Facult´e des Sciences [email protected] D´epartement de Math´ematiques http://lesfari.com El Jadida
Analyse complexe
Exercice 1. Montrer que la fonction cosinus complexe cos : C → C, n’est pas born´ee.
Exercice 2. Montrer que lim
z→0
z
z n’existe pas.
Exercice 3. a) Montrer que La fonction f(z) =u(x, y) +iv(x, y) est holo- morphe dans Ω si et seulement siuetv sont diff´erentiables dans Ω et satisfont aux conditions de Cauchy-Riemann:
∂u
∂x = ∂v
∂y, ∂u
∂y =−∂v
∂x. b) En d´eduire que
f0(z) = ∂u
∂x +i∂v
∂x = ∂u
∂x −i∂u
∂y = ∂v
∂y −i∂u
∂y = ∂v
∂y +i∂v
∂x.
Exercice 4. Montrer que les ´equations de Cauchy-Riemann sont ´equivalentes
`a l’´equation: ∂f
∂z = 0.
Exercice 5. Soitf ∈ C1dans Ω, `a valeurs complexes. Montrer que la fonction f est holomorphe si et seulement si la forme diff´erentielleω=f dz est ferm´ee dans Ω.
Exercice 6. Soit f(z) = u(x, y) + iv(x, y), une fonction complexe d’une variable complexez =x+iy.
a) Montrer que si f(z) est holomorphe dans un domaine Ω, on peut l’y exprimer au moyen dez seul.
b) Comment trouver formellement l’expression deu(x, y) +iv(x, y) au moyen dez seul ?
c) On suppose que u et v soient diff´erentiables. Montrer que si la fonction f(z) s’exprime au moyen de z seul, alors elle est holomorphe.
d) Supposons que la fonction f soit holomorphe et que f0(z) 6= 0. Posons g(z) = P(x, y) +iQ(x, y). Montrer que g est holomorphe si et seulement si df∧dg= 0.
Exercice 7. Montrer que la r`egle de l’Hospital reste d’application dans le cas complexe, `a savoir, si f(z0) = g(z0) = 0 alors:
z→zlim0
f(z)
g(z) = f0(z0) g0(z0), sig0(z0) est nul et sif etg sont d´erivables en z0.
Exercice 8. Soitf :C→C, une fonction holomorphe. On posez =x+iyet f(z) =u(x, y) +iv(x, y).Montrer quef est constante s’il existe des nombres r´eels a, b, cnon tous nuls et tels que: au+bv=c.
Exercice 9. Montrer que la fonction f(z) = Re(z), n’est pas holomorphe.
Exercice 10. Calculer R
γz2dz o`uγ est le segment de droite reliant le point z0 =−i au point z1 = 2 +i, orient´e de z0 `a z1.
Exercice 11. Appliquer la formule de majoration au cas de l’int´egraleR
γ
dz z2 o`uγ est un arc de cercle de centre 0, de rayon R et d’angle au centre θ.
Exercice 12. Soient γ : [a, b]→Cun chemin ferm´e et ∆ le compl´ementaire de l’image deγ,c’est-`a-dire ∆ =Ic o`uI ={z :∃t∈[a, b], z =γ(t)}. Mon- trer que pour tout z ∈∆, on a
1 2πi
Z
γ
dζ
ζ−z =indγ(z),
est un entier d´ependant du point z et s’appelle indice de γ par rapport `a z.
Montrer qu’il est ´egal au nombre de tours que fait γ autour de z. Montrer que la fonctionz 7→indγ(z) est constante sur toute partie connexe de ∆ et s’annule sur la composante connexe non born´ee de ∆.
Exercice 13. a) Soit f(z) une fonction holomorphe dans un domaine sim- plement connexe Ω⊂C et soit γ un chemin ferm´e contenu dans Ω. Montrer
que Z
γ
f(z)dz = 0.
b) Soitf(z) une fonction holomorphe dans un domaine simplement connexe Ω ⊂ C, sauf en z1, z2, ..., zk et soit γ un chemin ferm´e contenu dans Ω en- tourant tous ces points. Siγj (1≤j ≤k) est un chemin ferm´e contenu dans le domaine int´erieur `aγ entourantzj et n’entourant pas les autreszl(l 6=j), montrer que
Z
γ
f(z)dz = Xk
j=1
Z
γj
f(z)dz.
c) Que peut-on dire si le domaine Ω n’est pas simplement connexe et siγ est homotope `a z´ero. Mˆeme question siγ a des points doubles.
Exercice 14. Montrer que si f(z) est holomorphe dans Ω, alors f0(z) est continue dans Ω.
Exercice 15. a) Soit γ un chemin d’extr´emit´es a et b, et contenu dans Ω.
Montrer que l’int´egraleR
γf(z)dz ne d´epend que des extr´emit´es a etb deγ.
On pose Z
γ
f(z)dz = Z b
a
f(z)dz.
b) Soit f(z) une fonction holomorphe dans Ω. D’apr`es a), on peut d´efinir dans Ω une fonction uniforme
F(z) = Z z
z0
f(ζ)dζ, z0 ∈Ω.
Cette fonction F(z) est d´efinie `a une constante pr`es, d´ependant du choix du pointz0.Montrer queF(z) est holomorphe dans Ω et on aF0(z) =f(z),sur Ω.
Exercice 16. Soit f ∈ C1 dans Ω, `a valeurs complexes. Montrer que la fonction f admet une primitive dans Ω si et seulement si la forme diff´erentielle ω=f dz est exacte dans Ω.
