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- Fin du cours sur les composants principaux des systèmes -

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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On retrouve souvent les mêmes composants dans les chaînes fonctionnelles. Il faut connaître ces composants : d’une part en tant qu’étudiant car leur connaissance est nécessaire à la préparation des concours de CPGE, d’autre part en tant qu’élève ingénieur car ces composants de bases doivent être connu de tout acteur industriel.

Cette partie ne donne qu’un aperçu général des composants. Leur fonctionnement, modélisation, calcul seront étudiés en profondeur dans les cours futurs.

1. LES ACTIONNEURS (Exigence à assurer : convertir l’énergie) Définition : un actionneur converti une

énergie d’entrée en une énergie de sortie différente de celle d’entrée.

Vous devez connaître deux actionneurs : les moteurs électriques et les vérins.

1.1. Les moteurs électriques

Ils convertissent l’énergie électrique en énergie mécanique (de rotation souvent).

Moteurs électriques : asynchrone (le plus utilisé dans l’industrie), à courant continu (très utilisé dans le labo), pas à pas, synchrone.

Remarque, moteurs hydrauliques ou pneumatiques : ils convertissent de l’énergie hydraulique ou pneumatique (huile/air sous pression) en énergie mécanique de rotation. Le moteur pneumatique que vous connaissez le mieux est celui qui fait tourner la fraise de votre dentiste…

Principales caractéristiques d’un moteur électrique :

- Type de tension : continue (Moteur à courant continu) ou alternative (moteur asynchrone, synchrone)

- Tension d’alimentation en volts (12V continu, 24V continu, 230V alternatif, 400V alternatif…)

- Puissance nominale (en Watts)

- Et… bien d’autres caractéristiques encore.

Actionneur

Energie A Energie B

Perte : Energie calorifique

Perte : Energie calorifique

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1.2. Les vérins

Ils convertissent de l’énergie fluidique (hydraulique/pneuma tique) en énergie mécanique de translation.

Un vérin simple effet ne produit l’effort que dans un seul sens (sortie de tige en général). Un ressort est présent pour le retour de la tige. Ce ressort n’a pas pour fonction d’exercer un effort susceptible de pousser une charge.

Le vérin double effet possède un orifice d’alimentation par chambre. Il exerce donc un effort dans les deux sens de déplacement de la tige.

L’énergie pneumatique est plus simple d’utilisation que l’énergie hydraulique, mais ne permet pas la mise en œuvre d’efforts trop élevés : 6 bars, 50000 N maxi pour l’énergie pneumatique, 500 bars, 5000000 N pour l’énergie hydraulique. Colossal n’est ce pas !

Chambre coté tige Chambre

Piston Tige

Arrivée de fluide pour sortir la tige Orifice de

sortie de tige

Orifice de rentrée de tige Arrivée de

fluide pour sortir la tige Corps

Schéma d’un vérin (double effet)

Schéma d’un vérin rotatif

Perte : Energie calorifique

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Transition : inconvénient des actionneurs

Très souvent, bien que le type d’énergie fourni soit convenable, les actionneurs la délivre avec des caractéristiques inadaptées aux besoins du système : vitesse de rotation trop élevée, force ou couple trop faibles, type de mouvement inadapté. En sortie de l’actionneur, il est donc nécessaire d’adapter l’énergie fournie par l’actionneur aux besoins du système. C’est le rôle des…

Principale caractéristique d’un vérin : - Diamètre piston : en mm

- Diamètre tige : en mm

- Et… bien d’autres caractéristiques encore.

La formule caractéristique :

Force (N) = Pression (MPa) x Surface (mm²) Conversion : 1bar = 0,1 MPa (Méga Pascal)

Autre système d’unité possible (daN, bar, cm²).

Exemple : piston φ10mm, soumis à de l’air sous pression P=6 bars, tige sortante. Force ? ð Section = 78,5 mm². P=0,6 MPa

ð Force F = 0,6 x 78,5 = 47 N

Trajet de l’énergie à travers les composants d’un vérin : diagramme ibd de SysML

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2. LES ADAPTATEURS D’ENERGIE – Exigence : transmettre l’énergie

Définition : un adaptateur (ou transmetteur) d’énergie modifie les caractéristiques de l’énergie qu’il reçoit. Il ne converti pas l’énergie. Les énergies d’entrée et de sortie restent identiques.

