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(1)

B ULLETIN DE LA S. M. F.

A. R AUCH

Sur les angles de divergence des fonctions entières

Bulletin de la S. M. F., tome 64 (1936), p. 71-77

<http://www.numdam.org/item?id=BSMF_1936__64__71_0>

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(2)

— 71 -

SUR LES ANGLES DE DIVERGENCE DES FONCTIONS ENTIÈRES;

PAR M. A. RAUCH.

Nous allons étudier les fonctions entières f\z) d'ordre p > 1/2 admettant des angles de divergence d^ouverture — bordés d^angles de convergence pour

j(/. ?, ^-f ^i/^^)!^ (^==P).

Nous supposons que arg^==0 est bissectrice (Vun angle de divergence.

On a les résultats suivants :

y"iogi/(^)i^

( A ) }im-^———————————==cosps ( — — ^ ç < — ) O/.

k=9 rY , . / ,, dr • • \ ^ P - ' - ^ o ; J lo^l/(^)I^T

y!

1 I 1 27: ,

{r) , 2 î ï

V-L r _^_

^'^À ^'(< ff^o )

(B) J L < H m - " — — — — — — — — — — < — — Ê — — ( 0 < s < £ o ) ,

2 ^ - ^p „« -4- dr - 2 5 T C O S p £

y log|/(r)]^^

s,

^lr,*(a-)

(c) ^-'^-^f——————-^-^ (0<«.o),

-p / loel. f(r)

> /•" 4- rir ~ 2 î C C O S p £ / logl/(.)l^

sauf pour un ensemble possible de valeurs x de mesure linéaire nulle.

N1 est étendue aux modules des racines 7^(a) de /(^) == a

2 £A

(1) A. RAUCH, Extension d'un théorème de MM. Lindelof et. Phragmen {Comptes rendus^ t. ÎOi, 1935, p. 189-191).

(3)

- Ta -

situées dans chacun des angles d^ouverture 26 et de bissec- trices ±: — •

•2p . . _ _ - -

Nous allons utiliser les égalités suivantes de M. Valiron :

h) -K.A ^)sin^-,,)^ S ^y2"^)^

^»^ 6 //• V /

?1-Ç»

^•K/, 9i»  : ) s i n  : ( y o — ? 2 ) - ^ J ( / , ?î, A:) s i n À - ( ? , — ® o ) - + - 0 ( i ) ( H ,

(2) rj</, ^ A:)~j(^—, ^ ^1 sin^^~ ^)-^ ^ y ^

L V T~ x 1 J A -— r ' \ [x )

?l-îPî

= ^(?o,îpi,?i)^)-^ •K/,?!^)—^-——-^:» ?i^) sinÂ:(<t)o—çpî)

-^-[jC/^î^)-^^'^1^» ?2^)j sînÂ-(®i—y,,),

quel que soit a*, ainsi que le théorème de Valiron-Nevan-.

linna (a) :

( 3^ ^/"l^l/(^oI)-^|^^o[IogT(^)] .[^^^^

sauf pour un ensemble possible de valeurs .r de mesure linéaire nulle.

^ est étendue aux modules r,i(x} et aux arguments ^n(x) des

<pi-<p<

racines de /(^) === x du secteur

© î ^ t O ^ ç p i ( A ^ ^ l )

et

5,,== siiiÂ:(^i — o ) , ) à i t t ^ ( 9 o — î p . 2 ) , s( Ço^to^oi, 8,,= s i n  - ( ( x ) ^ — y 2 ) s i n  : ( 9 i — ® o ) , si. ?i^to/^<pu;

d^ailleurs,

? â < ? o < ? i , y i — ? î < ^ < ^ -

(l) VALIBON, 5Mr les directions de Borel des fonctions mèromorphes d^otdre fini {Journal de VUlat, t. lu» igSi, p. 457-480).

(t) VALIRON, Sûr la distribution dès valeurs dé fonctions mêromorphes (Avtvï. m<»(A., t. 47, i9a5)y R^ NSVANLI^NA, Le théorème Picard^B'orel et lu théorie des fonctions mêromorphes, p. 62 (Gauthiet'-VillTs, Paria).

(4)

- 73 —

Démonstration de (A). —Prenons dans ( i ) cp2== o, <pi = — -4-e?

où 6 est assez petit pour que (p< soit << "• et encore dans Pangle de convergence pour J (y, y, /c); supprimons 5. > 0 et divisons par J(/, 0, A-) en remarquant que

i^lL4li-^-o

l^J^O, ^ ) -u ?

^ î ^ ^ ^^cospyo+sinfiyotangps ( o < ^ ^ ) .

Donc

(^ ii-^^s-p^ ( 0 ^^^)-

Soit maintenant

0 = œo < ci = — »» < — •

On a, d'après (i),

-^^^ - -i^H-!] t"

11

^-

ou, en divisant par siap^i et en tenant compte de ( 4 ) ?

i 5(f to k) ,. J ( / , ® i , A - ) ~ | . .cosp,^[hœ ^ ^ ^^ ^ hmj^ ^; ^J ^cosp^

c'est-à-dire

""-^^-"•«i^^-""-

ce qui exige, diaprés (4)5 Fégalité (A).

Démonstration de (B). — PnenokiÀ datts (i) ;

90==

^

ï

'^.îi^^ ^i^-

3

'

on a :

î^^sifl1 ks.

dôûc,

,, . . . . , I V /'^sin1^ ,«

J(/,o,,Â:)sin.A:^^^ 7îi7^)^

<pi-?i -

^[J(/, ?i, ^)-+-<!(/, ?î, À:)] feinte-h 0(i),

(5)

— 74 —

divisons par J(/, 0, k ) et passons à la limite en remarquant que.

d'après (A),

^f'r^-^)

J

(

/

•^'

Â

)

lim Vo^,. -"•"x/^r^ 0 ' j//-:"^)

lim J./O.^ •= : s i n p e-

On en déduit la première partie de (B).