Exercice 17. Soit f(z) une fonction holomorphe dans un domaine Ω. Soit γ un chemin ferm´e contenu dans Ω et soit ∆ le domaine simplement connexe ayantγ pour fronti`ere. Montrer que
a) Pour toutz ∈∆,on a la formule int´egrale de Cauchy : f(z) = 1
2πi Z
γ
f(ζ) ζ−zdζ.
(γ ´etant parcouru dans le sens positif, c`ad. anti-horlogique).
b) La fonction f est ind´efiniment d´erivable dans ∆ et on a, pour toutz ∈∆, f(n)(z) = n!
2πi Z
γ
f(ζ) (ζ−z)n+1dζ.
Exercice 18. a) Calculer l’int´egrale R
γ
1 +z
z dz, lorsque γ est le p´erim`etre du carr´e de centre 0, dont un sommet est le point (1,1) du plan complexe.
b) Mˆeme question lorsqueγ est la circonf´erence du plan complexe d’´equation:
x2 +y2 −4x+ 3 = 0.
c) Calculer l’int´egraleR
γ
cos 2πz
(z−1)7dz, o`uγ est le cercle |z|= 2.
Exercice 19. Montrer que sif(z) est continue dans un domaine simplement connexe Ω et si R
γf(z)dz = 0, pour tout chemin ferm´e γ de Ω, alors f(z) est holomorphe dans Ω.
Exercice 20. Soit Ω un ouvert de C et f : Ω → C une fonction complexe d’une variable complexe z. Alors la fonction f est analytique dans Ω si et seulement si elle est holomorphe dans Ω.
Exercice 21. Soit D = {z∈C:|z−a| ≤r}, le disque de centre a et de rayon r et soit f une fonction holomorphe surD. Supposons qu’il existe une constanteM telle que:|f(z)| ≤M, ∀z ∈C=∂D. Montrer que
¯¯f(n)(a)¯
¯≤ n!M
rn , ∀n ∈N.
Exercice 22. Montrer que sif(z) est une fonction holomorphe et born´ee sur tout C, alors f(z) est une constante. En d´eduire que C est alg´ebriquement clos. Autrement dit, toute ´equation alg´ebrique
a0zn+a1zn−1+· · ·+an−1z+an= 0, a0 6= 0, a au moins une racine dansC.
Exercice 23. Soit f une fonction holomorphe dans un domaine Ω ⊂ C et soit z0 ∈Ω.Montrer que les conditions suivantes sont ´equivalentes:
i)f(k)(z0)≡0, ∀k∈N
ii) f ≡0 dans un voisinage V(z0) de z0. iii) f ≡0 dans Ω.
Exercice 24. Soient f et g deux fonctions holomorphes dans un domaine Ω ⊂ C. Supposons que f = g dans un voisinage d’un point de Ω. Montrer quef =g sur tout Ω.
Exercice 25. a) Soit Ω un domaine de C et f : Ω → C une fonction holo- morphe non identiquement nulle. Montrer que les z´eros de f sont isol´es.
Autrement dit, l’ensemble des z´eros de f dans Ω est discret.
b)En d´eduire que l’anneau des fonctions holomorphes sur Ω est int`egre.
Exercice 26. Soit f : Ω→Cune fonction continue dans un ouvert Ω de C.
On dit quef poss`ede, dans Ω, la propri´et´e de la moyenne si pour tout disque ferm´e D = {z ∈C:|z−a| ≤r} ⊂ Ω, la valeur de f au point a est ´egale `a la moyenne def sur le cercleC =∂D c’est-`a-dire
f(a) = 1 2π
Z 2π
0
f¡
a+reiθ¢ dθ.
a) Montrer que toute fonction holomorphe dans un ouvert Ω ⊂ C, poss`ede la propri´et´e de la moyenne.
b) Montrer que sous les conditions du th´eor`eme pr´ec´edent, on a
|f(a)| ≤ max
0≤θ≤2π
¯¯f(a+reiθ)¯¯.
Exercice 27. Montrer que si le module d’une fonction holomorphe sur un domaine Ω⊂C,atteint son maximum en un point de Ω, alors cette fonction est constante.
Exercice 28. Soit f(z) une fonction holomorphe dans le disque ouvert D(0,1) ={z ∈C:|z|<1} telle que: f(0) = 0,|f(z)| ≤1,∀z ∈D(0,1). a) Montrer que|f(z)| ≤z, ∀z ∈D(0,1).
b) Montrer que si en outre, il existe un z0 6= 0 pour lequel |f(z0)| = |z0|, alors on a identiquementf(z) =eiθz, θ ∈R.
Exercice 29. a) Montrer que toute fonction holomorphe est harmonique.
b) En d´eduire que la partie r´eelle et la partie imaginaire d’une fonction holo- morphe sont harmoniques.
c) Montrer que la fonctionLog|z|est harmonique dans C\ {0}.
Exercice 30. Soit u : Ω → R une fonction harmonique dans un ouvert simplement connexe Ω de C. Montrer qu’on peut trouver une fonction har- moniquev : Ω→R telle que:u+iv soit holomorphe sur Ω.
Exercice 31.Soituune fonction harmonique dans le disque ouvertD(0, R), et continue dans le disque ferm´eD(0, R). Montrer que
u(z) = 1 2π
Z 2π
0
u¡
R eiθ¢ R2− |z|2
|R eiθ−z|2dθ, ∀z ∈D(0, R), ou, ce qui revient au mˆeme, en posant z =ρeiα, ρ < R,
u¡ ρeiα¢
= 1 2π
Z 2π
0
u¡ R eiθ¢
(R2−ρ2)
R2+ρ2−2Rρcos (θ−α)dθ.
