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Submitted on 1 Jan 1945
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Remarques sur le spectre visible de la molécule d’azote
Renée Herman
To cite this version:
183
Io 300 À comme
longueur
d’ondeapproximative
de la bandequi
apparaît
à l’extrémitéinfrarouge
de notrespectre.
Mais lespectre
decomparaison
(fourni
par unelampe
à vapeur de mercure dutype
«
Westinghouse
»,qui
renferme un peud’argon)
ne s’étend pas au delà degi5o
A;
notre évaluation résultait del’extrapolation
d’une formule dedisper-sion. Nous avons maintenant constaté que cette
extrapolation
donne unelongueur
d’ondetrop
petite
et la valeur 10(oo
.1,
que nousadoptons,
est
beaucoup
plus probable.
N’ayant
que des indicationsqualitatives
sur l’in-tensité de la radiationi o Qoo k,
nous avionsenvisagé
une double
origine
possible :
soit la bande(o,o)
du pre-miersystème positif
de la moléculed’azote,
soit le doublet interdit 2P -2D(I o
898-10 407
Á)
de l’atome neutre d’azote NI.Stebbins,
Whitford etSwings
estiment que l’intensité de la radiation atteintpeut-être
100 fois celle de la raie verteperma-nente 3 577 3x
du ciel nocturne. Cettegrande
inten-sité,
si elle est réellement due exclusivemenf à la radiation 10400
nepermet
guère
l’attributionà
NI,
car on devrait observer aussi une forte émis-sion du doublet3 466
1k(2P -¢S),
pourlequel
laprobabilité
de transition est 50 foisplus petite
environ que pour le doubletinfrarouge;
or, si le doublet ultraviolet existe dans lerayonnement
du ciel nocturne, il n’a pas une intensité suffisante pour sedistinguer
nettement des fortes bandes voisines.L’un de nous avait
déjà signalé
lesprincipaux
processus
pouvant
intervenir dans la formation des molécules à l’état B3Hg
(v’
=o)
et l’émission desbandes
correspondantes
(2) :
Toutes ces réactions font intervenir des atomes
d’azote et confirment les idées récemment
exposées
par l’un de nous(3)
qui
a montré que l’azote doit se trouver essentiellement à l’étatatomique
dansl’atmo-sphère supérieure.
Stebbins,
Whitford etSwings
proposent
le méca-nisme(b),
et semblent admettre que l’excitation nepeut
seproduire
que par des chocstriples,
danslesquels l’énergie
de recombinaison de deux atomes est cédée à une autre moléculeprésente.
Nousrappelons
que des chocs doublespeuvent
donner des recombinaisons[mécanisme (a)],
pourvuqu’ils
soientaccompagnés
d’une émission lumineuse.Malgré
la faibleproportion
des chocs doubles caces,l’importance
de ces dernierspourrait
devenirprépondérante
auxgrandes
altitudes.(2) Mme R. L. HERMAN, C. R. Acad. Sc., vol. 211, ig4o, p. 7~3. (3) J. GAUZIT, Cahiers de Physique, n- 9, 1942, p. fi7.
Manuscrit reçu le 23 juin 1945.
REMARQUES
SUR LE SPECTRE VISIBLE DE LAMOLÉCULE
D’AZOTE Par Mme RENÉE HERMAN.Un nouveau
système
de bandes de la molécule d’azote a été décrit par A. G.Gaydon [i].
Leslon-gueurs d’onde mesurées avec
précision
sont, enréalité,
celles des bandes deGoldstein-Kaplan,
comme on
peut
le constaterd’après
le Tableau I. Dans le mêmearticle,
A. G.Gaydon
signale
uneautre bande dont les trois têtes mesurées sont à 5333,5
B, 532;,3 À,
53~0 À etqui n’appartient
pas ausystème
précédent.
Dans unepublication
postérieure
[3],
ilindique
à nouveau cettebande,
mais avec unplus
grand
nombre de têtes{~326,g ~,
TABLEAU 1.
5320,’;
~., 5316,7 A, J3I2,g ~, 53og,5 À,
la dernière étant laplus
intense),
ainsi qued’autres,
non encoreobservées. Il a classé alors cet ensemble de bandes
184
TABLEAU o.
Fig. i .
nouvelles en un
système qu’il
dénomme le «système
vert ». A peu
près
à la mêmeépoque (juin ig43)
etindépendamment
delui,
j’ai
trouvéégalement
cer-taines de ces bandes que
j’ai rangées
dans mathèse
[~]
sous la dénomination «système Z
».Gaydon
a mesurésept
bandes et les a classées comme il estindiqué
dans le Tableau II.J’ai
essayé
récemment d’identifier ce mêmesystème,
maisj’ai
retenu seulement les trois bandes :5570
(0,2),
5308 À
(o,z),
5079
(0,0)
[5].
On voitqu’on
passe de ma classification à celle deGaydon
en intervertissant les niveauxélectroniques :
lapro-gression
= o deGaydon
devient,
dans monidentification,
laprogression
à v’ = o.On sait
qu’à
bassetempérature,
les bandes à v’ >o ’
diminuent d’intensité etqu’un
système
de bandesse réduit
finalement,
dans cesconditions,
à uneprogression
unique v’
= o. J’ai doncphotographié
ce
système
à destempératures
très différentes.Le
spectre
c de lareproduction
ci-contre a étéobtenu dans l’azote pur à l’aide d’une forte
décharge
dans un tube àélectrodes,
lesystème Z
y estinvi-sible. Le
spectre a
estanalogue
à celui obtenu parGaydon,
on y reconnaît laprésence
des bandes 5815et
~0~5
À àl’intérieur
dupremier système positif.
Lespectre
b,
obtenu à bassetempérature,
montre l’absence de ces deux dernièresbandes,
seules subsistent les trois bandes quej’ai
classéesprécé-demment. Il semble donc bien que mon
identifi-cation se trouve ainsi confirmée
expérimentalement.
Manuscrit reçu le z3 juin igQ5.,
BIBLIOGRAPHIE.
[1] A. G. GAYDON, Nature, 1943, 151, p. 67. [2] HAMADA, Phil. Mag., VII, 1937, 23, p. 25. [3] A. G. GAYDON, Proc. Phys. Soc., 1944, 56, p. 85.
[4] Mme HERMAN-MONTAGNE, Thèse, Paris, 1944.