cellulose brute avec 29,48 et 32 %. Le site Oran c’est les feuilles qui sont riche en cellulose brute 12%.

La teneur en matière organique est plus élevée en automne chez les feuilles par contre l’analyse des tiges, racines et valves fructifères c’est l’hiver et le printemps pour le site Mostaganem.

Par contre le site Oran c’est les tiges, racines et valves fructifères présente une teneur très élevée durant saison d’automne, les feuilles c’est l’hiver qui est plus riche.

La teneur en protéines c’est le site Oran qui est le plus riches en protéines quelque soit l’organe analyses feuille 268 mg/g, tiges 172 mg/g, racines 316 mg/g et valves fructifères 178 mg/g.

L’étude Morphologique montre une très grande physionomie et hétérogénéité des formations des populations naturelles d’Atriplex et leurs valeurs nutritives permet leur utilisation comme plante fourragère.

(7)

The results obtained in this work have allowed us to say that the Atriplex halimus is a polymorphic plant, this morphological polymorphism seems to be a characteristic that manifests itself in the size and shape of leaves, fruiting valves.

A variability in the height of the clumps as well as the diameter according to the seasons and since the season of the spring is a season of the development and growth of the plants it has been noticed that during this season the height is of 230 cm and the diameter is of 23.10 m for the two sites studied.

For the Oran site the clumps are far from being exposed to overgrazing so we observe less degradation they form a thick thicket, the clumps of the site Mostaganem which is located on the cliffs are exposed to the wind and sea spray their morphology is low and less developed in length and diameter in the shape of a cushion.

The leaf ratio indicates that the leaf shape of both sites is characterized by good development during the spring season and the winter season where records are recorded between 0.58 and 0.68, so the leaves are longer than broad typical lanceolate of the Atriplex

halimus.

A clear difference between the fruiting valves of the Mostaganem site and the Oran site with regard to the ratio (width/length) 0.717 for the Mostaganem site and 0.496 for the Oran site the fruiting valves of the Oran site are small and less developed.

The study of the chemical composition (MS, MO, MM, CB and proteins) of the consumable phytomass in its global form. The results obtained allowed us to identify the shrubs used nutritionally, in fact, the Atriplex halimus has levels of MO, MM, CB and CB and proteins which are respectively high.

He results of the percentages of dry matter, clearly show an increase of this parameter, spring season for leaves. The stems, the roots and the fruiting valves are recorded at 46.6, 56.9 and 63.8 during the fall season. For the Mostaganem site, it is the autumn season that is rich in dry matter production for all the organs analyzed.

The mineral contents clearly show that the winter season is richer for the organs stems leaves and fruiting valves 29.8, 30.8 and 28% for the root is the spring season 27%, for the site Mostaganem marks a variability between the organs analyzed leaf and fruiting valves

(8)

For the Mostaganem site it is the stems, roots and fruiting valves that are richer in crude fiber with 29, 48 and 32 %. The site Oran is the leaves that are rich in crude cellulose12 %.

The organic matter content is higher in autumn in the leaves against the analysis of stems, roots and fruiting valves is winter and spring for the site Mostaganem.

On the other hand, the Oran site is the fruiting stems, roots and valves that have a very high content during the fall season; the leaves are the winter that is richer.

The protein content is the Oran site which is the richest protein regardless of the organ analyzes leaf 268 mg/g, stems 172 mg/g, roots 316 mg/g and fruiting valves 178 mg/g.

The Morphological study shows a very great physiognomy and heterogeneity of the formations of the natural populations of Atriplex and their nutritive values allows their use as a forage plant.

(9)

Tableau 01 : Type de feuille et rapprochement avec d’autres espèces du même genre. Tableau 02 : Production fourragère d’Atriplex halimus (Hamza, 2002).

Tableau 03 : Production d’une population d’Atriplex.

Tableau 04 : Les différentes concentrations de l’ovalbumine.

Tableau 05 : Dimension des feuilles et rapport foliaire d’Atriplex halimus site Mostaganem (automne).

Tableau 06 : Dimension et rapport des valves fructifères d’Atriplex halimus site Mostaganem (automne).

Tableau 07 : Dimension des feuilles et rapport foliaire d’Atriplex halimus site Oran (automne).

Tableau 08 : Dimension et rapport des valves fructifères d’Atriplex halimus site Oran (automne).

Tableau 09 : Dimension des feuilles et rapport foliaire d’Atriplex halimus site Mostaganem (hiver).

Tableau 10 : Dimension et rapport des valves fructifères d’Atriplex halimus site Mostaganem (hiver).

Tableau 11 : Dimension des feuilles et rapport foliaire d’Atriplex halimus site Oran (hiver). Tableau 12 : Dimension et rapport des valves fructifères d’Atriplex halimus site Oran (hiver). Tableau 13 : Dimension des feuilles et rapport foliaire d’Atriplex halimus site Mostaganem (printemps).

Tableau 14 : Dimension et rapport des valves fructifères d’Atriplex halimus site Mostaganem (printemps).

Tableau 15 : Dimension des feuilles et rapport foliaire d’Atriplex halimus site Oran (printemps).

Tableau 16 : Les formes des feuilles site Mostaganem (Ahmadou et Mekhlouf 2019). Tableau 17 : Les formes des feuilles site Oran (Ahmadou et Mekhlouf 2019).

Tableau 18 : Teneur en matière sèche de l’Atriplex halimus site Mostaganem (automne). Tableau 19 : Teneur en matière sèche de l’Atriplex halimus site Mostaganem (hiver). Tableau 20 : Teneur en matière sèche de l’Atriplex halimus site Mostaganem (printemps).

(10)

Tableau 22 : Teneur en matière sèche de l’Atriplex halimus site Oran (hiver). Tableau 23 : Teneur en matière sèche de l’Atriplex halimus site Oran (printemps).

Tableau 24 : Teneur en matière organique de l’Atriplex halimus site Mostaganem (automne). Tableau 25 : Taux en matière organique de l’Atriplex halimus site Mostaganem (hiver). Tableau 26 : Teneur en matière organique de l’Atriplex halimus site Mostaganem (printemps). Tableau 27 : Teneur en matière organique de l’Atriplex halimus site Oran (automne).

Tableau 28 : Teneur en matière organique de l’Atriplex halimus site Oran (hiver). Tableau 29 : Teneur en matière organique de l’Atriplex halimus site Oran (printemps). Tableau 30 : Teneur en matière minérale de l’Atriplex halimus site Mostaganem (automne). Tableau 31 : Teneur en matière minérale de l’Atriplex halimus site Mostaganem (hiver). Tableau 32 : Teneur en matière minérale de l’Atriplex halimus site Mostaganem (printemps). Tableau 33 : Teneur en matière minérale de l’Atriplex halimus site Oran (automne).

Tableau 34 : Teneur en matière minérale de l’Atriplex halimus site Oran (hiver). Tableau 35 : Teneur en matière minérale de l’Atriplex halimus site Oran (printemps).

(11)

Figure 01 : de dosage de la cellulose brute (Weende, 1963).

Figure 02 : Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (automne). Figure 03 : Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (automne). Figure 04 : Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Oran (automne).

Figure 05 : Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Oran (automne). Figure 06 : Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (hiver). Figure 07 : Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (hiver). Figure 08 : Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Oran (hiver).