Exercice 32. SoitD(0,1) un disque ouvert de centre 0 et de rayonRet soit u(θ) une fonction 2π-p´eriodique sur le cercle C =∂D(0, R). Montrer qu’il existe une fonction f(z) continue sur le disque ferm´e D(0, R), harmonique sur le disque ouvertD(0, R) et satisfaisant `af¡
R eiθ¢
=u(θ).Cette fonction est unique et est donn´ee par
f(z) = 1 2π
Z 2π
0
u(θ) R2− |z|2
|R eiθ−z|2dθ, |z| < R.
Exercice 33. Montrer que sif(z) est holomorphe dans un domaine Ω et si f0(z)6= 0 dans Ω, alors f est conforme dans Ω.
Exercice 34. Soit f(z) une fonction holomorphe sur un ouvert connexe Ω deC.
a) Montrer que l’image de Ω par f est ouverte et connexe.
b) Montrer que si en outre f est injective, alors f−1 est holomorphe dans f(Ω) et f0(z)6= 0 dans Ω.
c) En d´eduire que si f est une transformation conforme de Ω dans ∆, alors f−1 est une transformation conforme de ∆ dans Ω.
Exercice 35. Montrer que l’image d’un ouvert simplement connexe par une transformation conforme est simplement connexe.
Exercice 36. Montrer que tout ouvert simplement connexe Ω de Ctel que:
Ω6=C est isomorphe au disque ouvert.
Exercice 37. Soit f : ∆ → C une fonction holomorphe dans la couronne ouverte
∆ ={z ∈C:R1 < |z−z0| < R2},
a) Montrer quef peut ˆetre repr´esent´ee dans ∆ de fa¸con unique par une s´erie de la forme
f(z) = X∞
k=−∞
ak(z−z0)k, avec
ak= 1 2πi
Z
γ
f(ζ)
(ζ−z0)k+1dζ, ∀k ∈Z,
o`uγ est un chemin ferm´e entourant z0 et contenu dans la couronne.
b) Montrer que cette s´erie converge absolument vers f dans ∆ et converge uniform´ement dans toute couronne ferm´ee contenue dans ∆.
Exercice 38. Montrer que si z0 est un pˆole d’ordre n de la fonction f(z), alors celle-ci s’´ecrit sous la formef(z) = g(z)
(z−z0)n, avec g(z) holomorphe au voisinage dez0 et telle que g(z0)6= 0.
Exercice 39. D´eterminons les premiers termes du d´eveloppement de Laurent de 1
sinz, au voisinage de z = 0 dans le disque D∗ de centre 0, priv´e de son centre, et de rayon π.
Exercice 40. Mˆeme question pour 1
(z−1)2(z−4)3, au voisinage dez = 1, dans le disque ouvertD∗ de centre 1, priv´e de son centre, et de rayon 3.
Exercice 41. Trouver et qualifier les points singuliers de la fonction f(z) = z
(z−1)2(z+i).
Exercice 42. Montrer quez = 0 est un point singulier essentiel de la fonction e
1 z .
Exercice 43. D´evelpper en s´erie de Laurent la fonction ez+e 1
z , autour de l’origine du plan complexe.
Exercice 44. D´evelpper en s´erie de Laurent la fonctionf(z) =− 2
(z−1) (z+ 1), autour de z= 1, dans les couronnes 0 <|z−1| <2 et 2 < |z−1|.
Exercice 45. a) Montrer que lorsquez0 est un pˆole d’ordre mdef(z),alors R´es
z0
f(z) = 1
(m−1)! lim
z→z0
dm−1
dzm−1 [(z−z0)mf(z)]. b) Montrer que lorsquez0 est un pˆole simple de f(z) = P(z)
Q(z),avecP(z0)6= 0 etQ(z0) = 0, alors
Res´
z0
f(z) = P(z0)
Q0(z0) si Q0(z0)6= 0.
Exercice 46. Calculer les r´esidus de la fonction f(z) = z
(z−1) (z−2)2, en tous les pˆoles `a distance finie.
Exercice 47. Calculer le r´esidu de la fonctionf(z) = cosz. chz
z3sinz. shz,au point z= 0.
Exercice 48. Calculer le r´esidu de la fonction e 1
z au point z = 0.
Exercice 49. Soit Ω ⊂ C un domaine et f : Ω\ {z1, z2,..., zk} → C une fonction holomorphe. Montrer que
Z
γ
f(z)dz = 2πi Xk
j=1
R´es
zj
f(z),
o`uγ est un chemin ferm´e contenu dans Ω `a l’int´erieur duquel sont contenus tous leszj.
Exercice 50. Calculer l’int´egrale Z
γ
z
(z−1) (z−2)2dz,
o`uγ est le cercle de centre 0 et de rayon respectivement : 1 2, 3
2 et 3.
Exercice 51. Soit f(z) une fonction m´eromorphe dans un domaine simple- ment connexe Ω. Soit γ un chemin ferm´e contenu dans Ω entourant tous les pˆoles et z´eros def(z) dans Ω. Montrer que
N −P = 1 2πi
Z
γ
f(z)
f0(z)dz =indf oγ(0),
o`uN est le nombre de z´eros etP le nombre de pˆoles dans Ω.(Tous ces points sont compt´es avec leur ordre de multiplicit´e).
