Le Petit Havre Bubeaddu Jocbnal, 112,boul1deStrasoourg. J seulechargéede recevoirles Annoncespour I le Journal.

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AU HAVRE Bubeaddu Jocbnal, 112,boul1deStrasoourg.

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DernièreHeure

PARIS, TROIS HEURES MATIN

UNATTENTAT

COJSTTJEilE]

M.Gülnette, [iircctcnr du"Fipra"

MmeCaillaux,femmedu Ministredes Finances,tire plusieurscoupsderevolversur M.Calmette

Les circonstanees du drame. —L'arrestatiou de iVlmcCaillaux

LEMINISTRE DES FINANCES OFFRE SADEMISSION Mort de M. CALMETTE

MmeCaillauxau «Figaro•

II était cinq heures lorsqu'une dame, trés grande, élégainment vêtue, penétrait au Fi¬

garo.

Eile s'adressa anx gargons de service qui se irouvaient sur ie palier du premier étage et leur demaoda A causer A M. Calmette.

Les gargons demandèrent A ia visiteuse de bien vouioir leur dire qui its devaient an concer.

« Dites A M. Calmette, répondit la visi¬

teuse, que c'est uue dame qni le connait et qui désire lui causer quelques instants. »

Lo directeur du Figaro étant a ce moment occupé, les gargous firent eatrer la dame dans un salon, la priant d'attendre quelques instants.

Piés a'une heure s'était écoulée lorsque la daiue, revenant vers les gargons, leur remit one enveloppe cachetée, les priant de ia faire passera Ivl. Calmette.

A 6 h. 30, M. Calmette allait quitter Ie Fi¬

garo en compagnie de M. Paul Bourget, lors¬

que, débouctiaui sur le palier du premier étage, il fut arrèté par les gargons qui lui remirent l'enveloppe en lui disant qu'eile émanait d'une dame qui Fattendait au salon.

M. Calmette s'arrêta, ouvrit l'enveloppe et sortit la carle qu'eile contenait et la teudant A M. Paul Bourget, il lui dit : « Excusez-moi ; je vais la recevoir. »

Le directeur du Figaro revint alors sur ses pas et se dirigea vers son bureau. II donna I'ordre aux huissiers d'iniroduire la visi¬

teuse.

E Ile venait A peine de franchir le seui! dn cabinet dont la porte venait d'être ouverte par un gargon, lequel se disposait A tourner le commutateur lorsque la visiteuse arriva a ca moment.

Le Drame

M. Calm tte s'tffaga pour la laisser passer.

Au mêiue insiaut plusieurs coups da re¬

volver reien Urent.

Le directeur du Figaro s'affaissa dans son fauteuil, qui se trouvait a proximité.

Les gai pons qui se irouvaient dans Ie bu¬

reau se précipitaient sur la visiteuse, mais celle-ci repondit ; « Laissez-moi 1 je suis une femme. Je ne m'eii irai pas 1 »

Au üruit des dé'onalions, tous les rédac¬

teurs du Figaro, qui se irouvaient dans le*

btneaux voisins, accournrent dans ie cabinet de leur directeur.

lis le vii eet biême et tout ensangianté, as- sis dans sou lauteuil et poussant de faibles gémissements.

lis ne purent contenir nn mouvement d'indignaiion en apercevant la meuruière qui, sans un mot, attendait immobile dans an coin de la pièce.

De tous cötés, on manda des docteurs et bientöt arrivaientau Figaro le docieur Ray¬

mond, sénateur et ie docieur Ilarimann.

ArrestationdoMmeCaillaux

Tandis que ceux-ci examinaient Ie blessé et faisaicnt un pansement sommaire, des gardiens de la paix mettaient en état d'ar- restation Ia meurtrière qui n'était autre — on s'en apergut alors — que Mmo Joseph Caillaux, femme du ministre des finances.

Mrne Caillaux fut conduite immédiatement an commissariat tandis que M. Calmette, que l'on descendait. était hissó dans une au¬

tomobile et eminené A la maison de santé du docteur Hartmaan, A Neuiliy.

Le directeur du Figaro qui n'avait pas perdu eonnaissance fut soigné par le doc¬

teur Raymond.

M. Caimette aidé par lui put descendre I'escalier. Arrivé au milieu de l'étage, il dit anx per-sounes qui l'entouraient : « Mes amis I ma maison... J'ai fait tout mou de¬

voir I . . . »

La plupart des rédacteurs dn Figaro ac¬

counts firent cercle auiour de Mme Caillaux.

Un d'eux, pour rompre !e silence penible qui pesait sur l'assistance, uit : « II fuut em- Kie ier cette femme au commissariat I »

Mrne Caillaux qui, é ce moment, était as¬

sise dans un fauteuil, répondit trés tran- quilieinent a ces paroles : « Je vous remer- cie, Monsieur. Ma voiture est en bas. »

Et c'est dans sa propre voiture, qu'enton- rée de quelques gardiens de la paix, Mme Caillaux. fut conduite au bureau de M. Car- pin, eommissaire du Faubourg Mootmartre

Mme Caillaux, int-oduite peu d'instants aprés anprès de M. Carpin, coruinLs óre, ne se departit pas de soa caline et de son sang¬

froid.

CommentM.Caillauxapprit le drame

M. Caillaux, qui avait passé Ia plus grande partie de l'après-midi au Senat, était rentré depuis quelques instants au mioisAre des

finances et se disposait Adonner des signa¬

tures & son chef de cabinet, M. de Labeyrie, lorsqu'il apprit, A sepi heures, par un coup de tciéphone de M. Paoli, chef de cabinet, le drame qui venait d'avoir lieu

Ou juge de l'émotion qui l'étreignit.

Riea dans ['attitude et les paroies précé- deotesdeMme Caillaux ue pouvait laiss- r Erévoir un te! acte et c'est avec une douieur

len comprehensible qu'il apprit les pre¬

miers details du drame.

Bientöt, des amis personnels, prévenus par telephone, arrivaient au ministère.

c'est ainsi qn'arrivèrent MM. Franklin Bouillon, dépoté ; Malvy, ministre ilu com¬

merce et René Renouit, ministre de I'inté- rieur,

M. Caillaux s'entretient rapidement avec eux puis quitte Ie ministère Asept heures et demie pour se rendre au commissariat oil avait été conduite Mme Caillaux.

M. Caillaux arrive au Commissariat Vers 7 h. 1/2, le ministre des finances ar¬

riva au commissariat et tut A son tour intro¬

duit prés du eommissaire de police au mo¬

ment oü ceiui-ci s'apprêtait a faire subir it Mme Caillaux un inierrogatoire d'identité.

Assistaient A eet interrogatoire, en outre du ministre des finances, MM. Lescouvé, procureur de Ia Repubbque ; Boucard, jugè d'instruction ; Mouton, directeur de Ia po¬

lice judiciaire.

Dans une autre pièce attendaient, visible- ment émus, MM. Ceccaldi et Franklin-Bouil- lou, députes.

La nouvalleparvisntAla Chambre

Ce n'est qu'A 7 h. 15 que t on a connu A la Chambre des deputes le drame qui s'est dé- roulé au Figaro.

La séance ayant été levée da bonne heure, il n y avait plus au Palais Bourbon qu'une dizaine de députés et de journalistes qui sont immédiatement partis aux renseigopmenis.

Si bien qua l'événement au beu de soule¬

ver une grande emotion a la Chambre, a provoqué, pour ce soir, la desertion totale.

L'attitudedeMmeCaillaux

On a vu que tien ne pouvait faire prévoir le geste de Mme Caillaux. Hier encore, en eflet, en se déclarant indiguée de la campa¬

gne du Figaro, elle n'avaii manifesté aucune intention de se livrer a des violences.

« Mon mari, avait-elle dit, va intenter un procés au civil a M. Gaston Calmette ; il lui devra de gros dommages-intérêts pour la publication d'une iettre privée faite sans I'assentiment du siguataire el saas celui du destinataire. »

T mtefois, par moments, l'indignation de Mme Caillaux prenait une forme plus vive, mats rien ne laissait A oenser qu'eile fut ca¬

pable de l'acte auquel ede devait se livrer.

Mme Caillaux, au cours de l'interrogatoire que uii a fait subir le eommissaire de ponce, a aiïirmó qu'eile n'avait pas eu I'intention de tuer le directeur du Figaro ; elle voulait simpiernent lui donner une le^on.

Son acte accompli. Mme Caillaux a été dé- sarmée par des garconsde bureau du Figaro.

A Fun d'eux, elle a déciaró : « Puisque dans ce pays, il u'y a pts de justice, je me f;is justice moi-même. Oa peut m'emmsner oü 1on voudra 1 »

L'Interrog.-toira

M. et Mme Caiilaux aussilöt partis, l'nn pour son domicile particulier et Fautre pour Saint-Lazare, les journalistes ont etó regus par le eommissaire de poiice qui leur a déclaré :

« Mme Caillaux a manifesté Ie désir que ses dèclaratiuns fusseot coimn «niquées a ia presse, afin que Ia lumière sou faite, dit-el e, sur cette campagne de diffamation ».

Au commis-aire, elle coinmenga par rap- p,?ler la campagne de diil'umation.

Dernièrement, une leitre privée adressée è une femme, fut pnhliée.

Indignee, Mme Caillaux se renseigna au- prés de personues amies et, enire autres, dit-on, au prés de M. le président Mannier, sur les inoyens de taire cess^-r cette publica¬

tion. II lui fut lépondu qu*a était bien diffi¬

cile, sinou impossible, d'iutervenir.

Tous les jours, lui disait-on, des faits sem- blab'es se produisaient, et souvent ceux qui poursuivent le diifaruateur se voient con- damnés eux-mêmes.