Figure 09 : Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Oran (hiver).

Figure 10 : Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (printemps). Figure 11 : Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (printemps). Figure 12 : Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Oran (printemps).

Figure 13 : Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Oran (printemps). Figure 14 : Teneur en cellulose brute (%) site Mostaganem.

Figure 15 : Teneur en cellulose brute (%) site Oran.

Figure 16 : Teneur en protéine mg/g/MS de l’Atriplex halimus site Mostaganem. Figure 17 : Teneur en protéine mg/g/MS de l’Atriplex halimus site Oran.

(12)

Photo 01 : Tige d’Atriplex halimus. Photo 02 : Feuille d’Atriplex halimus. Photo 03 : Racine d’Atriplex halimus. Photo 04 : Carte de situation.

Photo 05 : Site Mostaganem. Photo 06 : Carte de situation. Photo 07 : Site Oran.

Photo 08 : La pollution site d’Oran. Photo 09 : Teneur en matière sèche. Photo 10 : Four à moufle.

Photo 11 : Préparation de deux hydrolyses (acide sulfurique et la soude). Photo 12 : L’ébullition dans un distillateur.

Photo 13 : Préparation de Tampon.

Photo 14 : Exaction des protéines solubles.

Photo 15 : Réactif de Bradford.

Photo 16 : L’observation de la densité optique par Spectrocolorimètre. Photo 17 : Formes des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem. Photo 18 : Formes des touffes d’Atriplex halimus site Oran.

(13)

M : moule/litre. m : mètre. cm : centimètre. mm : millimètre. g : gramme. kg : kilogramme. mg : milligramme. l : litre. ml : millilitre. h : heur. mn : minute. C° : degré Celsius. MF : Matière fraiche. MS : Matière sèche. MO : Matière organique. MM : Matière minéral. MG : Matière grasse.

MAT : Matières azotées totales. CB : cellulose brute.

N : Azote. P : Phosphor. K : Potassium.

D.O : densité optique. g : gramme.

RF : Rapport foliaire. % : pourcentage.

(14)

ha : hectare.

UF : Unité Fourragère. m3 : mètres cubes. PH : degré d’acidité.

(15)

Dédicace Remerciement Résumé

Introduction générale

Chapitre I : Recherche bibliographique.

1.1. Généralité ... 1

1.1.1. Introduction ... 1

1.1.2. Présentation des Atriplex ... 1

1.1.2.1. Les espèces les plus répondus du genre Atriplex ... 1

1.1.2.2. Présentation de l’Atriplex halimus ... 2

1.1.2.3. Systématique ... 3

1.1.2.4. Origine ... 4

1.1.2.5. Caractéristiques morphologiques de l’Atriplex halimus ... 4

1.1.2.6. Aire de répartition ... 6

1.2. Polymorphisme d’Atriplex halimus ... 7

1.2.1. Polymorphisme morphologique ... 7

1.2.2. Variation d’origine environnementale ... 7

1.2.3. Variation d’origine génotypique ... 8

1.2.4. Polymorphisme de l’Atriplex halimus ... 8

1.3. Analyse chimique d’Atriplex halimus... 9

1.4. Intérêts de l’Atriplex halimus ... 10

1.4.1. Intérêts fourragers ... 10

1.4.2. Intérêts écologiques ... 12

1.4.3. Production de bois ... 13

1.4.4. Fixation des dunes et des marnes ... 14

1.4.5. Mise en valeur des sols salés ... 14

1.4.6. Intérêts médicinales ... 15

Chapitre II : Matériels et méthodes

2.1. Objectif... 16

2.2. Choix des sites ... 18

2.2.1. Site Mostaganem (Kharrouba) ... 18

2.2.2. Site Oran (Es Senia) ... 19

(16)

2.4.2. Analyse chimique du matériel végétale ... 21

2.4.2.1. Teneur en matière sèche (MS) ... 21

2.5.2.2. Teneur en matière organique (MO) ... 22

2.5.2.3. Teneur en matière minérale (MM) ... 22

2.5.2.4. Teneur en cellulose brute (CB) ... 22

2.5.2.5. Protéines totales et solubles ... 25

Chapitre III : Résultats et discussion

3. Résultats et discussion ... 28

3.1. Morphologie des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem ... 28

3.1.1. Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem saison automne ... 28

3.1.2. Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem saison automne... 29

3.1.3. Morphologie des feuilles d’Atriplex halimus site Mostaganem saison automne ... 29

3.1.4. Morphologie des valves fructifères d’Atriplex halimus site Mostaganem saison automne . 30 3.2. Morphologie des touffes d’Atriplex halimus site Oran ... 31

3.2.1. Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Oran saison automne ... 31

3.2.2. Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Oran saison automne ... 31

3.2.3. Morphologie des feuilles d’Atriplex halimus site Oran saison automne ... 32

3.2.4. Morphologie des valves fructifères d’Atriplex halimus site Oran saison automne ... 32

3.3. Morphologie des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem ... 33

3.3.1. Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem saison hiver ... 33

3.3.2. Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem saison hiver ... 34

3.3.3. Morphologie des feuilles d’Atriplex halimus site Mostaganem saison hiver ... 34

3.3.4. Morphologie des valves fructifères d’Atriplex halimus site Mostaganem saison hiver ... 35

3.4. Morphologie des touffes d’Atriplex halimus site Oran ... 36

3.4.1. Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Oran saison hiver ... 36

3-4-2-Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Oran saison hiver ... 37

3.4.3. Morphologie des feuilles d’Atriplex halimus site Oran saison hiver ... 37

3.4.4. Morphologie des valves fructifères d’Atriplex halimus site Oran saison hiver ... 38

3.5. Morphologie des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem ... 38

3.5.1. Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem saison printemps ... 38

3.5.2. Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem saison printemps ... 39

3.5.3. Morphologie des feuilles d’Atriplex halimus site Mostaganem saison printemps ... 40

3.5.4. Morphologie des valves fructifères d’Atriplex halimus site Mostaganem saison printemps ... 40

(17)

3.6.2. Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Oran saison printemps ... 41

3.6.3. Morphologie des feuilles d’Atriplex halimus site Oran saison printemps ... 42

3.7. Les formes des touffes et des feuilles d’Atriplex halimus ... 43

3.7.1. Les formes des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem ... 43

3.7.2. Les formes des touffes d’Atriplex halimus site Oran ... 44

3.7.3. Les formes des feuilles d’Atriplex halimus site Mostaganem ... 44

3.7.4. Les formes des feuilles d’Atriplex halimus site Oran ... 46

3.2. Analyse chimique de l’Atriplex halimus ... 54

3.2.1 Teneur en matière sèche de l’Atriplex halimus Site Mostaganem ... 54

3.2.2 Teneur en matière sèche de l’Atriplex halimus Site Oran ... 55

3.2.3. Teneur en matière organique site Mostaganem... 57

3.2.4. Teneur en matière organique site Oran ... 59

3.2.5. Teneur en matière minérale site Mostaganem... 61

3.2.6. Teneur en matière minérale site Oran ... 63

3.2.7. Teneur en cellulose brute site Mostaganem ... 64

3.2.8. Teneur en cellulose brute site Oran ... 65

3.2.9. Teneur en protéine mg/g/MS de l’Atriplex halimus site Mostaganem ... 66

3.2.10. Teneur en protéine mg/g/MS de l’Atriplex halimus site Oran ... 66 Conclusion

Références bibliographiques ANNEXES

(18)
(19)

L’Algérie comme les autres pays du nord d’Afrique connaît de multiples problèmes d’ordre environnemental particulièrement ceux liés à la dégradation du milieu naturel (flore, faune et sol…) comme la salinité, la sécheresse et les pertes des sols agricoles par l’érosion hydrique et éoliennes (Désertification et ensablement).