Les caractéristiques modifiées peuvent être la vitesse, la force, le couple transmis.

2.1. Système vis/écrou

Le système vis/écrou transforme un mouvement de rotation en mouvement de translation. Cette transformation est souvent irréversible, c'est-à-dire que la transformation translation→rotation est impossible.

Certains systèmes vis/écrou sont réversibles et permettent la transformation translation→rotation. Mais cela reste rare.

Un système vis/écrou est le siège de frottements élevés. Pour remédier à cet inconvénient, on utilise parfois une vis/écrou à bille. Complexité et coût… bien plus élevés aussi !

Vis écrou Vis/ écrou à bille

Détail de l’écrou avec sa circulation de billes

Principale caractéristique d’un système vis/écrou : - Le pas en mm (mm/tr, si vous préférez) La formule caractéristique :

Déplacement (mm) = pas (mm) x angle (tours) Conversion : 1 tour = 2π radians = 360°

Perte : Energie calorifique

Adaptateur

Energie A Energie A aux

caractéristiques modifiées

Perte : Energie calorifique

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2.2. Les réducteurs

Les réducteurs sont basés sur l’utilisation d’engrenage(s), de poulie/courroie, ou de pignon/chaîne.

Un réducteur permet de diminuer la vitesse de rotation (ou vitesse angulaire, en tr/min ou rad/s), et d’augmenter le couple disponible (=force pour un solide en rotation ; unité : le Nm=Newton mètre). Souvenez vous de ce que vous ressentez quand vous changez les « vitesses » de votre vélo…

On profite parfois du réducteur pour changer l’axe de rotation (engrenage conique, engrenage roue/vis sans fin).

On place parfois des engrenages en série (ou cascade) pour augmenter la réduction de vitesse.

Rarement, un engrenage est utilisé pour multiplier la vitesse. On parle alors de multiplicateur.

Cas particulier.

Un engrenage particulier permet de modifier le type de mouvement : il s’agit de l’engrenage pignon/crémaillère. La rotation du pignon entraîne la translation de la crémaillère, et inversement. On ne parle pas de réducteur dans ce cas. Ce système est totalement similaire eu système pignon/chaîne de la cordeuse.

Roue qui tourne vite

Roue qui tourne lentement

Roue/vis sans fin : axes orthogonaux non coplanaire, forte réduction de vitesse, souvent irréversible

Engrenage conique : axes sécants perpendiculaires

Engrenage pignon/crémaillère

p c

Principale caractéristique d’un engrenage :

- Le rapport de réduction (sans dimension souvent inférieur à 1).

La formule caractéristique :

1 2 2

1 min)

/ ( 2

min) / ( 1

Zroue Zroue roue

roue tour

Nroue tour Nroue

r= = =

θθ (Z = nb de dents) ð Le rapport des vitesses est le rapport inverse du nbr de dents, comme vous le

remarquez donc.

ð Le rapport des angles est égal au rapport des vitesses

ð On peut utiliser le radian/seconde (rad/s). L’essentiel étant que les unités soient identiques bien sûr

Conversion : 1 tr/min = π/30 rad/s

Analogie : même formule pour une transmission poulie/courroie … mais avec le diamètre des poulies.

Perte : Energie calorifique

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Transition avec la suite du cours : nous venons de voir qu’il faut adapter l’énergie fournie par l’actionneur, en aval de celui-ci.

En amont, nous savons que c’est la partie commande qui envoie les ordres vers les actionneurs. Ces ordres sont de puissance extrêmement faible par rapport à la puissance absorbée par un actionneur. Il faut donc un composant intermédiaire entre la PC et l’actionneur qui distribue l’énergie forte sous l’impulsion des ordres envoyés par la PC. Ce sont les…

Principale caractéristique d’un système pignon crémaillère ou roue/sol : - Le rayon de la roue (m)

La formule caractéristique :

Vitesse crémaillère (m/s) = rayon (m) x Vitesse de rotation pignon (rad/s) Exemple analogue : une auto avance à V=70 km/h. Diamètre roue = D = 60cm. Vitesse de rotation de la roue par rapport au châssis, Nroue ?