Apprenant, d'autre part, que des lettres plus nitimes encore allaient par^iire dans le Figaro, Mme Caillaux resobit de 1empêcher.

Hier après-midi, eile achetait nu revolver et après être rentrée chez elle, elle chargea Farme. Elle se fit ens ui te conduire an F»

garo.

Lk, elle atteudit fort longtemps et fit re-

mettreuue carie sous enveloppeAM.Cal¬

mette, puis fut regoe courtoisement et trés poliment par le directeur du Figaro.

M. Calmette, dit-elle, qui se trouvait der rière son bureau, m'inviia è m'asseoir et dit :

« Quel est le but de votre visite, Madame ? »

— Vous le savez bien, répoudis-je. Ja ue viens pas pour vous dire bonjour !

A ce moment, ne pouvant plus me mai- triser plus longlemps, souflrant de l'humi liation infligee par eet homme è mon mari, j'ai sorti mon arme qui était dissimulée dans mon manchon. Je le braquai sur lui et fis feu de toutes les balles qu'il contenait..

M. Calmette, surpris é la première détona- tion, chercb tit è. se dissimuier derrière son bureau et se baissait k droiteet it gauche. Au bruit des coups de feu, les gargons et parsonues qui se trouvaient dans les bureaux accoururent.

Mme Caillaux tendit son arme è l'nn des garg«us qui, plus tard, ie remit è un agent.

Enfin, Mme Caillaux, toujours trés calme, termiua l'interrogatoire par ces mots :

« Je regrette mon acte. Je n'avais d'ail- leurs pas 1intention de tuer M. Calmette et je serais heureuse d'apprendre qu'il se róta blit. J'ai voulu seulement lui dunner uni legou i »

L'interrogatoire était terminé.

L'entrevuedeM. et MrneCaillaux

Mme Caillaux eut une entrevue de quel¬

ques instants avec M. Caillaux, dans une salie voisiue, en presence, dit-on de M.

Malvy.

M. et Mme Caillaux paraissaient avoir gardé ie plus grand sang-froid.

M. Caillaux quitté la Commissariat A 9 heures, MmeCaillauxa quitte le com¬

missariat de police en taxi-auto.

Elle a été aussitöt conduite A Saint- Lazare.

A 9 héures 5, M. Caillaux quittait A son tour ie commissariat de poiice.

UneDeclarationda M,Ceccaldi

M. Ceccaldi, député da FAbne, entendu par des journalistes A la sortie de M. Cail¬

laux du commusariat de poiice, a déclare que ce qui avait aineoé le geste de Mme Caillaux, c'est le fVit porte A la eonnaissance de telJe-ci que le F>garo devait publier, au- jourct'hui mardi, uu nouveau document de nature plus délicate encoi e que la récente lettre produite par ce journal.

HmeCaillaux

MmeCaillaux, née Henrietta Raiouard, est née la 6 decenibre 1874,a Paris.

Elle est Frpouse divurcéa de M. Léo Cla- retie. Elle est inculpéa de tentative de meurtre.

Lei suites politiqnes

Le président de la Répubi que et les mi- nistres devaient diuer hier soir A l'ambassado d'Italie.

Plusieurs membres du gouvernement se sont aussitöt excuses .

II est probable qu'A l'issue de ce diner M.

Gaston Doumergue voudra s'enireteuir de la situation avec ses collaborateurs.

L'avis genéral est que Ia demission de M.

Caillaux sera acceptée et que sou succe*seur au ministère des finances sera pris dans le cabinet.

Conseildss Minis;rea

Les ministres se sont réunis hier soir, A 10 heures, en Conseil de Cabinet, sous la presidence de M. Gasion Doumer gue.

M. Doumergue a tu.it coonaiue que M.

Caiilaux lui avait écrit pour lui annoncer sa décision d'abaudonner ie portefeuille des finances.

M. Malvy a été chargé de se rendre auprès de M. Caillaux pour lui d'-ruander, au nom du Gouvernement, de reiirer sa demission.

M. Caillaux ayant refuse de se rendre k ses instances, nne seconde demarche a été faite auprès de lui par M G>s Ori Doumergue.

M. Cailianx a déclare de nouveau qu'il ne croyait pas dans les circonstanees présentes, devoir contineer sa collaboraiion au prési¬

dent du conseil,

Les ministres ont pensé quo cette réponse ne devait pas être considéree comme défini- tive et ont ajourné touie decision A demain.

La réunion des ministres a pris fin A ini- nuit 20.

***

On parle de M. Renouit, ponr snccéder A M. Caillaux, au ministère des finances.

Premierbulletindé santé

Les docteurs Lvtourneux, R-iymand, Cnnéo et Ilarimann qui soigne «t aciuellement M.

Gaston Caimeite ont signó le bulletin de santé suivant :

« M. Calmette a été atteiut par trois billes:

une A la poitrine, une dans la parti» supé¬

rieure de la cuiise ; la troisième a pénetré dans le petit bassin.

» Le pronostic et Ie traitement restant ré¬

serves ».

Le 2» Bulletin da Santé

Dans la soiree, on a atfich le bulletin de samó suivant A la porie du Fig iro :

« 10 heures 30. — Un léger mienx s'est produit. M. Calmette garde toute sa eonnais¬

sance. On espère qu'aucune operation ne sera nécessaire. »

M.Calmettesubituneoperation

A minuit, on declare au Figaro que ie pro- fesseur Hartmann procédé k une operation chirurgicaie sur M. Calmette.

UneMotedu « Figaro»

Lo Figaro publie ce matin le note suivante signée du la rédaction, et qui poi te comme tiire : Un Crirne.

« Notre directeur avait aecusé M. Caiilaux decumuier ses fonctions de ministre des fioanc-savec celles d» président du Conseil d'administration d'une bauque étrangère, d'avoir, par négligenco, l'acilité uricoupde bourse sur la renie, d'avoir commis une for- faiture en su*pendant l'action delajusiice au bénéfiee d'un escroc, et d'avoir declare en 1901 qu'il avait écrasó l'impöt sur le re¬

venu en ayant l'air ue le defendre.

» Au reqaisitoire de noire directeur, M.

Caillaux n'a pas répondu A la tribune, il n'a pas poursulvi en Cour d'assises, li n'a pas envoyé de lemoins, et hier soir, A six heu¬

res et demie, Ia femme du ministre des finances est venne au Figaro et a tenté d'as- sassinor M. Calmette.

» Celui-ci est grièvement blessé. Comment contenir notie colère et notre chagrin etl'an-

"oisse que nous ressentons tous en pensant notre chel tombé si vailiamment dans une Iutte qu'il savaitsi périlleuse ei dont il bravait

avecuuadmirablesauit-irctdtousles daa-

On s'abonne également, SAUS FRAIS, dans tous les Bureaux de Poste de Frnnt-n

■r-™ramsmsams^aiBetBmHKÊim6Si^us!ie^ismeskeaiËia3SiimM£>mais---- — gers. Saston Calmette n'avait contre Cail¬

laux ni haine ni rancune personnel Ie*. II cons'dérait simp.'ement ce ministre comme un fiéau na ional et vouiait en debarrasser le pays. II i'en a débarrassé et noire cher directeur, s'il survit, aura la joio d'appren¬

dre que Caiilaux n'est plus ministre. La France ne saurait garder une heure de plus, au nombre de ses gouvernauts, l'homme moralemeut respousable d'ua tel crime. »

* * *

MORT DEM.CALMETTE

Mur tie tem eSttq/ elta tnngitt, nm

«feelarr fgisr M. d'aleiiette est tK&et

etes suites

^■

eSe ses ölessitees.

RüöRTDU VICE-AMIRAL D9EUL0UARD

Toulon. — Le vice auurai Dieulouat'd, du cadre de reserve, est decedé.

L'ÉTATDESANTÉDU

COLONEL WINTERFELD

Toulouse. — L'étatdu cuionei aliemand de Winterleid s'est' légèremeat amóiioré.

L'AVIATEUR HANOUILLE SE NOYE

Sauvt-Sébasïien — L'avinteur Hanouille exccuiait uu voi au-dessus de la baie quaud legouvernail de son appareil se detacha.

L'aviateur ost alurs tombé A i'eau et s'est noyé.

« L'aviateur Hanoni'ie était bien connu au Havre, oü it a de la familie.»

DÉPÊCHES COM ftfiERCIALES

Communications interrompues

LesSociötés Agricoles deCrédit Inimolier

A diverses reprises, le voeu a été for¬

mulé dans des Congrès de différente nature que le Parlement revint sur la loi du 26 février 1912, qui, annulant ce qu'avait réa lisé a ce point de vue celle du 13 mars 1910, avait retiré aux Sociélés de Crédit immobilier le droit d'elïèctuer des prèts ayant pour objet de faciliter l'acquisition, l'aménagement, la transformation et la re- constilution des petites exploitations rura- les.

Au dix-septième Congrès du Crédit po¬

pulaire, l'attention des députés et des séna teurs fut a nouveau, et d'une manière plus particulièrement insistante.attirée sur celte question, — et, a la suite de ce Congrès,une proposition de loi teudant A donner satis¬

faction Acette revendication de ia démo¬

cratie rurale, fut déposée sur le bureau du Sénat par M. Méline, sénateur des Vosges, et ancien ministre de l'agriculture.

Le rapport rédigé par M. Paul Strauss au nom de la Commission chargée d'étudier cette proposiiion, vient d'être distribué aux membres de la Haute-Assemblée.