Exercice 52. a) Soient f(z) et g(z) deux fonctions m´eromorphes dans un domaine simplement connexe Ω et sur sa fronti`ere γ. Supposons qu’en tout point de γ, on ait |f(z)| > |g(z)|. Montrer que f(z) et f(z) + g(z) ont le mˆeme nombre de z´eros dans Ω.
b) En d´eduire que tout polynˆome de degr´en poss`ede n z´eros.
c) D´eterminer le nombre de z´eros de la fonction z8 −4z5 +z2 −1 dans le disque {z ∈C:|z|<1}
Exercice 53. Soit f(z) une fonction holomorphe dans le disque ouvert {z ∈C:|z|<1} satisfaisant `a f(0) = 0, |f0(z)| ≤ M, en tout point de ce disque.
a) Etablir successivement les in´egalit´es:
|f0(z)−f0(0)| ≤2M|z|, |f(z)−zf0(0)| ≤M|z|2. b) On suppose d´esormais que : f0(0) = 1, M > 1
2. D´eterminer un nombre r´eel % >0 tel que les relations: |z|= 2M1 , et |Z|< %,entraˆınent
|f(z)−z|<|z−Z|.
c) En d´eduire que pour Z fix´e et|Z|< %l’´equation f(z)−Z = 0,a le mˆeme nombre de racines que l’´equation z−Z = 0, dans le disque |z|< 1
2M. d) D´eterminer un nombre r > 0 tel que la restriction de la fonction f au disque {z ∈C:|z|< r} soit univalente.
Exercice 54. Dans les exercices qui suivent γ1 (resp.γ2) d´esignera le demi- cercle de centre 0 et de rayon r (resp.ε).
a) Montrer que si|f(z)| ≤ M
rk, pour z = reiθ, o`u k > 1 et M sont des constantes, alors
r→∞lim Z
γ1
f(z)dz = 0.
b) Montrer que si|f(z)| ≤ M
rk, pour z = reiθ, o`u k > 0 et M sont des constantes, alors
r→∞lim Z
γ1
f(z)eimzdz = 0.
c) Montrer que si z = 0 est un pˆole simple de f(z), alors limε→0
Z
γ2
f(z)dz =−πi R´es
0 f(z).
Exercice 55. Calculer les int´egrales suivantes par la m´ethode des r´esidus:
a)R2π
0
cos 3θ 5−4 cosθdθ.
b)R2π
0
dx
(a+bcos2x)2, a >0, b >0.
c)R2π
0
(1 + 2 cosx)ncosnx
1−2acosx−a dx, −1< a < 13. d)R∞
−∞
dx 1 +x4. e)R∞
0
xsinx x2+ 1dx, f) R∞
−∞
xcosx x2−2x+ 10dx, g)R∞
−∞
xsinx x2−2x+ 10dx.
h)R∞
0
sinx x dx.
i)R∞
0
sin4mx
x2 dx, m >0.
Exercice 56. On consid`ere la fonction f(z) = eiz
z(z2+ 1), z ∈C.
Soit
∆(ε, r) = {z=x+iy∈C:ε <|z |< r, y >0}, ε etr ´etant des constantes strictement positives.
1◦)D´eterminer les pˆoles et r´esidus correspondants de la fonction f(z).
2◦)En d´eduire la valeur de l’int´egraleR
∂4+f(z)dz, ∂4+d´esignant la fronti`ere de4 orient´ee dans le sens positif.
3◦)Calculer l’int´egrale r´eelle Z ∞
−∞
sinx x(x2+ 1).
Exercice 57. Calculer les int´egrales suivantes : a)R∞
0
xα
(1 +x)xdx, 0< α <1.
b)R∞
0
logx 1 +x2dx.
c)R1
0
p4
x3(1−x)dx.
Exercice 58. En utilisant la m´ethode des r´esidus, d´eterminer la somme des s´eries suivantes:
a) X∞
k=1
1
k2+a2, a 6= 0.
b) X∞
k=−∞
(−1)k
(k+a)2, a6=Z.
Exercice 59. D´eterminer la fonction r´eelle causale f(t) dont la transform´ee de Laplace est
F(z) = Z ∞
−∞
f(t)e−ztdt = 1
√z, (Rez > 0).
Indication: utiliser la formule de Bromwich-Wagner:
f(t) = 1 2πi
Z σ+i∞
σ−i∞
F(z)eztdz, (t, σ >0).
Exercice 60. Soit Ω un ouvert de C.
1) Soit (fn) une suite de fonctions holomorphes sur Ω qui converge uni- form´ement sur tout compact de Ω vers une fonctionf. Montrer que :
a) f est holomorphe dans Ω.
b) la suite des d´eriv´ees
³ fn(k)
´
convege uniform´ement sur tout compact de Ω vers f(k), k∈N.
2) SoitP
fnune s´erie de fonctions holomorphes sur Ω. On suppose que cette s´erie converge uniform´ement (resp. normalement) sur tout compact de Ω.
Montrer que :
a) la somme de cette s´erie est holomorphe sur Ω.
b) la s´erie est d´erivable terme `a terme sur Ω. En outre, la s´erie P fn(k)
converge uniform´ement (resp. normalement) sur tout compact de Ω.
Exercice 61. Soit fn et f des fonctions holomorphes sur Ω ⊂ C. Montrer qu’il est ´equivalent de dire
i) la suite (fn) converge uniform´ement versf sur tout compact de Ω.
ii) lim
n→∞dn(fn, f) = 0.