C’est pourquoi, une grande priorité a été accordée pour lutter contre ces phénomènes dans le cadre des différents plans de développement en vue de sauvegarder les ressources naturelles, seules garantes de sa sécurité alimentaire.

Des populations naturelles d’Atriplex halimus ayant des particularités de la tolérance et la résistance vis-à-vis (la sécheresse et la salinité), et une longévité importante, ce sont soumises à des périodes de sécheresse récurrente et à une pression anthropozoogène débute par une altération de la végétation et une modification de la croissante.

Ces populations ne cessent de subir des dégradations de plus en plus accentuées, ainsi, le couvert végétal s’éclaircit et par conséquent, la production des populations s’amenuise pour ne plus offrir les quantités suffisantes en fourrage.

Etant une espèce hautement polymorphe la stratégie principale développée pour aboutir au repeuplement des zones dégradées à l’aide de populations homogènes résistantes adaptées à chaque région était de rechercher des individus performants et de les multiplier.

L’Atriplex halimus appartient de la famille des chénopodiacées (Amarantacées) est une espèce spontanée, pérenne présente dans les régions méditerranéennes arides et semi aride.

Une importance marquée a été accordée à cette espèce qui se justifie à plusieurs niveaux, elle constitue une réserve fourragère riche en protéines et en matières azotée utilisé souvent comme outil efficace contre l’érosion et la désertification.

L’Atriplex halimus présente un polymorphisme important qui se manifeste au niveau des formes et dimension des touffes, des feuilles et des valves fructifères, ce polymorphisme est probablement en relation avec sa grande amplitude écologique.

Le présent travail constitue à une contribution à l’étude de la variabilité phénotypique de populations naturelles d’Atriplex halimus cas Kharrouba (Mostaganem) et Es senia (Oran).

(20)

Dans l’étude phénotypique l’intérêt s’est porté essentiellement sur l’aspect morphologique des touffes, des feuilles et des valves fructifères dans le but d’évaluer cette variabilité morphologique de ces populations.

Une analyse chimique du matériel végétale ou on essayé d’évaluer les teneurs en matière sèche, matière organique, matière minéral, cellulose brute et protéines solubles afin d’estimer la variation de la valeur alimentaire durant trois saisons Automne, hiver et printemps.

(21)

Chapitre I

(22)

1

1.1. Généralité

1.1.1. Introduction

L’Algérie fait partie du groupe des pays méditerranéens où la sécheresse et la salinité entrainent des problèmes écologiques, agricoles et économiques (Nebri. M, 2008). Les plantes du genre Atriplex sont des halophytes présentes dans la plupart des régions du globe. Ce sont des plantes qui poussent sur des terrains riches en chlorures et nitrates (terrains salés) (Le Houérou, 1992).

L’Atriplex halimus est une espèce cosmopolite rencontrée du littoral jusqu’à l’extrême Sud. Ces arbustes des halophytes présentant une bonne résistance au froid et à la sécheresse (Bahmed. A et al, 2010).

1.1.2. Présentation des Atriplex

Les Atriplex appartiennent à la famille des chénopodiacées (Amarantacées), ces espèces recouvrent de grandes étendues et forment des nappes vertes durant les quatre saisons même pendant les périodes les plus sèches, elles sont classées parmi les plantes rustiques (Azouz, 1995).

Le genre d’Atriplex comprend 400 espèces, ces espèces ont été identifiées sur tous les continents, le bassin méditerranéen contient 40-50 espèces Atriplex (Ortiz-Dorda et al, 2005).

Les Atriplex sont des espèces propices au bouturage ce qui a permis de sélectionner des phénotypes pour leurs qualités : des études ont montré l’importante variabilité d’Atriplex

halimus suggérant que jusqu’à -18 °C l’espèce peut survivre en perdant ses feuilles. Atriplex halimus et Atriplex canescens sont les plus résistantes à la fois au froid et à la sécheresse

(Gavinet, 2007).

1.1.2.1. Les espèces les plus répondus du genre Atriplex

Atriplex mollis : plante frutescente, très rameuse, à rameaux dressés, tige et rameaux

arrondis, feuilles alternes épaisses, charnues et sessiles.

Atriplex nummularia : arbuste pouvant atteindre 2 à 3 m de hauteur, très rameuse à

(23)

2

Atriplex patula : tige dressée ou ascendante de 30 à 90 cm de longueur, ordinairement

très rameuses dès la base à rameaux étalée, feuilles brièvement étiolées.

Atriplex portulacoides : herbe sous-frutescente à la base, tige très rameuse environ 1 m

de longueur, à rameux dressés, feuilles opposées.

Atriplex rosea : tige dressée 30 à 80 cm de longueur presque cylindrique, très rameux, à

rameaux étalés dressés, feuilles brièvement pétiolées ou sessiles.

Atriplex semibaccata : tige très rameuse dès la base à longs rameaux étalés ou

ascendants, feuilles minces atteignant 1 à 4 cm, plus ou moins semi-dentés.

Atriplex tatarica : tige d’environ 1 m de longueur dressé ou ascendante rameuse à

rameaux étalés argentés pulvérulents sur les deux faces.

Atriplex inflata : tige souvent ligneuse à la base dressée ou ascendante arrondie, très

rameuse, à rameaux dressés, très feuilles pétiolée.

Atriplex hortensis : tige dressée d’environ 2,5 m de longueur simples ou rameuse, feuilles

mates pétiolées alternes.

Atriplex littoralis : tige dressée rameuse, à rameaux plus ou moins effilés dressés feuilles

alternes brièvement pétiolées (Sayah. G, et al, 2005).

1.1.2.2. Présentation de l’Atriplex halimus

Les plantes du genre Atriplex sont des plantes de terrains salés, vivant surtout sous les climats arides et semi-arides. Le genre Atriplex comprend environ 417 espèces (Franclet et al, 1971). Une quinzaine d’espèces ont été mise en évidence en Algérie, parmi elles, Atriplex

halimus.

L’Atriplex halimus est une plante caractérisée par un important polymorphisme

morphologique (herbes ou arbustes) qui se manifeste au niveau de la dimension et la forme des feuilles, des valves fructifères et des graines, ainsi qu’un polymorphisme dans la production de la biomasse (Ben Ahmed et al, 1996). Le polymorphisme semble être une caractéristique des Chénopodiacées (Amarantacées).

La forme adulte d’Atriplex halimus est caractérisée par une hauteur pouvant atteindre les 3 mètres (Ben Ahmed et al, 1996).

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3

L’Atriplex est très ramifié, ayant un aspect blanc argenté, à tige dressée, à racine blanchâtre s’orientant horizontalement, pivotante, pouvant atteindre 3 à 5 fois la longueur de la tige.

L’espèce Atriplex halimus présente une palatabilité très satisfaisante (Abbad et al, 2004), c’est une plante très touffue, buissonnante, de teinte argentée (Ozenda, 1983).