II conclut au vote du lexte suivant :

« Les Sociétés de crédit immobilier peu- vent consentir, dans les conditions prévues par Ia loi du 10 avril 1908, aux petsonnes visées par I'article 3 de la loi du 11 février 1914, des prèts individuels hypothécaires pour leur faciliter l'acquisition, l'aménage¬

ment, la transformation et la reconstitu- tion de petites exoloitations rurales, dont la valeur n'excède pas 10,000 francs, quelle qu'en soit la s.urface.

» Ces prèts ne peuvent dépasser les quatre cinquièmes de cette valeur, y com- pris Ie prix de revient de la maison d'habi- tation A bon marclié, mais non compris le montant des frais et la prime d'assurance.

» Pour les maisons d'habitation A bon marché comprises dans ces petites exploi¬

tations. les certifieals provisoires de salu- brité prévus par le paragraphe 3 de i'article 3 de ia loi du 10 avril 1908 sont déiivrés par un délégué rural du Comité de patro¬

nage des Habitations Abon marché et de la Prévoyarice sociale, désigné par lui A eet elï'et dans cbaque canton, en mêine temps que l'autre délégué visé audit paragraphe, et clioisi parmi les membres des Syndicats profcssionnels agricoles et des Sociétés d'agriculture ou des Sociélés coopératives agricoles de production, des Caisses de cré¬

dit agricole mutuel, des Sociélés d'assu- rances mutuelles agricoles. »

Soulignant Ia nécessité de cette réforme, le rapporteur rappelle qu'en etl'et la loi de 1908 fut au début congue au moins autant dans l'intérêt des petits cultivatenrs qu'au profit des ouvriers ou employés des villes.

Mais il suffit de parcourir Ia liste des qua- rante el une Sociétés de credit immobilier pour se rendre compte qu'elles out été fon- décs surtout dans les centres industriels.

11était done éminemment souhaitable — et c'est ce qu'a voulu faciliter ia Commis¬

sion en proposaut Jetexie ci-dessus —que, dans un avenir rapproché, puisserit se fon¬

der des Sociétés qui, par la situation et Ia compétence de ieurs promoteurs, aient sur¬

tout pour objet d'étendre A l'agriculture le bénéfiee de Ja législation de 1908.

Ainsi qu'on I a vu, ia valeur globale des exploitations visées par celle proposition de loi est limitée A10,000 francs ; la loi de 1908 exigeant de l'emprunteur l'épargne préalable du cinquième de la valeur de

rimmeublea Acquérir,c'estdone«t §,000

francs que se trouve fixé le maximum des avances qui pourront être consenties.

II convient, d'autre part, d'attirer l'atten¬

tion sur le dernier paragraphe du texte que nous avons publié plus haut, et qui répond Aune préoccupation d'hygiène manifestee par un grand nombre d'agriculteurs, et qui ne pouvait laisser indilférent M. Paul Strauss, dont la compétence et l'activité dans ce genre de questions sont connues.

Ces préoccupations étaient motivées par la crainte que, malgré l'intérêt manifeste que présente la conservation des petites propriétés rurales et mêrne leur diffusion, on ne füt empêché de recourir aux facilités d'emprunt nouvelles, paree que la maison, faisant déjA partie d'une petite exploita¬

tion, ne répondrait pas A toutes les pres¬

criptions d'hygiène des règiements acluels Et pourtant on ne pouvait songer A prêter des fonds d'Etat A un taux privilé¬

gié d'intérêt, pour l'acquisition de maisons gravement insalubres.

« Ces deux ordres de préoccupations, dit l'éminent rapporteur, n'ont pas paru incon- ciliables. Si l'on doit exiger, pour les mai¬

sons rurales A construire, les mêmes condi¬

tions d'hygiène que pour les maisons ur- baines, on peut se relacher des régies strides lorsqu'il s'agit de maisons exis- tantes qui, moyennant certaines dépenses d'approprialion, seraieiit susceptibles d'être ainenées Aun état de salubrité sufïisante.

» Alors que la loi sur la protection de Ia santé publique paralt généralement trop peu appliquée dans les campagnes, il y au- rait IAune sorte de mesure transitoire qui ferait apparaitre aux yeux des populations rurales la nécessité de l'hygièue du loge¬

ment. »

Et c'est pour éviter qu'aucune espèce sérieuse d'apprékension ne puisse subsis¬

ter dans l'esprit des agriculteurs. qui pa¬

raissaient surtout effrayés d'avance des exigences possibles des hygiénistes des villes, — c'est dans cette intention que la Commission a cru pouvoir proposer que, pour les maisons déja balies comprises dans les petites exploitations rurales que vise la loi nouvelle, les Comités de patro¬

nage confieraient le soin d'établir les certi- ficats provisoires de salubrité Ades person- nes particulièrement au courant des usages et des besoins de ia campagne.

On voit par cette courte analyse du rap¬

port de M.Paul Strauss, que toutes precau¬

tions out été prises pour éviter que des abus puissent se commettre, et que cette loi, dont ia justice et i'utilité sociale ne sau- raient être contestées, ne se trouve détour- née de son but.

Ainsi congue et rédigée, avec de tels soucis Ala base, la proposition de loi qui est maintenant confiéeAl'examen des séna teurs se présente comme une réforme sage, capable de donner satisfaction aux légiti- mes doléances des agriculteurs, et dont il convient Ace titre de souhaiter la réalisa- tion aussi prochaiuc que possible.

F. Polet.

GEK

RUSSIE

jCa Séance secrèle de Ia Vouma La reunion des delégations de la Doumj n'a pris fin qu'après une heure du matin dimaache.

Le president dn Conseil a exposé le désii du gouvernement de travailler avec Ie Par¬

lement dans l'espoir de trouverchez les dé¬

putés des dispositions favorables, pui* M.

S isoaof a iudiqué l'eiat des relations de li Russie avec les gouvernements étrangers et les amitiés sur lesquelles eile peut compter, en insistant particulièrement sur i'ailiance étrode qui la lie a la France.

Le ministre de Ia guerre, !o général Sonk- homlinoi, et le général Gilinski, qui reiia- rent le pias longtemps l'attention des depu¬

tes, out rendu compie enfin de la situation de Farinée et des mesures qu'ils coraptenl prendre, en indiquant les sacrifices néces¬

saires, dans le domains militaire et naval, pour que les forces dont dispose la Russin répondent A ses be oins acluels.

Le ministre de la guerre a demandé Ie vote d'une nouvelle loi militaire ; il a ex- pliqué que la dét'ense du pays devait être poussée jusqu'A Fextrême pertection, mait tl a ajoute que les mesures prises ne tendenl qu'au maintien de la paix.

Les députés qui out pris part k la réunion observent une trés grande réserve ; ii pa- rait cependant qu'une partie des credits mi litaires nécessaires, 450 millions de roubles, dit-on, pouriamnt être couverts par uu pré»

lèvemerit sur les réserves du Tréaor.

Lr-s généraux Soukhomlinof et Gilinskj ont dü également, dans leur communica¬

tion, envisager i'hypothèse d'un confft aveo une puissance de i'Ouest pour moiitrer la nécessité de renforcer les contingents ac tueJs.

Kouyelies Psütiques

Conseil des Minislres

Les ministres et sous-seciétaires d'Eiat se sout reunis hier matin, a l'Elysée, sous la presidence de M. Raymond Poincaré.

MM. Raynaud, Métin et Jacquier n'assis- taient pas A ia délibêration.

Les Questions budgétaires et fiscales Le ministre des finances a exposé au Con¬

seil Fétat des questions budgétaires et fisca¬

les devaat les deux Chambres.

Le prochain Conseil Le procliaiu Conseil aura beu jeudi.

L'Affichage électoral

Nous avoris dit que la Chambre venait de ratifier le projet relatif a l'affichage électoral qui avait été adoptó par le Senat.

II nous sembie utile de donner le texte de cette loi qui va être applicable lors des pro- chaines élections :

Article premier. — Pendant Ia durée de Ia pé¬

riode electorale de toutes les éb-ctions, dans cba¬

que commune, d s emplacements sp.ciaux sont réserves par Fautorité municipale pour l'apposi- tion des affi.-hes électorales.

Dans chacun de ces emplacements, une surface égale sera attribute a cbaque candidal ou a cba¬

que lisle do CaDdidats.

Le nombre maximum de ces emplacements, en deh-irs de ceux établis a cöiódes sections de vote est lixé a :

Clnq dans les communes ayant 500 éiccteurs et moins.

Pix dans les autres, plus un par 3.000 élecieurs oil fraction supérieure a 2,000 dans les communes ayant plus de ö.OuOé eclenrs.

Tout «ffichnge relatif a l'élection, même par afii- chi s limnrées, est interdit en dehors de eet em- ilacemenl ou sur remplacement reservé aux au- res candidats.

Art. 2. — Si le maire refuse ou négligé de se couformer aux prescriptions de I'article premier, le préfet devra assurer immédiatemeni, par lui- méaie ou par un délégué, l'application de la loi.

Art. 3. — Toute personne qui aura contrevenu aux dispositions du dernier paragraphe de i'ani- cle l»r de la presente loi sera punie "d'une amen- de de cinq a quinze francs (5 a 15 fr.) par contra¬

vention.

Art. 4. — En cas de récidive, lescontrpvennnts seront poursuivis dovant le tribunal correclion- nei et Durus d une amende de seize a cent francs (16 a (Oufr ) par Cj.nl avention.

11y a recidi ve lorsque, dans les douze mois an- térieurs au fait poursuivi, Ie comrevenant a déja subi une condauination pour une contravention idemique.

L'ariicle 463 du Code pêna! est applicable aux dispositions des articles 3 et 4 (le la présente loi.