Exercice 62. Soit Ω un ouvert de C et soit O(Ω) l’ensemble des fonctions holomorphes sur Ω. Montrer qu’il n’existe aucune norme dont la topologie est celle deO(Ω).
Exercice 63. Soit P
fn une s´erie de fonctions m´eromorphes sur un ouvert Ω de C. On suppose que cette s´erie converge uniform´ement (resp. normale- ment) sur tout compact de Ω. Montrer que :
1) la sommef de cette s´erie est m´eromorphe sur Ω.
2) la s´erieP
fn(k) converge uniform´ement (resp. normalement) sur tout com- pact de Ω et sa somme est f(k).
Exercice 64. On consid`ere la s´erie X∞
n=−∞
1 (z−n)2.
1) Montrer que cette s´erie converge normalement sur tout compact de C.
2) On pose
f(z) = X∞
n=−∞
1 (z−n)2. a) Montrer quef(z) est p´eriodique de p´eriode 1.
b) Montrer que les pˆoles de f(z) sont les entiers n ∈ Z, sont doubles et de r´esidu nul.
c) Soit z =x+iy. Montrer que
|y|→∞lim f(z) = 0, uniform´ement par rapport `ax.
3) Montrer que
X∞
n=−∞
1 (z−n)2 =
³ π sinπz
´2 .
Exercice 65. Soit f une fonction m´eromorphe de pˆoles:z1, z2, z3, . . . et soit
(1) gn(z) =
pn
X
k=1
a(n)−k (z−zn)k,
la partie principale du d´eveloppement en s´erie de Laurent def au voisinaage dezn. Montrer que pour toute suite de pointszn∈Ctels que: lim
n→∞zn=∞et toute suite de fonctionsgnde la forme (1), il existe une fonction m´eromorphe f ayant pour seuls pˆoles les points zn et pour toutn, la partie principale gn.
2) Montrer que toute fonction m´eromorphe f peut-ˆetre d´evelopp´ee en une s´erie
(2) f =h+
X∞
n=1
(gn−Pn),
uniform´ement convergente sur tout compact, o`u h est une fonction enti`ere, gn les parties principales de f et Pn des polynˆomes.
Soit
Cn ={z ∈C:|z|=rn}, r1 < r2 < . . . , lim
n→∞rn =∞
une famille de cercles et soit f une fonction m´eromorphe. On suppose que sur Cn, la fonction f croˆıt moins vite que zn (c-`a-d. il existe une constante A telle que: ∀z ∈ Cn, n ∈ N∗, on ait |f(z)| ≤ A|z|m). Montrer qu’on peut prendre dans le d´eveloppement (2), Pn et h des polynˆomes de degr´e≤m.
Exercice 66. Soit (fn) une suite de fonctions continues sur Ω ⊂ C. Soit A une partie de Ω et posonsfn = 1 +un. Montrer que le produit infini
Y∞
n=0
fn(z) converge normalement surA si et seulement si la s´erie
X∞
n=0
un converge nor- malement surA.
Exercice 67. Soit (fn) une suite de fonctions holomorphes sur Ω ⊂ C. On suppose que le produit infini
Y∞
n=0
fn converge normalement sur tout compact de Ω. Montrer que :
1)f = Y∞
n=0
fn est holomorphe sur Ω.
2)
Z(f) = [
n
Z(fn), mZ(f) =X
n
mZ(fn),
o`uZ(f) (resp. Z(fn)) d´esigne l’ensemble des z´eros def (resp. fn) etmZ(f) (resp.mZ(f n)) est l’ordre de multiplicit´e du z´ero de f (resp. fn).
3) la s´erie de fonctions m´eromorphes X∞
n=0
fn0 fn,
converge normalement sur tout compact de Ω et sa somme est la d´eriv´ee logarithmique f0
f .
Exercice 68. D´emontrer les formules : 1
z + X∞
n=1
2z
z2−n2 =π cotg πz, sinπz=πz
Y∞
n=1
µ 1− z2
n2
¶ .
Exercice 69. Soit k un nombre complexe non nul de module |k|>1. On se propose de d´eterminer les fonctions f m´eromorphes dans C∗ =C\ {0}, non identiquement nulles, qui poss`edent la propri´et´e suivante : il existe λf ∈C∗ tel que pour toutz ∈C∗ on ait
f(kz) = λf f(z).
1) Montrer que l’ensembleE de ces fonctions est un groupe multiplicatif.
2) Si f est holomorphe et appartient `a E, montrer que f est de la forme f(z) =αzn avecα ∈C∗, n∈Z.
3) Montrer qu’il existe des r´eels r i 0 tels que f n’ait ni pˆole ni z´ero sur le bord de la couronne 0h r≤ |z| ≤ |k| r. Montrer quef a le mˆeme nombre de z´eros que de pˆoles dans une telle couronne Ωr.
4) Montrer que les produits infinis p(z) =
Y∞
n=0
³ 1− z
kn
´
, q(z) = Y∞
n=1
µ
1− 1 zkn
¶
convergent normalement sur tout compact deC∗. Montrer queϕ(z) =p(z)q(z) est une fonction holomorphe dansC∗ ayant pour z´eros l’ensemble P
={kn} (n ∈Z).
5) Soitf ∈E et soit r∈R d´efini comme au 3). Dans Ωr, soient a1, ..., ap les z´eros def, b1, ..., bp ses pˆoles (distincts ou non). On pose
ψ(z) = ϕ(z/a1)...ϕ(z/ap) ϕ(z/b1)...ϕ(z/bp).