ð V = 70/3,6 = 19,4 m/s. Rayon roue = R = 60/2 = 30 cm = 0,3 m.

ð N = 19,4/0,3 = 64,7 rad/s = 618 tr/min Conversions :

1 tr/min = π/30 rad/s Rayon = Diamètre / 2 1 rad/s = 30/π tr/min 1 m/s = 3,6 km/h

V  =  70  km/h  

N  (tr/min)  

?

 

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3. LES PREACTIONNEURS (Exigence technique : distribuer l’énergie)

Définition : Un préactionneur est un organe technologique dont le rôle est de distribuer l’énergie utile aux actionneurs, sous les ordres de la partie commande.

3.1. Les contacteurs (électriques !)

Les contacteurs sont utilisés pour distribuer de l’énergie électrique, donc pour alimenter les moteurs électriques. Ils sont aussi utilisés aussi en amont des éclairages industriels (une ampoule est bien un actionneur, au sens des SII, n’est ce pas…).

3.2. Les distributeurs (fluidiques !)

Les distributeurs (pneumatiques, ou hydrauliques), sont basés sur le déplacement d’un tiroir qui laisse passer le fluide vers une sortie ou une autre selon le sens.

Exigence technique assurée par le composant : distribuer, orienter, aiguiller l’énergie fluidique vers l’actionneur, sous ordres de la PC.

Ordre de la PC (courant faible)

Electroaimant excité si courant Palette attirée par

l’électroaimant Interrupteurs tirés par la

palette et fermant le circuit de puissance.

Courant fort distribué au moteur électrique

Schéma de principe d’un contacteur

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? Et, au fait, où arrive l’ordre de la PC sur le distributeur ? Réponse : Le courant provenant de la PC alimente une bobine placée aux extrémités du tiroir. Quand la bobine est excitée elle déplace le tiroir. Les deux bobines se voient bien sur la photo du distributeur ci-dessus.

Schéma de principe d’un distributeur 5 orifices, 2 positions alimentant un vérin double effet : Dans la position actuelle du schéma, la tige du vérin sort. Le tiroir du distributeur est en position gauche. Regardez bien le trajet de l’air sous pression qui pousse le piston du vérin. Regardez aussi le trajet de l’air chassé de la chambre coté tige…

Déplacez mentalement le tiroir du distributeur vers la droite et visualisez ce qui se passe…

Tiroir

Orifice d’alimentation (sortie de tige)

Orifice d’alimentation (rentrée de tige) Orifice

d’échappement

Orifice de sortie (rentrée de tige) Orifice de sortie

(sortie de tige)

Vérin double effet

Distributeur 5/2

Photo d’un distributeur pneumatique 5/2 à commande électrique

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4. LES CAPTEURS (Exigence : acquérir – renseigner)

La partie commande à besoin de connaître la situation de la partie opérative pour élaborer les ordres. C’est le rôle des capteurs, qui transforment une grandeur physique (issue de la PO) en grandeur mesurable (par la PC). Des capteurs sont aussi utilisés pour renseigner la PC sur l’état de l’environnement extérieur (température, humidité…).

Remarque : le type de MO d’un capteur est ………. .

Nous présenterons ci-dessous les capteurs de présence appelés détecteurs. Ils délivrent une information de type « tout ou rien ».

Mais il en existe bien d’autres que nous découvrirons pendant les deux années de CPGE : capteurs de pression (manomètre), de débit (débitmètre), de température, de position (potentiomètre linéaire ou angulaire), de vitesse angulaire (dynamo tachymétrique), de force (dynamomètre), de déformation (jauge de déformation)… Ces capteurs, contrairement aux détecteurs de présence énoncés ci-dessous délivrent une information analogique (=continue).

1.1. Détecteurs de présence de type proximité (à distance)

=> La détection de l’objet se fait sans contact avec celui-ci.

DPI = détecteur de proximité inductif. Détectent la présence d’objet métallique.

DPC = détecteur de proximité capacitif. Détectent la présence de n’importe quel type d’objet.