Art. 8. — Lorsque uDe commune devra com- irendre plusieurs bureaux de vote, Farrêté pre- 'rctoral déterminant ces bureaux devra êlre uoti- fié au maire avant Fouverture de la période élec- torale.

Art. 6. — I.a présente loi sera applicable a

ï'Aigérieet »uxcojoaies reprêsentéesau Parle- moot.

LE PARLEMENT

Impressions de Séance

(CE NOTBBCOfiitaSPONDAOTPXBTlCULlSKj Paris, 16 mars.

La Chambre a consacré sa séance A l'exa¬

men des aeroiers chapitres du budget du U guerre et au budget des conventions et ga¬

ranties d'intérêt. II ne reste plus mainte¬

nant, pour en finir avec le budget des dé¬

penses, qu'A statuer sur un certain nocobre de chapitres réservé* A divers ministères.

La matinée de demain, sans doute, y suf- fira. Eusuite, on entamera la loi de finan¬

ces, ie pius gros morceau du budgei ; cette année surtout.

Au Luxembourg, impöl sur Ie revenu, nouvelle batailie, moins retentissante assuré- inent que celle relative A 1'imtnuuité de ia rente, mais tout aussi seirée. II s'agissait, cette fois, de regler le mode de perception de l'impöt sur les valeurs étrangères, per- cepiioo que le minisire des finances vonlail opérer par vote de retentie sur le coupon avec coniróle de i'Etat dans ies banques. Ce sysième, qui transforrnerait les banquiers en colleceurs d'impöt et les soumettrait A nne veritable inquisition de la part des agents du fisc, la Commission Favait d'abord acceptee, mais M. Touron et M. Peytral ayant proposé d'y substituer l'apposition sur les coupons d'un timbre mobile analogue au timbre de quittance, eile rec-ama une suspension de séance afin de procéder a un nouvel exa- meu.

Ala reprise, eileapporta un texte modifié qui, tout en maintenant Ia retenoe sur ie coupon, faisait disparaitre toutes Ifs dispo¬

sitions ayant un caractère inquisitorial.

C'est ainsi que les bordereaux ne devaient plus porter ni Ie nom, ni la signature, ni Fadresse du déposaut.

Ainsi mud fié, le système devenait accep¬

table et le ministre* des finances fut bien oblige de s'en contenter. S'il avait insisté, il aurait certainement été battu. II csi vral qu'il commence A en prendre l'habitude-^.

Demain, par exception, le Sénat ne siège pas, T.H.

SENAT

Séance du 16 Mars

La séance est ouverle a 2 h. 40, sous Ia prés!

dencede-M. dubost, présldrnt.

Le ministre des finances dépose, au nom ds minisue do la guerre, le pi ojet de loi relaiif a la constitution des cadres et efl'ectifs des difiérentes armes. Le projet de loi est renvoyó a la Commis¬

sion de l'ai mèe

Est egaitinent renvoyê & Ia Commission de i armee un projet de loi relatif a un contingent supplementaire de croix de la Légion d'honneur pour les muitaires ayant pris part aux operation"

du Msroc.

L'impöt sur Ie Revenu

Le Sénat reprend l'examen de l'impöt sur le revenu. (TiLre II vaietirs mobiliéres).

L'ariicle 32 du projet est réservé, sur la deraan- de du ministre des finances d'accord avec la Com¬

mission.

La discussion est engagêe sur les articles 33 et 34.

Un long écbange Conservations s'engage sur un amendement de m. touron.

La commission se montre favorable a eet amen¬

dement

M. LE MINISTRE DES FINANCES Combat trèï violemmi-nt la prise en considóratioti.

Uue ires vive allercatioa s'engage alors enire la rapporteur de la commission, le ministre, MM.

Touron et Peyiral.

Le ministre irés r-ouge, se dresse devant la commission et l'accuse de vouioir enterrer le debat.

[ Le sysième proposé, dit-il, est inapplicable.

Le projet ne tienl plus, si on vote la disposition du timbre qninquennsl ; je refuse nour ma part de prendre la responsabiüté de l'application de la loi. »

On décide de suspendre Ia séance pendant une beui e pour pecmotlre a ia Commission de rap- poiter sa decision.

A la reprise de la séance, m aimond annonce que la Commission conserve le sy.sieme de la re- tenue sur le coupon établi p.ir I'article 34.

m. touron se rallie a ce texte et l'ariicle 31 est adopte.

m—

CHAMBRE DESDEPUTES

Séance du 16 mars

La séance est ouverte a 2 h. 43, sous laprê«

sidonce de si. deschanel, président.

La Ctiauime adopte saus discussion divers pro- jets coucernaut les allocations au personnel du service mariiiuie appelé a concourir a l'applica- tion de la loi de 1907 sur la securitè de la naviga- tion mariliEe ; l'exercice de la pêche cöUere ; l'admissioa des associabons d'ouvriers frangais aux marcüés de travanx et de fonraHure? s

(2)

2 Ve Petit Havre

Sgfe

17 Étars 1914

pour lo compte dea communes ; la participation ae la France 4 ['Exposition internationale des in¬

dustries de la pêche maritime de Boulogne-sur Mer, en 1911.

On adi pte également sur rapport de m. van- dame. Ie projet, modifié par le Sénat, relatif a la Création d'un corps d'iitgenieurs militaire*el de corps d'agents et do sous-agents militaires des poupres.

Le Budget de la Guerre

La Ohatnbrereprend ensuite la discussion du budget de la guerre

m. berry demonde un changement dans la procedure des enquêies sur le- dcmandes do se- cours furmées par les anciens militaires.

m. noui.ens. ministre de !a guerre : Mon ad¬

ministration s'i-fforcerati'y apporter les lempéra- ments nécessaires

Les chapilres 63 4 tra sont adoptés.

Les chanilros ito a 138. relatifs aux troupes co- loniales. l'ont étó précédemment.

»i. brunt demande qu'on sugmento le nom- bre des médailles mïlilaiies affectees aux sous- officiers devenus plus numbreux.

si. le ministre répond qu'il est disposé &en- ireprendre une etude en ce sens et a faire des pr. positions au proehain budget.

M. «ti'Gaii propose d'ajouter un ehapitre nou¬

veau intitule « emploi des fonds remboursés par fes anciens boursiers do I'Etat ; Mémoire.»

Les fonds sinsi remboursés seraient employés

&la création do nouvelles bourses.

m. le ministre accepte ia proposition, sous réserve de ï'appiobation de la rédaclion par le ministre des finances,

m. clémenTel, rapporteur général : La Com¬

mission du budget accepte t'amendemenl.

L'amendrmentest adoptó.

M Jules rociie tlemande qu'on rétabiisse, dans un cbapitre du budget de la guerre, les dê- penses du Maroc.

m. le rapporteur general demandeaM.

Jules Roche de consenlir a l'ajournement de la di cussion jusqu'a Partiele de ta loi de finances relatif a la question.

m. jULi-s rocsie accepte.

La Chainhrepassé au budget des Conventionset garanties d'inlérêt.

m ctccALDi demande que le Ministreveiile a ce que les cnnpagtiies respectent les leis, en par¬

ticulier la loi de 884,sur los syndicats.

II dóclare que l'Cnion catboiique se développe librement tandis que ks syndicatsrencontrent des obstacles.

Le ministre rêpond aux observations présentées par M.Ceccaldiau sujet de l'existence de certai- nes organisations sur les réseaux.

tl esiimo qu'en ces matières, la liberlö indivi- duelle doit demeurer entiére et que la parole du Gouvernement sera entendue s'il est besoin.

M. ceccaldi insiste po ir que le Gouverne¬

ment dr-mandeaux Compagniesd'étudier i'étabüs- semcnl d'uneécheite des saiaires par réseau.

II dernande. d'aulre part, qu'une part plus large soit faite au Comitéconsuttatif, aux rcprésenlants des agents désignés par les associations profes- sionneiles.

bi. albeiit Thomas analyse Ie rapport de M.

Cbautémps qui, saus concture a ia nationalisation, contient une note favorable a la régie directe.

II eslime que Ie syslème de la régie directe des Cheminsde ter donne aux populations el au per¬

sonnel le pouvoir de se faire entendre.

II fait observer que, plus on s'approche du dé- lai 'JYxpirationdes conventions, pms les éharges d'amorlissements vont augmenier.

Le gouvernement a-t-il étudie une solution ? II iinporle que (les négociations ne soient pas engagers avec les Compagnies sans l'assentiment du Parlement.

On a paiié, dit-il, des unions catboliques qui se sort considérabbment développées dans ces der- niérts années. Eiles font une propugande eonfes- sionnelle ; e'est leur droit.

Mais-tandisqu'ici la note pieuse domine, la elle s'unit f.ux avantages matériels.

bi. piou : Est-on done si dósintêressé de I'au- tro cöió.

m. alsertthokias : II faut qu'il y alt un statut pour le pers nnet des Compagniescomiue pour celui du réseau de i'Etat.

G'e.-tle incilleur moyen d'assurer la justice et d'écarler les propagandes facbeuses. (Applaudis- Seminis a gauche.)

M.le ministre reconnalt qu'il serail trés dé- Sirable qu'il y uit un statut des cbemmots.

I! exam nera les faits qui lui ont éié sigsalês, il Ignore, pour sa part, s'il y a des cheminots catbo¬

liques ou non ; mais il sait qu'il y a une France, un grand pays de démocratie dont uous avons tous le devoir d'assurer la prospérité.

Le minis-tre invitera les Compagnies4 codifier les dispositions relatives au statut des agents ; il ne peut aller au dela.

Quant aux agenis révoqués, les Compagnieslui ont répondu, comme a ses prédécesseurs, qu'elles ne pouvaient, pour des motifs de discipline, les réiiitégrer.