Montrer que l’on a ψ ∈ E et qu’il existe α ∈ C∗, n ∈ Z tels que f(z) = αznψ(z).
6) Conclusion.- Quelle est l’expression des fonctions deE ?
Exercice 70. Soit f une fonction holomorphe surC sauf en un nombre fini de points a1, a2, ..., an. Montrer que
Xn
k=1
Resak
f + Res
∞ f = 0.
Exercice 71. 1) Soit τ un nombre complexe tel que : Im (τ) > 0 et soit q=eπiτ. Montrer que la s´erie
X+∞
n=−∞
(−1)nqn2e2πniz, converge uniform´ement sur tout compact deC.
2) On d´esigne parϑ la somme de cette s´erie. Montrer que ϑ(z+ 1) = ϑ(z),
ϑ(z+τ) = −q−1e−2πizϑ(z).
3) Montrer que ϑ n’est pas identiquement nulle. On pourra montrer par exemple que
Z 1
0
|ϑ(x)|2dx= 1 + 2 X+∞
n=1
|q|n2. 4) Montrer que les nombresm+¡
n+12¢
τ sont des z´eros de ϑ.
5) En ´evaluant l’int´egrale de la fonctionϑ0/ϑsur le contour d’un parall´elogramme de p´eriodes bien choisi, montrer que ϑ n’a pas d’autre z´ero.
6) Montrer que le produit infini Y∞
n=1
¡¡1−q2n−1e2πiu¢ ¡
1−q2n−1e−2πiu¢¢
,
d´efinit une fonction f(u) holomorphe dans le plan de la variable complexe u.
7) Quels sont les z´eros def ?
8) Montrer quef /ϑest doublement p´eriodique et enti`ere.
9) En d´eduire que
f(u) = c.ϑ(u), o`ucest une constante.
Exercice 72. La fonction gamma d’Euler Γ (z), se d´efinit par l’int´egrale Γ (z) =
Z ∞
0
e−ttz−1dt.
Montrer que :
1) La fonction Γ (z) est d´efinie et holomorphe dans le demi-plan Res>0.
2) La fonction Γ (z) v´erifie la relation fonctionnelle suivante : (3) Γ (z+ 1) =zΓ (z), Res>0
ce qui imlique la relation de r´ecurrence :
Γ (n+ 1) =n!, n∈N∗.
On peut prolonger la fonction Γ (z) au moyen de la formule (3), en une fonction holomorphe surC\ {−N}.
4) Graphe de Γ (z) pour z =x∈R.
5) Etablir la formule de Weierstrass : 1
Γ (z+ 1) =eCz Y∞
k=1
³ 1 + z
k
´ e−
z k . 6) Posons
gn(z) = z(z+ 1)· · ·(z+n)
n! n−z.
Montrer que lorsque n→ ∞, alors gn tend vers g(z) = 1
Γ(z), uniform´ement sur tout compact de C.
7) Etablir la formule des compl´ements : Γ (z) Γ (1−z) = π
sinπz, ∀z ∈C\Z.
Exercice 73. Montrer que l’espace projectif complexe Pn(C) = {[Z]6= 0 ∈Cn+1}
[Z]∼[λZ] , est une vari´et´e analytique.
Exercice 74.SoitTnun tore complexe de dimensionnc’est-`a-dire le produit direct de n cercles. Autrement dit, Tn est le quotient Cn/L de Cn par un sous-groupe engendr´e par une base de Cn. Montrer que Tn est muni d’une structure de vari´et´e analytique.
Exercice 75. Soit Gn,k, 0 ≤k ≤n, une Grassmannienne complexe c’est-`a- dire l’ensemble des plans de dimensionk de l’espace Cn passant par 0. Gn,k peut ˆetre consid´er´e comme espace des sph`eres de centre 0 et de dimensionk−1 contenues dans la sph`ere Sn−1, ces sph`eres correspondant biunivoquement aux sous-espaces vectoriels de dimensionk deCn. Montrer queGn,k est une vari´et´e complexe analytique compacte et connexe de dimension (n−k)k.
Exercice 76. Soit Ω un ouvert de Cn et soit O(Ω) l’ensemble des fonctions holomorphes sur Ω.
1) Montrer que l’ensembleO(Ω) est une C-alg`ebre pour l’addition, la multi- plication des fonctions et la multiplication par les constantes complexes.
2) Soitf ∈ O(Ω). Montrer que si f(z)6= 0,∀z ∈Ω, alors 1
f ∈ O(Ω).
3) Montrer que si Ω est connexe et si f est `a valeurs r´eelles ou si |f| est constante, alorsf est constante.
Exercice 77. Soit
D(a, r) ={(z1, ..., zn)∈Cn:|zj −aj| < rj, j = 1, ..., n},
un polydisque (de Cn) de centre a = (a1, ..., an) ∈ Cn et de rayon r = (r1, ..., rn)∈¡
R∗+¢n
et soit
∂0D(a, r) ={(z1, ..., zn)∈Cn :|zj−aj| =rj, j = 1, ..., n}, le bord distingu´e de D(a, r). On d´esigne par O(D)∩ C¡
D¢
l’ensemble des fonctions holomorphes surD et continues sur D.
1) Soitf ∈ O(D)∩ C¡ D¢
. Montrer que
(4) ∀z ∈ D, f(z) =
X∞
|k|=0
ck(z−a)k,
o`uk = (k1, ..., kn)∈Nn, |k|=k1 +· · ·+kn et ck = 1
(2πi)n Z
∂0D
f(ζ) (ζ−a)k+1dζ.