1.1.2.3. Systématique

D’après Chadefaut et Emberger en 1960, la systématique d’Atriplex halimus dans le règne végétal est la suivante :

Règne : Végétal.

Embranchement : Spermaphytes (phanérogames). Sous-embranchement : Angiosperme. Classe : Dicotylédones. Sous-classe : Apétales. Ordre : Centrospermales. Famille : Amarantacées(Chénopodiacées). Genre : Atriplex.

Espèce : Atriplex halimus.

Nom vernaculaire français : Arroche halime ou pourpier de mer. Nom anglais : Sea-orache.

Nom arabe : G’ttaf, Ghassoul el aachebi, echnane. Nom amazigh : Elhirmess.

1.1.2.4. Origine

L’Atriplex halimus est un arbuste natif d’Afrique du nord où il est très abondant (Kinet et al, 1998) sa zone de diffusion s’étend des zones semi-arides aux zones humides, facilement identifiable grâce à son habitus droit caractéristique et aux branches fructifères très courtes (20 cm) et recouvertes de feuilles (Walker et Lutts, 2014). Il s’étend également aux zones littorales méditerranéennes de l’Europe et aux terres intérieures gypso-salines d’Espagne.

C’est une plante indigène la plus représentée sur le pourtour méditerranéen, couvrant pas moins de 80 000 ha. En Syrie, Jordanie, Egypte, Arabie saoudite, Libye et Tunisie (Martinez

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et al, 2003). Est un arbuste autochtone, dont l’intérêt fourrager pour les zones arides et semi-arides a été signalé par de nombreux auteurs (Le Houérou, 1992 et 2000, Al- Owaimer et al, 2011, Najar et al, 2011).

Atriplex halimus comprend deux sous-espèces : Atriplex halimus sous-espèce halimus et Atriplex halimus sous-espèce schweinfurthii (Hamdi et al, 2000 in Maalem, 2002).

1.1.2.5. Caractéristiques morphologiques de l’Atriplex halimus

 La tige :

Les tiges sont ligneuses, vaguement anguleuses dans leur longueur, très rameuse (Bonnier. G et al, 1996). Elles sont de couleurs blanc grisâtre plus ou moins anguleux entièrement feuillée (Nègre. R, 1961).

Généralement les tiges sont érigées, robustes et terminés par des grappes allongées (Ozenda, 1983). L’Atriplex halimus est un arbuste de 1 à 3m de haut, très rameux, formant des touffes pouvant atteindre 1 à 3m de diamètre (Al-Turkis et al, 2000).

La zone de répartition de la sous-espèce halimus s’étend des zones semi-arides aux zones humides ; cette sous-espèce est facilement identifiable grâce à son port droit caractéristique et aux branches fructifères très courtes et recouvertes de feuilles.

En revanche, la sous-espèce schweinfurthii, très répandue dans les zones arides et désertiques, présente un port broussailleux enchevêtré, avec des branches fructifères nues au sommet, fortement lignifiées et pointues. Les populations des deux sous- espèces présentent un grand polymorphisme lié à leur diversité d’habitat (Le Houérou, 1992).

Les populations naturelles d’Atriplex halimus dans les régions steppiques algériennes appartiennent presque toutes à la sous-espèce schweinfurthii (Walker et al, 2005). Il existe de nombreuses populations de cette dernière à l’état pur ou associées avec d’autres espèces halophytes comme Suaeda sp et Salsola sp réparties généralement dans les zones salées en Algérie (Nedjimi et al, 2012).

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5

Photo 01 : Tige d’Atriplex halimus (Ahmadou et Mekhlouf 2019)  Les feuilles :

La forme des feuilles peut correspondre à celle d’autres espèces du même pied, elle est différente selon l’état physiologique de la plante ou la position de la feuille sur un axe (Kinet et al, 1998).

Les feuilles sont ovales triangulaire de grande dimension jusqu’à 6 cm de longueur plus ou moins atténuée, cunéiforme à la base, obtus, les supérieurs plus étroits aigus.

Les feuilles sont alternes, brièvement mais nettement pétiolées, plus ou moins charnues, luisantes, couvertes de poils vésiculeux blanchâtres (trichomes), ovales, entièrement ou légèrement sinuées, de 0,5 à 1cm de large sur 2 à 4 cm de long.

Photo 02 : Feuille d’Atriplex halimus (Ahmadou et Mekhlouf 2019)

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 Système racinaire :

L’Atriplex halimus possède un système racinaire très développé, qui lui permet d’utiliser les réserves d’eau du sol, et de former un réseau dense susceptible d’agréger le sol et de le rendre résistant à l’érosion (Haddioui et al, 2008).

Le système racinaire est formé par une racine principale de 50 à 90 cm de profondeur avec de rares racines secondaires de même longueur ou parfois plus longue dès qu’elles sortent plusieurs racines tertiaires fines et courtes (Garcia et al, 1996).

Photo 03 : Racine d’Atriplex halimus (Ahmadou et Mekhlouf 2019)  Fleurs :

Les plantes sont monoïques et portent des inflorescences en panicules d’épis, terminales, avec des fleurs mâles au sommet et des fleurs femelles à la base. La floraison - fructification se déroule de mai à décembre. Selon Talamali et al, (2003), il existerait deux types d’architecture florale de base, l’une est constituée de fleurs mâles pentamères et l’autre de fleurs femelles munies d’un unique carpelle inséré entre deux bractées opposées.

1.1.2.6. Aire de répartition

L’Atriplex halimus originaire d’Afrique du nord très commune dans le monde surtout sur les sables ou se trouvent l’Atriplex dans la marche occidentale, la côte de l’océan, le Sahara septentrional et les montages du Sahara centrale (Moumen A, 2007).

La région de diffusion de L’Atriplex halimus s’étant des zones semi-arides aux zones humides, le long des côtes du bassin méditerranéen, la mer du nord et au sud de l’Europe (Delgado et al, 2000).

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 Dans le monde :

L’Atriplex halimus se trouve presque sur tous les étages bioclimatiques, étage méditerranéen, subhumide, humide, aride, semi-aride, saharien supérieur et inférieur (Franclet et al, 1971). C’est la plante indigène la plus représentée sur le pourtour méditerranéen, couvrant pas moins de 80 000 ha en Syrie, Jordanie, Égypte, Arabie, Saoudite, Lybie et Tunisie (Martinez, et al, 2003) il est classé après l’espèce Australienne Atriplex .nummularia pour la superficie occupée (Le Houérou, 2000).

Dans le monde arabe l’espèce est plus présente sur le contour méditerranéen couvrent pas moins de 80 000 ha en Syrie, Jordanie, Égypte, Arabie, Saoudite, Lybie et Tunisie (Martinez, et al, 2003).

 En Algérie :

L’Atriplex halimus est une plante commune dans toute l’Algérie (Meftah, 2003), surtout au niveau de Boughari, Tadmit, Zahreg chergui (Le Houérou et al, 1971). Il est présent dans les régions ou le déséquilibre écologique s’accentue, Sud-Ouest Algérien, dans des zones dites steppiques, Tébessa, au Sahara et Hoggar, particulièrement dans la région de Bechar ou les nappes logent et dépressions de l’Ouest (Hamza, 2002).