Les 10ouvriers, dont a parlé M. Albert Thomas, sont réintégrès et leurs droits a Ia retraite seront respectés.

Pour le renouvellement des conventions, Ie gouvernement attendra les propositions, s'il doit s'en produire ; en tont cas, il ne sera pas deman- deur. Jusqu'ici, d'après les emissions, les Com¬

pagnies ne paraissent guére gênées par l'écbéance Ses conventions.

Les chspiires du budget des conventions sont successiveinent «doptés, ainsi que les cbapitres réservés des travaux publics.

Séance demain matin.

La séance est levée a 6 h. 25.

PAR=CI^PAR=LA

Le Roman du petit Jeune Homme

II était une fois un bon petit jeune homme que les parents prévoyants et sages avaient fait en- trer, pour lui assurer une existence obscure mais tranquille, dans l'arche sainte de I Admi¬

nistration. II écrivait, en belle anglaise, sur les livres officials de sa ville natale,mais son imagi¬

nation éprise d'initiativa, d'art et da grand air, révait bien souvent d'autre cbose.

Un jour quo ia direction duthêfitre de Nantes devint vacante, le petit jeune homme poussa la porte du cabinet de M. le mane et sollicita l'honneur de se voir confier/a direction. M. Ie maire sourit de tant de belle audace et renvoya

& ses écritures son expeaitionnairo en crise de

<tihéétrite ».

Alors le petit jeune homme abandonna les archives, le papier a en tê'.e les plumes et la poudre d'or, et comme il se sentait irrésis- liblement attire vers le domaine de l'art, on Ie plaqa chez un architecto.

II y apprit surtout a faire des paysages k l'a- quarelle. II y avait décidément trop de fantaisie en cctte jeune cervelle pour adopter de fapon exclusive i'amour des lignes trés rectilignes.

Puis un soir vint oü ce Nantais persevérant et iêtu déccuvrit enfin I'occasion propioe : il es- calada les planches, se fit artiste, s'y fit remar- quer par la rondeur et le naturel de son comi- que, par ia verve avec (aquelle il lanoait la chanscnnette, par la souplesse qu'il montrait dans son jeu.

II déserta Paris et ie succes le suivit. II courut la province et les bravos lui firent escorte. II devint un bon colporteur de rire et d'esprit, fit flamboyer son nom danstous les coins de France oü ii apporta /'écho ariistique de Paris, Ie reflet de sa vie intelleciuelle et de ses goüts.

A Nantes, derrière les bocaux de son officine, le brave père de pharmacien se lamentait un peu, rassemblait ses espoirs dépus, rapprochait, don sans u.uepoints d'amertume, les réalités du présent, les projets caressesjadis pour l'avenir de i'enfant.

Les gazettes pariaient pourtant de lui, di- saient son succes, sa renommee. Le brave père persistait a lie point l'aller voir opérer sur les planches.

Le jour oil il passa par sa ville natale, il lui fatlut cependant remarquer un portrait coiló sur les murs :

— Ses affiches sont vraiment trop grandes, fit-il en rentrant, effaré.

Et I'affection paterneile so trouva toute con¬

fuse d'una Dubiiciló qui vena.it ta surorendro

jusqu'au fond du laboratoire, jetant sa gailé bruyante, indiscrete parmi les gravités da la science, des onguents, des potions et des pél- tes...

Le jour naquit enfin oü le Succes et la For¬

tune triomphèrent des conventions, dus tradi¬

tions et du préjugé, le jour oü le brave papa se décida a aller entendre son fits, k joindre ses bravos aux autres, a s'incliner devant le caprice des choses, non sans éprouver, au fond, un

vague sentiment de ioie timide et de fiertó.

Ce fut, ce soir-la, le plus beau, le plus écla¬

tant, le plu s clier triomphe qua le comédien eüt jamais remportó.

Telle est /'amusante et charmante histoire de Charles Baret, l'artiste et I'impresario que vous applaudirez ce soir. II m'a paru intéressant da la rappeler en la dêdiant tout particulièremen aux braves papas que les aspirations de leurs grands enfants inquiètent souvent, et qui ou- blient parfois qu'il y a dans tout esprit vrai¬

ment personnet des gsrmes que le temps dé¬

veloppe fatalement et devant la poussée des- quels doivent tót ou tard capituler la persua¬

sion et la contrainto.

ALBEÏlT-ilERRENSCllIlIET.

ÉLZCTIONS LEGISLATIVES

2e Circonscription du Havre

Les délégués des Comités républieains de Gauche de ia deuxiètne circonscriptióii du Havre étaient i'éuuis dimanche matin, a dix heures, au Gercle Franklin, dans le but de désigner un candidat républicain de gau¬

che aux prochaines élections législatives, candidat sur le nom duquel se ferait la concentration de toutes les gauches eontre la Reaction.

Les Comités suivants étaient représen- tés : Comité radieal-socialiste du '46canton;

Comité de concentration républicaine du 4e canton ; Comité d'action républicaine du 6Ccanton ; Comité radical et radical-socia- liste de Graville-Sainte-lIonorine ; Union des Gauches de Gravilie ; Comité républi¬

cain de Sanvic ; Comité républicain démo- cratique de Sainte-Adresse ; Comité de dé- fense républicaine d'Harfleur; Comité de defense républicaine du canton de Saint- Rornain ; Comité d'action républicaine de Montivilliers ; Comité d'action républicaine de Bléville ; Comité républicain de Gonfre- vilic-l'Orcher ; Comité de defense républi¬

caine de Roileville.

Les communes d'Epouville et de Notre- Dame-du-Bec étaient directement repré- sentées, — ct les autres communes de Ia circonscription par le délégué de leur can¬

ton.

Le bureau ayant été composé de M. J.

Vallet, du Comité républicain de Sanvic, comme président, ayant pour assesseurs MM.Thomas (de l'Union des Gauches de Graviile) et Talbot (du Comité d'action ré¬

publicaine du 6' canton), et pour secrétai¬

re M. Leroy (du Comité de Concentration républicaine du 4" canton) — la discussion lut ouverte. La piupart des délégués y pri- rentune part active. Toutes explications ayant été échangées, l'ordre du jour sui- vantfut voté it i'unanimité :

« Les délégués des Comités républieains de la 2e circonscription du Ilavre, réunis le 15 mars au Cercle Franklin, après avoir entendu les explications des délégués de tous les Comités républieains de gauche de la 2e circonscription, ont décidé d'offrir la candidature au citoyen Paul Gloarec.

» Les délégués chargent leur Bureau et M. Delalonde de faire toutes démarches né¬

cessaires. »

Un seul Comité n'était pas représenté.

Son délégué s'était d'aiileurs fait excuser.

Nous croyons savoir que la candidature sera offerte a M. Paul Cloarec dans une entrevue prochaine.

M. Paul Gloarec qui est capitaine de fré- gate de réserve et professeur a l'Ecole des Sciences politiques. est adhérent a l'Al- iiance républicaine démoeratique.

Nous espérons qu'il acceptera la candi¬

dature qui lui sera offerte — et notre con¬

cours lui est acquis.

CoRiRiti3fi£l«m ÏIvsMicijiRle Sooükïpc La Commission municipale scoiaire da Havre s'est réunie te dimanche 15 mars courant, a l'Hötel de Ville, salie A, sous la présidence de M. Serrurier, adjoint au mai- re. pour examiner les absences des enfants ayant manqué I'école pendant le mois de tevrier 1914.

Étaient présents : MM. Basset, et Durand- Viel. eonsciliers tnuiiicipaox ; Deronde. Grut- faz. Henry et Hubert, délégués cantonaux ; Bretieville, Kastier, Krause, Lasneet Lecon- te, membres de la Commission.

S'étaient fait excuser : MM. Risson, ins- pectmir primaire, et Anfry.

Confbrmément a la loi du 28 mars 1882,sur l'obiigation scoiaire, le teste de celte loi a été rappelé ii 10 pères do familie, 23 ont été blames par la Commission. Les noms de 38 pères de 1'.,mille seront aflichés a la porte de la Mairie et 27 seront cites devant le Ju ge de Parx.

Depuis Ia rentrée des classes, 12 pères de familie ont été condamnés, par le juge de paix, pour contravention a la*loi sur l'obii¬

gation scoiaire.

ISessB-aes d'Ettnles

Ont été nommés titulaires de bourses Ra¬

tionales de mérite ou d'essai :

M. Pierre Amice, né lo 20 novembre 1902.

Le père, commis des pastes ; 17 ans da servi - ces, 6 enfants. — Bourse d'externat de 180 francs. Le Havre.

M. Pierre Lemonnier, né le 21 février 1901.

Le père lacteur des postes ; 15 ans de ser¬

vices, 2 enfants. — Beurse d'externat sur- veiiló de 261 francs, Le Havre.

M. Gabriel Trocqtte, nó le 26 mars 1900. Le père, cultivateur ; 4 enfants. — Bourse d'in- ternat de 350 francs, Hotifle-ur.

M. Arthur Paturel, nê le 14 mai 1901. Le père, boucber, déeêdé ; 1 enfant. — Bourse d'internat de 350 fr., Honileur.

M. Guiseppe Hetizé, né le 17 novembre 1901. Le père, huissier ; 2 enfants. — Bourse d'internat de 350 fr., Honileur.

LA TE

Oji signale des dég&ts sur ious les points de Ia cötc. — Au Havre, les qiiais Notre-Dame et Saiut-Fran9ois sont inondés.

Une barque cotilée. —- Importants dégTtls aux Travaux du Port.