Les détecteurs de proximité optiques :

Détecteur optique barrage Détecteur optique réflex

Détecteur optique « proximité »

Pr. Ré.

Ba.

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L’interrupteur à lame souple (ILS) :

C’est LE capteur utilisé pour détecter la position de la tige d’un vérin.

Quand le piston, incluant un aimant, passe en vis-à-vis de la lame en acier de l’ILS fixé sur le corps, la lame attirée par l’aimant, se courbe et ferme le circuit.

1.2. Détecteurs de présence mécanique

Les détecteurs mécaniques nécessitent le contact avec l’objet. Ils ont une durée de vie plus courte que les détecteurs de proximité.

Détecteur de position mécanique :

5. LES EFFECTEURS (Exigence : « agir… sur la MO »)

C’est l’organe final qui donne la valeur ajoutée à la matière d’œuvre en fin de chaîne d’action.

Il peut prendre toutes les formes possibles : mors de préhension pour une pince de robot, dossier pour un siège réglable, lames pour un sécateur, roues pour une voiture, balai frotteur en caoutchouc pour un système d’essuie glace, tige pour un vérin seul, barrière pour un système de contrôle d’entrée de parking, tambour de machine à laver, pointe pour stylo, poils du pinceau pour un pinceau…

ILS détectant la tige rentrée

ILS détectant la tige sortie Aimant placé

dans le piston

ILS (fixé sur le corps du vérin)

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6. LA PARTIE COMMANDE (Exigence : « gérer ») Il s’agit du cerveau du système automatisé.

Comme le cerveau chez l’Homme, la PC élabore les ordres à envoyer à la partie opérative en fonction des informations envoyées par l’utilisateur (consignes), et la partie opérative (provenant des capteurs).

Pour les systèmes industriels complexes, la partie commande est un automate programmable industriel (API). Comme son nom l’indique, l’API est adaptable, car il est programmable : le programme (saisi pour satisfaire le besoins du système) prévoit l’état des sorties en fonctions des entrées.

Exigences techniques assurées par une partie commande : Acquérir les données

Traiter les données Commander la puissance Dialoguer avec l’opérateur

Des systèmes différents de l’API existent : carte électronique, ordinateur, montages électriques ou pneumatiques (rares maintenant).

Mais l’API reste le plus utilisé dans l’industrie.

Le bon vieux TSX 17 de Télémécanique API : TSX 37 de Télémécanique

API : FP-X de Panasonic API : Speed7 de VIPA (Siemens

technology)

Automate Programmable

Industriel

Informations provenant

de la PO (capteurs) Ordres vers

préactionneurs Information sur l’état de

l’environnement

Alimentation en énergie électrique

Consignes utilisateur

Informations vers pupitre

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7. SYNTHESE : COMPOSANTS DE LA CHAINE D’ACTION

8. SYNTHESE : COMPOSANTS DE LA CHAINE D’ACQUISITION

- Fin du cours sur les composants principaux des systèmes -

Prise réseau Raccord réseau Pile, batterie Transformateur

Contacteur Relais Variateur Distributeur Régulateur

Moteur asynchrone, synchrone, CC, pas à pas

Vérin

Machine thermique

Réducteur, multiplicateur Vis/écrou

Tringlerie Bielle/manivelle Embrayage,

accouplement, limiteur de couple

Assemblage démontable Source

d’énergie

Energie élec., pneu., hydrau.

utilisables Ordres PC

Energie mécanique

Energie disponible pour l’action demandée par le cahier des cahrges

Capteurs TOR Capteurs analogiques Capteurs numériques Interface H/M

(Homme/Machine) Systèmes numériques

d’acquisition de données

Matériels :

Automates programmables Ordinateurs

Microcontrôleurs

Modules logiques programmables Circuits de commandes câblés Logiciels

Progiciels

Editeurs de modèles de commande avec générateur de code

Logiciel de développement rapide permettant la mise en œuvre de composants logiciels réutilisables sur microcontrôleurs

Commandes TOR Interfaces H/M

Liaisons mode parallèles, mode série

Réseau Ethernet Bus ‘capteur/actionneur’

Références

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