1.2. Polymorphisme d’Atriplex halimus

1.2.1. Polymorphisme morphologique

C’est le polymorphisme de taille, de forme, de couleur,…etc. la variabilité génétique de la couleur de certaines espèces, appelée polychromatisme (Vuilleumier, 2003).

Les caractères phénotypiques peuvent être dominants ou récessifs et sont varier suivant le stade physiologique de la plante (Adam et al, 1993).

1.2.2. Variation d’origine environnementale

Ce sont évidemment les facteurs du milieu qui sont directement à l’origine de la variation phénotypique, comme les conditions climatiques, édaphiques et biotiques. Cette variabilité phénotypique, qui est susceptible de se manifester sur des caractères très différents, peut avoir des conséquences taxonomiques importantes dont il est nécessaire de tenir le plus grand compte (Bidault M, 1971).

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1.2.3. Variation d’origine génotypique

Les variations génotypiques qui sont à l’origine même de l’évaluation dépendante de deux facteurs, les facteurs internes (mutation, recombinaisons et ségrégations, hybridation) et les facteurs externes (sélection naturelle).

Selon les circonstances (structure génétique, taille et degré d’isolement des populations constitutives), la diversification pourra se faire graduellement sous l’influence prépondérante de la sélection naturelle, ou au contraire d’une façon brusque par l’intermédiaire de mutations chromosomiques importantes ou d’hybridations (Bidault M, 1971).

1.2.4. Polymorphisme de l’Atriplex halimus

Les travaux réalisés jusqu’à présent ont mis en évidence le remarquable polymorphisme d’Atriplex halimus au niveau de la morphologie des structures végétatives et reproductrices ; ainsi qu’une grande variabilité au niveau du comportement physiologique des individus. Ce polymorphisme semble être une caractéristique des chénopodiacées (Kinet et al, 1998).

Ainsi, la forme des feuilles d’Atriplex halimus peut correspondre à celle d’autres espèces du même genre. Elle varie également avec la provenance de l’individu et, sur un même pied, elle est différente selon l’état physiologique de la plante ou la position de la feuille sur un axe. Le rabattage d’un pied qui stimule le développement de bourgeons axillaires, entraine très souvent l’apparition des feuilles hastées dentées, alors qu’auparavant la plante formait des feuilles entières, ovales ou lancéolées, qui correspondent à la forme typique attribuée à l’espèce d’Atriplex halimus (Kinet et al, 1998).

Il existe d’autres variabilités interspécifiques et intraspécifiques dans diverses conditions à plusieurs niveaux d’observation :

 Protéique et enzymatique.  Fluorescence de la chlorophylle.

 Dans la caractérisation de plusieurs espèces et provenances.

 Efficacité de la transpiration et de l’utilisation de l’eau en conditions de stresse hydrique.

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 Dans l’efficacité de la photosynthèse II au niveau des chloroplastes en contrainte sodique et calcique.

Talamali et al, 1998, les différents individus obtenus après 2 ans d’entretien présentent un polymorphisme remarquable. La comparaison des phénotypes des feuilles montrent que les caractères qui définissent l’espèce Atriplex halimus peuvent souvent être appliqués pour d’autres espèces du même genre.

Tableau 01 : Type de feuille et rapprochement avec d’autres espèces du même genre

Espèces du même genre Type de famille

Atriplex halimus Ovale-oblongue

Atriplex halimus var. granulata Ovale oblongue échancrée au sommet

Atriplex littoralis Etroite-allongée

Atriplex patula Cunéiforme à la base sub-hastée

Atriplex hortensis Glauque

Atriplex tornabeni Ovale-delteoïde

Source : Dutuit In rapport final (1994-1998)

1.3. Analyse chimique d’Atriplex halimus

Pour les espèces végétales, la composition chimique a porté sur l’analyse de la matière sèche (MS), la matière organique (MO), la matière minérale (MM), matière grasse (MG), l'azote, les protéines (ou les matières azotées totales) (MAT), la cellulose brute (CB), oxalate et les composés minéraux, (P, Na et K).

L’Atriplex halimus fait l’objet de plusieurs études par les chercheurs qui ont tenté d’évaluer sa valeur fourragère par l’estimation de ces compositions chimiques (MS, MM, MO, MAT, CB) de sa phytomasse consommable, en comparant avec les autres espèces introduites.

D’après les travaux de C. Rahmoune, S. Maâlem et M. Bennaceur 2004 Atriplex halimus parait comme une espèce bien adaptée au milieu car elle assure un rendement en fourrage relativement

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stable, tout au long de l’année et dont les composantes sont, relativement, homogènes (MS 50 % au printemps et 70 % en été).

(Boussaid et al, 2001), trouve que la teneur de MS (34,5 %), CB 15,4 % et 15,1 % MAT dans les feuilles en état verte.

Et d’autre analyse de T. Najar, S. Hélali, et H. Nasr, 2011 montre une teneur de MS de 35,97 %, avec 13 % de CB, 6,06 % MAT, et 79,0 % de MO.

Les paramètres pédoclimatique peuvent avoir un effet sur la quantité de matière sèche et les autres compositions chimiques constitué par la plante.

D'après Soltner (2000), la teneur en cellulose augmente de façon importante et régulière avec l'âge de la plante, elle peut également être influencée par les facteurs agro climatiques en particulier la température élevée. Et par la famille botanique et le stade de développement (Rerat, 1956).

D’après Baumont et al (2009); la teneur minérale des fourrages varie fortement avec la famille botanique.

Les teneurs en éléments minéraux de la plante dépendent à la fois des réserves du sol, de la disponibilité de chaque élément vis-à-vis de la plante, et de l'efficacité de la captation racinaire vers les organes aériens de la plante (Riviere, 1978).

En Australie Occidentale, des cultures d’Atriplex sp. Recevant une irrigation égale à environ 500 mm/an ont produit plus de 5 t de MS/an (Malcolm et al, 1984).

1.4. Intérêts de l’Atriplex halimus

1.4.1. Intérêts fourragers

L’Atriplex halimus est utilisé fondamentalement comme plante fourragère pour ces valeurs nutritives, elle est utilisée par les ovins, et les camélidés, contribuant ainsi à l’amélioration de leur alimentation (Munaz et al, 2000).

Ce sont des espèces riches en matières azotées (1,5 à 3,7 %) mais pauvres en énergie. Une nappe d’Atriplex produit entre 80 à 1200 UF/ha/an et elles peuvent être utilisé dans l’alimentation des animaux pour pâturage direct. La valeur énergétique des fourrages d’Atriplex varie entre 0,5 à 0,6 UF par kg de matière sèche soit en moyenne environ 0,15 UF par kg de matière sèche.

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La teneur en protéines brutes de la matière sèche varie de 10 à 25 % soit 2,5 à 6 % de la matière fraiche, la teneur en protéine digestible et de l’ordre de 8 à 18 % de la matière sèche soit 2 à 4,5 % de matière fraiche.

Par ailleurs, Robledo, 1993, souligne l’importance fourragère de l’Atriplex halimus par sa teneur élevée azote, son adaptation à la sécheresse le maintien de son feuillage vert durant l’année et par sa tolérance au pâturage.

Sous des précipitations annuelles de 200 à 400 mm, l’Atriplex halimus compte avec l’Atriplex nummularia, parmi les espèces les plus intéressantes, elles produisent de 2000 à 4000 kg de matière sèche par an et par hectare de fourrage riche en protéine (Nedjimi et al, 2006).