Cavalcade deBienfaisancc du22Mars

Le comité próvient les personnes intéres- sées que la liste d'inscription pour les chars seta close ce soir mardi, dernier dólai.

Les couples, gro"pes, isolés sont instam- ment priès de se faire inscrire dans le plus bi ef dólai afin d'aider a l'organisalion du coi'Lège.

S'inscrire chez M. Debris, commissaire gé- nérat. 5 tos. niace des Halles Centrales.

HAVRB

Bien que lo vent ait redoublé ci'intensité en passant, au cours de la nuit de dimanche è lundi, du Sud-Ouest an Nord-Ouest. le ba- romètre resta dans ies environs de 760 mil- limèirès depuis dimanche midi.

L'apparcil da sémapltore de la Hève a ea- registré une vitesse ciu vent de 90 è 100 ki- lomèires a l'heure. Au Sórnaphore de la jetée une drisse de pavilion fut rompue ; on ne put la réparer.

C'est du cóté de Ia plage Frascati qns Ia fureur des flots s'est fait davantage res- sentir. Malgré les travan-x effectués i'aa pas¬

sé en vue de la protection de la piage Ouest l'épi è pin a été k nouveau démoii. Le béton s'est eflondré sur une longueur d'environ vingtmètres.

Le rnur qui limite an bord du rivage Ie pa¬

vilion de M. Paul Leeoq, négociant, situó roe Michei-Yvon, 13, a trés violemment subi l'actiou des lames, et par suite de l'alïaise- ment de la terrasse, s'est üisloqué du hiut en bas.

Un grand canot de quinze pieds, La-Loui- settc-No-sa, appartenant a M. Paal Guer- rand, pêobear, ayar.t rompu l'amarre le re- tenaot è son corps mort au dedans des di¬

gues face ii Frascati, est venn se mettro au plein a l'extrémité de la rae de la Miille- raye ; il n'a subi que des avartes insigni- fiantes.

Au bout de cetlo voie, l'eau, k l'heure dn plein, sauta Dar dessus le parapat et torma un grand lac, les bouches de l'egout s'étant trouvéea obstruées.

D'un bout a l'autre, le galet a envahi la terrasse êtabiie devant l'hötel Frascati.

En Ville

Si la mer a causó des dégals un pen par- tout sar notre rivage, nous n'avons pas, par contre, a déplorer de grave accident en ville.

Certes, comme toojours, les toits des mai- sons ont étó eprouvés par la rafale et des poteries de cheminêes sont tombées pk et lè.

La police a veillé a ce qu'aucun incident ne se produisit, lorsqne vers une heure et detriie après-midi, uue clieminée en tö'e p'acée sur l'immeuble 12, impasse Dagobert, menatja de tomber dans la rue. Le proprié- taire do cette maison fut prió de faire les travaux nécessaires. II en fut de même pour une cheminée do l'immeuble rue de Mexico, n° 1, qui allait tomber dans la rae.

Sur le quai des Remorqueurs, la toiture du hangar de la station d'aviation Bréguet a étó en partie arrachée par le vent.

Vers midi, au plus fort de la bourrasque, un gros penplisr s'est abattu dans le jar-lin de l'Hötel de Ville, sur Ie cöié Ouest. Fort heureusementj personne ne passait lè en ce moment. Des bücherons ont étó envoyés, dans l'apiès-midi, pour débarrasser l'allée dans laquelie l'arbre gisait.

Une cheminée s'est abattue rue Victor- Hugo, pics de la rue du Chillou.

La rnaree se trouvant a l'heure de midi, nos com itoycns soul allés contempler, en ti èa grand norabre, sur le terre-piein du boulevard Maritime et tout le long de ce boulevard, le spectacle grandiose et curieux de ia mer en furie poussée par le vent de Nord-Ouest, et se préoipitant a l'assant de la cLgue Nord.

L'eau monfait alors en gerbes d'écnmes è des hauteurs invraisemblables tant le ressac était violent. Les curieux ne se lassaient pas de contempler ce spectacle et leur attention n'était distraite que lorsque le c'napeau de l'un d'eux étaii tout i coup enlevé par nne rafale plus violente. Alors, cliacun s'amn- sait è regarder les efforts dn Monsieur dé- coiffé pour rattraper son couvre-chef.

Sur le boulevard, è proximité du Casino, les lames arrivaisnt jusqu'aux lignes du tramway, projetaut des galets.

Le chantier des travaux du port qui se trouve è l'extrémité de la rue du Prrrey a été complètement inondé par les embruns qui passaient par dessus la digue.

Devant le niauvais temps persistant, la Compagnie Normaade do Navigation k ra- peur s'est vue dans l'obiigation d'interrom- pre tout tralie et les bateau-x rentierent an bassin.

Nous avons sigualó hier que l'effort de la tempête s'était notammeut fait senür sa- medi et dimanche en raison des vents de Sud Ouest qui régnaient alors, sur la plage de Sainte-Adresse.

A ca propos, il eonvient de noter qne l'ex- cavation dont nous avions signalé ia pré- senee en face da Palais des Régates, s'est ea réalité produite prös de la batterie basse, c'cst-è-dire ati doia de l'extrémité de la di¬

gue de protection du Nice-Havrais.

Les Inondalions

Aux alentour3 do l'avant-port la marée dont le vent avait augrnentó Tamphtude a envahi les quais et les rues environnantes.

Chose rare depuis la coastruciion des di¬

gues, la mer dóborda sur le Grand-Quai et jiisque sur la chatissée des Etats-Unis, aliant atteindre le Mnsée.

Mais lea habitants du quai Notre-Dame ét ccux de Saint-Franpois ont en, eux-inêmes, 3 souiï'rir de rinondation.

L'eau était presque au niveau dn qp>Met k chaqne remous un débordement se ipM vi¬

sait. On a consiató a certains endroits 3wcen- limètros d'eau. Les riverains qui n'avaient pas pris leurs précautioas ont en leurs rez- de-cbaussée et leurs cave3 inondés Toutes les mai sons du quai Notre-Dame depuis le no 9 jusqu'au no 33 out ainsi été éprouvées.

Dans la rne Saint- Jacques, entre ia rue de la Gaffe et le quai Notre-Dame, des inonda¬

lions out eu lieu ainsi que dans la rue Fai- dherbe. An no 2, la cave de M. Métérie, rnar- chind de fritare, receiait 40 centimetres d'eaa .

A l'heure de la mer baissante, les égeuts so trouvèreut boochés par l'apport de detri¬

tus de toutes sortes, et comma le niveau de 1'inondation tarda!?, k baisser, les égoatiers fureat aopelés. lis firent le nécessaire.

Mais oh avait pu constater, cependant, an plus tort de l'inondatiou, que les égouts récemmont construits dans ces quartiers ' avaient permis d'assurer an ëcoulementplns rupide qu'autrefois, puisqu'iis ne se déver- sent plus dans l'avant-port.

Line Barque coulée

Dans I'après-midi de vendredi, Ies cha- loupes de pêche du port de Honileur, A'arthi, patron D.gciicr, et Germamc-AmeMna,patron Ernést Dutheil, s'en atlaient daas les parages de Ia nouvelle digue Ouest en cours do construction, pour y pêcher des mnules.

Dans la nuit de vendredi a taruedi, on le sait, le vent souffla vioieminent et il était, dangereux de renter en mer. Ces deux cha- loupes appareillèrent done pour reutrer k Honileur. Le Ma-the y arriva samedi matin, a 1 heure 1/2, non sans avoir étó foriement seconée par ies vagues.

Mais le patron constata que le Germaine- Amelinn, commando par M. Dutheil. son beau-frère, ne ie auivait pas.

1 On n'était pss sans avoir de légifimes in- qniétudes sur lo sort de l'équipage quand on apprit dimanche que Dnthetl et son ma¬

telot, la noiamé Trouvé, ua jeune marin de 17 ans, étaient sains et saufs.

Leur barqne avait chaviré et après avoir luttó longtemps pour se maintenir k la sur¬

face de i'eau, ils avaient été apeipus. Le re- morqueur La-Floride. de la Sociéte d'Eutre- prise du Port, Ies avaient recueillis et rame- nés dans notre port.

Les deux marins ont pris passage è bord du steamer Gazelle, regagnani leur quartier.

On ne désespère pas de renflouor le Ger- maine-Amelina.

Avar ies diverses

Le bateau-pilote Hirondelle-N°-28, de Ia station du Havre, appartenant è M. Durécu, pilote, est entré dimanche matin dans noire port, ayant eu des avaries occasionnées par le mauvais temps.

L'Hirondelle se troavait en croisière par le travers de La Hague, quand ii fut en bulte A un coup de vent et a une mer déchainée.

Un paquet de mer embarquant A bord, en- leva ie canot qui sert pour la misa Abord du pilote des navires destinés au Havre. Sa clairevoie fut également endommagée.

Le chalulior A vapeur Venus, appartenant AM. Dero, armateur, a eu A souff'rir da la bourrasque.

Ce chalutier,qui est entré dans notre port, avait eu son canot enievé de sur ses sai- sines è Ia mer.

Phisieurs grandes barque3 de pêche dn part de Grandcamp, qui se livraient A la pêche au chalut, surprises par ie mauvais temps, durent fair et chercher refuge dans Ie port le plusproche.

Le Madeleine-AntuineUen° 781 a en sa ban- me cassée au cours de la bourrasque, et le Jeune-Htnri n» 500 a en son beaupre cassé.

Ces deux barques ont pris place dans le bassin du Roy pour procéder aux repara¬

tions.

Le steamer Gange, des Messageriei Mariti- mes, arrivé dinianche da Daijkerque, et al¬

iant en Indochine, a en également Asouff'rir de la tempête. Dans la nnit de samedi a di¬

manche, une chaloupe a été enlevée par un paquet de mer et les antennes de telégraphie sans lil arrachées.