2) En d´eduire que toute fonctionf ∈ O(D) est analytique.
3) Soit f ∈ O(D). Montrer que f ∈ C∞(D), que ses d´eriv´ees sont holo- morphes sur D et qu’en outre, les coefficients ck de la s´erie (4) sont donn´es par
ck= 1 k!
∂|k|f
∂zk
¯¯
¯¯
z=a
. 4) Soitf ∈ O(D)∩ C¡
D¢
et supposons que: |f| ≤M sur∂0D, M ´etant une constante. Montrer que
|ck| ≤ M rk, o`urk =rk11. . . rnkn.
Exercice 78. Soit X la surface de Riemann associ´ee `a l’´equation : w2 =z4−1,
1) Quelles sont les points de branchements de X ? Justifier la r´eponse et analyser le casz =∞.
2) Montrer queX est un tore `a 3 trous.
Exercice 79. Soit ω1 et ω2 deux nombres complexes diff´erents de 0. On suppose que Im
³ω2
ω1
´
> 0 et on d´esigne par Ω le r´eseau ou sous-groupe discret de Cengendr´e par ω1 etω2 :
Ω =Zω1+Zω2 =©
ω=mω1+nω2, (m, n)∈Z2ª .
1) Montrer que toute fonction elliptiquef(z)6=constante, poss`ede des pˆoles.
2) Montrer que toute fonction elliptique a un nombre fini de pˆoles et de z´eros dans Ω.
3) On d´esigne par
a1, ..., al : z´eros de f de multiplicit´e respectivement n1, ..., nl. b1, ..., bm : pˆoles de f de multiplicit´e respectivement p1, ..., pm,
et soitf une fonction elliptique (6=constante) n’ayant ni z´ero, ni pˆole sur ∂Ω.
Montrer que, dans Ω, on a a)
Xm
k=1
Resbk
f = 0, b)
Xl
k=1
nk = Xm
k=1
pk, c)
Xl
k=1
nkak− Xm
k=1
pkbk= p´eriode, et interpr´eter ces r´esultats.
4) Montrer qu’il existe deux fonctions elliptiques f(z) et g(z) quelconques de mˆemes p´eriodesω1 et ω2 une relation alg´ebrique de la forme :
P (f(z), g(z)) = 0,
o`uP (Z, W) est un polynˆome en Z etW `a coefficients constants.
5) En d´eduire que toute fonction elliptique f(z) satisfait `a une ´equation diff´erentielle de la forme
P (f(z), f0(z)) = 0, o`uP (Z, W) est un polynˆome en Z etW.
Exercice 80. La fonction elliptique ℘ de Weierstrass est d´efinie par
℘(z) = 1
z2 + X
ω∈Ω\{0}
½ 1
(z−ω)2 − 1 ω2
¾ ,
o`u Ω est le r´eseau d´efini dans l’exercice pr´ec´edent.
1) Montrer que cette s´erie converge normalement sur tout compact de C.
2) Montrer que :
• ℘(z) est paire.
• ℘0(z) est doublement p´eriodique.
• ℘(z) est elliptique de p´eriodes ω1 etω2.
• Les points ω∈Ω sont des pˆoles doubles de ℘(z) dont le r´esidu est nul.
3) Montrer que la fonction℘(z) est solution dans Ω de l’´equation diff´erentielle:
(℘0(z))2 = 4 (℘(z))3−g2℘(z)−g3, o`u
g2 ≡60 X
ω∈Ω\{0}
1
ω4, g3 ≡140 X
ω∈Ω\{0}
1 ω6. 4) Montrer que℘0(z) a trois z´eros en: ω21, ω22, ω1+ω2 2 et que
℘
³ω1 2
´ 6=℘
³ω2 2
´ 6=℘
µω1+ω2 2
¶ . 5) Montrer que
℘(u) +℘(v) +℘(u+v) = 1 4
µ℘0(u)−℘0(v)
℘(u)−℘(v)
¶2 . En d´eduire que
℘(2z) = 1 4
µ℘00(z)
℘0(z)
¶2
−2℘(z) (formule de duplication).
6) Montrer que toute fonction elliptiquef peut s’´ecrire sous la forme f =F (℘(z)) +℘0(z)G(℘(z)).
7) On suppose que:g23−27g32 6= 0 o`ug2etg3 sont d´efinies dansc). D´eterminer l’int´egrale elliptique dont l’inverse est la fonction ℘(z).
8) Montrer que l’application
C/Ω −→ P2(C),
z 7−→ [1 :℘(z) :℘0(z)], z6= 0, 0 7−→ [0 : 0 : 1].
est un isomorphisme entre le tore complexe C/Ω et la courbe elliptique E d’´equation
y2 = 4x3−g2x−g3, o`ug2 et g3 sont d´efinies dans 3).
Exercice 81. Consid´erons
f :C→C, z 7→w: w2 =z(z−1) (z−λ),
avec λ 6= 0, λ 6= 1. Il est clair que f n’est pas une fonction. Construire (en justifiant) un domaine pour lequel f soit une fonction uniforme.
Exercice 82. Quelle est la surface de RiemannC associ´ee `a l’´equation P(w, z) =w2 +Q(z)w+ 1 = 0,
o`uQ(z) est un polynˆome en z de degr´e n. D´eterminer une base (ω1, ..., ωg) de diff´erentielles holomorphes sur la surface de Riemann C, g ´etant le genre deC.
Exercice 83. Soient D etD0 deux domaines de P1(C) = C∪ {∞}.