Les Atriplex présentent l’avantage incontestable de pouvoir être rapidement exploitable, 1 an et demi à 3 ans après la plantation (Gavinet, 2007).

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Tableau 02 : Production fourragère d’Atriplex halimus (Hamza, 2002)

Pays Précipitations Densité Biomasse (production par an)

Tunisie Aride

Inférieure

Couvert 37,5 % 9357 kg de MS

Biomasse total / pied dont 1009 kg de MS feuilles, 8343 kg de MS bois.

Tunisie Aride

Inférieure

2634 kg de MS

Biomasse total / pied dont 1818 kg de MS feuilles, 816 kg de MS bois.

Tunisie Aride

Supérieure

2000 pieds/ha 222 kg de MS

Biomasse total / ha, 171 kg MS feuille et bois vert.

Tunisie -200 à 200 mm 2000 à 3000 kg de MS/ha/an 1000 à 11000 UF Algérie -250 à 300 mm 2000 à 5000 kg de MS/ha/an à CHELLALA (Wilaya de Tiaret). Algérie 250 à 300 mm 12000 à 15000 kg de

MF/ha/an sur HODNA

(M’SILA).

Lybie 1600 pieds/ha 320 UF/ha/an.

Grèce 220 à 260 mm 3300 pieds/ha 1039 kg de MS

Biomasse totale dont 2505 kg de MS.

Sicile 120 à 160 mm 721 pieds/ha 1660 kg de MS utilisable.

1.4.2. Intérêts écologiques

Le repeuplement à base de buissons fourragers tels que l’Atriplex halimus est un moyen de lutte contre le problème de désertification qui se manifeste par le recul des zones boisées, notamment en zone steppique à vocation pastorale. Ces plantes possèdent un système racinaire très développé qui leur permet d’utiliser les réserves d’eau du sol de façon

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exhaustive et de former un réseau dense susceptible d’agréger le sol et de le rendre résistant à l’érosion (El Mzouri et al, 2000).

Il est présent dans des régions où le déséquilibre écologique s’accentue et où le phénomène de désertification prend des dimensions alarmantes.

Cette espèce peut contribuer à la valorisation des sols marginaux et dégradés et à l’amélioration des productions végétale et animale dans plusieurs régions démunies (Le Houérou, 1992).

1.4.3. Production de bois

Les tiges ligneuses des Atriplex sont également utilisées pour satisfaire les besoins en combustibles des petits éleveurs et agriculteurs.

Les rendements en bois et les capacités calorifiques du bois de chauffe provenant des arbustes de différents individus d’Atriplex halimus ou été analysés comparativement à ceux d’individus d’autres espèces. Ces études ont en particulier montré que le rendement en bois est étroitement corrélé au port de la plante (hauteur et diamètre) (Ben Ahmed et al, 1996).

Une extraction rationnelle du bois provenant des arbustes à hauteur et à diamètre excessif peut être intéressante dans les régions arides ou les pays n’ont pas d’accès à d’autres sources combustible.

Les taux de récolte en bois dépassent alors souvent ceux des espèces ligneuses contribuant ainsi au processus de désertification.

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Tableau 03 : Production d’une population d’Atriplex

Année Eau fournie

M3/ha

Production en Tonnes/hectare

Feuilles Bois Total

1968 3600 Matière fraîche 8 3,7 11,7 Matière sèche 2 1,9 3,9 1969 2400 Matière fraîche 9 5,8 14,8 Matière sèche 2,2 3 5,2

Source : Ait Mimoune D ; 2015

1.4.4. Fixation des dunes et des marnes

L’emploi des Atriplex s’est révéré extrêmement efficace pour la fixation des dunes et les sables répandus par les crues.

En Tunisie ces phénomènes ont été maitrisés en utilisant des boutures racinées d’Atriplex

halimus.

En Algérie des essais réalisés sur le cordon dunaire la région de Djelfa, Boussaâda avec plusieurs espèces d’Atriplex semble donner un résultat satisfaisant.

1.4.5. Mise en valeur des sols salés

Les plantations d’Atriplex peuvent permettre la récupération des zones salées, l’Atriplex

halimus est particulièrement résistante à la salinité. Elle a une tolérance peut aller jusqu’à 30

g/l ce qui permet déstaliniser les sols, il convient aussi d’utiliser les Atriplex dans les régions agricoles menacées par la salinité (Dekker, 2005).

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L’espèce peut être plantée pour stabiliser les sols et certains estiment qu’elle pourrait contribuer à la désalinisation des sols dans les régions arides (Crisci et al, 2001).

1.4.6. Intérêts médicinales

Atriplex halimus est utilisée dans le traitement de l’acidité gastrique : les graines crues et

broyées, sont ingérées comme vomitif (Bellakhdar, 1997).

Les racines, découpées en lanières à la manière du siwak servent pour les soins de la bouche et des dents. Les feuilles sont utilisées pour traitement des maladies cardiaques et pour le diabète (Bellakhdar, 1997).

Les sahariens attribuent aussi au pourpier de la mer (Atriplex halimus), la propriété de soigner une maladie du dromadaire (debbab) causé par trypanosome que lui incluent les taons : on utilise les feuilles d’Atriplex halimus sur les plaies pour les assécher (Bellakhdar, 1997).

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Chapitre II

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2.1. Objectif

Le phénomène de dégradation des surfaces destinées au pâturage en zones semi - arides résulte de plusieurs facteurs indissociables tels que le surpâturage, l’augmentation des besoins alimentaires à court terme et la mise en culture incontrôlée des zones à vocation pastorale.

L’Atriplex halimus est un arbuste autochtone, dont l’intérêt fourrager pour les zones arides et semi-arides a été signalé par de nombreux. Son intérêt fourrager s’explique par son contenu élevé en matière azotée, son adaptation à la sécheresse et à la salinité, le maintien de son feuillage vert durant toute l’année.

L’identification d’espèces halophytes utiles et leur introduction dans les sols fortement dégradés constitue une approche prometteuse pour la réhabilitation et la valorisation de ces zones marginales.

Donc notre objectif consiste en premier lieu a une étude de la morphologie de l’espèce afin d’identifier les écotypes rigoureux et producteurs d’une biomasse consommable importante, en second lieu déterminer la valeur alimentaire de cette espèce ou on a choisi deux écotypes qui se situ dans deux contextes climatiques différents l’un au littorale Kharrouba (Mostaganem) et l’autre dans la région Es Senia (Oran).

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Schéma de la méthodologie :

Atriplex halimus

Sortie Mostaganem Travail sur terrain

Sortie Oran Travail sur terrain

-Longueurs des touffes

-Diamètres des touffes

-Rapport foliaire -Forme des feuilles - Dimensions des valves fructifères -Matière sèche -Matière organique -Matière minéral -Cellulose brute -Protéine Valorisation de l’espèce Atriplex halimus

Analyses du matériel végétal Études morphologiques

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2.2. Choix des sites

2.2.1. Site Mostaganem (Kharrouba)

 Cordonnée géographique :

Site Latitude / longitude Altitude (m)

Kharrouba (Mostaganem) 35°55’60’’ Nord / 0°05’25’’ East 0 m

 Caractéristique édaphoclimatique :

Le sol : Sablo-limoneux, la couleur noir et brune. Climat : méditerranéen, étage bioclimatique semi-aride.