Los Béyats aux Travaux

Sons Paction des lames, un grand nombre de pièces de charpentes établies, soit pour la construction des musoirs iimitant la fu¬

ture easse d'accès au nouveau bassin, soit pour 1edification du quai Agrand tirant d'eau, ont ótö arrachées. Eliesontétó entraiaées vers l'Est et jstées soit sur la digue Saint-Jean, soit sur le batardean qui a eté établi pour protégcr ies grands travaux do construction de la grande cale sèche.

La voie ferrée étabiie sur le conronnement de Ia digue Saint-Jean a subi lts atteintes de la mer en fureur, de sorte qu'en plusieurs eudroits les traverses ont été soulevees et les rails se trouvent déplacés.

La mer en déferlant est passée an-desscs dn batardean de la l'orme sèche. De ce fait le niveau de I'ean A l'interieurde cette enceinte qai avait été abaissé A la cote 0, pour per- mettre d'effictuer snr terrain sec divers tra¬

vaux préparatoires, s'est trouvé sensible- ment relevé. Dans la nuit de samedi Adi¬

manche, un ponton de cetie entreprrse a eté euievé et est allé s'éChouer sur ia digue Est des travaux.

L'Aecalmie

Dans la fin de l'après-midi, bierj le vent s'est apaisé, le ciel s'est un peu éclairci et le baromètre est remonté A 765 ni/m.

A Graviile

Le mauvais temps a également occasionné quelques ravages dans cette commune.

Un magasin est actuellement en construc¬

tion a l'usiue de savonnerie, boulevard de Graviile. La toiture, composée de tuiles, avait été faite ces jours derniers.

Sunedi au cours de la nuit, le vent s'en- gouffrant dans le magasin, exerpa une pres- sion formidable sur les charpentes m-talli- ques qui cédèrent. Le naagasin mesurant une super fioie de 400 mètres s'écroula.

Les dégats sont importants.

* ** Graves Dég&ta Scènes ómourantes a Dieppe La nuit de samedi a été épouvantable.

L'aspect de la plage et principalement dn boulevard maritime était navrant A voir dimanche matin, et il faut remonter A plu¬

sieurs années pour avoir Areiater semblables dégAts.

De la jetée Ouest an Casino, on ne voyait plusla ehaussêe du boulevard, laquelie était recanverte de galets et de detritus de tou¬

tes sortes. La mer était ventte sur le3 pelou- ses Aplusieurs mètres de la route.

Un des socles en gramt et briques de la rotonde du boulevard Maritime, support ant un réverbère en tace de Ia rue Ango, a été démoli et poussé Atrois mètres environ.

A la rotonde faisant face A Ia rue Du- quesne, un socle semblable a étó descellé une partie do la balustrade brisée par une énorme pièce de bols qui est venue former levier. Un banc instaiié sous un abri a été arraché.

A la hanteur de la pelonse de l'hötel Royal, la chaussée dn boulevard Maritime est ravi- née, creusée d'une virigtainede centimètres.

Aux petits bains mixtes, une grande cabane installée contre le mar de séparation de la plage a été poussée vers ia porte d'entróe des bains, c'ost-a-dire de cinq ou six mètres.

Sur la terrasse du Casino, les montants en bols et fier, instaliés Ademenre pour la pose de ia grande tente, ont étédémofis en grande partie.

Du röté dn Bas-Fort-Bianc, Ie spectacle est peut être encore plus navrant et il s'y dé- loula au cours de cette épouvantable nuit, une sorte de drame dont les rescapés se sou- viendront longtemps.

Avant de re tra eer cette scène érnonvante, il faut signaler qu'en eet endroit, a pariir du rnur de protection, le terrain a été complè¬

tement miné et 9n face du chalet de M. de Meur, on remarque nne excavation d'une d z .ine do mètres de long, par laquelie les vagues arrivant fnrieusement, ont envahi la chaussée et pénétré dans le garage du cha¬

let. Le chemin servant aux entrepreneurs d'extration de galei3 est devenu complète¬

ment inutilisable, on y remarquait d'ini- portantes fissures, ce qui a motive des ine- sures de protection.

C'est A pea de distance de ce chemin que dps malheureux habitant dajis une gobe creusée dans la falaise, a dix mètres environ du sol, ont failli être enievés par le3 va¬

gues.

II était environ minnit, et par suite de Ia tempête qui soufilait avec rage, on ne dor- mait pas beaucoup dans cette gobe occupée par la vcuve Ruvsser, 57 ans, son Hls Geor- .eeSj 15 ans, et le nommé Edouard Lannaro.

Tout Acoup, A la stupéfaction générale, la mer gagna la pauvre habitation, et bientöt A mesiire que l'heure de la marée avanpait, les vagues devenaient de plus en plus fortes, convertissant l'unique cbambre en un véri- table lac.

La sduation devenait critique et les trois mailn-ureux habitants de cette gobe creusée A liane de falaise pouvaient d'un instant A l'autre cire enievés A la mer. lis résolurent, malgró le danger qu'ils couraient, de ga- gner une autre gobe, mais celie-ci était ier- mée.Ils BDfoncèrent dons Ia porte en bois.mais la situation devait y êire la même que chez eux ; le danger était semblable. Ils s'atta- chèrent alors avec nne forte corde fixée A ia porte et attendirent les événements. Pen¬

dant plus de deux lieures, ces malheureux virent la mort en face, et quand la mer cessa de déferler sur eux, le chemin conduisant A leur pauvre habitation etait disparu, tandis qae le peu de literie ou mobilier qu'iis avaient était perdu.

A quelques pas, dans nne autre gobe, nn Cheval appartenant A M. Gustave Rouen ne put cire délivré qu'A quaire heures du ma- tin, son propriétaire n'ayant pu approcher de son écurie rudimentaire, battue également par ies flots.

Aux travaux du port, le pont de service de Ia jetée Ouest, installó contre !e musoir, a été enlevé, et de ce cóté les dégats sont trés importants.

Si cette tempête avait éclaté vingt-qnatro heures plus tót, il est certain qu'avec la grande marée, les maisons de la rue Aguade auraiont étó envahies par les eaux.

Vu Sinislre Maritime

Dieppe,15mars.

Le pen d'espoir qu'on avait sur le sort du Canot pêcheur Ernest- Geneviève, qui rega- gnait Berck, ne s'est maiheureusement pas rêalisé.

Eu tffet, sous les yeux impuissants de plu¬

sieurs autres énnipages qui ne parent lenr porter secours A cause de l'état démonté de la mer, les malheureux matelots montant ce canot fnrent engioutis après s'être crampon- nés au bordage, puis A la mature de tear barque.

Ges naufragés sont les nommés Ernest- Albert Petit, né en 1874, marie ; Albert Du- four, né en 1885, célibataire ; Fatal Debruc, né en 1887, célibataire.

Le cadavre du premier a été retroové snr la plage de la pointe AGuilles, prés du canal de la Maye ; celui de Dnbruc en face du champ d'aviation du Crotoy ; seul celui de Dufour n'a pas été rejeté par la mer.

A Pourville

bans avoir l'importance du désastre de 1899, la tempête a causé sur cette plage de tièi importants dégats, qui ne ponrront ê re évalués qu'après uue visite de chaque chalet envahi par Ia mer.

Au moment de la marée, Ie3 vagues énor- mes, balayant l'importaat lit de galets au pisd duquel sont haties les jolies villas bien counties de tous ies promeneurs, envahirent ces habitations, dont les portes des sous-sols furent brisées. Bientöt tout Pourville en contre-bas se trouvait sous l'eau.

Si l'hötel du Casino n'a pas trop sonffert, c'est grace au mnr de protection en cirnenl armé êaifié devant, sur toute sa longueur.

Mais dans quel état ce mur se trouve-t-il aujourd'hui 1 Miné par les élémeots déchai- nés, il a été en grande partie demoli, et de ce cöté M. Pierre Gras va subir un énorme prejudice.

Le spectacle de Pourville, en venant de Dieppe, était curieux en même temps qu'im- preasionnant. Eutre !a mer et le Petit-Appe- ville, la plaine ne lormait plus qu'un lac, qui ne l'aisait que gaguer du terrain, attendu oue la buse oü sort Ia Scie s'etant trouvée obstruée paries galets, cette rlvière se répan- dait dans les prairies voisines.

Trente mille francs de dégAts a Saint- Valery- eu-Caux

Une violente tempête s'est Öéclialnée sur Saint-Valery-en-Caux, dans la soirée de sa¬

medi. Vers onze heures, le vent soufflant de f'Ouest redoublait d'intensité. Les flats dé ferliient avec une violence Inouïa sur ia plage, enlevant tout ce qui se trouvait sur leur passage.

Les quais, les rues avoisinantes, et la place du Marché étaient recouveris d'une nanpe d'eau qui, en certains endroits, atteignait 70 cenlimèlres do hauteur

La promenade en béton aliant dn Casino A la jetee amont, a sonffert en plusieurs en¬

droits. Une profonde excavation s'est pro¬

duite. C'est A l'exirémité Sud de la jetée d'avai que les dégats sont les plus impor¬

tants. D'énormes morceaux de béton ont été projetés par les flots avec tine violence telle, que le garde-fou a été arraehé et le mur de soutènement intérieur de la jetée s'estécrou Ié dans le chenal. Cet.e partie de maeonnerie mesure environ 8 mètres de haut sur 20 mè¬

tres de long et 1 m. 50 de large. Une autre partie, sur une longueur de 15 mètres, me¬

nace de s'écrouler.