Soit maintenant

T?^~" ' " " T?~^ '"' '['î-" ''

On a

S'S-J^S-

Çl-Ço Ço—îps Si-©î ?(•-?» ?l-Ço Ço-Çs •2 2

\ cos/rs sinÀs

^ ^ cos A's sin/tg

2<=2j /-/K^^

8

)

/\ ^s

•2 £ •2 &

Donc,

i ^ /l 2 < l'cosÂ"esinÂ'^

J</, ço, A:)sinÂ^-ç..)-+- ^ j ^ / ,.,î(^6^

/\

2 £

^/O

^J(/, ?i, A-)sinÂ:Oo-+-J(/, ?2, Â:)sinÂ:£-hO(i).

Divisons par J(/, 0, k) et passons à la limite, on en déduit la deuxième partie de (B).

Démonstration de (G). — Excluons dans la suite Pensemble exceptionnel de M. Valiron. (3) donne alors

'ac r2 rk •+• | i | dr dQ

r^ r ,

4

- i__i

(5) j ^ log /(^)^|( r e ^ ) — . r l r'.^-f-i

= 0 ( i ) = A ,

quel que soit X > o; il en est a fortiori ainsi quand l'intégrale est étendue à un petit secteur d'ouverture s. Dans ce secteur il y a donc au moins un rayon cp tel que

/

x + i l dr\^g __—___. —— < ».

0 f(re^—x ,.A-M

(6)

— 75 En effet, si :

r^ -+- dr

/ <og

v \

^i G\f(re^)—x\r^

quel que soit 0 de l'angle £, on peut trouver R tel que /-R -+-

/ log

^i

dr \> — »

f(rei^)—œ\ri^ s R > R ( 0,

Cette inégalité a lieu encore dans un petit intervalle (0—Y!, Ô+r^), car pour R fixe le premier membre est continu en 0. D'après le théorème de Borel-Lebesgue on peut couvrir l'angle £ avec un nombre fini de ces intervalles. Si alors

•-H)

Ro= max. R qui est fini, on a

r /"

lo

+ | i | dr r "

9

r ^ i

drdQ

x \ /-A-H A < / dQ \ log -——.——— -— = 1 log -r—-fi—

J. J, v\f(re^}—x\rl^ Ji ./s f^'e^)- r" /•-+- i \drdQ

<

S. f^7^\^

ce qui est impossible (1 ).

Prenons pour <pi et 92 de tels rayons dans les secteurs

-î c- • — 2 £ < ? 2 < - ^ - — £ < ^ - = 9 o < -î c- - ^ - £<? l<• -w- -+-26, 2p - ' - 2 p 2 p 2p - - 2 p

( 2 ) s'écrira

2 î" ^C^

27: YI 8n(»g)

r,î(^) J(/î ço, Â-)sinÂ:(çi—9i)-h -^ j^

?1-Ç»

= = 0 ( i ) - 4 - J ^ — — ^ , ?o, A:)smA:(çi • Ç î ^

./-^'

-+-J(/, yi, A:;sinÂ:(ço--?2)^J(/, ?î, Â : ) s i n À ' ( ç i — ? o )

^ J(/, ç,,  - ) s i n  : ( o i — ç o ) . D'ailleurs,

8,1 ^ sin Â:(çi— ;?o) sinÂ:(ço— 92);

(l) Je dois à M. Valiron la démonstration de cette propriété.

(7)

— 76 — donc

y—

^àr^x)

lim^ ^_^sinÂ:(?i-Ço)sinÂ:(?o- ^i)^!^^1^1-^3111^?1-?0)

/;=? À- J ( / , 0 , Â - ) ^ = p J ( / , ^1 ^;

= cospOi sinp(®i— 90).

On en déduit la première partie de (G).

Prenons dans ( 2 )

^-^?^-4-2E, ?.=0, ç i = ^ + 3 -

On a

^ -^ s'inkwn

^^^-^)Z~7i^

Si-Ç, So-^

. ^ sinÀoj/i

^in/:(?,-ço)^-^^

•26A

^ih<:(î.-ço)sin^(^-^)2,-^J)-

2 £

Donc

^sin^(ç.-ç,)sinÂ-(^-2B) ^^ ^ J(/, ci, A:)sinA-(?o-?.)

-+-J(/î ?^ A - ) s i n ^ ( ç i - c o ) +0(i).

Divisons par J(/, 0, Â-) et passons à la limite, on en déduit la deuxième partie de (C).

Remarques. — Les démonstrations sont les mêmes pour la direction — ^- Les premières parties de (B) et (C) sont vraies pour tout s > o, les deuxièmes pour tout e assez petit.^ P

Si nous procédons d'une façon analogue avec

î—^-

4

-^-^

9

^^^-^

0

"

(8)

— 77 —

on trouve

î étant étendue auf racines def(z) == v d'un secteur \ y | <. — »

\z\> i, OTLO

( D )

V—

1

Hm——^ili^———^o.

^/'^l/^l^

sauf pour un ensemble possible de valeurs x de mesure linéaire nulle (1) .

(l) ^bir des théorèmes analogues de M. L. CARTWBIGHT, Proc. LondonMath.

Soc^ 2* série) t. 38, i935, p. 5o4, et de M. 0. VALIRON, Compositio Ma.th.evna- tica, vol. 1, fasc. 2, p. 193.

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