 Le site se caractérise par :

-Une richesse floristique remarquable constituer de flore à base d’halophytes telles que Salsola, Suaeda, Salicornia, les graminées et la famille des composées, et des petits animaux telle que la tortue, serpent, des rongeurs, les escargots, les fourmis, les coléoptères, les araignées et aussi les oiseaux marins. On a remarqué la présence des chèvres qui cause un surpâturage.

-Une grande pollution : Le béton, les plastique, les résidus des bois et de fer, les différents déchés de toute sorte.

Photo 04 : Carte de situation (Source : Google earth)

Photo 05 : Site Mostaganem (Ahmadou et Mekhlouf 2019)

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2.2.2. Site Oran (Es Senia)

 Cordonnée géographique :

Site Latitude / longitude Altitude (m)

Es Senia (Oran) 35°41’27’’/0°38’30’’ 109 m

 Caractéristique édaphoclimatique :

Le sol : Limono-argileux, taux en calcaire important, la couleur brune. Climat : Tempéré, étage bioclimatique semi-aride.

 Le site se caractérise par :

-Une biodiversité floristique remarquable avec nombreux espèces les roseaux, les graminées, la famille des composées et Acacia (la flore), et des petits animaux les oiseaux, les escargots, les tortues, les fourmis, les coléoptères, les araignées (la faune).

Photo 07 : Site Oran (Ahmadou et Mekhlouf 2019) Photo 06 : Carte de situation

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-Une grande pollution : Le béton, les plastique, les résidus des bois et de fer, les résidus de verres, les résidus des végétaux.

Photo 08 : La pollution site Oran (Ahmadou et Mekhlouf 2019)

2.3. Matériel végétal

L’Atriplex halimus (noms usuels : Guettaf, arroche, pourpier de mer) est un arbuste de 1 à 3 m de haut, très rameux, formant des touffes pouvant atteindre 1 à 3 m de diamètre.

Les feuilles sont alternes, brièvement mais nettement pétiolées, plus ou moins charnues, luisantes, couvertes de poils vésiculeux blanchâtres (trichomes). Les tiges sont ligneuses, vaguement anguleuses dans leur longueur, très rameuse.

2.4. Méthodes utilisées

2.4.1. Mesure de la Morphologie

- La longueur, diamètre et forme des touffes.

- Rapport foliaire et forme des feuilles.

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2.4.2. Analyse chimique du matériel végétale

2.4.2.1. Teneur en matière sèche (MS)

La teneur en MS est déterminée à partir d'une prise d'essai de 10 grammes à l'étuve à 105 °C jusqu'à poids constant (AFNOR, 1982). La teneur en matière sèche est donnée par la relation suivante :

𝑴𝑺 (%) =𝑷𝟐

𝑷𝟏× 𝟏𝟎𝟎

Où : P1 : Poids de l'échantillon frais en gramme.

P2 : Poids de l'échantillon après dessiccation en gramme.

1- MF 2- Etuve

3- Balance 4- MS

Photo 09 : Teneur en matière sèche

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2.5.2.2. Teneur en matière organique (MO)

La teneur matière organique est déterminée à partir d'une prise d'essai de 1 gramme de la matière sèche par calcination dans un four à moufle pendant 7 heures à 550 °C (Afnor, 1982).

2.5.2.3. Teneur en matière minérale (MM)

La matière minérale est obtenue après incinération de la matière organique dans le four à moufle (Afnor, 1982).

𝑴𝑴 = 𝑴𝑺 − 𝑴𝑶

Photo 10 : Four à moufle (Ahmadou et Mekhlouf 2019)

2.5.2.4. Teneur en cellulose brute (CB)

Elle est détermine par la méthode de WEEND à partir d'une prise d'essai de 1 g de MS. C'est une technique qui consiste à une double hydrolyse. La première par l'acide sulfurique (H2SO4) et la seconde par la soude (NaOH).

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Photo 11 : Préparation de deux hydrolyses (acide sulfurique et la soude) (Ahmadou et Mekhlouf 2019)

Suivie d'un lavage à l'acétone, un étuvage de 8 h à 105 °C.

Et une calcination de 3 h à 550 °C dans un four à moufle (Afnor, 1982).

Les résultats sont exprimés selon la formule suivante :

𝑪𝑩(%) = 𝑷

− 𝑷′′

𝑷𝒐𝒊𝒅𝒔 𝒔𝒆𝒄 𝒅𝒆 𝒍′é𝒄𝒉𝒂𝒏𝒕𝒊𝒍𝒍𝒐𝒏× 𝟏𝟎𝟎

Où : P' : Poids à l'étuvage correspondant au poids de la cellulose brute sèche en gramme avant calcination.

P" : Poids après calcination correspondant au poids des cendres de la cellulose brute.

Photo 12 : L’ébullition dans un distillateur (Ahmadou et Mekhlouf 2019)

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2.5.2.5. Protéines totales et solubles

→ Préparation du tampon : En effectue un mélange des deux solutions (13.6 g/l de KH2PO4

Solution d’un PH acide et 17.4 g/l de K2H PO4 Solution d’un PH Basique) de façons à obtenir

une solution à PH 7, qui est le tampon phosphate (0.1M).

Photo 13 : Préparation de Tampon (Ahmadou et Mekhlouf 2019)

→ Extraction proprement dite :

5 g de feuilles sont broyées au mortier, placés sur une plaque froide pour travailler constamment au froid, on ajoute 20 ml de tampon permet de provoquer une bonne dissolution de la matière végétale, afin de faciliter l’extraction des protéines.

Photo 14 : Exaction des protéines solubles (Ahmadou et Mekhlouf 2019)

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Le broyat, est récupéré dans un tube à essai et ensuite centrifugé 15 mn a 8000 tours par minute, le surnageant est récupéré dans un tube à essai, le culot est rejeté.

Les protéines solubles sont dosées d’après la technique de «Bradford» (1976), une courbe d’étalonnage établie d’abord à l’aide de quantité croissante de sérum de l’ovalbumine (1mg/ml) à différentes concentrations.

Tableau 04 : Les différentes concentrations de l’ovalbumine

Concentration de l’ovalbumine 0.00 0,01 0.02 0.03 0.04 0.05 Eau distillée (ml) 0.1 0.09 0.08 0.07 0.06 0.05

Préparation du réactif de (Bradford) :

100 mg de bleu de Coomassie G250 (SERVA) sont dissous dans 50 ml d’éthanol 95 %, on ajoute 100 ml d’acide phosphorique 85 %, le mélange est ajusté à 1000 ml d’eau distillée. On prend 0.1 ml de l’extrait obtenu, auquel on ajoute 2 ml du réactif de Bradford et 29 ml de solution tampon à pH = 7. Après 2 mn la solution est mise en agitation pendant une heure, on procède au dosage des protéines par la lecture de la densité optique à une longueur d’onde 595 mm sur spectrophotomètre JENWEY.

Photo 15 : Réactif de Bradford (Ahmadou et Mekhlouf 2019)

(49)

27

La quantité de protéines est déterminée de la façon suivante : sur le courbe étalon préétabli, on détermine les quantités de protéines en mg/ml à partir des D.O (densité optique) obtenus au dosage.