1) Montrer queCet le disque ouvert {z ∈C:|z| < 1}ne sont pas isomor- phes mais sont hom´eomorphes.
2) Montrer que les automorphismes de D forme un groupe.
3) Montrer que le groupe des automorphismes deC est Γ (C) ={z 7→az+b, a6= 0},
et prouver que ce groupe est transitif; le sous-groupe d’isotropie de 0 est {z 7→az, a6= 0}.
4) Consid´erons les transformations homographiques
(5) z 7−→w= az+b
cz+d, o`u (a, b, c, d∈C) et ad−bc6= 0.
a) Montrer que (5) peut-ˆetre consid´er´ee comme le produit de transforma- tions telles que: translation, rotation, homoth´etie et inversion.
b) Montrer que les transformations (5) forment un groupeGd’automorphismes deP1(C) qui est transitif et qu’en outre
Γ¡
P1(C)¢
=G.
5) On consid`ere le demi-plan
P+ ={z ∈C: Imz =y > 0}, et le disque unit´e
D(0,1) ={z ∈C:|z| < 1}.
D´emontrer les assertions suivantes :
a) On obtient un isomorphisme de P+ surD(0,1) en posant w= z−i
z+i.
b) On obtient un automorphisme deD(0,1) en posant w=eiθ
µ z−z0 1−z0z
¶
, θ ∈R, |z0| < 1.
Que peut-on dire du groupe Γ (D(0,1)) ?
c) On obtient un automorphisme deP+ en posant w= az+b
cz+d, (a, b, c, d∈R), ad−bc= 1.
Que peut-on dire du groupe Γ (P+) ?
6) Montrer que tout ouvert simplement connexe de C, distinct de C, est isomorphe au disqueD(0,1).
Exercice 84. Soit le syst`eme d’´equations diff´erentielles dans le domaine complexe
w01 =f1(z, w1, ..., wn), ...
wn0 =fn(z, w1, ..., wn).
Chercher des conditions pour que le syst`eme ci-dessus poss`ede une solution unique. Justifier votre analyse du probl`eme.
Exercice 85. Soit l’´equation diff´erentielle d’ordren dnw
dzn =f¡
z, w, w0, ..., w(n−1)¢ ,
o`u f est une fonction holomorphe (de n + 1 variables) dans un voisinage d’un point (z0, a0, ..., an−1). On cherche une solution w(z) de cette ´equation satisfaisant aux conditions initiales
w(z0) =a0, w0(z0) = a1, ... w(n−1)(z0) = an−1.
Montrer que sous ces conditions , l’´equation pr´ec´edente poss`ede une solution unique.
Exercice 86. Soit l’´equation diff´erentielle
w(n)+p1(z)w(n−1)+· · ·+pn−1(z)w0+pn(z)w= 0,
o`u p1(z), . . . , pn(z) sont des fonctions holomorphes dans un domaine D.
Montrer que cette ´equation poss`ede une solution unique holomorphe dans D.
Exercice 87. Soit l’´equation diff´erentielle de second ordre w00+p(z)w0+q(z)w= 0.
Supposons quez =ξ est un point singulier fuchien et soit α1, α2 les racines de l’´equation aux indices :
α(α−1) +a0α+b0 = 0, avec
a0 = lim
z→ξ(z−ξ)p(z), b0 = lim
z→ξ(z−ξ)2q(z).
a) Montrer que si α1 −α2 ∈/ Z, l’´equation diff´erentielle pr´ec´edente poss`ede deux solutions lin´eairement ind´ependantes :
w1 = (z−ξ)α1 X∞
n=0
cn(z−ξ)n, c0 6= 0,
w2 = (z−ξ)α2 X∞
n=0
c0n(z−ξ)n, c00 6= 0.
b) Montrer que si α1 −α2 ∈ Z, l’´equation diff´erentielle pr´ec´edente poss`ede deux solutions lin´eairement ind´ependantes :
w1 = (z−ξ)α1 X∞
n=0
cn(z−ξ)n, c0 6= 0, w2 = [Aln (z−ξ) +ϕ(z)]w1,
avec Reα1 ≥Reα2,Ad´esignant une constante et ϕ(z) une fonction pouvant admettre z =ξ pour pˆole.
Exercice 88. On consid`ere l’´equation diff´erentielle suivante 2z2w00+zw0 −¡
1 +z2¢
w= 0.
1) Quels sont les points singuliers de cette ´equation ? D´eterminer, parmi ceux-ci, ceux qui sont fuchsiens.
2) En vertu de l’exercice pr´ec´edent, l’´equation poss`ede au voisinage de l’origine deux solutions lin´eairement ind´ependantes de la forme
w1 =zα1 X∞
n=0
cnzn, w2 =zα2 X∞
n=0
c0nzn. D´eterminer les valeurs deα1, α2.
3) D´eterminer les suites {cn}, {c0n} (en prenant c0 = 1, c00 = 1).
Exercice 89. Quels sont les points singuliers des ´equations diff´erentielles w00+ 1
z(z+ 2)w0+ 1
z2w= 0, w00+ 1
z4−1w0+ 1
z2w= 0.
D´eterminer, parmi ceux-ci, ceux qui sont fuchsiens.
Exercice 90. Etudier en d´etail l’´equation hyperg´eom´etrique de Gauss z(1−z)w00+ [c−(1 +a+b)z]w0 −abw= 0,
o`ua, b, c sont des constantes.
Exercice 91. Mˆeme question pour l’´equation de Bessel z2w00+zw0+¡
z2−ν2¢
w= 0, o`uν est une constante.