Ou évalue les dégats A nne trentaine de mille francs.

Le Casino a peu sonffert.

M. Fay, ingénieur des ponts et chaussées au Havre, est arrivé sur ies lieux.

* * Avaries au paqnehot

« Amiral-Latouche-Trévllle » A Marseille, un coup de vent dn Nord- Ouest a failli causer un grave accident an Vr.peur Latouche-Trevilte, des Chargeurs Réu- nU, arrivant tie Dunkerque.

Au cours de la unit de samedi A dimanche Ie mistra! l'ayant empèché d'entrer au bas¬

sin national, le vapeur alia chercher un re- luge a l'Estaque.

Le commandant avait donné l'ordre de mouiller.lorsqu'un violent choc se produisit.

Par suite d8 circonstances iguoréesle navire venait butter sur des rochers, se la>saotA la coque. au d ssous <le la ligne de tlottai- son, une déchirure de quatre mètres. Des remorqueurs furent envoyés A son secours et le navire fut conduit dans le bassin de radoub. Les réparations dureront une di- zime de jours. Le paquebot ne pourra done eiïectner mardi son départ pour l'Indo- Chine.

L'Amiral-TMouche-Trévills ayait quitté Ie Havre Ie 3 mars.

A Fecamp

Rarement, il a été donné de contempler ua spectacle aussi grandiose queeotui qu'of- fre l'etat de la mer. Hier. an moment de !a pleine mer, la toula s'est pertée sur la digue- protnenade, maigré que de gigantesqnes va¬

gues- venaient la ba layer de temps a autre.

Par exemple, il était tout A fait impossible d'aller du com de l'entrée du part, Ies vagues s'entrecroisant sans cesse au-üessus des deux jeé?s.

Pour donner une idéé de la violence du vent, la tola qui protégé I'arinoir qui est si- tué au pied de la digue, du cóté de la tcrre, a été complètement arrachée et projetée sur le boulevard.

Dans les rues, les ardoises et les morceaux de briqnes s'écrasent sur le sol. Nous n'avoos pas connaissance qu'il y ait eu d'accideats de personnes.

***

Au cours de Ia nuit de samedi A diman¬

che. vers minuit et quart, un pieu d'ainar- rage du quai Bérigny, sur lequel le steamer Edmond-Gmlcive,vapeur de 5,000 tonneaux, chargé de sel, avait des amarres, s'est trouvé guillottmé, par suite dn fort ressac existant A ee moment dans Ie bassin (la mer passait par dessus les portes). li vint a rottier forte-

ment et l'un des navires embossés sur lui, ie trois-mats Jeanne-d'Arc, cassa ses amarres et partit en dérive.

II alia se j;ter snr le trois-mats Notre- Uame-de-Lourdes, c©navir© di verses avaries, notamment la rupture de son mat de llèclie, et lui cassaot également ses amar¬

res, ce qui mit ce s-.eond navire également en dérive.

Ces deux terrenenviors purent être, après beaucoup d'efforts et de temps, reamurres.

Us ont chacun environ six A sept centi francs d'avarics.

A. KIOVJE1V

Vn Mnr s'eff mdre rue Orbe, faisant de ui vidimus. — DétióAs considerables La tempête, coïneidant avec la erne de la Seine, s'est abattoe loute la journéa d'hisr sur notre vibe, ravageant tout sur son pas¬

sage et causant un double accident mortel qui s'est produit d.ns tes circonstances sui- vantes :

II était environ midi nn qnart, quand M.

Lebourgeois, brigadier des gardierrs de la pail, qui eftectuait uue ronde place de la Croix-de-Pierre, fut averti qn'un éboulement venait de se produire A "angle forme par ia rue Orbe et la rue des Matelas. Un baiimeat attenant a la caserne Phiiippon, qui était surmonté d'un mur en gaiaudage haut de quatre mètres, s'était effondrê sous la vio¬

lence d'une rafale, ensevelissant sous ses décombres deux habitants du quartier, Mme Justine Debouiets, journalière, qui bahitail rue des^ Champs, no 22, et Ie jeune Marce.' Victor, agó de 10 ans, qui demeurait ch -z sei

parents, A proximité du lieu de i'accident, rue Orbe, 11»40.

Un passant, témoin du fait, M. Emile Car- pentiar^brocaateur, domicilié rue des Ma¬

telas, 25, a fait cette declaration : Ja venais de sortir da chez tnoi pour aller chercher denx seanx d'eau a une fontaine voisine, quand j'entendis soudain un vacarme épou- vantable, je crus A une explosion. C'est alors qua j'apergus un amas de briques sur toute la iargeur da la rue. Redoutant nn malheur, je counts tout de suite sur le lieu de i'accident ; et après de longs efforts, js parvins Aretirer des décombres, une fem¬

me qui ne tarda pas A rendre le dernier soupir. Continuant mas recherches, ja dé- couvris lo corps d un enfant. Cet enfant qui respirait encore tut transporté dans une voi- ture d'ambulanco A 1llosjjice Général. Mais it devait expiree una heure plus tard, A cet établissement.

La mur qui s'est effoadré appartenait A la vilie ; il était bati sur un batiment adossé A la caserne, ce batiment servait A remiser une pompe a incendie.

Un sarvir d'ordre dut être organisé ; M.

Launes, commissaire central, accompagué de M. Martin, commissaire de police qu quartier se readit sur ies liett-x afin de pro¬

céder aux constutatians d'usage.

* &*

Quand anx dégats matériels, ils sont con¬

siderables et ne pec veat être évalnés; la na¬

vigation dans le port devtent de plus en plus uifiicile; et depuis bier matin on a int-rdit, a causa de la violence du vent, le passage du pont Transbordeur, aux ferames et aux enfanis ; quetques birqaes ont coule ; et Ies navires qui devaieat prartir bier pour lo Ha¬

vre ont dü recti Ier leur départ.

La hauteur de l'eau était luer A Mantes, de 5 m. 54 ; on prévoït qu'elle atteindra aujour¬

d'hui 5 tn. 70. Les quais de Rouen sont sub¬

merges en partie et beancoup de caves sont inondées.

Dans la ville, plnsieurs clochetons sont tombés des édificös. Une dame a fjilii ê re tuée rue aux Jiufs, un bloc ce pierre s'étant brisé Aquelques pas devant elle ; un cloche- ton se detachant de l'égiise Saini-Ouen est tombé place de i'Hötel-de-Ville; une grande palissade, qui s'élevait A l'enco.gnure des rues Je.inne;d'Arc et du Donjon a eté brisca complètement.

Kaa HTs-amsaVSanHquea Le Mexico

Le paqnebot transatlantique Mexico, ve- nant de New-Orleans, est attendn au Havrs le 17 mars, A dix heures.

lie ïfïïm '

Le bateau-bópdat Noirc-Dame-de-ia-Mer,ap¬

partenant A Ja Société des QEuvres de Mer, est sorli da port hier, vers une heure.

Maigré la rafale, ce navire a fait route pour Dnnkerque.

lies iSles §;»tGtt-.?av3j»sps Par dépêche en date du 14 mars, M. Ie sous-secretaire d'Eiat Ala marine marchaods vient de rappeler Ies dispositions du decret du 14 septemhre J909 fixant a 8 centimètres la taille au-dessons de laquelie les coquilles Saint-Jacques ne peuvent être pêehées, ven¬

dues, transportées ou colportées.

En vue de réprimer ces actes nnisibles A la reproduction de i'uspèce, M. le sous-se¬

crétaire d'Etat invite les administrateurs de i'incrription maritime A se concerter avec Ies maires et les autorités locales compénmtes, pour assurer de la fapon la plus etroite la police de la vente de ces coquilles sur les marches ou autres lienx publics.

lie Feu

Un commencement d'incendie s'est dé- claré iiier soir, vers sept heures et demie, dans 1'immeuble portam le numéro 38 de Is rue de Montivilliers.

Un loeataire de cette maison, M.Mortrenil, se servait d'une iarupe pour ailumer un ré- chaud a alcool iorsqu'ii laissa echapper cetto lampe. Le feu se communiqua iminédiate- ment Aune carpette et menapait de prendre des proportions assez sérieuses lorsque des voisins intervinrent et purent éteindre ia larnpe qui coniinuait Abrüler snr le sol.

Les pompiers arrives promptement sur les lieux li'eurent pas a intervenir.

Benversé par hsi Attelage Hier matin, vers onze henres et deinia, un nommé Léoa Leronx, agé de 51 ans, jonrna- lier, demeurant rne Guillanme-Letestu, 29, passait derrière la teute-abri, lorsqu'i! tut heurtó par uu altehiga et ranversa sur Ie sol.II se fit en tombant une foulure au pied droit.

Après avoir repa des soins il put regagner son domicile.

Leioux n'a pu voir arriver l'attetage en question, car il s'óiait retournó pour tuttel contre une forte rafale de vent.

I, es Aeeïdenta

Un garpnn d'ecurie do la Société Nouvelle do Transports, Henri-Ferdinand David, agé 64 ans, s'est trouvé blesséau thorax h rr ini¬

tio par una made de cheval. Ii a èle traus- porté a i'Höpitai Pasteur.

s **

Dans Ie même établissement, on a admis, nne jouraatière Mme Anna Caatais, ag«o dt 62 ans, demeurant rue Guill3um9-L«-Coa- quérant, qui, dans- son domicile avait fait une chute et s'était fracture le bras droit.

* **

En Iravaitlant au Hangar Y, André Lenor-i mand. jourualier, agé de 20 ans, demeurant 1, boulevard Amiral-Mouchez, a fait uue chute et s'est contusionné genou. II est entré Al'Hospice

Figure

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Références

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