1 2

3

4

Photo16 : L’observation de la densité optique par Spectrocolorimètre (Ahmadou et Mekhlouf 2019)

La teneur en protéines en mg/g de matière fraîche se détermine de la manière suivante :

𝑃𝑟𝑜𝑡é𝑖𝑛𝑒 𝑒𝑛 𝑚𝑔 𝑔⁄ 𝑀𝑆 =𝑄𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑡é𝑖𝑛𝑒 (𝑚𝑔) × 200

𝑃𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑑′é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛 (𝑔)

Où : 200 : Coefficient de dilution M.S : Matière sèche

(50)

Chapitre III

(51)

28

3. Résultats et discussion

3.1. Morphologie des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem

3.1.1. Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem saison

automne

Figure 02 : Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (automne)

D’après la figure 02 on remarque que la hauteur des touffes varie entre 90 cm et 208 cm dans l’ensemble des placettes.

La touffe de la placette P1 se distingue des autres par une hauteur qui se dépasse 2 m.

0 50 100 150 200 250 P1 P2 P3 P4 Hauteur (cm) placettes

(52)

29

3.1.2. Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem saison

automne

Figure 03 : Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (automne)

D’après la figure 03 on remarque que le diamètre des touffes est entre 5,20 m et 10,30 m.

La touffe de la placette P2 présente un diamètre de 5,20 m.

3.1.3. Morphologie des feuilles d’Atriplex halimus site Mostaganem saison

automne

Tableau 05 : Dimension des feuilles et rapport foliaire d’Atriplex halimus site Mostaganem (automne)

Placettes Largeur (cm) Longueur (cm) Rapport foliaire

P1 1,52 3 0,506

P2 1,5 3 0,50

P3 2 4 0,50

P4 2 4 0,50

D’après le tableau 05 on enregistre un rapport foliaire identique pour les placettes P2, P3

et P4. 0 200 400 600 800 1000 1200 P1 P2 P3 P4 Diamètre (cm) placettes

(53)

30

La placette P1 présente un rapport foliaire de 0,6 donc les feuilles sont plus longues que

larges.

3.1.4. Morphologie des valves fructifères d’Atriplex halimus site

Mostaganem saison automne

Tableau 06 : Dimension et rapport des valves fructifères d’Atriplex halimus site Mostaganem (automne)

Placettes Largeur (mm) Longueur (mm) Rapport

P1 1 2 0,50

P2 2,5 3 0,83

P3 2,2 4 0,55

P4 3 3 1

D’après le tableau 06 on remarque que le rapport des valves fructifères sont varies entres 0,5 et 1.

Les placettes P2 et P4 présentes le rapport le plus élevée 0,83 et 1 donc les valves

(54)

31

3.2. Morphologie des touffes d’Atriplex halimus site Oran

3.2.1. Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Oran saison automne

Figure 04 : Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Oran (automne)

D’après la figure 04 on remarque que la hauteur des touffes varies entres 135 cm et 197 cm dans l’ensemble des placettes.

La touffe de la placette P3 présente la hauteur la moins élevée 135 cm.

3.2.2. Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Oran saison automne

Figure 05 : Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Oran (automne) 0 40 80 120 160 200 P1 P2 P3 P4 Hauteur (cm) placettes 0 200 400 600 800 1000 1200 P1 P2 P3 P4 Diamètre (cm) placettes

(55)

32

D’après la figure 05 on enregistre des diamètres entre 6,80 m et 10,70 m.

La touffe de la placette P4 montre un diamètre supérieur à 10 m.

3.2.3. Morphologie des feuilles d’Atriplex halimus site Oran saison automne

Tableau 07 : Dimension des feuilles et rapport foliaire d’Atriplex halimus site Oran (automne)

Placettes Largeur (cm) Longueur (cm) Rapport foliaire

P1 1,1 2,4 0,46

P2 1,3 2,5 0,52

P3 1,2 3,7 0,32

P4 2,3 4,3 0,53

D’après le tableau 07 on remarque le rapport foliaire varie entre 0,32 cm et 0,53.

Les placettes P2 et P4 présente un rapport foliaire presque identique et plus élevée 0,53

donc les feuilles plus longues que larges.

3.2.4. Morphologie des valves fructifères d’Atriplex halimus site Oran saison

automne

Tableau 08 : Dimension et rapport des valves fructifères d’Atriplex halimus site Oran (automne)

Placettes Largeur (mm) Longueur (mm) Rapport

P1 2,5 3 0,83

P2 2 5 0,40

P3 3 5 0,60

P4 1 2 0,50

D’après le tableau 08 on peut dire que le rapport des valves fructifère varie entre 0,4 et 0,83 pour toutes les placettes.

La placette P1 présente un rapport le plus élevée 0,83 donc les valves fructifères sont plus

(56)

33

3.3. Morphologie des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem

3.3.1. Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem saison hiver

Figure 06 : Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (hiver)

D’après la figure 06 on remarque que la hauteur des touffes varie entre 120 cm et 210 cm.

La touffe de la placette P3 se distingue des autres par une hauteur de 210 cm.

0 50 100 150 200 250 P1 P2 P3 P4 Hauteur (cm) placettes

(57)

34

3.3.2. Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem saison hiver

Figure 07 : Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (hiver) D’après la figure 07 on enregistre des diamètres entres 7,95 m et 14,20 m.

Les placettes P2 et P3 montre un diamètre supérieur à 10 m.

La touffe de la placette P1 présente un diamètre le moins élevée 7,95 m.

3.3.3. Morphologie des feuilles d’Atriplex halimus site Mostaganem saison

hiver

Tableau 09 : Dimension des feuilles et rapport foliaire d’Atriplex halimus site Mostaganem (hiver)

Placettes Largeur (cm) Longueur (cm) Rapport foliaire

P1 2,2 3,6 0,61

P2 1,9 2,8 0,68

P3 1,9 3,1 0,61

P4 2,1 4,1 0,51

D’après le tableau 09 on remarque le rapport foliaire varie entre 0,51 et 0,68.

Les placettes P1 et P3 ont un rapport foliaire identique 0,61.

0 300 600 900 1200 1500 P1 P2 P3 P4 Diamètre (cm) placettes

(58)

35

La placette P2 présente un rapport foliaire le plus élevée 0,68 donc les feuilles sont plus

longues que larges.

3.3.4. Morphologie des valves fructifères d’Atriplex halimus site

Mostaganem saison hiver

Tableau 10 : Dimension et rapport des valves fructifères d’Atriplex halimus site Mostaganem (hiver)

Placettes Largeur (mm) Longueur (mm) Rapport

P1 3,8 5,2 0,73

P2 5,2 6,1 0,85

P3 2 4 0,50

P4 2,8 3,2 0,88

D’après le tableau 10 on remarque que le rapport des valves fructifères varie entre 0,5 et 0,88 pour l’ensemble des placettes.

La placette P4 présente un rapport le plus élevée 0,88 donc les valves fructifères sont plus

Figure

Figure 02 : Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (automne)
Figure 03 : Diamètre des touffes d’Atriplex halimus site Mostaganem (automne)
Figure 04 : Hauteur des touffes d’Atriplex halimus site Oran (automne)
Tableau 07 : Dimension des feuilles et rapport foliaire d’Atriplex halimus site Oran (automne)  Placettes  Largeur (cm)  Longueur (cm)  Rapport foliaire
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